Les Palestiniens renouvellent leur appel au boycott de la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 23 juin 2020

La société civile palestinienne soutient tous les appels à une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale et elle réitère son appel aux autorités locales, aux entreprises, aux universités à mettre fin immédiatement à tous leurs liens avec la société israélienne AnyVision pour son implication dans les crimes contre les Palestiniens.

Le comité national palestinien du BDS (BNC), la plus large coalition de la société palestinienne, soutient de façon ferme toutes celles et ceux qui exigent une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale. Dans le même temps, nous réitérons notre appel à boycotter la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision en raison de son implication particulière dans les crimes contre les Palestiniens.

La reconnaissance faciale est une technologie hautement invasive qui est utilisée par la police et les forces armées dans une surveillance de type Dragnet, avec un profilage racial et un ciblage des militants. Elle a un impact disproportionnée sur les communautés noires et brunes.

Elle est devenue de plus en plus toxique, grâce au soulèvement incité par les Noirs contre le racisme systémique et la brutalité policière aux États-Unis et grâce au travail de longue date, à travers le monde, des groupes antiracistes, de défense des droits civils et de la vie privée.

Certaines villes des États-Unis ont institué des interdictions, ou discutent d’une interdiction, de la technologie de reconnaissance faciale, et de grandes entreprises ont récemment veillé à s’en écarter publiquement. IBM a déclaré qu’elle mettait fin à ses recherches sur la reconnaissance faciale, tandis qu’Amazon et Microsoft ont suspendu leurs ventes de cette technologie aux forces de police jusqu’à ce qu’une réglementation fédérale soit instituée.

Bien que ces mesures représentent un tournant important, elles sont loin pourtant de constituer une interdiction totale de la technologie de reconnaissance faciale. Une technologie dangereuse, intrusive, insidieuse ne peut pas être transformée en une force bénéfique. Nombre de ces mêmes sociétés de technologies ont fait pression pour bloquer toutes nouvelles législations ou ont plaidé pour une législation édulcorée afin de protéger leurs intérêts commerciaux tout en feignant de se préoccuper des droits civils.

Alors que certaines sociétés de technologies états-uniennes se retiraient de la reconnaissance faciale, la société israélienne AnyVision a plutôt doubler la mise, déclarant qu’elle n’avait pas l’intention de quitter les affaires, et qualifiant la position d’IBM de « ridicule » et l’accusant de « lever les mains en signe reddition ».

AnyVision fournit à l’armée israélienne sa technologie de reconnaissance faciale pour les check-points militaires dans les territoires palestiniens occupés, et elle entretient les caméras de surveillance pour l’armée israélienne au coeur de la Cisjordanie. Cette technologie sert à espionner les Palestiniens et elle permet à l’armée israélienne de prendre les civils pour cibles en toute illégalité. AnyVision, qui est dirigée par un vétéran de l’armée et des renseignements israéliens, est en mesure de commercialiser sa technologie comme « testée sur le terrain », donc sur les Palestiniens qui vivent sous l’occupation militaire d’Israël et son régime d’apartheid oppressif.

En mars dernier, Microsoft s’est séparé d’AnyVision après une campagne mondiale conduite par Une Voix juive pour la paix.

Il est temps de mettre un terme à l’utilisation de cette technologie nocive.

Nous renouvelons nos appels aux autorités locales, aux entreprises, aux universités et aux centres de recherche pour qu’ils mettent fin immédiatement à tous leurs liens avec AnyVision jusqu’à ce qu’une interdiction complète de cette technologie insidieuse soit instituée.

Traduction : BP pour BDS France

Source : BDS Movement




27/06 : Grande marche de solidarité : Stop annexion, Palestine vivra

NON À L’ANNEXION DES TERRITOIRES PALESTINIENS !
NON À L’ASPHYXIE DE TOUT UN PEUPLE !

Le gouvernement israélien de Netanyahou promet, avec le soutien de l’administration Trump et la complicité de l’Union européenne (UE), d’engager dès le 1er juillet l’annexion pure et simple d’une grande partie des territoires palestiniens occupés de Cisjordanie, en violation flagrante du droit international.

Ces déclarations annexionnistes de 30% de la Cisjordanie, territoire palestinien occupé par Israël depuis 53 ans, représentent un vol flagrant des terres palestiniennes et une nouvelle vague de nettoyage ethnique qu’opère le colonisateur israélien à l’encontre du peuple palestinien depuis 1948.

Ce régime ouvertement colonialiste et raciste se sent d’autant plus encouragé dans cette voie criminelle qu’avec une actualité mondiale, marquée notamment par l’épidémie de coronavirus et ses conséquences, il espère détourner l’attention de ses propres crimes contre le peuple palestinien.

C’est pourquoi les partis, organisations et associations soussignés, engagés dans la lutte contre le colonialisme et son frère jumeau le racisme, appellent à manifester à Paris samedi 27 juin à 15h00 de Barbès à Châtelet pour affirmer notre solidarité avec la Palestine et sa résistance.

Premières organisations signataires : AFPS Paris 14-6, AFPS Paris Sud, Amis des Arts et de la Culture de Palestine, Les Amis du Théâtre de la Liberté (Jénine), Association des Palestiniens en Île-de-France, ADTF, ATMF, Association des Tunisiens en France, Avec Naplouse, BDS France Paris, Campagne Unitaire pour la Campagne Unitaire pour la libération de George Ibrahim Abdallah, CAPJPO-EuroPalestine, Collectif Argenteuil Solidarité Palestine, Collectif Faty Koumba, Collectif Ni Guerres Ni État de Guerre, Comité Montreuil Palestine, CVPR-PO, CRLDHT, Décoloniser les arts, Droits Devant !, Émancipation, Fondation Fanon, Forum Palestine Citoyenneté, FTCR, Le Cri Rouge, Mgr Jacques Gaillot, NPA, PCOF, PEPS, PIR, POID, PRCF-JRCF, REMCC, UJFP, UTAC, AFPS, FERC-CGT, CNT…

Tract de l’appel en PDF




Non au tramway de l’apartheid israélien à Jérusalem !

Le fabricant de matériel ferroviaire CAF, basé au Pays Basque espagnol, n’est pas inconnu en Rhône-Alpes. Depuis 2016, il conçoit l’Urbos 3, troisième génération de tramway, pour la ville de Saint-Etienne. C’est sa troisième production de tram français après Nantes et Besançon. Ces tramways français sont assemblés à Bagnères-de-Bigorre dans les Hautes Pyrénées.

Nous avons appris que cette société CAF, associée à l’entreprise israélienne de construction et d’ingénierie SHAPIR, a été retenue pour la prolongation du tram de Jérusalem. Or ce tramway n’est pas un simple moyen de transport. Il entérine l’annexion de la partie Est de Jérusalem, en violation du droit international. Le projet actuel est déjà un outil d’annexion et la prolongation de cette ligne de tramway ne fera que l’aggraver. Actuellement, la « ligne rouge » du tram, inaugurée en 2011, permet de relier l’artère commerciale du centre de Jérusalem à la plus grande colonie israélienne, à l’Est de la ville. Le projet consiste à la fois, toujours en direction d’autres colonies israéliennes, à prolonger de 7 km cette première ligne et de construire une « ligne verte », longue de 27 km. Ces deux lignes doivent traverser des territoires palestiniens, ce qui veut dire : nouvelles annexions de terres, nouvelles destructions de maisons palestiniennes,

Au Pays Basque espagnol, une large coalition, associative, syndicale et politique mène une campagne contre cette nouvelle violation du droit international en mobilisant sous le thème « Descend du Train de l’Apartheid d’Israël ! »

Quant au Comité d’Entreprise du groupe CAF, il dénonçait déjà dès janvier 2019 « l’illégalité du projet, tant par son tracé que pour son caractère discriminatoire ». Or, les autorités israéliennes viennent de donner instruction à ce même groupe CAF de profiter de la pandémie de COVID-19 et de la réduction de l’activité qui en découle pour accélérer les travaux !…

Nous n’oublions pas Egis-Rail. Il a été contraint par la Caisse des Dépôts & Consignations de se retirer de ce projet mais il reste toujours engagé en Israêl et figure dans la liste des 112 sociétés liées à la colonisation israélienne. Egis-Rail et CAF même combat !

AGISSONS AUPRES DE NOS GOUVERNANTS ET DE L’U.E. ET PREPARONS-NOUS A MENER UNE LONGUE CAMPAGNE INTERNATIONALE, JUSQU’A CE QUE LE GROUPE CAF ET LES AUTRES ENTREPRISES EUROPEENNES SE DESINVESTISSENT DU TRAM DE L’APARTHEID !




Des experts des Nations Unies dénoncent l’apartheid israélien et appellent à des sanctions

Par Palestinian BDS National Committee (BNC), le 16 juin 2020

Une déclaration de dizaines d’experts des Nations Unies sur l’annexion planifiée par Israël amplifie l’appel de la société civile palestinienne.

Le Comité national palestinien BDS (BNC), la plus large coalition de la société palestinienne, félicite les dizaines d’experts des Nations Unies pour leur courage à dire la vérité que les Etats et les organisations internationales les représentant, y compris les Nations Unies et l’Union européenne, ont cherché à éluder et à supprimer.

Ces experts des Nations Unies disent dans une déclaration rendue publique aujourd’hui à Genève que l’annexion du territoire palestinien occupé qui est actuellement planifiée par le gouvernement de droite d’Israël « serait la cristallisation d’une réalité déjà injuste : deux peuples vivant dans le même espace, gouvernés par le même état, mais avec des droits profondément inégaux. C’est la vision d’un apartheid du 21e siècle ».

Leur déclaration a appelé à « faire rendre des comptes et à une fin de l’impunité [comme] priorité immédiate de la communauté internationale ».

Saluant la déclaration des experts des Nations Unies, Mahmoud Nawajaa, le Coordinateur général du BNC, a dit :

« Pendant des décennies, l’inaction et la complicité internationales ont permis à Israël de violer les lois de l’occupation belligérante, d’avancer sa colonisation du territoire palestinien occupé et d’imposer un régime d’apartheid qui est inscrit dans le droit national d’Israël.

Face à l’annexion illégale par Israël, à son régime d’apartheid et à son déni de notre droit inaliénable à l’auto-détermination, il est grand temps que tous les Etats et toutes les organisations internationales respectent leurs obligations légales en adoptant des contre-mesures effectives, y compris des sanctions. »

En priorité, l’écrasante majorité de la société civile palestinienne appelle à :

• Bannir le commerce des armes et la coopération militaire et de sécurité avec Israël.

• Suspendre les accords de libre échange avec Israël.

• Interdire tout commerce avec les colonies israéliennes illégales et garantir que les compagnies s’abstiennent de ou mettent fin à tout commerce avec des entreprises des colonies illégales d’Israël.

• Garantir que les individus et les acteurs organisationnels responsables pour des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité dans le contexte du régime d’occupation illégale et d’apartheid d’Israël soient traduits en justice.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement

Le communiqué en entier:

Près de 50 experts des Nations Unies condamnent l’apartheid du 21e siècle » en Israël et appellent à ce que des comptes soient rendus ».

L’annexion israélienne de parties de la Cisjordanie palestinienne enfreindrait le droit international : Des experts des Nations Unies appellent la communauté internationale à garantir que des comptes soient rendus.

GENEVE (16 juin 2020) – L’accord de la nouvelle coalition de gouvernement d’Israël pour annexer des parties importantes de la Cisjordanie palestinienne occupée après le 1er juillet violerait un principe fondamental du droit international et la communauté internationale doit s’y opposer d’une manière significative, disent aujourd’hui des experts des Nations Unis. Quarante-sept titulaires de mandats indépendants au titre des procédures spéciales nommés par le Conseil des droits de l’homme ont rendu publique la déclaration suivante :

« L’annexion de territoire occupé est une violation sérieuse de la Charte des Nations Unies et des Conventions de Genève, et elle est contraire à la règle fondamentale, affirmée de nombreuses fois par le Conseil de sécurité et l’Assemblée générale des Nations Unies, selon laquelle l’acquisition de territoire par la guerre ou par la force est inacceptable. La communauté internationale a interdit l’annexion précisément parce qu’elle induit des guerres, la dévastation économique, l’instabilité politique, les violations systématiques des droits humains et une souffrance humaine générale.

Les plans annoncés par Israël pour l’annexion étendront sa souveraineté sur la majeure partie de la vallée du Jourdain et sur toutes les plus de 235 colonies illégales israéliennes en Cisjordanie. Cela reviendrait à 30% de la Cisjordanie approximativement. L’annexion de ce territoire est appuyée par le Plan américain « De la Paix à la prospérité », rendu public fin janvier 2020.

Les Nations Unies ont affirmé à de nombreuses occasions que l’occupation israélienne de 53 ans est la source de profondes violations des droits humains contre le peuple palestinien. Ces violations incluent la confiscation de terres, la violence coloniale, des lois de planification discriminatoires, la confiscation des ressources naturelles, les démolitions de maisons, les transferts forcés de population, l’usage excessif de la force et la torture, l’exploitation de la main d’oeuvre, de vastes atteintes aux droits à la vie privée, des restrictions sur les médias et lsur a liberté d’expression, le ciblage de militantes pour le droit des femmes et de journalistes, la détention d’enfants, l’empoisonnement par l’exposition à des déchets toxiques, des expulsions et des déplacements forcés, la précarité économique et la pauvreté extrême, la détention arbitraire, le manque de liberté de mouvement, la vulnérabilité alimentaire, une police discriminatoire et l’imposition d’un système à deux niveaux de droits politiques, juridiques, sociaux, culturels et économiques disparates, basé sur l’ethnicité et la nationalité. Les défenseurs palestiniens et israéliens des droits humains, qui attirent pacifiquement l’attention publique sur ces violations, sont diffamés, criminalisés ou étiquetés comme terroristes. Par-dessus tout, l’occupation israélienne a signifié le déni du droit à l’auto-détermination palestinienne.

Ces violations des droits humains ne feraient que s’intensifier après l’annexion. Ce qui resterait de la Cisjordanie serait un Bantustan palestinien, des îlots de terres déconnectés complètement entourés par Israël et sans connexion territoriale avec le monde extérieur. Israël a promis récemment qu’il maintiendra un contrôle de sécurité permanent entre la Méditerranée et le Jourdain. Ainsi, le matin suivant l’annexion serait la cristallisation d’une réalité déjà injuste : deux peuples vivant dans le même espace, gouvernés par le même état, mais avec des droits profondément inégaux. C’est la vision d’un apartheid du 21e siècle.

Deux fois déjà, Israël a annexé des territoires occupés —Jérusalem Est en 1980 et les Hauteurs du Golan syriennes en 1981. A ces deux occasions, le Conseil de sécurité des Nations Unies a immédiatement condamné les annexions comme illégales, mais n’a pris aucune contre-mesure significative pour s’opposer aux actions d’Israël.

De même, le Conseil de sécurité a à maintes reprises critiqué les colonies israéliennes comme une violation flagrante au regard du droit international. Pourtant, la communauté internationale n’a pas répliqué lorsqu’Israël a bravé ces résolutions et pérennisé les colonies de manière persistante.

Cette fois doit être différente. La communauté internationale a la solennelle responsabilité juridique et politique de défendre un ordre international fondé sur des règles, de s’opposer aux violations des droits humains et des principes fondamentaux du droit international et de donner effet à ses nombreuses résolutions critiques sur la conduite par Israël de cette occupation prolongée. En particulier, les Etats ont le devoir de ne pas reconnaître, aider ou assister un autre Etat se livrant à une quelconque forme d’activité illégale, comme l’annexion ou la création de colonies civiles en territoire occupé. Les leçons du passé sont claires : la critique sans conséquences n’empêchera pas l’annexion, ni ne mettra fin à l’occupation.

Faire rendre des comptes et mettre fin à l’impunité doivent devenir une priorité immédiate de la communauté internationale. Est disponible pour cela un menu étendu de mesures de reddition de comptes qui ont été appliquées largement et avec succès par le Conseil de sécurité des Nations Unies dans d’autres crises internationales au cours des soixante dernières années. Les mesures de reddition de comptes qui sont choisies doivent être prises en conformité totale avec le droit international, être proportionnées, effectives, sujettes à un examen régulier, conformes au droits humains, au droit humanitaire et à celui des réfugiés, et conçues pour défaire les annexions et amener à une conclusion juste et durable l’occupation et le conflit. Les Palestiniens et les Israéliens ne méritent pas moins.

Nous exprimons notre profond regret sur le rôle des Etats-Unis d’Amérique qui soutiennent et encouragent les plans illégaux d’Israël pour la poursuite de l’annexion du territoire occupé. A de nombreuses occasions au cours des soixante-quinze dernières années, les Etats-Unis ont joué un rôle important pour l’avancement des droits humains dans le monde. A cette occasion, ils devraient s’opposer ardemment à l’imminente violation d’un principe fondamental du droit international, plutôt que d’encourager cette violation.

(*) Les experts :

Mr. Michael Lynk, Special Rapporteur on the situation of human rights in the Palestinian Territory occupied since 1967; Ms. Agnès Callamard, Special Rapporteur on extrajudicial, summary or arbitrary executions; Mr. Ahmed Reid (Chair), Ms. Dominique Day, Mr. Michal Balcerzak, Mr. Ricardo A. Sunga III, and Mr. Sabelo Gumedze, Working Group of experts on people of African descent;Ms. Alena Douhan, Special Rapporteur on the negative impact of the unilateral coercive measures on the enjoyment of human rights; Ms Alice Cruz, Special Rapporteur on the elimination of discrimination against persons affected by leprosy and their family members, Ms. Anaïs Marin, Special Rapporteur on the situation of human rights in Belarus; Mr. Aristide NONONSI, Independent Expert on the situation of human rights in the Sudan; Mr. Alioune Tine,Independent Expert on the situation of human rights in Mali; Mr. Balakrishnan Rajagopal, Special Rapporteur on adequate housing as a component of the right to an adequate standard of living, and on the right to nondiscrimination in this context; Mr. Baskut Tuncak, Special Rapporteur on human rights and hazardous substances and wastes; Ms. Catalina Devandas-Aguilar, Special Rapporteur on the rights of persons with disabilities; Ms. Cecilia Jimenez-Damary, Special rapporteur on the human rights of internally displaced persons; Mr. Chris Kwaja (Chair), Ms. Jelena Aparac, Ms. Lilian Bobea, Mr. Saeed Mokbil,Ms. Sorcha MacLeod, Working Group on the use of mercenaries as a means of violating human rights and impeding the exercise of the right of peoples to self-determination; Ms. Claudia Mahler, Independent Expert on the enjoyment of all human rights by older persons; Mr. Clément Nyaletsossi Voule, Special Rapporteur on the right to peaceful assembly and association; Mr. Dainius Pūras, Special Rapporteur on the right to physical and mental health; Mr. David Kaye, Special Rapporteur on the promotion and protection of the right to freedom of expression; Mr. David R. Boyd, Special Rapporteur on human rights and the environment; Mr. Diego García-Sayán, UN Special Rapporteur on the independence of judges and lawyers; Ms. Dubravka Šimonovic, Special Rapporteur on violence against women, its causes and consequences; (Chair) Ms. Elizabeth Broderick (Vice Chair) Ms. Melissa Upreti, Ms. Alda Facio, Ms. Ivana Radačić, Ms. Meskerem Geset Techane, Working Group on discrimination against women and girls; Mr. Fernand de Varennes, Special Rapporteur on minority issues; Ms. Fionnuala D. Ní Aoláin, Special Rapporteur on the promotion and protection of human rights and fundamental freedoms while countering terrorism; Mr. Githu Muigai (Chair), Ms. Anita Ramasastry (Vice-chair), Mr. Dante Pesce, Ms. Elżbieta Karska, and Mr. Surya Deva, UN Working Group on Business and Human Rights; Ms. Isha Dyfan, Independent Expert on the situation of human rights in Somalia; Mr. Joe Cannataci, Special Rapporteur on the right to privacy; Mr. José Francisco Calí Tzay, Special Rapporteur on the rights of indigenous peoples;Mr. José Antonio Guevara Bermúdez (Chair), Ms. Elina Steinerte (ViceChair), Ms. Leigh Toomey (Vice-Chair), Mr. Seong-Phil Hong, and Mr. Sètondji Adjovi, Working Group on Arbitrary Detention; Ms. Karima Bennoune, Special Rapporteur in the field of cultural rights; Ms. Kombou Boly Barry, Special Rapporteur on the right to education; Mr. Léo Heller,Special Rapporteur on the human rights to water and sanitation; Mr. Livingstone Sewanyana, Independent Expert on the promotion of a democratic and equitable international order; Ms. Mama Fatima Singhateh, Special Rapporteur on sale and sexual exploitation of children; Ms Maria Grazia Giammarinaro, Special Rapporteur on trafficking in persons, especially women and children; Ms. Mary Lawlor, Special Rapporteur on the situation of human rights defenders; Mr. Michael Fakhri, Special Rapporteur on the right to food; Mr. Nils Melzer, Special Rapporteur on torture and other cruel, inhuman or degrading treatment or punishment; Mr. Obiora C. Okafor, Independent Expert on human rights and international solidarity,Mr. Olivier De Schutter, Special Rapporteur on extreme poverty and human rights; Mr. Saad Alfarargi, Special Rapporteur on the right to development; Ms. E. Tendayi Achiume, Special Rapporteur on Contemporary Forms of Racism; Mr. Thomas Andrews. Special Rapporteur on the situation of human rights in Myanmar; Mr. Tomás Ojea Quintana, Special Rapporteur on the situation of human rights in the Democratic People’s Republic of Korea; Mr. Tomoya Obokata, Special Rapporteur on contemporary forms of slavery, including its causes and consequences; Mr. Victor Madrigal-Borloz, Independent Expert on protection against violence and discrimination based on sexual orientation and gender identity; Ms. Yuefen LI, Independent Expert on the effects of foreign debt and other related international financial obligations of States on the full enjoyment of all human rights, particularly economic, social and cultural rights; Mr. Yao Agbetse, Independent Expert on the situation of human rights in Central African Republic

Les Rapporteurs spéciaux font partie de ce qui est connu sous le nom de Procédures spéciales du Conseil des droits de l’homme. Les Procédures spéciales, le plus grand corps d’experts indépendants du système des droits de l’homme aux Nations Unies, est le nom général des mécanismes indépendants de recherche des faits et de surveillance du Conseil, qui traitent soit les situations spécifiques à un pays soit des questions thématiques dans toutes les parties du monde. Les experts des Procédures spéciales travaillent sur la base du volontariat ; ils et elles ne font pas partie du personnel des Nations Unies et ne reçoivent pas de salaire pour leur travail. Ils et elles sont indépendants de tout gouvernement ou de toute organisation et servent à titre individuel.

Droits humains des Nations unies, Pages : Territoire palestinien occupé et Israël

Pour plus d’information et pour les demandes des médias, merci de contacter Katarina Medlova (+41 22 917 9129 / kmedlova@ohchr.org )

Pour les demandes des médias concernant d’autres experts indépendants, merci de contacter Renato de Souza (+41 22 928 9855 / rrosariodesouza@ohchr.org) et John Newland (mediaconsultant2@ohchr.org) Suivez les informations relatives aux experts indépendants des droits humaines des Nations Unies sur Twitter @UN_SPExperts.

 

 




À la veille de l’AG d’AXA, disons à AXA : arrêtez de financer l’apartheid israélien !

Par BDS Movement, le 5 juin 2020

À la veille de l’assemblée générale des actionnaires d’AXA, le 30 juin, exigez que le groupe se désinvestisse des sociétés qui sont complices de l’apartheid israélien, pendant que la COVID-19 et l’annexion israélienne aggravent encore les menaces pour les Palestiniens.

La société d’assurance française AXA va tenir son assemblée générale annuelle le 30 juin. Nous devons faire en sorte que son désinvestissement de l’apartheid israélien figure en tête de son ordre du jour. Bien qu’elle revendique sa responsabilité sociale, AXA a presque triplé ses investissements dans trois banques israéliennes qui financent les colonies de peuplement illégales d’Israël.

AXA détient également 9,03 % dans Equitable Holdings qui investit dans cinq banques israéliennes complices et dans la plus grande entreprise d’armement privée d’Israël, Elbit Systems, qui vante les mérites de ses armes et de ses technologies de surveillance comme étant « testées sur le terrain », c’est-à-dire, sur les Palestiniens.

Tout récemment, ces cinq banques israéliennes ont figuré dans la liste, éditée par les Nations-Unies, des sociétés complices impliquées dans l’entreprise coloniale illégale d’Israël.

Israël ayant projeté d’annexer des pans entiers de la Cisjordanie palestinienne occupée, la nécessité pour AXA de mettre fin à sa complicité devient encore plus urgente. Les trois banques israéliennes que finance AXA assurent des financements aux colonies illégales qu’Israël veut annexer. Elbit Systems équipe le mur d’apartheid d’Israël qui lui permet de voler des terres et de dénier tous droits humains aux Palestiniens.

 

Trois mesures à prendre pour être sûrs que les actionnaires d’AXA sachent pourquoi ils doivent se désinvestir :

1 – un embouteillage d’emails : utilisez le formulaire sur le côté droit de cette page (à la source) pour envoyer un email au PDG d’AXA en Europe qui participera à l’AG des actionnaires d’AXA le 30 juin, pour leur demander de se désinvestir.

2 – une tempête sur les médias sociaux : partagez sur les médias sociaux l’appel à AXA au désinvestissement avec ces deux tweets : tweet 1, tweet 2 (à la source)

3 – Appel en vidéo au désinvestissement : suivez nos médias sociaux pour voir les vidéos de personnalités éminentes appelant AXA à se désinvestir, et partagez-les avec les hashtags : #AXADivest#AxaSolidarityResponse ou #AXAHeartsinAction (voir l’exemple ci-dessous)

 

Vidéo : Ghislain Poissonier, magistrat français

Vidéo : Annette Groth, ancienne députée de DIE LINKE (Allemagne)

AXA investit dans la recherche pour combattre la COVID-19, mais cette recherche n’atténue aucunement les dommages causés par les investissements d’AXA dans l’apartheid d’Israël. Israël poursuit sa répression brutale et le vol des terres palestiniennes en dépit de la pandémie, et ce sont précisément les choix politiques de l’apartheid d’Israël qui font que les Palestiniens sont encore plus vulnérables à la COVID-19.

Notre campagne a un impact. Depuis son lancement, AXA a cédé ses parts dans Elbit Systems et à la banque Hapoalim. AXA a aussi considérablement réduit sa participation dans Equitable Holdings, désormais une société indépendante dont AXA détient 9,03 %. Mais les investissements d’AXA dans les trois banques israéliennes ont presque triplé ! Aidez-nous à faire en sorte que les actionnaires d’AXA entendent bien notre message, et agissent.

Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : Bds Movement




Nouvelles annexions israéliennes : Pourquoi il est nécessaire d’intensifier la Campagne BDS

Communiqué de la Campagne BDS France, le 16 juin 2020

L’Etat d’Israël envisage fortement d’annexer à une date à partir du 1er juillet ses colonies en Cisjordanie, dont la Vallée du Jourdain.

Il poursuit ainsi sa volonté de transformer le peuple autochtone palestinien en population étrangère dans son propre pays, marginalisée et durement réprimée par une politique d’épuration ethnique.

Le rapporteur spécial des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés a déclaré récemment : « L’imminente annexion est une épreuve de vérité pour la communauté internationale ».

Face à cette situation il est nécessaire d’interpeller le gouvernement français sur ses responsabilités incontournables du fait de ses condamnations purement verbales de la colonisation israélienne et d’amplifier la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement Sanctions).

La Campagne internationale BDS est un engagement majeur dont l’objectif est de mettre fin à l’impunité d’Israël, qui bafoue toutes les résolutions internationales concernant l’occupation, la colonisation, le blocus de Gaza, les droits des Palestiniens d’Israël et le droit au retour des réfugiés.

Elle s’appuie exclusivement sur le respect du droit international et ne prend pas position sur le devenir étatique du peuple palestinien.

C’est la raison pour laquelle nous appelons nos alliés à simplement défendre l’autodétermination du peuple palestinien plutôt que de vouloir s’arcbouter à la seule « solution à deux Etats ».

Attaqué par Israël et ses alliés, le mouvement BDS en France vient de remporter une importante victoire. La Cour Européenne des Droits de l’Homme, saisie suite à la confirmation par la Cour de Cassation d’une condamnation en Cour d’appel de Colmar de militants du BDS, a condamné la France et confirmé que le BDS relève de la liberté d’expression :

https://www.bdsfrance.org/victoire-de-la-campagne-bds-sur-le-boycott-des-produits-israeliens-la-france-condamnee-par-la-cedh/

 

Cela nous encourage à poursuivre intensément cette campagne et à interpeller le gouvernement pour que non seulement il mette fin aux entraves au BDS mais aussi pour qu’il pratique lui-même des sanctions efficaces, sans attendre le ralliement de tous ses partenaires de l’Union Européenne.

Ces sanctions sont notamment : l’arrêt de l’importation de produits des colonies, l’arrêt de tout commerce portant sur des armes, du matériel de répression ou de surveillance, le retrait de programmes européens profitant à la politique militaire israélienne, la cessation de toute coopération policière ou sécuritaire …

Nous soulignons aussi la nécessité d’un soutien actif à la poursuite du recours de la Cour Pénale Internationale contre des responsables israéliens auteurs de crimes de guerre ou contre l’humanité.

BDS est un engagement nécessaire pour la dignité, la justice, l’égalité.

Pour la libération du peuple palestinien, pour la survie du droit international, contre les politiques racistes, pour la paix dans le monde, amplifions tou-te-s ensemble cette campagne internationale non-violente lancée par la société civile palestinienne en 2005

 

BDS France, le 16 juin 2020

www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr




La Cour européenne des droits de l’homme porte un coup majeur à la guerre d’Israël contre la solidarité envers la Palestine

Par Palestinian BDS National Committee (BNC) / France, le 11 juin 2020

La CEDH rend à l’unanimité un arrêt selon lequel la condamnation pénale par la juridiction française la plus haute de partisans du boycott d’Israël viole l’article relatif à la liberté d’expression de la Convention européenne des droits de l’homme.

  • La CEDH rend à l’unanimité un arrêt selon lequel la condamnation pénale par la juridiction française la plus haute de partisans du boycott d’Israël viole l’article relatif à la liberté d’expression de la Convention européenne des droits de l’homme.
  • Cette décision a des implications majeures concernant la répression du BDS par les États en Europe, notamment en Allemagne, où les défenseurs des droits des Palestiniens subissent de graves restrictions de leurs droits civiques.

Ramallah, territoire palestinien occupé — La Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a rendu aujourd’hui à l’unanimité un arrêt selon lequel la condamnation en 2015 par la juridiction française la plus haute de militants du mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) appelant au boycott non violent de produits israéliens violait l’article 10 (liberté d’expression) de la Convention européenne des droits de l’homme.

Réagissant à cette information, Rita Ahmad, du mouvement BDS dirigé par les Palestiniens, a dit :

Cet arrêt de Cour d’une grande portée constitue une victoire décisive de la liberté d’expression, des défenseur·es des droits humains et du mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. Il confirme une position de l’Union européenne en 2016 qui défend le droit d’appeler au BDS contre Israël pour réaliser les droits des Palestiniens dans le respect du droit international.

C’est un coup juridique majeur porté au régime d’apartheid et à la guerre d’Israël contre le BDS. À la demande d’Israël, les gouvernements européens, particulièrement en France et en Allemagne, ont instauré un climat menaçant de brimades et de répression pour réduire au silence les militant·es solidaires de la Palestine.

L’arrêt de la CEDH survient à une période où se généralisent les condamnations des projets d’Israël visant à annexer officiellement de vastes zones du territoire palestinien occupé. Réagissant à ces projets et à la politique israélienne constante d’apartheid et d’annexion de facto, la société civile palestinienne a rappelé aux États leurs obligations d’adopter des “contre-mesures légales”, dont une interdiction du “commerce des armes et de la coopération dans les domaines militaires et de sécurité avec Israël” et du commerce avec les colonies illégales d’Israël.

En 2009 et 2010, en France, onze militants avaient participé à des protestations pacifiques dans des supermarchés, lançant un appel au boycott des produits israéliens en solidarité avec la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité. Des juridictions françaises les ont condamnés pour “incitation à la discrimination”.

Rita Ahmad a dit :

Au moment où des citoyen·nes européen·nes, inspiré·es par le soulèvement de Black Lives Matter aux États-Unis, s’en prennent à l’héritage odieux du colonialisme européen, la France, l’Allemagne et d’autres pays de l’UE doivent mettre fin à leur répression raciste des défenseur·es des droits humains qui font campagne pour les droits humains des Palestiniens et pour la fin de l’apartheid israélien.

L’Europe est fortement complice de la politique d’Israël : occupation, siège de Gaza, lent nettoyage ethnique des Palestiniens indigènes de Jérusalem, de la vallée du Jourdain et d’ailleurs. Tant que cette complicité durera, les campagnes BDS dureront aussi.

Nous saluons les militant·es solidaires de la Palestine en France qui, malgré la répression anti-palestinienne, ont fait efficacement campagne contre l’apartheid israélien et contre les sociétés complices des crimes de guerre israéliens envers les Palestiniens, notamment AXA, Veolia et Orange.

Le Comité national palestinien BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société palestinienne et dirige le mouvement BDS mondial et non violent pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. Le mouvement BDS rejette toutes les formes de racisme et de discrimination raciale.

Contexte de la procédure judiciaire (source: site de la CEDH) :

Baldassi et autres c. France (requête no 15271/16, 15280/16, 15282/16, 15286/16, 15724/16, 15842/16 et 16207/16),

Les onze requérants sont : MM. Jean-Michel Baldassi, Henri Eichholtzer, Mmes Aline Parmentier, Sylviane Mure, MM. Nohammad Akbar, Maxime Roll, Mme Laila Assakali, MM. Yahya Assakali, Jacques Ballouey, Mmes Habiba El Jarroudi, et Farida Sarr-Trichine. Les requérants sont de nationalité française, sauf M. Nohammad Akbar et Mme Habiba El Jarroudi, qui sont de nationalités afghane et marocaine. M. Eichholzer et Mme Parmentier résident à Habsheim et Zillisheim, respectivement. M. Jacques Ballouey résidait à Mulhouse, comme les autres requérants.

Ces affaires concernent la plainte de militants de la cause palestinienne pour leur condamnation pénale pour incitation à la discrimination économique, en raison de leur participation à des actions appelant à boycotter les produits importés d’Israël dans le cadre de la campagne BDS « Boycott, Désinvestissement et Sanctions ».

Les requérants font partie du « Collectif Palestine 68 », qui relaie localement la campagne internationale « Boycott, Désinvestissement et Sanctions » (« BDS »). Cette campagne a été initiée le 9 juillet 2005 par un appel émanant d’organisations non-gouvernementales palestiniennes, un an après l’avis rendu par la Cour internationale de Justice selon lequel « l’édification du mur qu’Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem Est, et le régime qui lui est associé, sont contraires au droit international ».

Le 26 septembre 2009, cinq des requérants participèrent à une action à l’intérieur de l’hypermarché [C.] d’Illzach, appelant au boycott des produits israéliens, organisée par le collectif Palestine 68. Ils exposèrent des produits qu’ils estimaient être d’origine israélienne dans trois caddies placés à la vue des clients et distribuèrent des tracts. Un événement similaire fut organisé par le collectif Palestine 68 le 22 mai 2010 dans le même hypermarché. Huit des requérants y prirent part. Les participants présentèrent en outre une pétition à la signature des clients de l’hypermarché invitant celui-ci à ne plus mettre en vente des produits importés d’Israël.

Le procureur de la République de Colmar cita les requérants à comparaître devant le tribunal correctionnel de Mulhouse pour avoir, entre autres, provoqué à la discrimination, délit prévu par l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881.

Par deux jugements du 15 décembre 2011, le tribunal correctionnel de Mulhouse relaxa les requérants. Par deux arrêts rendus le 27 novembre 2013, la Cour d’appel de Colmar infirma les jugements en ce qu’ils relaxaient les requérants. Elle les déclara coupable du délit de provocation à la discrimination.

Concernant les événements du 26 septembre 2009, la cour d’appel condamna chacun des cinq prévenus à une amende de 1 000 EUR avec sursis et au paiement in solidum à chacune des quatre parties civiles recevables (la ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, l’association avocats sans frontières, l’association alliance France-Israël et le bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) de 1 000 EUR pour préjudice moral, et de 3 000 EUR sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale (frais exposés par les parties civiles et non payés par l’État).

Concernant les événements du 22 mai 2010, la cour d’appel condamna chacun des neuf prévenus à une amende de 1 000 EUR avec sursis et au paiement in solidum à trois des parties civiles (la ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, l’association avocats sans frontières et l’association alliance France-Israël), chacune, de 1000 EUR pour préjudice moral et de 3 000 EUR sur le fondement de l’article 475-1 du code de procédure pénale (frais exposés par les parties civiles et non payés par l’État).

Par deux arrêts du 20 octobre 2015, la chambre criminelle de la Cour de cassation rejeta les pourvois formés par les requérants, qui invoquaient notamment la violation des articles 7 et 10 de la Convention. Elle jugea en particulier que la cour d’appel avait justifié sa décision, dès lors qu’elle avait relevé, à bon droit, que les éléments constitutifs du délit prévu par l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881 étaient réunis, et que l’exercice de la liberté d’expression, proclamée par l’article 10 de la Convention, pouvait être, en application du second alinéa de ce texte, soumis à des restrictions ou sanctions constituant, comme en l’espèce, des mesures nécessaires, dans une société démocratique, à la défense de l’ordre et à la protection des droits d’autrui.

Invoquant l’article 7 (pas de peine sans loi) de la Convention, les requérants se plaignent d’avoir été condamnés sur le fondement de l’article 24, alinéa 8, de la loi du 29 juillet 1881 sur la liberté de la presse pour incitation à la discrimination économique alors que ce texte ne vise pas la discrimination économique. Invoquant l’article 10 (liberté d’expression), ils se plaignent de leur condamnation pénale en raison de leur participation, dans le contexte de la campagne BDS, à des actions appelant au boycott des produits originaires d’Israël.

 

Traduction : SM pour BDS France

Source : BDS Movement

 




‌VICTORY FOR BDS CAMPAIGN ON THE BOYCOTT OF ISRAELI PRODUCTS: FRANCE CONDEMNED BY THE ECHR

BDS France Campaign, 11 June 2020

The BDS France Campaign is delighted at the ruling of the European Court of Human Rights (Baldassi et al v. France, motion no. 15271/16 and others), handed down today 11 June 2020, which convicts France for having violated the right to freedom of expression of the community activists who called for a boycott of Israeli products on sale in supermarkets.

Article 10 of the European Convention on Human Rights protects freedom of expression, which may be restricted under certain conditions. The BDS activists asserted that those conditions did not apply and that their freedom of expression had been breached by France. The European Court of Human Rights ruled unanimously that France had violated that Article 10.

France has therefore been convicted of violation of Article 10 of the European Convention on Human Rights, which protects freedom of expression, and must pay within three months 7,380 Euros to each individual defendant (for material and moral prejudice), and an additional 20,000 Euros to them jointly, as reimbursement of their legal fees.

The BDS France Campaign also notes that the Court did take into account the specificity of the calls to boycott Israeli products made by the community activists. The ruling declares that: “the statements for which the defendants were reproached concerned a subject of general interest, that of respect for international public law by the State of Israel and the human-rights situation in the occupied Palestinian territories, and were in line with a contemporary debate, open in France as it is throughout the international community” (paragraph 78).

Those statements are thus protected under freedom of speech in a democracy. The call to boycott the products of an apartheid regime is indeed a right for the movements promoting respect for international law, a right that was exercised by the peaceful movements that struggled against colonialism and discrimination in India, in the United States and in South Africa.

The ruling by the European Court of Human Rights proves, as we have always maintained, that the French authorities were wrong in wishing to criminalize our non-violent and responsible movement which, while denouncing any form of racism including anti-semitism, demands that boycott measures be taken against the Israeli regime, its companies and its institutions, as long as that State does not abide by international law. This ruling highlights the false and dishonest nature of the attempts at defamation waged against the BDS Campaign, attempts aimed at silencing all those who promote action against Israeli apartheid.

As a consequence of the ECHR ruling, we request the French authorities to immediately repeal the Alliot-Marie and Mercier circulars in order to recognize the legality and legitimacy of our non-violent methods of action and to initiate a dialogue with us in order to contribute together to exert pressure on the State of Israel so that respect for international law be achieved.

We ask French companies to disinvest from Israel and ask French institutions to cease any collaboration with Israeli state institutions.

We are determined to pursue our actions for a boycott of Israeli products and international institutions that are complicit in Israeli apartheid. We also call for a boycott of complicit Israeli universities and institutions, as well as cultural and sports events promoting Israeli apartheid.

Israel, the apartheid State, can not for ever prevent the triumph of justice and freedom for the Palestinian people!

We invite all citizens of good will and all movements attached to the respect for human rights and international legality to join the BDS Campaign. Our mobilization is more than ever legitimate and indispensable at this time when the Israeli authorities are planning, in violation of international law, to annex a swathe of the West Bank, thus continuing the dispossession of the indigenous Palestinian people, as endorsed by the Trump plan.

BDS for justice, dignity and equality!




VICTOIRE DE LA CAMPAGNE BDS SUR LE BOYCOTT DES PRODUITS ISRAÉLIENS : LA FRANCE CONDAMNEE PAR LA CEDH 

Condamnation des autorités françaises : selon la CEDH, l’appel au boycott des produits israéliens est protégé par la liberté d’expression.

La Campagne BDS France, le 11 juin 2020

La campagne BDS France se réjouit de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (affaire Baldassi et autres c. France, requêtes n°15271/16 et autres) rendu le 11 juin 2020 qui condamne la France pour avoir violé le droit à la liberté d’expression de militant-e-s associatif-ve ayant appelé au boycott de produits israéliens dans des magasins.

L’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme protège la liberté d’expression, qui peut être restreinte à certaines conditions. Les militant-e-s BDS affirmaient que ces conditions n’étaient pas remplies et que leur liberté d’expression avait été bafouée par la France. A l’unanimité, la Cour Européenne des Droits de l’Homme dit que la France a violé cet article 10.

 La France est donc condamnée pour violation de l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme : elle doit verser dans les trois mois 7 380 euros à chaque requérant (dommages matériel et moral) et 20 000 euros à eux tous pour rembourser les frais de justice.

La campagne BDS France relève également que la Cour a bien pris en compte les spécificités des appels au boycott des produits israéliens lancés par les militant-e-s associatif-ve-s engagé-e-s contre l’apartheid israélien. L’arrêt énonce que « les actions et propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’État d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale » (§78).

Ces propos relèvent de la liberté d’expression dans un régime démocratique et sont ainsi protégés. L’appel au boycott des produits d’un régime d’apartheid est bien un droit pour les mouvements mobilisés en faveur du respect du droit international, droit qui avait été exercé par les mouvements pacifiques qui ont lutté en Inde, aux Etats-Unis et en Afrique du Sud contre le colonialisme et la discrimination. 

L’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme prouve, comme nous l’avons toujours dit, que les autorités françaises ont eu tort de vouloir criminaliser un mouvement non violent et responsable comme le nôtre, qui, tout en condamnant toute forme de racisme dont l’antisémitisme, réclame des mesures de boycott contre le régime israélien, ses entreprises et ses institutions, tant que cet Etat ne respecte pas le droit international. Cet arrêt met en lumière le caractère faux et malhonnête des tentatives de diffamation menées contre la campagne BDS, tentatives visant à museler celles et ceux qui demandent à agir contre l’apartheid israélien.

Conséquemment à l’arrêt de la CEDH, nous demandons aux autorités françaises d’abroger immédiatement les circulaires Alliot-Marie et Mercier afin de reconnaître la légalité et la légitimité de nos modes d’actions non violents et d’entamer un dialogue avec nous afin de contribuer ensemble à exercer une pression sur l’Etat d’Israël en vue d’obtenir que le droit international soit respecté. 

Nous invitons les entreprises françaises à désinvestir d’Israël et aux institutions françaises à cesser toute collaboration avec les institutions publiques israéliennes.

Nous sommes déterminé-e-s à continuer les actions de boycott des produits israéliens et des entreprises internationales complices de l’apartheid israélien. Nous réclamons également un boycott des universités et des institutions israéliennes complices, ainsi que des manifestations culturelles et sportives faisant la promotion de l’apartheid israélien.

Israël, pays de l’apartheid, ne pourra pas indéfiniment empêcher la justice et la liberté pour le peuple palestinien de triompher !

Nous invitons tou-te-s les citoyen-ne-s de bonne volonté et tous les mouvements attachés au respect des droits humains et de la légalité internationale à rejoindre la campagne BDS. Notre mobilisation est plus que jamais légitime et indispensable au moment où les autorités israéliennes envisagent, en violation du droit international, d’annexer une partie de la Cisjordanie, poursuivant ainsi la dépossession du peuple autochtone palestinien, entérinée par le plan Trump.

BDS pour la justice, la dignité et l’égalité !

Www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr

 




BDS au rassemblement à Clermont-Ferrand contre les violences policières

A l’appel du Comité Justice et Vérité pour Wissam, un rassemblement a eu lieu le 5 juin de 18h à 20h, place de Jaude, à proximité du tramway, contre les violences policières dans le monde et en France.

Environ 1.000 personnes, Blacks, Beurs, Blancs, … majoritairement des jeunes, et portant des masques, ont manifesté avec force et dynamisme leur soutien aux victimes des violences policières aux USA, en France et dans le monde, et fait entendre leur colère.

Des prises de parole ont été faites par des membres du Comité Justice pour Wissam El Yamni (un jeune décédé après son arrestation par la police locale il y a 8 ans), par les avocats de la famille (l’affaire trainant de renvois en renvois), par la LDH, Solidaires, l’AFPS 63,  l’UNEF, le Media indépendant, Attac, et d’autres citoyen.ne.s. Les discours étaient fréquemment applaudis et interrompus par les slogans « Pas de justice, pas de paix » et « Justice pour Wissam ».

L’intervention AFPS 63 a fait le lien entre les USA, la France et la Palestine, autour d’un fil conducteur sur les dérives policières depuis la seconde guerre mondiale, les périodes coloniales et post-coloniales, les quartiers populaires et les gilets jaunes, sur fond de collaborations militaire et sécuritaire entre les USA, Israël et la France (voir ci-dessous). Ce discours a été bien écouté et applaudi, et le slogan « Boycott Israël, Etat criminel » a été largement scandé à la fin.

Une quinzaine de militant.e.s AFPS-BDSF étaient présents, la plupart avec des affichettes portant les mots d’ordre #BlackLivesMatter, #PalestinianLivesMatter, #JusticePourWissam, #Justice PourAdama, ainsi qu’une grande pancarte #PalestinianLivesMatter et des drapeaux AFPS.

En fin de rassemblement, les participant.e.s ont posé un genou à terre et levé le poing, comme dans d’autres pays et villes de France. Le prochain RDV a été fixé devant le tribunal de Riom, le 9 juin à 9h, pour la suite de l’affaire Wissam.

Intervention AFPS-BDSF 63 au rassemblement contre les violences policières dans le monde et en France, Clermont-Ferrand, 5 juin 2020.

Aucun de nous dans le groupe local de l’Association France Palestine Solidarité n’a hésité une seconde à répondre à l’appel des organisateurs de cette manifestation contre les violences policières.

Pour nous, il ne fait aucun doute que, si les histoires et les contextes sont différents, l’assassinat de George Floyd aux USA, ceux de Wissam, d’Adama et bien d’autres en France, le récent assassinat de Eyad Hallaq et de centaines d’autres en Israël/Palestine répondent des mêmes ressorts. Nous ne pouvons pas parler de bavures. Ces violences d’aujourd’hui s’enracinent dans une histoire colonialiste, esclavagiste et raciste de chacun de ces pays.

Si les victimes descendent d’esclaves aux USA, ou des populations colonisées par la République ici, les Palestiniens, eux, vivent sous le joug du dernier pays colonial qui a institutionnalisé le racisme dans sa constitution comme le fit l’Afrique du Sud de l’Apartheid.  Partout la violence raciste, la criminalisation des victimes, la déshumanisation brutale et la culture de l’impunité pour les assassins.

Les liens sont évidents. La police française a largement collaboré durant la 2eme guerre mondiale prenant part, entre autres, à l’extermination des populations juives ou tsiganes. Durant la guerre d’Algérie elle a banalisé la surveillance, le contrôle au faciès, la torture et la répression. Sans remises en cause d’envergure après les indépendances, ces pratiques ont perduré. Aujourd’hui, la violence subie par les Gilets Jaunes ou autres manifestants a rendu visibles à un plus grand nombre de personnes l’existence de ces pratiques scandaleuses, mais elle ne constitue que l’extension de pratiques banalisées que subissent depuis des années les jeunes des quartiers populaires en général et les Noirs et les Arabes en particulier.

Face aux révoltes, aux inégalités, aux discriminations ici, à la résistance en Palestine, le même choix est fait : une réponse sécuritaire. Les unités de police impliquées dans la mort de Georges Floyd, se sont entrainés en Israël. L’état français partageant l’analyse israélienne faisant des Palestiniens ou des Arabes des quartiers populaires des ennemis intérieurs, a mis en place une collaboration militaire et sécuritaire avec cet Etat dont personne ne peut ignorer les crimes.

En Palestine la violence raciste s’exerce de manière particulièrement violente avec de nombreux morts, des milliers de prisonniers, des tortures, des tribunaux militaires pour les populations civiles, des armes destinées à mutiler, des punitions collectives, des destructions de maisons et tout un arsenal répressif. Nous ne pouvons tolérer cette injustice faite à un peuple dépossédé de ses terres et de ses droits. Mais nous ne pouvons pas non plus tolérer chez nous de tels comportements des agents des forces de l’ordre. Nous ne pouvons accepter la mise à mort de jeunes gens en raison de leur origine ethnique.

Ici comme en Palestine nous pouvons scander « pas de justice pas de paix »

Aux USA, en France, nous pouvons encore crier notre révolte, mais les Palestiniens sont violentés chaque jour par des soldats israéliens ou des colons dans le plus grand silence.

Le comité national palestinien en faveur du boycott affirme aujourd’hui sa solidarité avec les Afro Américains et demande justice. C’est en effet tous ensemble que nous devons mener ce combat. Nous partageons ces valeurs de justice et de dignité avec toutes les victimes du racisme structurel. Nous devons exiger que justice soit faite en France et ne pas laisser le peuple palestinien seul face à son bourreau. Si, dans certaines villes américaines  le mouvement BDS a obtenu l’interdiction de toute coopération entre les polices municipales et Israël, nous devons aussi exiger que la France mette fin à la collaboration militaire et sécuritaire, qu’elle aille au-delà de déclarations stériles et mettent en œuvre des sanctions obligeant Israël à se conformer au droit. Le mouvement pacifique qu’est le boycott n’a pas d’autre but que cette exigence de justice.

Ici, comme ailleurs, nous répétons : « pas de justice, pas de paix »

 

 

 




Rassemblement à Saint-Etienne contre les violences policières

Un rassemblement était organisé vendredi 5 mai à Saint-Etienne contre les violences policières et le racisme d’état.

Cet appel était lancé par des individuel.les, BDS France Saint-Etienne, les JC de la Loire, le comité antifas, Ensemble, la fédération Loire de la LDH, et soutenu par l’UJFP
Plusieurs milliers de personnes étaient présentes pour dénoncer les violences policières à Saint-Etienne. La maman d’une victime était venue témoigner :
En 2009, son fils a été cueilli par la police un matin sur son lieu de travail. Mohamed avait fait quelques bêtises dans son adolescence, puis il s’était repris en main, avait trouvé un travail…
Malheureusement, il n’est pas ressorti vivant de cette garde à vue. La maman a dû aller en urgence voir son fils à l’hôpital, il était mort.
La version policière : il aurait découpé un matelas, et se serait pendu dans sa cellule avec un bout de celui-ci grâce à un trou dans le mur. Même si le récit officiel est complètement invraisemblable, la maman de Mohamed n’obtiendra jamais la vérité, ni la justice. Évidemment la vidéosurveillance du commissariat est défaillante…
La maman de Mohamed a pu délivrer son témoignage devant des milliers de personnes. Beaucoup de jeunes ont pu témoigner de contrôles abusifs dans les transports, dans leur véhicule, et dans toutes les situations de la vie quotidienne…
La dimension internationale de la répression a été soulevée.
De Minneapolis à Saint-Etienne en passant par la Palestine, stop aux violences policières ! Vérité et justice pour les victimes !



Samedi 6 juin à Lille Rassemblement contre les crimes racistes

Par AFPS 59/62, le 7 juin 2020

Près de 2.000 personnes ont manifesté ce samedi 6 juin dans les rues de Lille à l’appel du Comité des Sans papiers 59, du Collectif Afrique et du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires. Sur la base de l’appel (*), l’AFPS 59/62 a appelé à se joindre à l’action. (Appel et tract que nous avons décidé de ne pas distribuer compte-tenu de la situation sanitaire.)
Masqué.e.s mais pas confiné.e.s, nous avons exprimé notre solidarité avec toutes les victimes des violences et crimes policiers, d’El Qods à Minnéapolis, pour que justice soit rendue à Eyad, Adama, Georges, et à toutes celles et ceux dont « les vies comptent aussi ».
(*): Appel >>
Vu sur France Info (à 1mn29) :
et dans La Voix du Nord, drapeau palestinien et de l’AFPS :
Source : AFPS



6 juin 2020 : Rassemblement contre le racisme et les violences policières à Tours

Un rassemblement devant la mairie de Tours a été organisé ce samedi 6 juin contre le racisme et les violences policières. 300 personnes étaient présentes.




Manifestation samedi après-midi à Metz

 

 




Avant que la CAF ne réunisse son Assemblée générale annuelle, dites-lui de descendre du train d’apartheid d’Israël

 

Avant la tenue de l’assemblée des actionnaires de la société CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles – constructeur ferroviaire espagnol), le 13 juin, exigez de cette société qu’elle mette fin à son rôle dans le projet illégal israélien de tramway de Jérusalem (JLR – Jerusalem Light Rail), projet qui permet de réaliser l’annexion en cours du territoire palestinien occupé.

Le 13 juin, la société basque CAF va tenir son assemblée annuelle des actionnaires. Nous devons nous assurer que l’implication de la CAF dans la violation par Israël des droits humains des Palestiniens et du droit international est bien à l’ordre du jour.

L’AG annuelle de la CAF coïncide avec les projets annoncés par le gouvernement extrémiste israélien qui vise à annexer officiellement, à compter du 1er juillet, une partie cruciale de la Cisjordanie palestinienne occupée.

Le tramway de Jérusalem entre dans le processus en cours visant à enraciner l’entreprise coloniale illégale de peuplement d’Israël et de vol de la terre palestinienne. Le tramway de Jérusalem relie les colonies de peuplement, qui sont illégales et considérées comme des crimes de guerre par le droit international, et construites sur une terre palestinienne volée, à l’ouest de Jérusalem.

Shapir, le partenaire israélien de la société CAF pour le projet JLR, figure dans la base de données des Nations-Unies sur les entreprises complices et avec lesquelles les relations économiques doivent être interrompues en raison de leur violation du droit international.

Nous ne resterons pas silencieux. Nous avons 13 jours avant l’AG annuelle de la société CAF, assurons-nous que la CAF reçoive notre message !

1 – Action sur les médias sociaux

Du 1er au 13 juin, nous voulons faire beaucoup de bruit ! Utilisez vos réseaux pour mobiliser et sensibiliser. Agissez comme suit :

a)  Imprimez cette image

b) Prenez une photo de vous tenant l’image

c)  Partagez la photo sur les médias sociaux avec ce texte :

Israël prévoit d’annexer officiellement les terres palestiniennes de Cisjordanie. La société CAF met au point un tramway qui enracinera les colonies de peuplement israéliennes, illégales, sur une terre volée aux Palestiniens et destinée à être annexée.

 

#CAFGetOffIsraelsApartheidTrain End implication dans le tramway de Jérusalem : https://bit.ly/2AhiTui

 

Utilisez le hashtag suivant : #CAFGetOffIsraelsApartheidTrain

et suivez la campagne de la société CAF sur twitter : @eaudecaf

 

2 – Une masse de courriels

Envoyez un courriel au directeur général de la société CAF avant que ne se tienne l’assemblée des actionnaires en exigeant que la société abandonne le projet de tramway de Jérusalem et cesse de soutenir l’occupation militaire, l’annexion et l’apartheid d’Israël.

Utilisez le formulaire sur le côté droit de cette page.

Formulaire du courriel au directeur général de la CAF (à droite de la page à la source) :

Texte du courriel :

Cher M. Arizkorreta,
Je vous écris avant la réunion des actionnaires de la CAF pour exiger que la CAF mette fin à sa participation au développement

et à la maintenance du projet illégal de tramway israélien de Jérusalem (JLR).

Le projet JLR est un élément clé de la stratégie des autorités israéliennes pour officialiser l’annexion en cours du territoire palestinien occupé

et pour priver le peuple palestinien de ses droits fondamentaux en vertu du droit international.

X – Je souhaite rejoindre la campagne et recevoir des mises à jour par email du mouvement BDS

3 – Appelez la société CAF

Contactez la société par téléphone pour demander que la société CAF cesse de participer au projet de tramway de Jérusalem. Vous pouvez soit appeler le siège de la CAF au +34 943 88 01 00, soit son bureau dans votre pays, (voir liste :

https://www.caf.net/en/compania/instalaciones.php)

À savoir pour la France :

CAF France (avec la carte) : 16 rue Friant – 75014 Paris

http://www.caf-France.net

Téléphone : + 33 1 82 73 01 00

Fax:+ 33 5 62 91 05 77

Suivez simplement les principaux points ci-dessous, et  rappelez-vous que le personnel du service client n’est pas responsable des choix politiques de la CAF. Soyez toujours poli, mais ferme, en demandant que votre message soit transmis.

Voici les principaux points à garder à l’esprit en faisant cet appel :

–     Votre interlocuteur n’est pas responsable de ce contrat, mais vous pouvez lui demander de prendre note et de transmettre ce message au Conseil de surveillance de la CAF

–     Les Nations-Unies ont appelé à mettre fin au projet illégal israélien de train léger sur rail de Jérusalem.

–     L’objectif du train léger sur rail de Jérusalem est de relier les colonies de peuplement, qui constituent des crimes de guerre en droit international, à Jérusalem-Ouest.

–     La société CAF viole le droit international en s’impliquant dans ce contrat et elle porte atteinte aux droits du peuple palestinien.

–     Le partenaire de la CAF pour ce projet, Shapir, figure sur la liste des Nations-Unies des entreprises complices impliquées dans les colonies de peuplement illégales d’Israël, avec lesquelles les affaires doivent cesser.

–     Les manifestations et l’indignation sur l’implication de la CAF dans l’occupation militaire israélienne vont se poursuivre tant que la CAF n’aura pas quitté le projet illégal de train léger sur rail de Jérusalem.

–     La CAF doit entendre ses salariés : le plus important des comités de salariés de la CAF a demandé à la société d’abandonner ce projet illégal.

Après votre appel, merci de remplir ce formulaire pour nous faire savoir comment s’est déroulé votre appel.

(https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdnCrLzk3X7RAIAyE_Bo0jLLQdKvUVR4ZAyxvfusY9hqKRi5Q/viewform?vc=0&c=0&w=1)

 

Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : BDS Movement




St Paul (La Paillade) accueille BDS France Montpellier

Imposer la liberté d’expression sur le terrain, poursuivre les actions de solidarité avec la Palestine et inscrire la lutte contre le racisme structurel au coeur de la stratégie de solidarité…

Après le vol du chapiteau, des tables et les PV, les actions de la Campagne BDS France Montpellier sont structurées par une triple exigence.  Aussi modestement que ce soit, il s’agit de contribuer à mettre en échec sur le terrain l’instrumentalisation gouvernementale de l’état d’urgence sanitaire à des fins d’interdiction de manifester et de répression. C’est la condition  première d’une possible activité militante autre que virtuelle. Pour un mouvement de solidarité avec la Palestine et dans le contexte actuel, il s’agit de se mobiliser pour maintenir la visibilité de la gravité de l’annexion en cours de la Palestine, du blocus de la Bande de Gaza et d’une manière générale augmenter le rapport de force international en faveur du BDS. Les événements mondiaux déclenchés par les crimes racistes de la police étasunienne mettent en évidence la persistance du racisme structurel en tant que composante  basique de la colonialité constitutive des démocraties occidentales. Les projecteurs semblent enfin se tourner vers les violences au quotidien et les crimes racistes commis par la police contre les personnes des quartiers populaires.  Pour toutes ces raisons et avec le déconfinement,  les militant.e.s BDS France Montpellier ont repris le chemin de La Paillade. Le marché en plein air n’étant pas autorisé.

Le commerçant.e.s et client.e.s centre commercial St Paul solidaires de la Palestine

Le centre commercial St Paul décrié par les médias comme lieux « chaud » est en fait très chaleureux avec la Palestine et les militant.e.s BDS  qu’ils connaissent bien. Il a une longue tradition de solidarité à la Palestine. La présence de produits israéliens a disparu des étals et à de rares exceptions près, tous.tes les commerçant.e.s se sont engagé.e.s dans l’action de soutien au boycott de la pièce de théâtre soutenue par le ministère de la culture israélien que la direction du théâtre Jean Vilar avait eu la mauvaise idée de programmer en mars 2018.

Le marché de plein air étant encore fermé et les Halles filtrées nous nous sommes installé.e.s à St Paul. A peine arrivée.e.s qu’un des clients installé en terrasse déposait une table devant nos pancartes, commandait du thé à la menthe et nous apportait des gâteaux…

Cette hospitalité présentait sans doute un risque de trouble à l’ordre public car il semble qu’une voiture de la BAC (repérée par les habitués) a dû prévenir la police nationale qui est arrivée (juste trop tard) pour nous verbaliser pour « manifestation interdite (encore !)…

Voir le résumé de l’action sur la vidéo :

 

Le deux poids deux mesures de la police

Une entreprise privée assure la sécurité du centre commercial. Après le départ de la police un agent de sécurité qui faisait ses courses au moment de l’intervention policière est venu spontanément nous voir : « C’est à peine croyable, nous quand il y a un incident sur le site et qu’on appelle la police ils ne viennent jamais et là il suffit qu’il y ait une poignée de personnes pour la Palestine et ils arrivent tout de suite….

 




Strasbourg : rassemblement #BlackLivesMatter

Hier mercredi 3 juin 2020, rassemblement  à Strasbourg sur le thème #BlackLivesMatter en l’honneur de George Floyd  et d’AdamaTraoré, organisé par Justice & Libertés. Nous, le comité BDS 67 y avons participé et diffusé le communiqué du BNC : Nous ne pourrons respirer que lorsque nous serons libres ! Les Palestiniens sont solidaires des Noirs américains

Malgré l’organisation très rapide de ce rassemblement, il a pu réunir une centaine de personnes dont pas mal de jeunes. Plusieurs personnes, dont  des racisé-e-s,  ont rejoint le rassemblement avec leurs propres pancartes. Un groupe de jeunes appelle à un nouveau rassemblement contre le racisme et les violences policières demain place Kléber à 19h et nous y participerons, bien sûr!. Le mouvement anti-colonial, et anti-raciste se développe des Etats-Unis à la Palestine en passant par la France!

#BlackLivesMatter

#PalestinianLivesMatter

 




Les Speed Sisters à la Série W de courses de femmes : S’il vous plaît, abandonnez Puma

Agissez pour envoyer cette lettre aux pilotes de la série W ! 

 

Chère Catherine Bond Muir, chers pilotes de la série W,

Nous vous écrivons depuis le territoire palestinien occupé. Nous sommes les Speed Sisters, la première équipe professionnelle féminine de conduite de voitures de course au Moyen-Orient.

Nous avons été ravies d’apprendre l’existence de la série W et de votre mission de promotion de la participation des femmes aux sports automobiles. Comme vous, nous avons travaillé longtemps et dur pour perfectionner notre sport et surmonter les obstacles.

Nous vous adressons notre solidarité en ces temps incertains. Nous avons appris que votre test d’avant-saison a récemment été annulé en raison de la pandémie de Covid-19. Nous savons à quel point vous devez être déçus et combien il est difficile de s’entraîner lorsque les courses prévues sont incertaines. Nous espérons que vous et vos proches êtes en sécurité.

Compte tenu de votre mission visant à faire progresser l’égalité et la diversité, nous voulions également vous faire part de nos préoccupations concernant votre partenariat avec Puma. Nous ne savons que trop bien à quel point il peut être difficile de trouver des sponsors pour le sport féminin. Cependant, nous étions certaines que vous voudriez savoir ce qu’il en est de l’implication de Puma dans de graves violations du droit international et des droits humains.

Puma est le sponsor principal de l’Association israélienne de football (IFA) qui, comme l’a montré Human Rights Watch, regroupe des clubs de football basés dans des colonies israéliennes illégales sur des terres palestiniennes occupées, en violation du droit international. En outre, le licencié exclusif de Puma en Israël, Delta Israël, a été répertorié dans la base de données des Nations unies récemment publiée sur les entreprises impliquées dans des activités liées aux colonies israéliennes.

Les colonies israéliennes sont des accaparements illégaux de terres qui poussent les familles palestiniennes autochtones à quitter leurs maisons et nous privent de nos ressources naturelles. Elles font partie intégrante de l’occupation militaire israélienne qui dure depuis 53 ans et qui refuse aux Palestiniens notre droit à la liberté de mouvement, entravant le développement des sports palestiniens et la carrière des athlètes palestiniens.

Vous ne pouvez qu’imaginer ce que cela signifie pour nous, en tant que pilotes de course automobile. Quelle que soit la direction que nous prenons dans le territoire palestinien occupé, nous nous heurtons aux barrages routiers militaires d’Israël, au mur de séparation et à la ségrégation des routes réservées aux Israéliens et des colonies.

Les colonies israéliennes créent également des obstacles à l’accès des Palestiniens à l’eau potable et à des services comme les soins de santé, ce qui rend les familles palestiniennes encore plus vulnérables en cette période de pandémie mondiale.

La Fédération israélienne de football a refusé de prendre des mesures pour mettre fin à sa complicité dans l’entreprise de colonisation d’Israël, malgré la condamnation d’un conseiller des Nations unies, de plus de 150 élus, dont des membres du Parlement européen, du Parlement suisse, du Parlement danois et de la Chambre des communes britannique, de personnalités publiques de premier plan, dont Miriam Margolyes, Noam Chomsky et Ken Loach, et de groupes internationaux de la société civile et des droits humains représentant des millions de personnes.

Plus de 200 équipes sportives et athlètes palestiniennes, dont Aya Khattab, joueuse de l’équipe nationale féminine de football palestinienne, ont demandé à Puma de cesser de soutenir l’occupation militaire israélienne en mettant fin à son accord de parrainage de l’IFA. Bien que Puma ait répondu aux équipes palestiniennes, il n’a pas abordé, même de loin, les questions soulevées, affirmant plutôt une « dévotion à l’égalité universelle ».

Le parrainage de Puma, qui est l’un des plus grands fabricants de vêtements de sport au monde, apporte une légitimité internationale à l’IFA et contribue à maintenir l’implication directe de l’IFA dans les violations des droits humains et du droit international hors des projecteurs.

Dans le même temps, le parrainage de l’IFA et les activités de Puma dans les colonies israéliennes illégales ternissent la propre réputation de Puma et remettent en question le bon travail que fait Puma pour faire progresser la justice sociale, y compris l’égalité de genre.

Nous sommes inspirées par le large soutien apporté à l’appel par les équipes et les athlètes palestiniens, en particulier par le monde du sport. La plus grande université de Malaisie a abandonné Puma comme sponsor de son équipe de football. Suite à des dizaines de milliers de messages adressés aux clubs de football britanniques, le Chester FC a décidé de ne pas renouveler son contrat avec Puma, citant parmi ses critères des « pratiques de travail éthiques ».

L’ancien joueur du FC Barcelone, Oleguer Presas, le Donegal Celtic FC de Belfast et des dizaines d’équipes masculines et féminines de rugby, de football et de basket-ball amateurs soutiennent également la campagne. Deux journées d’action mondiales ont été organisées avec succès et ont donné lieu à des protestations dans plus de 20 pays. Le hashtag #BoycottPuma a généré des millions d’impressions.

Nous vous demandons instamment de mettre fin au partenariat de la série W avec Puma jusqu’à ce que la société suspende son parrainage de l’IFA et toute activité dans les colonies israéliennes illégales.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées,

Les Speed Sisters

Traduction SF pour BDS France

Article original : https://bdsmovement.net/news/speed-sisters-w-series-womens-race-series-please-drop-puma




A Marseille manifestation : Justice pour Adama

BDS France Marseille s’est joint à l’appel de l’organisation du rassemblement le 2 juin à 19h sur le Vieux-Port.

Une formidable énergie, beaucoup de jeunes, très jeunes… La manifestation qui s’est formée sur le port a ensuite remonté la Canebière pour se diriger vers la Préfecture après une halte devant le commissariat central de Noailles. Plus de 2000 personnes pour une organisation faite sur une journée. BRAVO!

 




La Mairie de Montpellier perd son second procès contre BDS France Montpellier

UNE INSTRUMENTALISATION DE LA JUSTICE À DES FINS POLITIQUES

En un quart d’heure l’audition était « pliée ». La juge qui avait déjà prononcé la relaxe lors du premier procès de la Mairie contre José-Luis a estimé, à juste titre, que déjà trop de temps avait été perdu. Tout en respectant scrupuleusement la procédure elle a prononcé la relaxe : « Tapage nocturne à 19h39 au mois de juin à Montpellier, j’ai quand même vérifié les horaires de lever et coucher du soleil mais il faisait soleil. » Le commissaire représentant le ministère public n’a fait aucun commentaire ni posé aucune question au prévenu ni aux témoins, pressé lui aussi d’en finir. Le prévenu et son avocat ont également abrégé leur défense tant il était évident que le tribunal avait conscience de l’instrumentalisation de la justice à des fins politique par la mairie de Montpellier…

LE HARCELLEMENT DE BDS FRANCE MONTPELLIER DOIT CESSER !

L’affaire n’en coûtera pas moins de 1000€ environ pour BDS France Montpellier et beaucoup de temps perdu. Mais aussi un climat de stress permanent bien entretenu par la mairie de Montpellier qui depuis 2015 s’efforce – en vain ! – de chasser de la Comédie les drapeaux palestiniens, les panneaux d’informations, les diffusions de tracts et les explications et informations fournies par les militant.e.s BDS à l’occasion des nombreux stands. En effet malgré les intimidations , les plaintes et PV, BDS France Montpellier a maintenu les stands jusqu’à ce que la police nationale, sur ordre du préfet, démonte et emporte le 7 mars chapiteau et deux tables (qu’ils refusent de rendre!). C’est le second chapiteau mis hors service par la police. D’où les nouvelles formes d’intervention du comité pour maintenir la visibilité de la Palestine sous apartheid et sous pandémie pendant l’état d’urgence pseudo sanitaire en France.

LES PROCHAINES ÉCHÉANCES SERONT UN TEST

3 contraventions pour « bruit » ont été dressées par la police municipale: 18 mai, 16 juin et 30 juin 2018. Nous avons refusé de payer les deux premieres d’où les procès intentés – et perdus – par la Mairie. Après deux procès perdus, la Mairie va -t-elle persévérer dans l’échec ou va t-elle renoncer au troisième procès en cours de procédure mais non encore annoncé ?

Le 16 mai dernier lors de notre première action de déconfinement place de la Comédie le préfet a envoyé sa police distribuer 6 contraventions de 4ème catégorie (135 €) aux militant.e.s BDS pour « participation à une manifestation interdite sur la voie publique ». Cette verbalisation relève du même tribunal de police que les précédents procès. Nous allons contester le motif de la verbalisation… la préfecture va t-elle tirer les leçons des précédents procès perdus ou foncer tête baissée dans le rouge du drapeau palestinien ?

C’EST GRÂCE À VOTRE SOLIDARITÉ ET VOTRE SOUTIEN QUE NOUS CONTINUONS À PORTER LA PALESTINE PLACE DE LA COMÉDIE (et ailleurs) !

Merci à vous tous et vous toutes ! En 2015 pendant que la police tentait d’embarquer le stand (et à fini par casser l’armature), vous avez versé plus de 300€ au moment même de l’agression. Nous avons ainsi pu racheter un chapiteau. Le 7 mars dernier idem, pendant que la police démontait le stand et malgré le barrage de la police qui tentait d’isoler le stand, vous avez versé 174€ en quelques minutes. Les frais du premier procès ont été entièrement couverts par la collecte et la nouvelle collecte lancée le 21 mai dernier pour les frais du second procès a très bien démarré… Alors « on est là ! ».

AVEC VOUS ET GRÂCE À VOUS : ON LÂCHE RIEN !