Natalie Portman refuse le prix Israël à la lumière des crimes commis par cet État à Gaza

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) / États-Unis – 20 avril 2018

Dans une déclaration, la star d’Hollywood déclare que « des événements récents en Israël avaient  été extrêmement bouleversants pour elle et qu’elle ne se sent pas à l’aise d’avoir à participer à quelque événement public en Israël », et qu’ « elle ne peut pas, en toute conscience, aller s’engager dans cette cérémonie ».

19 avril 2018 – Après des décennies de flagrantes violations des droits humains contre les Palestiniens, le récent massacre par Israël de manifestants pacifiques à Gaza a rendu son image si toxique que même des personnalités culturelles israélo-américaines de grand renom, comme Natalie Portman, refusent maintenant de blanchir ouvertement, ou par l’art, Israël de ses crimes et de sa politique d’apartheid.

Le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, conduit par les Palestiniens et nominé pour le prix Nobel de la paix, s’est grandement développé dans le courant culturel dominant au cours de ces dernières années. Sur les 26 nominés aux Oscars en 2016, aucun n’a accepté de faire ce voyage de la propagande israélienne, tous frais payés.

Vers la fin 2017, la star néo-zélandaise Lorde a bien pris en compte les appels de militants BDS et elle a annoncé qu’elle annulait son concert de rock à Tel Aviv. Réagissant à une campagne hideuse de dénigrement lancée contre elle par des personnalités du lobby pro-Israël aux États-Unis, plus d’une centaine d’artistes, dont des stars d’Hollywood, ont signé une lettre dans The Guardian afin de la soutenir.

Comme le conclut un article du Washington Post à propos de l’acte de solidarité de Lorde envers les Palestiniens :
« Lorde aura été très probablement l’une des dernières grandes artistes à prévoir une date de concert en Israël sans en avoir préalablement, semble-t-il, pleinement considéré les implications mondiales.  Désormais… le simple fait de programmer une date de concert en Israël sera considéré comme un acte politique ».

Le refus des honneurs d’Israël par Portman vient appuyer cette conclusion.

Comme ce fut le cas dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, le mouvement BDS appelle tous les artistes et toutes les personnalités culturelles à respecter la ligne de protestation non violente des Palestiniens et à se tenir à l’écart de l’apartheid d’Israël jusqu’à ce que les droits des Palestiniens, instaurés par les Nations-Unies, soient pleinement respectés.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer au combat des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité. PACBI plaide pour le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur étroite et persistante complicité avec le déni par Israël des droits des Palestiniens tels que stipulés par le droit international. Allez sur le site de PACBI https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source : https://bdsmovement.net/news/natalie-portman-rejects-israel-prize-light-its-crimes-gaza

Traduction : JPP BDS France




BDS Montpellier: le soutien à la « Grande Marche du Retour », partie intégrante du mouvement social !

Le cortège BDS France Montpellier dans la manifestation de 2000 personnes

Conformément aux engagement de soutien à la Grande Marche du Retour initiée à Gaza, la Campagne BDS France appelait à un second rassemblement « 2ème Petite Marche pour Gaza » le samedi 14 avril 2018 place de la Comédie.

Personne ne nous empêchera de dénoncer les crimes israéliens place de la Comédie

A peine arrivés que la police municipale nous intimait l’ordre de plier bagages et quitter les lieux. Nous avons patiemment expliqué aux policiers que nous étions face à un abus de refus de liberté d’expression et que nous avions décidé de désobéir face à cette demande. En effet en 2017, trois associations 1901 dûment déclarées ont déposé 5 demandes d’autorisations pour tenir un stand « de solidarité avec la Palestine » place de la comédie. Ces 5 demandes ont été faites dans les délais et conformément à la règlementation en vigueur par le MAN (Mouvement pour une alternative Non-violente), PODEMOS Montpellier et CCIPPP34 (Campagne Civile pour la protection du peuple Palestinien). Chaque fois la Mairie a refusé l’autorisation de stand place de la Comédie. Cette interdiction fait suite à une campagne de la LICRA et des association pro-israéliennes (comme le CRIF , CCCJM…) demandant à la Mairie d’interdire toutes expression publique du BDS Montpellier notamment place de la comédie.

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Le Maire de la Ville a immédiatement satisfait la demande de la LICRA et des officines sionistes et depuis le mois de Mai 2015 il interdit toute expression de solidarité à la Palestine place de la Comédie. Vaine interdiction puisque la Campagne BDS France refuse de se plier à  cette privation de la liberté d’expression.

Il faut dire que le maire de Montpellier, M. Saurel,  en fervent héritier de  G. Frêche a un lourd passé (et présent!) de soutien à Israël. Avec son mentor G. Frêche, il a assidûment commémoré – et financé – durant des dizaines d’années, devançant D. Trump de 40 ans ! Jérusalem « une et indivisible capitale d’Israël », sans jamais s’émouvoir de la violation du droit international que représentait et représente toujours ce type de manifestation. Il approuve et soutient un régime qui colonise et occupe illégalement la Palestine depuis 70 ans, mais ne peut tolérer la tenue d’un stand et d’un chapiteau de soutien à la Palestine durant deux heures place de la comédie. Il se moque bien de l’affichage sauvage dans le quartier populaire de La Paillade laissé à l’abandon en de nombreux endroits, mais diligente ses éboueurs municipaux  pour nettoyer au karcher, à deux reprises toutes les affiches BDS appelant à boycotter un spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien au théâtre municipal Jean Vilar.

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La lutte pour l’embargo militaire et pour le désinvestissement des entreprises (AXA, HP…) qui collaborent à la répression et aux crimes de l’apartheid israélien.

 

Sous la protection solidaire et chaleureuse des montpelliérains-nes la Campagne BDS France Montpellier dénonce les crimes israéliens commis dans la Bande de Gaza et organise la solidarité à la Grande Marche du retour.

 

 

Le BDS France Montpellier une composante de la convergences des luttes

Dans un appel international du 7 mars 2017, intitulé : »Le racisme et la discrimination raciale sont les antithèses de la liberté, de la justice et de l’égalité « ,  le BNC Palestinien (Comité national BDS Palestinien) déclarait, incluant l’exploitation économique, les questions sociales et environnementales dans les intersectionnalités habituelles :

« (…) nous sommes solidaires des personnes d’origine africaine, des peuples indigènes, des sans-terre, des réfugiés et des migrants, des personnes exploitées et opprimées pour le progrès économique de quelques-uns, et de celles qui sont discriminées et persécutées pour leurs croyances ou leur identité, incluant la caste. Nous soutenons leurs luttes respectives pour la justice raciale, économique, sexuelle, environnementale et sociale. »

C’est donc sans hésitation que BDS France Montpellier a répondu favorablement à l’appel des la coordination étudiante de faire converger vers la grande manifestation étudiante (2000 personnes) du samedi 14 avril les manifestations prévues ce jour là. Après un heure d’intervention place de la comédie et reçu un 5ème PV municipal pour occupation illégale(!) de l’espace public, le cortège BDS France Montpellier a traversé le coeur de ville et rejoint la grande manifestation.

Panorama de la manifestation fortement perturbée par les tirs de grenades lacrymogènes :

 

quelques images :

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Tract distribué pendant la manifestation (2000  diffusés)

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Appel à action: Gaza assiégée mais pas seule ! Développons un embargo militaire

Cher supporteur,

Comme toi, nous sommes témoins du massacre qu’Israël poursuit contre des manifestants palestiniens non armés à Gaza. Avec leurs manifestations qui nous inspirent, ils protestent contre douze ans de siège d’Israël et réclament le droit au retour dans leurs maisons, droit sanctionné par l’ONU mais dont ils ont été privés sous le coup d’un nettoyage ethnique.

Les militants de Gaza demandent : « Que fait le monde pendant que le massacre perpétré par Israël est transmis en direct ? » Il nous revient d’assurer qu’ils ne soient pas seuls face aux crimes d’Israël.

Nous devons diriger notre colère à l’égard des atrocités d’Israël vers des actions destinées à établir la responsabilité d’Israël. Ensemble nous pouvons intensifier les campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS)

Notre stratégie concrète, solidaire enverra un message puissant de soutien aux Palestiniens de Gaza : Vous n’êtes pas seuls et nous agirons pour tenir Israël responsable de ses meurtres de manifestants palestiniens.

Renforcer, faire entrer dans la norme et populariser l’appel palestinien pour un embargo militaire à double sens sur Israël est la réponse la plus efficace au massacre qu’Israël est en train de mener. Cela veut dire agir pour mettre fin à toutes les ventes et à tous les achats d’armes depuis Israël et vers Israël et mettre fin aux partenariats militaires et policiers avec l’État d’Israël.

Le Comité National BDS, qui est la coalition la plus large de la société civile palestinienne, en appelle aux gens de conscience, aux syndicats, aux municipalités, aux partis politiques, aux mouvements sociaux, aux groupes étudiants, aux universitaires, aux artistes, aux églises et aux groupes LGBTQ du monde  pour :

  • Prévoir des actions d’intensification et d’amplification des campagnes liées à l’appel pour mettre fin aux liens militaires et sécuritaires avec Israël. Par exemple, une manifestation contre G4S, HP ou des banques complices (comme Axa et HSBC) et des compagnies ayant des liens militaires, développer des campagnes pour mettre fin aux partenariats avec la police d’Israël, comme la Deadly Exchange campaign, (Campagne sur les échanges mortels) etc.

Mettez le hashtag #MilitaryEmbargo ou #StopArmingIsrael.

 

  • Demander une prise de position et/ou un débat sur un embargo militaire contre Israël à votre Parlement ou Congrès : faites pression sur vos partis politiques, représentants élus et votre gouvernement pour rompre les liens militaires avec Israël.

 

  • Faire passer une motion exigeant un embargo militaire contre Israël dans votre conseil municipal, votre église, votre syndicat ou tout autre organisation de la société civile. Ces motions sont essentielles pour populariser l’exigence d’embargo militaire à l’égard d’Israël, une exigence que nous pouvons construire de façon durable à partir de la base.

 

  • Organiser des manifestations pour faire pression sur votre gouvernement : mobilisez les manifestations pour faire pression sur votre gouvernement pour qu’il mette fin à ses liens militaires et sécuritaires avec Israël.

 

  • Écrivez dans la presse locale pour expliquer pourquoi vous soutenez un embargo militaire.

Pour plus d’information, rendez-vous sur la page de la campagne du BNC pour l’embargo militaire.

Écrivez-nous s’il vous plaît pour nous faire part de vos plans d’action, de vos questions et pour nous envoyer des photos !

Deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza occupée montrent un courage et une détermination incroyables pour conquérir leurs droits. La #GrandeMarcheduRetour continue malgré le meurtre délibéré par Israël de plus de 30 manifestants non armés et les blessures infligées à plus de 3 000 d’entre eux. Des Palestiniens qui sont des journalistes, des enfants,  des femmes, des jeunes et du personnel médical ont fait partie de ces cibles.

Ensemble nous pouvons assurer qu’ils ne soient pas seuls !

Solidarité,

Le Comité National BDS (BNC)

Le Comité National Palestiniens BDS (BN) est la plus large coalition de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Suivez nous sur Facebook et Twitter

Dites à vos amis de s’inscrire sur notre site pour recevoir les mises à jour

 

Source: BNC

Traduction: SF pour BDS France

 




Dublin devient la première capitale européenne à soutenir le BDS en faveur des droits des Palestiniens et rejette Hewlett Packard pour complicité avec l’apartheid israélien

« Dublin a répondu de la manière la plus forte à ce jour aux massacres commis dernièrement par Israël contre des manifestants palestiniens sans armes dans la bande de Gaza, occupée et assiégée. C’est le succès le plus impressionnant du mouvement BDS depuis le début de 2018. »

Par Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee (BNC)  / Irlande

11 avril 2018 — Lundi (9 avril) Dublin est devenue la première capitale européenne à soutenir le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) en faveur des droits des Palestiniens. Mentionnant « le blocus et le siège inhumains infligés à Gaza » par Israël, le Conseil municipal de Dublin s’est engagé à mettre fin à tous ses contrats commerciaux avec Hewlett Packard (HP), ses sociétés de marque et entreprises dérivées, toutes ciblées par BDS, y compris DXC Technology, étant donné leur complicité dans les graves violations des droits humains des Palestiniens commises par Israël.

Hier (mardi 10 avril), Israël a essayé vainement d’empêcher le maire de Dublin d’entrer sur le territoire alors qu’il devait assister à des réunions à Ramallah. Les autorités israéliennes ont confondu son titre et son nom, suscitant les moqueries d’activistes des médias sociaux, palestiniens ou non. Le maire Mícheál MacDonncha participe à des rencontres avec des Palestiniens dans les territoires palestiniens occupés.

Des dizaines de milliers de Palestiniens se sont rassemblés pour manifester pacifiquement contre le siège et revendiquer les droits des réfugiés palestiniens, qui constituent la majorité à Gaza, à revenir dans le foyer originel dont ils ont été déplacés par la force, ces droits leur étant reconnus par les Nations unies.

Abdulrahman Abunahel, coordinateur à Gaza du BNC, coalition palestinienne qui impulse le mouvement mondial de BDS en faveur des droits des Palestiniens, s’est exprimé en ces termes :

Dublin a répondu de la manière la plus forte à ce jour aux massacres commis dernièrement par Israël contre des manifestants palestiniens sans armes dans la bande de Gaza, occupée et assiégée. C’est le succès le plus impressionnant du mouvement BDS depuis le début de 2018.

Alors que les gouvernements des États-Unis et de l’Europe sont totalement complices des crimes d’occupation et d’apartheid commis par Israël, le peuple irlandais, avec sa longue tradition de lutte contre le colonialisme, a montré que les hommes et les femmes de conscience se tiennent du bon côté de l’histoire, contre l’oppression et pour la liberté, la justice, l’égalité et la dignité humaine.

Au bout de 70 ans de dépossession, 50 ans d’autorité militaire, et un siège destructeur de 10 années qui nous asphyxie dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde, nous avons besoin de cette solidarité authentique, surtout sous la forme du BDS. Rien que dans les deux dernières semaines, l’armée israélienne, appliquant une politique du « tirer-pour-tuer-ou-mutiler », a déjà tué à Gaza 30 civils palestiniens et en a blessé plus de 3 000.

La mesure prise par le Conseil municipal de Dublin en excluant les sociétés HP constitue un pas important vers la fin des liens en matière militaire et de sécurité avec Israël et des entreprises qui rendent possible son système d’oppression. L’exigence la plus importante présentée par les Palestiniens en réaction au dernier massacre commis par Israël consiste à demander un embargo militaire similaire à celui qui avait été mis en œuvre par les Nations unies contre l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Grâce aux femmes et aux hommes de Dublin, aux partisans irlandais des droits palestiniens en d’autres lieux et au nombre croissant de militants du BDS dans le monde entier, nous, Palestiniens, dans nos heures les plus sombres, avons la certitude de ne pas être seuls, et de pouvoir, toutes et tous ensemble, incurver l’arc de l’histoire dans la direction de la justice. »

Cette victoire du soutien aux droits des Palestiniens s’inscrit dans le sillage de deux autres victoires récentes en Irlande. Au début de ce mois, l’Association nationale irlandaise des enseignants (Irish National Teachers Organisation, INTO), forte de plus de 40 000 membres, a adopté une résolution qui reflète la position sur la Palestine du Congrès irlandais des syndicats (Irish Congress of Trade Unions, ICTU), fort de 800 000 membres en accordant un plein soutien au mouvement BDS et à ses aspirations. Et, il y a moins d’une semaine, l’Union des étudiants d’Irlande (Union of Students in Ireland, USI), qui représente 374 000 étudiants de l’enseignement supérieur, a voté de la même manière.

Aujourd’hui même (11 avril), Cork, la troisième ville d’Irlande, a exhorté le gouvernement irlandais à « condamner » le « massacre récent » de civils palestiniens par l’armée israélienne à Gaza et à « prendre des mesures diplomatiques contre Israël en expulsant un certain nombre de ses diplomates et en reconnaissant l’État de Palestine. »

Les violations des droits humains des Palestiniens perpétrées par Hewlett Packard sont confirmées par de nombreux éléments. Non seulement HP fournit à l’armée israélienne des services et de la technologie qui permettent l’occupation militaire et le siège de Gaza par Israël ainsi que des technologies biométriques qui donnent au gouvernement israélien les moyens de mettre en œuvre son système de ségrégation raciale contre les Palestiniens, mais HP s’est montré complice d’Israël en équipant le système carcéral israélien, tristement célèbre pour sa pratique de la torture et d’autres atteintes aux droits humains.

Les campagnes de BDS pour les droits humains des Palestiniens ont déjà infligé à HP des dommages sur le plan financier et sur celui de la réputation. Plusieurs mouvements chrétiens des États-Unis ont déjà retiré leurs investissements chez HP au niveau national, et 26 églises chrétiennes, dans tout le pays, se sont engagées à être des églises sans HP qui refusent d’acheter le moindre produit HP. La campagne contre HP a suscité le soutien de groupes de croyants, d’associations étudiantes et de syndicats du monde entier. Face à une telle pression, HP a procédé à un remaniement de ses structures qui ne change rien au degré de complicité des sociétés impliquées et ne les protège pas contre les campagnes de BDS.

En prenant cette décision, Dublin rejoint des dizaines de collectivités locales en Espagne, en Norvège, en Suède, en France, au Royaume-Uni, en Belgique et en Australie qui ont adopté des résolutions de soutien au BDS ou ont pris l’engagement d’éviter de conclure des transactions avec des sociétés visées par le mouvement BDS en raison de leur complicité avec les violations des droits humains des Palestiniens commises par Israël.

Le Comité national palestinien du BDS (Palestinian BDS National Committee, BNC) est la coalition la plus vaste de la société civile palestinienne. Elle anime et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.




MANIFESTactions ! pour Gaza

La mobilisation BDS France Montpellier du samedi 7 avril 2018 fera date à Montpellier. Plus de 250 personnes ont écouté les diverses interventions des militants-tes BDS France Montpellier place de la Comédie avec un pic plus important au moment de la prise de parole, en direct de GAZA, de Haider Eid, coordinateur BDS pour la Bande de Gaza, solennellement écouté et chaleureusement applaudi.

LA MANIFESTaction

Comme toutes les manifestations BDS, celle-ci a été combative. La colère, mais aussi l’enthousiasme et la solidarité explosent et s’expriment du début à la fin des manifestations. Déjà en 2014, BDS Montpellier avait ancré les manifestations dans l’activité BDS, en lien avec les campagnes en cours. Ainsi une manifestation de plus de 2000 personnes avait marché « sur la Mairie » pour protester contre la « Journée sioniste » dite de Jérusalem et contre le jumelage avec la ville israélienne de Tibériade.

Cette fois-ci, répondant à l’Appel du BNC palestinien qui cible l’embargo sur les armes et les entreprises qui collaborent aux programmes d’armement, à la surveillance dite « sécuritaire » et à la répression des populations civiles, le parcours de la manifestation a ciblé deux agences AXA.

Une première intervention faisant le point sur les massacres des 30 mars et 6 avril,

(3mn 43)

https://youtu.be/ZqIJngfVdKY

Et en attendant l’heure du rendez-vous avec Haidar Eid, ont successivement été développées des interventions sur la désobéissance civile comme forme de résistance  aux complicités nationales et locales avec l’apartheid israélien,

4mn44

https://youtu.be/k6FsTPAvli4

Et aussi de comment combattre ici l’apartheid israélien en visant toutes les représentations et présences israéliennes officielles, telles que les spectacles soutenus par Israël, comme le prochain festival « Montpellier Danse » qui a programmé deux spectacles dans le cadre de la « Saison France – Israël », véritable opération de propagande en faveur de l’État d’apartheid.

3mn50

https://youtu.be/dJzTDv5MdQM

 

Puis nous avons écouté Haidar Eid : (13mn45)

https://youtu.be/3Cx05Zv9uE0

 

Et enfin la manifestation qui dans son tour de ville a ciblé deux agences AXA, complices de l’apartheid…

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https://youtu.be/iIAEdXd8rrY

 

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Robert Guédiguian et Ariane Ascaride en apartheid Israël : une faute politique et morale

Nous avons été déçus d’apprendre que Robert Guédiguian et Ariane Ascaride avaient répondu d’un oui franc à l’invitation de la quinzième édition du festival du film français en Israël dans les cinémathèques de Tel Aviv,
Jérusalem, Haïfa, Holon, Herzliya…

On peut penser que le rôle d’Unifrance, sous l’égide du Ministère des Affaires Etrangères français, pour organiser ce type de manifestations répond principalement à des critères commerciaux, mais Robert Guédiguian et Ariane Ascaride sont des acteurs et des porte–paroles d’une certaine idée du cinéma français qui refuse la collaboration avec le libéralisme débridé ou le racisme quand il s’agit de vie sociale.

Pourtant, il n’y pas de vie sociale sans vie culturelle et une question se pose alors : il n’y a pas de collaboration de ces artistes avec les forces de droite ou d’extrême droite sur le territoire national, alors pourquoi une telle collaboration est-elle possible avec l’État israélien dans des lieux chargés de l’histoire de la Nakba ?

Peut-être que Robert Guédiguian et Ariane Ascaride nous diront qu’ils transportent un morceau de France avec eux, au nom du partage ? Du partage avec l’État d’apartheid et son armée d’occupation, du massacre de dizaines de manifestants palestiniens non-armés comme vendredi dernier à Gaza ?

Peut-être qu’ils diront qu’ils ne savaient pas ? Peut-être n’ont-ils pas entendu parler des appels lancés par Desmond Tutu, Eyal Sivan, Roger Waters ou Ken Loach ou des israéliens de « Boycott from Within » à ne pas cautionner la politique coloniale et d’apartheid pratiquée par les gouvernement de Tel-Aviv. Ou ne savent-ils pas que Caetano Veloso, après avoir brisé le boycott en 2016, a fait une déclaration magistrale à son retour en affirmant qu’il ne remettrait plus les pieds dans ce pays ? Mais peut-on vraiment envisager une telle déconnexion de la résistance du monde de la culture à la politique criminelle israélienne ?

Peut-être nous diront-ils que le cinéma et la culture ne sont pas politiques ? Air connu, surtout à droite et même très à droite, mais peu crédible de la part d’un Robert Guédiguian qui, lors d’un passage sur France 5, rappelait que tout était politique. Il suffit de se rappeler que Jean-Luc Godard en fit l’art le plus politique, justement avec des Palestiniens dans « Ici et Ailleurs ». Ou à l’opposé de Muriel Robin posant « pacifiquement » il y a quelques jours, sourire aux lèvres, avec une militaire israélienne et son fusil d’assaut après, en compagnie de Michèle Laroque, avoir méprisé l’appel au boycott lancé par la société civile palestinienne en lutte pour sa liberté et sa dignité.

Nous espérons que comme Caetano Veloso, ils auront le courage de reconnaître leur faute morale et politique, et de présenter, à défaut d’excuses, leurs regrets au peuple palestinien.

Bernard, membre de la Campagne BDS France




300 personnes à Clermont pour GAZA et pour BDS

Manifestation à Clermont-Ferrand : « GAZA, halte aux massacres et au blocus – Boycott et Sanctions contre l’Etat d’Israël »

Environ 300 personnes se sont  rassemblées samedi 7 avril à 14h sur la place de Jaude de Clermont-Ferrand (où déambulaient de nombreux passants sous le soleil), pour dénoncer les crimes de guerre cyniques commis depuis le vendredi 30 mars par l’armée israélienne contre les habitants de Gaza qui manifestaient pacifiquement contre le blocus et pour leur droit au retour sur la terre de Palestine.

Cette manifestation a eu lieu à l’initiative de l’AFPS 63 et BDSF 63, et à l’appel de 33 organisations signataires du tract ci-joint, ainsi que plus récemment de 3 autres organisations : « Ass. Excellence Education Savoir », « Génération.s 63 » et « Mosaïc 63 ». Le syndicat Solidaires Auvergne avait mis à disposition son véhicule et la sono, et le NPA tiré la moitié des 2.000 tracts du Collectif (1.100 ont été distribués au total).

 

A partir de 13h, une quinzaine de militants (AFPS, BDSF, NPA, UNEF, …) ont distribué des centaines de tracts dans des zones passantes du centre ville.

L’accueil des manifestants a été un peu chahuté par la sono d’un stand voisin de LREM en campagne pour les européennes de 2019, d’où quelques échanges verbaux et slogans dénonçant la complicité de Macron avec Israël, jusqu’à ce que des militants du Collectif Palestine aillent calmer le jeu, et qu’un cordon de policiers vienne s’interposer. La présence de ce stand LREM nous a toutefois valu une bonne visibilité de la manifestation dans le journal de FR3 Auvergne (voir entre 1 min 30 et 1 min 52) :

 

Vers 14h30, Marwan de l’AFPS a lu une liste, malheureusement incomplète, des noms et de l’âge des jeunes victimes. Puis les participants, qui reflétaient une grande diversité de citoyens de tous âges, dont de nombreuses femmes, ont fait une minute de silence, la plupart en s’allongeant par terre. Nous avons ensuite défilé pendant plus d’une heure autour de la place de Jaude, puis sur un parcours du centre ville autour de la préfecture, derrière une grande banderole « Justice pour les Palestiniens, Boycott et Sanctions contre Israël », ainsi que de nombreux drapeaux AFPS et une banderole BDSF.

Le défilé a été très dynamique et déterminé, de très nombreux manifestant-e-s reprenant sans cesse 4 slogans principaux :

« GAZA VIVRA, PALESTINE VAINCRA » ; « ISRAËL ASSASSIN, MACRON COMPLICE » ; « BOYCOTT ISRAËL, ÉTAT CRIMINEL » ; «A PARIS COMME A BRUXELLES, DES SANCTIONS CONTRE ISRAËL ». Des visuels A4 et A3 avec ces slogans étaient portés par de nombreuses personnes.

Des slogans de l’UNEF pour la libération de Salah Hamouri et des prisonniers politiques palestiniens ont aussi été repris par la manifestation.

Comme ni Mr le Préfet, ni son représentant n’avaient prévu de nous recevoir ce samedi, nous sommes ensuite revenus sur la grand place au pied de la statue de Vercingétorix, et différentes organisations ont fait des prises de parole avant la dispersion de la manifestation : AFPS 63, MJCF 63, Albertville Vallée Jourdain Solidarité, UNEF et CGT. Ces prises de parole ont, notamment, appelé le gouvernement français à prendre des sanctions fortes, comme l’embargo militaire, et nos concitoyens à boycotter l’État israélien, aux niveaux politique, économique, culturel, sportif et universitaire.

 

Nous avons enregistré une adhésion et 3 promesses d’adhésion à l’AFPS 63. Plusieurs manifestant-e-s que nous rencontrions pour la première fois ont indiqué avoir été mobilisé-e-s par notre page Facebook Palestine 63 solidarité.

 




Non à la présence d’Israël au théâtre Le Sillon à Clermont-l’Hérault.

 

5 militants BDS France 34  et Euro Palestine (venue de Béziers) en solidarité avec la Résistance du peuple Palestinien, ont distribué des tracts devant le théâtre, afin d’informer le public présent pour la représentation,  de la démarche de notre action .

Le directeur du théâtre qui était présent à été très attentif.

Une centaine de tracts ont ainsi été diffusés.

La veille le 21 mars, les mêmes tracts ont été partagés sur le marché du matin, devant le stand de Mariano, agriculteur de produits BIO qui fait l’objet de temps en temps de pression de la part des communes pour qu’il retire les tee shirts BDS qu’il prend soin d’accrocher sur son stand.

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En réponse au dernier massacre d’Israël à Gaza : un embargo immédiat sur les armes !

Palestine occupée, 02/04/2018– Rappelant le souvenir du massacre de manifestants pacifiques par le régime sud-africain d’apartheid à Sharpeville en 1960, l’armée israélienne a commis un nouveau massacre contre des civils palestiniens qui commémoraient pacifiquement la Journée de la Terre en Palestine, appelant à mettre un terme au brutal blocus de Gaza par Israël et affirmant le droit au retour des réfugiés palestiniens, droit reconnu par les Nations Unies.

L’impunité d’Israël pour le meurtre de Palestiniens, encouragée par un niveau de soutien sans précédent de la xénophobe administration Trump aux États-Unis et par la complicité continue de l’Union européenne, doit prendre fin.

Appuyant les appels à une enquête internationale indépendante, le Comité national palestinien pour BDS (BNC), la plus grande coalition de la société civile palestinienne, dirigeant le mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en faveur des droits palestiniens, appelle à des mesures effectives pour qu’Israël rende des comptes, en particulier à un embargo militaire dans les deux sens, comme celui imposé contre l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Alors que des dizaines de milliers de Palestiniens marquaient pacifiquement la Journée de la Terre le 30 mars dans la bande de Gaza occupée et assiégée, les forces militaires israéliennes, ou comme le journaliste israélien Gideon Levy les a appelées, «  les forces de massacre israéliennes », ont ouvert le feu avec des balles réelles, des balles en caoutchouc et des gaz lacrymogènes, suivant délibérément le plan d’utiliser « beaucoup de force ». En conséquence, au moins 17 civils ont été assassinés et plus de 1400 blessés, la plupart par des balles réelles. Près de la moitié des blessés sont des jeunes.

La Journée de la Terre est commémorée par les Palestiniens chaque année depuis le 30 mars 1976, lorsque les forces militaires israéliennes ont tué six jeunes palestiniens au cours de manifestations pacifiques de masse en Galilée contre la politique israélienne à grande échelle de confisquer leurs terres ancestrales pour créer des colonies exclusivement juives.

Le meurtre et les blessures en masse de civils palestiniens dans la Bande de Gaza occupée, dans une zone qu’Israël définit arbitrairement comme sa « zone tampon », étaient prémédités. Israël avait annoncé le déploiement de 100 snipers pour cibler les manifestants non-violents, ignorant les avertissements d’Amnesty International. Un porte-parole de l’armée israélienne a accidentellement fourni la preuve que le massacre était prémédité en affirmant fièrement que «  rien n’a été fait sans contrôle ; tout était précis et mesuré. Nous savons où chaque balle a atterri. »

Les manifestations pacifiques de la Journée de la Terre marquent le début de six semaines de mobilisation populaire, qui culmineront le 15 mai, le jour de la Nakba, le 70ème anniversaire du nettoyage ethnique systématique par Israël de la majorité des peuples autochtones de Palestine. Des manifestations et des marches sont organisées par les Palestiniens dans la Bande de Gaza et la Cisjordanie occupées, ainsi que par les citoyens palestiniens d’Israël et les communautés de réfugiés palestiniens du monde entier, tous soutenant le droit fondamental des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs maisons et sur leurs terres et la fin de la politique israélienne de nettoyage ethnique.

Les réfugiés palestiniens, y compris les personnes déplacées à l’intérieur du pays, constituent plus de deux tiers du peuple palestinien.

Les manifestations populaires palestiniennes ne s’opposent pas seulement aux politiques israéliennes, vieilles de plusieurs décennies, de nettoyage ethnique, de siège et de déni des droits humains. Elles ciblent aussi l’administration américaine, qui se propose de déplacer l’ambassade américaine à Jérusalem, défiant le consensus international qui rejette la souveraineté israélienne sur la ville et considère que sa partie orientale est illégalement occupée et annexée.

Vendredi dernier, Israël s’est encore une fois servi des civils palestiniens comme de cobayes pour son laboratoire d’armements, testant ses nouveaux drones lâcheurs de gaz lacrymogènes sur les civils de Gaza. L’exportation de technologie militaire israélienne, « testée sur le terrain » contre les Palestiniens, contribue substantiellement à financer l’oppression des Palestiniens par Israël et l’agression militaire contre d’autres nations.

Le Comité national de BDS salue la résolution récente du Conseil pour les droits humains des Nations Unies appelant les états à garantir le respect du droit international, en particulier en empêchant le commerce des armes avec Israël.

Nous réitérons notre appel aux gens de conscience du monde entier à :

  • Faire intégrer à toutes les entités privées et publiques de votre pays la demande de mettre un terme à toute coopération et à tout commerce avec l’armée et le « secteur de la sécurité » israéliens.
  • Rejoindre les campagnes d’embargo militaire visant les compagnies militaires israéliennes et les autres compagnies impliquées dans les secteurs israéliens de l’armée et de la sécurité. Les exemples incluent la campagne contre Elbit Systems, qui teste ses armes sur les Palestiniens ; la campagne contre l’entreprise de sécurité G4S, qui entraîne la police israélienne à faire exécuter l’apartheid israélien ; et la campagne pour faire pression sur le groupe Hewlett Packard (HP) pour mettre un terme à la fourniture de technologie vitale au système des checkpoints israélien et à l’armée israélienne imposant le siège de Gaza.
  • Rejoindre ou organiser des campagnes contre la coopération entre la police israélienne et les forces de police à l’étranger, grâce à laquelle les doctrines et les techniques de répression brutale des manifestations pacifiques, testées par Israël, sont exportées dans le monde entier. Un exemple est la campagne « Deadly Exchange» (Echange mortel), conduite par l’association Jewish Voice for Peace.
  • Rejoindre ou organiser des campagnes pour mettre un terme à toute transaction avec des banques israéliennes et pour faire pression sur les banques et les fonds d’investissement internationaux, comme HSBC et Axa ,afin qu’ils mettent fin à leur complicité dans les violations des droits humains par Israël.

Source: BNC

Traduction: C.G pour BDS France

 




Netflix, il est temps d’abandonner les séries qui glorifient les crimes de guerre

Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Les Palestiniens pressent Netflix d’abandonner la série « Fauda » créée par d’anciens membres des escadrons de la mort de l’armée israélienne, qui légitime et encourage la violence raciste et les crimes de guerre.

Ramallah occupée, 29 Mars 2018  La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) appelle Netflix à abandonner la série policière « Fauda » parce que c’est un outil raciste anti-arabe de la propagande israélienne qui glorifie les crimes de guerre de l’armée israélienne contre le peuple palestinien. Faute de quoi, Netflix encourt le risque d’une pression populaire non-violente, voire d’une procédure sur sa responsabilité juridique.

PACBI fait intégralement partie du mouvement BDS non-violent pour la liberté, l’égalité et la justice en Palestine. Ce mouvement a été nominé pour le prix Nobel.

Ajoutant l’insulte à l’injure, Netflix prévoir la sortie de la saison deux en mai prochain, mois qui marquera le soixante dixième anniversaire de la Nakba de 1948, l’expulsion de masse de la majorité de la population indigène palestinienne de ses maisons et la destruction de centaines de ses villes et villages. Des historiens, dont des savants palestiniens et israéliens célèbres, ont documenté cette campagne systématique et délibérée de nettoyage ethnique.

La série « Fauda » fait la promotion de et légitime les actes de violence commis contre les Palestiniens dans le territoire palestinien occupé, par les escadrons de la mort de l’armée israélienne – ceux qu’on appelle les « Mistaravim » (déguisés en Arabes). Les auteurs du scénario, qui étaient membres de cette unité, ont basé la série sur les crimes de guerre commis par ces escadrons contre des Palestiniens.

Par exemple, l’unité secrète « Yasam » de l’armée israélienne, qui a inspiré les créateurs de Fauda, opère à visage découvert, habillée comme des civils arabes, ce qui s’apparente à de la « traîtrise » en droit humanitaire international. Elle est aussi responsable de nombreux assassinats ciblés, d’exécutions extra judiciaires et du meurtre et de l’arrestation violente de manifestants palestiniens non armés, dont de jeunes enfants. De plus, elle contrevient de façon répétée à l’inviolabilité des universités et hôpitaux palestiniens. Ces actes aussi constituent des crimes de guerre en droit international.

En aseptisant et en banalisant ces crimes, Fauda est directement complice de la promotion et de la justification de ces graves violations des droits humains. Comme il est écrit dans un article du quotidien Haaretz, Fauda a « rendu romantiques les aspects les plus répugnants de l’occupation israélienne ».

Le mois dernier, le président israélien Reuven Rivkin a accueilli une célébration qui a rassemblé l’équipe de Fauda, des dirigeants de l’escadron de la mort camouflé « Yamas » et des centaines de soldats israéliens. À cette rencontre, l’équipe de la série a exprimé sa gratitude envers Yamas en tant que « source d’inspiration » de la série et de « protecteurs de la vie ». Rivlin a exprimé sa « gratitude » et sa « fierté » de la série.

L’appropriation et la promotion de « Fauda » par l’armée et l’establishment politique israéliens révèlent son rôle significatif dans les efforts de marketing d’Israël comme dans sa campagne de propagande pour camoufler ses crimes de guerre contre le peuple palestinien.

Sur la base de ce qui précède, PACBI en appelle à Netflix pour qu’il suspende la production de la saison trois de la série, qu’il s’abstienne de diffuser la saison deux et qu’il retire la saison un de sa prestation.

L’abandon de Fauda ne créerait pas un précédent pour des services de streaming tels Netflix et HBO.

Face au développement du mouvement #MeToo, Netflix a suspendu son travail avec l’acteur Kevin Spacey après que celui-ci a été accusé d’inconduite sexuelle. Il a produit la dernière saison de House of Cards sans lui et sans son rôle. Le service a aussi dit qu’il ne diffuserait pas Gore, un film produit par Spacey dans lequel il jouait.

Netflix, HBO et d’autres services de streaming ont rompu leurs relations avec le comédien Louis C.K. accusé d’inconduite sexuelle. HBO a supprimé tous ses projets du service. Le distributeur de cinéma The Orchard a annulé la diffusion de son film. Et Disney a re doublé sa voix dans une série animée dans laquelle il était précédemment intervenu.

Netflix a mis au point une norme de responsabilité sociale en mettant fin à sa collaboration avec Kevin Spacey et Louis C.K. Cette norme doit maintenant inclure le refus de séries qui légitimisent et encouragent la violence raciste et les crimes de guerre.

La liberté d’expression est protégée par le Premier Amendement de la constitution américaine. Mais cette protection ne s’applique pas à la justification de ou à l’incitation à des « actions illicites imminentes » dont fait partie la violence raciale israélienne et ses violations flagrantes des droits humains des Palestiniens.

Netflix, soyez corrects et supprimez Fauda !

Source: PACBI

Traduction SF pour BDS France




IAW 2018 MARSEILLE: conférence avec Adri Nieuwhof

Voilà la soixantaine de personnes venues écouter Adri Nieuwhof, chercheuse, avocate des droits humains et journaliste à l’Electronic Intifada, nous parler de l’apartheid en Israël et du seul moyen d’aider le peuple palestinien à résister à ce système : la campagne BDS!
Merci à elle d’avoir si bien su captiver l’auditoire!

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LYON – IAW 2018: « Palestine sous Apartheid »

La conférence « Palestine sous Apartheid » du 22 mars à Lyon a été un incontestable succès. Une assemblée attentive de plus de 100 participants ont pu suivre l’exposé très construit d’ Adri Nieuwhof. C’est la première fois qu’une université lyonnaise accueillait en son sein une conférence dans le cadre de la « semaine contre l’Apartheid israélien » (IAW). L’implication forte des étudiants de l’université Lyon 2, en premier lieu le syndicat solidaires étudiant-e-s et l’association Art’issa ont généré ce succès.

L’exposé d’ Adri Nieuwhof a permis de mieux comprendre la situation actuelle des palestiniens et a également permis de revenir sur l’histoire de l’apartheid en Afrique du Sud. De l’histoire d’hier à l’Apartheid d’aujourd’hui, du quotidien sous occupation à la situation des universités palestiniennes, l’intervenante balaya nombre d’aspects comme autant de clés de compréhension. L’exposé se termina par le pourquoi de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

La conférence se prolongea par un jeu de questions et d’interventions très riche. Un succès de bon augure pour les années à venir.




IAW 2018 à Saint-Nazaire

Conférence à Saint-Nazaire le 20 Mars dernier dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien avec Adri Nieuwhof.

Beaucoup de sollicitations ce soir là, néanmoins une trentaine de personnes, dont beaucoup de jeunes, ce sont réunies au lycée expérimental de Saint Saint-Nazaire pour assister à la conférence intitulée:

 » Le rôle des entreprises et des gouvernements dans les violations du droit international par Israël ».

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Semaine Contre L’ Apartheid Israélien (IAW) Rennes 2018

  • Le 1er événement à Rennes de la semaine contre l’apartheid 2018 s’est déroulé le jeudi 15 Mars réunissant plus d’une quarantaine de personnes!

Au programme: Soirée de soutien à Gaza avec présence de Sarah Katz et Pierre Stambul de l’UJFP (Union Juive Française pour la Paix) et de Vivian Petit autour de son ouvrage « Retours sur une saison à Gaza » – Présentation de la situation à Gaza avec un focus sur un projet de soutien aux paysans de Khuza’a, au Sud Est de la bande Gaza qui résistent et cultivent des terres dont Israël voudrait faire un no man’s land… Présentation également de la campagne BDS, de l’IAW et des prochaines initiatives la semaine prochaine…

La soirée s’est terminée par un concert.

 

  • Le 2ème évènement de la semaine contre l’apartheid israélien à Rennes s’est tenu le 17 mars au CRIDEV!

À la place de la sensibilisation et formation initialement prévue avec la plateforme des ONG pour la Palestine, une petite séance d’autoformation sur la Palestine s’est tenue avec une dizaine de personnes.

Au programme improvisé: petit temps de débat et de construction collective de définition autour des mots: Apartheid, Sionismes, Colonialisme et focus sur le mot Nakba.

Ensuite diffusion et débat autour du documentaire « Deir Yassin Remembered » qui retrace le massacre des habitant-e-s de de ce village palestinien le 9 Avril 1948 par les milices sionistes.

La soirée s’est terminée par une présentation de l’IAW et du programme local!

 

  • Une 1ère conférence s’est tenue le 19 mars à l’Université de Rennes 2.

Une quarantaine de personnes étaient présentes.

A la tribune, Adri Nieuwhof militante et défenseuse des droits humains, journaliste pour Electronic Intifada. Adri a contribué à l’époque à la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud et participe aujourd’hui activement au développement de la campagne Boycott Désinvestissement Sanction ( BDS) en Palestine et en Europe.

Elle était accompagnée à la tribune d’Ahmed Alustath , palestinien, réfugié dans la bande Gaza. Il est aujourd’hui doctorant-chercheur en sciences du langage et analyse du discours sur la question palestinienne à l’université de Besançon en France.

La conférence s’intitulait: « De la nakba à aujourd’hui, situations et pistes de résistances à l’apartheid israélien »

Deux présentations très complémentaires entre une alliée du mouvement de résistance complétée par le discours d’Ahmed lui, en tant que principal concerné. Une conférence qui a donc débuté par une contextualisation historique avec quelques dates clefs sur le processus de création de l’état colonial israélien et de la résistance au projet ( la Déclaration de Lord Balfour, la création de l’Agence Nationale Juive, la colonisation des britanniques…) , un focus ensuite sur la Nakba, ce processus toujours en cours en Palestine. La conférence s’est poursuivie par la présentation d’une étude comparée entre la situation en Afrique du Sud et en Palestine sur la question de l’apartheid avec la mise en relief d’éléments de comparaison permettant de qualifier les pratiques d’Israël à l’encontre du peuple palestinien comme politiques d’apartheid. Pour terminer, un focus sur la campagne BDS, et plus particulièrement sur le pan académique de celle-ci au vu du rôle des universités israéliennes comme parties prenantes intégrales de la machine coloniale. Un court débat a ensuite au lieu avec la salle.

Un grand merci à toutes les personnes qui sont venues assister à la conférence!

 

 

 

  • La deuxième conférence dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien à Rennes s’est tenue le jeudi 22 mars dernier.

« Malgré » le contexte de mobilisation sociale (logique et légitime) une quinzaine de personne se sont tout de même retrouvées dans une des salles de café du Babazula à coté de l’IEP bloqué pour la journée. Un grand merci au camarade du café!!

Nous avons donc eu le plaisir de recevoir pour cette soirée, Joseph Osterlé, président de l’AURDIP avec qui nous avons eu l’occasion d’échanger sur la situation des différentes universités palestiniennes, leurs histoires, les conditions des étudiant-e-s et des enseignant-e-s palestinien-ne-s ( manque de moyens pour les universités, les agressions perpétuelles sur les campus, les arrestations, difficultés de circulation….) Un focus a ensuite été mis sur les rôles des universités israéliennes dans la machine coloniale et dans le maintien de l’apartheid, leurs liens avec les entreprises d’armements israéliennes, la présence de généraux de l’armée de l’état colonial comme enseignant-e-s au sein des universités Israéliennes…

Nous avons terminé sur une présentation de l’enjeu du boycott universitaire ainsi que de la situation de l’IEP de Rennes du fait du partenariat contracté avec l’Université de Tel Aviv.
Un temps d’échanges a eu lien ensuite avec la salle.

Un grand merci à Mr Osterlé pour ce temps de conférence et d’échanges et pour les précieux apports de toutes ces informations.

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20 mars à la Paillade. Ce soir là, il y avait deux mondes …

 

 

Ce qui s’est passé le soir du 20 mars à La Paillade, a mis en évidence deux conceptions de la solidarité à la Palestine qui renvoient plus largement à deux visions du monde.

Le 20 mars 2018 à partir de 18h30 la campagne BDS France Montpellier appelait à un rassemblement pour protester contre la programmation, au théâtre municipal Jean Vilar d’un spectacle israélien soutenu officiellement par le ministère de la culture israélien. Face à ce qui a été vécu par l’immense majorité des habitants du quartier populaire de La Paillade comme une provocation, BDS Montpellier avait sollicité pour ce rassemblement, la participation vidéo en direct et sur grand écran de deux Palestiniens : Bassem Tamimi, le père de Ahed Tamimi, la jeune palestinienne qui a giflé un soldat  israélien venu envahir sa maison et qui a écopé de 8 mois de prison ferme pour cet acte  et Haidar Eid, professeur de littérature à l’université de Gaza et coordinateur BDS de la Bande de Gaza. Tous deux ont témoigné de leur situation d’oppression et exprimé leur total soutien au boycott de ce spectacle et d’une manière plus générale ont encouragé les participants à s’engager dans les actions de BDS France. La police (municipale et nationale) mobilisée en surnombre face à un rassemblement non-violent avec de nombreux enfants a fait preuve d’arrogance, « nassant » sans cesse les participants-tes dans un  périmètre de rassemblement de plus en plus petit. Néanmoins l’événement s’est déroulé comme prévu et la rencontre avec les Palestiniens invités a eu lieu.

Quatre militant-tes BDS munis de billets et qui voulaient faire une déclaration avant le début du spectacle se sont vus-es refuser l’accès au spectacle accusés préventivement ( !) de provoquer des troubles à l’ordre public. Ce qui révèle la nature sélective de la prétendue ouverture au dialogue de la direction du théâtre. Précisons enfin qu’au moment même où les quatre militant-es BDS se faisaient refouler par la police, l’ex président AFPS34 , la nouvelle présidente et une poignée de militant-tes AFPS34 sont passés devant les BDS sans un mot de solidarité et sans problème puisqu’ils avaient organisé avec le directeur du théâtre le « dialogue » avec le réalisateur à la fin du spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien. Dialogue que le directeur du théâtre a ouvert en précisant que l’échange ne devait pas aborder les problèmes politiques, ni parler de ce qui se passait dehors…

 

Le BDS palestinien, en rupture avec la stratégie d’Oslo de part ses trois revendications (fin de la colonisation, retour de réfugiés et égalité absolue pour les Palestiniens d’israël) soulève les questions de fond et impose un remaniement en profondeur de la stratégie du mouvement de solidarité à la Palestine. Ce qui s’est passé le soir du 20 mars à La Paillade, a mis en évidence deux conceptions de la solidarité à la Palestine qui renvoient plus largement à deux visions du monde.

 

Deux mondes…

 

  •   Dans le théâtre Jean Vilar, il y avait un monde protégé par la police municipale et nationale en armes, la même qui en France multiplie les contrôles au faciès, qui violente les jeunes des quartiers populaires, les « flingue » en toute impunité, qui harcèle les réfugiés-ées et fait la chasse aux sans papiers… Un monde confortablement installé dans des fauteuils de velours rouge, bien au chaud, se distrayant avec un spectacle dans lequel le problème de la Palestine sert de décor et de faire valoir. Un spectacle détourné au profit de la propagande de l’État d’apartheid israélien, État voyou qui viole avec arrogance le droit international et les droits humains.

Dehors dans la rue, au froid et au vent, progressivement parqué et acculé dans un espace de plus en plus restreint par une police agressive et arrogante, armée jusqu’aux dents, casques et boucliers sous la main, il y avait un autre « monde ». Un monde de papas, de mamans et d’enfants du quartier, beaucoup de mamans. Un monde – non-violent – venu exprimer sa chaleureuse solidarité aux Palestiniens-nes et sa détestation du racisme et de l’apartheid. Un monde pour qui les vies humaines et celles des enfants en particulier l’emportent sur n’importe quelle autre considération, tout simplement.

 

  •  Le monde confortablement assis est sourd aux appels palestiniens qu’il méconnait ou ignore délibérément. Convaincu de la supériorité des valeurs occidentales et à mille lieux des réalités vécues par les palestiniens, il pense, analyse et décide ce qui est bon pour les pauvres palestiniens. Confondant charité paternaliste et solidarité, il se targue d’agir pour eux.

Le monde de la rue, à La Paillade, largement issu de l’immigration coloniale, est sensible aux réalités palestiniennes car ce sont des réalités qu’il a partagé et qu’il partage aujourd’hui encore. Par l’expérience directe ou la transmission mémorielle il connaît les méfaits de la colonisation, l’emprisonnement, la torture et la « Hogra » : le mépris et l’humiliation inhérents aux rapports coloniaux. Ce soir là, il est confronté, une fois de plus, à la violence de la « gestion coloniale  des quartiers populaires». Le combat des Palestiniens est intimement lié au sien, il n’agit pas pour les palestiniens, il se bat ici, avec les palestiniens là-bas, pour les mêmes valeurs de Liberté, de Justice et d’Égalité.

 

  •  Le monde bien au chaud est pour le « dialogue », pour « l’ouverture », pour la « liberté d’expression » sans doute aussi pour «Les Lumières» et … le racisme d’époque qui les constituent. C’est pourquoi ils aiment le « dialogue» par dessus tout, même avec l’État d’apartheid. C’est un monde qui ne remet pas en cause l’existence d’un État juif, exclusivement pour les juifs, qui se développe officiellement depuis la création de l’État d’Israël, au prix du nettoyage ethnique que la colonisation de peuplement engendre. Au prix du lent génocide des Palestiniens de la Bande de Gaza et de bien d’autres crimes …

Le monde qui affronte ici, quotidiennement, le racisme d’État et ses discriminations a vite compris que l’appel BDS palestinien est un appel à « combattre » – de façon non-violente- toutes les manifestations, apparitions et présences étatiques, économiques, culturelle, académiques et sportives de l’État d’apartheid. Car le sionisme c’est l’apartheid, c’est à dire la «séparation », il ne porte en lui aucune possibilité de dialogue car il vise la pureté par l’exclusion systématique de ce qui n’est pas juif. Que le prétendu « dialogue » des accords d’Oslo n’était qu’un « enfumage » destiné à masquer la continuation du nettoyage ethnique.

 

  •  Le monde de la charité n’a pas hésité à tourner le dos aux résistants Palestiniens invités par skype sur grand écran le 20 mars à 20h heure, à la même heure que le spectacle israélien. Sous protection policière et derrière les grilles fermées il a assisté à un spectacle que ces résistants palestiniens appelaient à boycotter. Le monde de la charité a jugé plus important et bien sûr, plus utile pour la cause palestinienne, d’aller voir un spectacle promu par Israël et d’en discuter à la fin avec un artiste qui a déclaré pour toute justification : «Qu’un artiste a besoin de subventions pour vivre ». Sans doute, mais à n’importe quel prix ? Au prix d’un contrat qui en fait un instrument de la « hasbara » israélienne ? L’aveu est de taille. Le monde de la charité parmi lesquels certains organisent des rassemblements pour les prisonniers palestiniens (!) n’a pas daigné tendre l’oreille aux propos de ces résistants palestiniens.

Le monde de la solidarité les a rencontrés. Malgré leur situation dramatique, fille et femme emprisonnées ainsi que d’autres membres de la famille pour Bassem Tamimi, père de l’héroïque Ahed Tamimi,  blocus terrible et impossibilité de déplacement pour Haidar Eid et ses frères et sœurs de Gaza, ils ont témoigné de leur situation et ont réaffirmé combien cette initiative et combien tous les boycotts sont importants et combien le BDS est aujourd’hui la meilleure façon de soutenir le peuple palestinien et l’aider à se débarrasser de l’apartheid israélien.

Le monde de la solidarité fraternelle, plein de respect et d’admiration pour la force morale et la dignité de ces héroïques militants à la fois si simples et humbles, s’est senti tellement honoré de leur présence qu’il en a été profondément touché et renforcé dans sa détermination.  Car ce sont des palestiniens, de leur courage, de leur stratégie, de leur direction du BDS international que ce monde de la solidarité tire la légitimité de ses engagements et de ses actes.

Alors le monde de la solidarité, acteur et non spectateur de cet événement de rue, assis à même le bitume ou debout, a oublié le froid et le vent, le spectacle et ses spectateurs-trices,  la police et sa hargne, le racisme et l’islamophobie pour fabriquer et partager, sans subvention aucune,  un intense moment fait d’humanité et de fraternité dans et pour la lutte contre l’apartheid.

 

 

Campagne BDS France Montpellier- 21 mars 2018

Voir d’autres photos : https://bdsf34.wordpress.com/2018/03/27/20-mars-2018-a-la-paillade-ce-soir-la-il-y-avait-deux-mondes/




IAW 2018 Grenoble

Environ 75 personnes ont assisté le jeudi 15 mars 2018 à la conférence de Virginia Tilley, organisée à l’université Grenoble-Alpes, par l’Union des Étudiants Communistes et les Jeunes Insoumis.es Grenoble, pour la Semaine contre L’Apartheid Israélien 2018.

L’Union des Étudiants Communistes et les Jeunes Insoumis.es Grenoble ont pris en charge l’organisation de la conférence sur le campus, et qui ont demandé un amphi à l’Université-Grenoble-Alpes. Demande acceptée par l’Université et appuyée par un coup de téléphone d’un directeur de l’Université à l’UEC pour dire qu’il tenait tout particulièrement à ce que la conférence puisse se tenir, malgré les menaces qu’il a reçu de la part d’un « groupe d’extrême droite », et qu’il prévoyait 2 vigiles pour en assurer la sécurité.

Ce fut une démonstration magistrale et passionnante. Il est désormais indéniable de parler d’Apartheid en Palestine/Israël grâce à ce rapport Falk-Tilley commandé par l’ONU qu’il le prouve scientifiquement, sur la base de la définition de ce qu’est l’apartheid selon le droit international et qui appuie les nombreux travaux scientifiques déjà existants. La preuve en est que ce rapport n’a pas été censuré sur le fond de la démonstration, mais sur des questions de procédure et de forme. Virginia Tilley rappelle que la communauté internationale a pour obligation d’éliminer toutes les situations d’apartheid dans le monde. Elle estime que faire condamner Israël de crime d’apartheid par une juridiction internationale est une étape indispensable pour la réunification de la Palestine mandataire d’avant 1948, pour rétablir ses principes non-discriminatoires et des droits égaux pour tous ses citoyen-ne-s, seul moyen selon elle de mettre un terme à cet apartheid.

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IAW 2018 TOULOUSE

La conférence-débat de Virginia Tilley « Repenser la question palestinienne », prévue aujourd’hui à Toulouse dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien, a bien eu lieu au Grand Amphi de l’université Jean Jaurès malgré l’interdiction de la présidence. Elle a réuni 120 personnes dont une très grande majorité d’étudiant.e.s. Ce qui est un succès compte-tenu du blocage de l’université et de l’absence totale de cours. La réunion a été ouverte par les camarades de l’UET – Union des ÉtudiantEs de Toulouse organisatrice de l’évènement en collaboration avec Campagne BDS Toulouse. Le discours de VirginiaTilley a été suivi avec beaucoup d’attention par l’assistance avant un débat bien sûr trop court!

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IAW 2018 SciencesPo Paris

Un petit compte-rendu de l’événement à SciencesPo Paris le 12 mars dernier avec Virginia Tilley. Alors, en général tout s’est bien passé. La salle était remplie, surtout de personnes extérieures à SciencesPo. On avait donc environ 80 personnes. On devait avoir une salle de 150 personnes mais la direction de l’école nous a changé de salle au dernier moment.
Il n’y a pas eu de tentative de censure.
La conférence a commencé avec une présentation par un membre de l’association L’intersection de Sciences-Po, qui a appuyé sur le fait que la lutte pour la Palestine était depuis toujours un enjeu important dans les banlieues françaises et que ces deux luttes ne pouvaient être séparées. Que lutter pour la Palestine devait aussi être lutter contre les politiques coloniales et racistes de la France, et inversement.
Viriginia Tilley a pu faire sa présentation et la traduction était fluide. La salle a bien réagi à la fin et il y a eu un échange d’environ une heure entre la salle et V. Tilley. De notre côté c’est un succès.

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Succès de la soirée à Paris sur les boycotts culturel et universitaire

Cette soirée BDS sur l’importance des boycotts culturel et universitaire a eu lieu le 22 mars et était organisée dans le cadre de la semaine anti-coloniale et antiraciste et de « 2018 Le Temps de la Palestine ». Elle a été un grand succès. La salle était comble malgré les grèves de transports affectant plusieurs banlieues.
Les exposés de Sonia Fayman (sur le boycott culturel) et de Ivar Ekeland (sur le boycott universitaire), les discussions et les interventions diverses, et une vidéo sur la mobilisation à Biarritz et à Bayonne contre le « focus Israël » de la FIPA 2018 ont été bien appréciés.
Il a été montré comment l’État d’Israël se sert de la culture pour essayer de redorer son image et comment il nie, combat ou détourne la culture palestinienne.
Il a été répondu aussi à la question des gens qui demandent « Pourquoi boycottez-vous spécialement l’Etat d’Israël, alors que des atrocités se produisent dans beaucoup d’autres régions du monde que la Palestine ? » Réponse soulignant notamment que c’est le peuple palestinien lui-même qui nous demande de pratiquer le BDS.

D’autres mobilisations en cours ont été évoquées, en particulier celles contre les trois premières étapes du Giro en Israël  et celle en solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens, notamment pour la libération de Salah Hamouri et le lancement de la « Campagne pour la libération de tous les enfants palestiniens prisonniers d’Israël » dont la Campagne BDS France-Paris est partie prenante (43 participantEs ont signé la pétition)

Le public est reparti avec des informations précises et mobilisatrices.
Voici des enregistrements vidéo de la soirée :
  • L’intervention d’Ivar Ekeland :

  • et les trois quarts de l’intervention de Sonia Fayman :

 

 

  • et cette vidéo réalisée successivement  lors d’un débat au FIPA 2018 à Biarritz, édition au service de l’apartheid israélien, puis lors d’une initiative à Bayonne pour s’opposer à ce festival.

https://www.youtube.com/watch?v=AxsONvOdX8E&feature=youtu.be




Succès en France de la 14ème semaine contre l’apartheid israélien ! (IAW)

[English below]

Cycle de conférences, actions BDS, soirée musicale, séance d’autoformation … 9 villes en France ont mis en place une série d’événements dans le cadre de deux semaines contre l’apartheid israélien s’étalant du 12 au 23 Mars 2018.

Lundi 12 : Sciences Po Paris et Mediapart – Lundi 12 : Montpellier Université Paul Valéry – Mercredi 14: Toulouse Université Jean Jaurès et Maison Blanche – Jeudi 15: Université Grenoble Alpes – Vendredi 16: Université Jean Monnet St Étienne – Lundi 19: Rennes – Mardi 20: St Nazaire Lycée Expérimental – Jeudi 22 : Lyon Université Lyon 2 – Vendredi 23: Marseille

Pour rappel, la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW) a deux objectifs principaux :

  • Alerter l’opinion publique sur le fait qu’Israël est un État d’apartheid et que cette situation  doit être abolie comme l’a été l’apartheid en Afrique du Sud
  • Rallier des soutiens à la campagne de  Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) lancée et portée par la société civile palestinienne depuis 2005.

L’année dernière marquait les 100 ans de lutte depuis la déclaration Balfour, 2018 marque les 70 ans de résistance à la Nakba* toujours en cours et qui a constitué le thème de cette semaine contre l’apartheid israélien.

Nous avons ainsi eu l’occasion de recevoir deux intervenantes pour deux tournées en France dans le cadre de l’IAW:

la 1ère semaine, Mme Virginia Tilley, professeure de science politique à la Southern Illinois University-Carbondale (États-Unis), co-auteure, avec Richard Falk, du rapport de l’ONU intitulé « Les pratiques israéliennes à l’égard du peuple palestinien et la question de l’apartheid ». Rapport censuré par le Secrétaire général de l’ONU.

La deuxième semaine, Mme Adri Nieuwhof, chercheuse et défenseuse des droits humains, journaliste pour l’Electronic Intifada, qui a fait campagne contre l’apartheid en Afrique du Sud et a dirigé plusieurs ateliers pour organiser la campagne BDS en Palestine et en Europe.

Certaines des villes organisatrices ont reçu des pressions locales de la part de relais d’Israël, néanmoins l’ensemble des événements prévu ont eu lieu et ce majoritairement  au sein  des campus universitaires. Le public était également au rendez-vous!

Inspiré-e-s par la résistance populaire en Palestine, nous avons, en tant qu’allié-é-s, fait de l’Israel Apartheid Week 2018 une contribution pertinente à la lutte palestinienne pour la liberté et la justice.

Retrouvez tous les détails de chaque événement sur Facebook: IAW France, BDS France , et sur Twitter: CampagneBds

 

*Nakba : (catastrophe en arabe) n’est pas un événement, mais un processus qui continue aujourd’hui :  l’expulsion des Palestinien-ne-s de leur terre.

Le 15 mai 1948, la Palestine est rayée des cartes au lendemain de la proclamation de l’État d’Israël que la communauté internationale s’est empressée de reconnaître. Dans les mois qui ont précédé et suivi ce jour funeste, des centaines de villes et villages palestiniens furent détruits par les forces armées sionistes, forçant deux tiers de la population palestinienne à prendre la route de l’exil. La Nakba (catastrophe) palestinienne n’est pas juste une période révolue, c’est une entreprise systématique de déracinement des Palestinien-ne-s de leur terre et de répression pour les priver de toute expression politique propre.

 

Success of the 14th IAW in France against

Israeli Apartheid

In the framework of IAW, several events which included a series of lectures and debates, BDS actions, a musical evening and a self-training session were organised from 12 to 23 March 2018 in the following French cities: Paris, Lyon, Montpellier, Toulouse, Grenoble, Saint Etienne, Rennes, Saint Nazaire and Marseille.

IAW has two major purposes:

– To alert public opinion to the fact that Israel is an apartheid state and that this situation must be brought to an end, as happened in the case of South Africa.

– To win support for the Boycott-Divestment-Sanctions (BDS) Campaign, launched and backed by Palestinian civil society since 2005.

Last year marked 100 years of struggle since the Balfour Declaration and 2018 marks 70 years of resistance to the Naqba*, which is still in progress, and which was the theme of the 2018 IAW.

We were glad to welcome two speakers who toured France during IAW:

Virginia Tilley, Professor of Political Science at Southern Illinois University-Carbondale in the USA and co-author, together with Richard Falk, of the United Nations report entitled: “Israeli Practices towards the Palestinian People and the Question of Apartheid”.  The report was subsequently censored by the UN Secretary-General.

Adri Nieuwhof, researcher and human-rights defender, journalist for the Electronic Intifada, who campaigned against apartheid in South Africa and who has conducted several workshops to organise the BDS campaign in Palestine and in Europe.

In some cities the organisers came under local pressure from agents of Israel, nevertheless all the events took place and were well attended, most of them being held on university campuses.

Inspired by and as allies of the popular resistance in Palestine, we made the French IAW 2018 a fitting contribution to the Palestinian struggle for freedom and justice.

Details of each event can be found on the Facebook page IAW France, on BDS France (website and FB) and on Twitter CampagneBDS.

* The Naqba (catastrophe in Arabic) was not an event but is a process, which continues to this day: the expulsion of the Palestinians from their land. On 15 May 1948, Palestine was wiped off the map when the proclamation of the State of Israel was hurriedly recognised by the international community. In the months that preceded and followed that fateful day, hundreds of Palestinian towns and villages were destroyed by the zionist armed forces and two-thirds of the population were compelled to flee into exile.