Les Palestiniens remercient Natalie Imbruglia d’avoir refusé de divertir l’apartheid israélien

14 février 2017 / par PACBI / Royaume Uni, Australie

Des artistes, des organisations culturelles et des défenseurs des droits de l’Homme palestiniens saluent l’annulation par la chanteuse anglo-australienne Natalie Imbruglia de son concert du mois de mars à Tel Aviv.

Communiqué de PACBI

Palestine, 13 février 2017

Des artistes, des organisations culturelles et des défenseurs des droits de l’Homme palestiniens ont salué l’annulation par la chanteuse anglo-australienne Natalie Imbruglia de son concert du mois de mars à Tel Aviv et l’ont remerciée d’avoir décidé d’être « du bon côté de l’histoire, du côté des opprimés ».

 Une porte-parole de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), qui fait partie de la direction du mouvement BDS palestinien, a dit :

 « Tout comme des artistes ont refusé de divertir l’apartheid sud-africain, Natalie Imbruglia se retient de prêter  son nom pour camoufler le régime israélien d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid. »

 Presque en même temps que l’annulation d’Imbruglia, quatre joueurs de l’Association Nationale de Football (NFL) des USA ont décidé de ne pas participer à une visite de propagande sponsorisée par Israël après avoir reçu des appels de la part de militants palestiniens, américains et autres et d’icônes culturelles du calibre de Danny Glover, Angela Davis et Alice Walker.

 Au mépris de la récente résolution 2334 du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui rappelle que toutes les colonies israéliennes sont en « violation flagrante » du droit international, Israël a intensifié la construction de ses colonies et voté une loi qui légitimerait rétroactivement sa confiscation de terres privées palestiniennes.

 Israël a également intensifié ses déplacements de communautés palestiniennes dans le Naqab (Negev), à Jérusalem et dans la Vallée du Jourdain, s’attirant des condamnations dans le monde entier. Les militants des droits de l’Homme accusent souvent Israël de « faire de Gaza une prison à ciel ouvert », détenant injustement des enfants palestiniens qui sont confrontés à la torture et aux mauvais traitements par les forces israéliennes, et d’utiliser la répression contre les artistes palestiniens.

 « La montée de l’extrême droite aux Etats Unis et dans certains pays d’Europe, spécialement Trump et son équipe raciste, islamophobe et xénophobe, a encouragé Israël à accélérer sa politique de colonisation continue et d’apartheid. »

 Elle a ajouté :

 « Dans ces circonstances, s’abstenir de se produire à Tel Aviv devient une obligation éthique, au risque sinon de devenir complice de très graves violations des droits de l’Homme. Nous appelons tous les artistes et universitaires à ne pas devenir des supplétifs des efforts que fait Israël pour se donner une nouvelle image de marque. »

 Quand il a lancé en 2005 la campagne de propagande de la Marque Israël, un membre du ministère des Affaires Etrangères d’Israël, Nissim Ben-Sheetrit, a dit : « Nous enverrons des romanciers et des écrivains réputés au-delà des mers, des compagnies théâtrales, des expositions. C’est ainsi qu’on montre un plus agréable visage d’Israël et qu’on ne nous perçoit pas uniquement dans le contexte de la guerre. »

 Dans le cadre de cette campagne, Israël a financé, entre autres, des visites d’artistes, d’universitaires, de groupes musicaux pour aider à projeter une image de modernité et de normalité.

Natalie Imbruglia a soutenu divers efforts pour défendre la justice, depuis les droits des femmes avec la Fondation de la Communauté des rivières du Nord jusqu’à Oxfam.

 Le mouvement non-violent BDS a enregistré dernièrement un nombre de résultats impressionnants dans les sphères universitaire, culturelle et économique. Des personnages mondialement réputés ont joué un rôle clé dans le déploiement des messages du mouvement sur les droits de l’Homme.

 Desmond Tutu, l’un des premiers personnages de premier plan à approuver BDS, a écrit un jour dans le cadre d’une campagne liée à BDS :

 « En tant que Sud-Africains, nous reconnaissons le racisme institutionnalisé quand nous le voyons. Nous avons fait l’expérience des effets corrosifs de la ségrégation… Il est scandaleux de rester silencieux, ou neutre, face à l’injustice. La neutralité maintient le statu quo et aggrave l’injustice. »

 La porte-parole de PACBI conclue :

 Malgré le contrecoup que peuvent subir les artistes pour s’être opposés à l’oppression par leur boycott, nous espérons que Natalie Imbruglia rejoindra le flot de ceux qui se dressent pour la justice, tels Roger Waters, Brian Eno,Gill Scott Heron, Elvis Costello et autres qui ont annulé leurs représentations en Israël. Cela contribuerait de manière significative à notre lutte non-violente pour la liberté, la justice et l’égalité. »

 Source : PACBI

 Traduction : J. Ch. pour BDS France

 

 




LIDL, cessez le commerce avec l’apartheid !

Le Comité BDS France 34 lance sa campagne 2017 pour cesser le commerce avec les entreprises israéliennes. L’appel au boycott d’Israël lancé par les Palestiniens ne consiste pas seulement à demander aux consommateurs de boycotter les produits des entreprises israéliennes. Il consiste aussi et surtout à convaincre et contraindre, si nécessaire, les entreprises françaises de cesser tout commerce avec l’apartheid.
Pour 2017, BDSF34 a inauguré un nouveau mode d’action : inclure dans ses actions des représentants de partis, syndicats, associations et diverses personnalités qui soutiennent le BDS sans pouvoir participer régulièrement à ses actions et impliquer davantage les clients de LIDL.
Le 11 février, trois syndicats et un conseiller municipal (EELV), artiste de surcroît ont activement participé à l’action BDS.

Thierry Arcier, Viticulteur, porte parole 34 de la Confédération Paysanne ainsi que Martine et Mariano Pusceddu membres de la conf.

Mathieu Brabant, secrétaire national de la FERC CGT, (Fédération éducation recherche et culture) de la CGT ainsi que Dominique Paumelle militante FERC-CGT.

Bruno Nougarède, militant Sud’éduc, représentant SOLIDAIRES34

Michel Marre, Conseiller municipal (EELV) de Castelneau-le-Lez, musicien, compositeur et cinéaste.

https://youtu.be/OOx1QJVBcyg

Impliquer massivement la société civile dans l’action directe non violente pour la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien jusqu’à l’autodétermination, tel est le sens de l’Appel BDS palestinien de 2005.

Que pouvait faire la police face à trente militants non-violents qui ont argumenté leur action fondée sur le droit international et face à des dizaines de clients qui ont affiché leur solidarité en portant l’autocollant « LIDL stop commerce apartheid » ?  sinon discuter et laisser se dérouler l’action comme prévue par le comité BDSF34. deux courageuses clientes ont même  interpellé les policiers en leur disant « pourquoi vous ne les laissez pas faire , ils ne font rien de mal, ils ont raison » …

La direction de ce LIDL (et de 3 autres magasins de la ville) a déposé en 2016,  deux plaintes contre BDSF34. Début janvier 2017 nous lui avons remis un courrier de demande de rendez-vous pour trouver une issue au problème : aucune réponse.
Au moment où le gouvernement israélien du fasciste et raciste Netanyahu, porté par le raciste Trump,  multiplie les annonces de colonies en territoire occupé palestinien et fait voter des lois d’annexion de territoires palestiniens, il est plus que jamais nécessaire de lutter contre l’apartheid israélien.

Le comité BDSFance 34 et les amis du BDS et de la Palestine avons, à notre niveau, modestement mais fermement déterminés, engagé la bataille sur le terrain.

31 militants ont participé à l’action.

Comité BDS France34




Quand le Ministre de la Défense légitime les manœuvres militaires franco-israéliennes et encourage de futurs crimes de guerre

Par question publiée au J.O. du 6 décembre 2016, Jean Jacques Candelier, député du Nord a demandé au ministre de la défense de s’expliquer  sur les manoeuvres militaires aériennes franco-israéliennes qui ont eu lieu en  Corse en novembre 2016.
Le député évoque notamment Gaza, où l’aviation israélienne s’est illustrée à 3 reprises par des raids meurtriers sur la population civile (agressions de 2008-09, 2012 et 2014), avec le bilan effroyable de 541 enfants tués au cours des opérations sanglantes de l’été 2014.
 
Le ministre a affirmé par réponse publiée au J.O. du 24 janvier que la coopération militaire de la France avec Israël est ancienne, que la France développe ce type de relations avec de nombreux autres pays, et que cette coopération relève du cadre strict de l’action diplomatique.
 
En somme, il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter !
 
A cela nous répondons que bien au contraire toute coopération militaire de la France avec l’Etat colonial et d’apartheid israélien nous inquiète et nous scandalise, et que nous participons sans relâche à la campagne internationale pour l’embargo sur le commerce d’armes et contre toute coopération militaire avec Israël.
Il est inadmissible que le gouvernement français affiche une telle réponse après le refus méprisant d’Israël de se plier à la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU contre la poursuite de la colonisation, puis de participer à la conférence de Paris !
 

NON Monsieur le ministre, les manœuvres militaires franco-israéliennes ne sont pas anodines : elles préparent de futurs crimes de guerre ! Vous n’êtes pas sans savoir que la population civile palestinienne sert de cobaye pour tester les armes israéliennes, en toute violation de la 4ème convention de Genève.

 Vous savez aussi que les États, dont la France au regard de ses engagements européens et internationaux, ont pour obligation de garantir qu’Israël, comme tout autre État, se conforme au droit international.
 
En 2014, Israël a assassiné plus de 2250 palestiniens à Gaza, dont plus de 550 enfants selon l’UNICEF. Aujourd’hui, des raids meurtriers frappent encore trop souvent la population de Gaza  et, vous ne l’ignorez sans doute pas,  les emprisonnements et les exécutions sommaires de Palestiniens résistants  sont quasi quotidiens en Cisjordanie
 
Votre réponse, qui occulte complètement cette réalité est un encouragement à de nouveaux crimes de guerre contre un peuple désarmé.

 

Nous continuerons à nous mobiliser pour que la France déclare un embargo militaire d’Israël, conformément à la demande unanime de la société civile palestinienne.

 
Paris, le 13 février 2017,
 
La Campagne BDS France



Eyal Sivan : « Israël ne veut plus convaincre, mais devenir attractif »

regards.fr

Par Emmanuel Riondé | 1er février 2017

Eyal Sivan : « Israël ne veut plus convaincre, mais devenir attractif »

Dans Un boycott légitime , le cinéaste Eyal Sivan signe avec Armelle Laborie un plaidoyer pour le boycott culturel et académique d’Israël. Il dévoile comment les autorités israéliennes sont passés de la propagande classique à une approche plus marketing.

Regards. Pourquoi les dimensions culturelles et universitaires de la campagne de boycott de l’État d’Israël suscitent autant de débat et de controverses ?

Eyal Sivan. Il y a deux raisons à cela. La première, c’est l’idée répandue selon laquelle ces deux champs, culturel et universitaire, se situent au-delà des querelles politiques et qu’ils ne doivent pas faire l’objet d’actions de boycott puisque, par nature, ils seraient des plateformes d’échange et des lieux de dialogues. La seconde tient à une mauvaise compréhension de la nature de l’appel au boycott. Certains considèrent que la campagne appelle à boycotter les individus, artistes et/ou universitaires, et que cela n’est pas soutenable. Or cet argument, qui en fait relève plus de la mauvaise foi que de l’incompréhension, ne tient pas. L’appel initial de BDS [1] est très clair à ce sujet : il s’agit bien de boycotter les institutions israéliennes académiques et culturelles.

Concrètement, vous montrez que l’université est très loin d’être un espace neutre en Israël, notamment de par les liens étroits qu’elle entretient avec l’institution militaire…

Oui, et cela va au-delà du symbolique et du seul constat, réel, que l’université israélienne reste très silencieuse quand il s’agit de condamner l’occupation. La réalité est que, en Israël, l’Université déploie une collaboration active avec l’armée à trois niveaux : la recherche et la mise au point de l’appareil sécuritaire ; le développement de l’argumentaire de propagande ; la fabrique de la discrimination qui s’exerce dans toute la société à l’égard des arabes israéliens. On est donc bien loin de la vocation de l’université comme espace d’échange. Les liens étroits de l’université israélienne avec l’armée en font plutôt une institution semi-civile.

« Appareil de propagande arrivé à bout de souffle, la hasbara s’est transformée en outil de marketing censé vendre un Israël progressiste et libéral selon les canons des démocraties libérales occidentales. »

Vous documentez dans votre ouvrage la stratégie dite de hasbara que le gouvernement israélien met en œuvre face au boycott. Pouvez-vous expliquer de quoi il s’agit et en éclairer les différentes facettes ?

Le recours à la hasbara, qui signifie « explication », existe depuis la création de l’État d’Israël. Il s’agit d’un dispositif de propagande qui s’adresse à l’étranger. Il part du principe que si Israël est mal aimé, c’est parce qu’il est mal compris et répond à l’obsession de l’image de soi, un élément capital en Israël. Pendant de longues années, c’était un dispositif interministériel dont le double objectif était de convaincre en débattant et de valoriser l’image du pays en entretenant les histoires de « désert fleuri », des kibboutz collectifs, etc. Cela a duré jusqu’au début du XXIe siècle. La rupture a été la seconde intifada, celle de 2000, avec notamment les images de la mort du petit Mohamed Al Durah [2] qui ont eu un effet dévastateur pour Israël. Cela a complètement inversé la vision du Goliath arabe face au David israélien : Israël est devenu le Goliath. Et à partir de là, les études d’opinion ont montré une dégradation importante de l’image du pays. Israël est apparu aux yeux de nombreux occidentaux comme un pays agressif, mal aimé et figurant au rang des plus dangereux du monde avec l’Iran ou la Corée du Nord…

Quelles en ont été les conséquences ?

Cela a été à l’origine d’un changement majeur de la hasbara. Les dirigeants ont compris que l’image et l’argumentaire diffusés auparavant ne marchaient plus et qu’il ne s’agissait plus de convaincre mais de séduire, de devenir attractif. La hasbara a donc intégré la pensée du branding, du « positionnement de produit ». Appareil de propagande arrivé à bout de souffle, elle s’est transformée en outil de marketing censé vendre un Israël progressiste et libéral selon les canons des démocraties libérales occidentales. Voilà pour la carotte. Mais cela s’est accompagné d’un travail de délégitimation des adversaires selon le principe – verbalisé ainsi – qu’il fallait « délégitimer les délégitimateurs » de l’État d’Israël. C’est là que s’est affirmée l’utilisation récurrente de l’accusation/intimidation d’antisémitisme. Il y a aussi eu un travail auprès des chancelleries afin que les législations antiracistes existantes dans différents pays puissent être utilisées contre BDS. La France, de ce point de vue, s’est avérée être un laboratoire [3]. Enfin, la hasbara déploie aussi une présence intensive sur la toile. Cela relève de la cyber guerre et du combat médiatique. Le principe étant de parvenir à créer l’illusion d’un discours hégémonique, dominant, en répétant la même idée de façon synchrone et simultanée sur les plateaux télés, les médias divers, les réseaux sociaux.

« L’utilisation que l’État fait de la communauté LGBT, tout comme le positionnement de la ville de Tel Aviv relèvent bien d’un choix délibéré. Avec un certain succès. »

Quel est le public visé par ce dispositif ?

Les autorités israéliennes ont compris qu’on ne peut pas changer le nom du produit « Israël » mais qu’on peut le repositionner sur le marché, c’est le principe du branding désormais intégré dans la hasbara. Pour cela, en toute logique, ils ont fait mené des études sur la population. Il en ressort que seulement 25% de la population mondiale s’intéresse au conflit palestino-israélien. Ils ont donc décidé de faire des 75% restant le cœur de cible de leur campagne en séparant Israël du conflit. Et en insistant sur ce qui leur paraît être les valeurs convergentes d’Israël et de l’Occident : la culture, les modes de vie, l’écologie… La propagande va répondre à ce que veut entendre le public. Il veut de l’écologie ? On va lui vendre un Israël écologique.

La promotion d’un Tel Aviv moderne, branché, progressiste et « gay friendly » est à cet égard éloquente…

Effectivement, l’utilisation que l’État fait de la communauté LGBT, tout comme le positionnement de la ville de Tel Aviv relèvent bien d’un choix délibéré. Avec un certain succès : on entend de plus en plus de gens dire qu’ils vont « à Tel Aviv », sans mentionner Israël. Or Tel Aviv ne représente pas la sociologie du pays, c’est un îlot où, c’est vrai, il y a une communauté LGBT plutôt libre. Dans un pays par ailleurs très homophobe et dont la législation est homophobe, mais cette réalité n’entrave en rien ce positionnement opportuniste de Tel Aviv. Lors de la dernière gay pride, en partie financée par le ministère des Affaires étrangères, ils ont offert la possibilité à des gays de se marier dans un avion peint en rose… On est clairement dans le pink washing : les autorités ont la conviction qu’aujourd’hui l’un des critères de définition d’une société ouverte pour l’Occident est son rapport à la communauté LGBT.

« La culture commune produite majoritairement en Israël est arabo-orientale. Mais celle-là est très peu soutenue à l’intérieur des frontières et pas du tout à l’extérieur. »

Un autre critère est sa capacité à l’autocritique. Quelle est la fonction de films comme Valse avec Bachir, Lebanon ou The Gatekeepers, par exemple, appréciés par le public occidental ?

Il faut parler là du rôle joué par la Division des affaires culturelles et scientifiques du ministère des affaires étrangères (DCSA), premier exportateur de la culture israélienne à l’étranger. En soi, le fait que les Affaires étrangères soutiennent la production culturelle à l’étranger n’a rien d’étonnant, c’est plutôt fréquent. Sauf que dans le cas d’Israël, les critères de soutien ne sont pas artistiques ou culturels, mais simplement ceux du renforcement de l’image positive du pays. Ce qui conduit à un paradoxe intéressant : au nom de cet intérêt majeur, les autorités israéliennes, c’est à dire l’administration et les officines type CRIF en France, en viennent à soutenir des œuvres qui, à première vue, peuvent sembler critiques envers la politique israélienne. De fait, cela sert l’idée selon laquelle Israël est bien une démocratie pluraliste « comme vous » puisque elle laisse place à de telles productions. Il ne s’agit pas pour moi de me prononcer sur les qualités cinématographiques de ces oeuvres, mais de constater qu’elles se prêtent à la propagande. Et que leurs auteurs deviennent en quelque sorte des « opposants officiels ». Avec, en plus, une remarque importante : dans ces films, la première figure victimaire est l’Israélien lui-même. On n’est pas dans la remise en question fondamentale de l’occupation et de ses conséquences mais dans une approche, très fréquente en Israël, relevant du « on tire et puis on pleure » qui consiste à se livrer à une critique… mais toujours a posteriori.

Vous pointez aussi le fait que le champ culturel israélien fait l’objet de ce que vous appelez une « hégémonie askhénaze ». Une hégémonie qui marginalise la culture juive arabo-orientale dont l’inconvénient, aux yeux des dirigeants du pays, est de ne pas suffisamment coller à l’image « séculaire et occidentale » d’Israël qu’ils tentent de forger et d’exporter…

Tout à fait. L’objectif de la hasbara est de montrer aux Occidentaux qu’ « Israël c’est comme vous ». Dans cette optique, il faut bien sûr dire « notre culture est comme la votre ». Sauf qu’il se trouve qu’Israël n’est pas un pays occidental. Dans sa majorité, la population est arabo-orientale : il y a les Arabes israéliens, mais aussi la majorité de la population juive qui est sépharade. Et de fait, la culture commune produite majoritairement en Israël est arabo-orientale. Mais celle-là est très peu soutenue à l’intérieur des frontières et pas du tout à l’extérieur. Tout simplement parce qu’elle ne colle pas à l’image du pays que les autorités veulent diffuser. Là aussi, il y a un paradoxe qui mérite d’être relevé : les manettes de la plupart des institutions culturelles israéliennes sont dans les mains de représentants assumés de la « gauche sioniste » ashkénaze, bien accrochés à leurs postes. Certains sont à la même place depuis près de vingt ans ! Pour le coup, une telle longévité à de telles fonctions est rare dans les démocraties occidentales. Comment expliquer que les dirigeants du pays qui ne sont pas du même bord les laissent en place si longtemps ? Tout simplement parce que ces agents européanisés, et qui sont aussi les représentants d’une gauche molle, celle du « camp de la paix », sont parfaits en vitrine d’un Israël soucieux de plaire à l’Occident.

Source: regards.fr




Des joueurs de la NFL (Ligue nationale de football américain) se retirent de la tournée de propagande en Israël

Tout de suite après avoir contribué à la victoire de son équipe dans le Super Bowl, dimanche dernier, Martellus Bennett, des New England Patriots, a été interrogé sur ce qu’il pensait de la visite au Mexique prévue d’ici peu afin de représenter la Ligue nationale de football américain ((NFL).

 

« Détruisez le mur ! Détruisez le mur .Voilà ce que je pense de cette visite au Mexique ! », s’est-il écrié.

Bennett était alors le premier d’une série de joueurs des Patriots qui ont confirmé qu’ils ne rendraient pas visite au président Donald Trump à la Maison-Blanche.

Une tournée de propagande (hasbara)

Mais The Forward rapportait que Bennett participerait à un autre voyage. En compagnie de 11 autres joueurs de la NFL, « après la victoire historique de son équipe, il se rendrait en Israël pour une tournée de  »hasbara », c’est-à-dire une tournée de relations publiques organisée par Israël pour les joueurs de football américain ».

Le titre citait même ce qu’avait déclaré Bennett en ce sens : « J’irai en Israël. »

Les Palestiniens vivant dans un système que Human Rights Watch a qualifié de « séparé et inégal », se demanderaient certainement comment Bennett pourrait s’opposer aux plans de Trump d’étendre encore le mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, tout en restant indifférent à l’impact du mur bâti par Israël sur la terre palestinienne occupée. Trump a explicitement encensé la construction du mur israélien en en faisant son modèle.

Mais, au cours d’une semaine de revirements soudains, Dave Zirin écrivait dans The Nation que, malgré les informations médiatiques disant que Bennett se rendrait en Israël, le joueur avait « confirmé que ce n’était pas le cas ».

Zirin faisait remarquer que d’autres joueurs cités dans un article du Times of Israel concernant la visite prévue « avaient remis leur participation en question ».

Vendredi soir, trois des joueurs cités comme participants potentiels – Martellus Bennett, son frère Michael Bennett des Seahawks de Seattle et Kenny Stills des Dolphins de Miami avaient refusé le voyage.

Des joueurs se désistent.

Dans une lettre ouverte publiée jeudi après-midi par The Nation, des activistes, des écrivains et des athlètes, dont Angela Davis, Alice Walker, John Carlos et Craig Hodges, ont invité les joueurs de la NFL à reconsidérer leur participation au voyage. Plus tard, Harry Belafonte et Danny Glover ont également signé la lettre.

Ils ont félicité les athlètes d’utiliser leur renommée « pour mettre en lumière et soutenir les diverses luttes, y compris celle de Black Lives Matter », et ont également félicité toutes les personnes qui avaient annoncé qu’elles ne se rendraient pas à la Maison-Blanche.

Ils ont insisté pour que les joueurs ne permettent pas qu’on les utilise comme des éléments d’une campagne de propagande « visant à aider le gouvernement israélien à normaliser et blanchir sa négation permanente des droits palestiniens ».

Le même jour, le joueur de la NFL et militant des droits Michael Bennett a tweeté qu’il n’irait pas en Israël.

Dans une déclaration ultérieure publiée vendredi soir sur Tweeter et Instagram, Michael Bennett a déclaré qu’il « ne serait pas utilisé » par le gouvernement israélien. Et de rappeler que feu Muhammad Ali, l’un de ses héros, « avait toujours soutenu fermement le peuple palestinien ».

« Je veux être une ‘voix des sans-voix’ », a ajouté Bennett, « et je ne puis le faire en participant à ce genre de voyage en Israël. »

« Cher Monde,

Il était prévu que je me rende en visite en Israël en compagnie des collègues qui jouent en NFL aussi. J’étais excité à l’idée de découvrir de mes propres yeux cette partie remarquable et historique du monde. J’ignorais, jusqu’au moment où j’ai lu dans le Times of Israel un article parlant de cette visite, que mon itinéraire avait été élaboré par le gouvernement israélien dans le but de faire de moi – ce sont les mots des responsables du gouvernement – ‘une personne susceptible de créer l’opinion et d’influencer le public’ et qui serait alors ‘un ambassadeur de bonne volonté’. On ne m’utilisera pas de la sorte. Quand j’irai en Israël – et j’ai l’intention de m’y rendre –, ce sera pour voir non seulement Israël, mais aussi la Cisjordanie et Gaza, de sorte que je pourrai voir quelle existence mènent les Palestiniens, qui appellent cette terre leur patrie depuis des millénaires.

L’un de mes héros a toujours été Muhammad Ali. Je sais qu’Ali a toujours soutenu fermement le peuple palestinien, qu’il a visité des camps de réfugiés, qu’il a participé à des rassemblements et qu’il a toujours voulu être ‘une voix pour les sans-voix’. Je veux être moi aussi ‘une voix pour les sans-voix’ et je ne puis le faire en participant à ce genre de voyage en Israël.

Je sais que cela irritera certaines personnes et en inspirera d’autres. Mais sachez, s’il vous plaît, que je ne l’ai pas fait pour vous, mais pour être en accord avec mes propres valeurs et ma propre conscience. Comme le champion olympique des Jeux de 1968, John Carlos, le répète sans cesse :  »Il n’y a pas d’engagement partiel pour la justice. Vous êtes engagé, ou vous ne l’êtes pas. » Eh bien, moi, je le suis.

Bien sincèrement,

Michael Bennett »

Kenny Stills, des Dolphins, a retweeté la déclaration de Bennett, en ajoutant : « Je n’aurais pu mieux le dire moi-même. J’en suis ! » – voulant dire par-là qu’il se retirait également du voyage.

Martellus Bennett a également retweeté la déclaration de son frère.

Le Comité national BDS palestinien (BNC) a remercié Michael Bennett de ce qu’il se tenait « du bon côté de l’histoire, de la justice et de l’égalité ».

Le quart-arrière des 49ers de San Francisco, Colin Kaepernick, qui n’y va pas non plus mais qui a été remarqué du public en raison de sa décision, afin de soutenir les militants de Black Lives Matter, de ne pas défendre l’hymne national, a retweeté à son million de suiveurs que toute personne qui protestait contre l’interdiction des musulmans par Trump, ne pourrait non plus manquer de « pâlir au vu des tactiques d’apartheid imposées par Israël aux musulmans palestiniens ».

D’autres joueurs cités comme participants au voyage sont Cliff Avril, Delanie Walker, Mychal Kendricks, Cameron Jordan, Calais Campbell, Carlos Hyde, Dan Williams et Justin Forsett. On s’attend également à ce que l’ancien linebacker (joueur de football américain, appelé également secondeur) de la NFL, Kirk Morrison, participe au voyage.

Une image de marque détériorée

Voici quelques jours, le gouvernement israélien a adopté rétroactivement une législation qui légalisait le vol de larges portions de terres privées palestiniennes au profit de la colonisation israélienne.

La chose a provoqué une tempête de protestations internationales, même de la part des plus proches alliés d’Israël, tels l’Union européenne, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Les responsables de la propagande d’Israël espèrent que la visite des footballeurs américains sera une distraction bien accueillie et une occasion de redorer le blason passablement détérioré d’Israël.

« Je vois une grande importance dans l’arrivée de cette délégation des stars de la NFL en Israël », a déclaré Gilad Erdan, ministre des Affaires stratégiques d’Israël chargé de combattre le mouvement BDS, dirigé par les Palestiniens.

Ce voyage de propagande est une initiative du ministère même d’Erdan, ainsi que du ministère israélien du Tourisme et de La Voix de l’Amérique en Israël, un groupe dont la mission consiste à « favoriser l’image d’Israël aux États-Unis en attirant des médias et des personnalités » dans le pays.

Erdan a confirmé la finalité ouvertement propagandiste de la visite, déclarant que les joueurs de la NFL « présenteraient l’avenant visage d’Israël à leurs dizaines de millions de supporters aux États-Unis », dans le but de compenser l’impact de BDS.

Israël a consacré un énorme budget à cet effort, mais sans grand effet. Dans un document stratégique récent, la Ligue contre la diffamation et l’Institut Reut, deux organisations clés qui s’opposent aux droits des Palestiniens, ont conclu, paraît-il, que le combat contre BDS s’était soldé par un échec.

Dans un même temps, malgré une campagne de publicité de plusieurs millions de dollars lancée par le ministère du Tourisme – campagne dont font partie également ces visites d’agrément de célébrités –, le nombre de visiteurs en Israël n’a cessé de diminuer.

Commentant l’échec de la stratégie d’Israël, Clayton Swisher a fait remarquer : « Vous êtes perdant quand votre pays légalise l’apartheid et invite alors une flopée de joueurs de la NFL dans le but de tenter de le faire passer pour normal. »

Swisher, un journaliste d’investigation travaillant pour Al Jazeera, a présenté récemment un film en quatre parties intitulé The Lobby, et qui fait la lumière sur les efforts secrets d’Israël aux États-Unis en vue de se gagner des amis et de châtier les gens perçus comme des ennemis.

Imbruglia se désiste également

Les activistes qui espèrent qu’il est encore temps de persuader d’autres joueurs de la NFL de se désister seront encouragés par ce qui semble une autre victoire.

Les militants BDS ont insisté auprès de la chanteuse australienne Natalie Imbruglia pour qu’elle annule son concert en Israël prévu le 1er mars.

Il apparaît que ce rendez-vous à Tel-Aviv a été supprimé tout récemment de l’agenda officiel de ses tournées et qu’il est désormais renseigné comme « annulé » sur sa page Facebook.

Source: The Electronic Intifada

Traduction: Plateforme Charleroi-Palestine

 




Pétition: Dites au président de la fifa de montrer le carton rouge à Israël!

Nous avons une occasion de faire pression sur la FIFA, l’instance qui dirige le football au niveau mondial, pour qu’elle agisse contre l’Association Israélienne de Football pour son soutien à des équipes issues des colonies israéliennes illégales.

Vous joindrez-vous à nous en écrivant à Gianni Infantino, le président de la FIFA ?

(texte français en bas de l’article)

L’ONU, Human Rights Watch, des parlementaires, des avocats, des gens engagés dans la campagne et des Palestiniens ont tous incité la FIFA à respecter le droit international. Ils ont demandé à la FIFA de respecter ses propres règles et de refuser aux équipes des colonies illégales de participer à ses ligues officielles.

Faute d’agir contre l’Association Israélienne de Football pour son acceptation des équipes issues des colonies, la FIFA est complice des violations par Israël du droit international et permet à Israël d’utiliser le « beau jeu » pour blanchir ses crimes de guerre et le déplacement forcé des Palestiniens.

La FIFA peut demander que l’Association Israélienne de Football exclue des équipes issues des colonies illégales et suspendre l’association si elle refuse d’obéir, et elle devrait le faire.

Tokyo Sexwale, le président sud africain du Comité de Suivi Israël-Palestine de la FIFA est sur le point de soumettre un rapport au président et au conseil de la FIFA sur l’amélioration des conditions du football palestinien.

C’est, pour nous, une occasion de faire pression sur la FIFA pour qu’elle agisse.

Merci!

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

 

Texte de la pétition en français:

Israël détruit délibérément les stades de football palestiniens et emprisonne des joueurs palestiniens. En même temps, Israël permet à six équipes issues des colonies de jouer dans sa ligue nationale.

La FIFA, l’instance qui dirige le football au niveau mondial, n’a pas agi contre l’Association Israélienne de Football qui intègre des équipes issues d’une terre illégalement occupée. Faute d’agir, la FIFA non seulement néglige ses propres statuts mais est complice des violations par Israël du droit international. La FIFA devrait demander que l’Association Israélienne de Football exclue les équipes issues de colonies illégales de ses ligues et elle devrait suspendre de la FIFA l’Association Israélienne de Football si elle refuse d’obéir.

Tokyo Sexwale, le président sud africain du Comité de Suivi Israël-Palestine de la FIFA est sur le point de soumettre un rapport au président et au conseil de la FIFA sur l’amélioration des conditions du football palestinien.

Tandis que le Conseil délibère, c’est le moment pour nous d’agir. Écrivez au Président de la FIFA, Gianni Infantini, dites lui de maintenir la pression sur la FIFA pour qu’elle agisse dans le bon sens. Faites le en remplissant le formulaire ci-dessous.

ENVOYEZ  UN MAIL AU PRÉSIDENT DE LA FIFA GIANNI INFANTINO: president@fifa.org

 

Cher M. Infantino,

cc: membres du Conseil de la FIFA

Lorsque vous êtes devenu président de la FIFA, vous avez promis de combattre la corruption dans le football.

En même temps, la FIFA s’est engagée à assurer le respect  des droits humains dans le cadre de ses activités.

Nous faisons appel à vous pour que vous teniez vos promesses. La FIFA doit exiger que l’Association israélienne de Football exclue de ses ligues les équipes israéliennes issues des colonies illégales des Territoires Palestiniens Occupés et elle doit suspendre de la FIFA l’Association Israélienne de Football si celle-ci refuse.

Le  droit international est clair : les colonies israéliennes sont illégales et elles constituent des crimes de guerre. Elles contribuent à de graves abus contre les droits humains et privent les Palestiniens, dont des athlètes palestiniens, de leur liberté de mouvement.  Les équipes de football israéliennes basées dans les colonies illégales jouent leurs matches à domicile sur des terres volées aux Palestiniens.

Les propres règles de la FIFA interdisent aux associations membres, comme celle d’Israël, de jouer dans le territoire d’une autre association membre, dans ce cas l’Association Palestinienne de Football sans la permission de cette association. En tant que secrétaire général de l’Union des Associations Européennes de Football, vous avez supervisé des sanctions contre la Russie à propos de la Crimée. Israël doit relever des mêmes critères.

Vous avez dit que vous ne voulez pas mélanger la politique et le football. L’échec de la FIFA à agir selon ses propres règles et selon le droit international politise ce qui pouvait être une opération simple.

Ne laissez pas Israël utiliser le « beau jeu » pour blanchir ses crimes de guerre.

Sincèrement.

Envoyez un mail maintenant!

Source: BDS Movement

Traduction: SF pour BDS France

 

 




Lettre ouverte à Natalie Imbruglia pour qu’elle respecte l’appel au boycott culturel

Australie – Janvier 2017

Des militants appellent Natalie Imbruglia à annuler sa prestation en Israël en réponse à l’appel palestinien au boycott culturel.

Chère Natalie,
Nous vous écrivons pour vous demander de bien vouloir reconsidérer le fait d’aller jouer en Israël, le 1er mars 2017. Nous comprenons qu’il s’agit de votre première venue en Israël et nous voudrions vous informer que jouer là-bas serait en contradiction avec l’appel palestinien aux artistes pour qu’ils respectent le boycott culturel d’Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international et que les Palestiniens jouissent des droits civils et politiques qui leur sont niés par le gouvernement d’apartheid israélien.
Comme le peuple aborigène en Australie avant 1966, les Palestiniens indigènes qui vivent en Israël sont privés d’une pleine citoyenneté dans cet État. La pleine citoyenneté n’est accordée que sur des bases théocratiques, aux gens qui sont définis comme juifs par l’État.
De plus, les Palestiniens en Israël sont l’objet de plus de 540 lois discriminatoires – un apartheid de fait.
Les Palestiniens dans les territoires occupés de Jérusalem Est, de Cisjordanie et de Gaza dont Israël s’est emparé et qu’il occupe depuis 1967, n’ont le droit de vote à aucune élection israélienne. Ces Palestiniens survivent dans des bantoustans isolés les uns des autres par des murs d’apartheid, des barrières et plus de 500 checkpoints où leurs mouvements sont contrôlés, ce qui les empêche d’aller à l’université ou à l’hôpital, de rendre visite à des amis et à des parents – de nombreuses familles sont séparées depuis des années à cause de ce système d’apartheid. La haute Cour de Justice a bien déclaré illégal le mur de l’apartheid d’Israël en 2004 – un autre élément du droit international qu’il ignore.
Les Palestiniens persécutés par l’occupation militaire souhaitent naturellement vivre librement et jouir de leurs droits sur leur terre ancestrale. Or, les colonies israéliennes illégales s’étendent sans arrêt et empiètent sur les terres palestiniennes, malgré plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.
Tout récemment, le 23  décembre 2016, le Conseil de Sécurité a voté à l’unanimité une nouvelle résolution contre l’expansion des colonies illégales  et a affirmé une fois de plus leur illégalité en droit international ; pourtant Israël refuse de reconnaître ces résolutions. Israël a maintenant déclaré de fait la guerre aux initiateurs de la résolution, dont la Nouvelle Zélande, et a aussi l’intention de retenir ses cotisations à l’ONU. Depuis le vote de cette résolution, Israël a accéléré la démolition de maisons palestiniennes à raison de quatre fois plus que la moyenne hebdomadaire de 2016, faisant des centaines de sans abri.
Environ 800 000 Juifs vivent maintenant illégalement sur des terres palestiniennes, jouissant de tous les droits politiques tandis que les Palestiniens croupissent, brutalisés par l’occupation militaire et privés de droits. Les réfugiés palestiniens chassés par la Nakba de 1948 des zones qu’Israël réclamait, représentent la deuxième plus importante population réfugiée au monde et, répétons-le, en dépit des exigences du droit international, Israël refuse à ces indigènes de retourner dans leurs maisons. Dans de nombreux pays les Palestiniens sont apatrides ; ils vivent dans des camps de réfugiés misérables, depuis des décennies, sans avoir jamais abandonné l’espoir de recouvrer leur droit au retour et qu’ils puissent ainsi retourner dans leurs foyers et leur patrimoine indigène usurpé et colonisé.
La colonisation sioniste de la Palestine suit une trajectoire similaire à celle de la colonisation britannique en Australie où les Australiens indigènes ont été placés de force dans des missions et des réserves qui les ont isolés, massacrés et dépossédés de leur terre et de leur culture, tandis que les Palestiniens sont aussi soumis à une extrême violence et placés de force dans des camps de réfugiés et des bantoustans. Nous voyons bien que vous avez connaissance du résultat final de ces crimes coloniaux génocidaires via votre participation au programme SBS de Premier Contact et que vous sympathisez avec la situation désespérée du peuple aborigène d’Australie consécutif à la colonisation blanche.
Nous vous demandons de prendre aussi en considération la situation de détresse du peuple palestinien et l’importance du soutien à sa lutte de libération et pour la justice. Parce que la communauté politique internationale a refusé d’agir en soutien à leurs droits, les Palestiniens ont appelé en 2005 au boycott culturel et ont demandé aux gens de conscience comme vous-même d’être solidaires de leur mouvement en vous abstenant de jouer en Israël.
En respectant leur appel, vous soutiendrez aussi les femmes de Gaza qui souffrent de cancers du sein, un autre domaine dans lequel vous avez montré de l’empathie. Israël empêche celles qui souffrent de cancers du sein, et d’autres cancers, de recevoir des traitements appropriés, du fait de la punition collective qu’il inflige aux deux millions de civils qu’il a incarcérés dans la plus grande prison au monde – Gaza – depuis 2006.
« Des dizaines de patientes souffrant de cancer du sein dans la bande de Gaza ont lancé un mouvement de protestation contre le refus d’Israël de les laisser traverser vers Israël pour accéder à des traitements médicaux en hôpital en Israël, à Jérusalem Est et en Cisjordanie.  Ces femmes disent que le refus ou le retard de traitement sont une « condamnation à mort préméditée ».
À cause des attaques militaires et de son siège illégal, immoral, qui empêche l’entrée à Gaza de carburant et de pièces, la maladie est chose commune à Gaza étant donné que l’adduction d’eau est contaminée du fait que les centres de traitement des eaux usées dysfonctionnent et que la fourniture d’électricité est réduite actuellement à à peine quatre heures par jour.  Voici le commentaire de l’association des médecins pour les droits humains sur la privation par Israël d’équipement médical :
« Il n’y a pas de seringues, pas de bandages, pas de sondes. Lorsque l’un de nos chirurgiens demande un scalpel spécial ou un bandage durant une opération, on lui dit qu’il n’y en a pas. Lorsque nous formons un médecin et lui apprenons des techniques et des procédures, il n’a rien pour exercer ».
L’ONU a estimé que sans une reconstruction massive, Gaza sera inhabitable en 2020. Dans le cas où vous donneriez votre concert en Israël, sachez que ce crime contre l’humanité est perpétré à quelque km de là où vous serez.
Il est certain qu’Israël va continuer à pratiquer l’injustice contre le peuple palestinien si nous restons silencieux et ne faisons rien. Nous vous implorons de reconnaître que votre représentation en Israël ne peut pas créer de ponts au-dessus de l’apartheid, de l’oppression et de la souffrance, à peine les masquer, de façon qu’Israël continue à prétendre que ses crimes sont « normaux » et blâme les Palestiniens pour leur propre calvaire. Ce n’est vraiment pas le cas, pas plus que le mythe véhiculé par les suprématistes blancs selon lequel les Aborigènes d’Australie sont responsables de leur propre paupérisation.
En réalité, pour Israël tout spectacle non annulé suite à l’appel au boycott est considéré comme une victoire politique sur la lutte des Palestiniens et sur la solidarité internationale avec elle. Se produire à Tel Aviv c’est jouer pour un public ségrégé, sur une terre nettoyée ethniquement. Nous espérons vraiment que vous ne pouvez pas vous imaginer faire cela et que vous rejoindrez Laureen Hill, Cassandra Wilson, Sean O’Connor, Cat Power, Massive Attack et des milliers d’autres artistes qui ont refusé de jouer en Israël – en Irlande plus de 540 artistes se sont engagés pour le boycott de l’État ; comme l’ont fait 1 190 artistes du Royaume Uni et bien d’autres dans le monde.
S’il vous plaît, respectez l’appel palestinien à boycotter Israël – vous pouvez vraiment faire la différence ainsi et aider à  faire pencher la balance morale dans le sens de la justice.
Nous sommes un groupe de plus de 2000 membres de nombreuses nations du monde, qui croient qu’il est essentiel pour les musiciens et autres artistes de tenir compte de l’appel du PACBI et de rejoindre le boycott d’Israël. C’est essentiel pour agir pour la justice pour le peuple palestinien sous occupation et aussi dans les camps de réfugiés et dans la diaspora à travers le monde.
Samah Sabawi, auteure dramatique palestinienne-australienne et conseillère politique de Al Shabaka
Kollaps, orchestre de Melbourne
Candy Royalle, écrivaine, artiste, militante, éducatrice
Amy McQuire, écrivaine indigène
Penelope Swales, musicienne
Sara Dowse, écrivaine
Trish Nacey, Vidéographe et musicien
Walbira Murray, responsable de recherche indigène
Ken Canning, auteur dramatique indigène
Jeff Sparrow, écrivain, éditeur et  Broadcaster
Marcelo Svirsky, écrivain
Source: BDS Movement
Traduction SF pour BDS France



Belle soirée pour le boycott culturel et universitaire à Saint-Étienne !

Belle soirée pour le boycott culturel et universitaire à Saint-Étienne !

Vendredi 27 janvier Eyal Sivan et Armelle Laborie étaient à l’université pour présenter leur livre

Un Boycott Légitime Pour le BDS culturel et universitaire de l’état d’Israël

Une quarantaine de personnes étaient présentes pour échanger avec eux sur ce volet de la campagne BDS

Le comité BDS 42 les remercie chaleureusement et s’engage à travailler dans cette direction !

Le livre, toujours basé sur des documents israéliens, est excellent et bien documenté.

A lire absolument !




Lettre ouverte à Térez Montcalm de la part de la Coalition BDS Québec et de la Campagne BDS en France

Lettre ouverte à Térez Montcalm de la part de la Coalition BDS Québec

et de la Campagne BDS en France

 

Montréal, le 16 janvier 2017

Chère Térez,

Tout d’abord permettez-moi de vous présenter mes meilleurs vœux en ce début d’année, alors que vous êtes en tournée dans toute la France. Comme moi, vous avez la chance de pouvoir voyager,travailler et vivre un peu partout dans le monde, et en particulier en France et au Québec.

Parmi ces voyages, il semblerait que vous ayez prévu de participer au festival de jazz d’Eilat, en Israël, le mois prochain. Eilat est une station balnéaire, éloignée de la politique et des événements tragiques qui parcourent cette région. Mais suffit-il de s’éloigner du champ de bataille pour ne plus entendre ce qui se passe à quelques dizaines de kilomètres de là ?

Il  n’est  pas  anormal,  a priori, que vous  ayez  accepté une invitation par  ce  festival  au  passé prestigieux. Vous n’êtes peut-être pas au courant qu’en l’acceptant, vous ne respectez pas l’appel lancé par la société civile palestinienne en 2005 de boycotter les événements faisant la promotion de l’État israélien, tant que celui ci ne respectera pas le droit international et les droits humains.

A l’image du boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud, cette campagne vise à souligner que,contrairement à vous et moi, la majeure partie de la population palestinienne ne peut pas voyager et ne pourra pas venir vous écouter, reléguée derrière un mur illégal en Cisjordanie, assiégée sous blocus à Gaza, discriminée en Israël, ou réfugiée dans le reste du monde.

Vous   préféreriez   peut-être   ne   pas   mélanger   la   musique   et   la   politique,   mais   cela   n’est malheureusement pas possible dans cette partie du monde. Le festival de jazz d’Eilat est organisé avec  les   ministères   de  la  culture  et  du  tourisme  israélien,  pour   tenter   de  redorer   l’image  du gouvernement israélien, alors  que dans  le même temps il  annonce la construction de nouvelles colonies et la destruction de plus de 150 maisons palestiniennes. Si vous acceptez l’invitation de ce festival, vous vous placez, peut-être malgré vous, du côté de ce gouvernement.

L’appel palestinien de 2005 est relayé dans le monde entier  par des comités de solidarité, sous l’appellation de Campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement et Sanctions), dont il existe des groupes   en  France  et  au   Québec,  auxquels  j’appartiens   et  qui  s’associent  à  moi   pour  vous demander de reconsidérer votre décision.

Vous êtes une artiste et vous pensez peut-être que ce n’est pas votre rôle de refuser de jouer.C’est effectivement un sacrifice que nous vous demandons, un sacrifice que d’autres artistes ont accepté de faire avant vous, un geste symbolique fort qui contribuera à faire évoluer la situation tragique en Palestine.

Un collectif de 500 artistes montréalais  s’est ainsi engagé à boycotter  Israël, dont Lhasa, Gilles Vigneault  ou  Richard  Desjardins. Au  niveau  international,  ce  sont  des   artistes  comme  Annie Lennox   (je  crois  savoir  que  vous   la  tenez  en  haute  estime),  Cassandra  Wilson,  Lauryn   Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Roger Waters, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Jason Moran,  Richard Bona,  Eddie Palmieri,  Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack ou encore Susan Sarandon, Peter Brook, Ken Loach ou Mike Leigh qui ont renoncé à se rendre en Israël, sensibles au désarroi du peuple palestinien.

En espérant que vous suivrez leur exemple et que vous voudrez bien annuler votre participation à ce   festival,  et   dans   l’attente  d’une   réponse,   nous   nous   tenons   à  votre  disposition  pour   tout renseignement supplémentaire quant à notre campagne.

Sincèrement,

Dror, pour la Coalition BDS Québec et la Campagne BDS France




Tournée nationale pour la sortie du livre « Un Boycott légitime »

Nous avons le plaisir de vous informer des rencontres organisées pour la présentation du livre

« Un boycott légitime, pour le BDS universitaire et culturel de l’Etat d’Israël » (La fabrique 2016) 

en présence des auteurs, Eyal Sivan et Armelle Laborie.

Deux nouvelles dates, ce week-end à Saint-Étienne et Lyon!

Eyal Sivan et Armelle Laborie seront ce week-end à Saint-Étienne et Lyon pour présenter leur livre:
  •  Saint-Étienne:  vendredi 27 janvier, à 18h00

Université Jean Monnet, 10 rue Tréfilerie

  • Lyon:  samedi 28 janvier, à 15h00

Librairie Terre des Livres, 86 rue de Marseille, Lyon.


Défendre la liberté d’appeler au boycott ne va pas à l’encontre de la liberté critique ou de la liberté d’expression, il en fait partie.
L’idée même d’utiliser le boycott de la culture et du savoir comme un moyen de pression politique provoque la perplexité, la réticence ou même le rejet. Alors que le boycott des institutions universitaires et culturelles israéliennes, composant essentiel de la campagne mondiale Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS), recueille un nombre croissant de soutiens partout dans le monde, il reste méconnu voire ignoré en France. Il est sujet à de fausses interprétations et donne lieu à des polémiques, y compris parmi les partisans sincères de la paix en Palestine-Israël. Ces interrogations et objections sont dues à une ignorance des termes de l’appel palestinien au boycott universitaire et culturel d’Israël, et se nourrissent aussi de la méconnaissance, des idées fausses et de la perception déformée qui sont diffusées en France au sujet des universités et de la culture israéliennes. Le livre « Un boycott légitime » décrit leur réalité et le contexte dans lequel leur image idéalisée est produite.

Dates des rencontres

  • 12 novembre, à Marseille
18h30, Solidaires 13 , 29 boulevard Longchamp
Comité BDS France Marseille
  • 14 novembre, à Montpellier
16H conférence au café Le Riche Place de la Comédie
18H30 présentation à La Cimade 28 rue du Faubourg Boutonnet
Comité BDS France Montpellier
  • 15 novembre, à Perpignan

15h, conférence de presse Librairie Torcatis 10 Rue Mailly
18h, rencontre de présentation Salle du Travailleur Catalan 44 Avenue de Prades
Comité BDS France 66

  • 16 novembre, à Toulouse

18h, Bourse du travail
Comité BDS France Toulouse

  • 17 novembre, à Bordeaux

18h, Université Bordeaux 3
Palestine 33 / UJFP

  • 22 novembre, à Lyon

18h 30, Bourse du Travail Place Guichard Lyon 3ème
Comité BDS Lyon/ UJFP

  • 24 novembre, à Paris

18h30, CICP 21 ter Rue Voltaire, 75011 Paris (Métro Rue des Boulets)
BDS France-Paris-/UJFP/Aurdip

  • 29 novembre, à Saint Nazaire

20h00, Agora – Maison des Associations, 2bis Avenue Albert de Mun – Saint Nazaire
Comité Solidarité Palestine Région Nazairienne (CSPRN)

Voir aussi le site de l’éditeur: un_boycott_legitime_catalogue_la_fabriqueCatalogue La Fabrique: Un Boycott Légitime

 




Le PACBI pleure la perte de John Berger

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) pleure la perte de l’auteur vénérable et du critique d’art de renommée mondiale, John Berger, dont l’engagement pour la justice a été inébranlable.

En tant qu’artiste, auteur, philosophe et critique d’art célèbre, John Berger était en 2006 l’une des premières personnalités culturelles à rejoindre le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) dirigé par les Palestiniens. Soutenant le boycott culturel d’Israël dans une lettre au Guardian et exhortant les professionnels de la culture à ne pas se rendre, exposer ou se produire en Israël, le lauréat du Booker-Prize commentait ainsi son appel au boycott, « un appel très personnel… une façon d’encourager les Israéliens très braves qui s’opposent à leur gouvernement, et un encouragement pour les Palestiniens à survivre ».

Se tenant du côté de la justice, Berger a traduit son engagement dans l’action, et il s’est montré résolument solidaire de la détresse des Palestiniens confrontés au colonialisme de peuplement et à l’apartheid. La lettre de Berger de 2006 le précise clairement : « Il est temps maintenant pour les autres de rejoindre la campagne ; comme Primo Levi le demandait : si pas maintenant, alors quand ? ».

Les mots de Berger continuent de sonner juste encore aujourd’hui, plus d’une décennie après qu’il les a écrits. Grâce à son soutien courageux et à celui d’autres artistes qui l’ont suivi, le boycott culturel d’Israël s’est développé de façon impressionnante depuis que les Palestiniens l’ont lancé en 2004, envoyant le message fort à Israël qu’il n’était plus question de faire comme s’il n’y avait pas un État pratiquant l’oppression coloniale et l’apartheid.

Berger a décrit son soutien au boycott culturel comme un « moyen pour ne pas rester silencieux ». Avec les violations accrues d’Israël contre les droits de l’homme des Palestiniens et certaines institutions culturelles et artistes palestiniens, ce sont les voix morales comme celle de Berger qui aident à combattre l’injustice et une complicité vivace avec un régime colonial.

Souvent décrit comme un conteur, Berger explique dans le documentaire de Tilda Swinton, Les Saisons de Quincy : quatre portraits de John Berger, « Si je suis un conteur, c’est parce que j’écoute ». En effet, au-delà de la narration, Berger a écouté l’appel des Palestinien pour ne pas permettre que soient blanchies les graves violations d’Israël contre les droits de l’homme, démontrant ainsi ses remarquables valeurs morales.

Pour reprendre la représentation que fait de lui la cinéaste Swinton, c’est effectivement un « humaniste radical ».

Nous, à la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël, sommes reconnaissants à la position de principe prise par John Berger, et nous pleurons la perte d’une si honorable personne. Puissions-nous, tous, continuer dans la voie de la résistance éthique contre l’injustice et toutes les formes d’oppression.

https://bdsmovement.net/news/pacbi-mourns-loss-john-berger

Traduction : JPP pour BDS France




Clermont-Ferrand contre Hewlett Packard complice de l’apartheid israélien

 Participation de Clermont à l’action BDS mondiale pour le Désinvestissement de  Hewlett Packard, fin novembre-début décembre 2016, à l’appel du BNC palestinien (https://bdsmovement.net/boycott-hp/week-of-action ).

HP (Hewlett Packard) contribue largement à la colonisation, au blocus, à l’oppression, à l’emprisonnement et au contrôle du peuple palestinien par l’Etat israélien (voir explications dans le tract ci-joint ).

Mille exemplaires de ce tract, appelant à ne pas acheter de produits HP comme cadeaux de Noël, ont été distribués aux clients d’Auchan Nord (quartiers populaires, 10 décembre) et du centre Jaude hébergeant la FNAC (centre ville, 14 décembre) par deux groupes de 4 militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63.

L’accueil des clients d’Auchan a été bon, notamment de la part des jeunes et plus particulièrement des filles ; beaucoup nous ont dit « on ne savait pas mais maintenant nous ferons attention ». Une cliente est venue discuter longuement avec nous, et nous a dit que beaucoup de personnes de sa connaissance étaient au courant de nos actions et nous en remerciaient mais que pour leur part même si elles avaient le désir de se joindre à nous c’était difficile, et encore plus depuis l’état d’urgence.

Autour du centre commercial « Jaude », les clients étaient plus pressés de faire leurs courses de Noël, parfois indifférents, très rarement opposés, mais beaucoup ont lu et conservé le tract. Certains nous ont remerciés de les informer ainsi sur cette complicité peu connue. Une jeune femme nous a demandé nos contacts pour nous rejoindre éventuellement dans des actions futures.

Nous avions auparavant distribué quelques dizaines de ce tract pour le boycott d’HP, sur nos stands de ventes solidaires de produits palestiniens (huile d’olive, savon, poteries, keffiehs), au marché de Noël de Riom le 4 décembre, ainsi qu’au cinéma Le RIO le 4 décembre après la projection du film « 3.000 nuits » sur les prisonnières palestiniennes.

Nous avons par ailleurs appelé nos contacts à signer la pétition internationale ici :

http://org.salsalabs.com/o/641/p/dia/action3/common/public/?action_KEY=20604

 

 

 




Très belle mobilisation dans toute la France le 10/12 à l’occasion de la journée nationale #EmbargoContreIsraël !

 

 

De très nombreuses villes de France se sont mobilisées le samedi 10 décembre pour réclamer un embargo militaire contre Israël, et notamment  l’abandon par la France de l’achat du drone « Skylark 1LE » de la société israélienne Elbit Systems.

Des cartes postales à l’attention du Président de la République ont été signées, des centaines de tracts distribués et plusieurs centaines de signatures de notre pétition recueillies.

Retour en images des différents comités et collectifs:

Morlaix – Bretagne

« L’association demande au chef de l’Etat de rejeter le drone Skylark de la société israélienne Elbit Systems, en compétition dans l’appel d’offres de l’Armée de terre française qui doit s’équiper de nouveaux drones de reconnaissance. »

 

 

 

 

 

 

 

 

http://www.letelegramme.fr/finistere/morlaix/france-palestine-solidarite-400-signatures-recueillies-11-12-2016-11326778.php?share_auth=16f90a5e363fb38648e19bfd5b2a12fc#closePopUp

 

https://www.bdsfrance.org/mobilisation-reussie-a-lille-contre-la-collaboration-militaire-franco-israelienne/

https://www.bdsfrance.org/les-militants-bds-presents-a-lyon-le-samedi-10122016-embargocontreisrael/

https://www.bdsfrance.org/action-afps-bds-embargocontreisrael-a-albertville/

 

https://www.bdsfrance.org/a-montargis-embargocontreisrael/

https://www.bdsfrance.org/a-marseille-embargocontreisrael/

https://www.bdsfrance.org/a-metz-embargocontreisrael/

https://www.bdsfrance.org/a-orleans-embargocontreisrael/

https://www.bdsfrance.org/a-millau-embargocontreisrael/

https://www.bdsfrance.org/10-decembre-pour-la-liberte-dexpression-de-bdsf34-et-lembargo-militaire-contre-israel/

https://www.bdsfrance.org/belle-action-bds-a-paris-aujourdhui-dans-le-cadre-de-la-journee-nationale-pour-lembargo-militaire-contre-israel/

 




Mobilisation réussie à Lille contre la collaboration militaire franco-israélienne

Mobilisation réussie à Lille contre la collaboration militaire franco-israélienne

AFPS 59/62 – Lille le 11 décembre 2016

Samedi 10 décembre 2016 après-midi, à proximité des gares et d’Euralille à Lille, à l’appel d’un collectif animé par la Communauté palestinienne du Nord et l’AFPS Nord-Pas de Calais, plus de 50 personnes se sont réunies pour exiger : « Halte à la collaboration militaire franco-israélienne ».

 

Il s’agissait de la première réplique publique marquante dans le Nord-Pas de Calais, à l’annonce d’un engagement militaire commun franco-israélien, suite aux révélations de manœuvres aériennes communes précédées de manœuvres navales, conduisant à une journée nationale d’action avec BDS France (en liaison avec le projet d’achat de drones israéliens par l’armée française).

 

Rejoints par un public nombreux et chaleureux, les militants de l’AFPS, de la Communauté palestinienne du Nord, du MRAP, de Survie, de Jeunes Communistes, du PCF et de la Coordination communiste se sont retrouvés autour du stand de l’AFPS avec des drapeaux palestiniens et la banderole BDS sur fond de musique palestinienne. Ils ont crié leur colère contre les crimes israéliens, leur volonté que cesse la collaboration militaire avec l’État criminel israélien dont le boycott est nécessaire pour que triomphe le droit. Plus de 1000 tracts ont été distribués, près de 200 signatures exigent l’embargo militaire contre Israël, tandis plus de 100 exigent l’abrogation des circulaires criminalisant BDS. Deux adhésions à l’AFPS ont été réalisées, tandis que le stand militant de l’AFPS Nord-Pas de Calais a recueilli un grand succès.

 

La profondeur des liens qui unissent autorités françaises et autorités d’occupation israélienne, jusque dans une collaboration militaire belliciste via l’engagement français dans l’OTAN et son commandement intégré, conduit à poursuivre l’action. De nouvelles initiatives, notamment en direction des élus, se préparent. Le stand militant, Place des Buisses à Lille, est appelé à se tenir régulièrement.




Les militants BDS présents à LYON le samedi 10/12/2016 #EmbargoContreIsraël

NON à l’achat de drones israéliens ! #EmbargoContreIsrael

C’est en pleine fête des lumières de LYON que les soutiens au peuple palestinien, ont tenu un stand place de la République.

Beaucoup de monde dans les rues, des lyonnais bien sur, mais aussi beaucoup de touristes, pour l’occasion.

Signature de 100 pétitions et de 50 cartes postales adressés au président de la République discussions et informations furent échangées avec un public très attentif.

Sous la musique de Palestine, de nombreux tracts ont été diffusés et une dizaine de contacts ont été pris.

Une exposition sur la situation des prisonniers et un tract sur le boycott d’HP complétaient ce point d’information et de mobilisation.

Une bonne après midi sous le soleil … de Palestine !

 




A Montargis, #EmbargoContreIsraël

Le comité BDS du Montargois a participé à l’action nationale Non à l’achat de drones israéliens par la France. 20 personnes ont participé dans la rue commerçante de Montargis pendant une heure.

250 tracts auxquels avait été ajouté un verso présentant la campagne BDS ont été distribués . La pétition a été signée par 75 personnes, les cartes par 55 personnes.

Lors du Festival du livre « Autrement, autres mots », les 26 et 27 novembre, le comité avait recueilli sur son stand 49 signatures pour la pétition et 43 pour les cartes.

 




Action AFPS-BDS, #EmbargoContreIsraël à Albertville

Nous avons essayé de créer la surprise, samedi 10 décembre à 16h, sur la Place de l’Europe à Albertville en entonnant la chanson du déserteur adaptée à la demande d’embargo militaire contre Israël (Mr Le Président, je vous fais une lettre… Le boycotteur – texte complet en fin de vidéo). Un vingtaine de militants Afps, Parti Communiste Français, Mouvement de la Paix, Ligue des droits de l’Homme, Parti de Gauche étaient présents pour distribuer cartes postales à adresser au Président de la République (une cinquantaine) et tracts, faire signer la pétition, pendant une heure dans un froid sec. Une information sur le boycott d’HP a été également faite, entreprise assurant la technologie informatique de l’armée israélienne d’occupation.
Bon accueil réservé par les passants, indifférence aussi bien sûr; des discussions intéressantes. Pas d’intervention de la police municipale. Venue impromptue d’une journaliste du Dauphiné Libéré.
Vidéo (6mn) sur le site Afps-Savoie: http://afps-savoie.org/2016/12/11/action-afps-bds-pour-un-embargo-militaire-contre-israel/




A Millau #EmbargoContreIsraël

A Millau #EmbargoContreIsraël

Ce vendredi 9 décembre, sur le marché de Millau, les militants de BDS ont fait signer 100 cartes postales adressées au Président de la République, récolté 30 signatures  sur la pétition nationale, et distribué plus de 200 tracts.

 

 




A Marseille #EmbargoContreIsraël

Samedi 10 décembre, de 14h à 16h, nous étions une dizaine de militants de BDS France Marseille et de l’UJFP sur la place de la Joliette, à la sortie du métro et à la descente du tramway, haut-lieu de passage pour se rendre dans le temple de la consommation que sont les Terrasses du Port…
 Nous avons distribué 750 tracts demandant d’un côté à HP (Hewlett packard) de cesser de soutenir les violations israéliennes du droit international, de l’autre à la France de ne pas acheter de drones israéliens. Nous avons aussi fait signer une cinquantaine de cartes postales destinées au président de la République, demandant l’embargo militaire envers Israël.
Bien que la période et l’emplacement  ne soient pas les plus favorables à la solidarité internationale, nous avons eu de nombreuses réactions chaleureuses, notamment de la part de groupes de jeunes. Et bien sûr, comme d’habitude, quelques sionistes enragés (4)…

 




À Metz #EmbargoContreIsraël

À Metz #EmbargoContreIsraël
Une dizaine de militants de BDS 57 ont mené une action au marché samedi pour expliquer aux passants pourquoi nous étions opposés à ce que la France achète des drones israéliens.
Nous avons distribué 150 tracts et fait signer les cartes postales adressées au Président de la République.

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