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La musique Klezmer ne doit pas servir à blanchir l’Etat d’Israël de sa politique d’Apartheid

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La musique klezmer était une musique populaire qui s’est développée avant la seconde guerre mondiale en Europe centrale et en Europe de l’Est au sein de la culture et de la langue juives qu’était le yiddish. Cette langue et cette culture étaient vivantes et enracinées dans ces régions et baignaient  dans un climat étranger à l’idéologie sioniste de l’émigration en Palestine. Elles ont été en grande partie détruites, d’abord par le génocide nazi et ensuite par la création de l’Etat d’Israël.

Ironie de l’histoire, les gouvernants actuels d’Israël sont les héritiers politiques des sionistes de Palestine de l’entre-deux-guerres, qui pour imposer l’hébreu nouveau  incendiaient des kiosques à journaux diffusant des journaux en yiddish !

Etablir un pont entre la musique klezmer et le jazz, autre musique aux racines populaires, est une démarche naturelle et passionnante.

Par ailleurs, le dernier jour du Festival sera projeté le film « Le cochon de Gaza », qui n’est pas une apologie de la politique actuelle de l’Etat d’Israël.

Alors, en quoi tout cela intéresse-t-il la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanction contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international) ?

La réponse est simple : c’est que parmi les partenaires et sponsors du festival figurent le service culturel de l’ambassade d’Israël et le KKL, qui se servent de l’histoire culturelle juive ou de toute autre opportunité culturelle pour blanchir l’Etat d’Israël de sa politique de persécution et d’exclusion du peuple palestinien.

Le KKL, qui a été fondé il y a plus d’un siècle, est un instrument d’épuration ethnique qui sert à acquérir par tout moyen des terres palestiniennes au seul bénéfice de citoyens juifs.

Le concert de Tal (« Tula ») Ben Hari et Asikides, au New Morning le 19 novembre, est organisé en particulier par le KKL, qui l’annonce sur son site.

C’est pourquoi nous nous adressons aux autres partenaires que sont Télérama, la Mairie de Paris, le New Morning, Les nuits capitales, Urban Nomad, Mondonix, la Bellevilloise, Nova, TSF Jazz, le Divan du Monde, et leur disons :

Restez fidèles aux principes éthiques, ne vous laissez pas manipuler par l’ambassade d’Israël et le KKL, refusez d’être complices d’une propagande visant sous couvert d’ « ouverture culturelle » à masquer les réalités de l’Etat colonial et d’apartheid qu’est l’Etat d’Israël.

Nous nous tenons à votre disposition pour toute information complémentaire et pour vous rencontrer, et vous demandons de ne plus accepter des partenaires qui sont des agents d’une politique de violation du droit international et des droits humains.

Campagne BDS France 21 ter Rue Voltaire 75011 Paris

Site : www.bdsfrance.org Contact : campagnebdsfrance@yahoo.fr

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