Conseil municipal de Glasgow: Ne faites pas la promotion des machines à tuer de l’apartheid israélien!

14 juin

Envoyez une lettre au Conseil municipal de Glasgow pour qu’il mette fin à son soutien de la Undersea Defence Technology Fair [Salon de la technologie de défense sous-marine] où sera faite la promotion des armes israéliennes !

Du 26 au 28 juin, le Conseil municipal de Glasgow parrainera le Salon de la technologie de défense sous-marine, un salon militaire présentant des entreprises qui alimentent les guerres et l’oppression militaire dans le monde, y compris des compagnies militaires israéliennes.

Les compagnies d’armes israéliennes sont régulièrement présentes dans les salons d’armement européens afin d’essayer d’exporter les tactiques répressives et le militarisme d’Israël. Il faut y mettre un terme.

Le Salon liste « Israel Defense », une entreprise de médias qui promeut l’industrie des armes d’Israël, comme partenaire média officiel. La compagnie israélienne DSIT Solutions, qui facilite la siège naval illégal de Gaza, sera aussi présente au Salon. Les compagnies d’armement israéliennes commercialisent régulièrement leurs armes comme « testées au combat » ou « testées sur le terrain », ce qui signifie qu’elles sont testées sur les corps palestiniens et ensuite exportées pour promouvoir l’oppression dans le reste du monde.

Le Salon de l’armement de Glasgow a été condamné par des militants de la paix dans toute l’Écosse pour sa promotion du commerce des armes et ses liens à Trident, le programme britannique pour le développement, l’approvisionnement et l’exploitation des armes nucléaires. BAE Systems et Babcock International, deux compagnies impliquées dans Trident, subventionnent aussi le Salon.

Envoyez une lettre à Susan Aitken, présidente du Conseil municipal de Glasgow, pour mettre un terme au parrainage du Conseil à ce Salon militaire ! Conseil municipal de Glasgow, ne subventionnez pas les violations des droits humains de l’apartheid israélien !

#UDT2018 #StopArmingIsrael

Traduction du texte de la lettre, à signer en ligne :

Chère Susan Aitken,

Nous vous demandons instamment de mettre un terme au soutien du Conseil municipal de Glasgow pour le Salon de la technologie de défense sous-marine, un salon militaire présentant des entreprises qui alimentent les guerres et l’oppression militaire dans le monde, y compris des compagnies militaires israéliennes. Il doit avoir lieu à Glasgow du 26 au 28 juin.

Les compagnies d’armement israéliennes commercialisent régulièrement leurs armes comme « testées au combat » ou « testées sur le terrain », ce qui signifie qu’elles sont testées sur les corps palestiniens et ensuite exportées pour promouvoir l’oppression dans le reste du monde.

Au cours des trois derniers mois, les forces israéliennes ont tué plus de 117 manifestants palestiniens non-armés, dont 13 enfants, et blessé plus de 13000 autres, en laissant beaucoup avec des handicaps qui ont changé leur vie. Amnesty International a condamné la politique israélienne du « tirer-pour-tuer-ou-mutiler » et Human Rights Watch a décrit les massacres comme « illégaux et calculés ».

Le Salon de l’armement de Glasgow a déjà été condamné par des militants de la paix dans toute lEcosse pour sa promotion du commerce des armes et ses liens à Trident, le programme britannique pour le développement, lapprovisionnement et lexploitation des armes nucléaires. BAE Systems et Babcock International, deux compagnies impliquées dans Trident, figurent aussi parmi les principaux sponsors du Salon.

 Israël a testé sur des civils sa technologie mortelle, dont les gaz lacrymogènes et les drones armés, et exporte maintenant sa tactique répressive.

Le parrainage par le Conseil municipal de Glasgow de ce salon d’armement, qui montrera l’armement israélien utilisé dans le blocus de Gaza, le rend complice des violations israéliennes des droits palestiniens.

 Mme Aitken, ne faites pas la promotion des machines à tuer d’Israël. Mettez fin au parrainage du Salon de la technologie de défense sous-marine par le Conseil municipal de Glasgow !

——

Pour signer cette lettre, ajoutez votre nom ici :

https://bdsmovement.net/news/glasgow-city-council-dont-promote-israeli-apartheids-killing-machines

Source: BDS Movement

Traduction: C.G pour BDS France




BDS France très présent les 11 et 13 juin 2018 contre le salon de l’armement Eurosatory

[English below]

Le salon Eurosatory est le plus grand salon international de l’armement, il a lieu tous les 2 ans au Parc des Expositions de Villepinte et reçoit un nombre impressionnant de professionnels  des marchés de la mort.

Il suscite la mobilisation de nombreuses associations anti-guerres.

Une dizaine de militant-e-s de BDS France y sont intervenu-e-s vivement les 11 et 13 juin, avec un tract basé sur ce communiqué

avec notre banderole « Israël teste ses armes sur les Palestiniens »

et avec des visuels « Embargo militaire contre Israël ».

Nous avons pris la parole pour dénoncer la forte présence des stands israéliens, appeler à l’embargo militaire contre Israël, aux campagnes visant les implications des sociétés AXA et HP  et au boycott de la Saison croisée France Israël

Le 11 juin il y avait aussi le Mouvement de la Paix, les Quakers, les groupes locaux parisiens de l’AFPS, les Désobéissants, etc … et la « Fanfare invisible ». Notre tract était cosigné par les groupes locaux de l’AFPS Paris-Sud et Paris 14-6 et nous avions aussi la banderole commune BDS France/AFPS « Non à la coopération militaire et sécuritaire entre la France et Israël ».

Des intervenant-e-s ont longuement lu et interprété des poèmes anti-guerre et pacifistes et la Fanfare invisible a été bien appréciée (interprétation de notamment « Bella ciao »).

Le 13 juin nous étions avec les initiatrices et d’autres militant-e-s engagé-e-s dans les associations premières signataires de cette tribune.

À chaque fois, les 11 et 13 juin, le soutien de nos partenaires à la Palestine était très marqué – en raison des derniers massacres à Gaza.

À chaque fois il y a eu un « die in », une projection de faux sang pour symboliser les crimes des marchands d’armes, et une vive interpellation des visiteurs qui sortaient du salon par « Shame on you » (= Honte à vous)

ou « Your businesses are death » (= Vos affaires sont la mort)

À chaque fois nous lancions les mots d’ordre :

Embargo militaire contre Israël !

Israël teste ses armes sur les Palestiniens !

État d’Israël État criminel Boyyycott !

Israël criminel, Macron complice !

Israël Apartheid Boycott !

Israël modèle sécuritaire, on n’en veut pas !

Pas de paix dans le monde sans justice en Palestine !

 

Concernant le 13 juin signalons les faits suivants :

Nos partenaires ont lancé aussi les slogans :

Free, free Palestine !

Le commerce d’armes, ça suffit !

Les ventes à Israël, ça suffit !

Bombarder le Yémen, ça suffit !

Profiter de la guerre, ça suffit !

Massacrer des civils, ça suffit !

Répression policière, ça suffit !

Bombarder la Syrie, ça suffit!

Non, non, aux profits sur les conflits !

Vers la seconde partie de l’après-midi nous avons eu une très forte visibilité de nos interventions du fait des aléas de la grève des transports, la police ayant décidé pour des raisons de régulation de concentrer les départs des participants au salon par « gros paquets » regroupés au sommet de l’escalier d’accès au salon !

Il est intéressant de noter que si la grande majorité des participants au salon que nous avons vivement interpellés était sans état d’âme, nous avons quand même réussi à déstabiliser une minorité non négligeable, qui nous soutenait discrètement.

Un participant nous a même glissé le billet que vous pouvez lire sur l’album photo du 13 juin !

 

  • Et des photos, vidéos et enregistrements Twitter du 13 juin :

 

https://photos.app.goo.gl/GxtUcGXXe3fpsHnK9

Que cessent les guerres-Stop vente d’armes

https://twitter.com/Campagnebds/status/1007280336538042368

https://twitter.com/Campagnebds/status/1007271792233385984

https://twitter.com/parisayotzi/status/1006928353755123712?s=21

https://twitter.com/mwasicollectif/status/1006913188384923648?s=21

https://twitter.com/campagnebds/status/1006892330702401536?s=21

Strong presence of BDS France on 11 and 13 June 2018 at the

Eurosatory weapons fair

The Eurosatory fair is the world’s largest international weapons fair, which takes place every two years at Villepinte in France and welcomes an impressive number of companies involved in the death industry.

It regularly provokes protests by numerous anti-war associations.

A group of BDS France activists carried out actions there on 11 and 13 June, with a tract based on this communique:

https://www.bdsfrance.org/salon-de-larmement-a-villepinte-saison-croisee-france-israel-halte-a-la-cooperation-militaire-et-securitaire-et-au-blanchiment-des-crimes-disrael/

together with our banner “Israel tests its weapons on the Palestinians” and “Military Embargo of Israel” visuals.

We made statements denouncing the large presence of Israeli stands and called for the military embargo of Israel, for campaigns against the involvement of the firms AXA and HP, and for the boycott of the joint ‘France-Israel Season’ scheduled from June to November 2018.

On 11 June, others present included the Mouvement de la Paix (Peace Movement), the Quakers, Paris branches of the AFPS (France-Palestine Solidarity Association), Les Désobéissants (the Disobedient Ones) and the “Invisible Fanfare”. Our tract was co-signed by the local AFPS groups of Paris-South and Paris 14-6 and we also had a joint BDS France/AFPS banner: “NO to military and security cooperation between France and Israel”.

Activists read and acted out anti-war and pacifist poems and the invisible fanfare was much appreciated (notably the rendition of « Bellaciao »).

On 13 June, we acted together with the initiators and other activists involved with the initial signatory associations of the press article (English version beneath the French):

https://blogs.mediapart.fr/quecessentlesguerres/blog/100518/non-au-salon-de-larmement-en-france?utm

On both occasions, our partners displayed strong support to Palestine, following the recent massacres in Gaza.

On each occasion there was a “die in”, fake blood was splashed to symbolise the crimes of the arms merchants, and on their exit from the fair visitors were greeted with loud shouts of “Shame on You! » and “Your business is Death! ».

Each time we chanted the slogans:

Military embargo of Israel!

Israel tests its weapons on the Palestinians!

State of Israel, criminal state – Boycott!

Criminal Israel, Macron accomplice!

Boycott Apartheid Israel!

Israel the security model, we don’t want it!

No world peace without justice in Palestine!

 

On 13 June, our partners also chanted these slogans:

Free, free Palestine!

The arms trade, that’s enough!

Sales to Israel, that’s enough!

Bombing Yemen, that’s enough!

War profiteering, that’s enough!

Slaughtering civilians, that’s enough!

Police repression, that’s enough!

Bombing Syria, that’s enough!

NO to profiteering from conflicts!

During the second part of that afternoon, our actions were highly visible because, due to disruptions caused by the transport strike, the police had decided to regiment the departure of participants at the fair and large groups of them had to wait at the top of the steps that gave access to the fair.

It is interesting to note that, if the great majority of participants at the fair were unmoved by our vigorous actions, we nevertheless succeeded in destabilising a not negligible minority, who discreetly supported us.  One participant even slipped a note to us, which is included in the photo album of 13 June.

 

Photos of 11 June: https://photos.app.goo.gl/7xSUstkRLFyNtWEfA

And some photos, videos and Twitter shots of 13 June:

https://photos.app.goo.gl/GxtUcGXXe3fpsHnK9

Que cessent les guerres-Stop vente d’armes

https://twitter.com/Campagnebds/status/1007280336538042368

https://twitter.com/Campagnebds/status/1007271792233385984

https://twitter.com/parisayotzi/status/1006928353755123712?s=21

https://twitter.com/mwasicollectif/status/1006913188384923648?s=21

https://twitter.com/campagnebds/status/1006892330702401536?s=21




Les Palestiniens appellent à boycotter un festival en Allemagne, la RuhrTriennale, et l’accusent de maccarthysme

Déclaration de PACBI

Les Palestiniens appellent à boycotter un festival en Allemagne, la RuhrTriennale, et l’accusent de maccarthysme

13 juin 2018 / par PACBI / Allemagne

Le festival de la RuhrTriennale en Allemagne a annulé hier le spectacle des Young Fathers après avoir échoué à ce que le groupe primé renonce à soutenir les droits palestiniens et le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), dirigé par des Palestiniens et nominé pour un prix Nobel de la Paix.

La RuhrTriennale punit les Young Fathers pour s’être retirés l’an dernier de Pop-Kultur, un autre festival allemand, à cause de son parrainage officiel par l’ambassade israélienne. Huit interprètes se sont retirés du Festival Pop-Kultur 2017 à cause de son partenariat avec Israël.

Les Young Fathers ont réaffirmé leur soutien des droits palestiniens et du mouvement BDS dans une déclaration publiée par le mouvement « Artists for Palestine  (Royaume-Uni) » :

« Nous considérons que c’est une mauvaise décision, profondément injuste, du festival d’adopter cette position et de nous demander de prendre des distances avec nos principes sur les droits humains pour que notre représentation soit maintenue.

Quiconque connaît le groupe et notre histoire sait que nous nous opposons à toutes les formes de haine et de discrimination raciale. Nous l’avons toujours fait. Et, comme BDS, nous ne « tolérons aucun acte, aucun discours, qui adopte ou promeuve, entre autres, le racisme anti-noir, le racisme anti-arabe, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie ou l’homophobie ».

Pop-Kultur est confronté cette année à une campagne croissante de boycott. Quatre interprètes se sont déjà retirés du festival pour protester contre sa collaboration avec Israël. L’important compositeur et producteur Brian Eno a appelé cette collaboration «  un blanchiment ».

De nombreux artistes ont condamné la décision de la RuhrTriennale comme une « suppression de la libre expression » et une « censure », en utilisant le hashtag #SupportYoungFathers qui se diffuse rapidement. Ils incluent l’actrice Miriam Margolyes, qui a joué dans des films de la série Harry Potter, les musiciens Brian Eno et Thurston Moore, la dramaturge Caryl Churchill, les réalisateurs Ken Loach et Paul Laverty, les écrivains Ahdaf Soueif, Yann Martel et Molly Crabapple.

Eno a déclaré :

« Critiquer le gouvernement israélien après les massacres récents de manifestants palestiniens non armés n’est pas de l’antisémitisme. C’est être pro-civilisation – parler en faveur d’un comportement civilisé et contre la brutalité d’état. C’est se dresser pour dire : ‘La règle du droit s’applique partout’. »

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), membre de la plus large coalition de la société civile palestinienne qui dirige le mouvement global BDS, exhorte les artistes de conscience et les défenseurs de la libre expression à montrer leur solidarité avec les Young Fathers et à boycotter le festival de la RuhrTriennale.

Le maccarthysme éhonté de la Triennale et la tentative désespérée pour protéger de toute censure et exonérer de toute responsabilité le régime israélien d’extrême-droite, d’apartheid, d’occupation et de nettoyage ethnique sont des formes flagrantes de complicité.

Les festivals allemands de la RuhrTriennale et de Pop-Kultur ont reçu des condamnations sans précédent pour ce qui ressenti comme une défense du gouvernement israélien à la lumière du dernier massacre israélien à Gaza, où plus de 110 civils ont été abattus, y compris des enfants et des personnels médicaux, et plus de 13 000 blessés, beaucoup à balles réelles. Amnesty International a condamné la politique israélienne de « tirer-pour-tuer-ou-pour-mutiler ».

Les brimades et la censure de Young Fathers par la RuhrTriennale à cause de leur soutien de principe aux droits humains palestiniens doivent être parmi les plus flagrants indicateurs à ce jour de la montée d’un maccarthysme anti-palestinien en Allemagne. La loyauté au racisme et à l’oppression d’extrême-droite d’Israël devient le test décisif d’acceptabilité pour certaines élites allemandes.

Confondre l’opposition aux crimes de guerre israéliensy compris les colonies illégales, le siège et le nettoyage ethnique — avec un sectarisme anti-juif est une forme de répression anti-palestinienne et de racisme anti-arabe dont l’intention est de réduire au silence les critiques d’Israël. Cela dessert également les combats actuels contre le vrai racisme anti juif, comme l’ont souvent expliqué les groupes juifs progressistes en Europe et aux États-Unis.

Le soutien aveugle de l’establishment allemand pour le régime fanatique de colonisation et d’apartheid d’Israël contredit radicalement l’opinion publique. Selon des sondages récents, le peuple allemand est opposé au régime d’Israël dans une proportion de cinq contre un.

Dans un sondage de l’opinion publique internationale de la BBC, en 2017, Israël est le quatrième pays le moins populaire sur la liste. Seuls 7% des Allemands dans ce sondage voyaient l’influence d’Israël dans le monde comme «  surtout positive », alors que 36% la voyaient comme «  surtout négative ».

Ancré dans la Déclaration universelle des droits de l’homme, le mouvement BDS s’oppose à toutes les formes de racisme et de discrimination, y compris le racisme anti-noir, le racisme anti-arabe, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie et l’homophobie.

BDS, qui a été en partie inspiré par la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, appelle à faire pression non violemment pour mettre un terme aux violations flagrantes par Israël du droit international et pour sauvegarder les droits humains du peuple palestinien.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 afin de contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité palestiniennes. PACBI promeut le boycott des institutions universitaires et culturelles d’Israël, étant donné leur profonde et durable complicité dans le déni par Israël des droits palestiniens tels qu’ils sont stipulés dans le droit international.

Visitez le site de PACBI https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




Artistes et journalistes de radiotélévision palestiniens : pour un boycott de l’Eurovision 2019 !

Le régime israélien d’occupation militaire, de colonisation et d’apartheid utilise sans vergogne l’Eurovision dans le cadre de sa stratégie officielle de la « Marque Israël »

12 juin 2018

Nous, membres du syndicat des journalistes palestiniens et de réseaux d’organisations culturelles palestiniennes, appelons les membres de l’Union européenne de radio-télévision (UER), les états participants, les concurrents et le public à boycotter le concours de chansons de l’Eurovision 2019 qui doit être accueilli en Israël. L’Eurovision aurait-elle organisé le concours dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ?

Le régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid utilise de manière éhontée l’Eurovision dans le cadre de sa stratégie officielle de la « Marque Israël », qui tente de montrer le « plus beau visage d’Israël » pour le blanchir et détourner l’attention de ses crimes de guerre contre les Palestiniens.

Depuis le 30 mars 2018, les snipers israéliens ont implémenté une politique de « tirer-pour-tuer-ou-mutiler », tuant plus de 117 manifestants palestiniens non armés, dont 13 enfants, et en blessant plus de 13 000, dont beaucoup restent avec des handicaps qui ont changé radicalement leur vie.

Rien que le 14 mai, juste deux jours après la victoire à l’Eurovision, Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont six enfants. Le même soir, Netta Barzilai, qui représentait Israël à l’Eurovision 2018, a donné un concert de célébration à Tel Aviv, hébergé par le maire, disant « Nous avons une raison d’être heureux ».

Soulignant ses intentions de blanchir par l’art son gouvernement d’extrême-droite, le Premier ministre Benjamin Netanyahu a appelé Barzilai «  la meilleure ambassadrice d’Israël ».

Pour comble d’insulte, Israël a annoncé que ce méga-événement aurait lieu à Jérusalem, un défi aux Nations Unies, qui ne reconnaît la souveraineté d’Israël sur aucune partie de la ville. Les Nations Unies et l’Union européenne considèrent aussi Jérusalem Est comme partie intégrante du territoire palestinien occupé, illégalement annexé par Israël.

Mais qu’il soit organisé à Jérusalem, à Tel Aviv ou où que ce soit d’autre sous le contrôle du régime d’apartheid d’Israël, ce concours doit être boycotté pour éviter toute complicité, tout « business as usual » avec ce régime, et pour éviter de ternir irréversiblement le label Eurovision avec le monstrueux dossier d’Israël en matière de droits humains.

Les gens de conscience dans le monde entier arrivent à la même conclusion, et nous sommes encouragés par leur solidarité.

En Islande, près de 8% de la population du pays a signé une pétition pour boycotter l’Eurovision 2019. Le consul israélien en Islande s’est précipité pour essayer de contrôler les dégâts.

En Irlande, un ancien vainqueur de l’Eurovision Charlie McGettigan, le maire de Dublin, des politiciens et des dirigeants syndicaux ont appelé au boycott de l’Eurovision 2019. Des appels similaires sont venus du Royaume-Uni, de Suède, de Malte, d’ Australie et de l’État espagnol, un mécontentement public croissant se propageant en Europe.

En tant qu’organisations et syndicats représentant les artistes et les journalistes palestiniens, dont les journalistes de radiotélévision, nous appelons :

  • les membres de l’UER et les concurrents à boycotter l’Eurovision 2019 tant qu’Israël sera le pays hôte

  • les mouvements populaires et les syndicats d’artistes dans les pays participants à protester contre le fait qu’Israël accueille l’Eurovision 2019 et à faire des actions de boycott pacifique

  • nos collègues, artistes et journalistes de radiotélévision, à soutenir publiquement et à diffuser cet appel

Comme dans le combat contre l’Afrique du Sud de l’apartheid, c’est seulement par une pression internationale efficace et soutenue qu’Israël sera contraint à se conformer à ses obligations selon le droit international et à respecter les droits humains des Palestiniens.

Signataires:

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

Le syndicat des journalistes palestiniens

Le réseau palestinien des arts du spectacle (PPAN) :

Edward Said National Conservatory of Music– Jerusalem

Al-Kamandjati Association – Ramallah

Magnificat Institute – Jerusalem

Popular Art Centre – Al Bireh

El-Funoun Palestinian Dance Troupe – Al Bireh

Wishah Troupe – Al Bireh

Freedom Theater Jenin

Theatre Day Productions – Gaza/Jerusalem

Al Harah Theater – Beit Jala

Ashtar Theater – Ramallah

Yes Theatre Hebron

The Popular Theatre – Ramallah

Palestinian Circus School Birzeit

Le réseau des arts à Jérusalem “Shafaq” :

Al-Ma’mal Foundation for Contemporary Art

The Edward Said National Conservatory of Music

Palestinian Art Court-Al Hoash

Palestinian National Theatre

Yabous Cultural Centre

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




Action BDS à Tours le 9 juin

Nous avons  conduit une action BDS samedi 9 juin dans une rue piétonne de Tours ciblant les entreprises AXA et HP, deux entreprises complices qui entretiennent des liens militaires et sécuritaires avec Israël.

Nous avons protesté contre la récente venue de Netanyahu et la tenue de la saison France-Israël.

350  tracts  ont été distribués et ont permis des discussions avec les passants.

#GreatReturnMarch #EmbargoContreIsraël #SaisonFranceApartheid




Manifest’Action contre la saison France- Israël à Montpellier.

9 ème rassemblement de la Campagne BDS FRANCE Montpellier en soutien à la Grande Marche du Retour à Gaza.

Le Rassemblement du 9 juin place de la comédie à Montpellier, en soutien à la Grande Marche pour Jérusalem du vendredi 8 juin s’est efforcé, comme les fois précédentes, de renforcer son ancrage dans les mobilisations locales des Campagnes BDS France.

SOUTIEN AUX HÉROÏQUES GAZAOUIS QUI BRAVENT LES BALLES POUR EXIGER LEUR DROIT AU RETOUR ET DE VIVRE SUR LEUR TERRE.

Rappel a été fait de l’action de vendredi 8 à Gaza, de l’acharnement criminel de l’armée israélienne qui continue de tuer de sang froid des manifestants pacifiques. Un adolescent de 14 ans a été assassiné alors qu’il faisait rouler les pneus.

Mais le « coup de gueule » s’est manifesté à l’encontre des medias mainstream qui une fois de plus, au mépris des faits et de tout ce qui est visible sur les réseaux sociaux, font tout pour dénigrer les actions menées par la population civile de Gaza. En écho à la propagande israélienne qui ne cesse de rendre le Hamas responsable des massacres (!!) les grands médias reprennent la même logique qui vise à faire croire que la population est manipulée etc.

 

 

ANNULATION DE LA SAISON FRANCE -ISRAËL SINON BOYCOTT DES SPECTACLES MAINTENUS.

L’autre cible visée était la saison France -Israël dont deux spectacles sont programmés à Montpellier dans le cadre du festival Montpellier Danse. Joignant la parole à l’action, une cinquantaine de personnes sont parties en manifest’action jusque devant l’Agora où l’un des spectacles avec la troupe israélienne Batsheva est annoncé. Les manifestants ont lancé des oeufs remplis de gouache (lavable!) sur l’affiche du festival pour signifier que celui-ci était tâché du sang des palestiniens.

 

 

CONTRE LA JOURNÉE SIONISTE DITE DE « JÉRUSALEM »

Malgré la condamnation mondiale de la décision de transfert de l’ambassade des USA à Jérusalem, le très sioniste CCCJM (Centre communautaire et culturel juif de Montpellier ) organise avec la complicité des autorités sa 41 ème journée de « Jérusalem ». Cette journée qui commémore une victoire coloniale condamnée par l’ONU se déroule depuis 2010 sous haute protection policière. Les manifestants sont bloqués systématiquement par la police pour assurer le bon déroulement de la journée sioniste. Par contre, depuis 2015, la mairie et la préfecture tentent (en vain) d’interdire le stand BDS place de la Comédie qui revendique l’application du droit pour les Palestiniens mais ils protègent le déroulement d’une manifestation sioniste qui viole le droit international.

 

 

Enfin au retour,  la manifestation est allé saluer le groupe des gabonnais-e-s qui luttent également contre la colonisation de la françafrique.

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Une manifestation contre Netanyahu bloque les Champs-Élysées

Ali Abunimah, 6 juin 2018

 

Des centaines de manifestants ont bloqué l’avenue des Champs-Élysées mardi soir (5 juin) pour protester contre la réception fastueuse accordée à Benjamin Netanyahu par le président Emmanuel Macron.

Le dirigeant israélien était à Paris pour l’ouverture officielle de la Saison France-Israël, une série d’évènements de propagande parrainés par les deux pays pour améliorer l’image d’Israël.

Peu auparavant, la France avait annulé une visite de son premier ministre en Israël en vue d’une cérémonie similaire, mais elle a persisté à recevoir Netanyahu malgré l’indignation de celles et ceux qui défendent les droits des Palestiniens.

Le lancement de la saison au Grand Palais mettait l’accent sur les réussites supposées d’Israël dans le domaine technologique.

Tout près de là, sur l’avenue des Champs-Élysées, renommée dans le monde entier, des manifestants dansaient la dabké palestinienne et ont festoyé pour la rupture du jeûne de ramadan à la fin du rassemblement.

Ils ont entonné « Netanyahu assassin, Macron complice » et « Gaza, Gaza, on n’oublie pas ! »

#champselysees bloqué par manifestants #Netanyahou pic.twitter.com/CAyk4SVs14

— Yahoo Actualités (@YahooActuFR)

Un appel a été lancé pour que Netanyahu soit jugé par la Cour pénale internationale :

DIRECT – Manifestation contre #Netanyahou sur les Champs Elysées : la circulation est coupée. Important dispositif sur place pour empêcher la progression pic.twitter.com/VlTuuyOPD2

— Clément Lanot (@ClementLanot)

Dabkeh sur les Champs pic.twitter.com/NAbqLentpM

— BDS France (@Campagnebds)

La manif en soutien à la Palestine bloque les Champs-Élysées https://t.co/sAL1ZhCuRA

— Sihame Assbague (@s_assbague)

Et les manifestants réclamaient l’annulation de la Saison France-Israël :

« Saison France-Israël ! ANNULATION ! » pic.twitter.com/KfzSdU5JvE

— BDS France (@Campagnebds)

Selon BDS France, groupe qui soutient la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions, les manifestants sont arrivés à proximité du Grand Palais avant que la police ne les empêche d’avancer.

Le groupe indique que des manifestations ont eu lieu dans d’autres quartiers de Paris et dans le reste du pays.

« Il est intolérable de normaliser les relations avec un État d’apartheid » a ajouté le groupe, qui promet de continuer à mener des actions et à manifester.

Le quotidien L’Humanité a attiré l’attention sur une autre raison pour laquelle Macron aurait dû refuser de recevoir Netanyahu : depuis août 2017, Israël maintient en détention sans inculpation ni jugement le défenseur des droits humains franco-palestinien Salah Hamouri :

« Emmanuel Macron a une autre raison pour ne pas accueillir Benyamin Netanyahou : un ressortissant français, Salah Hamouri, a été arrêté le 23 août de l’année dernière et se trouve en détention administrative depuis le 26 de ce même mois » https://t.co/nUNgnGRSAq #Israël #Palestine pic.twitter.com/GkGA0JenrU »

«  Après le bain de sang à Gaza, la montée des tensions avec l’Iran, l’heure n’est pas à l’inauguration d’évènements mais à une réponse ferme de la France en faveur de la paix. Qu’attend Macron ? » a tweeté le député Éric Coquerel (La France insoumise), qui a participé au rassemblement parisien.

— Eric Coquerel (@ericcoquerel)

Netanyahu a utilisé sa visite pour promouvoir la campagne d’Israël pour la guerre contre l’Iran, dans la foulée de l’abandon par les États-Unis de l’accord international sur le programme iranien d’énergie nucléaire, le mois dernier.

La France et d’autres pays européens parties à cet accord souhaitent le préserver.

— PM of Israel (@IsraeliPM)

En dépit de l’accueil fastueux qu’il a réservé au leader israélien, Macron a pris position lors d’une conférence de presse conjointe contre toute « escalade » pouvant aboutir à une guerre dans la région, et a défendu avec fermeté le maintien de l’accord avec l’Iran.

Macron, par ailleurs, a qualifié d’erreur « l’acte américain consistant à faire de Jérusalem la capitale » d’Israël en transférant l’ambassade des États-Unis dans cette ville.

« Quand on fête un tel événement et qu’il y a des gens qui meurent, je ne considère pas que ce soit une fête », a déclaré Macron en faisant allusion aux dizaines de Palestiniens massacrés par l’armée israélienne à Gaza pendant que de hautes personnalités américaines et israéliennes participaient à la cérémonie d’inauguration de l’ambassade à Jérusalem le 14 mai.

Israël a tué plus de 100 manifestants palestiniens non armés à Gaza, au cours des rassemblements hebdomadaires de la Grande Marche du Retour qui ont commencé le 30 mars.

« L’État français doit taper du poing sur la table contre son régime d’extrême droite qui opprime et tue les Gazaouis, colonise toujours plus les Palestiniens, prend une position très dangereuse sur l’Iran » a tweeté la députée Clémentine Autain (La France insoumise). « La France doit affirmer la voix de la justice et de la paix. »

Mais, même si Macron a rompu quelques lances verbales avec Netanyahu, la France ne semble pas avoir l’intention de contraindre Israël à rendre compte de ses actes. En fait, comme l’a souligné le magazine Paris-Match, l’accent ayant été mis sur l’Iran, la question palestinienne s’est retrouvée reléguée à l’arrière-plan.

La poursuite de la Saison France-Israël et la promotion par la France d’armes utilisées pour tuer des Palestiniens indiquent que Paris reste résolu à cautionner les violences et exactions israéliennes auxquelles il prétend s’opposer.

Pourtant, même Aliza Bin Noun, ambassadrice d’Israël à Paris, a été forcée de reconnaître que « l’image de son pays est entachée par le conflit avec les Palestiniens » comme le mentionne le site d’information Europe 1 – Le JDD.

« L’opinion publique en France est influencée par les images de violences du conflit avec les Palestiniens », a commenté Aliza Bin-Noun.

«  Mais les Français ne peuvent pas ignorer non plus les progrès accomplis depuis dix ans par Israël dans les nouvelles technologies », a ajouté l’ambassadrice, mettant en avant un thème familier de la propagande orchestrée par « Brand Israel ».

Pendant ce temps, dans les rues, des citoyens et citoyennes manifestent leur désir de voir la France changer de trajectoire et demander des comptes à Israël.

Outre les rassemblements de Paris, des centaines de personnes ont défilé dans les villes de Marseille et de Lyon :

À Marseille, deux à trois cents personnes ont manifesté hier contre la venue du criminel Netanyahu en France et pour refuser la complicité avec l’État israélien.

— BDS France (@Campagnebds)

Près de 400 lyonnaises et lyonnais ont répondu ce 5 juin 2018 à l’appel à protester contre la venue du criminel de guerre Netanyahou qu’Emmanuel Macron recevait scandaleusement à Paris.https://t.co/K4kClSzCnl pic.twitter.com/mp0OLurdAV

— Palestine (@ALQadiPAL)

 

Des rassemblements ont eu lieu dans d’autres villes, notamment Saint-Étienne, Rennes, Saint-Nazaire et Toulouse :

À Saint-Étienne, hier, 200 personnes se sont réunies pour s’opposer à la venue en France du criminel Netanyahu et exiger l’annulation de la saison France-Israël, en soutien aux Grandes Marches du Retour et au soumoud palestinien.

— BDS France (@Campagnebds)

A #Rennes, 150 personnes rassemblées pour protester contre la venue de #netanyahou et la propagande de la saison France-Israël.

Faisons entendre la voix du peuple palestinien qui vit sous l’apartheid israélien, abattu par les balles des snipers. #FreePalestine pic.twitter.com/Urm1hIEHFy

— Jeunes Communistes35 (@MJCF35)

Une vingtaine de personnes ont protesté hier à Saint-Nazaire, devant le local de la députée @audreydufeu, contre l’accueil de Netanyahu par le président français et contre la saison de propagande France-Israël.

— BDS France (@Campagnebds)

À Toulouse hier, des militant·e·s ont distribué des tracts et ont fait signer des cartes à destination d’Emmanuel Macron, contre la venue en France du criminel Netanyahu et pour exiger l’annulation de la saison France-Israël.

— BDS France (@Campagnebds)

 

Source: Le blog d’Ali Abunimah

Traduction SM pour BDS France




Netanyahou dégage! annulation de la saison France-Israël

 

RASSEMBLEMENT – MANIFESTATION À MONTPELLIER à l’appel de :

APLR, ATTAC Montp.,Américains pour Paix et la Justice, ATMF, Assos. Podemos Montp., BDS FranceMontp., CCIPPP34, CIMADE LR, CGA 34, CMF, Ensemble! 34, FERC-CGT, FUIQP34, MAN34, NPA34, UJFP34 .

En inaugurant en grande pompe la saison France-Israël en présence de Netanyahou le boucher de Gaza, et en  choisissant la date du 5 juin E. Macron affiche sa complicité avec les crimes israéliens. Le 5 juin marque en effet le  début de la guerre israélienne dite des 6 jours (1967) , celle qui a étendu la colonisation, en particulier à Jérusalem et qui en a fait illégalement la prétendue capitale d’Israël.

150 personnes ont participé au rassemblement et à la manifestation qui est passée par la préfecture.

En direct de la Bande de Gaza, Ziad Medoukh, directeur du département de Français de l’université Al Aqsa de Gaza nous a fait l’honneur de nous informer de la situation dans la Bande de gaza et nous a appelé à continuer les actions BDS :

Les prises de paroles des signataires de la manifestation :

– BDS France Montpellier : Se mobiliser contre la saison France Israël

– Les Américains pour la Paix et la justice :

– Le NPA 34, devant la préfecture où la manifestation s’est rendue pour dénoncer la complicité d’E. Macron et de son gouvernement avec les crimes israéliens…

  • UJFP 34

samedi 9 nouveau rassemblement :




Les Palestiniens remercient l’Argentine et Lionel Messi de ne pas jouer « amicalement » contre Israël

Des mobilisations dans le monde entier ont réussi à empêcher que le gouvernement israélien n’utilise le match pour couvrir ses crimes de guerre et ses flagrantes violations des droits humains contre les Palestiniens.

6 juin 2018 — Mardi 5 juin, l’équipe nationale argentine de football a annulé le match « amical » contre Israël prévu pour ce samedi, après des mois d’une campagne BDS lancée en Argentine.

En réponse à la criminelle politique israélienne du «  tirer-pour-tuer-ou-mutiler »  contre des manifestants palestiniens pacifiques à Gaza, supporters de football et militants des droits humains palestiniens ont pressé l’équipe argentine et la superstar du football Lionel Messi d’annuler le match, qui devait avoir lieu dans un stade israélien bâti à al-Maliha, un village palestinien ayant subi un nettoyage ethnique.

Le footballeur palestinien Mohammad Khalil, dont la carrière s’est arrêtée lorsqu’il a reçu d’un sniper israélien un tir dans les deux jambes alors qu’il manifestait pacifiquement à Gaza, a aussi pressé l’Argentine et Messi d’annuler le match contre Israël.

Des milliers de personnes ont rejoint Khalil, signant une pétition adressée à Messi et à l’Argentine qui expliquait que le gouvernement israélien utiliserait le match pour couvrir ses attaques brutales contre des Palestiniens, sur le terrain et à l’extérieur.

Les syndicats argentins et les Mères de la place de mai se sont joints à l’appelLa semaine dernière, un rassemblement s’est tenu à l’extérieur de l’Association de football d’Argentine (AFA) à Buenos Aires.

Des manifestations ont suivi l’équipe argentine à Barcelone. Mardi, pendant une séance d’entraînement de l’équipe avant la Coupe du monde, des militants pour les droits palestiniens ont utilisé un gaphone pour faire passer le message directement aux joueurs.

Israël aurait payé à l’Argentine 3 millions de dollars pour jouer le match, dans le cadre des « célébrations » de son 70ème anniversaire.

Omar Barghouti de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré :

«  Nous saluons la décision de l’équipe argentine d’annuler ce match « amical ». Il aurait été extrêmement inamical envers les droits humains ! Jouer contre un état d’apartheid est une forme de complicité, magnifiée par le récent et horrible massacre d’Israël à Gaza contre des manifestants non-armés réclamant leurs droits fondamentaux, la liberté, la dignité et le droit au retour des réfugiés tel qu’il est stipulé par les Nations unies.

Utiliser des événements sportifs internationaux pour couvrir ses crimes de guerre et ses flagrantes violations des droits humains contre les Palestiniens fait partie de la politique de blanchiment par les sports du régime d’apartheid israélien. Le fait que les supporters argentins et les militants pour les droits humains du monde entier ont réussi à l’empêcher nous donne beaucoup d’espoir. »

Alors qu’il était initialement prévu à Haïfa, le gouvernement israélien avait déplacé le match à Jérusalem, offrant aux organisateurs 760 000 dollars en compensation. La ministre d’extrême-droite de la Culture et des Sports, Miri Regev, aurait mis comme condition au match une séance photo avec l’équipe argentine, une preuve de plus de la manière dont Israël utilise les sports pour blanchir —par le sport— son image.

Après l’annonce de l’annulation, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a immédiatement appelé le président argentin Mauricio Macri à intervenir, mais Macri a répondu qu’il n’avait aucune autorité sur la décision.

L’annulation du match « amical » d’Israël contre l’Argentine est un stimulant pour la campagne « Un carton rouge à Israël », qui a appelé la FIFA à exclure Israël – comme elle a exclu l’Afrique du Sud de l’apartheidà cause de ses violations contre le football palestinien et son mépris des statuts de la FIFA.

L’Association de football palestinienne a aussi appelé l’Argentine à annuler le match.

Dans un message vidéo, l’équipe de football de la ville palestinienne de Nabi Saleh, en Cisjordanie occupée par Israël, a remercié l’Argentine et Lionel Messi. Nabi Saleh est la ville dont est originaire Ahed Tamimi, la jeune Palestinienne mineure qui subit une peine de plusieurs mois dans une prison israélienne pour avoir giflé un soldat israélien lourdement armé se trouvant dans sa cour d’entrée. « Vous avez marqué un but pour la liberté, la justice et l’égalité », disent des parents de Ahed dans la vidéo.

Barghouti de PACBI a ajouté :

« Les joueurs de football palestiniens sont couramment attaqués, privés de liberté de mouvement pour assister aux entraînements et aux matchs. Les forces israéliennes ont emprisonné, blessé et tué des footballeurs palestiniens. Comme l’attaquant argentin Gonzalo « Pipa » Higuaín l’a dit : «  Ne pas y aller était la bonne chose à faire ».

Tous nos vœux à l’Argentine pour la Coupe du monde. La FIFA doit prendre acte. Il est temps de montrer à Israël un carton rouge. »

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI promeut le boycott des institutions universitaires et culturelles, étant donné leur profonde et durable complicité dans le déni par Israël des droits palestiniens tels qu’ils sont stipulés dans le droit international. Rendez visite à PACBI sur https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




Contre la venue du criminel de guerre Netanyahou, nous avons bloqué les Champs Elysées !

Alors que la veille nous avions  organisé une manifestation surprise sur les marches du Grand Palais, en ce mardi 5 juin la campagne BDS France à Paris et diverses associations, dans le cadre de 2018 le temps de la Palestine, avons voulu crier notre colère contre la venue du criminel de guerre Netanyahou, à qui le président Macron a déroulé le tapis rouge au Grand Palais pour inaugurer la saison croisée France-Israël. Nous avons voulu manifester au plus près du lieu de cette cérémonie honteuse, mais la Préfecture de police souhaitait nous reléguer dans un rassemblement symbolique de l’autre côté de la Seine. 

PHOTOS de l’action : https://photos.app.goo.gl/iiMKKoBDkg7kZPLw1

Nous avons alors décidé de bloquer les Champs Elysées,  et avons descendu « la plus belle avenue du monde » à partir du Métro Georges V et vers le Grand Palais. La police a fini par arrêter notre parcours – assez près du Grand Palais ! – et nous a encerclés,  mais nous avons manifesté pendant quatre heures, aux cris de : 

Jugez, jugez, le criminel de guerre !

Soutien aux grandes Marches du Retour et au soumoud palestinien !

Annulez la saison France Israël !

Netanyahou criminel, Macron complice !

Israël Apartheid Boycott !

Notre manifestation a été très dynamique, avec des pancartes et des drapeaux palestiniens.

D’autres amis du peuple palestinien se sont petit à petit agrégés à la manifestation.

D’autres manifestations de protestation ont eu lieu à Paris le même jour, en d’autres lieux ou à d’autres moments.

La manifestation s’est terminée de manière festive, coïncidant pour certains manifestant-e-s avec la rupture du jeûne du Ramadan.

Cette mobilisation est une étape dans notre volonté  de nous opposer à la saison croisée France-Israël.

D’autres rendez-vous, d’autres initiatives ne tarderont pas pour empêcher l’État  d’Israël d’utiliser la culture dans l’espoir de blanchir ses crimes.

La normalisation des relations avec un État  d’apartheid est intolérable !

Pleinement solidaires du peuple palestinien, nous continuerons la campagne BDS, jusqu’à ce que l’État  d’Israël se conforme au droit international !

La Campagne BDS France à Paris

www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr

VIDEO:

Yahoo Actualités:

 

AJ +: 

 

Protest against Netanyahu shuts down Champs-Élysées

https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/protest-against-netanyahu-shuts-down-champs-elysees




Lettre de PinkwaTching Israel aux réalisateurs internationaux invités au Festival international du film LGBT de Tel-Aviv (TLVFest)

Boycott du Festival international du film LGBT de Tel Aviv

Les queers palestiniens et leurs alliés dans le mouvement BDS (1) appellent au boycott du Festival international du film LGBT de Tel-Aviv (TLVFest) qui aura lieu du 31 mai au 9 juin 2018. Nous appelons les cinéastes internationaux (2) à retirer leurs films du festival et à respecter l’appel palestiniens au boycott culturel d’Israël (3) jusqu’à ce que les droits des Palestiniens soient respectés. Les Palestiniens appellent les gens de conscience du monde entier à demander des comptes à Israël pour ses violations du droit international, ils s’adressent aux artistes pour qu’ils ne se produisent pas en Israël ou n’exposent pas leur travail en Israël. L’appel au boycott culturel palestinien (4) a été suivi par un nombre croissant de personnalités culturelles du monde entier, y compris des cinéastes comme John Greyson, Mira Nair, Ken Loach, The Yes Men et Mike Leigh. Cet appel envoie à Israël le message qu’il n’y a pas de partenariat possible tant qu’Israël continuera d’opprimer et de nier les droits des Palestiniens.

L’année dernière, cinq réalisateurs se sont retirés de TLVFest (5) en signe de solidarité avec un appel des queers palestiniens. Le réalisateur sud-africain John Trengove a déclaré à l’époque :

« Avec la douleur de la lutte contre l’apartheid encore fraîche dans notre conscience collective, la question est … une question très sensible pour beaucoup de Sud-Africains. … sachant ce que je sais maintenant, je pense qu’il est impératif que j’annule ma participation. […] Il est impossible de ne pas tenir compte du fait que le festival (et ma présence à celui-ci) pourrait servir à détourner les regards des violations des droits de l’homme commises par l’État d’Israël. » (6)

Le Festival international du film LGBT de Tel Aviv est parrainé par des institutions israéliennes qui sont profondément complices des violations du droit international. Le ministère israélien de la Culture, l’un des sponsors du festival, est un des principaux acteurs du projet « Brand Israel » (7) lancé en 2005 pour promouvoir une image positive d’Israël à l’étranger afin de détourner l’attention de la réalité quotidienne de l’occupation et de la violence contre les Palestiniens. Le Festival du film promeut l’utilisation cynique des droits des homosexuels – connue sous le nom de Pinkwashing (8) – pour détourner l’attention de l’occupation israélienne, du colonialisme, de l’apartheid et les normaliser. Le boycott culturel ne consiste donc pas à censurer les créations artistiques, mais à demander aux artistes internationaux, tels que les cinéastes, de ne pas participer aux manifestations culturelles israéliennes parrainées par l’État israélien, comme TLVFest, jusqu’à ce qu’Israël respecte les droits humains des Palestiniens.

Nous demandons aux réalisateurs de ne pas laisser détourner leur liberté artistique et leurs voix par l’État d’Israël et ses complices, tels que TLVFest et TLVPride 2018. Le Pinkwashing cherche à vous enrôler, selon les mots du porte-parole LGBT de Tel Aviv, Yaniv Weizman, comme « ambassadeur d’Israël » (9).

Votre travail sera présenté à Tel-Aviv quelques jours seulement après qu’Israël ait perpétré un nouveau massacre à Gaza n’épargnant pas les enfants. 113 Palestiniens ont été tués, Plus de 12 000 ont été blessés, beaucoup si sévèrement qu’ils ne pourront éviter l’amputation.

Israël célébrera la Fierté et la TLVFest pendant que les familles palestiniennes pleureront leurs proches. Les Etats ne voulant pas demander des comptes à Israël, les initiatives lancées par la société civile internationale, comme celle qui s’est exercée contre l’apartheid en Afrique du Sud, représentent un moyen efficace de pression et d’espoir pour les Palestiniens – y compris les queers palestiniens – pour la liberté, la justice et l’égalité.

En tant que cinéastes contribuant à rendre visible la communautés LGBT, les injustices contre les LGBT et l’émancipation LGBT, nous espérons que vous ne serez pas aveuglé par la supercherie à laquelle se prête Israël et que vous vous opposerez à l’injustice et à l’occupation.

Meilleures salutations,

PinkwaTching Israel

PINKWATCHING est un collectif de queers palestiniens et de leurs alliés dans le mouvement BDS (Boycott Divestment Sanctions) palestinien pour la liberté, la justice et l’égalité. Nous nous opposons aux tentatives d’Israël et des institutions complices d’utiliser les droits des homosexuels pour détourner l’attention et justifier l’oppression persistante du peuple palestinien.

NOTES :

(1) https://bdsmovement.net/

(2) http://tlvfest.com/tlv/he/2018/05/11/schedule-2018/

(3) https://bdsmovement.net/cultural-boycott

(4) https://bdsmovement.net/pacbi/pacbi-call

(5) https://bdsmovement.net/news/wave-boycotts-hits-israeli-lgbt-film-festival-international-artists-heed-palestinian-call

(6) https://bdsmovement.net/news/award-winning-south-african-filmmaker-cancels-participation-israeli-lgbt-film-festival

(7) https://bdsmovement.net/cultural-boycott#tab1

(8) http://www.pinkwatchingisrael.com/portfolio/pinkwashing-kit/

(9) http://www.haaretz.com/israel-news/business/.premium-1.598508

 

Traduction: JC.P pour BDS France




Le boycott du Festival de films LGBT de Tel Aviv s’amplifie après de nouvelles annulations

1er juin 2018 / Par Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

France, Espagne

Cette année, neuf artistes et cinéastes ont soutenu l’appel palestinien à boycotter le TLVFest.

Quatre nouveaux cinéastes viennent de rejoindre un nombre croissant d’artistes qui boycottent le Festival international de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest), en réponse à un appel palestinien.

Cinq artistes avaient déjà annulé leur participation avant l’ouverture du festival, qui se déroule entre le 31 mai et le 9 juin. Les annulations les plus récentes, émanant de deux réalisateurs français et de deux autres qui viennent de l’État espagnol, portent à neuf au total le nombre d’artistes et de cinéastes qui ont boycotté le festival cette année.

Malgré les annulations, le TLVFest a refusé de supprimer du programme du festival les films des cinéastes concernés. Dans une déclaration à un quotidien israélien, Yair Hochner, directeur du festival, a affirmé : « Les personnes qui ont annulé ont annulé. En ce qui nous concerne, le festival va continuer normalement. »

Deux projections de la comédie des réalisateurs français Océan Michel et Cyprien Vial, « Embrasse-moi ! », étaient programmées. Océan, qui fait aussi ses débuts d’acteur dans ce film , a posté ceci sur Facebook :

« Mon courrier, adressé il y a 2 jours au TLVFest n’a apparemment pas été pris en compte puisque Embrasse-Moi apparait toujours dans la programmation. […] en solidarité envers le peuple palestinien et pour affirmer mon désaccord total avec la politique d’Israël envers la Palestine, et parce que je refuse de participer à la politique de pinkwashing faite par le gouvernement israélien, je me dois de refuser que mon film soit projeté au festival de Tel Aviv.

J’en suis sincèrement désolé pour le public du festival, […] car je sais bien que les civils sont tout aussi victimes de la politique de leur gouvernement; je fais une absolue distinction entre les citoyens israéliens et ceux qui les gouvernent, mais les violences faites aux palestiniens, y compris les LGBT, par l’armée et l’État m’obligent à affirmer mon impossibilité à m’inscrire dans cette programmation à ce jour. »

De même, le réalisateur espagnol Dany Campos a annoncé à Pinkwatching Israel – un collectif de queers palestiniens pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) – qu’il retire son court-métrage « Flaw » de la catégorie B Shorts du Festival.

La cinéaste Fabia Castro a annoncé qu’elle soutenait le boycott culturel d’Israël et qu’elle retirait son court-métrage, « Tres »:

« Après m’être informée de la situation très grave d’oppression subie par la population palestinienne, victime d’un régime de colonialisme et d’apartheid, je refuse que mon art soit utilisé pour blanchir l’image d’Israël… Je rejette les tentatives d’Israël d’utiliser les droits et les luttes des personnes LGBTQ+ pour normaliser son image…

… Aujourd’hui, j’ajoute ma voix à celle de dizaines d’artistes qui, au cours de ces dernières semaines, ont rejoint la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits du peuple palestinien. »

Entre temps, Sylvain Coisne, qui avait déjà annoncé le retrait de son court-métrage, « Dylan Dylan », a publié une déclaration sur Facebook où il explique les raisons de cette annulation.

La vague de boycotts de TLVFest s’inscrit dans le sillage des récents massacres commis à Gaza par Israël, les troupes israéliennes ayant tué plus de 117 manifestants palestiniens non armés, y compris 13 enfants, et blessé plus de 13000 autres, ces blessures provoquant dans de nombreux cas des suites définitives et invalidantes. Amnesty International a condamné la politique d’Israël visant à « tirer pour tuer ou mutiler» et Human Rights Watch a décrit ces homicides comme « illicites et prémédités ».

L’année dernière, TLVFest avait fait l’objet d’une vague comparable d’annulations, notamment de la part du réalisateur sud-africain John Trengove.

Haneen Maikey, directrice de l’association alQaws pour la diversité de sexe et de genre dans la société palestinienne, a salué les annulations de cette année :

« Les queers palestiniens sont encouragés par cette vague de solidarité internationale en une période où les gouvernements du monde entier continuent à cautionner l’impunité et les crimes de guerre d’Israël. L’ampleur des annulations pour la deuxième année consécutive constitue un nouveau signe de l’échec de la stratégie de pinkwashing d’Israël.

Partout dans le monde on voit apparaître une prise de conscience de la manière dont Israël utilise les droits LGBTQ pour justifier ses politiques violentes. De surcroît, la direction du TLVFest s’est montrée sous son vrai jour en refusant d’accéder aux demandes des cinéastes qui souhaitaient que leurs œuvres soient retirées du programme du Festival ; cela doit être fait. »

Hind Awwad, de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), a formulé ce commentaire :

« Nous avons remarqué que de nombreux réalisateurs contactés ne savaient pas que leurs films figuraient au programme du TLVFest. Cela s’explique par des dispositions contractuelles conclues avec les distributeurs, qui placent les films dans des festivals internationaux sans consulter nécessairement les cinéastes. Les distributeurs devraient respecter les vœux des réalisateurs qui soutiennent le boycott culturel d’Israël. La situation évolue quant au soutien des droits des Palestiniens dans le monde de l’art. Les milieux professionnels devraient tenir compte de cette évolution. »

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI plaide en faveur du boycott des institutions universitaires et culturels israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante avec la négation par Israël des droits des Palestiniens inscrits dans le droit international.

Découvrez PACBI sur https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: PACBI

Traduction SM pour BDS France




TLVFest frappé d’une vague d’annulations avant son ouverture cette semaine

29 mail 2018/ par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Brésil, France, Pakistan

Des artistes et des réalisateurs du Brésil, de France et du Pakistan annoncent leur retrait du Festival international de cinéma LGBT de Tel Aviv après des appels du collectif palestinien LGBT « Pinkwatching Israel » et des militants des droits humains du monde entier.

29 mai 2018  – La chanteuse brésilienne, artiste et militante, noire et transgenre Linn da Quebrada a annoncé qu’elle annulait sa participation au Festival international de cinéma LGBT de Tel Aviv 2018 (31 mai9 juin). Elle a été rejointe par des réalisateurs du Brésil et de France, qui, avec le Festival international des minorités Aks du Pakistan, ont aussi annulé leur participation au TLVFest. Les annulations répondent aux appels du collectif palestinien LGBT Pinkwatching Israel1 et des militants des droits humains dans le monde entier.

TLVFest est profondément complice de l’agenda de pinkwashing d’Israël, l’utilisation cynique des droits LGBT pour détourner l’attention du déni israélien des droits humains palestiniens depuis des décennies. Le Festival, qui a des liens étroits avec le gouvernement israélien, a refusé de prendre position contre les récentes atrocités d’Israël à Gaza ou contre son système global d’occupation militaire et d’apartheid.

Linn da Quebrada, une voix majeure des personnes noires et pauvres LGBT marginalisées au Brésil, devait participer à la Queer Party du Festival le 6 juin. Elle a déclaré :

« Sachant qu’en Israël il y a aussi des personnes qui souffrent d’oppression, dans leurs corps et dans leurs désirs, j’ai décidé d’annuler ma participation, de rejoindre le boycott culturel qui a grandi dans le monde entier ces derniers mois, comme une forme de protestation contre Israël et ses politiques de génocide contre les Palestiniens.

Nous avons parlé à beaucoup de gens, nous les avons écoutés, ici, là et avec cette perspective plus large et plus détaillée, nous avons décidé d’adhérer au boycott, afin de marquer notre désaccord avec le plan du gouvernement israélien et son occupation dans la région. »

En coordination avec l’annulation de Quebrada, les réalisateurs brésiliens Claudia Priscilla et Kiko Goifman ont annoncé qu’ils retiraient leur documentaire «  Bixa Travesty  » de TLVFest. Le film, qui a gagné le Teddy Award pour le meilleur documentaire au Festival international de cinéma de Berlin 2018, est un portrait biographique intime de la vie de Linn da Quebrada.

Goifman a annoncé sur Facebook :

« Nous avons décidé de BOYCOTTER TLVFest à cause de notre profond désaccord avec les politiques de génocide d’Israël. Nous avons annulé la participation du film « Bixa Travesty »ASSEZ DE MASSACRES. Respect pour le peuple palestinien. »

Par ailleurs, le Festival international des minorités Aks a annoncé qu’ils se retiraient d’un panel de réalisateurs de TLVFest. Aks, dont le logo a été retiré du site web du festival de Tel Aviv, a envoyé la déclaration suivante à Pinkwatching Israel :

« Après mure réflexion, le Festival international des minorités Aks a décidé de retirer son programme de courts métrages et sa participation au Festival de cinéma TLV. Aks a promu de longue date les droits humains et exprime sa solidarité avec les militants de Palestine, particulièrement les militants palestiniens queers2, qui s’opposent à la violation des droits civils palestiniens par le gouvernement israélien. »

Répondant à une lettre de militants queers palestiniens et français, le réalisateur français Sylvain Coisne a annoncé son intention de retirer son court métrage «  Dylan, Dylan ». Cependant TLVFest a informé le réalisateur que les tickets étaient déjà vendus et que la projection se ferait donc contre sa volonté.

Le réalisateur brésilien Calí dos Anjos et la productrice Bia Medeiros ont aussi annoncé le retrait de leur court métrage d’animation «  Tailor  » de TLVFest :

«  Par respect pour le peuple palestinien nous retirons le film « Tailor » de la compétition et du programme de TLVfest. »

Les annulations arrivent juste après le dernier massacre par Israël de plus de 100 Palestiniens à Gaza, ce que Human Rights Watch décrit comme des assassinats « délibérés » et « calculés ». L’année dernière, TLVFest avait aussi été frappée d’une vague d’annulations, dont celle du réalisateur sud-africain John Trengove.

Haneen Maikey, directrice de « alQaws pour la diversité de sexe et de genre dans la société palestinienne » a commenté :

« Pour la deuxième année consécutive, les réalisateurs queers se montrent solidaires des Palestiniens en refusant de prêter leur art pour « pinkwasher » les crimes de guerre israéliens. Se retirer du TLVFest 2018 expose l’utilisation cynique et délibérée par le gouvernement israélien de la culture queer et de sa visibilité pour couvrir la colonisation et l’occupation de la Palestine. Nous appelons d’autres artistes et réalisateurs participant à TLVFest à rejoindre, ou au moins à respecter, notre campagne de boycott et le mouvement grandissant d’artistes doués de principes qui demandent justice pour les peuples autochtones de Palestine ».

Hind Awwad de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel (PACBI) a salué les annulations et a appelé l’élan à se poursuivre :

« Nous sommes témoins d’une révolution continue dans le monde culturel : les artistes refusent de permettre à Israël d’utiliser leurs noms pour blanchir par l’art ses massacres en cours contre les manifestants palestiniens à Gaza demandant de mettre un terme au siège et d’accorder aux réfugiés le droit à retourner dans leurs foyers. Rien qu’au cours des dernières semaines, de nombreux artistes de la musique, du théâtre et du cinéma ont exprimé leur soutien au boycott culturel institutionnel d’Israël ou ont annulé leurs spectacles à Tel Aviv et leur participation à des événements sponsorisés par Israël.

Nous sommes profondément reconnaissants pour ces expressions de solidarité de la part des artistes et des collectifs se retirant de TLVFest 2018. L’exploitation par Israël d’événements LGBT pour «  pinkwasher » ses politiques meurtrières contre les Palestiniens devrait être universellement condamnée et isolée ; c’est une contribution minimale à notre lutte non-violente pour la liberté, la justice et l’égalité des droits ».

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été initiée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI défend le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité étroite et persistante dans le déni par Israël des droits palestiniens tels qu’ils sont stipulés dans le droit international. Visitez le site de PACBI à https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

1 Le « Pinkwashing » (inspiré de « whitewashing », blanchiment, et de « pink », la couleur rose) désigne le fait de promouvoir, ou prétendre promouvoir, l’homosexualité ou les droits LGBT pour masquer des crimes. « Pinkwatching » jouant sur l’analogie entre wash (laver) et watch (surveiller) suggère au contraire une « veille » par les homosexuels sur ces crimes.

2 Sur l’usage complexe du mot « queer », on pourra lire par exemple https://fr.wikipedia.org/wiki/Queer.

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




Action Banque populaire – BDS – Clermont-Fd – 29 mai

Des militants interpellent l’AG de la Banque populaire sur son éthique

Vingt militant-e-s AFPS-BDSF 63, ATTAC 63, CCFD-terre solidaire 63, CGT 63, LDH 63 et Solidaires Auvergne se sont rassemblés le 29 mai durant une heure, malgré une pluie fine, devant l’entrée de l’AG des sociétaires de la Banque Populaire-Caisse Épargne pour la région Auvergne/Rhône-Alpes (au Cosmo, à Clermont-Fd), dans le cadre de la campagne nationale dénonçant la complicité des banques françaises avec la colonisation et l’industrie militaire israéliennes, et leur manque d’éthique: http://www.france-palestine.org/+-Campagne-banques-et-assurances-197-+ .

Une grande banderole dénonçant la complicité des banques avec la colonisation israélienne a été déployée devant l’entrée du bâtiment, ainsi que les drapeaux des 6 organisations appelant à cette manifestation. Environ 240 tracts ont été distribués aux sociétaires venant à l’AG. Le tract a été bien accepté par la majorité des arrivants, et a donné lieu à quelques discussions positives. Ce tract de 6 pages était constitué d’un DOC explicatif détaillé de 4 pages sur la Banque Populaire, encarté avec un résumé illustré de 2 pages sur Natixis (voir les deux fichiers en liens, préparés à l’aide du matériel transmis par l’AFPS d’Annonay et l’AFPS Paris-Centre).

Un courrier de l’AFPS 63, membre de l’Union Régionale des groupes AFPS, avait été envoyé au président de la BPCE régionale, deux semaines auparavant. Le comité d’accueil du Cosmo nous a demandé de nous pousser un peu pour laisser un passage en cas de besoin d’urgence, et nous nous sommes poussés légèrement.

Deux autres militant-e-s AFPS 63 étaient présents à l’intérieur de l’AG, dont l’une a pris la parole (*) en résumant le contenu du tract. Quelques sociétaires ont soupiré d’agacement, d’autres ont applaudi. Le président de la BPCE AURA a répondu, en présence du Directeur Général qui acquiesçait, qu’il ne faisait pas de politique dans son activité de président, qu’il se limitait aux aspects régionaux et n’était pas président de Natixis. Il a toutefois indiqué qu’il ferait remonter le message au national, comme en 2017, et qu’en outre il enverrait une photo de notre forte mobilisation à l’entrée de l’établissement. Un sociétaire a évoqué le renflouement de Natixis par la BPCE, qui a pu pénaliser les sociétaires.

A noter aussi que la BPCE a distribué des prix de plusieurs milliers d’euros à des lauréats de projets humanitaires, sociaux ou écologiques, en lien avec des collège et lycée technique, et le quotidien La Montagne. Ce qui contraste avec sa complicité de fait avec la colonisation et l’industrie militaire israéliennes.

(*) Texte de la prise de parole : « Nous sommes plusieurs sociétaires et clients à être interpellé par le fait que la Banque Populaire et sa filiale Natixis continuent à entretenir des rapports étroits avec les banques israéliennes. Nous savons que le système bancaire israélien finance activement la colonisation en Cisjordanie. Or, la colonisation des territoires palestiniens par Israël est illégale au regard du Droit International comme le rappelle régulièrement l’ONU. Pourtant, le gouvernement israélien vient encore d’annoncer une nouvelle phase de construction ! Participer à l’expansion coloniale illégale de cet État place du coup l’administration du groupe BCPE en porte à faux vis-à-vis des valeurs qu’elle affirme en matière de Droit de l’Homme me semble-t-il ? (« Grandir Autrement »). Je réitère donc la question déjà posée par des sociétaires lors de l’AG en mai 2017 : Que compte faire le groupe BPCE pour cesser de contribuer de fait à la violation du droit international ?

 

 

 




La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël salue l’annonce de l’annulation du concert de Shakira

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël salue l’annonce que Shakira ne se produira pas à Tel Aviv prochainement, ruinant les espoirs d’Israël d’utiliser son nom pour blanchir par l’art son dernier massacre à Gaza.

Des centaines de municipalités et d’organisations culturelles palestiniennes, ainsi que des milliers de fans et de militants en faveur du boycott, de Gaza et du Liban à la Colombie et aux Etats-Unis, avaient lancé à Shakira un appel à annuler son spectacle. Les artistes, et particulièrement les ambassadeurs de bonne volonté des Nations Unies, ont un devoir moral, avaient-ils écrit, de ne pas être complices en couvrant des violations des droits humains et l’apartheid.

Des célébrités internationales, comme Lorde, Natalie Portman et Gilberto Gil, refusent de plus en plus de s’associer au gouvernement d’extrême-droite de Netanyahu en Israël et à un régime d’oppression de plusieurs décennies.

Tiago Rodrigues, directeur du théâtre national du Portugal Dona Maria II, et des dizaines de groupes britanniques ont récemment rejoint des milliers d’artistes dans le monde entier qui soutiennent le boycott culturel institutionnel d’Israël, en solidarité avec la lutte pacifique palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité.

Source: PACBI

Traduction CG.




Les commerçants du Plan Cabanes-Figuerolles aiment la Palestine !

Le commerçant appose l’affiche de boycott des dattes de l’apartheid israélien sur sa vitrine.

Accueil chaleureux des commerçants du Plan Cabanes-Figuerolles à l’égard de la douzaine de militants-tes BDS France Montpellier venus faire le tour des commerces pour s’assurer que le boycott des dattes de l’apartheid israélien était effectif.

UN QUARTIER POPULAIRE ENCORE VIVANT

En périphérie proche du centre ville, on ne sait jusqu’à quand le quartier va résister aux plans de rénovation- rentabilisation des centres-villes. Pour le moment il reste encore bon nombre de magasins et même si de nombreux habitants ont réussi à trouver des habitations plus confortables et sont partis vers d’autres quartiers populaires plus éloignés, le quartier reste un carrefour du commerce alimentaire et domestique et un lieu de retrouvailles grâces aux nombreux cafés aux terrasses ombragées.

LES COMMERÇANTS DU PLAN CABANES-FIGUEROLLES SONT FORMIDABLES !

La Campagne BDS France mène depuis 2011 et régulièrement depuis 2015, un travail dans ce quartier où cohabitent, séparés, nord-africains issus de l’immigration coloniale et gitans, comme ils se nomment eux-mêmes, sédentarisés.  C’est un lieu de passage « obligé » des manifestations BDS qui marquent toujours une pose avec prise de parole en direction de des passants du quartier, des hommes en grande majorité.

Depuis 2015 un travail régulier est entrepris par BDS France Montpellier, d’abord lors du démarrage de la Campagne contre Mehadrin (2011) pour le boycott des fruits et légumes qui a « porté ses fruits » assez rapidement. Les choses ont été plus difficiles avec les dattes, mais depuis 2015 plusieurs passages par an et notamment avant et au début du Ramadan ont permis de faire évoluer les choses.

Tant que personne ne s’en plaignait pas, par habitude et facilité les commerçants achetaient et revendaient des dattes israéliennes, notamment Medjool plus difficile à trouver. En 2016 et 2017 les militants-tes avaient eu quelques « accrochages » avec une poignée de commerçants qui ne saisissaient pas l’importance du boycott.

Aussi la surprise a été grande de découvrir, non seulement qu’à un commerce près, tous les commerces visités étaient libre des dattes de l’apartheid israélien mais que les commerçants en étaient fiers, arborant parfois des boites de dattes palestiniennes (distribuées par l’entreprise Kartsen d’Afrique du Sud qui depuis 2015 ne s’approvisionne plus en dattes israéliennes).

Agréable surprise aussi de constater qu’ils se souvenaient de nos passages et du plaisir avec lequel la plupart d’entre eux ont apposé l’affiche appelant au boycott. Faut dire que depuis le 30 mars 3 manifestations BDS sont passés dans le quartier et que lors de la dernière nous avons clairement parlé des dattes pour le Ramadan et du crime que ce serait que de les vendre ou les acheter alors même qu’elle étaient tâchées du sang des Palestiniens.

En deux heures nous avons visité 18 magasins et collé une centaine d’affiches consolidant ainsi la zone libre d’apartheid dans ce quartier.

Voir la vidéo :




Des institutions culturelles palestiniennes à Shakira : Chaque fois que la musique couvre des crimes de guerre, où que ce soit, c’est mal !

24 mai 2018/ Par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Des dizaines d’organisations culturelles palestiniennes et d’administrations locales exhortent la pop star Shakira, récipiendaire d’un Grammy Award et ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF d’annuler son spectacle en Israël.

 

Palestine occupée, 24 mai 2018

Chère Shakira,

Nous, municipalités palestiniennes et institutions culturelles palestiniennes opérant en territoire palestinien occupé ou en exil, nous vous demandons d’annuler votre représentation à Tel Aviv, prévue pour le 9 juillet 2018. Chanter dans un état d’apartheid, que ce soit l’Afrique du Sud dans le passé ou Israël aujourd’hui, au mépris des voix des opprimés, compromet toujours la lutte populaire de l’opprimé pour mettre fin à l’oppression. Le faire juste après un véritable massacre d’Israël contre notre peuple à Gaza est le blanchiment moralement répréhensible d’un crime.

Dans sa tentative pour supprimer des manifestations de masse en très grande majorité pacifiques, à Gaza, par des dizaines de milliers de Palestiniens aspirant à la liberté et aux droits stipulés par les Nations Unies, Israël a implémenté ce qu’Amnesty International décrit comme la politique de «  tirer pour tuer ou mutiler ». En conséquence, plus de 100 civils palestiniens ont été tués depuis le 30 mars et plus de 10000 blessés, beaucoup par balles réelles. Les Nations Unies ont appelé à une investigation indépendante sur les «  meurtres illégaux et calculés » d’Israël à Gaza.

En tant qu’ambassadrice de bonne volonté de l’UNICEF, n’êtes-vous pas préoccupée de ce qu’au moins 12 enfants palestiniens ont été massacrés par l’armée d’Israël au cours de ces manifestations pacifiques, y compris Laila Ghandour, âgée de 8 mois, qui a été asphyxiée par les gaz lacrymogènes lancés sur sa famille à plus d’un kilomètre de la barrière ?

N’aurez-vous aucun problème de conscience si vous donnez une représentation à Tel Aviv alors qu’à quelque 60 kilomètres de là, 2 millions de Palestiniens sont mis en cage par Israël à Gaza qui, disent les Nations Unies, deviendra inhabitable d’ici 2020, principalement à cause du continuel blocus illégal par Israël ?

Est-ce que cela ne vous ennuie en rien qu’un récent rapport de l’Organisation mondiale de la santé indique que 54 Palestiniens sont morts in 2017, principalement des patients souffrant du cancer, en attente des autorisations israéliennes pour quitter Gaza afin d’obtenir un traitement médical ?

En 2010, s’opposant à un spectacle d’un groupe sud-africain à Tel Aviv, l’archevêque Desmond Tutu, un des leaders anti-apartheid [en Afrique du Sud], a déclaré : «  Exactement comme nous avons dit pendant cet apartheid qu’il était inapproprié que des artistes internationaux donnent des représentations en Afrique du Sud, dans une société fondée sur des lois discriminatoires et l’exclusion raciale, de même il serait mal que le Cape Town Opera se produise en Israël. »

Des spectacles importants par des artistes internationaux comme vous sont régulièrement et ouvertement récupérés par le gouvernement israélien, qui les utilisent pour blanchir l’oppression vieille de plusieurs décennies des Palestiniens par le gouvernement israélien.

Lorsque les dirigeants israéliens accueilleront votre spectacle, celui-ci contribuera à couvrir les brutales et systématiques attaques d’Israël sur la culture palestinienne. Israël a fermé les cinémas et les théâtres palestiniens, a banni les événements culturels, a refusé à des artistes palestiniens des autorisations de voyage et en a détenus d’autres sans charge. Les soldats israéliens ont à maintes reprises forcé de jeunes musiciens à «  donner leur spectacle  » aux checkpoints militaires qui parsèment la Cisjordanie occupée, déniant aux Palestiniens leur droit à la liberté de mouvement.

Pouvez-vous vraiment chanter « Hips dont lie » quand Israël ment à la face du monde sur ses crimes de guerre ?

Nous vous exhortons à ne pas porter tort à nos droits humains et à notre lutte pour les obtenir. Nous vous exhortons à rejoindre les artistes renommés dans le monde entier qui ont refusé de prêter leurs noms au régime d’oppression d’Israël, comme Lorde, Lauryn Hill, Elvis Costello, Brian Eno, Gil Scott-Heron (maintenant décédé), Faithless, Roger Waters, Bjork, Zakir Hussain, Jean-Luc Godard et Snoop Dogg.

A quelques kilomètres de Park Yarkon où votre spectacle doit se tenir, des milliers de prisonniers palestiniens sont retenus dans les prisons israéliennes. L’un d’eux est une courageuse jeune fille nommée Ahed Al-Tamimi (17 ans) qui a dansé sur la mélodie de votre hit «  la la la » avec deux de ses parents et rêvait de grandir pour devenir une joueuse de football. Nos enfants, comme tous les autres enfants, méritent la liberté, la justice et l’égalité. Nous vous demandons de ne pas dire «  la la la » au système d’injustice qui dénie leurs droits humains et les rêves mêmes.

  • L’Association des autorités locales palestiniennes (APLA), représentant 400 municipalités palestiniennes et conseils locaux en territoire palestinien occupé

  • La Municipalité de Ramallah

  • Palestinian Performing Arts Network (PPAN)

  • The Freedom Theatre

  • El-Funoun Dance Troupe

  • Ashtar Theatre

  • Yes Theatre

  • Qafilah Movingstage Theatre

  • Popular Art Centre

  • Sareyyet Ramallah

  • Al Kamandjati Association

  • The Palestinian Institute for Cultural Development-Nawa

  • Naqsh Popular Art Center

  • The Palestinian National Theatre – Al Hakawati

  • Ibdaa Cultural Center

  • Theatre Day Productions

  • Palestinian Circus School

  • Nawa for Culture and Arts Association

  • Alrowwad Cultural and Arts Society

  • Al-Harah Theater

  • Baladi Centre for culture and Arts

  • Oushaq Art Centre

  • Al-Anqaa Palestinian Dance Troupe, Gaza

  • Culture and Free Thought Association, Gaza

  • Al-Awda Centre, Tulkarem refugee camp

  • Khotwa Association for Community development

  • Khalil Sakakini Cultural Centre

  • Asayel Dance Troupe

  • Shafaq -Jerusalem Art network

  • Al-Ma’mal Foundation for Contemporary Art

  • The Edward Said National Conservatory of Music

  • Palestinian Art Court-Al Hoash

  • Palestinian National Theatre

  • Yabous Cultural Center

  • Al Hannouneh Society for Popular Culture, Jordan

  • Al Quds Group for Palestinian Folklore, Jordan

  • Muhtaref Al Qindil Al Saghir, Ain al-Hilweh Refugee Camp, Lebanon

  • Jafra Dance Troupe, Palestinian Cultural Center, Lebanon

Source: BDS Movement

Traduction CG




Action BDS au salon VIVATECH 2018 : NON à l’innovation au service de l’apartheid !

Samedi 26 mai 2018, une vingtaine de militant-es de la campagne BDS France « Boycott – Désinvestissement – Sanctions »  ont investi l’espace dédié à Israël dans le salon international consacré à l’innovation technologique et aux start-up, Viva Technology 2018.

[English below]

Les militant-es sont intervenu-e-s avec slogans, pancartes et prises de paroles à l’intérieur de ce salon  pour dénoncer la présence et la propagande d’un pavillon sponsorisé par le gouvernement israélien, labellisé « Saison France-Israël » et pour demander l’annulation de cette saison.

Par la présence de ce pavillon à ce salon, l’État d’Israël est mis à l’honneur et se vend comme étant la « Start up Nation », un pays attractif, à la pointe de l’innovation technologique, capable d’assurer notre sécurité, et d’améliorer nos vies.

Mais en réalité, la véritable identité de marque d’Israël est la colonisation, l’occupation et l’apartheid :

  • Israël dépossède le peuple palestinien de sa terre depuis 70 ans
  • Il impose au peuple palestinien une politique d’apartheid, comme le rappelle l’O.N.U (Rapport Tilley-Falk du 15 mars 2017)
  • Il bafoue systématiquement les résolutions de l’O.N.U contre l’occupation, le blocus de Gaza, le Mur, la colonisation, le droit au retour des réfugiés
  • Détient des milliers de prisonniers, hommes, femmes et enfants palestiniens en « détention administrative » : sans charges ni jugements
  • Il tue des civils palestiniens en toute impunité.

Le dernier exemple en date, est le carnage de ces dernières semaines contre les Palestiniens de Gaza qui manifestent pacifiquement contre le blocus qui leur est imposé depuis 11 ans et pour leur droit au retour. 116 personnes ont été abattues de façon délibérée par les snipers de l’armée israélienne et plus de 13 000 ont été blessées dont certaines très grièvement.

Voilà ce qu’est le vrai visage de l’État d’Israël : un État d’apartheid, raciste et colonial qui pratique le nettoyage ethnique, réprime, emprisonne et assassine des civils résistant pour leurs droits fondamentaux en tant que peuple.

Par l’organisation de la saison croisée France-Israël, et à travers les nombreux événements dans le domaine de la culture, des technologies, de l’innovation, des sciences, de l’économie, qui vont être organisés ces prochains mois en France et en Israël, la France a fait le choix de soutenir le régime israélien d’apartheid, de contribuer à «blanchir» l’image d’Israël et de se faire complice de ses crimes.

Nous demandons donc l’annulation de la saison France-Israël. Il n’est plus possible qu’Israël soit ainsi mis à l’honneur, il est temps que cet État soit isolé, sanctionné et que ses dirigeants rendent enfin des comptes.

SAISON FRANCE-ISRAËL : ANNULATION !
NON A L’INNOVATION AU SERVICE DE L’APARTHEID !
BOYCOTT ISRAËL APARTHEID!
GAZA, GAZA : ON OUBLIE PAS !

La campagne BDS France à Paris


Album de l’action : https://photos.app.goo.gl/xmIOnKXPefsuwooz1

 

BDS ACTION AT THE VIVATECH 2018 FAIR:  NO TO
“INNOVATION” IN THE SERVICE OF APARTHEID!
26 May 2018
On Saturday 26 May 2018, some twenty activists of the BDS France Campaign – “Boycott-Divestment-Sanctions” – entered the pavilion provided to Israel at Viva Technology 2018, the international fair devoted to technological innovation and start-ups. The activists took over the space with slogan chants, placards and statements in order to denounce the presence and propaganda of this pavilion, sponsored by the Israeli government and labelled “France-Israel Season”, and to demand the cancellation of this season.
The presence of this pavilion at the fair showcases Israel, selling itself as a “Start-up Nation”, an attractive country at the cutting edge of technological innovation capable of ensuring our security and improving our lives.
But in reality Israel’s true brand identity is one of colonisation, occupation and apartheid:.
  • Israel has dispossessed the Palestinian people of their land for 70 years.
  • It imposes an apartheid system on the Palestinian people, as demonstrated in the UN report of 15 March 2017 (Falk-Tilley report).
  • It systematically flouts all the UN Resolutions against the occupation, the blockade of Gaza, the Wall, the colonisation, the refugees’ right of return.
  • It incarcerates thousands of Palestinian prisoners – men, women and children – through its “administrative detention”, i.e. without charge or trial.
  • It slaughters Palestinian civilians with total impunity.
The latest example is the bloodbath of the past weeks during peaceful protests by the Palestinians of Gaza against the blockade imposed on them for 11 years and for their right of return. 116 Palestinians have been deliberately killed by Israeli army snipers and over 13,000 have been wounded, some of them severely maimed.
There we have the true face of the State of Israel: an apartheid, racist and colonial state which practises ethnic cleansing, which oppresses, imprisons and massacres civilians struggling for their basic rights as a people.
By organising the France-Israel Season with numerous events to be held in France and Israel in the coming months relating to culture, technology, innovation, science, and the economy, France has made the choice to support the Israeli apartheid region, to help “whitewash” Israel’s image, and to become an accomplice in its crimes.
We demand the cancellation of the France-Israel Season. It is impossible that Israel be honoured in this way, it is high time that this state be isolated and punished and that its leaders be held to account.
 
FRANCE-ISRAEL SEASON:  CANCEL IT!
NO TO INNOVATION IN THE SERVICE OF APARTHEID!
BOYCOTT APARTHEID ISRAEL!
GAZA, GAZA, WE DON'T FORGET!
 
BDS France Campaign, Paris
BDS ACTION AT THE VIVATECH 2018 FAIR:  NO TO
“INNOVATION” IN THE SERVICE OF APARTHEID!
26 May 2018
On Saturday 26 May 2018, some twenty activists of the BDS France Campaign – “Boycott-Divestment-Sanctions” – entered the pavilion provided to Israel at Viva Technology 2018, the international fair devoted to technological innovation and start-ups. The activists took over the space with slogan chants, placards and statements in order to denounce the presence and propaganda of this pavilion, sponsored by the Israeli government and labelled “France-Israel Season”, and to demand the cancellation of this season.
The presence of this pavilion at the fair showcases Israel, selling itself as a “Start-up Nation”, an attractive country at the cutting edge of technological innovation capable of ensuring our security and improving our lives.
But in reality Israel’s true brand identity is one of colonisation, occupation and apartheid:.
  • Israel has dispossessed the Palestinian people of their land for 70 years.
  • It imposes an apartheid system on the Palestinian people, as demonstrated in the UN report of 15 March 2017 (Falk-Tilley report).
  • It systematically flouts all the UN Resolutions against the occupation, the blockade of Gaza, the Wall, the colonisation, the refugees’ right of return.
  • It incarcerates thousands of Palestinian prisoners – men, women and children – through its “administrative detention”, i.e. without charge or trial.
  • It slaughters Palestinian civilians with total impunity.
The latest example is the bloodbath of the past weeks during peaceful protests by the Palestinians of Gaza against the blockade imposed on them for 11 years and for their right of return. 116 Palestinians have been deliberately killed by Israeli army snipers and over 13,000 have been wounded, some of them severely maimed.
There we have the true face of the State of Israel: an apartheid, racist and colonial state which practises ethnic cleansing, which oppresses, imprisons and massacres civilians struggling for their basic rights as a people.
By organising the France-Israel Season with numerous events to be held in France and Israel in the coming months relating to culture, technology, innovation, science, and the economy, France has made the choice to support the Israeli apartheid region, to help “whitewash” Israel’s image, and to become an accomplice in its crimes.
We demand the cancellation of the France-Israel Season. It is impossible that Israel be honoured in this way, it is high time that this state be isolated and punished and that its leaders be held to account.
 
FRANCE-ISRAEL SEASON:  CANCEL IT!
NO TO INNOVATION IN THE SERVICE OF APARTHEID!
BOYCOTT APARTHEID ISRAEL!
GAZA, GAZA, WE DON'T FORGET!
 
BDS France Campaign, Paris
BDS ACTION AT THE VIVATECH 2018 FAIR:  NO TO
“INNOVATION” IN THE SERVICE OF APARTHEID!
26 May 2018
On Saturday 26 May 2018, some twenty activists of the BDS France Campaign – “Boycott-Divestment-Sanctions” – entered the pavilion provided to Israel at Viva Technology 2018, the international fair devoted to technological innovation and start-ups. The activists took over the space with slogan chants, placards and statements in order to denounce the presence and propaganda of this pavilion, sponsored by the Israeli government and labelled “France-Israel Season”, and to demand the cancellation of this season.
The presence of this pavilion at the fair showcases Israel, selling itself as a “Start-up Nation”, an attractive country at the cutting edge of technological innovation capable of ensuring our security and improving our lives.
But in reality Israel’s true brand identity is one of colonisation, occupation and apartheid:.
  • Israel has dispossessed the Palestinian people of their land for 70 years.
  • It imposes an apartheid system on the Palestinian people, as demonstrated in the UN report of 15 March 2017 (Falk-Tilley report).
  • It systematically flouts all the UN Resolutions against the occupation, the blockade of Gaza, the Wall, the colonisation, the refugees’ right of return.
  • It incarcerates thousands of Palestinian prisoners – men, women and children – through its “administrative detention”, i.e. without charge or trial.
  • It slaughters Palestinian civilians with total impunity.
The latest example is the bloodbath of the past weeks during peaceful protests by the Palestinians of Gaza against the blockade imposed on them for 11 years and for their right of return. 116 Palestinians have been deliberately killed by Israeli army snipers and over 13,000 have been wounded, some of them severely maimed.
There we have the true face of the State of Israel: an apartheid, racist and colonial state which practises ethnic cleansing, which oppresses, imprisons and massacres civilians struggling for their basic rights as a people.
By organising the France-Israel Season with numerous events to be held in France and Israel in the coming months relating to culture, technology, innovation, science, and the economy, France has made the choice to support the Israeli apartheid region, to help “whitewash” Israel’s image, and to become an accomplice in its crimes.
We demand the cancellation of the France-Israel Season. It is impossible that Israel be honoured in this way, it is high time that this state be isolated and punished and that its leaders be held to account.
 
FRANCE-ISRAEL SEASON:  CANCEL IT!
NO TO INNOVATION IN THE SERVICE OF APARTHEID!
BOYCOTT APARTHEID ISRAEL!
GAZA, GAZA, WE DON'T FORGET!
 
BDS France Campaign, Paris


Sur Twitter :

Vidéo du Parisien :




200 personnes contre la venue d’Aliza Bin-Noun à Toulouse

Ce mercredi 23 Mai à 18h30, 200 personnes se sont rassemblées à Toulouse contre la venue de l’ambassadrice d’Israël Aliza Bin-Noun, invitée d’honneur d’un dîner de gala de la chambre de commerce France-Israël, dans les locaux de la CCI de Toulouse. Invités aussi à ce dîner de gala, M. Moudenc, maire de Toulouse, et Mme Pellefigue, Vice-présidente de la Région Occitanie en charge du Développement économique, de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur.

Nous étions maintenus à bonne distance (env. 80m) du lieu des agapes politique-business. Face à face tendu avec la police à l’occasion du passage de quelques invité-e-s en costume cravate, surtout une occasion de montrer notre détermination.

> Tract d’appel (Les MJCF et le PCF ont signé ensuite)
> Le texte de l’intervention de BDSF Toulouse

Article de La Dépêche du Midi : https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/23/2803386-pres-150-pro-palestiniens-manifestent-contre-venue-ambassadrice-israel.html




Les Palestiniens « accueillent chaleureusement » l’annulation par Gilberto Gil de son concert à Tel Aviv après le « massacre » par les Israéliens à Gaza

21 mai 2018, Palestine Occupée| PACBI Actualités

Les Palestiniens accueillent chaleureusement la nouvelle de l’annulation par Gilberto Gil, musicien et héro culturel brésilien légendaire, de son concert du 4 juillet à Tel Aviv. Son annulation semble répondre au massacre par les Israéliens de plus de 100 civils à Gaza au cours des quelques dernières semaines.

Les Palestiniens ont chaleureusement reçu la nouvelle de l’annulation, par la légende brésilienne Gilberto Gil, de son concert à Tel Aviv, programmé pour le 4 juillet, en réponse à ce que les Palestiniens et certains observateurs internationaux ont qualifié de « massacre » par Israël de plus de 100 civils à Gaza au cours des quelques dernières semaines.

Gil, qui a remporté de multiples Grammy Awards et Latin Grammy Awards et qui a été ministre de la Culture du Brésil, est largement considéré comme faisant partie des plus éminents musiciens d’Amérique Latine.

Dans sa tentative de répression de la « Grande Marche du Retour » massivement pacifique avec des dizaines de milliers de Palestiniens à Gaza, Israël a organisé ce que Amnesty International décrit comme une politique de tirer-pour-tuer-ou-mutiler. Résultat, plus de 100 civils palestiniens ont été tués depuis le 30 mars et plus de 10.000 blessés, beaucoup d’entre eux à balles réelles. Parmi les tués, on trouve au moins 12 enfants palestiniens abattus, dont la petite Laila Ghandour de 8 mois qui a été asphyxiée par des gaz lacrymogènes israéliens déversés sur sa famille qui se trouvait à plus d’un kilomètre de distance de la barrière où étaient postés les snipers israéliens.

La marche, lancée le 30 mars, réclame le droit au retour pour les réfugiés palestiniens, qui représentent la majorité absolue de la population de Gaza, et la fin du blocus illégal israélien vieux de 11 ans.

Alors qu’Amnesty International a appelé à un « embargo militaire » contre Israël, l’ONU a appelé à une enquête indépendante sur les « meurtres illicites et délibérés » commis par Israël à Gaza. Gilberto Gil a été deux fois Ambassadeur de Bonne Volonté pour l’ONU.

En 2015, Gil, accompagné d’une autre légende brésilienne de la musique Caetano Veloso, a défié les appels palestiniens et internationaux à s’abstenir de se produire à Tel Aviv. Quelques mois plus tard, Veloso annonçait qu’il « ne retournerait jamais » jouer en Israël.

Hind Awwad, de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), membre essentiel du Comité National palestinien BDS, a déclaré :

« Nous accueillons chaleureusement l’annulation par Gilberto Gil de son concert à Tel Aviv, centre du régime israélien d’occupation et d’apartheid. Nous remercions les fans de Gil au Brésil et en Amérique Latine dont l’indignation devant le dernier massacre israélien à Gaza et le soutien aux droits fondamentaux des Palestiniens semblent avoir joué un rôle décisif dans sa décision.

Nous considérons l’annulation de Gil comme un geste tardif de solidarité, presque 3 ans après avoir traversé notre ligne de piquetage non violente. Nous voulons que Gil sache que nous ne lui en avons jamais voulu. Et, comme le montre note résistance quotidienne, notre espoir ne meurt jamais.

Notre Nakba, ou catastrophe, a commencé 70ans plus tôt et se poursuit. Les artistes du monde entier ne devraient pas attendre un autre massacre commis par les Israéliens pour réaliser combien il est important de ne pas prêter leur nom et leur art à un régime qui cible quotidiennement nos droits et notre vie même.

En annulant ce concert, Gil se retrouve en bonne compagnie avec de nombreux artistes de renommée mondiale qui ont refusé de blanchir par l’art le régime israélien d’oppression, tels que Lorde, Lauryn Hill, Elvis Costello, Brian Eno, feu Gil Scott-Heron, Faithless, Roger Waters, parmi beaucoup d’autres.

Nous espérons sincèrement que Gil ne se produira jamais en Israël jusqu’à ce que les Palestiniens jouissent de la liberté, de la justice et de l’égalité.« 

 

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a démarré en 2004 pour contribuer à la lutte des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité. PACBI plaide pour le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité ancrée et persistante avec le déni par Israël des droits des Palestiniens tels que stipulés par le droit international. Allez sur le site de PACBI  et suivez nous sur Twitter @PACBI

 

Source: PACBI

Traduction : J. Ch. pour BDS France