Hewlett Packard (HP) est un géant des technologies de l’information bien connu du grand public. HP gère la maintenance du système BASEL de contrôle biométrique des Palestinien·nes aux checkpoints illégaux, il est l’opérateur du répertoire et fournit les cartes d’identité biométriques israéliennes qui font fonctionner l’apartheid en classant selon l’identité ethnique et la religion.
HP fournit l’infrastructure informatique de la marine israélienne qui participe au blocus de Gaza, HP fournit ses services au système pénitentiaire qui viole les Conventions de Genève.
HP est présent dans des colonies : Beitar Illit, Ariel et Modi’in Illit.
Des rapports établis par des organisations non gouvernementales (comme Who Profits) indiquent que HP Indigo, filiale israélienne de HP Inc., fournit des produits et des services aux bureaux de Benjamin Netanyahu et de Betzalel Smotrich, tous deux directement responsables de crimes de guerre et de ce que les spécialistes du droit international, les expert·es en génocide et les fonctionnaires de l’ONU reconnaissent comme un génocide commis par l’État d’Israël dans la bande de Gaza. Le 21 novembre 2024, la Cour pénale internationale (CPI) a émis un mandat d’arrêt contre Benjamin Netanyahu pour sa responsabilité présumée dans des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité commis à Gaza depuis le 8 octobre 2023.
HP Enterprise fournit également à l’État d’Israël un ensemble de technologies qui sont utilisées dans la violation des droits humains des Palestinien·nes et la gestion d’infrastructures qui soutiennent des politiques discriminatoires et contraires au droit international dans les territoires occupés. HPE fournit des services de maintenance pour les serveurs de la police israélienne, responsable d’atteintes nombreuses et répétées aux droits humains et aux libertés fondamentales des Palestinien·nes (démolitions de maisons et déplacements forcés en Cisjordanie occupée et dans l’ensemble de la Palestine historique). HPE fournit également à l’Autorité israélienne de la population et de l’immigration des serveurs exclusifs pour son système de cartes d’identité fondé sur un système de ségrégation et de discrimination raciale que plusieurs organisations de défense des droits humains, comme Amnesty International, qualifient de « système d’apartheid ». HPE met aussi à disposition des serveurs, des services de stockage et de sécurité des données aux prisons israéliennes, où les pratiques de détention arbitraire, sans inculpation ni procès, et les pratiques de tortures sont monnaie courante. Par le maintien de ces relations commerciales, HPE se rend complice de pratiques discriminatoires, de crimes de guerre et du développement de l’occupation illégale des territoires palestiniens.
Comme le rappelle le récent rapport de Francesca Albanese, Rapporteuse spéciale sur la situation des droits humains dans les Territoires palestiniens occupés depuis 1967, HP permet « le fonctionnement des systèmes d’apartheid israélien ». En mettant ses technologies au service d’un gouvernement d’extrême droite qui mène, entre autre, depuis deux ans une guerre génocidaire à Gaza, HP se rend complice de violations des droits humains et de crimes internationaux.
Le 19 juillet 2024, la Cour internationale de justice (CIJ) a rendu un avis déclarant illégale l’occupation israélienne des territoires palestiniens, y compris la Cisjordanie, Jérusalem-Est et la bande de Gaza. La CIJ a souligné que cette occupation constitue une violation grave du droit international, notamment des principes interdisant l’apartheid et la ségrégation raciale, et a appelé Israël à mettre fin à sa présence dans ces territoires dans les plus brefs délais. Dans son ordonnance du 26 janvier 2024, la CIJ a reconnu l’existence d’un risque plausible de génocide à Gaza.
Dans ce contexte, les entreprises ont, au regard du droit international et des Principes directeurs de l’ONU relatifs aux entreprises et aux droits humains, l’obligation de prévenir leur contribution à de tels crimes. En outre, en vertu de la loi française sur le devoir de vigilance, notre entreprise est tenue de mettre en œuvre des mesures de vigilance raisonnables afin de prévenir les atteintes graves aux droits humains et à l’environnement résultant de nos activités ou de celles de nos partenaires commerciaux. Les faits susmentionnés démontrent que la poursuite de relations contractuelles avec HP Inc. et/ou HPE constitue un risque manifeste de violation de ces obligations légales.
Au regard de l’ensemble de ces éléments, tant que ces sociétés contribuent à des violations graves des droits humains, les contrats existants avec HP Inc. et HPE doivent être rompus et aucune relation commerciale future ne doit être conclue (ou pas de renouvellement de contrat). Le respect du droit international et des obligations imposées par la loi sur le devoir de vigilance doit guider notre politique d’approvisionnement et de partenariat.
Trouvez ci-dessous du matériel proposé par des représentant·es de différents syndicats membres de la Campagne BDS France pour inciter votre entreprise / administration à ne plus recourir aux services d’HP :
– Tract syndical
– Courrier d’interpellation pour le secteur privé
– Courrier d’interpellation pour le secteur public