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Droit de réponse culinaire palestinien à l’article paru dans Libération le 22 septembre 2021

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En réponse à un article paru à Libération le 22 septembre 2021.

A l’attention du journal Libération
Le 6 octobre 2021

Droit de réponse culinaire palestinien

Dans la rubrique « Gastronomie » du site du journal Libération, un article de Margot Davier, publié le 22 septembre et intitulé La cuisine israélienne, tendance alimentaire promise a attiré notre attention !
Nous aimerions corriger un certain nombre d’oublis et de contrevérités, et pouvoir bénéficier d’un droit de réponse dans ces mêmes colonnes.


Dès le titre de l’article, ce terme de « promise », tellement évocateur d’une terre qui aurait été promise à un peuple, nous a mis en garde sur ce que serait la suite.


Bien qu’elle affirme que: « la cuisine israélienne est le fruit de multiples mélanges et n’a pas vraiment d’identité en tant que telle », pas une fois Margot Davier n’écrit le mot « palestinien », comme si ce terme pouvait écorcher la bouche et empêcher ensuite de savourer les « réjouissances gastronomiques ».


Oui l’histoire d’Israël est fondée sur l’immigration. D’ailleurs Margot Davier précise que la cuisine israélienne est un « melting pot de saveurs séfarades (Afrique du Nord) et ashkenazes (Europe de l’Est) ». Mais, elle oublie de préciser que ce melting pot s’est aussi construit sur l’expulsion d’un autre peuple, le peuple palestinien.
Elle néglige l’influence majeure que le peuple palestinien a exercée et exerce encore sur la cuisine qu’on rencontre dans cette région… L’influence aussi des produits de tout l’Empire ottoman, et plus particulièrement des produits locaux palestiniens.


Une fois de plus, nous constatons le poids de la propagande israélienne qui a pour but d’effacer de la mémoire la culture palestinienne, jusque dans la gastronomie. Comme nous l’avions déjà écrit il y a quelque temps en réponse à un article publié dans Elle en mai 2021, « la colonisation israélienne ne se contente pas d’empêcher la culture palestinienne de fleurir, et de nier son existence, elle va jusqu’à la voler et à la faire passer pour israélienne, c’est le degré extrême de l’appropriation culturelle. » (1)


Nous ne doutons pas qu’en bonne journaliste d’investigation, pour parfaire ses sources, Margot Davier souhaitera goûter à la cuisine palestinienne authentique. Pour la découvrir et la savourer, voici quelques-unes de nos adresses, partout en France : chez la cheffe Rania, au restaurant Ardi (Paris-18e), chez Om’zaki (Paris-15e), à La Palestine (Marseille-2e), chez Ziryab (Marseille-6e), au Monde du Falafel (Lyon-3e), chez Sharqi (Montpellier), chez Le Palestinian (Roubaix), au Naplouse (Lille), à Maazka (Aix-en-Provence), à l’Olivier (Strasbourg), ou à Baladna (Pau)…


Nous ne doutons pas également que les lectrices et lecteurs de Libération sauront apprécier également ce supplément de vérité qui rajoute du goût à cette cuisine millénaire…

Le collectif des gastronomes de BDS

(1) L’appropriation culinaire israélienne est un vol pur et simple, le 7 juin 2021
https://agencemediapalestine.fr/blog/2021/06/28/lappropriation-culinaire-israelienne-est-un-vol-pur-et-simple/

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