Déclaration irlandaise de solidarité à BDS : #NousSommesBDS – Défendre la liberté d’expression en France et le droit de boycotter

 La déclaration qui suit a été publiée le 1er février par la Campagne Solidarité Irlande-Palestine (IPSC) en réaction aux tentatives répétées de l’État français pour criminaliser le droit au boycott des produits israéliens et fouler aux pieds le droit à une expression libre.

Le contexte : la juridiction la plus élevée de l’ordre judiciaire en France a rendu un arrêt en octobre 2015 affirmant que l’appel au boycott des produits israéliens constitue un délit en France et qu’il est par conséquent punissable comme tel. Ceci est indigne.

Nous vous le demandons, signez aussi et partagez ces deux importantes pétitions sur ce problème (chacune ne vous demandant que 30 secondes).

Pétition 1 : Boycott – protégez votre droit à l’action civique ;

Pétition 2 : Soutenez le droit à appeler au boycott des produits israéliens en France.


Déclaration de la Campagne de Solidarité Irlande-Palestine (IPSC) :

#NoussommesBDS – Défendre la liberté d’expression en France – Défendre le droit de boycotter.

La Campagne Solidarité Irlande-Palestine étend son soutien et sa solidarité à nos amis en France qui se battent pour le droit à une expression libre et à la liberté de boycotter les produits israéliens.

Du boycott dans l’Irlande des années 1880, au boycott des bus de Montgomery dans les années 1950, et à celui de l’Afrique du Sud sous l’apartheid, les boycotts ont été utilisés comme un moyen populaire de protestation contre l’injustice.

En effet, natifs du pays où le terme « Boycott » est apparu pour la première fois, durant la longue lutte contre le colonialisme britannique sur notre île, nous estimons que les boycotts sont des moyens légitimes et nécessaires pour résister au colonialisme israélien en Palestine.

En cherchant à criminaliser les boycotts, et le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions en France plus généralement, nous pensons que l’État français se couvre de honte au plus haut point.

Tristement, il semble que le pays de la liberté d’expression, le pays de Voltaire, le pays du #JeSuisCharlie, est devenu le pays de la suppression du droit à la libre expression de ceux avec lesquels l’État n’est pas d’accord.

En criminalisant ceux qui cherchent à aider les Palestiniens dans leur résistance à l’occupation et au colonialisme israéliens, l’État français s’allie ouvertement à l’Israël de l’apartheid ; il dit à Israël, « continuez de commettre des crimes de guerre, continuez d’exécuter des gens sans procès, continuez d’infliger des sévices aux enfants, continuez d’emprisonner par milliers, continuez d’humilier et d’avilir par millions, continuez de voler les terres, les ressources et de construire des colonies illégales. Nous ne ferons rien pour vous arrêter, et nous ne permettrons pas non plus à notre société civile de s’organiser pour vous arrêter. Vous avez carte blanche pour faire ce qu’il vous plaît de faire au peuple palestinien ».

L’IPSC estime que toutes les charges doivent être abandonnées contre les militants BDS, que l’amnistie doit être accordée à ceux qui ont été condamnés, et que la loi doit être amendée afin d’exclure toute possibilité de poursuite contre les militants antiracistes et anticolonialistes qui cherchent à boycotter un État, quel qu’il soit, en raison de ses actions et de sa politique.

Abandonnez les charges !

Amnistiez les condamnés !

Défendez la liberté de s’exprimer !

Défendez le droit de boycotter !

Source: IPSC

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Les élus antiracistes ne peuvent que s’opposer à la condamnation de la campagne BDS

Le CRIF (Conseil soi-disant Représentatif des Institutions Juives de France) et le gouvernement français cherchent désespérément à protéger le régime raciste, colonial, et d’apartheid israélien et à détourner l’attention de l’opinion publique du sort tragique du peuple palestinien.

Déjà le CRIF avait écrit aux maires des grandes villes pour les inviter à condamner la Campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël jusqu’à ce que cet Etat se conforme au droit international)

La Campagne BDS France avait réagi en diffusant cette lettre : http://www.bdsfrance.org/lettre-aux-maires-des-grandes-villes/

Depuis lors Manuel Valls n’a cessé de diffamer la Campagne BDS en faisant croire qu’elle est antisémite, alors qu’il s’agit d’un mouvement citoyen antiraciste et non violent pour le respect des droits d’un peuple que l’Etat d’Israël veut rayer de la carte, humilie, réprime, persécute et dépossède impunément. Ainsi que nous l’avons souligné dans divers communiqués, notre gouvernement par sa politique de soutien à l’Etat d’Israël, par son amalgame entre le mouvement BDS, l’antisémitisme et le terrorisme, par l’assimilation de l’ensemble des Juifs à la politique israélienne,  porte comme le gouvernement israélien une lourde responsabilité dans le développement de l’antisémitisme.

Divers partis politiques veulent à présent interdire BDS sur le territoire de leur commune, dont le Parti Républicain et ses alliés à Paris.

Alors que l’exécutif du Conseil de Paris a refusé ce souhait, ils reviennent à la charge dans les arrondissements. Dans certains ils sont majoritaires et dans d’autres ils espèrent (non sans raison) l’appui d’élus de gauche.

C’est ainsi qu’ils ont déposé des vœux dans ce sens dans les conseils d’arrondissement des 5e, 6e, 13e et 14e arrondissements.

La Campagne BDS, scandalisée par ce comportement de nombreux élus, qui prétendent être attachés aux droits humains, propose aux élus soucieux du respect des droits de l’Homme et du droit international de présenter les vœux suivants :

LES CONSEILS MUNICIPAUX SOLIDAIRES DES DROITS DES PEUPLES ET DES DROITS HUMAINS

Vu les nombreuses résolutions de l’ONU condamnant la colonisation des territoires palestiniens,
Vu la résolution 194 pour le droit au retour des réfugiés palestiniens,
Vu les résolutions condamnant le blocus de Gaza,

Considérant que le gouvernement français soutient la politique raciste et coloniale israélienne,
Considérant que son premier ministre pratique délibérément l’amalgame entre le mouvement BDS, l’antisémitisme et le terrorisme,
Considérant que ledit premier ministre prend la responsabilité d’assimiler l’ensemble des Juifs à des supporters d’un régime colonial et d’apartheid,
Considérant que par ce comportement il participe ouvertement à un accroissement de l’antisémitisme,
Considérant que par les mesures consécutives à l’état d’urgence il créé un climat nauséabond, 
Considérant que par sa politique du « 2 poids 2mesures » il génère un climat d’insécurité,

LES CONSEILS MUNICIPAUX SOLIDAIRES DES DROITS DES PEUPLES ET DES DROITS HUMAINS déclarent :

Le mouvement BDS est la condamnation légitime d’un Etat colonial qui bénéficie depuis trop longtemps d’une large impunité,
Il affirme clairement son identité citoyenne antiraciste et non violente,
Il relève de la liberté d’expression,
Il  pourra donc librement se poursuivre sur le territoire relevant de notre autorité

Le 1er février 2016, la Campagne BDS France




170 universitaires d’universités italiennes appellent au boycott des institutions israéliennes

  •  le lancement de la campagne Stop Technion exhorte à suspendre toute collaboration avec cet institut technique de Haïfa ;
  • l’initiative italienne s’inscrit dans la tendance qui monte chez les universitaires du monde entier en prenant position pour les droits palestiniens ;
  • l’Italie est en Europe l’un des partenaires clés d’Israël dans les domaines militaire et académique ;
  • pour la première fois, une association académique italienne va débattre de l’appel palestinien pour les Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

 

170 universitaires de plus de 50 universités et instituts de recherche italiens ont signé une promesse d’engagement à boycotter les institutions académiques israéliennes. L’appel a été lancé en solidarité avec la campagne de la société civile palestinienne pour les Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international et aux Principes des droits de l’homme, et cet appel s’inspire des boycotts similaires durant le mouvement anti-apartheid en Afrique du Sud.

Ceci constitue la première initiative italienne pour un boycott académique et montre l’existence d’un bloc solide, critique, d’universitaires, à l’intérieur des institutions italiennes, qui ne sont plus disposés à tolérer d’être complices des violations d’Israël du droit international et des droits de l’homme. La complicité, largement documentée et notoire, des institutions académiques israéliennes avec la violence de l’État d’Israël, et l’absence totale de toute condamnation sérieuse de leur part depuis la fondation de l’État d’Israël ont conduit à cette initiative.

Les universitaires ont également souhaité faire preuve de solidarité avec leurs collègues palestiniens qui continuent de subir de graves violations de leurs droits humains et les dénis de leurs libertés fondamentales académiques. L’initiative cible exclusivement les institutions israéliennes, tout en permettant des coopérations à titre individuel avec des collègues israéliens.

Israël poursuit sa politique de dépossession et de discrimination systématiques contre la population palestinienne qui vit dans les territoires occupés, dans ce qui est actuellement Israël et dans la diaspora. Après près de cinq décennies d’occupation militaire et près de sept décennies après la création d’Israël principalement sur un territoire nettoyé ethniquement de sa population palestinienne originaire du pays (y compris les terres sur lesquelles les institutions académiques israéliennes ont été construites), la plus grande partie des Palestiniens sont devenus des réfugiés, et pour la plupart d’entre eux, des sans patrie.

L’appel signé par les universitaires italiens se concentre sur l’Institut Technion de Haïfa en raison de son rôle dans le soutien et le maintien de la politique d’Israël de dépossession et de violence militaire contre la population palestinienne. Un certain nombre d’universités italiennes ont des accords de coopération avec Technion, notamment les universités polytechniques de Milan et Turin, et les universités de Cagliari, Florence, Pérouse, Rome et Turin. Les universitaires exhortent les institutions et leurs collègues italiens à suspendre toutes formes de collaboration institutionnelles avec Technion, lequel est profondément impliqué dans le complexe militaro-industriel et se rend directement complice des violations du droit international et des droits des Palestiniens.

L’initiative italienne est particulièrement importante compte tenu des liens étroits qui font de l’Italie l’un des partenaires clés d’Israël en Europe dans les domaines militaire et académique. Un accord de coopération militaire entre les deux pays assure en commun une recherche militaire, des exercices de formation, et un développement des systèmes d’armement. En 2012, l’Italie était en Europe le premier exportateur d’armes vers Israël. L’espoir est que ce renfort d’universitaires italiens, européens et internationaux va se joindre aux efforts pour garantir les droits de l’homme et la justice pour le peuple palestinien.

L’appel italien constitue tout simplement l’initiative la plus récente de la tendance constante des universitaires qui s’expriment en faveur des droits palestiniens. Ces derniers mois, plus de 500 universitaires du Royaume-Uni, 450 de Belgique, 200 d’Afrique du Sud, et 120 d’Irlande, ont signé le même engagement. Le nombre des associations académiques soutenant l’appel palestinien au boycott continue de grimper et parmi elles, l’Association américaine d’anthropologie, l’Association nationale des études féministes, l’Association d’études américaines, l’Association pour la littérature africaine, l’Association des études asiatiques et américaines, l’Association pour la sociologie humaniste, l’Association des études ethniques critiques, l’Association nationale des études des chicanas et chicanos, l’Association des études amérindiennes et indigènes, et l’Association des études sur la paix et la justice.

Mi-mars, la Société italienne pour les études moyen-orientales accueillera une table ronde sur les campagnes de boycott académique et culturel contre Israël lors de sa conférence annuelle à Catane, ce sera la première fois qu’une association académique en Italie aura un débat public sur les campagnes BDS/PACBI.

Contact : campagnastoptechnion[at]gmail.com




Près de 150 militants BDS France actent à Marseille les victoires de la Campagne

Communiqué de BDS France

Marseille, le 17 janvier 2016

Le week-end annuel de la campagne BDS France s’est tenu les 16 et 17 janvier à Marseille. Près de 150 personnes de 40 villes différentes, de toutes générations et origines ont participé au succès du rassemblement. Les interventions de juristes, de représentants palestiniens du BNC, d’un militant d’un camp de réfugiés et de BDS Maroc, par exemple, et la lecture d’une lettre d’un syndicaliste du PNFTU ont ajouté une dimension internationale aux échanges.

En 2015 la campagne BDS a connu des succès importants tant sur les plans culturel, universitaire qu’économique. Les victoires contre Orange qui a annoncé la rupture du contrat qui la liait à la société de téléphonie israélienne Partner Communications, contre Sodastream qui a vu son partenariat avec le festival de BD d’Angoulême annulé, ou encore contre Véolia qui a retiré ses derniers d’investissements d’Israël en 2015, marquent un tournant dans la campagne : désormais les investisseurs qui voudraient profiter de l’apartheid israélien et de la colonisation de la Palestine savent qu’ils s’exposent à des campagnes longues et acharnées jusqu’à la victoire.

La campagne BDS se poursuit et s’est développée en France malgré la condamnation scandaleuse de militants BDS par la cour de cassation qui a confirmé le jugement de Colmar. Cette décision ne remettra pas en cause nos activités. Alarmés par les restrictions apportées à la liberté d’expression et de manifestation par l’état d’urgence, les participants de la campagne BDS décident de rejoindre les collectifs qui se créent un peu partout pour s’y opposer.

BDS France décide de participer activement à la campagne d’embargo international contre l’industrie d’armement et de sécurité israélienne. Une nouvelle campagne sera lancée en 2016 contre la société d’assurance et de banque AXA dont une filiale financière participe au capital d’Elbit Systems.

Plus que jamais, nous sommes déterminés à intensifier la Campagne BDS pour contribuer à mettre fin à l’apartheid israélien et pour la libération du peuple palestinien.

 

La Campagne BDS France, qui lance en outre son nouveau site internet : www.bdsfrance.org !




Seuls les produits des colonies sont illégaux, alors pourquoi boycotter tous les produits israéliens?

D’abord, les discriminations que nous dénonçons touchent également les Palestiniens à l’intérieur des frontières d’Israël. Ensuite, la résolution 194 de l’ONU stipule le respect et la mise en œuvre du droit au retour des réfugiés palestiniens dans leurs maisons, y compris à l’intérieur des frontières de 1948. Enfin, dans sa dimension coloniale, c’est bien l’Etat d’Israël, son armée et ses entreprises qui sont responsables et qui profitent économiquement de l’occupation de tous les territoires illégaux, de la construction du Mur, du blocus de Gaza etc. A l’époque de l’Apartheid, n’aurait-il pas été absurde de ne boycotter que les bantoustans et pas le Cap, Johannesburg ou Pretoria? Pour plus d’informations sur ce sujet, voir: http://www.whoprofits.org/




Le domaine culturel ne devrait-il pas être exclu du champ politique ?

L’Etat israélien utilise l’art et la culture pour tenter de redorer son blason: il finance profusion de festivals d’art et de littérature, de tournées de musiciens ou de troupes de danse, etc. Les artistes israéliens, comme les intellectuels en général, participent aux débats politiques de leurs pays. Les artistes palestiniens sont discriminés en tant que Palestiniens, mais également en tant qu’artistes, avec moins d’accès aux ressources financières pour créer et diffuser leurs œuvres. La politique israélienne, au-delà d’un simple favoritisme budgétaire, tente d’éteindre la résistance palestinienne en niant sa culture. Les artistes de Gaza n’obtiennent jamais de visa pour se rendre à l’étranger et, en janvier 2009, l’armée israélienne a bombardé et entièrement détruit l’Ecole de Musique de Gaza. Certains intellectuels, tels que Ghassan Kanafani ou Naji Al Ali, furent assassinés par les services secrets israéliens. D’autres, tels que Annemarie Jacir, Cat Stevens ou Noam Chomsky, se sont vus refuser le droit d’entrer en Israël. Les artistes ont joué un rôle clé pour isoler le régime d’apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980, alors même que les gouvernements occidentaux poursuivaient leurs relations diplomatiques et économiques, dans une complicité criminelle. C’est la même démarche que nous espérons voir se réaliser aujourd’hui.

Voir aussi le Boycott culturel.




Quelles sont les revendications précises de la campagne « BDS »?

La campagne BDS demande tout simplement l’application du droit international, à savoir: (1) le droit au retour pour tous les réfugiés; (2) la fin de la colonisation, de l’occupation, du blocus de Gaza et le démantèlement du Mur; (3) la fin de l’apartheid pour les Palestiniens de 48 (dits « Arabes israéliens »).

Voir aussi le texte de l’Appel palestinien au BDS.




Qu’est-ce que la campagne « BDS »?

La campagne BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) a été lancée par la société civile palestinienne en 2005, suite à des dizaines d’années de lutte contre Israël et sa politique d’apartheid. Les Palestiniens font appel aux citoyens de conscience du monde, afin que prenne fin le plus long conflit de l’histoire récente, en leur demandant de boycotter tous les produits israéliens, mais aussi de pratiquer un boycott sportif, culturel et universitaire. Ils nous demandent également de faire pression sur les entreprises étrangères, notamment européennes, afin qu’elles arrêtent leur collaboration avec cet Etat criminel. Enfin, ils nous demandent de faire appliquer par nos Etats les sanctions qui auraient dû être appliquées depuis des dizaines d’années devant ce déni de droit intolérable. Il apparaît aujourd’hui que, loin des grands débats théoriques, la campagne BDS est une arme efficace pour faire plier Israël, d’autant que nous ne pouvons rien attendre de l’Onu ou des autres pays.

Voir aussi : Pourquoi la campagne BDS ?




Cinq banques israéliennes blacklistées par un important fonds de pensions U.S.

Le fonds de pensions de l’Église Méthodiste Unifiée – une des plus importantes obédiences protestantes aux États-Unis, qui compte plus de sept millions de membres – a placé cinq banques israéliennes sur sa liste d’entreprises dans lesquelles il n’investira pas, pour des raisons liées aux respect des droits humains. C’est ce qu’il a annoncé mardi dans un communiqué, reproduit par le New York Times. La décision aurait été acquise notamment sous l’impulsion du “United Methodist Kairos Response group”.

C’est, selon le quotidien, la première fois qu’un fonds de pensions d’une grande église états-unienne prend une telle décision concernant des banques israéliennes, lesquelles financent la construction de colonies “dans ce que la majeure partie du monde considère comme les territoires palestiniens illégalement occupés” (selon la formule du New York Times, réputé pour ses complaisances envers Israël)[1].

Le NYT ajoute que «les défenseurs des Palestiniens, tant à l’intérieur qu’à l’extérieur de l’église, estiment cette que cette décision constitue une étape importante de la campagne “Boycott, Désinvestissement et Sanctions” (BDS), destinée à exercer une pression économique sur Israël». Mais «d’autres, à l’intérieur de l’église, estiment que c’est une affirmation trompeuse, dans la mesure où l’église garde des investissements dans d’autres entreprises israéliennes et où une majorité écrasante de ses membres se sont opposée à des propositions de désinvestissement». Selon sa porte-parole, le fonds( dont les avoir étaient évalués en 2014 à 20,9 milliards de dollars US) reste en effet présente dans environ 18 entreprises israéliennes “qui se conforment à ses critères d’investissement”.

On peut donc résumer que c’est un pas important qui est franchi, mais qu’il reste encore du chemin à parcourir…

Le gouvernement et l’ambassade d’Israël n’ont pas fait de commentaire à propos de cette décision, dit le NYT, qui estime que celle-ci devrait susciter leur colère, dans la mesure où – écrit-il –  le gouvernement Netanyahou «consacre une énergie considérable pour combattre les propositions avancées [allant dans le sens préconisé par BDS] dans des institutions universitaires, les entreprises et les églises». Et il rappelle que Benjamin Netanyahou a décrit BDS comme «une campagne pour détruire Israël». Apparemment, même aux États-Unis et même dans les églises, la parole du Premier menteur israélien n’est plus audible.

Les banques concernées par la décision du fonds de pensions de l’Église Méthodiste Unifiée sont la Banque Hapoalim, la Banque Leumi, la First International Bank of Israel, la Israel Discount Bank et la Banque Mizrahi-Tefahot, qui s’ajoutent à une liste de 39 entreprises de divers pays qui sur la liste noire du fonds pour des raisons liées au respect des droits humains, en application d’une charte adoptée par l’église méthodiste en 2014.

La liste inclut aussi l’entreprise israélienne du secteur de la construction “Shikun & Binui”, en raison de son rôle important dans la construction des colonies juives en Cisjordanie.

Le NYT rappelle qu’en juillet dernier, le synode de la “United Church of Christ” (±1 million de membres) s’était prononcé à une majorité écrasante en faveur d’une résolution appelant au désinvestissement des entreprises qui tirent profit de l’occupation et en faveur du boycott des produits des colonies israéliennes.

L.D.


[1] New-York abrite la deuxième plus importante communauté juive du monde, après celle d’Israël

Source : http://www.pourlapalestine.be/cinq-banques-israeliennes-blacklistees-par-un-important-fonds-de-pensions-u-s/




Victoire ! Le Festival de BD d’Angoulême abandonne Sodastream

Après une victoire contre l’entreprise française Orange, dans le domaine du Désinvestissement, voici maintenant une victoire contre l’entreprise israélienne Sodastream, dans le domaine du Boycott…Encore une victoire pour la Campagne BDS en France… l’année 2016 commence bien….
La Campagne BDS France, Communiqué de presse, le 13 janvier 2016

Les organisateurs de la campagne pour que le Festival international de la bande dessinée d’Angoulême (FIBD) abandonne son partenariat avec la société israélienne Sodastream ont annoncé aujourd’hui leur victoire dans un courriel adressé aux signataires des deux lettres ouvertes qui avaient circulé en 2014 et 2015.En effet, la documentation publique de l’édition 2016 du festival, qui ouvre ses portes le 28 Janvier 2016, ne contient pas de mention de Sodastream, ni dans la liste des partenaires privés, ni dans celle des pavillons sponsorisés au sein du festival qui est considéré comme la plus prestigieuse célébration de la bande dessinée dans le monde.

Deux lettres ouvertes, signées par plus de 150 dessinateurs et autres travailleurs dans le domaine de la bande dessinée, avaient été distribuées en 2014 et 2015, adressées à Franck Bondoux, le directeur du festival, exigeant que le partenariat avec Sodastream, annoncé en 2014, soit abandonné.

Ces lettres mentionnaient la complicité de Sodastream dans les violations israéliennes des droits de l’homme, en particulier dans son usine située dans la colonie de Mishor Adumim dans les territoires palestiniens occupés, que Sodastream avait fermé sous pression internationale en 2015, ainsi que dans sa participation aux politiques israéliennes de discrimination et d’apartheid contre les Palestiniens, y compris le déplacement de Bédouins citoyens d’Israël, dans le cadre du Plan Prawer mis en place par le gouvernement israélien.

Parmi les éminents signataires, on trouvait Tardi (5 Prix à Angoulême et Grand Prix en 1985), Lewis Trondheim (2 Prix à Angoulême, Grand Prix en 2006, et créateur de la mascotte du FIBD), Joe Sacco (Prix à Angoulême en 2011), Guy Delisle (Prix à Angoulême en 2012), Willem (Grand Prix d’Angoulême en 2013), Peter Blegvad (Prix à Angoulême en 2014), Jaime Hernandez (Prix Eisner en 2014 et Prix du Los Angeles Times en 2014), Alison Bechdel (Prix MacArthur 2014), Ben Katchor, Kate Beaton, Ernest Pignon-Ernest, Siné, Wozniak et beaucoup d’autres à travers le monde, dont de nombreux anciens vainqueurs de Grand Prix du FIBD d’Angoulême, ainsi que des caricaturistes palestiniens et israéliens. Ces lettres ouvertes ont reçu une couverture médiatique importante en français (Le Monde; L’Obs) et en anglais (Hyperallergic; Getty Images; Comic Book Resources).

Une liste complète des signataires, et le texte des deux lettres ouvertes peuvent être consultés ici:
http://lettertoangouleme.tumblr.com/

Un échantillon de la couverture médiatique peut être consulté ici:
http://lettertoangouleme.tumblr.com/coverage

Cet effort témoigne d’une victoire pour la campagne palestinienne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’Etat israélien, après une autre victoire importante en France sur l’opérateur de télécommunications français Orange, qui a annoncé avoir abandonné son partenariat avec une entreprise israélienne, alors même que la Campagne BDS en France subit un harcèlement juridique par l’Etat français.

Cette annonce intervient aussi alors que le FIBD d’Angoulême est en proie à une importante controverse entourant sa sélection d’une liste de 30 caricaturistes – tous des hommes – comme candidats pour le Grand Prix 2016, dont 12 ont décidé de se retirer en signe de protestation. Les organisateurs de la campagne contre Sodastream ont exprimé leur solidarité aux organisateurs de cette campagne de boycott de 2016.

Le texte intégral de leur annonce et déclaration se trouve ci-dessous:


Cher.e.s ami.e.s,

Alors que la colère gronde autour de la sélection par le FIBD d’Angoulême d’une liste entièrement masculine de nominés pour son Grand Prix 2016, nous sommes heureux de vous signaler une victoire importante dont nous pouvons tous revendiquer la responsabilité: après deux campagnes intenses, le FIBD a abandonné Sodastream comme partenaire pour l’édition de 2016.

Votre soutien et vos voix ont permis d’obtenir une petite mais tangible victoire, un petit mais tangible signal à l’aube de la nouvelle année, pour réchauffer le cœur des gens dans l’hiver de Gaza, où le système de chauffage n’a pas été réparé depuis la dernière attaque meurtrière commise par l’armée israélienne. La campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions nous donne de l’espoir.

Nous sommes très reconnaissants de vos efforts et de votre volonté de défendre les droits des Palestiniens, et nous exprimons notre soutien, notre solidarité, ainsi que des souhaits de victoire semblable à BD égalité, les organisatrices de la campagne actuelle de boycott qui entoure le Festival d’Angoulême.

Nous nous adressons maintenant au reste de l’industrie de la bande dessinée, partout dans le monde, pour qu’elle prenne note de ces efforts et de leurs résultats: ensemble, nous pouvons changer les choses.


Le communiqué de presse en français et en anglais est disponible ici:
http://lettertoangouleme.tumblr.com/release

La liste des 161 signataires des deux lettres réunies:

001) Palestine Comics Festival (Palestine)
002) Leila Abdul Razzaq (USA)
003) Zainab Akhtar (UK)
004) Khalid Albaih (Sudan)
005) Albertine (Switzerland)
006) Derrouazin Alla Eddine
007) Hilary Allison (USA)
008) Rosalba Ambrico (Italy)
009) Anarkikka (Italy)
010) Enzo Apicella (UK/Italia)
011) Dan Archer (USA)
012) Redouane Assari (Algérie)
013) Avoine (France)
014) Serge Baeken (Belgium)
015) Alex Baladi (Switzerland)
016) Edd Baldry (UK/France)
017) Allan Barte (France)
018) Baru (France, 4 Angoulême prizes and Grand Prix in 2010)
019) Edmond Baudoin (France, 3 Angoulême prizes)
020) Kate Beaton (Canada)
021) Alison Bechdel (USA)
022) Sofiane Belaskri (Algérie)
023) Mohammed El Amine Benali (Algérie)
024) Faiza Benaouda, Carlo Benini (Italy)
025) Khalil Bendib (Algeria/USA)
026) Berth (France)
027) Peter Blegvad (USA/UK, Angoulême prize in 2014)
028) Philippe Bonifay (France)
029) Naïm Boukir (Algérie)
030) Shane Patrick Boyle (USA)
031) Sam Bradd (Canada)
032) Briac (France)
033) Steve Brodner (USA)
034) David Brothers (USA)
035) Paul Buhle (USA)
036) Nicole Burton (Canada)
037) Susie Cagle (USA)
038) Jennifer Camper (USA)
039) Lorena Canottiere (Italy)
040) Carali (France)
041) Dan Carino (USA)
042) Sean Carleton (Canada)
043) Rémy Cattelain (France)
044) Chandre (France)
045) Chimulus (France)
046) Gilles Ciment (France, former director of the Cité internationale de la bande dessinée in Angoulême from 2007 to 2014)
047) Rob Clough (USA)
048) Sue Coe (USA)
049) Sean T. Collins (USA)
050) Gianluca Costantini (Italy)
051) Jean-Luc Coudray (France, Angoulême prize in 1990)
052) Philippe Coudray (France, Angoulême prize in 2011)
053) Molly Crabapple (USA)
054) Pino Creanza (Italy)
055) Marguerite Dabaie (USA)
056) Adjim Dannger (Chad)
057) Bira Dantas (Brazil)
058) Eleanor Davis (USA)
059) Marcel de la Gare (France)
060) Guy Delisle (Canada, Angoulême Prize in 2012)
061) Les Dessin’acteurs (France)
062) Eric Drooker (USA)
063) Dror (France)
064) Magdy El Shafee (Egypt)
065) Elchicotriste (Spain)
066) Warren Ellis (UK)
067) Faujour (France)
068) The FDZ (Lebanon)
069) Olivier Ferra (France)
070) Luigi Filippelli (Italy)
071) Brigitte Findakly (France)
072) Robin Folvik (Canada)
073) Sean Ford (USA)
074) Ganzeer (Egypt/USA)
075) Sarah Glidden (USA)
076) Lucile Gomez (France)
077) Jenny Gonzalez-Blitz (USA)
078) Michel Granger (France)
079) Dominique Grange (France)
080) Thierry Groensteen (France, former director of the Cité internationale de la bande dessinée in Angoulême from 1993 to 2001)
081) Jeet Heer (Canada)
082) Ethan Heitner (USA)
083) Delphine Hermans (Belgium)
084) Anaële Hermans (Belgium)
085) Jaime Hernandez (USA)
086) Paula Hewitt Amram (USA)
087) Alex Hoffman (USA)
088) Dylan Horrocks (New Zealand, nominated in Angoulême in 2002)
089) Igort (Italy, nominated in Angoulême in 2003)
090) Hatem Imam (Lebanon)
091) Jeroen Janssen (Belgium)
092) Jiho (France)
093) Monica Johnson (USA)
094) Ben Katchor (USA)
095) Mazen Kerbaj (Lebanon)
096) Sarah Khoury (Italy)
097) Kris (France)
098) Lolo Krokaga (France)
099) Nat Krokaga (France)
100) Peter Kuper (USA)
101) Patrick Lacan (France)
102) Carlos Latuff (Brazil)
103) Lasserpe (France)
104) Maximilien Le Roy (France)
105) Mark Leier (Canada)
106) Lerouge (France)
107) Wilfrid Lupano (France)
108) Rodolphe « Ohazar » Lupano (France)
109) Matt Madden (USA/France)
110) Benameur Mahmoud (Algérie)
111) Eric Maltaite (Belgium)
112) Trevor McKilligan (Canada)
113) Lena Merhej (Lebanon)
114) Seoud Messadi
115) Jean-Claude Mézières (France, 2 Angoulême prizes and Grand Prix in 1984)
116) Matt Miner (USA)
117) Katie Miranda (USA)
118) Rym Mokhtari (Algérie)
119) Anne Elizabeth Moore (USA)
120) Mric (France)
121) José Muñoz (Argentina, 3 Angoulême prizes and Grand Prix in 2007)
122) Ohazar (France)
123) Pépito (France)
124) Ernest Pignon-Ernest (France)
125) Jeanne Puchol (France)
126) Marty Qatani (USA)
127) Maël Rannou (France)
128) Patricia Réaud (France)
129) Helge Reumann (Switzerland)
130) Barrack Rima (Lebanon/Belgium)
131) James Romberger (USA)
132) Puig Rosado (France)
133) Mohammad Sabaaneh (Palestine)
134) Joe Sacco (USA, Angoulême prize in 2011)
135) Malik Sajad (Kashmir)
136) Salgood Sam (Canada)
137) Amitai Sandy (Israel)
138) François Schuiten (Belgium, Angoulême Grand Prix in 2002)
139) Gabby Schulz (USA)
140) Siné (France)
141) Jean Solé (France)
142) Philippe Squarzoni (France, nominated in Angoulême in 2003)
143) Julia Smith (Canada)
144) Sylvain-Moizie (France, Angoulême prize in 2000 and in residence at the Cité internationale de la bande dessinée in Angoulême in 2014-2015)
145) Tardi (France, 5 Angoulême prizes and Grand Prix in 1985)
146) Tom Tirabosco (Switzerland, Angoulême prize in 2009)
147) Seth Tobocman (USA)
148) Pasquale Squaz Todisco (Italia)
149) Jean-Louis Tripp (Canada)
150) Lewis Trondheim (France, 2 Angoulême prizes and Grand Prix in 2006, creator of the Angoulême mascot)
151) Guillaume Trouillard (France)
152) Eli Valley (USA)
153) David Diavù Vecchiato (Italia)
154) Daniel Wernëck (Brasil)
155) Willem (France/Nederland, Angoulême Grand Prix in 2013)
156) Willis From Tunis (Tunisie/France)
157) Jordan Worley (USA)
158) Wozniak (France/Poland)
159) yAce (France)
160) Zerocalcare (Italia)
161) Germano Zullo (Switzerland)


Revue de presse

Victoire pour BDS : le Festival de BD d’Angoulême abandonne son partenariat avec Sodastream
Nadir Dendoune, Le Courrier de l’Atlas, le 13 janvier 2016
http://www.lecourrierdelatlas.com/1072413012016Victoire-pour-BDS-le-Festival-de-BD-d-Angouleme-abandonne-son-partenariat-avec-Sodastream.html

BD à Angoulême : Sodastream s’en va, les associations satisfaites
Sud Ouest, le 13 janvier 2016
http://www.sudouest.fr/2016/01/13/bd-a-angouleme-sodastream-s-en-va-les-associations-satisfaites-2242024-813.php

Festival d’Angoulême 2016 : Sodastream renonce
Tout en BD, le 13 janvier 2016
http://www.toutenbd.com/actualites/article/festival-d-angouleme-2016-6130

World’s Biggest Cartooning Festival Drops SodaStream as Sponsor
Lior Zaltzman, Forward, 13 janvier 2016
http://forward.com/news/breaking-news/329909/worlds-biggest-cartooning-festival-drops-sodastream-as-sponsor/#ixzz3xLP0N9YR

Useless to a Reader
Tim Hodler, The Comics Journal, 14 janvier 2016
http://www.tcj.com/useless-to-a-reader/




Lettre de BDS France à Manuel Valls

Paris, le 12 janvier 2016

Monsieur le Premier Ministre,

Lors de votre discours du samedi 9 janvier commémorant la tuerie antisémite il y a un an dans le supermarché casher de la Porte de Vincennes à Paris, vous avez manifesté une nouvelle fois votre soutien à un régime colonial et d’apartheid, et votre profond mépris pour le sort du peuple palestinien.

Cette tuerie était un acte odieux, qu’aucun argument ne peut excuser.

Mais profiter de cette commémoration pour déverser à nouveau l’amalgame entre antisémitisme, terrorisme et la campagne citoyenne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l’Etat d’Israël (BDS) est inadmissible, et indigne d’un chef de gouvernement.

L’Etat d’Israël, vous le savez, cherche à mettre fin à l’existence de la Palestine en développant toujours plus sa politique de colonisation et d’apartheid. Il humilie, spolie, provoque, emprisonne, opprime constamment le peuple palestinien, pousse sa jeunesse au désespoir, poursuit une politique largement condamnée par de nombreuses résolutions internationales.

Le peuple palestinien est quant à lui engagé dans une résistance populaire quotidienne et persévérante pour manifester son droit à la liberté, à la justice et à l’autodétermination.

Dans votre discours, vous assimilez l’ensemble des Juifs de France à des supporters d’un Etat voyou qui dépossède et persécute un peuple. Vous contribuez ainsi à l’antisémitisme alors que vous prétendez le dénoncer.

Votre amour sans bornes pour Israël est en même temps l’expression d’une absence totale d’empathie pour le peuple palestinien. Soutenir les droits légitimes du peuple palestinien nécessite de mettre fin à l’impunité d’Israël et de sanctionner cet Etat jusqu’à ce qu’il cesse de violer constamment le droit international.

Tant que la France ne s’engagera pas ouvertement dans cette voie, elle ne respectera pas ses obligations internationales et sera complice des exactions coloniales et de l’apartheid en Israël-Palestine, injustices qui contribuent largement aux tragédies au Moyen-Orient et font obstacle à la paix dans le monde.

Vos propos sont une incitation aux racismes : racismes anti-arabe et anti-musulmans que propage Israël, politique raciste à l’encontre de nombreux jeunes issus de l’immigration, antisémitisme, dont la politique d’Israël porte une large responsabilité.

La campagne BDS a été initiée par 170 organisations de la société civile palestinienne pour mettre fin à l’impunité d’Israël. Elle est un mouvement international, citoyen, non violent, antiraciste. Un nombre important de Juifs du monde entier y participent.

Elle remporte de nombreuses victoires, dont notamment la société Véolia qui s’est retirée totalement d’Israël, le géant irlandais du béton CRH qui se désinvestit du seul producteur de ciment israélien (Mashav), l’accord entre Orange et la société israélienne Partner Communications prendra fin dès le mois prochain.

Par ailleurs, de nombreux artistes et autres personnalités à travers le monde refusent les invitations de l’Etat ou des institutions israéliens.

La campagne BDS continuera à se développer en France et partout dans le monde, malgré les misérables discours et amalgames dangereux comme les vôtres, jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit international.

La Campagne BDS France – www.bdsfrance.org




Grande victoire ! Fin de l’accord Orange/Partner Communications

Orange : l’année 2016 commence bien pour la campagne BDS en France

{english below]

La Campagne BDS France, le 6 janvier 2016

Un article du journal israélien Haaretz publié le 3 janvier révèle que le groupe Orange va mettre fin à son accord avec la société israélienne Partner Communications dès le mois prochain. Ainsi il aura fallu six ans à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour faire plier Orange et convaincre sa direction de couper les liens avec une entreprise complice de la colonisation brutale et des crimes de l’Etat israélien.

En effet, c’est en 2010 qu’une organisation israélo-palestinienne, Who Profits, signale la présence d’Orange dans les colonies israéliennes et la fourniture de services réservés exclusivement aux colons et aux soldats israéliens d’occupation. La Campagne BDS France est alors alertée, et elle interpelle les syndicats de France Télécoms, leur demandant de prendre position contre cette présence en parfaite contradiction avec la charte éthique de l’entreprise. En 2011, c’est donc SUD PTT qui porte d’abord la contestation au sein de l’entreprise, très vite rejointe par la CGT. Malgré cela, Orange renouvelle son contrat avec l’entreprise israélienne Partner Communications en mai 2011.

En 2012, l’AFPS, Association France Palestine Solidarité, lance une grande pétition citoyenne pour faire pression sur Orange, et une action commune est organisée entre la Campagne BDS France, l’AFPS, SUD PTT et la CGT lors de l’Assemblée Générale du groupe en juin 2012. La campagne, avec la participation du Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens (CNPJDPI), prend alors deux formes : d’une part, des actions citoyennes devant les agences Orange dans toute la France, actions d’information et de collectes de signatures via une pétition par cartes postales adressées à la direction d’Orange; d’autre part, des initiatives directement auprès de la direction d’Orange, du gouvernement français et du ministère palestinien des télécommunications. A l’occasion du Forum Social Mondial de Tunis en 2013, les cartes postales sont traduites en arabe et la campagne est étendue à la Tunisie, mais aussi à l’Espagne, grâce à la coordination de la campagne BDS en Palestine. La campagne se diffuse sur Facebook et Twitter, mais aussi dans la presse généraliste.

En 2015, le site d’information Electronic Intifada révèle que, lors de l’attaque israélienne meurtrière sur Gaza de l’été 2014, Partner Orange a sponsorisé deux unités de combat et fournit des services gratuits, des générateurs, des chargeurs et des tablettes aux soldats, ternissant encore un peu plus l’image de l’entreprise. La stupeur est de rigueur, et se renforce avec la publication du rapport « Les liaisons dangereuses d’Orange », un réquisitoire rédigé par les associations françaises de protection des droits humains dans le monde dont le CCFD, la FIDH, la LDH, et l’association palestinienne Al-Haq.

La campagne est alors étendue au Maroc, mais surtout à l’Egypte, un pays clé dans la stratégie d’Orange qui souhaite y renommer sa filiale Mobinil (30 millions d’abonnés) en « Orange Egypte ». Un communiqué commun est publié entre BDS France et BDS Egypte: c’est la goutte d’eau qui fait déborder le vase. Stéphane Richard, le président d’Orange, annonce alors son intention de retirer sa marque du marché israélien de téléphonie mobile. La machine est lancée et ses dénégations n’y feront rien: huit mois plus tard, plus aucun téléphone portable en Israël ne mentionnera la marque Orange. Cette défaite est particulièrement cuisante pour Haim Saban, principal investisseur de Partner Communications, qui avait déclaré la guerre à la campagne BDS.

Bien-sûr nous resterons vigilants jusqu’à la rupture définitive de l’accord d’Orange avec Partner Communications, et nous continuerons inlassablement de dénoncer les investissements, même réduits, qu’Orange maintient en Israël. Bien sûr, pour les Palestiniens, la colonisation continue et Partner Communications maintient ses 200 antennes relais et installations téléphoniques illégales, l’occupation israélienne continue à tuer plus d’un Palestinien par jour en moyenne, Gaza vit toujours sous un blocus insupportable et la moitié des Palestiniens du monde sont toujours empêchés de rentrer chez eux. Mais aujourd’hui, il y a deux raisons de se féliciter. D’une part, grâce aux pressions coordonnées de la campagne BDS dans le monde entier, l’entreprise française Orange ne participera plus aux exactions de Partner Communications dans les colonies israéliennes. Et d’autre part, il s’agit d’une nouvelle leçon pour les investisseurs étrangers qui doivent comprendre qu’ils ne peuvent désormais plus impunément tirer profit d’une des dernières situations coloniales dans le monde.

A l’aube d’une nouvelle année, ce retrait d’Orange des colonies ne fait que s’ajouter à une longue série de victoires (Veolia, G4S, mais aussi sur le terrain du boycott culturel et universitaire) qui augurent du succès d’une campagne qui contribuera inévitablement, tôt ou tard, à libérer les Palestiniens de leur condition de servitude sur leur propre terre.


Revue de presse :

Article dans Haaretz:
http://www.haaretz.com/israel-news/business/.premium-1.695206

Traduction ici:
http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article958

Résumé ici:
http://www.pourlapalestine.be/les-liens-entre-orange-et-son-partenaire-israelien-rompus-en-fevrier/

Article dans Electronic Intifada:
https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/frances-orange-dumps-israeli-affiliate-backed-gaza-war

Traduction ici:
http://www.info-palestine.net/spip.php?article15829

Réaction du BNC palestinien:
https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=1103391729705686&id=115083011869901

Réaction de SUD PTT:
http://www.solidaires.org/Orange-sans-Partner-Enfin

Déclaration officielle d’Orange:
http://www.orange.com/fr/Presse-et-medias/communiques-2016/Orange-prend-acte-du-rebranding-de-Partner

Réaction de l’AFPS:
http://www.france-palestine.org/L-entreprise-israelienne-Partner-confirme-la-resiliation-de-son-contrat-avec

Déclaration du BNC:
http://bdsmovement.net/2016/orange-drops-israel-affiliate-following-bds-pressure-13648

Article dans le Figaro:
http://bourse.lefigaro.fr/indices-actions/actu-conseils/orange-la-licence-de-marque-est-arretee-avec-partner-4903573


Orange: 2016 gets off to a good start for the BDS France Campaign

BDS France Campaign, 6 January 2016

An article published on 3 January in the Israeli newspaper Haaretz revealed the news that the French telecom group Orange will next month put an end to its agreement with the Israeli company Partner Communications. Six years of campaigning by the Boycott-Divestment-Sanctions movement have made Orange yield and convinced its leadership to break the links with a company complicit in the brutal colonisation and crimes of the Israeli State.

It was in 2010 that an Israeli-Palestinian organisation, Who Profits, reported that Orange was present in the Israeli colonies and was providing services exclusively to the settlers and occupation soldiers. The BDS France Campaign responded to this alert by contacting the France Telecom unions, asking them to take a stand against such a presence which flew in the face of the company’s charter of ethics. In 2011 SUD PTT was the first union to express its opposition within the company and was rapidly joined by the CGT, a major confederation of French trade unions. Nevertheless, in May 2011 Orange renewed its contract with Partner Communications.

In 2012, the France-Palestine Solidarity Association (AFPS) launched a wide petition to put pressure on Orange, and a joint action was organised by the BDS France Campaign, AFPS, SUD PTT and the CGT during the annual meeting of the Orange group in June 2012. The campaigning, with the participation of the National Collective for a Just and Lasting Peace between Palestinians and Israelis (CNPJDPI), was subsequently carried out in two ways: on the one hand, with citizen protests in front of Orange branches all over France, and actions to inform the public and collect signatures via a petition in the form of postcards addressed to the Orange management; on the other hand, direct approaches were made to the Orange management, the French government and the Palestinian minister for telecommunications. The postcards were translated into Arabic during the World Social Forum in Tunis in 2013 and the campaign spread to Tunisia and also to Spain, thanks to the BDS campaign coordination in Palestine. The campaign was publicised on Facebook and Twitter and also in the mainstream press.

In 2015, an exposé by the Electronic Intifada information website tarnished the company’s image even further: during the murderous Israeli attack on Gaza in the summer of 2014, Partner Orange had sponsored two combat units and provided free services to the military in the form of generators, chargers and iPads. The astonishment at that news was further reinforced by the publication of the report “Orange’s dangerous liaisons”, a charge-sheet drawn up by associations for the protection of human rights, including the International Federation for Human Rights, the French League of Human Rights and the Catholic Committee Against Hunger and for Development, together with the Palestinian association Al-Haq.

The campaign then spread to Morocco and above all to Egypt, a key country in Orange’s strategic plan, which aimed to rename its subsidiary Mobinil, with its 30 million subscribers, as “Orange Egypt”. A joint press release was issued by BDS France and BDS Egypt, and that was the final straw. Stéphane Richard, president of Orange, subsequently announced his intention to withdraw the brand from the Israeli mobile-telephone market. The ball was rolling and his denials changed nothing: now eight months later, no portable telephone in Israel will have any mention of the Orange brand. This is a particularly crushing defeat for Haim Saban, a major investor in Partner Communications, who had declared war on the BDS campaign.

Of course, we will remain vigilant until the Orange-Partner Communications agreement has been definitively broken, and we will go on tirelessly denouncing the investments, even though reduced, that Orange still maintains in Israel. And of course, for the Palestinians the colonisation goes on apace and Partner Communications still has its 200 cell towers and telephone installations, all of them illegal, the Israeli occupation continues to kill at least one Palestinian per day, Gaza is still living under an unbearable blockade, and half of the world’s Palestinians are still being prevented from returning home. But today there are two reasons for celebration: firstly because, thanks to the coordinated pressure from the BDS campaign around the world, the French company Orange will no longer participate in Partner Communications’ abuses in the Israeli colonies. Secondly, this is a lesson for foreign investors who have to understand that it is no longer risk-free to profit from one of the last colonial situations existing in the world today.

As a new year begins, Orange’s withdrawal from the colonies can be added to a long series of victories – Veolia, GS4, and many in the sphere of the cultural and academic boycott – which bodes well for a campaign that will inevitably, sooner or later, help to free the Palestinians from their state of servitude on their own land.




Lettre d’infos BDS France juin

Orange sanguine, Orange pressée !

Depuis 2 ans, ORANGE est sous la pression des citoyens, consommateurs et autres ONG et organisations quant à son implication en Israël, et notamment directement en partenariat avec l’armée israélienne à Gaza. Les réactions de l’entreprise confirment que l’entreprise calcule en ce moment le prix que lui coûte ce soutien éminemment politique… Restons mobilisés, faisons signer la pétition, et gagnons cette bataille de plus pour fêter les 10 ans de la campagne BDS. A cette occasion, ne manquez pas la tournée exceptionnelle en France d’Ali Abunimah à cette occasion du 7 au 10 juillet.

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Les succès de la Campagne

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Conclusions de la session sur Gaza du Tribunal Russel sur la Palestine

BRUXELLES, 25 SEPTEMBRE 2014

« Puisse ce tribunal prévenir le crime de silence. »
Bertrand Russell, Londres, 13 novembre 1966

1. En juillet et août 2014, lorsqu’ont été diffusées les images de mort, de destruction et de désespoir infligés aux citoyens palestiniens de Gaza, les peuples du monde entier ont été frappés par un sentiment viscéral d’indignation, de colère et de dégoût. Pendant trop longtemps, des crimes et de graves violations des droits de l’homme ont été commis contre le peuple palestinien par les autorités israéliennes occupantes, et ce en toute impunité. L’occupation, le blocus et le siège imposés au territoire de Gaza sont synonymes de peines collectives, mais le tout récent conflit s’est caractérisé par une intensification nette de la campagne visant à punir collectivement et à terroriser la population civile. L’opération « Bordure protectrice » a non seulement été la troisième attaque militaire majeure sur Gaza en 6 ans, elle a également été marquée par une augmentation significative de l’échelle, de la sévérité et de la durée de l’attaque. Il s’agit de l’attaque israélienne la plus importante sur la bande de Gaza depuis le début de l’occupation des territoires palestiniens en 1967. Au vu de cette violence cyclique et dévastatrice et de la probabilité qu’elle se perpétue, les membres du Tribunal ont pris conscience de la nécessité de donner la parole au peuple de Gaza et d’exprimer l’absolue nécessité d’une action urgente. Le Tribunal Russell sur la Palestine espère se faire la voix de la conscience et contribuer, dans une certaine mesure, à ce que les coupables répondent de ces actes terribles et inhumains.

2. Sur les 50 jours qu’a duré le conflit, quelque 700 tonnes de munitions ont été utilisées par les forces armées israéliennes dans le cadre d’un bombardement aérien et d’une offensive terrestre soutenus. Ce chiffre approximatif équivaut au largage de deux tonnes de munitions par kilomètre quarré dans la bande de Gaza.Ces actions ont eu pour résultat : 2188 Palestiniens morts dont au moins 1658 civils ; 11231 blessés parmi les civils ;18000 logements endommagés (13% de l’ensemble des logements disponibles à Gaza ont été partiellement ou complètement détruits) ; le déplacement interne de quelque 110000 civils ; la destruction totale de huit établissements de santé et les dommages causés aux nombreux autres établissements, 17 hôpitaux sur 32 ont subi des dégâts et six ont dû fermer leurs portes ; la destruction massive des équipements d’approvisionnement en eau privant 450000 civils d’accès aux services municipaux de distribution d’eau ; la destruction de la seule centrale électrique de Gaza, privant la totalité de la bande de Gaza d’électricité pendant approximativement 20 heures par jour et ayant dès lors un impact considérable sur le traitement de l’eau, sur l’approvisionnement en nourriture et sur la capacité des établissements médicaux à s’occuper des blessés et des déplacés ; les nombreuses attaques lancées contre des infrastructures parrainées et contrôlées par l’ONU et leur destruction, y compris trois écoles de l’UNRWA qui servaient de refuges temporaires ; la destruction intégrale de 128 commerces et les près de 550 millions USD de dégâts causés aux terres agricoles et au bétail ; des attaques contre des propriétés culturelles et religieuses. Enfin, le conflit a laissé derrière lui quelque 373000 enfants ayant besoin d’un soutien psychologique direct et spécialisé. Cette attaque a été à ce point répandue et systématique que l’Autorité palestinienne estime qu’il faudra 7,8 milliards USD pour réparer les dommages causés aux infrastructures civiles et d’État.

(…)

Au vu de ce qui précède, le Tribunal Russell sur la Palestine appelle (…) la société civile mondiale :

  • À soutenir l’activisme visant à empêcher les entreprises et organisations israéliennes qui soutiennent ou profitent de l’occupation d’accéder aux marchés internationaux ;
  • À se montrer solidaire avec les activistes dont l’action vise à fermer les entreprises complices de crimes contre les Palestiniens telles que Elbit Systems au Royaume-Uni ;
  • À faire activement pression sur les gouvernements afin qu’ils prennent immédiatement des mesures pour s’assurer qu’ils ne contribuent pas aux crimes commis par Israël et qu’ils agissent conformément aux principes et aux règles du droit international. »

Lire le résumé des conclusions en français en entier

Membres du jury :




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Lettre d’infos BDS France – Septembre 2014

Septembre 2014

BDS, l’unique stratégie de pression sur Israël qui fait ses preuves

L’agression criminelle d’Israël contre Gaza a engendré encore une fois des deuils massifs dans la population palestinienne. Plus de 2150 morts, 10.800 blessés et 100.000 évacués, et aucune issue de secours. Comment pourrait-il être question de simple « disproportion » concernant une agression s’inscrivant dans un contexte d’occupation et de colonisation virulentes depuis plus de 65 ans ? Mais chaque crime de guerre israélien a automatiquement sa revanche médiatique : le boycott, slogan n°1 de toutes les manifestations, a aussi fait l’objet d’une promotion inattendue dans de nombreux grands médias qui semblent toucher les limites de leur crédibilité. On peut espérer que le grossier chantage à l’antisémitisme ne passe plus face à une opinion publique de plus en plus alerte. Des centaines d’appels et de déclarations de personnalités du monde entier ont résonné pour appeler au BDS. Chaque victoire accélère le processus de mise sous pression. Plus que jamais, accentuons la mobilisation !

Lire la lettre d’infos

Pour vous abonner à la newsletter de BDS France :




Liberté et justice pour Gaza: le boycott en action contre 7 entreprises complices

EN SAVOIR PLUS: Lire notre page « Engagez-vous » pour plus d’idées sur les entreprises à boycotter et les moyens de s’impliquer dans la campagne de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS)

1. Hewlett Packard (HP)

Manifestation lors de la réunion des actionnaires HP appelle à la fin au soutien à l'apartheid israélien

Le régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid est une fois de plus en train de commettre des massacres odieux contre le peuple palestinien à Gaza.

Israël bénéficie d’une impunité criminelle en raison du soutien direct de gouvernements d’Amérique du Nord et d’Europe, mais aussi des entreprises impliquées dans l’occupation israélienne et dans de flagrantes violations des droits de l’Homme.

Des dizaines d’entreprises jouent un rôle actif et continu dans la facilitation de l’apartheid israélien. À la lumière des massacres exceptionnellement sanglants qu’Israël est en train de commettre à Gaza, le Comité national palestinien du BDS (BNC) propose aux militants BDS et à chaque personne et organisation de conscience à travers le monde de cibler en urgence les 7 sociétés suivantes.

EN SAVOIR PLUS: Lire notre page « Engagez-vous » pour plus d’idées sur les entreprises à boycotter et les moyens de s’impliquer dans la campagne de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS)

2. Caterpillar

Militants dans le village de Ni'lin en Cisjordanie bloquent une pelle Caterpillar utilisé dans la construction du mur de l'apartheid

Les bulldozers de Caterpillar sont régulièrement utilisés dans la démolition de maisons et fermes palestiniennes, et l’armée israélienne a utilisé des bulldozers sans pilote de Caterpillar dans les attaques de Gaza en 2008-2009. C’est également par un bulldozer CAT qu’Israël a tué la militante états-unienne Rachel Corrie à Rafah en 2003. L’Eglise presbytérienne des USA, le Quaker Friends Fiduciary Corporation (FFC) et l’Église d’Angleterre ont tous désinvesti de Caterpillar.

Passez à l’action:
Boycottez les produits Caterpillar de consommation tels que les chaussures, sacs et outils !
– Menez campagne pour le désinvestissement de Caterpillar. Contactez-nous pour avoir des idées sur la façon de commencer.

3. SodaStream

sodastreamspoof

Bien que n’étant pas directement impliquée dans l’attaque en cours d’Israël à Gaza, les machines à gazéifier les boissons chez soi produites par SodaStream sont l’une des exportations les plus visibles et largement promues d’Israël. Les recettes fiscales des ventes de Sodastream aident à financer l’attaque d’Israël sur Gaza.

SodaStream fonctionne dans la colonie israélienne illégale de Maale Adumim en Cisjordanie occupée, et le plan de l’entreprise d’ouvrir une usine en Israël près de Rahat, un canton palestinien bédouin prévu dans le désert du Naqab (Néguev), revient à participer aux programmes israéliens de déplacements forcés d’au moins 40 000 Bédouins palestiniens dans des villes.

John Lewis au Royaume-Uni est récemment devenu le dernier détaillant à arrêter l’approvisionnement de produits Sodastream et des manifestations ont récemment forcé un magasin de SodaStream à fermer à Brighton, au Royaume-Uni. Le cours de l’action de l’entreprise a chuté de 50% l’année dernière, surtout depuis un scandale concernant l’association de l’actrice Scarlett Johansson avec la marque .

Passez à l’action:
Boycottez tous les produits Sodastream et appelez les détaillants à ne pas en fournir !
– Organisez une manifestation ou une flashmob’ chez un détaillant près de chez vous qui vend des produits Sodastream. Consultez le guide d’action de CodePink pour avoir des idées.

4. Elbit Systems

Elbit Systems drones sont utilisés par Israël pour attaquer des civils dans la bande de Gaza

Elbit Systems est la plus grande entreprise militaire d’Israël. Elle offre une vaste gamme d’équipements et de services à l’armée israélienne, y compris le matériel de surveillance utilisé autour du mur illégal d’Israël et des véhicules aériens sans pilote (UAV), connus sous le nom des drones. Les drones armés Elbit Systems sont largement utilisés par l’armée israélienne et ont été documentés comme étant utilisés dans des attaques contre des civils non armés au cours de l’assaut sur ​​Gaza de 2008-2009 .

Selon l’organisation palestinienne des droits de l’homme Al Mezan Center, des drones armés ont tué plus de 1000 Palestiniens à Gaza sur la période 2000-2010. Des organisations palestiniennes et internationales de droits de l’Homme ont rapporté de nombreuses attaques contre des Palestiniens par des drones lors de l’attaque actuelle à Gaza.

Elbit Systems fait la promotion de sa technologie de drone dans le monde entier comme « testés sur le terrain ». Parmi les pays qui ont acheté des drones de Elbit, l’Australie, le Canada, la Croatie, la France, la Géorgie, le Mexique, Singapour, la Suède, le Royaume-Uni, le Brésil et les Etats-Unis.

Le fonds souverain norvégien et plus d’une douzaine de banques européennes ont désinvesti de Elbit Systems.

Passez à l’action:
Signez l’appel pour un embargo militaire sur Israël
Appelez la banque britannique Barclays et ​​les fonds de pension à se désinvestir de Elbit Systems

5. Les banques israéliennes (dont Hapoalim et Leumi)

L'armée israélienne a mené des centaines de raids à travers la Cisjordanie et lancé des dizaines d'attaques sur Gaza. © Oren Ziv / ActiveStills

© Oren Ziv / ActiveStills

Les banques privées d’Israël fournissent l’infrastructure financière pour toutes les activités des entreprises, des organismes militaires, des agences gouvernementales et des individus dans la poursuite de l’occupation du territoire palestinien et syrien et fournissent un financement important à la construction de colonies israéliennes illégales et à la colonisation continue de la terre palestinienne.

Les banques israéliennes ont rompu leurs relations contractuelles avec les banques palestiniennes à Gaza et cessé de fournir toutes prestations de services pour elles. Compte tenu de la façon dont l’économie palestinienne est dominée par l’économie israélienne et dépendante d’elle, cela a eu un impact dévastateur sur l’économie locale de Gaza.

Un certain nombre de fonds de pension européens, y compris le fonds de pension géant néerlandais PGGM , le fonds souverain du Luxembourg et la plus grande banque du Danemark Danske Bank ont déjà désinvesti des banques israéliennes.

Passez à l’action:
Envoyez un Tweet au géant néerlandais ABP Pension pour leur demander de désinvestir des banques israéliennes qui financent l’occupation et les colonies d’Israël
– Menez campagne auprès de votre propre fonds de pension ou de toute institution dont vous faites partie pour qu’ils se désinvestissent des banques israéliennes. Contactez-nous pour avoir des idées sur la façon de commencer.

6. G4S

G4S est une entreprise de sécurité britannique qui offre une vaste gamme d’équipements et de services G4S-obtenir-apartheid 140x300 (1) au gouvernement et militaires israéliens, y compris aux check-points israéliens et aux prisons où les Palestiniens, dont de nombreux enfants, sont détenus sans procès et soumis à la torture.

G4S fournit des équipements utilisés dans les check-points israéliens au point de passage d’Erez entre Gaza occupée et Israël, aidant ainsi directement le blocus de Gaza par Israël.

La campagne internationale contre G4S a coûté à l’entreprise des millions de dollars de contrats avec des universités, des organismes de bienfaisance et d’autres organismes publics et a vu la Fondation Bill Gates, l’Eglise Méthodiste Unie et d’autres désinvestir de la société.

En réponse, G4S a récemment affirmé qu’il mettra fin à certains aspects de son rôle dans l’apartheid israélien et a déclaré son intention de mettre fin à son rôle dans les prisons israélienne en 2017, mais la campagne contre la société doit continuer jusqu’à ce que sa complicité dans l’apartheid israélien arrive véritablement à son terme.

Passez à l’action:
Ajoutez votre nom à la lettre ouverte appelant G4S à mettre fin à son soutien à l’apartheid israélien et au colonialisme
– Menez campagne pour que G4S soit exclu de vos marchés publics. Contactez-nous pour avoir des idées sur la façon de commencer.

7. Mekorot

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Cliquez pour voir une version plus grande de cette infographie sur l’apartheid de l’eau en Israël

 

Mekorot est la société nationale israélienne de l’eau et s’approprie illégalement de l’eau palestinienne, la détournant vers des colonies israéliennes illégales et des villes à l’intérieur d’Israël, et imposant de sévères obstacles aux Palestiniens pour accéder à leur propre eau.

Mekorot fait partie du complexe de l’occupation israélienne qui refuse aux Palestiniens l’accès à leur juste part des zones aquifères qui devraient être partagées entre Israël et Gaza. Des organisations palestiniennes et internationales à Gaza alertent sur le fait que la crise de l’eau de Gaza a rapidement dégénéré à cause de l’agression en cours contre Gaza.

Mekorot cherche maintenant à exporter ses pratiques discriminatoires de gestion de l’eau et se porte candidat pour prendre en charge l’approvisionnement en eau partout dans le monde car ils sont en cours de privatisation. Les autorités d’Argentine, des Pays-Bas et du Portugal ont annulé leurs contrats de coopération avec Mekorot suite aux pressions du BDS.

Passez à l’action:
Partagez cette fiche sur Mekorot
– Menez campagne pour que Mekorot soit exclu des contrats des collectivités locales. Contactez-nous pour plus d’informations et d’idées

EN SAVOIR PLUS: Lire notre page « Engagez-vous » pour plus d’idées sur les entreprises à boycotter et les moyens de s’impliquer dans le mouvement BDS

Source : http://www.bdsmovement.net/2014/freedom-and-justice-for-gaza-boycott-action-against-7-complicit-companies-12386




6 septembre : action de boycott très réussie au Géant Casino à 45

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SAMEDI 6 SEPTEMBRE 2014. BOYCOTT ISRAËL !! Nous étions 45 !!

Nous avions décidé de cibler la direction et voulions lui montrer que ça suffit de commercer avec Israël. Nous avons vidé entièrement tous les rayons (Sodastream, lingettes, rasoirs femmes Casino « made in Israël », mangues (Shoam) filiale de Mehadrin, Patates douces ) et avons progressivement disséminé les produits partout dans le magasin. Sans rien abîmer bien sûr.

Nous sommes arrivés à 18h, heure de pointe de la fréquentation et sommes restés jusqu’à 20h15 dans le magasin. Beaucoup de slogans, les classiques et « Pas de commerce /avec Israël ». Des prises de paroles en alternance. Nous sommes même sortis du magasin et nous sommes alignés dans la galerie marchande face aux caisses bondées de personnes faisant la queue. Plusieurs prises de paroles ont expliqué les raisons de notre présence et le sens de notre combat, celle de Soufyan a été applaudi par plusieurs personnes faisant la queue aux caisses ! C’était super !!

Nous avons appris qu’il y a un nouveau directeur. Nous espérons qu’il aura pris la mesure de notre détermination et que le message qu’il enverra à « Paris » sera conséquent.

A noter un accueil très chaleureux de plusieurs clients dont 4 ou 5 se sont joints à nous un moment…On a distribué plus de 500 tracts (liste BDS France des entreprises à boycotter).

On ne lâche rien. Nous le devons aux martyrs de Gaza !

Lundi 18h30 CIMADE réunion du Comité BDS France et programmation d’une nouvelle action !!

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Vide le rayon sodastream !!

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Source et autres photos : http://bdsf34.wordpress.com/2014/09/06/action-de-boycott-reussie-au-geant-casino/




Les Maldives boycottent les produits israéliens

21 juillet 2014

Le gouvernement a déclaré aujourd’hui que trois accords entre les Maldives et l’État d’Israël ont été dissous et que des discussions sont en cours pour interdire l’importation de produits israéliens aux Maldives.

S’exprimant lors d’une conférence de presse aujourd’hui, le Ministre du Bureau du Président Mohamed Hussain Shareef a déclaré que les produits israéliens représentaient un petit pourcentage des importations aux Maldives et que les Maldives rejeteront les investisseurs d’Israël à l’avenir.

Le Ministre des Affaires étrangères Dunya Maumoon a déclaré à la conférence de presse aujourd’hui que trois accords signés avec le gouvernement israélien pendant l’administration de l’ancien président Mohamed Nasheed du Parti démocratique maldivien (MDP) ont été dissous.

Elle a également pris note de la condamnation internationale de la récente agression israélienne dans la bande de Gaza et de l’augmentation des appels au boycott de produits israéliens par un certain nombre d’autres pays.

http://www.sun.mv/english/23670