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Droit de réponse de la Campagne BDS France au Huffington Post

Voici ci-dessous le droit de réponse de la Campagne BDS France publié par le Huffington Post suite à un article mensonger de Brigitte Sitbon au sujet du boycott culturel et de Julien Clerc.
http://www.huffingtonpost.fr/brigitte-sitbon/le-boycott-culturel-_b_3519833.html?utm_hp_ref=franceMadame Brigitte Sitbon,

Votre article « Julien Clerc, Israël et les pressions du BDS » publié dans le Huffington Post du 5 juillet comportant des propos diffamatoires à notre égard et des informations erronées, nous tenons à rétablir la vérité.

Dans votre introduction, enveloppée de considérations soi-disant philosophiques , vous posez deux questions : la validité de l’équation « Israël = Afrique du Sud » et « Peut-on utiliser la culture comme arme de guerre ? ».Votre article est ensuite un mélange de propos sur les prétendues pressions de la Campagne BDS contre les artistes et le caractère soit-disant «ringard» du boycott culturel.

Vous avouez vers la fin de l’article, mais sans l’expliquer, que « les mobiles bédésiens [comprendre « de BDS »] peuvent certes être légitimement discutés », pour souligner ensuite que les méthodes employées relèveraient de « la ségrégation, la discrimination, la haine de l’autre, etc ». Et enfin vous concluez sur le rêve d’un festival façon Woodstock dans lequel artistes ou intellectuels israéliens et palestiniens se produiraient ensemble et sur une image idyllique de Tel-Aviv, « first capitale gay et festive du monde ».

Reprenons ces points.

L’équation « Israël = Afrique du Sud ? »

Vous ne manquez pas de qualifier Israël de « démocratie », sans doute selon cet adage courant comme quoi un pays où les gens votent librement bénéficie automatiquement du label démocratique. Pourtant, l’opinion publique internationale est de plus en plus consciente que le peuple palestinien subit partout, que ce soit dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Gaza, ou en Israël, une vie quotidienne faite soit d’exclusion, de colonisation, d’apartheid, d’épuration ethnique, de déni des droits nationaux, d’humiliation, de répression, voire de blocus (ces termes relevant de réalités concrètes juridiquement étayées). Quelques exemples : Les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza ne peuvent pas se déplacer librement, ils ne pourront pas aller écouter Julien Clerc. Ceux de Cisjordanie vivent une situation d’apartheid qui leur impose un contrôle et une répression militaire permanents. Ceux d’Israël sont des citoyens de seconde zone : ainsi la récente loi Prawer, votée en première lecture à la Knesset, vise à expulser au moins 40 000 Bédouins du Néguev de leurs villages. Ainsi, la comparaison avec la situation sud-africaine de l’apartheid n’est pas exagérée, vous citez vous-mêmes le soutien en ce sens de Desmond Tutu, et le Tribunal Russel pour la Palestine l’a largement étayé juridiquement.

Tous les citoyens attachés aux droits humains, donc y compris les artistes, sont interpellés par cette situation. Celui que vous appelez « Juju » l’a lui-même chanté « A quoi sert une chanson si elle est désarmée ? ».
Peut-on utiliser la culture comme arme de guerre ?
C’est assurément ce que fait Israël, qui pour se donner une image de pays ouvert à toutes les cultures, se sert des artistes pour se blanchir de ses crimes. Des politiciens israéliens avouent eux-mêmes que cette manipulation de la culture permet de rehausser l’image de leur pays.

L’État d’Israël tient à sponsoriser de nombreux festivals dans d’autres pays, ainsi le festival « Jazz et Klezmer » en France. La « guerre » dont vous parlez est donc bien déclenchée par le régime israélien. Le boycott culturel ne fait qu’en parer les assauts en s’adressant aux artistes invités en Israël et en les invitant à refuser de servir de caution à une politique d’apartheid.

Contrairement à vos allégations mensongères, cela se fait sans aucun harcèlement, aucune menace ni injonction aucune interpellation de nature « féroce ». Julien Clerc l’avoue lui-même, nous qualifiant de « gentils ».

Nos interventions sont non-violentes, citoyennes, elles relèvent du débat démocratique.

Vous ne pouvez pas en dire autant des interventions d’Israël dans le domaine culturel quand elles concernent les Palestiniens. Année après année, le Jérusalem Festival palestinien, une manifestation parfaitement pacifique, est réprimé par des interdictions et des descentes de police, les dernières en date ont été rapportées ces jours derniers.

Concernant les nombreux artistes qui ont refusé d’aller se produire en Israël (vous auriez pu ajouter Roger Waters des Pinks Floyd, Elvis Costello, Annie Lennox, Nigel Kennedy, Santana, le dramaturge Peter Brook – et bien d’autres), faute d’arguments sérieux reconnaissant leurs motivations, vous déclarez qu’ils ont été victimes de nos « fourches caudines ».

Auriez-vous combattu les artistes qui ont refusé de se produire en Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid ? Leur auriez-vous dit, comme vous l’écrivez, qu’ils n’ont pas lieu d’être « les acteurs d’un combat qui ne les concerne pas directement » ?

Vous vous efforcez d’essayer de déceler des incohérences dans nos positions (telles vos observations sur le film « Cinq caméras brisées ») et vous nous accusez d’utiliser des « moyens » relevant de la ségrégation, la discrimination, la haine de l’autre en jouant sur la confusion des mots.

En effet, nous soutenons explicitement les artistes israéliens et palestiniens qui diffusent un message anti-colonialiste : des cinéastes tels que le cinéaste israélien Eyal Sivan et les artistes palestiniens qui échappent courageusement au rouleau compresseur de la politique israélienne. Pour autant, la ligne du boycott culturel est extrêmement claire sur le fait que nous n’appelons pas au boycott des individus ni des films israéliens en tant que tels. Vous rappelez d’ailleurs vous-même cette position en citant Mona Baker, alors pourquoi nous accuser de créer des amalgames alors que nous précisons exactement la limite de notre action politique ?

Si un festival façon Woodstock (bizarre, vous ne qualifiez pas Woodstock de «ringard») devait se produire à Tel Aviv il devrait décemment commémorer l’expulsion massive qu’ont subie les Palestiniens du quartier de Jaffa lors de la création d’Israël, il devrait appeler au droit au retour des réfugiés palestiniens, à la fin de l’apartheid israélien, et déclarer Tel Aviv ville ouverte à tous les Palestiniens.

Mais il ne s’agit là que d’un vœu. Pour le réaliser nous continuerons, soyez-en assurée, à développer la campagne BDS et à encourager les artistes à ne pas accepter les invitations des chantres de l’apartheid israélien.

http://www.huffingtonpost.fr/imen-habib/reponse-au-billet-de-brig_b_3588651.html
Imen Habib
Animatrice de la Campagne BDS France




Des militants BDS interpellent Julien Clerc à Nîmes

Jeudi 26 juin 2013, des militants du comité BDS 30 (Campagne BDS France) et d’Europalestine sont intervenus lors du concert de Julien Clerc à Nîmes.

Dans ce bel espace des Jardins de la Fontaine, une foule nombreuse se pressait. Nous avons distribué la lettre des opposants israéliens (boycott de l’intérieur) et avions des panneaux. Le public nous a réservé un bon accueil, public divers, parfois bien au courant, parfois mal informé, quelquefois des discussions sur l’opportunité du boycott, sur les initiatives telle celle de Daniel Barenboim … mais toujours intéressantes. Peu de refus, y compris de certains élus de droite, sauf de l’un d’entre eux…

Nous étions une quinzaine. Une partie des militantEs sont entréEs avec un billet et se sont mêlés aux spectateurs. Ils sont intervenus à tour de rôle (voir la vidéo ci-dessus) pour interpeller Julien Clerc « Julien n’y va pas » et ont cherché à parler avec lui. Il a fini par réagir et dire de pauvres paroles pour justifier d’aller chanter à Tel Aviv… Au moins, il a dû en parler publiquement !
Lorsqu’il reviendra d’Israël, puissance occupante, et poursuivra sa tournée en France, nous lui demanderons ce qu’il a appris du HCR à Tel Aviv et s’il fallait ainsi cautionner la politique d’apartheid menée par cet Etat.

pour le Comité BDS30

Nicole ZIANI

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Interview BDS dans « Le Courrier de l’Atlas »

« Boycott, Désinvestissement, Sanctions » : Non au régime d'apartheid israélien
Des militants mobilisés pour inviter Julien Clerc à refuser de cautionner l’apartheid en se produisant en Israël.

LCDL : Quand et pourquoi est né BDS ?

Imen HABIB : La campagne BDS a été initiée en 2005 par une coalition de 173 associations de la société civile palestinienne.
En effet, en juillet 2005, soit un an exactement après l’avis de la Cour Internationale de Justice demandant le démantèlement du mur de l’apartheid construit par la puissance occupante israélienne, ces diverses  organisations, forces syndicales et associations palestiniennes ont lancé l’appel au BDS, dont voici un extrait :
« Nous, représentants de la Société Civile Palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël, tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. Ces mesures de sanction non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international ».
Cette campagne s’est développée depuis lors à l’échelle internationale, dans d’innombrables opérations de « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » (BDS), contre le régime d’apartheid israélien en s’inspirant de la campagne victorieuse contre l’apartheid en Afrique du Sud.

En quoi consiste la Campagne BDS France ?

La Campagne BDS France (www.bdsfrance.org) est la plus large coalition pour le BDS en France. Elle regroupe environ une cinquantaine d’organisations, partis syndicats et comités locaux un peu partout en France.
Du boycott culturel, universitaire, à la Campagne contre le Commerce avec les Entreprises Agroalimentaires Israéliennes, en passant par la campagne contre l’Euro Espoirs en Israël, les activités et initiatives de la Campagne BDS France mais aussi des campagnes BDS au niveau international sont nombreuses.

Au temps de l’Afrique du Sud le boycott allait de soi, pourquoi ce n’est pas le cas quand il s’agit d’Israël ?

Effectivement,  il y a  là une forme d’hypocrisie à ce sujet. Certains appellent très librement au boycott de la Chine pour son non-respect des droits de l’Homme au Tibet, ou au boycott de l’Ukraine comme on l’a vu lors de l’ Euro 2012, mais dès lors qu’il s’agit d’Israël on cherche à enrober le discours.
On essaye de faire croire qu’il n’y a pas matière à BDS contre ce régime, comme si l’on voulait absolument ignorer ses innombrables exactions quotidiennes contre le peuple palestinien, ignorer l’occupation et la colonisations illégales, le régime de lois qui a créé des statuts différents pour les palestiniens, de citoyens de seconde zone en Israël, à résidents de Jérusalem, de non citoyens sous régime militaire d’occupation dans les territoires occupés, à assiégés sans aucun droit à Gaza.
Et avec tout  cela, l’Union Européenne, malgré sa condamnation de la colonisation, développe chaque année de nouveaux accords et partenariats avec Israël. C’est scandaleux, et c’est aussi contre cela entre autres que la Campagne se mobilise. Pour obtenir enfin que les sanctions légales prévues par l’UE soient enfin appliquées contre Israël, et qu’il cesse de bénéficier du régime d’exception dont il jouit.

Parlez-nous de vos prochaines actions.

Depuis des mois nous menons partout en France et aussi en coordination européenne une campagne d’information et de sensibilisation appelée « Carton Rouge pour Israël ».
Durant l’Euro Espoirs en Israël, nous organisons aussi  des mobilisations dans plusieurs villes pour dénoncer la décision de l’UEFA de maintenir l’Euro en Israël.
Au niveau culturel, la Campagne BDS France a écrit à de nombreux artistes qui étaient invités en Israël pour leur expliquer en quoi leur venue serait utilisée à cautionner le régime israélien et ses aspects revendiqués comme « démocratiques », et à dissimuler tous ses aspects sombres comme par exemple l’épuration en cours des Bédouins palestiniens citoyens d’Israël pour la judaïsation du Néguev.
Tout récemment elle s’est adressée à Julien Clerc qui a prévu de se produire en Israël en Juillet prochain. Pour l’en dissuader, des militants se sont mobilisés dans plusieurs villes où il s’y est produit pour l’inviter à refuser de cautionner l’apartheid en jouant là bas. Même s’il vient d’annoncer qu’il ira quand même, nous continuerons à l’interpeller, comme tout artiste français qui prévoira de se produire en Israël !
Au niveau de la Campagne contre le Commerce avec les Entreprises Agroalimentaires Israéliennes, une marche est prévue le 29 juin prochain au départ d’Avignon pour dire « Méhadrin dégage ! » (Méhadrin est le principal exportateur de produits agricoles israéliens qui bénéficie d’exemption de taxes et de tarifs douaniers préférentiels pour tous les produits qu’il importe dont des produits des colonies)
Le 8 juin prochain, un concert dans le cadre de la Campagne BDS France « Justice en Palestine » est organisé  à la Courveuve avec les artistes : …Toutes nos actualités sont publiées sur le site de la Campagne BDS France www.bdsfrance.org. Nous invitons toute les personnes motivées à développer la Campagne BDS en France à nous rejoindre !
Voir également l’interview de Nordin Idir qui nous parle de l’Euro Espoir de football.

Source : http://www.lecourrierdelatlas.com/490505062013-Boycott-Desinvestissement-Sanctions-Non-au-regime-d-apartheid-israelien.html




La réponse de BDS France au Nouvel Observateur et à Julien Clerc

j clercSuite à des erreurs et approximations dans l’article du Nouvel Observateur titré « Julien Clerc chantera en Israël malgré les pressions » et publié en date du 3 juin dernier, la Campagne BDS France tient à préciser plusieurs choses.

D’une part, il ne s’agit pas d’une « association créée par la société civile palestinienne au début des années 2000 », mais bien d’une campagne initiée en 2005 par une coalition de 173 associations de la société civile palestinienne et qui s’est développée depuis lors à l’échelle internationale. Cette campagne « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » contre le régime d’apartheid israélien s’inspire de la campagne victorieuse contre l’apartheid en Afrique du Sud.

En effet, en juillet 2005, soit un an exactement après l’avis de la Cour Internationale de Justice demandant le démantèlement du mur de l’apartheid construit par la puissance occupante israélienne, 173 organisations, forces syndicales et associations palestiniennes ont lancé l’appel au BDS, dont voici un extrait :

« Nous, représentants de la Société Civile Palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. Ces mesures de sanction non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international ».

Loin de « menaces » que jamais aucun membre de la Campagne BDS n’a exercé à l’encontre d’artistes, notre démarche vise à informer et sensibiliser les artistes et intellectuels qui sont invités à participer à la vie culturelle israélienne, les incitant à la réflexion sur le sens de cette participation qui est aujourd’hui un acte politique.

Il aurait été ensuite juste au niveau factuel de préciser que Vanessa Paradis est très loin d’être la seule artiste à avoir annulé son concert à Tel Aviv.

De nombreuses artistes de premier plan ont refusé de jouer en Israël, dont Elvis Costello, Carlos Santana, Eric Clapton, U2, Coldplay, Bruce Springsteen, Cat Power, Roger Waters, Cassandra Wilson, Stanley Jordan, Devendra Banhart, Annie Lennox, Natacha Atlas, Brian Eno, Massive Attack, Gorillaz Sound System, The Pixies, Tuba Skinny, Pete Seeger, feu Gil Scott-Heron, Jello Biafra…

Dernièrement, c’est le célèbre physicien Stephen Hawking qui a refusé de participer à une conférence en Israël.

Cette liste de personnalités soutenant la campagne BDS est très loin d’être exhaustive, nombreux étant ceux qui ont choisi d’être du côté de la justice et du droit (cf. liste sur ce site).

 

La réponse de la Campagne BDS France aux explications de Julien Clerc :

Cher Julien Clerc,

Vous dites que vous irez chanter en Israël car le HCR à qui vous avez demandé conseil a indiqué « qu’il n’y avait pas d’obstacle institutionnel à aller chanter à Tel-Aviv ».

S’il n’y a pas « d’obstacle institutionnel », vous, le chanteur engagé, ne pouvez ignorer ce que signifiera votre concert à Tel Aviv en termes de caution donnée à la politique israélienne et de déni de la réalité de l’occupation, de la colonisation et du système de discriminations mis en place par cet État.

Israël se sert – et le revendique – des artistes étrangers pour tenter de blanchir ses crimes de guerre contre la population palestinienne sous sa domination.

Cher Julien Clerc, vous ne souhaitez probablement pas ségréguer votre audience et vos fans, mais Israël le fait. Nous ne pouvons imaginer que vous puissiez accepter cette situation… « A quoi sert une chanson si elle est désarmée ?

Vous dites aussi : « Pourquoi demander à un chanteur français de prendre parti dans un conflit que les chefs d’État des plus grandes nations n’ont pas réussi à régler ? »

Cher Julien Clerc, n’est-ce pourtant pas l’insuffisance de ces mêmes chefs d’État que votre rôle d’ambassadeur de bonne volonté au HCR vient suppléer ?

Les chefs d’État ne font pas tout et c’est précisément parce que dans ce conflit en particulier, la communauté internationale ne joue pas son rôle que la campagne citoyenne BDS a été initiée. Elle repose sur l’idée que chaque citoyen du monde peut, et doit agir, pour la justice et la paix sans attendre son chef d’État. C’est cette idée et la désillusion face à leurs dirigeants qui conduit aujourd’hui en Israël même, les anti-colonialistes à appeler à boycotter leur propre Etat et à vous écrire pour vous demander de ne pas venir jouer en Israël :

« Tel Aviv est la nouvelle Sun City, et nous demandons à des artistes comme vous de ne pas jouer dans cette ville. Comme l’Afrique du Sud de l’apartheid, le gouvernement israélien essaie d’exploiter les représentations et concerts internationaux en Israël, comme le vôtre, pour faire passer le pays pour un ‘lieu cool, amical et démocratique’. Au vu de ce qui précède, nous voudrions vous demander de ne pas vous produire en Israël pour l’instant.

Nous avons tous un rôle à jouer et surtout vous, qui en tant qu’ambassadeur au HCR ne pouvez ainsi dire : « De ma fenêtre, je ne peux que prêcher la tolérance mutuelle et souhaiter qu’israéliens et Palestiniens arrivent un jour à vivre ensemble. »

Desmond Tutu, prix nobel de la Paix, fervent soutien de la Campagne citoyenne BDS déclarait : « Rester neutre face à l’injustice, c’est avoir choisi son camp. »

Resterez vous neutre face à l’injustice cher Julien Clerc ?
Nous espérons sincèrement que non, et nous vous réitérons notre demande de rencontre.
Article du Nouvel Obs :http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20130603.OBS1728/info-obs-julien-clerc-chantera-en-israel-malgre-les-pressions.html

Voir tout le dossier sur Julien Clerc




Des Israéliens contre l’apartheid écrivent aussi à Julien Clerc

Cher Julien Clerc,

Nous sommes des citoyens israéliens, mobilisés contre les politiques de racisme, d’occupation et d’apartheid de notre gouvernement. Nous connaissons et aimons votre musique, et nous admirons votre travail pour la promotion des principes des droits de l’homme, en particulier en tant qu’ambassadeur de bonne volonté pour le Haut Commissariat des Nations unies pour les Réfugiés (HCR). Nous voudrions vous demander de ne pas vous produire à Tel Aviv pour l’instant. S’il vous plaît, reportez votre concert à une période où notre gouvernement respectera la démocratie. Les Palestiniens savent très bien ce que cela signifie d’être des réfugiés sans maison et sans Etat.

Plusieurs quartiers de Tel Aviv, non loin du lieu où votre concert est programmé, ont été construits sur les ruines de villages palestiniens, dont les habitants ont été expulsés et forcés à fuir en 1948 pendant la Nakba. De nombreux réfugiés palestiniens, ou leurs descendants, vivent aujourd’hui dans des camps de réfugiés à Gaza, qui est étranglée par le contrôle militaire d’Israël, ou en Cisjordanie, qui est sous occupation israélienne directe et brutale. La Nakba est un processus qui continue : le gouvernement israélien déplace et expulse des Palestiniens de différents secteurs sous son contrôle, dans le but de maintenir une majorité juive sur autant de terre que possible.

Par exemple : * Notre gouvernement a entrepris actuellement l’expulsion des communautés palestiniennes des collines du Sud d’Hébron en déclarant leurs zones d’habitat « zone de tirs militaires » (http://www.btselem.org/publications/fulltext/918). Ces gens, comme les autres Palestiniens sous occupation, sont torturés, maltraités et opprimés par l’armée israélienne. * Ce mois-ci, notre gouvernement a voté en faveur d’un plan raciste à grande échelle visant à déraciner des dizaines de milliers de citoyens bédouins d’Israël dans la région du sud Néguev, dans le but de construire des agglomérations qui seront habitées principalement par des citoyens juifs d’Israël (http://www.avaaz.org/en/petition/Stop_Prawer/). La politique continue raciste et violente de notre gouvernement revêt de nombreux aspects. Nous tenons également à citer l’emprisonnement illégal et les abus d’Israël contre les enfants palestiniens (http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2013/04/palestinian-detained-children-education-israel.html).

En outre, vos fans palestiniens qui vivent à Gaza et en Cisjordanie sous occupation israélienne ne seront pas autorisés à traverser la soi-disant « ligne verte » pour venir écouter des concerts tels que le vôtre à Tel Aviv. En réponse aux violations israéliennes des droits de l’homme et du droit international, plus de 150 ONG de la société civile palestinienne ont appelé à une campagne mondiale de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

Dans le cadre de cette campagne, il est demandé aux artistes internationaux de ne pas se produire en Israël tant que notre gouvernement n’inversera pas sa politique. Cette campagne fait suite à une lutte similaire, il y a plusieurs décennies, contre l’apartheid en Afrique du Sud. Tel Aviv est la nouvelle Sun City, et nous demandons à des artistes comme vous de ne pas jouer dans cette ville. Comme l’Afrique du Sud de l’apartheid, le gouvernement israélien essaie d’exploiter les représentations et concerts internationaux en Israël, comme le vôtre, pour faire passer le pays pour un « lieu cool, amical et démocratique ». Au vu de ce qui précède, nous voudrions vous demander de ne pas vous produire en Israël pour l’instant.

S’il vous plaît, reportez votre concert à une période où notre gouvernement respectera la démocratie. Nous serons heureux de répondre à toute question ou commentaire que vous pourriez faire.

Cordialement,
Boycott! Supporting the Palestinian BDS Call from Within (aka Boycott from Within) Boycott ! En soutien à l’appel palestinien BDS de l’intérieur (c-à-d Boycott de l’intérieur) boycottisrael.info admin@boycottisrael.info

Traduction: MR pour la Campagne BDS France

—–
Dear Julien Clerc, We are Israeli citizens, We would like to ask you not to perform in Tel Aviv

Dear Julien Clerc,

We are Israeli citizens, active against our government’s policies of
racism, occupation and apartheid.

We know and love your music, and we admire your efforts for the promotion
of human rights principles, especially as a goodwill ambassador for the
United Nations High Commissioner for Refugees (UNHCR). W
e would like to ask you not to perform in Tel Aviv for now. Please postpone
your concert to a time when our democracy is respected by our government.
he Palestinian people know very well what it means to be homeless and
stateless refugees. Several neighborhoods in Tel Aviv, not far from where
your concert is scheduled to take place,  were founded on the ruins of
Palestinian villages, whose inhabitants had been expelled or forced to flee
in 1948 during the Nakba. Many Palestinian refugees, or their descendants,
reside nowadays in refugee camps in Gaza, which is under Israel’s
strangulating military control, or in the West Bank, which is under
Israel’s direct brutal occupation.

The Nakba is an ongoing process: The Israeli government displaces and
expels Palestinian from numerous areas under its control. in order to
maintain a Jewish majority over as much land as possible.

For example:

* Our government is now pursuing the expulsion of Palestinian communities
in the South Hebron Hills through the declaration of their habitat as a
military firing zone (http://www.btselem.org/publications/fulltext/918). In
the meantime, these people, like other Palestinians under occupation, are
being tortured, abused and oppressed by the Israeli army.

* Just this month, our government has voted in favour of a large scale
racist plan to uproot tens of thousands of Bedouin citizens of Israel in
the southern Negeb area, in order to build communities which will be
inhabited mostly by Jewish citizens of Israel (
http://www.avaaz.org/en/petition/Stop_Prawer/)
There are many aspects to our government’s ongoing racist, violent
policies. We would also like to note Israel’s illegal imprisonment and
abuse of of Palestinian children
(
http://www.al-monitor.com/pulse/originals/2013/04/palestinian-detained-c…
)

Furthermore, Palestinian fans of your music who live in Gaza or in the West
Bank under Israel’s occupation are not even allowed to cross the so-called
« green line »and come to Tel Aviv for concerts such as yours.

In response to Israel’s violations of human rights and international law,
more than 150 Palestinian civil society NGOs have called for a global
campaign of boycott, divestment and sanctions (BDS). As part of the
campaign, international artists are asked not to perform in Israel until
our government reverses its policies.

This campaign follows a similar struggle several decades ago against
apartheid South Africa. Tel Aviv is the new Sun City, and we are asking
artists like you not to play in this city. Just like apartheid south
Africa, the Israeli government tries to exploit international performances
in Israel, such as yours, to market it as a « cool, friendly and democratic
place ».

In view of the above, we would like to ask you not to perform in Tel Aviv
for now, Please postpone your concert to a time when democracy is respected
by our government.

We will gladly address any questions or comments you may have.

Sincerely,

Boycott! Supporting the Palestinian BDS Call from Within (aka Boycott from
Within)

*

boycottisrael.info
admin@boycottisrael.info

http://boycottisrael.info/content/dear-julien-clerc-we-are-israeli-citizens-we-would-ask-you-not-perform-tel-aviv




Lettre ouverte à Julien Clerc de la campagne BDS France

Pour relayer la campagne qui vise à faire annuler le concert de Julien Clerc à Tel Aviv en juillet, partagez, et diffusez largement la vidéo ci-dessus dans vos réseaux ! Et n’oubliez pas de l’interpeller à votre tour, par exemple sur la page facebook de cette campagne ou sur la sienne où vous pouvez laisser vos messages !

Lettre ouverte de la Campagne BDS France à Julien Clerc

Julien Clerc
VMA Voyez mon Agent
20 Avenue Rapp
75007 Paris
Paris, le 24 février 2013

Julien Clerc,

Un concert de vous est annoncé le 7 juillet prochain à l’Opéra National de Tel Aviv.

C’est vous, l’ambassadeur de bonne volonté du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, que nous voudrions interpeller aujourd’hui. Vous ne pouvez ignorer les 4 millions de réfugiés palestiniens encore aujourd’hui (d’après l’UNRWA: agence des Nations Unies chargée des réfugiés palestiniens) alors que l’Assemblée générale des Nations unies a voté le droit au retour des réfugiés palestiniens dans sa résolution 194 du 11 décembre 1948… c’était il y a 64 ans.

Le rôle que vous assumez comme ambassadeur n’est-il pas aussi celui de porte parole pour les droits de ces millions de personnes déracinées par la force ?
Vous qui chantiez « Partir Partir, même loin de quelqu’un ou de quelqu’une même pas pour aller chercher fortune oh partir sans rien dire vivre en s’en allant», vous ne pouvez ignorer que vivre en s’en allant c’est le quotidien d’une trop grande part de la population palestinienne quand elle peut encore vivre, entre les incursions militaires régulières meurtrières sur Gaza assiégée, les nombreux check points qui rendent la circulation impossible en Cisjordanie, les privations quotidiennes d’eau, d’électricité, de nourriture, et l’arbitraire de la justice israélienne qui détient dans ses prisons plus de 4600 prisonniers politiques palestiniens dont 210 enfants.

Nous vous proposons aussi de lire le rapport remis le 31 janvier 2013 par une mission internationale de l’ONU chargée d’étudier l’impact des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens occupés: « L’ampleur des violations commises par Israël s’agissant de la dépossession de terres, des évictions, des démolitions de logement et des expulsions de Palestiniens confirment le caractère généralisé de ces violations. La violence et l’intimidation à l’encontre des Palestiniens est motivée par le désir de chasser les populations locales de leurs terres, permettant ainsi l’expansion des colonies de peuplement ». (1)

Cher Julien Clerc, irez vous chanter en Israël sachant que le peuple palestinien ne pourra venir vous applaudir car il est relégué derrière un mur de séparation que la Cour Internationale de Justice a condamné par ces mots: « L’édification du mur qu’Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris à l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé, sont contraires au droit international ».Pouvez-vous cautionner par votre présence et votre chant la politique d’oppression quotidienne exercée en toute impunité sur la population palestinienne?

Pouvez -vous, vous l’ambassadeur de bonne volonté faire comme si vous ne saviez pas?

Nous vous le demandons, dites non ! N’acceptez pas de « blanchir » par votre présence et votre chant ce que certains appellent la démocratie israélienne.
Démocratie qui ne concerne aujourd’hui qu’une partie de la population de ce pays, alors que l’autre palestinienne doit se contenter dans le meilleur des cas d’ une
citoyenneté de seconde zone et subit un régime de discriminations légales.

La campagne BDS (Boycott-Désinvestissements-Sanctions), nous tenons à vous le préciser, n’est pas une campagne contre les Israéliens, elle ne vise pas des
personnes, mais un régime politique et ses institutions. C’est une campagne internationale pacifiste qui vise, à la demande de la société civile palestinienne
soutenue par la frange la plus progressiste des citoyens israéliens , à briser l’impunité accordée à Israël quoiqu’il fasse, en boycottant le régime israélien et ses
institutions tant qu’il ne respectera pas le droit international.

La campagne BDS s’inspire de la campagne contre l’Apartheid en Afrique du Sud et à présent on compte de nombreuses personnalités artistiques qui ont choisi en leur âme et conscience de ne pas participer à cette politique d’Apartheid en la cautionnant par leur présence. Elles ont choisi de ne pas se produire en Israël tant que son gouvernement ne respectera pas le droit international. Parmi elles: Cassandra Wilson, Natacha Atlas, Cat Power, Jello Biafra, Lhasa, Gilles Vigneault, Roger Waters, Elvis Costello, Carlos Santana, Annie Lennox, Vanessa Paradis, Gil Scott-Heron, Les Pixies ou Massive Attack, et aussi Peter Brook, Susan Sarrandon et de nombreux acteurs et comédiens du monde entier.

Julien Clerc, vous le chanteur engagé pour de nombreuses causes humanitaires ;des Enfoirés à Chanteurs sans frontières, de l’action mondiale contre la pauvreté au soutien aux réfugiés, ne fermez pas les yeux, n’ignorez pas les innombrables violations des droits humains exercées par un régime aujourd’hui d’extrême droite et qui ne cherche qu’à se renforcer du fait de la présence d’artistes tels que vous.

Nous vous proposons d’annuler ce concert pour servir la cause de la justice, et du respect du droit, en conformité avec vos engagements de toujours. Nous serions très honorés de pouvoir vous rencontrer pour discuter avec vous de tout ceci si vous le souhaitez, et nous restons à votre entière disposition pour vous fournir toute information utile. .

Linda, pour la campagne BDS France

« Rester neutre face à l’injustice, c’est avoir choisi son camp. »
Desmond TuTu

La Campagne BDS France

(1) http://www.un.org/french/newscentre/pdf/2013/31012013Fr.pdf
(1)http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=29734&Cr=Isra%EBl&Cr1=colonies#.USXcLvKLVfQ