Plus de cent vingt groupes de défense des droits de l’homme exhortent le Giro d’Italia à déplacer le départ d’Israël en raison des violations des droits des Palestiniens

22 novembre 2017

Aujourd’hui, plus de cent-vingt organisations de défense des droits humains, syndicats, associations de tourisme éthique, groupes sportifs et confessionnels de plus de 20 pays lancent un appel international  appelant l’événement majeur cycliste Giro d’Italia à déplacer son « Big Start » 2018 d’Israël en raison des graves et croissantes violations du droit international et des droits humains des Palestiniens.

Le célèbre linguiste Noam Chomsky, les éminents juristes John Dugard et Richard Falk ancien rapporteur spécial des Nations Unis sur la Palestine, le dramaturge italien Moni Ovadia, les parlementaires européens Eléonore Forenza, Curzio Maltese et Sergio Cofferati, l’ancienne vice-présidente du Parlement européen Luisa Morgantini ont également signé l’appel.

L’appel est lancé à la veille de la présentation officielle de la course prévue le 29 novembre à Milan, qui coïncide avec la Journée internationale de solidarité des Nations Unies avec le peuple palestinien.

Les signataires soulignent que la tenue du Giro d’Italia en Israël masquerait à la fois l’occupation militaire israélienne, la discrimination contre les Palestiniens et augmenterait le sentiment d’impunité d’Israël, encourageant le déni continu des droits des Palestiniens tels que stipulés par les Nations Unies.

Giro d’Italia travaille avec la société israélienne Comtec Group, l’organisateur de l’événement «Big Start», qui a des activités  dans les colonies israéliennes illégales. Dans des images officielles de course, cartes et vidéos , le Giro d’Italia décrit de manière trompeuse Jérusalem-Est, qui est sous occupation militaire israélienne depuis cinquante ans, comme si elle faisait partie d’Israël et la capitale unifiée de l’État d’Israël.

L’étape finale prévue pour le sud d’Israël passera par des douzaines de villages bédouins palestiniens qu’Israël refuse de reconnaître ou à qui Israël refuse de fournir « les services les plus élémentaires, y compris électricité, eau, cliniques, écoles et routes », l’un de ces villages ayant été détruit plus de cent fois .

Les soutiens de la déclaration condamnent également le projet du Giro d’Italia de « célébrer » 70 ans de la création de l’État d’Israël alors que les Palestiniens commémorent 70 ans de dépossession, de déplacement forcé et de déni des droits des réfugiés palestiniens conformément aux résolutions des Nations Unies .

Quelques jours avant le Giro d’Italia, l’équipe nationale israélienne de cyclisme, en lice pour l’une des quatre invitations privilégiées au Giro d’Italia, participera  à une course illégale à travers Jérusalem-Est occupée jusqu’à la colonie illégale  de Pisgat Ze’ev. La Fédération israélienne de cyclisme sponsorise  et organise des compétitions de la ligue nationale  dans les zones sous occupation militaire israélienne.

L’appel exhorte le propriétaire de la course, RCS MediaGroup, à «déplacer le départ de la course vers un autre pays pour s’assurer de ne pas être impliqué dans les violations israéliennes du droit international et des droits humains palestiniens».

Les signataires rappellent également à RCS, aux équipes participantes et aux sponsors «les conséquences juridiques et les atteintes à la réputation découlant de la collaboration avec des institutions israéliennes et des entreprises impliquées dans des violations des droits humains et du droit international».

 

Bien que RCS affirme qu’il s’agit d’un évènement purement sportif, aucun des commentateurs cyclistes n’est dupe de la manœuvre. Ainsi, le départ de la course en Israël a été décrit par les journalistes et les journalistes sportifs comme un «coup de maître de la diplomatie douce»  , un «coup de relations publiques » et un «polissage de l’image» en échange de millions d’euros de parrainage officiel israélien.

Des groupes de la société civile palestinienne ont également écrit au Pape François pour l’exhorter à ne pas accepter l’invitation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à donner le départ de la course en Israël l’année prochaine et à ne pas « associer son nom d’une quelconque façon au Tour cycliste d’Italie 2018 en raison de l’insistance malheureuse à blanchir l’occupation militaire d’Israël et les graves violations des droits humains. « 

Des milliers de défenseurs des droits de l’homme et de passionnés de cyclisme ont écrit à RCS pour lui demander de déplacer le départ d’Israël.

Des villes de toute l’Italie organiseront des manifestations sur deux roues , les 25 et 26 novembre, pour protester contre l’utilisation d’un sport étroitement associé à la liberté afin de masquer l’occupation militaire brutale et le régime d’apartheid d’Israël.

 

Contexte:

 * Les signataires comprennent

  • le groupe cycliste belge Wilde Pedal

  • The Big Ride UK,

  • le magasin de vélos Biciclettaro en Italie,

  • la Fédération omnisports de Seine-Saint-Denis en France;

  • les syndicats Union Syndicale Solidaires en France, FIOM-CGIL USB en Italie,

  • le Conseil des syndicats de Craigavon en Irlande du Nord

  • la Confederación Intersindical Galega en Espagne,

  • l’Association pour le tourisme équitable et solidaire, représentant 35 organisations en France pour la promotion du tourisme éthique, dont 25 voyagistes;

  • Les groupes confessionnels Pax Christi et la communauté chrétienne romaine Grassroots en Italie, Kairos Britain et Friends of Sabeel Royaume-Uni, Friends of Sabeel Norway et Kairos – Sabeel Netherlands Foundation;

  • Voix juive pour la paix aux États-Unis,

  • Union des juifs progressistes en Belgique,

  • Réseau italien Juifs contre l’occupation,

  • Juifs pour la justice pour les Palestiniens Royaume-Uni.

 * Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a récemment mis en garde 150 entreprises israéliennes et internationales contre l’implication illégale dans les colonies israéliennes, qui constituent un crime de guerre en vertu du droit international.

 * La résolution 181 (1947) de l’Assemblée général de l’ONU a défini le statut de Jérusalem comme corpus separatum, un régime international spécial et a maintes fois soutenu que «toute action prise par Israël, puissance occupante, pour imposer ses lois, juridiction et administration à la ville sainte de Jérusalem sont illégales.» En 1967, Israël a occupé Jérusalem-Est, l’annexant unilatéralement comme faisant partie de sa capitale unifiée, aucun pays au monde ne reconnaissant aucune des deux parties de Jérusalem comme capitale de l’état israélien.

 * Mai 2018 marquera le 70e anniversaire de la Nakba («catastrophe»), quand environ 800 000 Palestiniens autochtones ont été expulsés de force de leur patrie.

Source: ECCP

Traduction: R.F et J.S pour BDS France

 




L’Inde abandonne un accord militaire de 500 millions de dollars avec Israël alors que la population s’inquiète de la complicité de l’Inde dans les crimes israéliens

Comité national palestinien du BDS (BNC)/Inde

 

Le Comité national palestinien pour le Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC) salue l’annulation d’un accord sur des missiles pour 500 millions de dollars entre l’Inde et Israël, comme « un coup dur » à l’industrie militaire d’Israël.

21 novembre 2017 – Hier, les médias ont rapporté que le ministère indien de la Défense avait abandonné l’accord de 500 millions de dollars avec la manufacture d’armes israélienne Rafael Advanced Defense Systems pour ses systèmes de missiles. Des années durant, l’accord a été célébré dans les médias internationaux et finalisé après la visite du Premier ministre Narendra Modi en Israël, en juillet. En août, Rafael Advanced Defense Systems et son partenaire indien Kalyani Strategic Systems ouvraient une usine à Hyderabad pour la fabrication de ces systèmes de missiles.

L’accord a été annulé après que la Defense Research Devlopment Organisation (Organisation pour la Recherche et le Développement) de l’Inde, gérée par l’État, a affirmé que l’Inde ne devait pas importer cette technologie israélienne.

Jamal Juma’, coordinateur de la Campagne palestinienne Stop the Wall et membre du secrétariat du BNC a déclaré :

« La décision de l’Inde d’abandonner cet accord d’armes massives avec Israël porte un coup terrible à l’industrie d’armement israélienne. Cet accord de 500 millions de dollars aurait alimenté l’industrie militaire d’Israël, industrie qui est profondément impliquée dans les crimes de guerre commis contre le peuple palestinien.

« C’est aussi un revers majeur pour la prétention sans mesure de la propagande d’Israël que sa technologie serait indispensable au développement et à la modernisation de l’Inde. Comme de nombreux Indiens le reconnaissent, Israël commercialise ses technologies militaires et agricoles en Inde et tente de cimenter la dépendance indienne vis-à-vis d’Israël.  

« Israël cherche un flux d’argent indien pour son propre profit et aider à financer ses guerres criminelles et son régime d’apartheid. »

 L’Inde est de loin le plus important importateur mondial d’armes israéliennes, et Israël profite d’une influence pratiquement sans égale dans le système militaire indien. Israël équipe l’armée indienne avec des canons israéliens, l’armée de l’air et la marine indiennes avec des avions et des missiles israéliens, et il fournit aussi les systèmes de communication et de technologie à tous les niveaux de l’armée indienne.

Au cours des deux dernières décennies, les relations militaires Inde-Israël n’ont cessé de se renforcer en dépit de divers scandales de corruption et d’échecs techniques.

Des tendances similaires ont commencé à faire surface dans d’autres secteurs également. L’Association des paysans de l’Inde (AIKS), forte de 16 millions d’agriculteurs, a approuvé l’appel palestinien pour le BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) « afin de défendre les droits du peuple palestinien et de s’opposer à la prise de contrôle des sociétés du secteur agricole indien par des entreprises israéliennes ».

Les membres de l’Assemblée de l’État du Telengana ont dénoncé la semaine dernière les voyages, parrainés par l’État, d’agriculteurs indiens en Israël comme « un gaspillage d’argent ».

 Omar Barghouti, co-fondateur du BNC a déclaré :

« Nous espérons que c’est le début de la fin de la complicité indienne dans les violations flagrantes d’Israël du droit international et des droits de l’homme des Palestiniens. En tant que Palestiniens, nous demandons au peuple indien de conserver son fier héritage d’engagement pour l’indépendance, de développer des connaissances locales et de respecter les luttes des autres peuples pour se libérer du colonialisme et de l’apartheid.

« Le régime d’oppression d’Israël ne pourra jamais être un modèle pour la grande nation indienne qui, autrefois, a conduit le Mouvement des non-alignés et défendu le droit de toutes les nations à l’autodétermination. Israël exporte en Inde ce qu’il connaît le mieux : la technologie qui réprime, militarise et dépossède le peuple de ses droits à la terre et à l’eau. L’Inde est mieux sans cela. »

La semaine dernière, il a été annoncé que des sociétés pétrolières et de gaz naturel soumissionnaient pour des droits de forage dans les champs gaziers revendiqués par Israël, en dépit des nombreuses controverses liées aux litiges territoriaux sur ces champs. En août, le groupe indien Adventz a signé un mémorandum d’entente pour développer le tramway de Jérusalem d’Israël, lequel dessert les colonies d’Israël construites en toute illégalité dans et autour de Jérusalem-Est occupée.

 Omar Barghouti a dit :

« Alors que d’importantes multinationales – comme Veolia, Orange et G4S – abandonnent leurs projets illégaux en Israël en raison des pressions efficaces du BDS, Israël a commencé d’entraîner l’Inde dans des accords à risques juridiques et politiques. Les entreprises indiennes seraient bien avisées d’éviter de se faire aspirer dans les violations d’Israël des droits de l’homme et de plus en plus de grosses sociétés internationales refusent de se laisser impliquer dans une telle complicité. C’est contraire à l’éthique, et c’est mauvais pour les affaires à long terme. »

Le Comité national palestinien du BDS (BNC) est la plus importante coalition de la société civile palestinienne. Elle dirige et soutient le mouvement mondial pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions pour les droits des Palestiniens. Suivez nous sur Facebook et sur Twitter @BDSmovement.

Source: BDS Movement

Traduction : JPP pour BDS France

 

 




Lettre à Nick Cave de la part des manifestants contre la guerre à Gaza qu’il a soutenus dans le passé.

Lettre ouverte 13 novembre 2017

Cher Nick Cave,

Quand neuf d’entre nous avons grimpé sur le toit de la filiale britannique de l’usine de drones Elbit, votre voix a contribué à amplifier notre action. Que vous nous souteniez en 2014 a donné un écho plus large à notre manifestation à la fabrique d’armes contre le bombardement israélien sans merci qui déferlait à l’époque sur Gaza.

Vous avez signé la lettre demandant que toutes les charges contre nous, les neuf manifestants, soient abandonnées — et elles l’ont étéL’accusation s’est effondrée en février 2015, lorsqu’Elbit a refusé de fournir des détails sur ses licences d’exportation militaire et son commerce avec Israël.

Nous avons à nouveau besoin de votre voix pour la justice.

Comme vous le savez, nous avons escaladé le mur de l’usine Elbit à cause du désastre qui déferlait sur la population palestinienne de Gaza, dont la majorité est composée d’enfants. Ils ont massacré plus de 2000 Palestiniens en 51 jours, y compris plus de 500 enfants – 90 familles entières ont été effacées du registre des citoyens. Cette destruction gratuite de Gaza assiégée a été effectuée avec des drones Elbit, des F16, des tanks Merkava, des Jeeps, des snipers et une pléthore d’armes de l’arsenal israélien.

Alors que des munitions équivalentes à une bombe atomique étaient lancées sur un des endroits les plus peuplés de la planète, les Palestiniens qui étaient sous les bombes à Gaza ont appelé à la solidarité sous la forme d’un appel palestinien pour un boycott international, des désinvestissements et des sanctions contre Israël (BDS). Les objectifs du mouvement BDS ne sont pas utopiques. Ils réclament la liberté, la justice et l’égalité que nous prenons pour acquises et qui pourtant ont été refusées aux Palestiniens depuis près de soixante-dix ans.

C’est une chose de nous soutenir lorsque nous risquons la prison pour avoir mené une action sur le toit d’une usine d’armes israélienne, pour avoir mis en lumière les profits réalisés grâce aux crimes d’Israël contre les Palestiniens. Mais soutenir vraiment le peuple palestinien, c’est ne pas franchir la ligne du boycott BDS, honorer leur appel en refusant de vous produire en Israël, en refusant de participer à “Brand Israel” (« Label Israël »), un projet du ministère des Affaires étrangères utilisant des icônes culturelles et des stars du sport pour blanchir les pratiques violentes et racistes de l’état israélien.

Selon les musiciens britannique et israélien Brian Eno and Ohal Grittier, «  le ministère israélien des Affaires étrangères travaille main dans la main avec des promoteurs de spectacles en Israël, qui offrent des compensations financières faramineuses pour des concerts. Ils affirment que leur objectif est d’établir un « Label Israël » associé à un pluralisme libéral… Mais l’oppression systématique du peuple palestinien depuis des décennies, une oppression souvent violente et meurtrière, nous a conduits, ainsi que beaucoup d’autres, à penser que comme en Afrique du Sud le boycott est une mesure efficace pour apporter un changement et la libération d’un « peuple opprimé ».

Nous vous demandons de rejoindre d’autres musiciens de conscience qui ont honoré cet appel, comme Annie Lennox, Elvis Costello, Massive Attack, Thurston Moore of Sonic Youth, Faithless, Gary Moore, Lauryn Hill, Klaxons, Cassandra Wilson, Jello Biafra, Lhasa, Roger Waters des Pink Floyd, Devendra Banhart, Vanessa Paradis, Gil Scott Heron, Pete Seeger, Cat Power, the Gorillaz et Leftfield.

Les Sud-Africains qui ont combattu l’apartheid soutiennent maintenant les luttes palestiniennes. Ils se souviennent des artistes internationaux qui les ont soutenus en refusant de jouer à Sun City, et nous vous demandons de soutenir la lutte contre l’apartheid en refusant de vous produire en concert à Tel Aviv en novembre.

Comme vous avez exprimé votre soutien contre le carnage israélien à Gaza pendant l’été 2014, nous vous prions instamment d’exprimer encore votre soutien maintenant et d’honorer l’appel de la Palestine.

Bien à vous,

Hilary Aked, Naiara Bazin, Charlie Deas, Maya Evans, Ewa Jasiewicz, Joseph Lee, Adie Mormech, Jessica Nero and Sami Wannell

Références

https://www.theguardian.com/commentisfree/2014/aug/21/david-cameron-government-gaza-arms-embargo-israel

https://www.theguardian.com/world/2014/aug/12/israeli-arms-protest

http://www.independent.co.uk/news/uk/crime/outcry-as-cps-drops-trial-of-antidrone-protesters-at-last-minute-10014839.html

Source: Mondoweiss

Traduction: C.G pour BDS France




La Campagne BDS France Montpellier contre les MURS !

Le samedi 11 novembre la Campagne BDS France Montpellier a répondu à l’appel de la journée internationale (9 novembre 2017) contre les murs en lançant une action de boycott contre HP (Hewlett Pakard) qui participe (entre autre) à la gestion du système de surveillance du mur de l’apartheid israélien en Palestine.

 

BOYCOTT HP CHEZ LA FNAC/DARTY

Troisième action 2017 de boycott contre HP.

28 AVRIL 2017 : Dans le cadre de la semaine de solidarité BDS France avec les prisonniers palestiniens, après Paris, Lyon et Strasbourg, les  Comités BDS France 30 et 34 (Nîmes et Montpellier) ont mené une action de boycott des produits HP diffusés par la FNAC de Montpellier. La police prévenue de notre intention d’entrer dans la FNAC nous attendait et nous a empêché de mener l’action dans le magasin. Pour autant nous avons parcouru les 3 niveaux du centre commercial pendant 1h30 et diffusé 800 tracts.
Lire l’article et voir la vidéo : https://bdsf34.wordpress.com/2017/04/24/stop-commerce-avec-lapartheid-boycott-hp-a-la-fnac-montpellier/
28 OCTOBRE 2017 : Nouvelle action de boycott de HP chez Darty (racheté par la FNAC) au centre commercial d’Odysseum à Montpellier. Malgré des vigiles rendus très agressifs par les consignes de leur hiérarchie l’action a été menée de bout en bout grâce à notre sang froid acquis lors des formations à l’action non-violente. 1000 tracts ont été distribués et nous avons reçu le soutien  de nombreux.ses passants et passantes qui sont resté quelque temps avec nous et dont certains ont interpellé les vigiles sur leur agressivité.

Lire l’article et voir la vidéo :  https://bdsf34.wordpress.com/2017/10/30/boycott-hp-action-de-la-campagne-bds-france-a-montpellier/

 

SAMEDI 11 NOVEMBRE A LA FNAC DU CENTRE COMMERCIAL « LE POLYGONE »:

Nous avons voulu faire de la journée internationale contre les Murs un moment de lutte en menant une action de boycott contre HP. Cette fois-ci la police ne nous attendait pas si bien que nous avons passé 45 mn dans la FNAC à prendre la parole, diffuser des tracts et discuter avec les clients. Après un moment d’agitation du à la surprise les vigiles de la FNAC nous ont laissé mener l’action, rassurés par les garanties que nous leur avons donné, notre sérieux et nos méthodes non-violentes. Bien sûr il y a toujours quelques personnes pro-israéliennes qui nous expriment leur hostilité mais c’est une infime minorité. Les gens étaient attentifs, s’arrêtaient un moment pour écouter les interventions qui avaient été très sérieusement préparées par les militants-tes. Nous avons reçu des encouragement et des même des applaudissements.

 

https://youtu.be/pZqqkzFNOyc

Ensuite nous sommes sorti.e.s et avons arpenté une quarantaine de minutes les niveaux du centre commercial. Visiblement les vigiles du polygone avaient reçu des consignes plus agressives à notre égard, mais comme nous étions 22, bien formés et que tout est filmé ils ont du réfréner leur agressivité. L’élément le plus important a été le courant de sympathie qui s’est exprimé à notre égard. Les gens qui fréquentent le centre ville le samedi commencent à nous connaître car ils nous voient place de la Comédie assez souvent. Les jeunes hommes et femmes des quartiers populaires sont sensibles à la Palestine, ils apprécient notre combattivité et avant tout ils sont solidaires de la Palestine. Aussi les signes de solidarité (les V de la Victoire) ont été nombreux, un homme nous a même donné spontanément un billet de 50€ (!).

Au total nous sommes restés un peu plus d’1h45 mn, distribué 1200 tracts et fait connaitre BDS et le boycott de HP à des centaines de personnes. Nous espérons que les clients de la FNAC feront d’autres choix dans leurs achats !

La prochaine fois, contre HP,  nous mènerons une action d’information place de la Comédie, juste avant les fêtes de fin d’année.

 

tractimage




Lettre d’une palestinienne à Lisa Simone

Chère Lisa Simone,

Je suis une Palestinienne, née et élevée à Gaza. J’écris cette lettre personnelle en espérant que vous la lirez et envisagerez d’annuler votre concert en Israël.

Je suis passée par une période où j’écoutais obsessionnellement les chansons de votre maman parce que je me sentais en lien avec elles, elles me donnaient de la force. Ma connaissance de la musique a toujours été arabo-centrée. Je ne connaissais donc pas Nina Simone jusqu’à ce qu’un jour, regardant les actualités sur Facebook, je tombe sur une vidéo de votre maman qui chantait « Ain’t Got No. I Got Life ». Ce fut le début d’une histoire d’amour avec votre maman et ses chansons.

Après m’être familiarisée quelques semaines plus tard avec toutes ses chansons, je passais en revue les documentaires de Netflix quand What Happened Miss Simone ? est sorti. Sans réfléchir, j’ai commencé à le regarder par pure curiosité pour cette femme forte et magnifique dont la voix était mon amie et m’offrait force et réconfort à une époque où l’espoir s’évanouissait – je traversais des événements difficiles et injustes directement liés à mon identité de Palestinienne. Je l’ai regardé avant de connaître son engagement dans les Black Panthers. Je l’ai appris par ce documentaire, ce qui m’a rendue follement amoureuse d’elle. La façon dont l’expression artistique de Miss Nina Simone était nourrie et gouvernée par son militantisme m’a inspirée. Elle utilisait activement son talent exceptionnel et toute tribune à laquelle elle pouvait avoir accès pour dénoncer le racisme structurel des Etats Unis et plaider pour l’égalité et la justice pour les Noirs aux Etats Unis. Elle avait conscience qu’on ne pouvait pas séparer la politique de tout autre aspect de nos vies, y compris l’art. Au fur et à mesure que j’en apprenais plus sur elle, je pouvais m’identifier, en tant que Palestinienne, avec quantité de ses combats.

C’est pourquoi, sachant cela, j’ai été profondément déçue d’apprendre que vous alliez vous produire en Israël, sans tenir compte de l’appel des Palestiniens à la communauté internationale pour qu’elle manifeste sa solidarité avec leur lutte anti-coloniale grâce au Boycott, Désinvestissement et Sanctions jusqu’à ce que la liberté, la justice et l’égalité l’emportent sur toute la Palestine historique.

En tant que personne née et élevée à Gaza, ou ce qui est connu maintenant comme la plus grande prison à ciel ouvert du monde, cela veut dire que je suis une survivante des multiples attaques mortelles d’Israël sur Gaza sans arrêt depuis ma naissance et qu’être punie pour mon identité a été l’histoire de ma vie. Ce n’est pas que ma lutte personnelle, mais une lutte collective, partagée avec tous les Palestiniens où qu’ils soient. Notre seule faute, c’est notre identité, notre histoire, notre culture. Etre Palestinien, c’est une faute. Si vous vous retourniez sur votre héritage culturel en tant qu’Afro-Américaine, le dévouement remarquable de votre maman dans le mouvement des Droits Civiques, vous réaliseriez que nous partageons un combat commun, un combat pour la justice et l’égalité, un combat pour une nation où la race, la religion, la couleur de la peau, la langue maternelle, le genre et tout autre facteur ne serait pas un terreau propice à la discrimination et ne serait pas vu comme une menace à éliminer.

J’espère vraiment que vous lirez ceci et que vous répondrez à tous les autres Palestiniens et militants BDS qui vous demandent d’annuler ce concert. Les Palestiniens voient votre concert comme une légitimation de la brutalité d’Israël envers les Palestiniens. Ce n’est pas aussi simple que ‘fournir de l’énergie positive’ lorsqu’il s’agit d’un état voyou comme Israël.

Je vous en prie, ne divertissez pas l’apartheid.

Cordialement,

Shad Abusalama

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Des enseignants de l’Université de York boycottent les institutions universitaires israéliennes

Des enseignants de l’Université de York boycottent les institutions universitaires israéliennes

6 novembre 2017 – Toronto

L’association des Étudiants Contre l’Apartheid Israélien de l’Université de York (SAIA York) est fière d’annoncer que les enseignants d’Études Environnementales (FES) de la troisième plus importante université du Canada ont boycotté l’Institut Arava d’Études Environnementales (AIES), une institution académique israélienne. Ce geste est une victoire majeure pour le mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS), étant donné que FES est ainsi le premier corps professoral du Canada à honorer l’appel de la société civile palestinienne pour « le boycott académique des institutions académiques israéliennes complices ».

Le 26 octobre 2017, le FES a boycotté cette institution après le vote d’une motion du Conseil des Professeurs du FES de non-renouvellement d’un partenariat de longue date entre le FES et l’AIES. La motion, présentée par SAIA de York, a obtenu quinze pour, sept contre et une abstention. Alors que l’AIES a fait sa propre promotion comme institution agissant pour la paix et la coopération environnementale, la motion a condamné l’AIES comme institution ayant « une histoire d’injustices en greenwashing (écoblanchiment ou verdissement) et de nuisances environnementales » perpétrées par le gouvernement israélien.

L’AIES est financée par le Fonds National Juif (FNJ). AIES a aussi des partenariats officiels avec le FNJ depuis 2002. En tant qu’association israélienne paragouvernementale, le FNJ a joué un rôle déterminant en faisant avancer le projet colonial d’Israël depuis plus de 100 ans. Ce projet a non seulement eut des effets dévastateurs sur le peuple palestinien indigène, mais il a aussi dévasté l’environnement. Pourtant, l’AIES se vante de ce partenariat sur son site web, louant « le cœur et l’action » du FNJ et ses « innovations écologiques ». Sur son site internet, Arava omet à point nommé l’héritage colonial du FNJ, qui sert à normaliser et à blanchir l’organisation et, par extension, l’histoire coloniale d’Israël.

L’AIES a aussi démarré en 1996, comme un des programmes people-to-people (P2P) apparus à ce moment-là, qui se comptent par centaines. Les programmes P2P étaient fondés sur « des activités de coopération entre Israéliens et Palestiniens pour promouvoir la paix ». Ces programmes ont cependant échoué à créer la paix, au cours des vingt dernières années, parce qu’ils n’ont pas cherché à mettre fin à l’oppression du peuple palestinien par Israël. Ils ont plutôt perpétué l’oppression israélienne en encourageant la « coexistence » davantage que la « co-résistance » contre Israël. En encourageant la coexistence et la coopération environnementale, sans reconnaître le rôle oppressif d’Israël et le besoin de résister contre cette oppression, Arava a servi à normaliser et à verdir l’oppression israélienne.

En boycottant l’AIES, le FES a pris une position courageuse sur le côté juste de l’histoire, pour exercer une pression sur Israël et sur les organisations israéliennes complices, pour mettre fin à leurs injustices contre le peuple palestinien. Ce qui est encore plus stimulant est que le le FES a franchi ce pas historique en considérant les récentes répressions contre BDS au Canada et ailleurs. FES a choisi de rester fidèle aux sources de l’écologie qui sont radicales, pour les droits humains, et anticoloniales, et de soutenir l’engagement de l’Université de York envers la justice sociale dans la mise en œuvre du boycott académique contre Israël. Nous espérons que cette victoire encouragera d’autres enseignants de York et d’autres institutions académiques à mettre en œuvre et soutenir le boycott académique contre Israël dans la lutte pour un monde libéré du colonialisme, de l’apartheid, de l’occupation et de la guerre, et dans la réalisation de la paix, de la justice et de l’égalité pour tous.

Source: Students Against Israeli Apartheid at York University

Traduction SF pour BDS France




Air Canada résilie son contrat principal avec Israel Aerospace Industries

Le 1er novembre 2017, nous avons été informés par écrit par la direction d’Air Canada que le contrat de 5 ans avec Israël Aerospace Industries Bedek Group pour la maintenance lourde de ses biréacteurs B767 avait été résilié. Ce contrat, estimé à des dizaines de millions de dollars, devait durer jusqu’en mars 2019.

Air Canada n’a présenté aucune raison pour abandonner le contrat, sauf pour dire que cela était dû à une pratique consistant à examiner ces «arrangements de façon régulière» avec tous les fournisseurs de services. Air Canada a également affirmé dans sa lettre que ce processus s’était déroulé au début de 2017 et que le contrat avait été transféré à «un autre fournisseur en Amérique du Nord».

Cependant, nous devons souligner que cette nouvelle information n’a été publiée qu’après le lancement de notre campagne #AirCanadaComplicity et qu’elle a reçu un soutien croissant tant au Canada qu’à l’étranger. Les syndicats représentant des centaines de milliers de membres (et leurs familles) ont adhéré à la nouvelle lettre ouverte, tout comme des groupes dans d’autres pays, de la Norvège à l’Australie en passant par la France et l’Irlande. La lettre ouverte était une version abrégée d’une lettre officielle antérieure à Air Canada, envoyée quatre mois plus tôt, qui n’avait reçu ni accusé de réception ni réponse.

Air Canada a également déclaré dans sa lettre qu’elle avait encore un contrat plus petit avec IAI où «conformément aux règlements de sécurité internationaux qui s’appliquent à tous les transporteurs, Bedek fournit un ingénieur aéronautique certifié pour effectuer un contrôle qui est requis sur les avions avant le départ de vols de retour réguliers au Canada». Toutefois, ils ont noté que si des problèmes de fond sont décelés lors de ce contrôle, Air Canada envoie ses propres employés pour effectuer le travail.

Ils n’ont pas abordé la question des produits alimentaires Sabra faisant partie du menu à bord de certains vols.

Cependant, la Coalition canadienne BDS est heureuse que l’élément le plus significatif, c’est-à-dire, la participation d’Air Canada à Israel Aerospace Industries soit terminée. Compte tenu de la publicité récente que l’IAI a reçue dans la presse internationale au cours des derniers mois, il n’est pas surprenant que toute entreprise veuille se distancer d’un tel partenaire. Premièrement, nous avons entendu parler d’une filiale d’IAI participer à la construction du mur frontalier américano-mexicain. La semaine dernière, la presse israélienne a indiqué que l’IAI était l’une des 190 entreprises figurant sur la liste noire des Nations Unies pour violation du droit international en commerçant dans les territoires palestiniens occupés.

Même si la question de l’impartition de la maintenance est toujours en cours et que nous continuerons de faire pression sur Air Canada pour le transport des produits Sabra et de leur petit contrat avec IAI, nous estimons qu’il s’agit d’une victoire nationale importante pour la campagne #AirCanadaComplicity. Nous remercions tous nos partisans, ici au Canada et à l’étranger, qui ont fait la différence en montrant que la justice pour les Palestiniens peut être atteinte. La volonté collective et les efforts de nos puissants mouvements pour la justice sociale ne peuvent être niés!

Source: Canadian BDS Coalition




FIFA hors jeu ! Quand la Fédération Internationale de Football cautionne la colonisation israélienne.

COMMUNIQUÉ:
(Copie à la FFF, Fédération Française de Football)

 

Six clubs de football des colonies israéliennes installées dans les Territoires palestiniens occupés (TPO) participent officiellement à la Ligue de football israélienne, affiliée à la FIFA. De leur côté, les joueurs palestiniens sont victimes de harcèlement et sont parfois arrêtés quand ils essaient de passer de la Cisjordanie à Gaza ! Certains ont également été empêchés de se rendre à des tournois internationaux ! Ces faits sont connus et documentés, la suspension de la fédération israélienne de football avait même été à l’ordre du jour du congrès de Zurich en 2015.

Devant l’inertie de la FIFA, la fédération de football palestinienne et la société civile internationale réclament des sanctions vis à vis de la Fédération de football israélienne à travers la campagne « Carton rouge pour Israël ».

Dans le cadre du mouvement BDS international, nous étions intervenus le 5 mai dernier auprès de la Fédération Française de Football (FFF) (*) pour qu’elle se prononce au congrès de la FIFA en faveur de sanctions.

Après deux années de manœuvres tactiques pour éluder et reporter le problème, la FIFA a scandaleusement refusé ce 27 octobre d’appliquer les sanctions recommandées par une commission internationale qui a pourtant planché sur le sujet pendant plus de deux ans. La fédération palestinienne a déclaré saisir le tribunal arbitral du sport.

Sous la pression et les intimidations du gouvernement israélien, la FIFA a cédé et cautionne ainsi la colonisation israélienne : La FIFA, ne respecte ni les résolutions de l’O.N.U, ni ses propres statuts, et elle se discrédite auprès des Palestiniens, de la société civile internationale et bien au delà.

Israël se comporte comme si seule importait la force, elle est un État d’exception qui piétine le droit.

Appuyée par les USA et l’Europe, tout semble permis à Israël ; sa fédération de football est même affiliée en Europe à l’UEFA, alors que la fédération palestinienne est elle normalement affiliée à la Confédération Asiatique de Football (AFC).

 

La campagne BDS-France :

– s’oppose au droit du plus fort et exige le respect du droit international

– dénonce la décision de la FIFA et exige des sanctions vis à vis de la fédération israélienne

– demande à la  Fédération Française de Football (FFF) de s’engager en ce sens

(*) https://www.bdsfrance.org/action-bds-aujourdhui-a-paris-devant-le-siege-de-la-fff-fifa-votez-le-carton-rouge-aux-colonies-israeliennes/

 

https://www.bdsfrance.org/la- fifa-tombe-le-masque-et-se- proclame-organisation- complice-en-accueillant-les- clubs-des-colonies-illegales- disrael/

https://www.lequipe.fr/ Football/Actualites/Conflit- israelo-palestinien-la-fifa- refuse-de-s-en-meler/845760

https://www.lequipe.fr/ Football/Actualites/La-fifa- est-intimidee-par-israel- selon-la-federation- palestinienne/846365

http://www.rfi.fr/moyen- orient/20171028-clubs-foot- colonies-israel-fifa-botte- touche




Boycott HP ! action de la Campagne BDS France à Montpellier

EMBARGO MILITAIRE D’ISRAËL ET BOYCOTT D’HP

Voir la vidéo de l’action d’appel au boycott d’HP à Montpellier :

https://youtu.be/-aD77m6dOFc

L’Embargo militaire contre Israël est une campagne internationale lancée par le BDS Palestinien. On sait que la Palestine est le laboratoire israélien  d’expérimentation des armes pour les massacres de masse (Cf. Gaza) des technologies  de surveillance, de contrôle et de répression des populations civiles. Les palestiniens sont les cobayes de ces expérimentations qui permettent à Israël de vendre son matériel avec le label  « testé en situation réelle ».

Depuis 1973 Israël n’a pas mené  de guerre conventionnelle. Il ne combat pas des avions, des chars etc. Il mène une guerre asymétrique contre les palestiniens c’est à dire contre des populations civiles, sans armée, sans avion et sans char.

La spécialité montante israélienne sur le marché de l’armement, nous dit Shir Hever (1) ce sont les produits militaires et sécuritaires, « la sécurité du territoire ». « (…) Ces technologies sont conçues moins  pour maximiser les pertes ennemies ou pour détruire leurs citadelles que pour contrôler les civils, pour envahir leur vie privée, pour les emprisonner, pour maîtriser et réduire au silence les populations non armées ou qui ne disposent que d’armes légères.(…) Caméras de surveillance, technologies de traque biométrique et de classification, moyens pour disperser des manifestatnts, systèmes d’analyse du comportement, équipements antiémeutes, menottes et entraves ainsi que des programmes informatiques pour l’exploitation des données ».

C’est là qu’intervient HP, ce créneau est aussi le sien. Et c’est en raison de la collaboration étroite entre l’entreprise étatsunienne HP et les entreprises de même type israéliennes qui ont amené le BDS Palestinien à faire de HP une cible du boycott international.

(1) Shir Hever , économiste de l’AIC (Alternative Information Center à Jérusalem et Bethléem) centre ses recherches sur les aspects économiques de l’occupation israélienne de la Palestine et leurs effets sur l’économie israélienne fortement militarisée comme on le sait.

Campagne BDS France Montpellier

 

 

 




La FIFA tombe le masque et se proclame «organisation complice en accueillant les clubs des colonies illégales d’Israël»

PACBI – 27 octobre 2017

Réuni ce jour à Kolkata, en Inde, le conseil de la FIFA a adopté une position autorisant les clubs de football des colonies israéliennes illégales de continuer à faire partie de l’organisation mondiale de football, affirmant qu’elle « s’abstiendrait d’imposer aucune sanction ou autre mesure ».

Cette décision intervient quelques jours après que Tokyo Sexwale, président du comité de surveillance Israël-Palestine de la FIFA, a tenu des propos anti-palestiniens, justifiant les crimes d’Israël contre les Palestiniens et la politique d’apartheid. Dès la réunion du conseil, des organisations de la société civile et des groupes confessionnels sud-africains ont demandé la démission de Sexwale et que le comité soit dissout.

Stephanie Adam, de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël a déclaré :

« Aujourd’hui, le conseil de la FIFA a réduit en lambeaux les statuts de l’organisation et s’est proclamé organisation complice en accueillant les clubs des colonies illégales d’Israël. La FIFA entend apporter un soutien matériel aux violations israéliennes du droit international constituant des crimes de guerre à l’encontre d’une association membre de la FIFA.

« Après plus de deux années de tactiques d’atermoiements délibérées, la FIFA a tombé le masque. Il est clair que le système est truqué.

« Les Palestiniens sont fiers de la profonde solidarité de la majorité absolue en Afrique du Sud pour notre combat pour la liberté, la justice et l’égalité. Nous saluons et nous soutenons l’appel lancé par nos partenaires sud-africains à la démission de Sexwale. Non seulement Sexwale a échoué à défendre le droit des Palestiniens de jouer au football aux yeux de tous, mais il a fait aussi des déclarations outrageusement anti-palestiniennes qui justifient le racisme colonial et l’apartheid israéliens, ce qui le rend totalement inapte à sa fonction.

« Sexwale a honteusement répété comme un perroquet la fable coloniale et raciste israélienne du ‘petit pays’ dans un environnement arabe hostile, et il a exprimé sa préoccupation pour les soldats israéliens armés sur les check-points militaires dans le territoire palestinien occupé qui pourraient ‘réagir de façon excessive’ en tuant ou blessant de jeunes Palestiniens, dont des footballeurs.

« Sexwale doit démissionner immédiatement avant que sa réputation déjà souillée ne laisse des séquelles. Il est évident que ses propos anti-palestiniens ont considérablement érodé sa crédibilité et la base qui le soutient dans son propre pays, l’Afrique du Sud.

« Il est temps de dissoudre ce « comité de surveillance » ridicule qui fut lui-même créé il y a plus de deux ans pour protéger Israël contre toute mesure de responsabilisation par la FIFA. Depuis, le comité a fait plusieurs fois reporter toute décision alors qu’il s’agit d’un dossier simple de violation du droit international et des statuts de la FIFA par l’association de football israélienne. Malgré tous leurs discours trompeurs de maintenir la politique hors du football, Sexwale et la FIFA n’ont rien fait d’autre que de politiser quelque chose qui ne pourrait l’être plus clairement.

« Le conseil de la FIFA a peut-être déclaré, sans ménagement, que le dossier était clos, mais les groupes de la société civile auront plus que jamais la volonté de le maintenir ouvert et de faire monter la pression.

« Le groupe britannique «Carton rouge pour le racisme israélien» a adressé une lettre à tous les membres du conseil de la FIFA avant la réunion, pour protester contre la répression permanente d’Israël contre le football palestinien, notamment en empêchant les déplacements des joueurs de la coupe de Palestine, en confisquant le matériel importé de l’étranger et en tentant de contraindre un joueur à se faire indicateur pour les services de sécurité d’Israël ».

 

Source: BDS Movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




France-Israël 2018: Action BDS à l’Institut Français à Paris le jeudi 26 octobre 2017

(English below)

Ce jeudi 26 octobre 2017, des militant.e.s de la Campagne BDS France sont intervenu.e.s devant le siège de l’Institut français à Paris pour dénoncer la scandaleuse opération de propagande « France-Israël 2018 », visant à valoriser les relations entre la France et le régime israélien d’apartheid.

VIDEO de l’action:

https://www.youtube.com/watch?v=J0EJLv5_naw&feature=share

PHOTOS de l’action: 

https://photos.app.goo.gl/nx9F6hCptSoASUZr1

Les organisateurs de « France-Israël 2018 » sont réunis cette semaine à l’Institut Français pour planifier les événements qui se dérouleront l‘année prochaine.

Sur les pancartes tenues par les militant.e.s, était écrit:

Année France-Israël 2018 : Année de l’apartheid !

Ou encore : Année France-Israël 2018, ou comment divertir l’apartheid israélien ?

En 2018, nous commémorerons le triste anniversaire des 70 ans de la Nakba, c’est l’année choisie par l’ancien gouvernement « socialiste » pour encourager les politiques, y compris culturelles, de dépossession du peuple palestinien.

Nous ne nous laissons pas abuser par les appels au dialogue quand elles concernent un État qui se sert de la culture à des fins politiques pour redorer son image internationale. La culture ne pourra jamais blanchir l’État israélien de ses crimes, ses persécutions et ses discriminations, que ce soit contre les populations de Gaza ou de Cisjordanie, contre les Palestiniens vivant en Israël, ou contre les réfugiés palestiniens.

Nous ne nous habituerons pas aux relations « de haut niveau »* entre la France et Israël visant à normaliser ce que l’ONU a récemment qualifié de « plus longue occupation de l’histoire récente ».**

C’est pourquoi nous appelons à boycotter les initiatives promues par la Saison France-Israël, qu’elles soient artistiques, culturelles, qu’elles concernent la recherche, l’enseignement supérieur, l’éducation, le sport, le tourisme, l’économie ou la gastronomie, et nous nous mobiliserons contre les événements qui seront organisés dans le cadre de l’année France-Israël 2018.

« France-Israël 2018 », la culture ne doit pas divertir l’apartheid israélien !

Boycottons la normalisation des relations avec l’État d’Israël 

Respect du droit international 

Solidarité avec le peuple palestinien !

*: http://www.institutfrancais.com/fr/saisons/france-israel-2018

**: http://unctad.org/meetings/fr/SessionalDocuments/tdb64d4_fr.pdf

La Campagne BDS France-Paris

www.bdsfrance.org


ENGLISH:

Paris, 26 October 2017

On Thursday 26 October 2017 activists from the BDS France Campaign demonstrated in front of the headquarters of the French Institute in Paris to denounce the disgraceful propaganda exercise “France-Israel 2018” which aims to enhance the relations between France and the Israeli apartheid regime.

The organisers of next year’s operation met at the French Institute in order to plan the events which will be held in the framework of the “France-Israel” year.

Placards held by the activists read:

2018 France-Israel Year: No to the instrumentalisation of culture!

or: 2018 France-Israel Year – or how to entertain Israeli apartheid?

In 2018 we will commemorate the sad anniversary of 70 years of the Naqba. This is the same year chosen by the former “socialist” government to encourage the policy of dispossession of the Palestinian people.

We will not be fooled by calls for dialogue when those concern a State which uses culture for political ends in order to improve its international image. Culture can never whitewash the Israeli State’s crimes, the persecution and discrimination it carries out, whether it be against the population of Gaza or the West Bank, against the Palestinians living in Israel or against the Palestinian refugees.

We cannot accept “high level”* relations between France and Israel which aim to normalise what the United Nations this year described as “the longest occupation in recent history” **

Therefore we call for the boycott of any initiatives promoted by the France-Israel Season, whether they concern art, culture, gastronomy, research, education, higher education, sport, tourism or the economy.  We shall take action against the events organised in the framework of the 2018 France-Israel Year.

France-Israel” Season: Culture must not entertain Israeli apartheid!

Boycott the normalisation of relations with the State of Israel

Respect for international law

Solidarity with the Palestinian people!

*: http://www.institutfrancais.com/fr/saisons/france-israel-2018

** http://unctad.org/meetings/en/SessionalDocuments/tdb64d4_en.pdf

BDS France Campaign – Paris

www.bdsfrance.org




Les Palestiniens saluent la municipalité de Cadix pour son annulation d’une série de films parrainée par Israël

PACBI – 23 octobre 2017

 

La municipalité de l’État espagnol confirme son engagement à éviter toute contribution au blanchiment du régime d’Israël d’occupation militaire et de violations des droits de l’homme par le biais d’évènements culturels.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) salue la municipalité de Cadix qui a annulé une série de films israéliens en raison de son parrainage par l’ambassade israélienne. La cérémonie d’ouverture prévue incluait la participation du directeur des projets culturels de l’ambassade israélienne en Espagne, Jesus Arcos Garcia.

Cette série de films israéliens était organisée à l’Espace de la culture contemporaine (ECCO), un site municipal de Cadix, ce qui le mettait en conflit avec l’engagement du Conseil municipal d’éviter de contribuer à blanchir l’image du régime d’Israël d’occupation militaire et de violations des droits de l’homme par le biais d’évènements culturels.

Le 12 août 2016, le Conseil municipal de Cadix a approuvé officiellement la Campagne Zone franche de l’apartheid israélien, s’engageant à respecter les principes des droits de l’homme établis par le mouvement mondial non violent, conduit par les Palestiniens, de Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS), mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité.

Le gouvernement israélien investit d’énormes sommes d’argent pour promouvoir sa campagne de propagande pour l’image d’Israël, en réponse à la dégradation rapide de la situation d’Israël dans l’opinion publique mondiale. Un récent sondage de la BBC montre qu’Israël est le quatrième État le moins populaire dans le monde.

PACBI salue nos partenaires dans l’État espagnol, dont le Comité de coordination « Andalusia con Palestine », pour leurs efforts visant à encourager les conseils locaux à éviter de rendre complices en couvrant les violations des droits de l’homme par Israël ou en renforçant son impunité à travers des évènements culturels ou des accords commerciaux et institutionnels.

Dans l’État espagnol, plus de 80 administrations publiques se sont déclarées Zones Franches de l’apartheid israélien (ELAI), s’engageant à remplir leur obligation éthique et légale de s’abstenir de contribuer aux violations israéliennes des droits de l’homme, par le biais d’accords commerciaux ou de coopérations institutionnelles.

Avec cette annulation, la ville de Cadix respecte ses obligations internationales de ne pas reconnaître, aider ou se rendre complice de la pratique des violations des droits de l’homme ou du maintien de la situation créée par ces violations, en veillant au respect du droit international et des principes universels des droits de l’homme.

Le régime d’Israël d’occupation et d’apartheid n’est pas un ami de la culture. Depuis le début de l’occupation jusqu’à aujourd’hui, les autorités d’occupation israéliennes ont fermé des dizaines de centres culturels palestiniens, de théâtres et de halls d’exposition, et elles ont arrêté des artistes, chanteurs, poètes, musiciens et cinéastes palestiniens. Elles ont torturé des journalistes et des écrivains palestiniens, et en ont empêché beaucoup de participer à des évènements culturels internationaux. Israël a saccagé le Centre culturel Khalil Sakakini à Ramallah, et démoli le Théâtre de la Pierre à Jénine.

La majorité absolue de la société civile palestinienne, comprenant les artistes et intellectuels les plus éminents, a lancé un appel à la solidarité internationale en 2005, appelant la société civile et les institutions à rejoindre la campagne de Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS) contre l’apartheid israélien. Douze ans plus tard, BDS est devenu l’une des campagnes mondiales pour les droits de l’homme les plus efficaces au monde.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. PACBI plaide pour le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante dans le déni d’Israël des droits palestiniens tels que définis dans le droit international. Visitez PACBI sur le site et suivez nous sur Twitter @PACBI
Source: PACBI
Traduction : JPP pour BDS FRANCE



Les étudiants en médecine de la plus grande université du Chili votent de façon écrasante pour BDS

Plus des trois quarts des étudiants de la Faculté de Médecine de l’université du Chili ont voté pour la rupture des liens institutionnels avec les universités israéliennes dans un référendum étudiant organisé le mois dernier.

16 octobre 2017 – Plus des trois quarts des étudiants de la Faculté de Médecine de l’université du Chili ont voté pour la rupture des liens institutionnels avec les universités israéliennes dans un référendum étudiant organisé le mois dernier.

C’est la troisième fois qu’un vote de ce genre a lieu à l’université du Chili, la plus grande université du pays. Au cours des deux dernières années, plus de 90 % des étudiants de la Faculté des Sciences Sociales et plus de 60 % des étudiants de la Faculté de Droit ont eux aussi voté pour soutenir les mesures de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

BDS UChili, coalition étudiante de l’université qui plaide pour BDS, a célébré la victoire en disant :

« Nous célébrons une victoire de plus pour le mouvement BDS mondial à l’université du Chili. Après les étudiants de la Faculté de Droit et les étudiants de la Faculté des Sciences Sociales qui ont voté pour BDS respectivement en 2015 et 2016, nous sommes très fiers que les étudiants de la Faculté de Médecine les aient rejoints avec un OUI retentissant pour avoir une université libre de l’apartheid israélien. »

Avant la tenue de ce vote, les étudiants en médecine palestiniens ont envoyé un message vidéo aux étudiants chiliens, mettant en exergue l’impact de l’apartheid israélien, de l’occupation militaire et du colonialisme sur leurs droits à la santé et à l’éducation. Ils y soulignaient l’importance d’une solidarité internationale efficace grâce au boycott académique des universités israéliennes.

Monia Kitana, étudiante palestinienne en Médecine de l’université de Birzeit, présente dans la vidéo, a salué le résultat du référendum en disant :

« Nous sommes très reconnaissants envers les étudiants en médecine de l’université du Chili pour avoir tenu compte de notre appel au boycott de l’apartheid israélien. Nous les félicitons pour leurs principes et leur solidarité. Ils sont devenus un exemple à suivre par les autres départements et universités du Chili et de toute l’Amérique latine. Les Palestiniens ont besoin d’une réelle solidarité de la part du monde entier et les étudiants peuvent jouer un rôle moteur en faisant pression sur leur universités pour qu’elles rompent leurs liens avec les institutions qui sont complices d’Israël pour ses 50 ans d’occupation militaire et presque 70 ans de dépossession des Palestiniens de leurs maisons et de leurs terres. »

Le Comité National BDS (BNC) palestinien est la plus vaste coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions. Suivez nous sur Facebook et sur Twitter @BDSmovement.

Source: BDS Movement

Traduction: J. Ch pour Bds France




Lettre d’universitaires français à Open Edition

Open Edition

c/o École centrale de Marseille
38 rue Frédéric Joliot-Curie
13451 Marseille Cedex 13

Paris, le 13 octobre 2017

L’organisation Open Edition, financée par le CNRS, les universités d’Aix-Marseille et d’Avignon et l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), édite et diffuse une revue électronique universitaire israélienne, dénommée Argumentation et analyse du discours (AAD), dont la nature pose de sérieux problèmes déontologiques.

Cette revue émane en effet d’un groupe de recherche, l’ADARR, rattaché aux universités israéliennes de Tel-Aviv et Bar-Ilan. L’un des objectifs affichés de ce groupe est de se pencher sur les usages politiques et rhétoriques de la formule « la délégitimation d’Israël », un projet subventionné par la Israel Science Foundation.

La publication de ce journal par Open Edition donne à ces recherches un label de scientificité, et permet à ces institutions israéliennes de diffuser gratuitement leur littérature, via le portail revues.org. Elles réalisent ainsi une grande économie, et reçoivent une aide essentielle à leur rayonnement international. In fine, ce sont des institutions universitaires françaises qui financent ce journal de l’université de Tel Aviv, ainsi que sa diffusion.

Bien entendu, la revue AAD accorde une place régulière à des thèmes tels que l’analyse du discours portant sur le « conflit israélo-palestinien », les discours du CRIF, ou même l’objectivité de Wikipédia quand s’y trouve mentionnée une milice armée sioniste des années 1940, etc. La position hypocrite de neutralité et d’objectivité qu’elle endosse n’est pas acceptable à un moment où la colonisation s’intensifie chaque jour et les droits élémentaires des Palestiniens sont quotidiennement bafoués. Il convient de le rappeler aux chercheurs français ou québécois qui, refusant d’affronter la réalité de la situation coloniale, publient leurs recherches dans ce journal et participent ainsi à une opération de propagande.

Une revue, pour être recevable par Open Edition, doit respecter une charte sur son contenu. Elle doit bien entendu refuser le racisme, les discriminations ou le négationnisme. Ne devrait-elle pas également interdire de faire l’apologie de la colonisation, de l’apartheid ou d’un État qui refuse de respecter le droit international, devenant un «Étatd’exception»?

En tant qu’universitaires et chercheurs, nous tenons à attirer l’attention de la communauté universitaire sur ces faits, et appelons l’Open Edition et ses financeurs (le CNRS, les universités d’Aix Marseille et d’Avignon, l’EHESS et d’autres) à cesser de collaborer avec cette institution israélienne qu’est l’ADARR, et à cesser de diffuser sa revue.

Nous condamnons cette promotion indirecte d’un système universitaire qui pratique l’apartheid et collabore avec l’armée israélienne. Nous condamnons ce soutien à une université construite sur le village palestinien détruit de Sheikh Muwannis, alors que dans le même temps tout est fait pour entraver l’expression culturelle et académique palestinienne.

Sincèrement,

Ahmed Abbes, Directeur de recherche au CNRS,Paris
Véronique Bontemps, Chargée de recherche au CNRS,Paris
Yves Chilliard, Directeur de recherche à l’INRA,Clermont-Ferrand
Ivar Ekeland, Ancien président de l’Université Paris-Dauphine
Yves Gonzalez-Quijano, Maître de conférence émérite à l’Université Lumière-LyonII
Franck Mermier, Directeur de recherche au CNRS, Paris
Michel Mietton, Professeur émérite à l’Université Jean Moulin-LyonIII
Joseph Oesterlé, Professeur émérite à l’Université Pierre et Marie Curie–Paris-VI
Elise Voguet, Chargée de recherche au CNRS, Paris
Dror Warschawski, Chargé de recherche au CNRS, Paris




Lettre de BDS France à Lisa Simone: Annulez votre concert à Tel Aviv!

Paris, le 1er octobre 2017

 

Chère Lisa Simone,

Tout au long de votre discographie vous évoquez avec beaucoup de tendresse le souvenir de feue Nina Simone, votre maman. Le documentaire What happened, miss Simone ? nous a rappelé quel a été son engagement au côté des Black Panthers, face à la ségrégation des citoyens noirs dans la société américaine et pour les indépendances en Afrique.

C’est au nom de cette mémoire et de cet héritage culturel, politique et historique, que la campagne BDS France veut vous interpeller sur votre intention de vous produire en Israël, les 9 et 11 novembre prochains.

Certes, Nina Simone s’est produite à plusieurs reprises en Israël dans les années 1970, mais depuis cette époque, les temps ont changé. Le processus de paix déclenché avec les accords d’Oslo en 1993 est dans une impasse, entretenue par les gouvernements israéliens successifs. Les Palestiniens vivent une situation de ségrégation, avec de grandes difficultés de circulation au sein des territoires occupés par les colons, et une impossibilité de se rendre ou de sortir de Gaza.

Ce sont maintenant 750.000 de colons qui, avec l’aide de l’Etat israélien, occupent la Cisjordanie, tandis que plus de 140.000 Palestiniens ont été bannis de Jérusalem Est occupée, bien que nés dans cette ville. Rien qu’en 2016, Israël a démoli ou confisqué 1093 bâtiments appartenant à des Palestiniens, laissant encore plusieurs milliers de Palestiniens sans domicile, près de la moitié d’entre eux étant des enfants.

Comme vous le savez, depuis 10 ans, Gaza est soumise à un blocus illégal israélien, où deux millions de Palestiniens vivent dans des conditions effroyables. Un rapport des Nations Unies a déclaré le 16 mars dernier que “ le poids des preuves confirme, au-delà de tout doute raisonnable, qu’Israël est coupable d’imposer un régime d’apartheid au peuple palestinien, ce qui correspond à la commission de crime contre l’humanité”.

Nina Simone, encore elle, reconnaissait l’importance du boycott, et le respectait comme outil de pression militant utile et légitime, comme en témoigne cet extrait de la chanson Mississippi Goddam :

  • Picket lines, School boycotts,

They say it’s a communist plot. All I want is equality

For my sister, my brother, my people and me »

Everybody knows about Israël Goddam…

S’inspirant de la lutte anti-apartheid d’Afrique du Sud dans les années 1980, les Palestiniens ont lancé en 2005 un appel international à la solidarité, par le boycott d’Israël, jusqu’à ce qu’il mette fin à ses injustices et respecte le droit international et les droits humains. Cet appel a été entendu par des milliers de personnalités et de simples individus dans le monde entier, y compris en Israël. Ne pensez-vous pas que Nina Simone aurait désormais respecté un tel appel ? Le respecterez-vous ?

Il y a un an, le mouvement Black Lives Matter a adopté les revendications de la campagne internationale de boycott d’Israël dans sa plateforme. On peut également citer Cassandra Wilson, Annie Lennox, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Sinéad O’Connor, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack, U2, les regrettés Gil Scott-Heron et John Berger, mais aussi Alice Walker, Gillian Slovo, Naomi Klein, Susan Sarandon, Emma Thompson, Danny Glover, Peter Brook, Jean Luc Godard, Mira Nair, Ken Loach, Mike Leigh, et plus de 1200 personnalités culturelles au Royaume Uni qui ont renoncé à se rendre en Israël, sensibles au désarroi du peuple palestinien.

Aujourd’hui, se produire en Israël c’est mépriser l’appel de la société civile palestinienne et cautionner l’apartheid israélien. Au nom de la solidarité, de la justice et de l’égalité, et au nom du peuple palestinien, nous vous demandons d’annuler vos concerts.

Dans l’attente d’une réponse de votre part, nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire quant à notre campagne.

Sincèrement,

Isis et Dror, pour la Campagne BDS France

 

Paris, October 1st, 2017

 

Dear Lisa Simone

Throughout your discography you have invoked, with much fondness, the memory of the late Nina Simone, your mother. The documentary What happened, Miss Simone? reminded us of how strong her commitment was to the Black Panthers, in the face of black segregation in American society, and independence movements in Africa. In the name of this memory and this cultural, political and historical heritage, the BDS France campaign wishes to appeal to you as to your intention to perform in Israel on November 9th and 11th.

Indeed, Nina Simone has appeared several times in Israel in the 1970s, but times have changed since then. The peace process triggered by the Oslo accords in 1993 is at an impasse, maintained by successive Israeli governments. The Palestinians live in a situation of segregation, with great difficulties of movement within the territories occupied by the Israeli settlers, and a near impossibility of going in or out of Gaza.

By now, around 750,000 settlers, with the help of the Israeli state, occupy the West Bank, while more than 140,000 Palestinians have lost their residency rights in occupied East Jerusalem, although they had been born in that city. In 2016 alone, Israel demolished or confiscated 1093 Palestinian-owned buildings, leaving several thousand Palestinians homeless, nearly half of them children.

As you know, for 10 years Gaza has been under an illegal Israeli blockade, with two million Palestinians living in appalling conditions. A UN report from March 2017 states that « The weight of the evidence supports beyond a reasonable doubt the proposition that Israel is guilty of imposing an apartheid regime on the Palestinian people, which amounts to the commission of a crime against humanity. »

Nina Simone herself acknowledged the importance of the boycott, and respected it as a tool of useful and legitimate pressure, as evidenced by this extract from the song Mississippi Goddam:

 

  • Picket lines, School boycotts,

They say it’s a communist plot. All I want is equality

For my sister, my brother, my people and me »

Everybody knows about Israel Goddam…

Inspired by the struggle to end South Africa’s apartheid in the 1980s, in 2005, Palestinians launched an international appeal for solidarity through the boycott of Israel until it ends its injustice and respects international law and human rights. This call has been heard by thousands of public figures and individuals around the world, including Israel. Don’t you think that Nina Simone would have respected such a call? Will you respect it?

A year ago, the Black Lives Matter movement adopted the demands of the International Boycott Israel campaign in its platform. We can also cite the names of Cassandra Wilson, Annie Lennox, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Sinéad O’Connor, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack, U2, les regrettés Gil Scott-Heron et John Berger, mais aussi Alice Walker, Gillian Slovo, Naomi Klein, Susan Sarandon, Emma Thompson, Danny Glover, Peter Brook, Jean Luc Godard, Mira Nair, Ken Loach, Mike Leigh and more than 1,200 cultural and artistic figures in the UK, who have refused to perform in Israel, out of their sensitivity to the plight of the Palestinian people.

Performing in Israel today means scorning Palestinian civil society’s call and condoning Israeli apartheid. In the name of solidarity, justice and equality, and on behalf of the Palestinian people, we ask you to cancel your concerts.

We look forward to hearing from you, and we are at your service if you have any further questions about our campaign.

Sincerely,

Isis and Dror, for the BDS France Campaign

 




Chomsky clarifie sa position sur le boycott culturel d’Israël

Depuis quelques années, les personnes faisant la promotion des mantras d’ « engagement constructif » et de « construction de ponts » avec Israël citent le Professeur Noam Chomsky pour leur défense. Il serait opposé à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) lancée par la société civile palestinienne en 2005.

Artists for Palestine GB a contacté le Professeur Chomsky pour lui demander de clarifier sa position.

Il nous a déclaré ceci :

« Je suis opposé à toute apparition en Israël qui serait utilisée à des fins nationalistes ou quelque autre propagande qui dissimulent l’ occupation et le déni des droits fondamentaux palestiniens. Je me suis investi dans des activités afin de tenir Israël responsable pour ses violations du droit international avant que le mouvement BDS ne prenne forme. Bien que j’aie quelques différences stratégiques avec le mouvement BDS, je soutiens fermement ses actions et continue d’y participer. »

Questionné au sujet des arguments qui évoquent la prétendue démocratie d’Israël, il nous a répondu :

« L’idée récurrente qu’Israël est une « démocratie vivante » est absurde. A moins que la qualification ne soit que purement symbolique, il ne peut y avoir d’ « état juif (chrétien, musulman, blanc) démocratique ». Dans le cas d’Israël, la « judéité » est loin d’être symbolique. Il n’est pas besoin de répéter ici ce que j’ai écrit par le passé, documentant largement les pratiques discriminatoires d’Israël. »

APGB remercie le Professeur Chomsky pour sa clarification, et attire respectueusement l’attention de tout artiste envisageant de se produire ou d’exposer en Israël sur l’argument essentiel que le Professeur met en avant : la présence en Israël d’artistes internationaux est utilisée par le gouvernement pour dissimuler l’occupation et ses violations des droits humains.

Le groupe britannique Radiohead a rejeté les demandes des Palestiniens et d’artistes du monde entier d’annuler son concert à Tel-Aviv en Juillet dernier, avec le chanteur Thom Yorke expliquant que Radiohead « n’approuvait pas Netanyahu ». Mais comme APGB l’a montré, le gouvernement de Netanyahu, lui, approuve Radiohead à coup sûr, avec les politiciens israéliens et les missions diplomatiques soutenant haut et fort la position anti-boycott du groupe. Tous les grands artistes se rendant en Israël ont de fortes chances d’être acclamés de la sorte, toute représentation étant considérée comme une victoire par le régime d’apartheid israélien.

Nous espérons que la clarification du Professeur Chomsky encouragera les artistes internationaux à respecter l’appel de leurs homologues palestiniens à s’abstenir de se produire en Israël jusqu’à ce qu’il mette fin à ses violations du droit international.

 

Source: Artists for Palestine UK

Traduction: L. Gr pour BDS France




Mobilisation BDS devant le Zénith: Nick Cave, ne chantez pas pour l’apartheid israélien

Dans le cadre d’une mobilisation internationale, nous avons interpellé, devant le Zénith de Paris, l’artiste australien Nick Cave qui doit se produire en Novembre prochain en apartheid Israël.

Nous avons distribué la lettre du PACBI à ses fans :

Des Palestiniens à Nick Cave: respectez notre appel non-violent pour la justice

Le public était bien réceptif à nos arguments, et notre action a donné lieu à des discussions et beaucoup d’approbation.

D’autres photos ici.

 




Des citoyens israéliens à Nick Cave: ne participez pas à l’apartheid, boycottez Israël!

Octobre 2017

Nous sommes des citoyens israéliens, opposés aux politiques d’oppression, d’occupation et de nettoyage ethnique du peuple autochtone palestinien pratiquées par le gouvernement israélien. [1]. Nombre d’entre nous sommes des militants de longue date des droits humains qui travaillons depuis longtemps contre ces pratiques. Nos nombreuses années de militantisme nous ont amené à comprendre que le moyen le plus efficace de mettre fin au système d’apartheid est de lui refuser un apport économique et une légitimité politique. C’est pourquoi nous soutenons fermement l’appel de la société civile palestinienne au Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), ayant pour objectif de mettre fin à ces exactions [2]. Nous vous écrivons pour vous demander d’entendre cet appel et d’annuler votre concert en Israël.

 

Il convient de rappeler que, tout comme Sun City en Afrique du Sud sous le régime d’apartheid, Tel Aviv sert de vitrine pour faire passer Israël pour une démocratie “cool” et “cultivée” [3], tout en cachant une brutale histoire de colonisation, dont celle de la ville elle-même. Tel Aviv est bâtie sur les ruines de plusieurs villages palestiniens, dont les habitants ont été tués ou expulsés pendant la  Nakba, le nettoyage ethnique que les milices sionistes (qui devinrent plus tard l’armée israélienne) commirent en 1948 [4].

 

Ceci est juste la pointe de l’iceberg de l’histoire de Tel Aviv-Yafa, en elle-même un emblème du reste du régime de l’apartheid israélien. A Yafa, Israël utilise la gentrification, la surveillance et les financements discriminatoires, traitant les Palestiniens en citoyens de seconde zone, tout en suivant plus de 50 lois discriminantes envers les citoyens palestiniens d’Israël. [5]). En Cisjordanie et à Gaza, Israël utilise tout simplement un régime militaire belliqueux, exerçant chaque jour la force systématique et létale.

 

En Cisjordanie, juste au cours des 18 derniers mois, plus de 380 enfants, femmes et hommes palestiniens ont été tués par les forces armées d’Israël et par des civils armés, soulevant des allégations fondées d’exécutions extrajudiciaires, par des ONG comme Amnesty International ainsi que par des personnalités politiques internationales [6]. Un quart des personnes tuées étaient des enfants et mineurs. En outre, Israël démolit en masse des maisons palestiniennes (ceci s’applique également aux communautés bédouines palestiniennes à l’intérieur d’Israël). Les incursions militaires pour les arrestations collectives de Palestiniens sont quotidiennes, ainsi que la réalité étouffante des check points, des bouclages et des couvre-feux.

 

Dans la Bande de Gaza assiégée, Israël a mené plusieurs campagnes vicieuses de bombardements de masse lors des sept années passées. La dernière, en 2014, a causé le massacre de plus de 2200 Palestiniens par l’usage d’une énorme puissance de feu israélienne, plus de 500 d’entre eux étaient des enfants. 89 familles ont été exterminées et 18 000 maisons détruites ou sévèrement endommagées [7]. La peur d’une autre offensive est constante dans la vie des habitants de la bande de terre assiégée, exacerbée par l’habitude d’Israël de quotidiennement tirer sur les paysans et pêcheurs palestiniens, et par les tanks faisant des incursions régulières dans les champs cultivés. [8]

 

A l’intérieur même d’Israël, les citoyens palestiniens sont sujets à un système grandissant d’apartheid, avec plus de 50 lois qui nient leurs droits fondamentaux ; droits dont jouissent leurs concitoyens juifs [9]. La persécution des partis politiques palestiniens s’intensifie elle aussi [10] et les accusations de crimes par les officiels israéliens contre la population palestinienne se propagent comme une traînée de poudre [11].

 

Nous savons que vous avez participé l’année dernière à un évènement faisant la promotion d’ONG comme Room to Read, Pencils of Promise, et bien d’autres, toutes se focalisant sur “l’avancée de la cause des enfants autour du monde”, avec une attention particulière sur l’alphabétisation. [12] Par conséquent, nous voulons être sûrs que vous savez que le Représentant Spécial de l’ONU pour les enfants a recommandé qu’Israël soit ajouté à la liste officielle des pays violant les droits des enfants, notamment par l’intimidation, l’emprisonnement, la torture, les abus sexuels, les blessures et le meurtre [13]. Notez bien que la moitié des Palestiniens sont en fait des mineurs [14], millions d’entre eux vivant dans des conditions d’extrême pauvreté, sans sécurité financière ou personnelle [15].

 

Nous sommes également au courant que vous avez soutenu les neuf de Staffordshire, poursuivis pour la fermeture de deux jours de l’usine d’Elbit Systems pendant les bombardements israéliens de 2014 [16]. Nous avons également connaissance de votre participation à la levée de fonds de Hoping Foundation pour les enfants palestiniens, aux côtés de soutiens de longue durée du BDS, Roger Waters et David Gilmour [17].

 

Nous vous demandons par conséquent de prendre le chemin de la justice. Dites quelque chose d’explicite contre le racisme, l’occupation et l’apartheid, et opposez-vous.

S’il vous plait, annulez votre concert dans l’apartheid d’Israël !

 

Sincèrement,

 

Boycott! Supporting the Palestinian BDS Call from Within

 

[1]http://boycottisrael.info/

[1]https://bdsmovement.net/call

[2]https://pulsemedia.org/2012/07/24/boycotting-the-white-city-good-for-tel-avivians/

[3]https://electronicintifada.net/content/jaffa-eminence-ethnic-cleansing/8088

[4]http://www.adalah.org/en/content/view/7771

[5]https://www.amnesty.org/en/latest/news/2016/09/israel-opt-pattern-of-unlawful-killings-reveals-shocking-disregard-for-human-life/

[6]http://gaza.ochaopt.org/2015/06/key-figures-on-the-2014-hostilities/

[7]https://pulsemedia.org/2015/10/18/lets-talk-about-genocide-shoot-to-kill-israels-new-phase-of-genocidal-policy/

[9] http://www.adalah.org/en/content/view/7771

[10] http://alternativenews.org/index.php/headlines/219-balad-appeals-to-ambassadors-arrests-of-party-members-reek-of-political-persecution

[11] http://972mag.com/before-the-fires-are-out-israeli-politicians-blame-the-arabs/123341/

[12] http://consequenceofsound.net/2016/11/bon-iver-tom-waits-jim-james-nick-cave-zach-galifianakis-more-collaborate-on-charity-book-project/

[13] https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/uns-ban-ki-moon-caves-…

[14] http://imemc.org/article/palestinian-statistics-bureau-approximately-12-…

[15] http://www.independent.co.uk/news/world/middle-east/israel-un-report-pal…

[16] https://www.theguardian.com/world/2014/aug/12/israeli-arms-protest

[17] http://hopingfoundation.org/venture/show/141

 

Source: Boycott From Within

Traduction: L Gr pour BDS France




Participation de BDS France aux Marches pour la paix

Dans plusieurs villes, Marseille, Lyon, Paris, Bordeaux, Strasbourg, Montargis et Loches, BDS France a participé aux Marches pour la Paix appelées par de nombreuses organisations.

Nous avons diffusé ce tract, appelant à l’embargo militaire contre Israël et dénonçant la société AXA, complice de l’entreprise israélienne d’armement Elbit Systems.
Voici les compte rendus avec photos des manifestations ou rassemblement ayant eu lieu à Marseille, Lyon et Paris, et une photo transmise par nos camarades de Montargis.

 

Marseille

Manifestation dans le cadre de la Journée internationale de la Paix à Marseille.
La campagne BDS était présente pour rappeler l’urgence d’un embargo militaire envers l’état israélien, dénoncer la complicité des banques en particulier les banques d’affaires et parler des prisonniers politiques palestiniens dont notre compatriote Salah Hamouri.
Voici le texte lu lors de ce rassemblement.

 

Lyon

A l’initiative du Mouvement de la Paix du Rhône a eu lieu Place Mazagran à Lyon un Rassemblement / débat d’une centaine de militants. Le Collectif 69 Palestine était partie prenant de cette initiative.

Il a dénoncé la politique coloniale et d’apartheid d’Israël, ainsi que sa politique agressive vis à vis des pays limitrophes. Cet État, détenteur de l’arme atomique, est une menace pour la paix mondiale.

C’est pourquoi comme nous y engage le mouvement BDS international nous devons couper les liens militaires et sécuritaires entre la France et Israël et s’engager pour un embargo militaire.

Plus d’informations ici.

 

Paris

La participation de BDS France-Paris à la Marche pour la paix à Paris le samedi 23 septembre a été un grand succès.
La marche a été plus importante que l’année précédente,  entre 3000 et 4000 participants.
Nous, militants de BDS France, étions plus d’une dizaine et nous avons déployé 2 banderoles :
« Israël teste ses armes sur les Palestiniens – StopArmingIsraël » et
« Boycott Israël Apartheid ».
Les mots d’ordre dont « Embargo militaire contre Israël » et « Vive la lutte du peuple Palestinien »ont été repris par les manifestants. Les réactions positives des gens nous encouragent, et ce succès prolonge celui que nous avons rencontré lors de la Fête de l’Humanité.
Montargis
A Montargis, les militants de la Campagne BDS France ont marché pour la paix.



Des Palestiniens à Nick Cave : respectez notre appel non-violent pour la justice

14 Septembre, 2017

Par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)
Texte original : https://bdsmovement.net/news/palestinians-nick-cave-heed-our-non-violent-call-justice

 

Cher Nick Cave,

Nous vous écrivons de Palestine pour vous exhorter à annuler vos concerts en Israël en Novembre prochain. Nous espérons que vous prendrez en considération notre appel pour un boycott culturel avec un esprit ouvert, et un cœur ouvert.

Depuis votre dernier concert en Israël en 1998, Israël a intensifié son oppression des Palestiniens, cela en toute impunité et souvent avec la complicité de gouvernements étrangers. Pendant cette période, Israël a fait croître sa population de colons jusqu’à plus d’un demi million en Cisjordanie occupée. En parallèle, plus de 10 000 Palestiniens furent bannis de vivre à Jérusalem Est occupé, bien que nés dans la ville. Rien qu’en 2016, Israël a démoli ou confisqué 1093 bâtiments appartenant à des Palestiniens à travers la Cisjordanie, dont Jérusalem Est, laissant 1600 Palestiniens sans domicile, près de la moitié d’entre eux sont des enfants. Cette année marque une décennie de siège illégal israélien sur Gaza, où deux millions de Palestiniens vivent dans des conditions effroyables. La semaine dernière, un rapport des Nations Unies a déclaré que “le poids des preuves confirme, au-delà de tout doute raisonnable, qu’Israël est coupable d’imposer un régime d’apartheid sur le peuple palestinien, ce qui correspond à la commission de crime contre l’humanité”.

Inspirés par la lutte anti-apartheid d’Afrique du Sud, les Palestiniens appelèrent à un boycott d’Israël en 2005 jusqu’à ce qu’il mette fin à ces injustices et respecte les droits humains. Aujourd’hui, se produire à Tel-Aviv équivaut à se produire à Sun City pendant la période de l’apartheid.

Nous sommes profondément inspirés par votre œuvre. En particulier, nous sommes touchés par votre soutien aux militants britanniques qui ont manifesté devant l’usine d’armes Elbit, le plus grand fabriquant d’armes israélien, et votre soutien pour un embargo militaire contre Israël. Bien que le dossier des militants manifestant contre Elbit au Royaume Uni ait été classé, Israël n’a pas encore été tenu responsable pour sa destruction injustifié de Gaza et le meurtre de plus de 550 enfants en 2014.

Nous respectons aussi profondément votre implication à l’album Voices for Justice en soutien aux West Memphis Three, qui furent jugés coupables à tord de meurtre après des confessions obtenus grâce à des techniques d’interrogatoire discutables. De même, les enfants palestiniens de Cisjordanie sont régulièrement tirés de leurs lits lors d’opérations de l’armée israéliennes. Ils sont ensuite poursuivis par des cours militaires et détenus dans des centres de détentions militaires israéliens, “célèbres pour leurs mauvais traitements et tortures systématiques sur les enfants palestiniens.” Israël détient pas moins de 700 enfants palestiniens chaque année.

Nous admirons l’utilisation que vous faites de l’art pour dénoncer les injustices et pour porter la voix des sans-voix. Comme l’a dit l’Archevêque Desmond Tutu “Si vous êtes neutres dans une situation d’injustice c’est que vous avez choisi d’être du côté de l’oppresseur. ” En 2010, Tutu a fait la déclaration suivante à l’Opéra de Cape Town alors qu’ils devaient décider de se produire ou non en Israël :

“ Tout comme nous disions pendant l’apartheid que c’était inapproprié pour les artistes internationaux de se produire en Afrique du Sud, dans une société fondée sur des lois discriminatoires et l’exclusivité raciale, ce serait de même une erreur pour l’Opéra de Cape Town de se produire en Israël.”

Nous avons été étonnés d’apprendre que vous alliez prochainement vous produire à Tel-Aviv où les injustices contre lesquelles vous luttez y sont si familières pour nous. Votre concert en Israël, sans parler de l’intention, sape notre mouvement non violent pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) pour les droits palestiniens. En outre, Israël utilise de tels spectacles pour présenter une image de normalité et d’ouverture afin de masquer ses violations quotidiennes des droits humains palestiniens.

Nissim Ben-Sheetrit, ancien directeur général adjoint du Ministère israélien des Affaires Etrangères, était assez franc sur cette stratégie, déclarant, « Nous voyons la culture comme un outil de hasbara [propagande] de premier choix, et je ne fais pas de différence entre hasbara et culture. »

Nous espérons que vous vous joindrez aux autres artistes et célèbres figures culturelles, telles que Lauryn Hill, Elvis Costello, U2, Cat Power, le regretté Gil Scott-Heron, Massive Attack, Alice Walker, Roger Waters et d’autres, en refusant de prêter votre nom pour couvrir le système d’oppression israélien qui dure depuis des décennies. Se faisant vous nous permettriez de continuer d’imaginer un futur libre de toute oppression et de soumission, pour nous ainsi que pour nos enfants à venir.

Sincèrement,

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)