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A l’Université de Cambridge, référendum pour le boycott d’une entreprise

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A l’Université de Cambridge le vote sur une entreprise ayant des liens avec les colonies israéliennes a débuté

Les étudiants de Cambridge ont commence à voter vendredi dans un referendum appelant l’université à couper ses liens avec une entreprise impliquée dans les abus des droits de l’homme par Israël.

Le référendum, se déroulant du 21 au 24 octobre, appelle le CUSU (Syndicat des étudiants de l’Université de Cambridge) à faire campagne afin que l’Université coupe ses liens avec Véolia, entreprise ayant un rôle actif dans des projets d’infrastructure auprès de colonies de peuplement israéliennes et ayant un contrat de traitement des déchets avec l’Université.

Cette semaine, la campagne a reçu des lettres de soutien en provenance de la Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’université ainsi que d’un groupe de plus de 25 universitaires à Cambridge.[1]

La lettre des universitaires Palestiniens déclare qu’ « en tant qu’universitaires Palestiniens, nous savons bien que les universités ne sont jamais indépendantes de leurs circonstances politiques. Les universités palestiniennes sont régulièrement la cible de l’armée israélienne. Les universités israéliennes contribuent directement à l’occupation à travers la recherche et le développement militaire. En maintenant un contrat avec Véolia, (l’Université de) Cambridge se retrouve aussi impliquée dans les crimes d’Israël. Cesser le contrat ne représenterait en aucun cas une intervention politique inappropriée, mais en serait plutôt une rectification. Cambridge a l’opportunité d’être à la hauteur de sa réputation d’institution académique d’excellence au niveau mondial en refusant les liens avec Véolia, menant ainsi l’opposition aux organismes israéliens qui foulent du pied les droits humains des Palestiniens. »

La lettre des universitaires de Cambridge déclare qu’“en choisissant d’employer Véolia pour le traitement de ses déchets, l’Université prend un risque significatif pour sa réputation. Employer Véolia pour le traitement des déchets remet en cause les prétentions éthiques de l’Université.”

Les activités de Véolia en Cisjordanie comprennent des services de bus et de transit léger ainsi que la décharge de Tovlan, servant tous les colonies israéliennes illégales. Ces dernières années, la communauté internationale a accusé Véolia d’être une entreprise profitant de l’occupation israélienne. Véolia a perdu des contrats valant plus de €10 milliards depuis 2005[2], y compris, il y a de cela quelques mois, un contrat de £300 million (€344,790,000) avec la ville d’Ealing (banlieue de Londres)[3]. Les actions à l’encontre de Véolia font partie de la campagne internationale suivant l’appel palestinien au boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) à l’encontre d’entreprises et d’institutions israéliennes[4].

La Campagne de Cambridge a mis en ligne des informations détaillées, y compris une réponse point par point aux « fausses vérités, insinuations faites de mauvaise foi et dissimulations » de la campagne pour le « non »[5].

 

  1. Full text of the letters is available at http://cambridgebinveolia.wordpress.com/letters-of-support/.
  2. http://electronicintifada.net/content/french-giant-veolia-cut-down-size-abusing-palestinian-rights/10316#.To7D_5viEVU
  3. See http://www.bigcampaign.org/veolia/.
  4. http://www.bdsmovement.net/call
  5. http://cambridgebinveolia.wordpress.com/2011/10/19/rebutting-the-arguments-by-the-no-campaign/
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