Perpignan : Tollé après la convocation en justice de trois militants pour « provocation »

De vives réactions
Une décision qui suscite d’ores et déjà de nombreuses et vives réactions tant de mécontentement que de soutien. Telle celle de Jacqueline Amiel-Donat, conseillère municipale (PS) à Perpignan. « Demander de ne pas acheter les pamplemousses, les ananas, les jus d’oranges et divers produits « Made in Israël », serait un acte antisémite ? » Serait-ce un acte de terrorisme contre les fruits et légumes d’Israël ? », s’indigne-t-elle. « Ces poursuites judiciaires sont totalement inacceptables » dénonce encore la fédération départementale du Parti communiste. « Ce n’est pas la forme de leur action – très pacifique – qui leur est reprochée, mais leur motivation supposée. On croit rêver, au moment même où ce gouvernement engage une chasse aux Roms indigne de notre République et de ses valeurs fondatrices. On reproche à des citoyens de manifester leur solidarité avec un peuple palestinien colonisé, spolié économiquement jusque dans les territoires qui lui sont en principe attribués, avec la participation active de grandes entreprises françaises ! Il s’agit d’un acte politique qui va dans le sens de la justice et de l’équité. Il s’agit là d’un nouvel épisode de la criminalisation de l’action militante syndicale ou citoyenne ».

« Antisémitisme ? »

« Nous ne nous tairons pas ! » renchérit le NPA (nouveau parti anti capitaliste).  » Cette action pacifique menée dans le cadre de la campagne BDS (Boycott-Désinvestissement-Sanctions) vise à faire appliquer le droit international, à faire cesser la colonisation des territoires palestiniens, à lever le blocus de Gaza et à défendre les droits d’un peuple qui vit sous l’occupation. Une réponse unitaire la plus large s’impose, afin de riposter à ce chantage permanent qui cherche à étrangler financièrement le mouvement de solidarité à la lutte du Peuple Palestinien. » Enfin, l’association Coup de soleil 66 se dit indignée. « La plainte porte sur une accusation calomnieuse d’antisémitisme. Nous pensons au contraire que c’est l’injustice faite aux Palestiniens et l’impunité de l’état d’Israël condamné par l’ONU et la communauté européenne pour non respect du droit international qui favorisent le racisme et l’antisémitisme. Et d’ « exiger la relaxe pour les trois militants défenseurs du Droit. »
http://www.lindependant.com/articles/2010-09-23/tolle-apres-la-convocation-en-justice-de-trois-militants-pro-palestine-pour-provocation-252632.php

Signez la pétition

en envoyant vos nom, prénom et adresse
– à l’email suivant : collectif66palestine@gmail.com
– à l’adresse postale suivante : Bernard CHOLET – 10, rue Lafayette – 66000 Perpignan
Téléchargez l’appel à soutien des 3 inculpés : lettre –  pétition




« Pourquoi le boycott ? » par Michel Warschawski

Au cœur du contentieux palestino-israélien, se trouve l’impunité de l’État hébreu, qui depuis des décennies viole le droit international, ignore des centaines de résolutions des Nations unies, agresse militairement ses voisins, refuse d’appliquer les accords qu’il a lui même signés et continue pourtant à être traité comme si de rien n’était, voire à être considéré comme « la seule démocratie au Moyen-Orient ». Un des effets pervers de cette impunité est le développement, limité mais réel, de propos antisémites sur « les Juifs qui tiennent le monde et se trouvent au-dessus des lois ». Certes, Israël n’est pas le seul État du monde à violer le droit international et les résolutions de l’ONU, mais le fait qu’il s’agisse d’un État dont la création est le fruit d’une décision de ces mêmes Nations unies, au détriment des droits de la population indigène, semble renforcer encore le sentiment d’exceptionnalité qui n’est jamais bon.

Mettre fin à l’impunité d’Israël est tout d’abord une question d’hygiène dans les relations internationales : nous œuvrons à un monde qui ne soit pas géré par la force mais par le droit, et avons considéré le traité de Rome et la constitution d’une Cour pénale internationale comme des pas en avant dans la longue marche vers la régularisation des relations internationales, et la pénalisation des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité.

La dite communauté internationale n’a pas hésité à prendre des sanctions contre d’autres États, de l’Afrique du Sud à la Yougoslavie, et à faire parfois usage de la force militaire. Face à l’oppression coloniale en Palestine, elle reste pourtant complaisante envers l’État d’Israël, se contentant, de temps à autre, d’exprimer son espoir que les choses évoluent, un jour, dans le bon sens.

C’est cette complaisance des États et des institutions internationales qui a poussé la société civile palestinienne à lancer, en 2005, un appel à une campagne internationale pour le boycott, le désinvestissement et des sanctions (BDS) contre Israël. Si cette campagne a eu de la peine à démarrer, l’agression contre le Liban en 2006 et le massacre de Gaza en 2009 ont mis en évidence qu’il était impératif de mettre fin à l’impunité de l’État hébreu. Aujourd’hui, la campagne BDS est une réalité que même les dirigeants israéliens ne peuvent plus ignorer, eux qui viennent de soumettre à la Knesset un projet de loi visant à criminaliser ceux qui participent au BDS, en Israël ou à l’étranger.

Quelques pays, le Venezuela en particulier, ont rappelé leurs ambassadeurs, des syndicats scandinaves ont décidé de désinvestir leurs fonds de pension, et des groupes de citoyens dans des dizaines de pays organisent des campagnes de boycott des produits israéliens. Cette campagne s’inspire de l’expérience de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, mais ses effets se font sentir bien plus rapidement, et ce malgré la complicité de nombreux États dont certains, comme la France, ont décidé de traduire en justice les militants qui s’y impliquent. La ministre française de l’Intérieur n’a d’ailleurs pas hésité à user sciemment du mensonge, en amalgamant boycott des produits israéliens et boycott des magasins juifs (casher). La campagne BDS n’est évidemment pas antisémite et se démarque clairement des quelques dérapages qu’il y a eus dans ce sens.

La force de la campagne BDS réside dans sa flexibilité, car elle laisse chacun exprimer sa volonté de sanctionner l’État voyou qu’est Israël à sa manière : boycott des produits israéliens ou boycott des produits des colonies, boycott culturel ou non, campagne contre le rehaussement du statut de l’État d’Israël dans l’Union européenne – les tâches ne manquent pas et il serait futile et contre-productif d’uniformiser les cibles de cette campagne. C’est leur effet cumulatif qui lui donne son efficacité, et l’efficacité doit être notre objectif à tous. Quant à nous, militants anticolonialistes israéliens, nous soutenons pleinement cette campagne à travers le « Boycott de l’intérieur », dont le message peut se résumer ainsi : en boycottant Israël, vous apportez une aide précieuse à notre combat pour sensibiliser notre opinion publique et lui faire comprendre que, plus la guerre coloniale se poursuivra, plus Israël sera traité par l’opinion internationale comme un État voyou, mis de plus en plus au ban de la communauté des Nations.

Politis, jeudi 23 septembre 2010, http://www.politis.fr/

par Michel Warschawski , anti colonialiste israélien et fondateur de l’Alternative Information Center à Jérusalem



Michel Platini, le président de l’UEFA, menace Israel de sanctions !

lundi, 27 septembre 2010

Netanyahou doit plus craindre Platini qu’Obama

Le président de l’Union européenne des associations de football (UEFA), Michel Platini, vient d’affirmer que les mesures israéliennes vis-à-vis du sport palestinien constituaient une violation des réglementations et lois internationales en vigueur, susceptible de le pousser à reconsidérer la qualité de membre de l’UEFA pour Israël.

Michel Platini vient de rencontrer Jibril Rajoub, président de la Fédération palestinienne de football. Celui-ci a mis en avant les pratiques israéliennes qui ont pour effet d’isoler le sport palestinien évoquant les restrictions imposées pour les allers et venues des sportifs palestiniens et les difficultés à pouvoir importer des équipements sportifs. Israël a interdit par ailleurs l’entrée de matériels destinés à favoriser le développement du sport en Palestine, octroyés en juillet 2009 par Platini, et qui sont toujours bloqués au niveau des ports israéliens. Jibril Rajoub a fourni un rapport détaillé au président de l’UEFA sur les difficultés des sportifs palestiniens, et notamment des footballeurs, à pouvoir se réunir, s’entraîner et se déplacer. Michel Platini a alors déclaré qu’Israël avait été accepté en Europe et qu’ils doivent respecter les messages des lois et réglementations sportives internationales, faute de quoi leur présence en Europe n’aura pas lieu d’être : « Je vais peser de tout mon poids pour mettre un terme à la souffrance du joueur palestinien notamment au football et je présenterai cet état de fait au bureau exécutif lors de la prochaine réunion prévue en automne 2010 d’autant plus qu’Israël est membre du bureau exécutif. » C’est un message particulièrement ferme et tout à fait inhabituel qu’Israël reçoit de la part d’un organisme international.

Israël avait quitté la confédération asiatique du fait du boycott des pays arabes et avait été accepté dans les instances européennes de football. C’est pour cela que les équipes de clubs israéliens disputent la Champion’s League et la Ligue Europa, tandis que l’équipe nationale dispute sa qualification pour la Coupe du monde au sein de la zone Europe et participe aux qualifications pour le championnat d’Europe des Nations. En 2002, l’UEFA avait empêché provisoirement des matchs internationaux de se dérouler en Israël mais pour des considérations liées à la sécurité et du fait de la menace d’attentats. Ce n’était en rien une condamnation politique d’Israël.

Si Platini maintient sa menace, le coût serait particulièrement lourd pour Israël. La menace de suspension de la participation des équipes nationales ou de clubs israéliens à des compétitions européennes serait un coup très dur porté à Israël. On se rappelle ainsi qu’en 1992, l’équipe de Yougoslavie avait été écartée du fait du début des guerres balkaniques. Contrairement à l’ONU avec l’Assemblée générale qui multiplie les résolutions sans aucune valeur juridique contraignante et où le Conseil de sécurité est bloqué par le veto des Etats-Unis, l’UEFA peut prendre de vraies décisions. La visibilité du sport, son impact quotidien profondément ancré dans les sociétés, donneraient au débat sur la participation d’Israël à l’UEFA, une importance politique et symbolique énorme.

On peut penser qu’Israël ne se méprendra pas sur le message envoyé par Platini en sachant que, pour de simples raisons d’attachement au sport, il ne cédera pas et que les moyens traditionnels de pression qui fonctionnent très bien pour les Etats européens n’auront pas d’effets sur l’instance suprême européenne sportive. Il est donc très probable qu’Israël revoit assez rapidement sa politique de restriction des déplacements des sportifs palestiniens et de la fourniture d’équipements sportifs à la Palestine. Les dirigeants israéliens sont suffisamment perspicaces pour savoir quelles pressions sont réelles ou purement verbales. Et Platini et l’UEFA auront probablement plus d’impact et d’influence sur leur décision que les différentes protestations verbales sans consistance des dirigeants politiques occidentaux.

http://pascalbonifaceaffairesstrategiques.blogs.nouvelobs.com/archive/2010/09/27/netanyahou-doit-plus-craindre-platini-qu-obama.html




Les syndicats britanniques votent à l’unanimité pour BDS

Dimanche, 26 septembre 2010 – 15h19

Les syndicats britanniques se sont jetés de tout leur poids dans une campagne de désinvestissement et de boycott des entreprises qui profitent de l’occupation illégale du territoire palestinien par Israël.

Les syndicats ont voté à l’unanimité le 14 septembre 2010 à la conférence annuelle du TUC (Trades Union Congress) une motion présentée par l’Association des équipes de salariés des Transports » (TSSA), appuyé par le GMB, et soutenu par UNSION, le PCS (Public and Commercial Services Union) et le FBU (Fire Brigades Union).

La motion demande que le Conseil général travaille en étroite collaboration avec la campagne Solidarité Palestine pour encourager activement les affiliés, les employeurs et les fonds de pension à désinvestir et à boycotter les produits des entreprises qui tirent profit des colonies de peuplement illégales, de l’occupation et de la construction du Mur de l’Apartheid.

Il a condamné le blocus par Israël du territoire palestinien, en particulier la bande de Gaza, et l’agression mortelle de l’armée israélienne contre les navires transportant des fournitures humanitaires d’aide à Gaza en mai. Il a également appelé à la fin immédiate du siège de Gaza ainsi qu’à une enquête indépendante sur l’attaque contre le navire d’aide turc, le Mavi Marmara, qui a tué neuf militants.

Une déclaration distincte du Conseil général demande que le TUC, qui représente 6,5 millions de travailleurs à travers le Royaume-Uni, ait un programme concret d’action en place dès le mois prochain.

Hugh Lanning, président de la PSC, a déclaré : « Cette motion s’appuie sur ce qui s’est passé lors de la conférence de l’an dernier afin de faire campagne pour un boycott des produits provenant des colonies illégales de Cisjordanie. C’est un énorme pas en avant dans le mouvement vers la justice pour le peuple palestinien et cala reflète de plus en plus la colère du public face à l’agression d’Israël envers les Palestiniens et ceux qui, comme les humanitaires sur la flottille d’aide à Gaza, tentent de les aider. »

M. Lanning a ajouté : « Les syndicats ont été essentiel pour aider à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud et apporter la liberté aux gens de ce pays. Le vote d’aujourd’hui montre que les syndicats britanniques sont prêts à se lever de nouveau pour soutenir un peuple opprimé – cette fois les Palestiniens – et les aider à gagner leur liberté. C’est un moment historique pour le mouvement syndical au Royaume-Uni et il peut en être fier. »

Contact pour les médias : Sarah Colborne
Télépohne : 07971 424 296
Internet : sarah.colborne@palestinecampaign.org

Source : http://www.eutopic.lautre.net/coordination/spip.php?article5938




« Le boycott : notre action citoyenne et non violente pour le droit ! »

Vidéo Action BDS Perpignan : Mai  2010 
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Vidéo  Action BDS Drancy : Mars 2009
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Vidéo Action BDS Evry :  Juillet 2009
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Vidéo  Action BDS Alencon : Avril 2009
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Le BNC condamne la répression des militants BDS français

Communiqué du BNC du 9 septembre 2010

Palestine occupée, le 9 Septembre 2010
Le Palestinian Boycott, Desinvestment and Sanctions National Committee (BNC), au nom de ses organisations et syndicats membres représentant la majorité de la société civile palestinienne, condamne fermement la décision prise par les autorités françaises de poursuivre les personnes de conscience appelant à un boycott des produits israéliens. Ces formes de répression d’État équivalent à soutenir activement les violations israéliennes du droit international et ont de graves conséquences sur les libertés politiques en France et en Europe.

Le 13 septembre, cinq membres du groupe « Boycott 68″ comparaîtront devant le tribunal sous l’inculpation d’ »incitation à la discrimination, à la haine ou à la violence » après avoir distribué des tracts demandant à des consommateurs de boycotter les produits d’Israël[1]. L’année dernière, Sakina Arnaud avait reçu une amende de 1000€ pour avoir collé un autocollant « Boycott Israël » sur un carton de jus de fruits. Mme Arnaud comparaîtra devant la cour à nouveau le 24 septembre pour faire appel de la décision. La campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël, lancée par la société civile palestinienne en 2005[2], est un moyen non-violent, juste et efficace de faire pression sur Israël pour qu’il se conforme au droit international et mette fin à sa discrimination institutionnalisée et à la violence envers les Palestiniens. Les gens de conscience partout dans le monde, dont de nombreux Israéliens et juifs progressistes, s’engagent dans des campagnes BDS comme une forme de solidarité avec un peuple opprimé, souffrant de l’occupation israélienne et de l’apartheid. BDS est basé sur le respect sans équivoque du droit international et droits humains universels ; en tant que tel, il est catégoriquement opposé à toute forme de racisme et de discrimination raciale, y compris l’islamophobie et l’antisémitisme. Le BNC est donc profondément troublé par les campagnes de dénigrement menées par l’État contre les militants du BDS.
La plupart des cas judiciaires s’attaquant à des militants de la solidarité sont dus à la pression du Bureau National de Vigilance Contre l’Antisémitisme (BNCVA) avec l’aide d’autres groupes de pression pro-israéliens et font partie d’une campagne plus large d’attaques contre le militantisme de solidarité avec la Palestine. « Au total, nous avons déposé plus de 80 plaintes semblables, partout en France, s’est récemment vanté le Président du BNCVA[3]. Le BNC a déjà critiqué le Premier ministre français d’avoir fait des insinuations infondées et incendiaires sur le mouvement de boycott contre Israël[4]. Selon des militants , la police demande régulièrement les noms et adresses des personnes présentes lors des manifestations BDS. Le BNC est étonné que, dans un pays qui a toujours tant contribué à l’élaboration des principes de la citoyenneté et des droits de l’Homme, les autorités succombent aussi facilement aux exigences du lobby israélien et limitent les libertés politiques de manière aussi flagrante.
Les députés français Jacky Henin et Nicole Kill-Nielsen se sont récemment exprimés contre la répression des militants palestiniens. « Dans ce cas, la justice est utilisée à des fins politiques », a déclaré Henin[5]. Le BNC espère que ces commentaires vont enrichir le débat en France sur la répression de ceux qui se montrent solidaires des Palestiniens.
Les mesures prises par les institutions de l’État français pour protéger Israël contre toute critique et opposition légitimes montrent la force du mouvement BDS, d’une part, mais réduisent aussi d’autre part les possibilités d’une paix juste et durable, présentent une menace sérieuse contre la liberté d’expression, et renforcent l’impunité d’Israël en violant des droits de l’Homme. L’incapacité du gouvernement français à mettre fin à sa complicité envers le maintien et la protection des violations par Israël du droit international et des droits des Palestiniens, et encore moins à tenir Israël pour responsable de ces violations, remet en cause le respect par la France de ses propres obligations en vertu de la Quatrième Convention de Genève et du Comité consultatif de la Cour internationale de Justice contre le Mur d’Israël et les colonies de peuplement. La répression des militants qui tentent de remédier à cet échec est répréhensible.
Le BNC salue chaleureusement tous les militants français BDS devant comparaître en justice et est enthousiasmé par leur intention déclarée d’intensifier leurs campagnes en réaction à cette répression. Nous appelons le gouvernement français à :

  • Abandonner toutes les charges contre les militants engagés dans les campagne de solidarité non-violente et moralement louables visant à remettre en cause de graves violations par Israël du droit international et la complicité officielle française ;
  • Prendre des mesures pour veiller à ce que la riche histoire française de la liberté politique soit préservée et que la liberté d’association et d’expression ne soient pas tronquées à nouveau d’une si honteuse manière ;
  • Mettre fin à la complicité de la France dans le maintien de l’occupation israélienne et de l’apartheid et tenir Israël pour responsable de ses violations persistantes du droit international.

Le BNC invite également les gens de conscience et groupes de solidarité internationale à :

  • Envoyer des messages de soutien aux militants devant comparaître devant le tribunal par courriel à campagnebdsfrance@yahoo.fr
  • Ecrire à l’ambassade française dans votre pays pour exiger que ces charges soient abandonnées et en condamnant la répression par la France des libertés fondamentales et des droits civils.

Le Secrétariat du BNC

www.bdsmovement.net


[1] http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=59&Itemid=43#mproces

[2] http://bdsmovement.net/?q=node/52

[3] http://www.lepays.fr/fr/article/3746719/Soutien-d-eurodeputes-a-des-militants-francais-poursuivis-pour-avoir-appele-au-boycott-d-Israel.html

[4] http://bdsmovement.net/?q=node/645

[5] http://www.lepays.fr/fr/article/3746719/Soutien-d-eurodeputes-a-des-militants-francais-poursuivis-pour-avoir-appele-au-boycott-d-Israel.html




Brice, ce n’est pas le boycott qui est un crime, mais la colonisation…

Si j’en crois le Centre Wiesenthal, repris sur le site Hamodia, notre excellent Brice de ministre a dénoncé, ce mois d’août,  la campagne BDS comme un crime : « Vous avez attiré mon attention sur l’importance de sanctionner les agissements du Collectif BDS en raison des agissements de certains de ses membres dans les magasins d’alimentation. Tout comme vous, je considère que ces actions et les appels au boycott des produits israéliens constituent un crime d’incitation à la discrimination raciale ». Diable, un crime !… et un crime racial…

Trop occupé à expulser son taf de Roms pour sauver sa place lors du prochain remaniement, notre Brice national s’est emmêlé les pinceaux dans le Code pénal. Ce sont des choses qui arrivent, et je me propose de lui éclaircir les idées. Je le fais d’autant plus volontiers que, m’intéressant aux affaires qui passent devant la XVII° chambre du tribunal correctionnel de Paris, compétente pour les blagues auvergnates, j’avais noté un peu de confusion sur les fondamentaux de la discrimination.

Quand le ministère de la Justice fait poursuivre des militants, c’est pour « incitation à la discrimination économique ». C’est donc un délit, ce qui est déjà beaucoup, mais pas un crime, et c’est aussi toute la différence entre le tribunal correctionnel et la cour d’assises. Première heure de cours de la première année d’un étudiant en droit ! Et la discrimination reprochée est économique, pas raciale. Israël, une race…Il a besoin de repos notre Brice.

Poursuivons.

Brice pense qu’il y a incitation à la discrimination économique, et moi pas. Ca fait juste un débat, que les juges trancheront. Rendez-vous dans quelques années devant la Cour de cassation et la CEDH. A mon avis, il n’y a pas d’infraction, car la loi pénale ne peut protéger des produits qui sont le fruit d’une infraction – le crime de colonisation – et car les militants, qui ne sont pas des acteurs économiques, ne font qu’user de la liberté d’expression au service d’une cause noble.

Mais il y a un petit plus, et là, franchement, Brice peut nous donner un bon coup de main.

Depuis la loi du 9 août 2010, qui transpose le traité de la Cour Pénale Internationale, la colonisation est crime de guerre défini par l’article 461-26 du Code pénal : « Le fait de participer soit au transfert, direct ou indirect, par une puissance occupante, d’une partie de sa population civile dans le territoire qu’elle occupe, soit à la déportation ou au transfert à l’intérieur ou hors du territoire occupé de la totalité ou d’une partie de la population civile de ce territoire, est puni de la réclusion criminelle à perpétuité ». Un crime. Là, cette fois-ci, s’en est un.

Des articles bien adaptés permettent de poursuivre les entreprises qui participent à ce crime, comme auteur principal ou comme complice. Bien vu, et ça tombe pilepoil avec l’arrêt Brita rendu par la Cour de Justice de l’Union Européenne le 25 février 2010 expliquant que la seule frontière opposable est celle de 1949, et qu’Israël n’a aucun droit pour exporter des produits issus des territoires occupés de Palestine.

Alors, je ne saurais que trop conseiller à notre ami Brice de faire appliquer cet article 461-26 avec la fermeté qui s’impose. L’enquête ne parait pas trop compliquée, et question résultats à atteindre, Brice va exploser ses chiffres, en faisant établir autant de PV d’infraction qu’il y a de produits illicites importés.

Et avec ces excellents résultats, liés à la mise en œuvre de la campagne BDS, Brice va sauver sa place au gouvernement. Elle pas belle, la vie ?

Victorine




Lettre d’info « spéciale procès »

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Lettre spéciale « Procès »                                        10 octobre 2010 – n°1

puce Ce mois d’octobre est marqué par une succession d’inculpations à l’encontre de militant-e-s de BDS, poursuivi-e-s pour « discrimination » et « incitation à la haine raciale ». L’objectif des initiateurs de ces plaintes est clair : faire taire la mobilisation en faveur de la campagne en nous délégitimant et en nous asphyxiant financièrement par une série de procès.
La réaction face à cette attaque sera déterminée et massive : nous serons mobilisés lors de ces procès et soutiendrons tous ensemble les camarades poursuivis, y compris financièrement !
Le climat de répression à l’encontre des mouvements sociaux et des migrants touche également les mouvements de solidarité internationale. De nombreuses personnalités publiques, quelle que soit d’ailleurs leur position vis-à-vis de la campagne BDS, l’ont bien compris, et s’engagent publiquement ! Vous aussi, apportez votre soutien à cet appel par une signature ou – innovons – une vidéopétition.
Ces attaques à l’encontre de notre campagne signifient aussi combien Israël et ses alliés prennent au sérieux cette forme de mobilisation contre leur politique. Raison de plus pour poursuivre, lors de la journée nationale d’action de la Campagne le 23 octobre notamment !

L’équipe d’animation de la campagne BDS France

puce Les succès de la Campagne……………………………

Appel à la liberté d’expression :
déjà plus de 110 personnalités signataires

Un large appel au soutien des militants poursuivis a été lancé et relayé par des centaines d’organisations ces derniers jours, signé par des personnalités de tous les partis politiques hors extrême-droite, des élus, des universitaires, des juristes, députés, et d’autres hautes figures comme Stéphane Hessel. Chacun peut également signer.

…voir l’appel et signer

puceÇa bouge !………………………………………………………..

Rendez-vous jeudi 14 octobre à Pontoise
Parmi les citoyens appelés à comparaître dans le cadre de BDS, sont convoqués jeudi la sénatrice Alima Boumediene-Thiery et un dirigeant du NPA Omar Slaouti, au tribunal de Pontoise. Rendez-vous nombreux à partir de 12h devant le tribunal.
…en savoir plus

3 entreprises israéliennes au Salon SIAL à Paris
Le salon mondial de l’agroalimentaire SIAL aura lieu à Paris du 17 au 21 octobre. Au moins 3 des entreprises israéliennes présentes au salon sont directement implantées dans les territoires occupés : BETH EL FOODS – SHIRAZ COHEN-OR LTD – WISSOTZKY TEA LTD. Une lettre a été envoyée par la Campagne. Vous aussi protestez !
…lire la suite ici

puce Boîte à outils…………………………………………………..

Matériel pour soutenir les militants poursuivis

 L’équipe juridique de la Campagne vous propose des documents d’argumentaire  ainsi que des lettres-types pour protester. Téléchargez aussi le tract A5 d’appel à soutien de tous les militants poursuivis, et les bannières web, y compris celle pour l’appel à soutien financier.
…voir tout le matériel ici
gifissoutienfinancier200px165p
puce Du fond……………………………………………………………

 Notre fondement : la justice
Notre fondement : la justice
Non seulement la Campagne BDS ne s’oppose pas au Droit, mais elle repose fondamentalement dessus, pour le respect des droits des Palestiniens et, de façon générale, la défense de la Justice pour tous les individus et les peuples. Droits de l’Homme, droit international, libertés publiques, droit européen… toutes nos actions reposent sur la légitimité de notre combat sur le fond et sur la forme, en nous appuyant sur des textes de loi, résolutions onusiennes et autres fondements universellement connus. Pour les militants du BDS, il est nécessaire de se familiariser avec ces différents textes juridiques d’appui.
…voir la rubrique « JUSTICE »

puce En images……………………………………………………….

Vidéopétition « Moi aussi je boycotte » :
participez au mur virtuel

La campagne BDS France lance une vidéopétition. L’idée est de réaliser un véritable « mur » d’expression par de mini-vidéos revendiquant le boycott. Si vous aussi, vous boycottez, revendiquez-le et faites-le savoir…
Plus nombreux on sera, mieux ce sera !

A vos caméras, citoyens !
…voir la vidéopétition

 VIDEOPETITION2
Vous aussi, vidéosignez !
puce Les pendules à l’heure…………………………………….

  • On nous dit : « Faut pas exagérer ! Israël, c’est pas l’apartheid, faut pas confondre avec l’Afrique du Sud ! »  
  • Nous répondons : « Si l' »apartheid » renvoie dans la mémoire collective à l’Afrique du Sud, cette notion est définie en droit international comme un « régime institutionnalisé d’oppression systématique et de domination d’un groupe racial sur tout autre groupe racial et dans l’intention de maintenir ce régime », et comme un crime contre l’humanité. Les lois et les pratiques discriminatoires d’Israël et la situation des citoyens non-juifs israéliens rentrent donc dans cette définition. De plus, les victimes sud-africaines de l’apartheid, dont Nelson Mandela lui-même, font elles-mêmes ce parallèle. »
  • …en savoir plus sur l’apartheid.

Visitez régulièrement le site www.bdsfrance.org, mis à jour quotidiennement avec les dernières actualités en France et dans le Monde concernant BDS.
La Campagne BDS France est composée de 50 organisations soutenant l’appel international BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions)lancé par les Palestiniens. campagnebdsfrance@yahoo.fr

 

Notre fondement : la justice
Non seulement la Campagne BDS ne s’oppose pas au Droit, mais elle repose fondamentalement dessus, pour le respect des droits des Palestiniens et, de façon générale, la défense de la Justice pour tous les individus et les peuples. Droits de l’Homme, droit international, libertés publiques, droit européen… toutes nos actions reposent sur la légitimité de notre combat sur le fond et sur la forme, en nous appuyant sur des textes de loi, résolutions onusiennes et autres fondements universellement connus. Pour les militants du BDS, il est nécessaire de se familiariser avec ces différents textes juridiques d’appui.
…voir la rubrique « JUSTICE »



Lettre d’info de la campagne BDS France – septembre 2010

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septembre 2010 – n°0

puce Alors que commence un nouvel épisode de ce « processus de paix » qui ne fabrique jamais la paix, plus que jamais, l’intervention des citoyens est indispensable face à l’impunité d’Israël et à la démission internationale. Et les personnes de conscience répondent « présent ! », partout dans le monde. La campagne BDS remporte des succès dans tous les pays, petites décisions ou grandes avancées, et dans tous les domaines : économie, culture, monde scientifique et universitaire…
En France aussi, la campagne se renforce, malgré un gouvernement ouvertement hostile qui cherche à casser la dynamique du mouvement par la répression, comme pour les 5 inculpés à Mulhouse. La solidarité avec eux est une part indispensable de notre engagement alors que la rentrée s’annonce énergique : rencontre internationale du boycott culturel et universitaire prochainement à Paris, présence massive de la Campagne à la Fête de l’Humanité, développement de nos outils de campagne… et aussi lancement de ce n° 0 de cette lettre d’information.
Diffusez-la largement autour de vous, et envoyez-nous vos commentaires et réactions.

L’équipe d’animation de la campagne BDS France

puce Les succès de la Campagne……………………………

Massive attack avec nous !

L’un des groupes les plus en vogue en Grande-Bretagne, « Massive Attack », apporte son soutien public au boycott. « J’ai toujours eu le sentiment que c’était la seule façon d’avancer, » a déclaré Robert Del Naja, premier chanteur du groupe. « C’est un système qui a été appliqué pour de nombreux pays. C’est un bon objectif car il fait une pression constante et c’est cela qu’il faut. »
…lire la suite ici
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puceÇa bouge !………………………………………………………..

Soutenons les militants inculpés à Mulhouse

Cinq militants de la solidarité avec la Palestine et membres du collectif « Boycott 68 » passeront en procès prochainement au tribunal correctionnel de Mulhouse pour avoir appelé, à l’aide de tracts, au boycott des produits étiquetés « Israël » dans un hypermarché Carrefour. La Campagne BDS France appelle à une relaxe immédiate de ces cinq militants, et dénonce les pressions exercées au plus haut niveau de l’État pour poursuivre et intimider les militants qui participent à la Campagne non violente et citoyenne « Boycott Désinvestissement Sanctions ». La coordination BDS du BNC vient de publier un communiqué de soutien aux militants contre la répression des institutions françaises.
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Rendez-vous à la Fête de l’Huma

Du 10 au 12 septembre, la Palestine sera très présente à la traditionnelle Fête de l’Humanité au parc de la Courneuve, avec de nombreux stands et conférences. Une bonne occasion de promouvoir la Campagne BDS France au coeur du Village du Monde.
…en savoir plus

puce Boîte à outils…………………………………………………..

Interpellation d’un maire

Dans le cadre de l’organisation d’une exposition de propagande officielle israélienne accueillie par la Mairie du 3e arrondissement de Paris, la campagne BDS France a interpellé par écrit son maire et les élus concernés. Un des multiples exemples de lettres ouvertes capitalisées dans la rubrique « Matériel » du site BDS France. La clé : confronter le discours républicain du Maire socialiste à son soutien à un gouvernement d’extrême-droite, et l’affichage humanitaire de l’exposition aux agissements d’Israël vis-à-vis des Palestiniens.
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puce Du fond……………………………………………………………

Le boycott et le droit
Le principal allié de la campagne BDS est le Droit. Plus que des discours, ce sont les textes internationaux qui sont les premiers outils des militants de BDS pour affirmer la prééminence des Droits de l’Homme, des conventions internationales, du Droit international humanitaire et de tous les droits positifs sur toute forme de discussion politique. Le site www.bdsfrance.org apporte pour cela une documentation lourde et précieuse grâce à l’équipe juridique de BDS pour rappeler comment Israël viole continuellement les lois et les outils juridiques nécessaires pour faire valoir ces droits. Car le boycott est plus qu’un droit, c’est un devoir et une responsabilité internationale face aux agissements d’Israël.
…voir la rubrique « le boycott et le droit »

 puce En images………………………………………………………

Pour traquer les oranges amères,
ayez du flair !

 Il y a des vidéos courtes et explicites. En voici une. Voilà un chien qui a du flair pour repérer les produits illégaux. Et, ce qu’un chien peut, qui ne le peut ?

A faire tourner, buzzer, facebooker… pour faire parler de la Campagne. Et pour produire de nouvelles vidéos, bienvenue aux créateurs… de tous poils !

videochien
puce Les pendules à l’heure…………………………………….

  • Brice Hortefeux l’a dit : « Les actions et les appels au boycott des produits israéliens constituent un crime d’incitation à la discrimination raciale. »  
  • Victorine répond : « Brice, ce n’est pas le boycott qui est un crime, mais la colonisation… Quand le ministère de la Justice fait poursuivre des militants, c’est pour « incitation à la discrimination économique ». C’est donc un délit, mais pas un crime. Et il n’y a pas d’infraction, car la loi pénale ne peut protéger des produits qui sont le fruit d’une infraction – le crime de colonisation – et car les militants, qui ne sont pas des acteurs économiques, ne font qu’user de la liberté d’expression au service d’une cause noble… »
  • …lire la suite ici

La Campagne BDS France est composée de 50 organisations
soutenant l’appel international BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions)
lancé par les Palestiniens.
campagnebdsfrance@yahoo.fr



« Massive Attack » rejoint le BDS !

Robert Del Naja, artiste et musicien anglais, du groupe « Massive Attack », raconte à William Parry pourquoi il boycotte Israël.

 

Le mouvement pour un boycott culturel d’Israël pour réagir au traitement des Palestiniens par ce pays, boycott modelé sur celui de l’Afrique du Sud de l’apartheid, peut arriver à éclipser des décennies de comédies politiques mensongères en faisant s’engager les intellectuels, les universitaires et les artistes occidentaux. Des personnalités renommées internationalement, tels que Naomi Klein et Ken Loach, soutiennent cet appel au boycott et maintenant, l’un des groupes les plus en vogue en Grande-Bretagne, « Massive Attack », apporte son soutien public au boycott.

« J’ai toujours eu le sentiment que c’était la seule façon d’avancer, » me dit Robert Del Naja, premier chanteur du groupe, lors de notre rencontre aux Galeries Lazarides à Fitzrovia, Londres. Del Naja est un artiste et un musicien, son visage et ses doigts sont mouchetés de peinture. Des dizaines de tableaux sont répandus sur le parquet, en train de sécher. « C’est un système qui a été appliqué pour de nombreux pays. C’est un bon objectif car il fait une pression constante et c’est cela qu’il faut. »

Les musiciens ont tout un passé derrière eux de ralliements de l’opinion au soutien de causes politiques. Le mouvement anti-apartheid mondial a connu un coup de fouet, dont il avait désespérément besoin, quand les musiciens ont commencé à s’y impliquer. Le single « Sun City », par les « Artistes unis contre l’apartheid », en 1985, et le concert en hommage au 70è anniversaire de Nelson Mandela à Wembley, en 1988, ont catapulté la cause dans des millions de foyers ordinaires.

« Je pense que les musiciens ont un rôle majeur à jouer, » dit Del Naja. « Je trouve que plus je m’implique, plus le mouvement devient quelque chose de tangible. Je me souviens des concerts de rock des « Artistes contre l’apartheid », et ceux de « Rock contre le racisme », dans le même genre à l’époque. Des groupes comme « Clash » et « Specials » ont beaucoup influencé l’esprit de la jeunesse à ce moment-là. Ces expériences riches d’enseignement sont toujours évidentes dans les conceptions de « Massive Attack » aujourd’hui. Un concert typique du groupe, c’est une fusion torride de musique avec de messages politiques et de statistiques qui s’affichent sur les écrans vidéo, pendant que le groupe apporte régulièrement son soutien à des causes humanitaires. »

Les appels au boycott ont d’abord été lancés il y a cinq ans par la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël, mais une série de développements, débutant avec la guerre contre Gaza durant l’hiver 2008-2009, ont stimulé le soutien à la campagne. Après le raid meurtrier d’Israël contre la Flottille de la Liberté pour Gaza, le 31 mai dernier, un certain nombre d’artistes réputés, notamment les « Pixies », Elvis Costello et Gorillaz, ont annulé leurs concerts en Israël. En août, 150 artistes plasticiens irlandais ont également promis de ne pas se produire en Israël, mais ce sont les musiciens qui se sont montrés les plus éminents partisans du boycott.

Leurs points de vue ne sont pas unanimes, cependant. D’autres musiciens, d’Elton John et Diana Krall (l’épouse de Costello) à Placebo et John Lydon, ont refusé d’annuler leurs dates de concerts en Israël. Certains insistent en affirmant qu’un engagement avec Israël est plus productif – position que rejette Del Naja. « On nous a demandé de jouer en Israël et nous avons refusé. » dit-il. « La question qui nous a été posée : « Si vous n’y jouez pas, comment pouvez-vous y aller et changer les choses ? » ». J’ai répondu : « Ecoutez, je ne peux pas jouer en Israël quand les Palestiniens n’ont pas accès aux mêmes avantages que les Israéliens ». Je pense que la meilleure approche est de boycotter un gouvernement qui semble décidé pour des politiques destructrices. Et c’est triste, parce que nous avons rencontré des gens formidables en Israël, et c’est une décision difficile à prendre. »

Au-delà du monde des arts, un nombre croissant d’organisations syndicales, de syndicats d’étudiants et d’Eglises sont en train de s’impliquer dans le mouvement pour le Boycott, les Sanctions et le Désinvestissement (BDS). Même un groupe basé en Israël, « Boycott de l’intérieur », soutient la campagne, déclarant que « l’agenda politique du gouvernement ne changera que lorsque le prix pour le maintien du statu quo deviendra trop élevé… parce les niveaux actuels d’apathie dans notre société rendent cette initiative indispensable ».

« Nous n’allons pas arriver à une libération sous peu de temps, » concède Del Naja, mais pour lui, la question est de faire « pression, une pression permanente nécessaire ». Et la menace d’un isolement international d’Israël et de répercussions économiques commencent manifestement à porter leurs fruits : le parlement israélien, la Knesset , a récemment voté en première lecture, un projet de loi qui imposera de lourdes amendes à tout citoyen israélien qui lancerait ou soutiendrait un boycott contre Israël, et un autre projet, pour interdire aux étrangers – tel Del Naja – qui agissent de même, d’entrer en Israël pendant dix ans.

« Le boycott n’est pas un acte d’agression contre le peuple israélien, » dit-il. « Mais contre son gouvernement et sa politique. Il est nécessaire de le rappeler à chacune et chacun, car il est très facile de se faire accuser d’être un antisémite, alors que ce n’est pas du tout le sujet. »

 

William Parry a écrit : « Contre le Mur : l’art de la résistance en Palestine », publié par Pluto Press (Grande-Bretagne, £14,99)

 http://www.newstatesman.com/music/2010/09/israel-interview-boycott-naja
traduction : JPP




SOLIDARITE PROCES BDS : Rassemblement a Mulhouse le 13 septembre

 




Exposition Mashav : la propagande humanitaire d’Israël à Paris


Lettre à l’attention de Pierre Aidenbaum, Maire du 3e arrondissement de Paris

Le 27 août 2010, Paris

Monsieur le Maire,

C’est avec consternation que nous avons découvert le thème de l’exposition « Mashav » que vous accueillerez dans vos locaux municipaux à partir du 2 septembre. Cette exposition organisée par le Ministère israélien de la coopération internationale et l’organisation B’nai Brith a pour objectif de « changer l’image d’Israël » ; vous soutenez ainsi la promotion d’un gouvernement d’extrême-droite dont la politique, loin d’aller dans le sens des principes universels de la coopération internationale, de solidarité ou d’humanisme, va activement à son encontre.
Cette exposition est l’un des outils de propagande destinés à servir une politique qui viole depuis des décennies les droits les plus fondamentaux des Palestiniens, que ceux-ci aient la citoyenneté israélienne ou non. L’implication directe des institutions de l’Etat israélien responsable d’une occupation et d’une colonisation illégales, au système législatif raciste, belliqueux et reconnu responsable de plusieurs crimes de guerre voire contre l’Humanité (ainsi que l’indique le rapport Goldstone), devrait pourtant interpeller le maire républicain que vous êtes. Le B’nai Brith, par son soutien inconditionnel et partisan à Israël, peut d’autre part difficilement être assimilé à une organisation humanitaire.

Cette exposition souhaite promouvoir « toutes les ressources et solutions que l’Etat d’Israël a créé afin de résoudre les grands problèmes de l’eau, irrigation, santé, éducations, intégration, agriculture en terrain difficile, etc.».
Évoquera-t-elle les « solutions » adoptées par Israël qui consistent en la confiscation pure et simple des ressources aquifères des territoires occupés à son profit, au détriment des villages palestiniens asséchés ? Parlera-t-elle du détournement des voies d’irrigation pour ses plantations coloniales dans la vallée du Jourdain ? Montrera-t-elle l’empoisonnement des terres des Bédouins du Néguev, l’enrôlement des lycéens dans les chantiers de destruction d’un de leurs villages, en juillet dernier ? Rappellera-t-elle l’arrachage et les incendies de milliers d’acres d’oliviers et de vignes en Palestine ces dernières années ? B’nai Brith se vante d’avoir aidé des réfugiés dans le monde, parlera-t-elle des centaines de milliers de Palestiniens devenus eux-mêmes réfugiés suite à des expropriations violentes que B’nai Brith lui-même
revendique avoir soutenues ?

A quoi ressemble la « coopération internationale » d’un état qui compte 150 résolutions de l’ONU – non appliquées! – qui attaque violemment et quotidiennement une population sans armée et tue les militants internationaux qui viennent la secourir, dans des eaux internationales qui plus est ? Accueillir une exposition chargée de vanter la coopération internationale d’Israël pour changer son image, et de dissimuler tous les aspects violents et hors la loi de sa politique, est une action de désinformation de nos concitoyens, ce n’est pas là le rôle d’une municipalité française.

« Je suis pour toujours un homme de gauche, fort de ses convictions et des valeurs républicaines. Combattre en permanence toutes les injustices, c’est aussi pour moi combattre le racisme, l’antisémitisme, la xénophobie, l’homophobie et toutes les formes d’intolérances. Je veux une société où les mots liberté, solidarité et laïcité prennent tous leurs sens. La justice sociale n’est pas un concept abstrait (…) »
Monsieur le Maire, c’est vous qui avez déclaré cela sur votre blog. C’est donc à la cohérence de l’homme politique que nous nous adressons pour vous demander d’annuler cette opération de vulgaire propagande qui porte aussi ostensiblement atteinte aux valeurs républicaines.

Veuillez agréer nos salutations,

La Campagne BDS France




« Boycott de l’intérieur »: Les artistes de théâtre israéliens refusent de jouer en Cisjordanie

Les artistes de théâtre israéliens refusent de jouer en Cisjordanie
Par RFI
Israël –
Article publié le : dimanche 29 août 2010 – Dernière modification le : dimanche 29 août 2010

Des acteurs et des dramaturges israéliens ont décidé de refuser de se produire désormais dans les théâtres situés dans les colonies juives de Cisjordanie, suscitant critiques et embarras au sein du gouvernement. Tout a commencé il y a plusieurs jours lorsque des personnalités du monde du théâtre israélien ont décidé de lancer une pétition contre l’ouverture prévue en novembre d’un théâtre national à Ariel, l’une des plus importantes colonies juives de Cisjordanie.

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

Ils sont 57 acteurs et auteurs de théâtre israéliens et ils ont signé une pétition appelant les directeurs de six compagnies théâtrales du pays à boycotter l’ouverture d’un nouveau théâtre subventionné par l’état, en novembre prochain à Ariel, une des plus grandes agglomérations juives de Cisjordanie.

« Nous refusons de nous produire dans des colonies de peuplement », soulignent les signataires du texte. Ils précisent encore qu’ils ne sont « prêts à jouer qu’à l’intérieur des frontières reconnues par la communauté internationale ».

Parmi eux, le dramaturge Yoshua Sobol et l’acteur Odet Kotler. Ce dernier explique : « mon contrat avec le théâtre stipule explicitement que je suis obligé de jouer en Israël, et Ariel ne fait pas partie de cet état ».

Les députés arabes de la Knesset approuvent mais lors du Conseil des ministres, le chef du gouvernement, Benjamin Netanyahu, affirmait qu’au moment où dans le monde entier, on essayait de délégitimer Israël, ce boycott venu de l’intérieur était inacceptable.

Plusieurs ministres ont proposé de supprimer les subventions aux compagnies qui n’accepteraient pas de se produire partout, y compris au-delà de la ligne verte.




Désinvestissement : le fonds souverain norvégien exclut deux groupes israéliens

OSLO, 23 août 2010 (AFP)

Le fonds de pension public norvégien, un des plus gros fonds souverains au monde, a exclu pour des motifs d’éthique deux groupes israéliens accusés de contribuer à la colonisation des territoires palestiniens, a annoncé lundi le gouvernement norvégien.
Selon le ministère des Finances, le fonds, dans lequel l’Etat verse la quasi-totalité de ses recettes pétrolières, a vendu toutes ses actions dans la société Africa Israel Investments, actionnaire majoritaire de Danya Cebus, un groupe de BTP actif dans « les territoires palestiniens occupés ».

« Plusieurs résolutions du Conseil de sécurité des Nations unies et un avis de la Cour internationale de justice ont conclu que la construction de colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés sont interdits au regard de la Convention » de Genève, a dit le ministre Sigbjoern Johnsen. « J’ai donc (…) exclu Africa Israel Investments et Danya Cebus du portefeuille d’investissements du fonds », a-t-il ajouté dans un communiqué.
Le fonds norvégien a vendu toutes ses actions dans Africa Israel Investments, lesquelles valaient 7,2 millions de couronnes (près de 1 million d’euros) fin 2009, et a exclu d’investir dans sa filiale. Le fonds s’est aussi désengagé de la société forestière malaisienne Samling Global en réaction « à des violations vastes et répétées » de la régulation dans ses activités dans l’Etat du Sarawak en Malaisie et au Guyana.
« Le Conseil d’éthique (qui donne des avis au ministère des Finances) a étudié Samling Global et a conclu que les activités de l’entreprise dans les forêts tropicales du Sarawak et du Guyana contribuent à la déforestation illégale et à de graves dégâts écologiques », a indiqué M. Johnsen.

Fin 2009, le fonds norvégien détenait pour 8,1 millions de couronnes d’actions Samling Global, aujourd’hui vendues.
Premier investisseur sur les Bourses européennes, le fonds pétrolier norvégien –comme il est plus communément connu– pesait 2.792 milliards de couronnes (353,2 milliards d’euros) en actions et obligations internationales fin juin.
Sa gestion obéit à des règles éthiques très strictes: sont exclus les fabricants d’armes « particulièrement inhumaines », l’industrie du tabac et les groupes coupables de violations des droits de l’Homme, de corruption ou de graves dégradations de l’environnement.
Une cinquantaine de sociétés internationales, dont Boeing, Wal-Mart, EADS, Safran et BAE Systems, figurent désormais sur sa liste noire.

A lire aussi sur le site du ministères des finances norvégien : http://www.regjeringen.no/en/dep/fin/press-center/Press-releases/2010/three-companies-excluded-from-the-govern.html?id=612790




Ahava : Victoire juridique pour les militants du BDS

L’inculpation de quatre militants du BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) a été annulée à Londres à cause des activités de toute évidence illégales d’une firme israélienne de produits cosmétiques contre laquelle les quatre militants avaient manifesté. L’affaire a suscité quelques arguments juridiques inhabituels et probablement révolutionnaires.

Selon le droit international, les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée sont illégales. L’Union européenne, les Nations unies et la Cour internationale de justice ont toutes confirmé le caractère illégal des colonies, position reconnue par la majorité des nations dans le monde. Étant donné que la situation est bien avérée, il s’ensuit que les sociétés qui utilisent des terres illégalement occupées pour fabriquer et vendre leurs produits quels qu’ils soient, produisent et vendent des produits illégaux. Il s’ensuit aussi que quiconque achète de telles marchandises aide à financer l’ actuelle occupation illégale des terres palestiniennes. C’est ce message que les militants du BDS ont essayé de diffuser auprès du public.

Un week-end sur deux, il y a une petite manifestation devant Ahava, magasin israélien de produits cosmétiques et de beauté situé dans le quartier à la mode de Covent Garden à Londres. Il s’agit de protester contre la vente de produits de beauté fabriqués dans la colonie israélienne illégale de Mitzpe Shalem en Cisjordanie occupée avec de la boue prise dans la mer Morte près de Kaliya. L’enlèvement de cette boue se fait sans que les Palestiniens auxquels la terre appartient l’aient autorisé ou aient reçu un dédommagement.

En septembre et en décembre 2009, quatre militants sont entrés dans le magasin Ahava, se sont attachés à des barils remplis de béton et ont refusé de sortir. Les deux fois, le magasin a dû fermer pendant plusieurs heures. Les « Quatre de Ahava » ont par la suite été accusés de deux infractions pour intrusion en vertu de la section 68 et de la section 69 du code de justice criminelle et d’ordre public de 1994.

Lorsque l’affaire a été portée devant le tribunal, au premier jour de l’audience le ministère public a laissé tomber la section 68 se rapportant à une intrusion aggravée en vertu de laquelle l’infraction exige que l’accusé soit surpris en délit d’intrusion sur une terre et commettant un acte de nature à perturber ou à empêcher toute « activité légale » sur cette terre. Bien entendu, si Ahava vend des produits provenant d’une colonie illégale, le magasin ne mène alors pas une activité légale et par conséquent, l’action des militants ne perturbe pas une « activité légale ». Le ministère public se heurtait à un problème dès le début et le fait qu’il ait laissé tomber cette accusation parle de lui-même.

En outre, Ahava étiquette ses produits « fabriqué par Dead Sea Laboratories Limited, mer Morte, Israël », en infraction évidente de la loi britannique ; on considère que les entreprises commettent une infraction si leur étiquetage fournit au public une information erronée au sujet de l’origine de leurs produits (Consumer Protection from Unfair Trading Regulations 2008). En étiquetant Made in Israel des produits fabriqués dans une colonie illégale , la société enfreint les normes commerciales du Royaume-Uni. Selon les propres directives DEFRA du gouvernement britannique de 2009 « le gouvernement considère que les commerçants induiraient les consommateurs en erreur et commettraient ainsi presque certainement une infraction s’ils devaient déclarer leurs produits provenant de [territoires palestiniens occupés] (y compris ceux de la Cisjordanie) comme des « produits d’Israël… ». La raison en est que cette zone ne relève pas des frontières internationalement reconnues de l’État d’Israël ». À ce titre, si le ministère public avait décidé de poursuivre l’action contre les manifestants, il aurait abouti au règlement de ces questions juridiques également, ce que beaucoup de sociétés israéliennes ne voulaient pas risquer.

La deuxième série d’inculpations se rapportant à la section 69 ont également été abandonnées parce que la gérante de la filiale Ahava qui avait été convoquée en tant que principal témoin a refusé de se présenter au tribunal malgré l’assignation à comparaître et la menace d’une arrestation. La raison en est probablement que Ahava ne voulait pas que ses activités soient dévoilées au public si l’affaire était poursuivie.

En l’état actuel des choses, on peut compter cela comme une victoire juridique pour le mouvement BDS dans la mesure où des sociétés telles que Ahava savent que leurs activités sont indéfendables. Ce devrait être un avertissement pour ces sociétés et les autres engagées dans des activités illégales similaires qui enfreignent aussi bien le droit britannique intérieur que le droit international ; elles sont averties que si elles continuent à produire et à vendre les marchandises des colonies illégales, elles ne le feront pas sans opposition.

L’issue de cette affaire servira également à enhardir les militants protestant contre la société Ahava et d’autres comme elle. Les protestations contre Ahava ne se limitent pas aux magasins de Londres ; aux USA, CodePink (groupe US de femmes militant contre la guerre et pour la paix) a mené une campagne prometteuse contre la société. Ce groupe a fait campagne à New York, au Texas, à Washington et dans d’autres parties des USA en brandissant des bannières « Ahava est un business sale » et « Ahava cache ses crimes sous un joli visage ». Ailleurs, des groupes comme la Dutch Bathrobe Brigade (brigade néerlandaise des sorties de bain) a tenu de nombreuses protestations à Amsterdam, tandis que des militants français ont contesté juridiquement les sociétés telles que Sephora (chaîne française de produits cosmétiques) qui vendent des produits Ahava.

Chose surprenante, c’est à des individus et à des groupes BDS qu’il incombe de révéler ces faits. Quand il est tellement évident qu’il y a infraction aux lois, le gouvernement britannique et les autres ainsi que leurs agences devraient mettre leurs propres lois en application. Jusqu’à ce qu’ils le fassent, il y aura de plus en plus de personnes qui se joindront quotidiennement au mouvement BDS et chacune d’entre elles contribuera à mettre fin au commerce honteux des marchandises en provenance des colonies illégales.

 

http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=9282




La prestigieuse université d’Harvard entre dans le BDS

New York – L’université Harvard a informé la Commission d’échange et de sécurité (SEC) vendredi qu’elle avait vendu toutes ses participations dans les entreprises israéliennes.

La Harvard Management Company, qui gère la fondation de l’université, a noté dans une mise à jour avec la SEC vendredi qu’elle avait vendu ses parts qu’elle avait dans un certain nombre d’entreprises israéliennes.

La nouvelle a été rapportée par le quotidien Globes, journal financier israélien :

« Nouveau coup dur pour les actions israéliennes, la Harvard Management Company a notifié à la SEC vendredi qu’elle avait vendu ses participations dans les entreprises israéliennes pendant le deuxième trimestre 2010. Aucune raison pour cette vente n’a été donnée. La Harvard Management Company gère la fondation de l’université Harvard. »  

La Harvard Management Company a déclaré dans son formulaire 13-F qu’elle avait vendu :

     –         483 590 parts dans Teva Pharmaceutical Industries Ltd (Nasdaq : TEVA ; TASE ; TEVA) pour 30,5 millions de dollars ;
–         52 360 parts dans NICE Systems Ltd (Nasdaq : NICE ; TASE ; NICE) pour 1,67 million de dollars ;
–         102 940 parts dans Check Point Software Technologies Ltd (Nasdaq : CHKP) pour 3,6 millions de dollars ;
–         32 400 parts dans Cellcom Israel Ltd (NYSE : CEL ; TASE ; CEl) pour 1,1 million de dollars ; et
–         80 000 parts dans Partner Commumnications Ltd (Nasdaq : PTNR ; TASE ; PTNR) pour 1,8 million de dollars.

Le formulaire 13-F de la Harvard Management Company montre quelques investissements intéressants. Ses deux plus grandes participations, chacune de 295 millions de dollars, sont dans les ETF (Exchange Traded Funds) de iShares, l’une des participations chinoises, et l’autre sur les marchés émergents. Harvard possède aussi 181 millions de dollars dans les ETF brésiliennes.

Un journaliste états-unien, Max Blumenthal, a remarqué l’article et s’interroge à haute voix sur Twitter sur la raison de cette cession des parts.

L’université n’a donné aucune raison pour la vente de ses actions. Certains ont mis en avant les campagnes montantes qui appelaient Harvard et les autres universités à se désinvestir d’Israël pour des raisons morales au regard de l’oppression d’Israël contre les Palestiniens.

En mai, les conseils d’administration des étudiants des universités de Berkeley et de San Diego ont tenu des débats sur des résolutions qui autoriseraient le désinvestissement des entreprises US qui profitent de l’occupation israélienne du territoire palestinien.

http://palestinenote.com/cs/blogs/news/archive/2010/08/15/harvard-university-fund-sells-israel-all-stocks.aspx




150 artistes irlandais s’engagent dans le Boycott d’Israel

   
alt Un boycott culturel d’Israël a été lancé hier, avec la participation de plus de 150 artistes irlandais qui ont annoncé leur intention de ne pas se produire en Israël, ou de ne pas accepter de financement en provenance d’institutions liées au gouvernement israélien.

L’Irlande Palestine Solidarity Campaign (IPSC) a déclaré que c’était pour protester contre « traitement du peuple palestinien » par Israël.

Raymond Deane de l’IPSC a cité une déclaration du ministère israélien des Affaires étrangères en 2005 disant qu’ils considéraient la culture comme un outil de propagande.

Il a déclaré : « Les artistes qui s’y produisent soutiennent le gouvernement israélien, qu’ils le veuillent ou non. »

L’engagement signé par les artistes déclare que le boycott continuera : « jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international et les principes universels des droits de l’homme ». M. Deane a déclaré: «Vous ne pouvez pas vraiment l’amener à cela complètement, mais cela signifie, « au moins la fin de l’occupation de la Palestine, le démantèlement ou au moins l’arrêt des colonies, et qu’Israël négocient de bonne foi avec les Palestiniens ».

Un porte-parole de l’ambassade d’Israël a déclaré que le boycott « était regrettable et déplacé» et que «vilipender et ostraciser Israël et encourager des programmes perdant-perdant de boycott n’est pas la façon de garantir les droits légitimes des Palestiniens».

Le chanteur et compositeur, Damien Dempsey espère que le boycott encouragera à ‘s’exprimer’ les jeunes en Israël qui sont en désaccord avec le gouvernement.

Il a dit que les militaires dirigeaient tout en Israël et qu’il fallait que le monde se dresse contre eux.

Le musicien Donal Lunny a déclaré qu’il y participait pour « exprimer sa solidarité avec le peuple palestinien ».

Interrogé sur les chances de succès du boycott, Eoin Dillon, un membre du groupe irlandais Kila, a déclaré: «Cela a marché en Afrique du Sud. »

alt
 
  Source : http://www.irishtimes.com/  
  Traduction : MG pour ISM  
   http://www.ism-france.org/news/article.php?id=14273&type=communique&lesujet=Boycott  



Réponse de Michel Warschawski à la CGT

Approfondissons le débat, maintenons l’unité
(Réponse de M. Warschawski à une  réponse sur la campagne BDS )

Cher camarade Jean François,

Militant, en Israël, dans le cadre de Boycott from Within (Boycott de l’intérieur), ta prise de position, au nom de la CGT, sur cette campagne m’interpelle et me fais rebondir sur certaines de tes affirmations. On aura certainement l’occasion d’en discuter plus a fond a la Fête de l’Humanité, et en particulier a la table ronde sur le BDS (boycott, désinvestissement, sanctions).

Sur un point, au moins, nous sommes tout a fait d’accord, et il est, à mes yeux, le plus important: la nécessite de créer un mouvement et une mobilisation les plus larges possibles contre l’occupation/colonisation israélienne, en Europe comme en Israël. Ce qui implique, bien évidement, une politique souple, capable de mettre en motion des gens et des organisations défendant des analyses et des positions variées. Je rejette catégoriquement une approche « centraliste » de la campagne, qui déciderait pour tous et toutes ce qu’il faut faire: les niveaux de conscience sont différents, les réalités locales le sont aussi, et a chacun et a chaque collectif de prendre ses responsabilités en fonction de ces réalités multiples. La campagne menée a Montpellier sur Agrexco est en ce sens exemplaire, car elle est en phase avec les spécificités locales liées au port de Sète et a Georges Freche.
En ce sens, la campagne de boycott des produits des colonies n’est pas « alternative » au BDS, mais une de ses variantes, de même que, autre exemple, la campagne belge contre Dexia. Il en est de même en Israël: Boycott de l’Intérieur n’organise pas un boycott des produits israéliens – on serait depuis longtemps morts de faim – mais donne sa caution, en tant qu’israéliens à la campagne BDS internationale. Comme tu le fais remarquer, le mouvement anti-colonialiste israélien n’a pas une position unanime sur cette question et j’ajouterai qu’au sein même des organisations qui le composent, s’expriment parfois des divergences, comme pour le Parti Communiste Israélien qui ne défend pas le BDS mais dont certaines dirigeantes sont très actives dans la coalition des femmes pour la paix qui est au cœur de la mobilisation en faveur du BDS en Israël.
Que la CGT ait fait le choix de boycotter les produits des colonies est une bonne chose, dans la mesure où ses centaines de milliers d’adhérents non seulement cessent d’acheter ces produits mais aussi sensibilisent autour d’eux sur la réalité de l’occupation et les méfaits de la colonisation, du moins nous l’espérons.

Ceci dit, la campagne BDS est une réponse a un appel palestinien, unissant toutes les composantes de la société palestinienne – y compris tous les partis et les confédérations syndicales – et en tant que tel c’est cet appel qui en fixe le cadre, même si, évidement, chacun reste libre de l’appliquer (ou non) tel qu’il/elle l’entend. Le mouvement national palestinien après avoir renonce a la lutte armée, a fait le choix d’une solution politique négociée par la diplomatie. Nous, mouvement de solidarité international et israélien, n’avons pas réussi à imposer a nos gouvernements de mettre en œuvre les moyens nécessaires pour que celles-ci soient conduites de bonne foi et sur la base du Droit international, permettant ainsi au gouvernement israélien de faire trainer les choses pour continuer de plus belle sa stratégie de colonisation.
L’échec de la lutte armée (souhaite, il faut le reconnaitre, par certaines composantes du mouvement de solidarité en entretenant l’amalgame entre lutte armée et terrorisme) et l’impasse du processus négocié ont pousse les palestiniens a adopter la stratégie offensive du BDS: il serait, à mes yeux, de très mauvais goût qu’on essaie, nous, de lui dicter la aussi des limites et des réserves.
Cette campagne internationale (et palestinienne) de BDS concerne l’Etat israélien et ses institutions, pas seulement ses colonies. Elle dit, pour faire court: Tant qu’Israël ne respecte pas le Droit international et les résolutions de l’ONU, tant qu’Israël est un Etat hors-la-loi, il doit être sanctionné, y compris par des procès contre d’éventuels crimes de guerre, le rappel d’ambassadeurs (comme l’a fait le Venezuela) et/ou par le désinvestissement et le boycott,
La CGT peut être en désaccord avec certaines de ces mesures, les trouver exagérées voire extrémistes, mais elle ne peut pas dénaturer le contenu de l’appel, unanime, de la société civile palestinienne qui est le cadre de la campagne internationale.

Ta « Réponse ouverte » ouvre en outre une série de questions politiques qui, pour le moins, posent problème:
a) « La référence récurrente avec l’Afrique du Sud »: toute comparaison a évidement ses limites et chaque régime colonial ses spécificités, personne ne peut le nier. La référence s’applique néanmoins à minima dans la pratique d’un Etat qui opprime une communauté sur une base ethnique ou nationale, fait de la séparation (apartheid en Afrikaans) et de la ségrégation des valeurs essentielles du régime et de son idéologie, viole a la chaine les résolutions de l’ONU et les clauses de la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme;
b) « L’utilisation généralisée du qualitatif d’apartheid »: la aussi, s’il est important de montrer les différences avec l’apartheid sud-africain, l’existence de « réserves » (ce que Sharon appelait les « cantons ») palestiniennes, la discrimination des droits sur une base ethnique ou nationale, et la centralité de la philosophie de séparation ont des résonnances réelles avec l’apartheid;
c) « la centralité politique et le caractère non négociable du droit (…) de tous les refugies de retourner dans leurs maisons (…) » La, excuse moi, mais tu vas très loin dans la légèreté avec laquelle tu traite le Droit et les droits: il s’agit non seulement d’un droit humain de base mais d’une résolution de l’ONU votée, en 1948, y compris, on l’oublie, par Israël, régulièrement réitérée par l’immense majorité des Etats membres de l’Assemblée Générale des Nations Unies. D’ailleurs, dans les accords d’Oslo, Israël s’engageait à mettre ce thème au cœur des négociations sur le statut final. Certains – dont je ne suis pas – suggèrent de négocier la mise en œuvre de ce droit, toi tu va jusqu’à remettre en question le droit lui-même…
d) Ta conclusion – et là tu brandis le drapeau noir du danger absolu, voire de l’hérésie totale: « l’ensemble de ces éléments présente à l’évidence (…) une certaine cohérence: la solution politique d’un seul Etat (en gras dans l’original, pour faire encore plus peur).  » Tu le sais sans doute, l’idée d' »un seul Etat » ne me fait pas peur; comme pour la majorité des Palestiniens, elle me fait même rêver. Mais ici, dans ce débat sur sanctions et apartheid, ce n’est pas du tout la question, et tu t’en sers en fait uniquement pour délégitimer la campagne BDS. Les Palestiniens, et quasiment tous ceux qui les soutiennent, combattent pour un Etat Palestinien indépendant en Cisjordanie et a Gaza. Tant que ce compromis semblera encore réalisable dans le temps court les Palestiniens se battront pour, et a nous de les soutenir pour l’obtenir. Ceci dit, de plus en plus de leaders Palestiniens – comme Nabil Shaath qui même à tes yeux n’est pas un rêveur gauchiste – commencent a affirmer haut et fort que la « porte d’opportunité » pour le compromis historique proposé par Yasser Arafat en 1988 (« deux Etats ») risque bientôt de se refermer. Appeler à des sanctions contre Israël, y compris son boycott, n’est pas antithétique avec la revendication pour un Etat palestinien indépendant en Cisjordanie et a Gaza, mais, au contraire, un moyen pour la conquérir, en forçant l’Etat d’Israël a se retirer des territoires qu’il occupe.
e) Si on te lit en détails, tu voudrais en fait aller plus loin, et te servir du soutien au BDS pour casser l’unité, chèrement acquise, du mouvement de solidarité. Loin de te contenter d’écrire « BDS, non merci, la CGT est contre » tu écris : « Cette demande de ralliement (a la campagne BDS, MW) pose la question de savoir si nos objectifs, bien que différents, n’en sont pas moins compatibles, c’est-à-dire si la cohabitation- dans des plates-formes, des collectifs nationaux ou locaux, dans des actions et des déclarations communes – est un facteur d’efficacité ou au contraire un élément de brouillage du message ne favorisant pas les mobilisations et donc ne participe pas au renforcement du mouvement de solidarité pour une paix durable. » On ne saurait être plus clair, même si c’est un langage caduc et un positionnement plutôt déconnecté des rapports de forces réels dans le mouvement de solidarité. Ceci dit, c’est grave.
f) La dernière de tes justification me concerne encore plus directement, en tant qu’acteur dans le « mouvement de la paix israélien » : « Les campagnes BDS puniraient le mouvement de la paix israélien (…) l’élément essentiel est de savoir ce que ces organisations (celles qui, en Israël, soutiennent le BDS) représentent par rapport au camp de la paix et par rapport a la population israélienne. » Concernant cette dernière interpellation ma réponse sera : par rapport à la population de mon pays, malheureusement très peu ; par rapport au « mouvement de la paix », malheureusement aussi, l’écrasante majorité, parce que le « camp de la paix » large, celui dont les militants se seraient certainement opposes au BDS, a littéralement cesse d’exister depuis une dizaine d’année. Je l’écris avec tristesse et un grand souci : les défenseurs du BDS sont, sans doute, majoritaires dans le mouvement de la paix, parce que tous les autres ont implosé, disparu, à la veille de la Seconde Intifada. Bref, le mouvement de masse qui avait eu ses heures de gloire pendant la guerre du Liban (1982-1985) et l’Intifada (1988-1990) est, pour reprendre le constat du chroniqueur du Haaretz Gideon Levy, « mort et enterré ». Nous en sommes, plus ou moins, réduits à ceux pour qui l’acronyme BDS ne fait pas peur. Le « mouvement de la paix israélien » ne serait pas puni par une campagne BDS, il l’a déjà été pour son soutien à Ehoud Barak au début de ce millénaire.
g) Mais au delà de ce constat politique se pose une question de principe qui avait déjà fait l’objet de clarifications importantes de la part de mouvements de libération tel que le FLN algérien ou l’ANC sud-africaine : ce n’est pas le bien-être des mouvements de solidarité et leurs difficultés à convaincre la population de l’Etat oppresseur qui doit dicter la ligne des mouvements de libération, mais c’est plutôt à ces mouvements de solidarité d’ « être solidaires » des choix de ceux qu’ils prétendent soutenir. C’est la un débat récurant et qui, semble-t-il, nous sépare sur le fond. Ce qui n’exclue pas, bien entendu, et quelle que soit ta volonté de remettre en question « la cohabitation, les plateformes, les collectifs nationaux ou locaux, des actions et des déclarations communes », l’impérieuse nécessité de combattre ensemble.

 

Voir le communiqué original de la CGT
 Voir la réponse de la Campagne BDS France
Voir la réponse de Jean-François Courbe, de la CGT




Desmond Tutu soutient le boycott des produits israeliens

Natasha Mozgovaya – Ha’aretz – 27 juillet 2010

L’archevêque Desmond Tutu, Prix Nobel sud-africain, a publié une déclaration de soutien au boycott annoncé par la Coopérative alimentaire de la ville natale de Rachel Corrie, Olympia, Washington.

La Coopérative alimentaire d’Olympia, située dans Olympia, Washington, ville natale de Rachel Corrie, militante de International Solidarity Movement (ISM), qui fut assassinée il y a sept ans dans la bande de Gaza, a annoncé la semaine dernière qu’aucun produit israélien ne sera vendu à ses deux magasins d’alimentation de la ville.

« Moi, Desmond Tutu, je soutiens totalement et j’approuve le boycott des produits israéliens par la Coopérative alimentaire d’Olympia, » indique Tutu dans sa déclaration. «  La Coopérative alimentaire d’Olympia a rejoint un mouvement mondial grandissant qui monte des citoyens et du secteur privé pour soutenir, par des actes concrets non violents, le combat palestinien pour la justice et l’autodétermination ».

Tutu encourage également les autres coopératives, épiciers et hommes d’affaires, à boycotter les marchandises israéliennes.
 
http://www.haaretz.com/news/international/desmond-tutu-backs-u-s-food-co-op-boycott-of-israeli-products-1.304657

Traduction de JPP pour BDS France




Boycotter Israël : une stratégie, pas un principe

BDS n’est pas davantage une solution particulière au conflit israélo-palestinien, c’est l’exigence qu’Israël se mette en conformité avec le droit international et les résolutions de l’ONU. Par conséquent, c’est quelque chose que vous pouvez soutenir, que vous soyez favorable à la solution à deux Etats ou à un Etat unique. Que vous pouvez soutenir, même si vous êtes sioniste. Si BDS existe, c’est parce qu’on a réalisé, après des années d’expérience, que l’occupation ne prendra fin que lorsque Israël aura compris que cette occupation a un prix.

En un sens, le fait qu’un boycott soit nécessaire est une marque de faiblesse après la polarisation et la marginalisation de la gauche en Israël. D’une part, nous avons plus ou moins utilisé toutes les autres armes dont nous disposions dans l’arsenal de la résistance non violente, et la situation sur le terrain n’a fait qu’empirer. D’autre part, nous assistons au développement d’une mentalité à fond fasciste en Israël. Je suis, par exemple, extrêmement inquiet de voir à quel point l’espace pour le débat public s’est réduit en Israël.

L’un des moyens d’étouffer toute contestation, c’est d’exiger la loyauté ; c’est ainsi que l’un des slogans qu’on entend partout actuellement, c’est « pas de citoyenneté sans loyauté ». Ce slogan montre l’envers de l’idée républicaine que c’est l’Etat qui doit être loyal à l’égard de ses citoyens, et que c’est à lui qu’on doit demander des comptes pour les inégalités et les injustices. C’est la manifestation d’une inversion totale de la relation républicaine entre l’Etat et la loyauté et l’adoption, au profit d’une logique pareille à celle dont a fait preuve l’Italie de Mussolini. Elle fait partie – comme Gramsci l’a dit autrefois (Gramsci : écrivain, membre fondateur du Parti communiste italien, emprisonné par Mussolini – ndt) -, elle fait partie des symptômes morbides de notre temps.

L’une des manifestations de ces symptômes est cette attitude de plus en plus violente contre toute forme de contestation en Israël. J’ai reçu des menaces de mort après mes critiques sur le fiasco de la Flottille comme jamais auparavant. Quand je traverse le campus, des gens me demandent pour plaisanter si je porte un gilet pare-balles. Ces plaisanteries ont une connotation menaçante. Il n’est donc pas surprenant que seulement trois professeurs en Israël soutiennent publiquement le boycott ; beaucoup d’autres qui sont pour se tiennent à carreau parce que soutenir le BDS n’est pas vu comme une forme légitime de critique et ceux qui le soutiennent risquent d’être sanctionnés.

Et pourtant, le sentiment existe que les partisans du gouvernement vont trop loin. Ils ne s’en prennent pas seulement à la gauche radicale, mais pratiquement à quiconque exprime la plus timide critique de la politique du gouvernement. Il y a un ou deux mois, un principal de lycée qui s’opposait à ce que des officiers de l’armée viennent parler à ses élèves s’est fait carrément démolir. Il est clair que l’indignation de tant d’universitaires israéliens devant les attaques contre la liberté universitaire n’a que peu à voir avec le boycott, mais plutôt avec la tentative de réduire au silence toute forme de critique. Il y a un sentiment croissant que le débat public en Israël se réduit considérablement. Par exemple, le doyen de l’université de Haïfa qui, avec courage, a critiqué le ministre de l’Education et l’attaque en cours contre la liberté universitaire, n’est pas pour le moins un homme de gauche, il est simplement un homme scandalisé par les évolutions actuelles. Il ne soutiendrait jamais par ailleurs ma position sur le boycott.

12 juillet 2010 – Counterpunch – traduction : JPP