Notre action #BoycottPuma à Marseille

La colonisation est un crime de guerre. Puma sponsorise la Fédération de football israélien qui comprend 6 clubs venant des colonies en Cisjordanie occupée … la suite est facile à comprendre !

Dans le cadre de la semaine internationale (21 pays, et 9 villes en France), à Marseille, à 17h30 une quinzaine de personne se retrouvent devant l’Alcazar, sur le Cours Belsunce, très fréquenté un vendredi soir.
Étudiant.e.s qui sortent de la bibliothèque ou de la fac de Sciences éco, enfants rentrant de l’école, maman qui les accompagnent, travailleurs qui rentrent du boulot…. en moins d’une heure 1000 tracts sont distribués, seuls 3 seront retrouvés par terre.

Merci à la personne qui a offert des bouteilles d’eau très appréciées, merci pour les applaudissements et les encouragements.

De belles discussions, des contacts pris pour participation à de prochaines actions et à 18h30 défilé sur le Cours Belsunce pour remettre le dossier Puma aux différentes boutiques distribuant les produits de cette entreprise.
Sur la Canebière se trouve la boutique de l’OM dont le sponsor n’est autre que PUMA, un dossier est remis à la gérante à l’accueil plutôt glacial ce qui ne surprend pas. Après photos et chansons à la fermeture de la boutique, l’action se termine alors que le sirocco souffle sur la ville.

Appliquant la devise de l’OM, DROIT AU BUT, l’équipe de BDS France Marseille s’engage à cadrer ses actions afin de marquer le plus de but possible à PUMA aussi longtemps que l’équipementier contribuera à la colonisation de la Palestine.

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Action #PUMA à Tours

8 juin 2019
Action PUMA dans une rue piétonne du centre de Tours, à proximité de 3 petits magasins commercialisant PUMA (Courir, Foot Locker et Ad9 Store).
Nous avons distribué 500 tracts en 2 heures, avec des contacts intéressants et pas mal de discussions en petits groupes, en particulier avec des jeunes.



#BoycottPuma à Clermont-Ferrand, le 8 juin

15 militant.e.s, 800 tracts #BoycottPuma, 3 banderoles, bonne visibilité, bon accueil des passants et clients de Décathlon et Sport 2000.

Les partisans des droits des Palestiniens appellent les consommateurs à #BoycottPuma à Clermont-Ferrand, en raison du soutien de @Puma à l’association israélienne de football, qui comprend des équipes installées dans des colonies de peuplement israéliennes illégales sur des terres palestiniennes.

 

Une quinzaine de militant.e.s et sympathisant.e.s de l’AFPS 63 et de BDSF 63 ont déployé le 8 juin 2019 une banderole #BoycottPuma devant deux magasins Decathlon et Sport 2000 qui vendent du matériel @Puma dans une zone commerciale en périphérie de Clermont-Ferrand.

La plupart des militant.e.s portaient un t-shirt « Boycott Israel Apartheid ». Ils ont aussi déployé une banderole « Stop au blocus de Gaza, Boycott Israël » et une banderole « Boycott Israel Apartheid ».

De 15h à 17h, ils ont distribué aux passants 800 exemplaires du tract signé par 26 organisations, ainsi qu’aux nombreux automobilistes sur le parking de la zone commerciale. De nombreux passants nous ont encouragés et remerciés, et plusieurs ont dit qu’ils n’achèteraient pas de matériel @Puma. L’un d’entre eux est même retourné à sa voiture pour quitter le maillot @Puma qu’il portait !

Lorsque les vigiles de Décathlon nous ont demandé de quitter la zone appartenant au magasin, nous avons installé les banderoles bien en vue sur le centre du rond-point face à l’entrée du magasin, et reçu de nombreux coups de klaxon amicaux des automobilistes.

 

Un courrier avait été envoyé auparavant à Decathlon et Sport 2000, expliquant l’action #BoycottPuma, et leur fournissant notre tract et la lettre de 215 clubs de sport palestiniens exhortant @Puma à mettre fin à son parrainage de l’apartheid israélien.

Nos photos iront alimenter notre album #BoycottPuma

#BoycottPuma jusqu’à la fin de son soutien à l’accaparement illégal de terres par Israël, obligeant les familles palestiniennes à quitter leurs terres.
Clermont-Ferrand fier de participer!




Le métro de Mexico annule partiellement des événements israéliens et une exposition de photos à cause des mensonges de l’ambassade d’Israël

24 mai 2019 / Par Palestinian BDS National Committee (BNC) : Le Comité national palestinien de BDS (BNC) / Mexico, Latin America

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photographies de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique.

Notre mobilisation a réussi à démonter la propagande israélienne :

Une partie de l’exposition de photos d’Israël et d’autres événements de « blanchiment culturel » dans le métro de la ville de Mexico ont été annulés !

À la suite de manifestations, le métro de la ville de Mexico a retiré 12 photos de l’exposition « Un regard sur Israël » financée par l’ambassade d’Israël au Mexique. L’exposition était installée dans deux stations de métro, dans le cadre d’un mois entier d’activités, qui incluaient également des danses, ainsi qu’une semaine de projections de films. Un spectacle de danse organisé par l’ambassade d’Israël le 15 mai, Jour de la Nakba, et la plupart des projections de films ont également été annulés à la suite de manifestations en faveur des droits des Palestiniens.

Le métro de la ville de Mexico transporte plus de 5.5 millions de passagers à travers la ville chaque jour.

La ville de Mexico a demandé que les photos soient retirées après que près de 40 organisations, syndicats et réseaux mexicains, ainsi que les missions diplomatiques de la Palestine, du monde arabe et d’États membres de l’Organisation de la coopération islamique se soient exprimé contre l’exposition parce qu’elle ne respectait pas le droit international et la position mexicaine officielle sur les territoires qu’Israël occupe.

L’administration de la ville a retiré les 12 photos immédiatement après avoir été notifiée qu’elles présentaient à tort des images du Plateau du Golan, de Jérusalem-Est et de la Cisjordanie comme faisant partie d’Israël. Ces territoires sont soumis à l’occupation militaire brutale d’Israël. Selon la résolution 242 du Conseil de sécurité des Nations Unies, passée en 1967, ces territoires sont considérés comme occupés et n’appartiennent donc pas à Israël, une position adoptée par le Mexique la même année et qui n’a pas changé.

Mahmoud Nawaja’a, coordinateur général du Comité national palestinien pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BNC), a déclaré :

Le fait que l’ambassade d’Israël ait menti en présentant ces territoires comme israéliens n’est pas un hasard. Cela fait partie de la stratégie d’Israël pour légitimer ses tentatives pour annexer illégalement des terres palestiniennes et syrienne. Nous apprécions vivement l’action rapide de la ville de Mexico et son respect du droit international.

Des groupes de la société civile manifestent contre le mois entier d’activités organisées par l’ambassade d’Israël dans le métro de la ville de Mexico, y compris les photographies et événements restants, car ils participent à la tentative d’Israël de dissimuler son régime d’apartheid et l’occupation militaire en utilisant l’art et la culture.

Mahmoud Nawaja’a a déclaré:

Le gouvernement israélien utilise régulièrement l’art et la culture pour détourner l’attention de ses crimes contre le peuple palestinien et ses violations du droit international. Nous en appelons de tout notre cœur à la ville de Mexico et aux organisations des droits humains dans cette ville pour qu’ils refusent tous les spectacles ou expositions qui sont financés par le gouvernement israélien ou ses ambassades, jusqu’à ce qu’Israël respecte tous les droits des Palestiniens.

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Le Comité national de BDS (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : bdsmovement.net / BNC




Lettre ouverte de scientifiques protestant contre l’organisation de la prochaine Olympiade internationale de physique en Israël

|AURDIP, Traduction CG pour l’AURDIP

Vingt scientifiques, dont George P. Smith, lauréat du prix Nobel de chimie en 2018, ont écrit une lettre ouverte aux organisateurs de la prochaine Olympiade internationale de physique pour protester contre sa tenue en Israël.

Nous soussignés protestons contre l’organisation à Tel Aviv, en Israël, de la prochaine Olympiade internationale de physique (IPhO), du 7 au 15 juillet 2019.

Le comité organisateur affirme que l’objectif de l’Olympiade internationale est de semer « les graines de la coopération et de l’amitié parmi les étudiants du monde entier ». Dans les circonstances présentes, les citoyens de nombreux pays sont de fait interdits d’entrée en Israël et donc de participation à l’Olympiade, sans même parler des étudiants de Cisjordanie et de Gaza.

En tant qu’universitaires, et en tant que citoyens, nous souhaitons attirer votre attention sur la gravité de la situation à laquelle sont confrontés les élèves, les étudiants et les enseignants palestiniens. Les habitants de Gaza vivent sous un blocus rigoureux, les étudiants et les universitaires ne peuvent quitter Gaza même s’ils obtiennent une bourse d’études pour l’étranger. Les habitants de Cisjordanie vivent sous occupation militaire et sont couramment emprisonnés par les forces armées israéliennes [1] [2]. Selon Military Court Watch, 205 enfants palestiniens sont détenus dans des prisons israéliennes. Parmi eux :

  • Omar Zahran, élève du lycée de garçons Deir Abu Masha’al, né le 10/10/2002, arrêté le 19/11/2018 et détenu à la prison d’Ofer sans être encore passé en jugement.
  • Jawad Hdaib, élève du lycée de garçons Al Fawwar dans le camp de réfugiés de Al Fawwar, né le 27/5/2001, arrêté le 18/12/2018 et détenu à la prison d’Ofer sans être encore passé en jugement.

Nous appelons les étudiants du monde entier et leurs encadrants à ne pas participer à la prochaine olympiade internationale de physique en Israël et à soutenir les droits humains des jeunes élèves et étudiants palestiniens, y compris leur droit à l’éducation.

Nous appelons les comités des autres olympiades internationales de science à s’abstenir d’organiser leurs futurs concours en Israël, tant que ce pays continuera son occupation militaire et sa politique d’apartheid, au mépris du droit international.

Respectueusement,

Ahmed Abbes, mathématicien, directeur de recherche au CNRS, Paris, France.

Arnaud Beauville, professeur émérite de mathématiques, Université de Côte d’Azur, Nice, France.

David Comedi, professeur de physique, Université nationale de Tucumán (UNT), Argentine, et directeur de l’Institut de physique de l’Argentine du Nord-ouest – INFINOA (CONICET-UNT).

Sophie Cribier, professeure de physique, Sorbonne Université, Paris, France.

Chandler Davis, professeur de mathématiques, Université de Toronto, Canada.

Dominique Delande, physicien, directeur de recherche au CNRS, Paris, France.

Ivar Ekeland, professeur émérite de mathématiques, Université Paris-Dauphine, France, ancien président de l’université.

Emmanuel Farjoun, professeur de mathématiques, Université hébraïque de Jérusalem, Israël.

Catherine Goldstein, mathématicienne, directrice de recherche au CNRS, Paris, France.

Julien Grivaux, professeur de mathématiques, Sorbonne Université, Paris, France.

Michael Harris, professeur de mathématiques, Université Columbia, New York, Etats-Unis.

Jean-Marc Lévy-Leblond, professeur émérite de physique, Université de Côte d’Azur, Nice, France.

Joseph Oesterlé, professeur émérite de mathématiques, Sorbonne Université, Paris, France.

Vincent Rivasseau, professeur de physique, Université Paris-Sud, Orsay, France.

Jonathan Rosenhead, professeur émérite de recherche opérationnelle, London School of Economics, Londres, Royaume-Uni.

Lionel Schwartz, professeur émérite de mathématiques, Université Paris Nord, France.

George P. Smith, professeur émérite de sciences biologiques, Université du Missouri, Etats-Unis, Prix Nobel de chimie en 2018.

Sylvain Sorin, professeur émérite de mathématiques, Sorbonne Université, Paris, France.

Annick Suzor-Weiner, professeure émérite de physique, Université Paris-Sud, Orsay, France.

Dror Warschawski, Biophysicien, chargé de recherches au CNRS, Paris, France et à l’université du Québec à Montréal, Canada.

[1« ‘Un voyage sans fin vers l’enfer’ : Israël emprisonne des centaines de jeunes garçons palestiniens chaque année. Voici leurs témoignages », Netta Ahituv pour Haaretz, 16 mars 2019 (en ligne ici)

[2« Unprotected : Detention of Palestinian Teenagers in East Jerusalem » [Sans protection : la détention des adolescents palestiniens à Jérusalem Est], B’Tselem, octobre 2017.

Source : AURDIP



Dégageons Puma : Journée internationale d’action #BoycottPuma le 15 juin 2019

11 avril 2019 / par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Rejoignez la journée internationale d’action pour exiger de Puma qu’il mette fin à son soutien aux colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestiniens. Intervenez dans les magasins Puma, les bureaux de Puma ou les bureaux des équipes sponsorisées par Puma.

 

Les équipes et les athlètes palestiniens appellent à un boycott de Puma à cause de son soutien aux colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestiniens.

Fabricant mondial d’articles de sport, Puma est le principal sponsor de l’Association du Football Israélien (IFA) qui comporte des équipes dans les colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestiniens.

Le mois de juin commémorera les 52 ans de la brutale occupation militaire israélienne. Samedi 15 juin, rejoignez la Journée Internationale d’Action #BoycottPuma !

Votre association est-elle intéressée par la Journée Internationale d’Action #BoycottPuma ?

Inscrivez vous ici

pour mises à jour et ressources !

Quand des sociétés comme Puma sponsorisent et tirent profit des colonies israéliennes illégales, elles donnent leur aval au régime israélien d’extrême droite pour qu’il poursuive aussi intensément le vol de la terre et les agressions criminelles contre les sports palestiniens.

A travers la planète, des associations organisent des campagnes et des actions pour exiger de Puma qu’il prouve que son engagement déclaré pour la justice sociale n’est pas qu’un coup de marketing.

Intervenez dans les magasins Puma, les bureaux de Puma ou les bureaux des équipes sponsorisées par Puma, organisez un groupe de travail sur les agressions d’Israël contre les sports palestiniens, impliquez les équipes des sports populaires et les fans clubs, rejoignez les actions sur les réseaux sociaux et davantage. Regardez ci-dessous pour d’autres idées sur comment participer.

C’est le moment maintenant de commencer à identifier les localisations de Puma et les équipes sponsorisées par Puma dans votre région.

Inscrivez votre association ici

pour la Journée Internationale d’Action #BoycottPuma afin de recevoir les ressources et les mises à jour.

Agissez :

Ci-dessous vous trouverez quelques façons dont votre association pourra s’impliquer dans la Journée d’Action #BoycottPuma.

Impliquez les associations sportives locales, les équipes de sports populaires, les fan clubs et les tournois anti-racistes.

Et devenez créatifs ! Apportez des thèmes sportifs dans vos manifestations et des actions retransmises en direct sur les réseaux sociaux.

1. Organisez une action créative dans un magasin Puma

Devenez créatif. Organisez un faux match de foot ou un événement sportif dans un magasin Puma. Utilisez le localisateur de magasins de Puma pour trouver les magasins de la marque Puma dans votre ville.

2. Organisez une manifestation dans les bureaux de Puma

Remettez aux bureaux de Puma la lettre des 200 clubs palestiniens.

Puma a des bureaux en Allemagne, au Portugal, en Italie, en Suède, en Norvège, en Finlande, au Danemark, en Autriche, aux Pays Bas, en France, en République Tchèque, en Pologne, en Turquie, en Afrique du Sud, dans les Émirats Arabes Unis, aux États Unis, en Argentine, au Mexique, au Pérou, en Inde, en Australie, à Singapour, en Malaisie, en Indonésie, au Japon, en Corée du Sud, à Hong Kong.

3. Organisez un débat ou un atelier

Faites venir les associations sportives locales dans un atelier ou un débat public sur les agressions contre les sports palestiniens et la campagne #BoycottPuma. Prenez contact avec des débatteurs possibles : pacbi@bdsmovement.net

4. Appelez les équipes sponsorisées par Puma à #BootPuma

Puma sponsorise des équipes, des ligues, des athlètes et des artistes. Vérifiez si des équipes locales sont sponsorisées par Puma et exhortez les à laisser tomber Puma. Demandez aux athlètes locaux sponsorisés par Puma d’user de leur influence pour convaincre Puma de mettre fin à son accord de parrainage avec la IFA. Suivez #PumaFam pour avoir des nouvelles sur de nouveaux accords de parrainage. Prenez contact pour avoir des lettres types d’approche : pacbi@bdsmovement.net

5. Démarrez une campagne de désinvestissement

Cherchez à savoir si votre fond de pension, votre banque ou tout autre institution dont vous êtes membre s’investit dans Puma et demandez leur de se désinvestir. Prenez contact pour trouver de l’aide à ce sujet : pacbi@bdsmovement.net

6. Accueillez chez vous une fête via les réseaux sociaux

Rejoignez les actions des réseaux sociaux #BoycottPuma pour enrayer la culture Puma avec vos amis.

 

Source : PACBI

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Boycottez le Festival international de films LGBT de Tel Aviv

Les queers palestiniens et leurs alliés au sein du mouvement BDS lancent un appel au boycott du Festival international de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest) qui aura lieu du 6 au15 juin 2019. Nous demandons aux cinéastes du monde entier de refuser de participer à ce festival parrainé par le gouvernement et de respecter l’appel palestinien à un boycott culturel d’Israël tant que les droits humains des Palestiniens ne seront pas respectés. Les Palestiniens font appel aux personnes dotées d’une conscience, dans le monde entier, pour qu’Israël ait à répondre de ses violations du droit international, et demandent en particulier aux artistes de ne pas donner de spectacles ou présenter leurs œuvres en Israël. L’appel au boycott culturel lancé par les Palestiniens a été entendu par un nombre croissant de personnalités culturelles internationales, notamment les cinéastes John Greyson, Mira Nair, Ken Loach, The Yes Men et Mike Leigh. Il s’agit d’envoyer un message à Israël : tant qu’Israël continuera à opprimer les Palestiniens et à les priver de leurs droits, on ne pourra pas agir comme si de rien n’était.

En 2017 et en 2018, plus de 20 cinéastes et artistes ont annulé leur participation ou ont déclaré soutenir le boycott du TLVFest par solidarité avec l’appel lancé par les queers palestiniens. Le réalisateur sud-africain John Trengove s’est exprimé en ces termes :

« Alors que les souffrances de la lutte contre l’Apartheid sont encore à vif dans notre conscience collective, cette question reste … extrêmement sensible pour de nombreux Sud-Africains. …étant donné ce que je sais aujourd’hui, il me semble que je dois impérativement éviter toute participation. … Il est impossible de fermer les yeux sur le fait que ce festival (et ma participation à l’évènement) pourrait servir à distraire l’attention des violations des droits humains commises par l’État d’Israël. »

Le Festival international de films LGBT de Tel Aviv est parrainé par des entités israéliennes qui sont pleinement complices de violations du droit international. Un des parrains du festival, le ministère israélien de la Culture, a un rôle central dans le projet Brand Israel lancé en 2005 pour promouvoir à l’étranger une image positive d’Israël et détourner ainsi l’attention de la réalité quotidienne de l’occupation et des violences contre les Palestiniens.

TLVFest s’appuie sur l’utilisation cynique des droits des gays – connue sous le nom de Pinkwashing – pour détourner les regards de l’occupation, du colonialisme de peuplement et de l’apartheid qu’Israël met en œuvre et pour normaliser ces pratiques. Le boycott culturel n’a donc pas pour but de censurer des créations artistiques ; il s’agit plutôt de demander à des artistes internationaux, notamment des cinéastes, de ne pas participer à des évènements culturels israéliens complices du Pinkwashing et/ou parrainés par l’État israélien, jusqu’au jour où Israël respectera les droits humains des Palestiniens.

Nous demandons aux cinéastes de ne pas tolérer que leur liberté artistique et leur voix soient récupérées par l’État israélien et ses collaborateurs, tels que TLVFest et TLVPride 2018. Le Pinkwashing cherche à faire de vous, pour citer Yaniv Weizman, porte-parole LGBT de la municipalité de Tel Aviv, “un ambassadeur d’Israël“.

Si vous participez à TLVFest, votre œuvre sera présentée à Tel Aviv tandis qu’Israël continue le massacre prolongé qui a tué en 2018 295 Palestiniens, y compris des enfants, à Gaza et en Cisjordanie. Plus de 29 000 personnes ont été blessées ; dans bien des cas, les blessures étaient si graves qu’elles ont imposé l’amputation de membres. Israël célèbrera la Pride et le TLVFest pendant que les familles palestiniennes continueront à pleurer la mort de leurs proches.

Alors que les gouvernements ne souhaitent pas contraindre Israël à répondre de ses actes, la pression exercée par la société civile internationale, comparable à celle qui a été appliquée à l’Afrique du Sud de l’apartheid, représente un moyen d’action efficace et donne de l’espoir aux Palestiniens – y compris les queers palestiniens – dans leur combat pour la liberté, la justice et l’égalité.

Comme votre travail de cinéastes joue un rôle déterminant en donnant une visibilité aux communautés LGBT, aux injustices contre les LGBT et à l’émancipation des LGBT, nous espérons que vous ne garderez pas les yeux fermés face à la réalité fallacieuse présentée par Israël et que vous vous opposerez fermement à l’injustice et à l’occupation en refusant de participer à TLVFest.

Bien cordialement,

Pinkwatching Israel

Pinkwatching est un collectif de queers palestiniens et de leurs alliés au sein du mouvement dirigé par les Palestiniens de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour la liberté, la justice et l’égalité. Nous nous opposons aux menées d’Israël et d’institutions complices qui cherchent à utiliser les droits des gays pour détourner l’attention de l’oppression constante du peuple palestinien et pour la justifier.

Source : PinkWatching Israel

Traduction SM pour BDS France




L’’assureur Axa se désinvestit d’une entreprise d’armement israélienne, cible d’une campagne de boycott

Bastamag

Emmanuel Riondé 13 mai 2019

Une filiale d’Axa a récemment confirmé son retrait de l’actionnariat d’Elbit Systems, une entreprise israélienne fabriquant des armes utilisées contre les Palestiniens, notamment des bombes au phosphore blanc. Une victoire pour l’ONG SumOfUs et la campagne Boycott désinvestissement sanction (BDS), qui appellent la compagnie d’assurance à mettre aussi un terme à ses liens avec les banques accusées de financer la colonisation. D’autres actions de boycott, y compris d’événements culturels, sont prévues, le tout dans un contexte où Benyamin Netanyahou envisage sans être inquiété l’annexion des colonies.

L’information a été révélée le 17 avril : Axa Investment Manager (Axa-IM), une filiale du groupe d’assurance français a cédé, fin 2018, l’ensemble de ses parts détenues dans le capital du fabriquant d’arme israélien Elbit Systems. Dans un communiqué de presse, l’ONG SumOfUs, fondée aux États-Unis et qui entend jouer un rôle de « contre-pouvoir » face aux grandes entreprises et aux multinationales, et la coalition Stop Axa assistance to Israeli apartheid « se félicitent » de cette décision survenue « suite à une année de campagne de pression citoyenne contre l’assureur français ».

Lancée en avril 2018 par SumOfUs, la pétition appelant Axa à « cesser de faire du profit sur la colonisation en Palestine » a été signé par plus de 140 000 personnes. Elle rappelle notamment que Elbit Systems produit et vend des armes à sous-munitions et des obus au phosphore blanc, utilisés à plusieurs reprises par l’armée israélienne lors de ses offensives dans la bande de Gaza.

« Se désengager de l’apartheid israélien »

Interrogé par Bastamag, le groupe Axa assure déployer « une des politiques d’investissement responsable les plus complètes et les plus avancées du secteur financier ». Et affirme que « dans le cadre de (sa) politique dédiée aux armes controversées », il a « pris la décision de désinvestir d’Elbit Systems lorsqu’ils ont acquis une société qui produit des armes à sous-munitions ». Le groupe ne reconnaît pas pour autant que ce désinvestissement est dû aux pressions de la campagne : un simple « groupe d’activistes » faisant « circuler des affirmations parcellaires voire mensongères », selon Axa.

Mais la coalition, qui réunit des comités de la campagne Boycott désinvestissement sanctions (BDS), qui cible la politique d’occupation menée par l’État israélien, et SumOfUs, n’entendent pas se laisser voler ce qu’elles considèrent comme une première victoire et poussent Axa à aller plus loin. Le 24 avril, une cinquantaine de personnes se sont ainsi rassemblées devant le palais des congrès à Paris où se tenait l’assemblée générale annuelle du groupe pour lui demander de « se désengager de l’apartheid israélien ».

Actionnaire des banques qui financent la colonisation

Si Axa-IM s’est bien débarrassée de ses parts dans Elbit Systems, il reste investit dans au moins trois banques israéliennes, qui « constituent l’épine dorsale des colonies de peuplement illégales par le biais des services financiers qu’elles fournissent », dénonce la campagne. Axa rétorque que ses « investissements dans les banques israéliennes n’ont absolument pas vocation à financer l’extension des territoires occupés ». Sauf que la réalité de l’implication des banques israéliennes dans la colonisation a été mise en exergue en mars 2017 dans un rapport intitulé « Les liaisons dangereuses des banques françaises avec la colonisation israélienne », réalisé par huit organisations [1] (voir notre article).

Ce schéma est également documenté avec précision dans un autre rapport publié en 2017 par l’ONG Who Profits qui travaille sur « l’industrie de l’occupation israélienne ». Dans le cas d’Axa-IM, les banques concernées sont Bank Hapoalim, Bank Leumi et Mizrahi Tefahot Bank. Par ailleurs, l’investissement d’Axa au sein d’acteurs de l’économie israélienne impliqués dans l’occupation passe aussi par Alliance Bernstein, une holding d’investissements au sein de laquelle Axa n’a plus la majorité du capital, mais où le groupe reste présent, avec 31% de parts encore détenues selon SumOfUs (contre 65 % auparavant). La holding reste quant à elle liée à Elbit Systems, et à certaines banques israéliennes.

« Ils prétendaient que nous mentions, tout en faisant savoir que leurs investissements étaient minimes »

Axa n’est pas la seule entreprise française impliquée directement ou indirectement dans l’économie de l’occupation israélienne. « Leur double implication dans les banques et dans Elbit Systems nous a cependant paru assez grave en terme de complicité pour que l’on mène une campagne, résume Imen Habib, animatrice de la campagne BDS France. Nous avons aussi été indignés par leurs réponses à nos interpellations. Ils prétendaient d’un côté que nous mentions tout en faisant savoir que leurs investissements étaient minimes, ce qui est pour le moins contradictoire… Par ailleurs, ils nous ont d’abord expliqué que Elbit Systems ne rentrait pas dans leurs critères d’armes controversées. Or, Elbit Systems fabrique du phosphore blanc, utilisé par l’armée israélienne. En 2019, il n’est pas possible de nier cela. »

Autre difficulté : la grande complexité des organigrammes des multinationales. « Durant cette campagne, il a souvent été difficile de faire la part des choses dans les filiales d’Axa, ajoute Leyla Larbi, chargée de campagne de SumOfUs. Ils en ont beaucoup, et répondent sans cesse que ce n’est pas eux… On sait ce que l’on fait, on vérifie toutes nos données, mais ils démentent avec une telle assurance que cela peut parfois être déstabilisant. »

Volonté d’annexion des colonies, pourtant illégales en droit international

En Israël, après la victoire du Likoud aux élections législatives du 9 avril, Benyamin Netanyahu s’apprête à former un nouveau gouvernement. Ce sera son 5ème mandat à la tête du pays. Actuellement sous la menace d’inculpation pour des faits de corruption, fraude et abus de confiance dans trois affaires distinctes, le bientôt septuagénaire a franchit un nouveau seuil durant la campagne électorale en faisant part de sa volonté d’annexer les colonies implantées en Cisjordanie. Une perspective bafouant totalement le droit international, au regard duquel toutes les implantations depuis 1967 sont illégales, mais qui ne lui valu aucune remontrance de la part de ses amis de la scène internationale, tels le nord-américain Donald Trump, le brésilien Jair Bolsonaro ou le hongrois Victor Orban.

« Aujourd’hui, on assiste à une alliance forte entre les différentes extrême-droites mondiales et Benyamin Netanyahou en est l’un des leaders, rappelle Imen Habib. Tout comme la loi « État nation » votée en Israël en juillet 2018, (qui consacre Israël comme « l’État-nation du peuple juif » et ne reconnaît le droit à l’autodétermination qu’aux juifs-israéliens, ndlr),cela éclaire de façon nette la nature profonde du régime israélien d’apartheid. Notre légitimité et celle de notre action en sont renforcées : on est plus que jamais déterminé à continuer nos campagnes. »

Actions de boycott culturel

Dans les mois à venir, BDS annonce poursuivre la campagne sur le désinvestissement d’Axa et en enclencher une autre sur le boycott de la marque Puma, « pour qu’ils mettent fin au sponsoring des équipes de foot des colonies israéliennes ». Une journée d’action internationale à cet effet est prévue le 15 juin. D’ici là, deux évènements sont ciblés : le festival Eurovision qui aura lieu du 14 au 18 mai à Tel Aviv et autour duquel BDS se mobilise depuis déjà quelques mois, puis le Festival international de films LGBT de Tel Aviv (TLVFest), qui se tiendra dans la capitale israélienne du 6 au 15 juin.

Comme l’ont démontré Eyal Sivan et Armelle Laborie [2] et plus encore Jean Stern [3], Israël a fabriqué ces dernières années une image « gay friendly » de Tel Aviv. La capitale israélienne devenant ainsi la pièce maîtresse d’une entreprise de pinkwashing qui laisse songeur, quand on sait les fondations sexistes, homophobes et virilistes des dirigeants actuels du pays… Après le désinvestissement un retour, donc, aux actions de boycott culturel. En attendant que sur la scène internationale, les sanctions politiques du gouvernement israélien reviennent dans l’agenda des dirigeants de la planète.

Source : Bastamag




Aux puces de Clermont-Fd pour GAZA et pour BDS

Une demi-douzaine de militant.e.s AFPS 63 et BDSF 63, et deux sympathisants, ont distribué 1.000 tracts pour Gaza et BDS, le dimanche 26 mai, de 10h à 12h, au marché aux puces des Salins, à Clermont-Ferrand. Notre banderole « Stop au blocus de Gaza », « Boycott d’Israel » et deux drapeaux AFPS ornaient une des entrées du marché.

Les passants nous ont souvent remercié pour notre action, et 4 ont laissé leur contact pour connaitre nos futures actions. Quelques partisans d’Israël ont déchiré le tract, ou souhaité l’extermination de la population de Gaza…




Et le gagnant de l’Eurovision dans la Tel Aviv de l’apartheid est…

18 mai 2019
Par : PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel), la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël de BDS

Alors que le concours de l’Eurovision touche à sa fin dans la Tel Aviv de l’apartheid, le gagnant est déjà connu : le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens.

Plus de 150 000 Européens ou autres ont signé des pétitions appelant au boycott du concours, des centaines d’artistes connus y ont apporté leur soutien, y compris d’anciens participants à l’Eurovision et l’un de ses gagnants, et plus de 100 organisations et centres LGBT+ se sont joint à l’appel.

Après avoir affirmé depuis des mois que des dizaines de milliers de touristes se rendraient à la Tel Aviv de l’apartheid pour le concours, les organisateurs israéliens admettent maintenant que seuls 5 000 à 7 000 personnes – une fraction de ceux qui était attendusétaient arrivés, signe clair que la campagne mondiale de BDS menée depuis une année est un succès.

Nous construisons notre mouvement, poussant à la reconnaissance des droits des Palestiniens, y compris les droits de nos réfugiés, et recevant un soutien sans précédent pour isoler le régime israélien d’apartheid et d’occupation. Ensemble, nous sommes parvenus à empêcher le régime israélien d’utiliser l’Eurovision, le plus grand événement non-sportif télévisé au monde, pour cacher derrière l’art ses crimes contre les Palestiniens, commis en particulier dans la Bande de Gaza assiégée.

Avec des mobilisations dans plus de 25 pays autour du monde, BDS a reçu un nouveau soutien pour notre mouvement grandissant, au-delà des attentes les plus optimistes, grâce au soutien de tant de personnes qui agissent au nom de leurs principes, et aux efforts sans relâche de militants des droits humains.

Nous vous présentons ici le contexte de cette campagne, célébrons notre travail collectif et listons les principales étapes.

Israël a massacré 62 Palestiniens à Gaza, dont 6 enfants, juste deux jours après sa victoire à l’Eurovision le 12 mai 2018. Plus tard ce même jour, la gagnante israélienne Netta Barzilai a donné un concert pour célébrer cette victoire dans la Tel Aviv de l’apartheid, organisé par le maire, et a déclaré « nous avons des raisons d’être heureux ».

L’appel à boycotter la tenue de l’Eurovision en Israël qui a suivi a été initié par des organisations culturelles et des journalistes palestiniens, demandant le 20 juin 2018 si les organisateurs de l’Eurovision auraient accepté que « le concours se tienne dans l’Afrique du Sud de l’apartheid ? ».

Ils ajoutaient que « seule une pression internationale efficace et soutenue obligerait Israël à respecter ses obligations en droit international et les droits humains des Palestiniens ».

Face à une campagne grandissante dans de nombreux pays, le gouvernement a rapidement laissé tomber sa demande insistante que le concours se tienne à Jérusalem, une première victoire pour la campagne de boycott du concours.

Mais quelle que soit la ville dans laquelle se tiendrait le concours, s’il était organisé par Israël, la campagne BDS menée contre lui devait continuer et s’intensifier.

Israël s’est effectivement déclaré lui-même un état d’apartheid peu après, son glissement continu vers l’extrême-droite se faisant plus évident que jamais.

Dans plus de la moitié des 41 pays participant au concours, des appels de BDS divers et créatifs ont été entendus, notamment en Allemagne, Australie, Belgique, au Danemark, dans l’État espagnol, en Finlande, France, Grèce, Hongrie, Irlande, Islande, Italie, à Malte, en Norvège, aux Pays-Bas, en Pologne, au Portugal, en République tchèque, au Royaume-Uni, en Slovénie, Suède et Suisse.

Aux États-Unis, Jewish Voice for Peace s’est joint aux appels grandissants au boycott du concours dans le monde.

En septembre dernier, un grand nombre d’artistes reconnus, d’anciens participants à l’Eurovision et l’un de ses gagnants ont soutenu « l’appel sincère des artistes palestiniens » dans une lettre ouverte qui a reçu une large couverture dans les médias du monde entier.

Ils ont écrit : « Tant que les Palestiniens ne jouiront pas de la liberté, de la justice et de droits égaux, on ne devrait pas continuer à traiter normalement avec l’État qui leur dénie leurs droits fondamentaux ».

La gagnante de l’Eurovision en 2018 et son ambassadrice culturelle, Netty Barzilai, a fait une tournée en Europe en novembre dernier. Des militants des droits humains ont manifesté lors de ses spectacles après un appel des queers palestiniens qui ont mis en lumière son recrutement comme ambassadrice d’Israël, ce qui soumet ses activités à ce boycott institutionnel auquel la société civile palestinienne appelle.

En décembre, des chanteurs éligibles à l’Eurovision, lors de la très populaire émission de télévision de l’État espagnol Operación Triunfo, ont déclaré que le fait qu’Israël accueille le concours était « regrettable » et qu’ils préfèreraient qu’il ait lieu ailleurs, étant donné la couverture médiatique croissante de la campagne de BDS.

Quelques semaines plus tard, le groupe britannique The Tuts, qui allaient ensuite faire une tournée avec The Specials, annonçait qu’il avait été invité à l’émission de télévision de la BBC You Decide, qui sélectionne le candidat du Royaume-Uni à l’Eurovision, mais qu’il avait refusé d’y participer, et il a été largement acclamé pour cela sur les réseaux sociaux.

Il y a juste quelques jours, des défenseurs des droits humains à Paris sont montés sur la scène, en live pendant l’émission télévisée de sélection du finaliste pour l’Eurovision, en clamant que le concours devait être boycotté.

Peu après, 50 personnalités culturelles britanniques connues ont écrit une lettre à la BBC, exhortant la chaîne à faire pression pour que l’Eurovision ait lieu ailleurs.

Le même jour, de nombreux groupes LGBT+ publiaient un appel au boycott de l’Eurovision et de la Gay Pride de Tel Aviv, en soutien aux queers palestiniens et contre la tentative cynique d’Israël de dissimuler sa politique envers les Palestiniens derrière un affichage pro-LGBT+ (« pinkwashing », mot proche de celui de blanchiment, mais avec la couleur rose).

Plus de 100 groupes, dont BeLongTo, l’organisation nationale irlandaise des jeunes LGBT+, et les sections de Naples et de Padoue d’Arcigay, la plus ancienne et plus grande organisation italienne pro-LGBT+, ont maintenant souscrit à l’appel.

En février, le réalisateur Julio Pérez del Campo a soutenu l’appel à boycotter l’Eurovision lors de son discours de remerciements aux Goya Awards (les « Oscars » de l’État espagnol).

Quelques semaines plus tard, le compositeur et producteur légendaire Brian Eno a écrit une tribune exhortant le candidat du Royaume-Uni à l’Eurovision à « contribuer à garantir qu’on se souviendrait de l’Eurovision 2019 comme de l’occasion qu’on avait eu de protester au nom de ses principes, et non comme d’un épisode supplémentaire de blanchiment culturel ».

Le mois suivant, Haneen Maikey, directrice de alQaws for Sexual & Gender Diversity in Palestinian Society (alQaws pour une diversité sexuelle et de genre dans la société palestinienne), une organisation politique populaire de queers palestiniens, basée à Jérusalem, et Hilary Aked, une auteure, chercheuse et militante basée à Londres, ont écrit un article dans The Independent, détaillant la manière dont Israël exploite l’identité LGBT+ pour camoufler ses crimes.

Cet article faisait suite à un autre article dans les médias irlandais sur la politique israélienne de dissimulation de l’occupation et de l’apartheid derrière une mise en avant des LGBT+.

Quelques mois avant le concours, alors que les pays en compétition étaient en train de sélectionner leurs candidats, le boycott de l’Eurovision était déjà soutenu par des syndicats, tels que le Musicians’ Union of Ireland (le syndicat des musiciens d’Irlande), Irish Equity et la CGT, ainsi que des partis politiques et des politiciens d’Europe et d’ailleurs.

Plus de 100 artistes palestiniens – dont des metteurs en scènes, des musiciens, des poètes et d’autres artistes récompensés – ont ensuite appelé les candidats à l’Eurovision à se retirer, dans une lettre ouverte.

« En tant qu’artistes palestiniens – brutalisés, assiégés, occupés ou exilés – nous ne pouvons pas offrir les paillettes et le glamour de l’Eurovision. Nous pouvons offrir beaucoup mieux : une place dans les livres d’histoire. »

Quelques jours plus tard, 26 artistes israéliens appelaient également les participants à l’Eurovision à se retirer, écrivant : « En tant qu’artistes, nous ne pouvons pas rester assis alors que nos homologues palestiniens souffrent d’être réduits au silence, déshumanisés et soumis à la violence, et nous vous demandons de vous joindre à nous pour le dénoncer ».

Des militants des droits humains et des artistes dans de nombreux pays participant au concours ont interpellé de manière privée ou publique des candidats à l’Eurovision, des médias, des organisateurs, des juges et d’autres encore.

Lorsqu’il a été annoncé en avril que Madonna se produirait à l’Eurovision, la couverture des médias a démontré la prédominance de BDS sur les tentatives d’Israël de blanchir l’apartheid par l’art.

PACBI a exhorté Madonna d’annuler, l’informant que « le gouvernement fanatique, d’extrême-droite d’Israël exploite cyniquement votre performance, et celle des candidats, pour marquer son oppression croissante des Palestiniens ».

Speed Sisters, une équipe féminine de course que Madonna avait louée auparavant pour leur « combat pour la liberté en Palestine », l’ont aussi appelé à annuler.

Près de 40 000 personnes ont signé la pétition de PACBI et de Jewish Voice for Peace exhortant Madonna à « se tenir avec nous du bon côté de l’histoire ».

Des dizaines de femmes artistes palestiniennes ont également écrit une lettre ouverte à Madonna : « Lorsque les murs s’écrouleront et que la liberté et la justice résonneront enfin, nous vous inviterons à venir partager votre musique avec nous tous dans ce pays ».

Le compositeur et musicien israélien Ohal Grietzer a écrit un appel à Madonna, lui reprochant d’« ignorer les femmes palestiniennes qui la supplient d’être à leurs côtés, ou au moins de ne pas leur faire entrave alors qu’elles établissent des voies pour défendre et réclamer leurs droits ».

Madonna a finalement montré que son soutien tant vanté aux droits humains n’allait pas jusqu’à soutenir les appels des opprimés qu’elle prétend soutenir. La réponse de PACBI a été largement couverte par les principaux médias et les agences internationales de presse.

Entre-temps, deux musiciens d’électro, Jaakko Eino Kalevi et Onra, s’étaient retirés de la soirée sur la plage Electrovision, sponsorisée par l’UE et organisée en marge de l’Eurovision au « village de l’Eurovision », dans le parc Charles Clore de Tel Aviv. Le parc est construit sur le site de Al Manshiyya, un quartier palestinien dont le nettoyage ethnique a ouvert la voie à la création d’Israël.

Comme un signe des liens de plus en plus étroits, au nom de leurs principes, de divers groupes populaires de lutte avec BDS, le centre LGBT+ El Casal Lambda de Barcelone, établi de longue date, a annulé sa fête de l’Eurovision, au nom de « sa grande et ancienne expérience de la défense des droits humains ». L’organisation des jeunes LGBT+ de Copenhague a annulé la projection de l’Eurovision et célébré à la place la musique des gagnants iconiques de l’Eurovision, Abba, en signe d’opposition à l’agenda de « pinkwashing » d’Israël.

Plusieurs tribunes, rapports et articles ont mis en lumière cette politique israélienne de « pinkwashing » et amplifié les voix des queers palestiniens, de militants israéliens et internationaux, d’artistes et d’écrivains.

Ghadir Shafie, Co-directrice d’Aswat, le Centre palestinien féministe pour les libertés sexuelles et de genre, et le militant palestinien LGBT+ Elias Wakeem ont été interviewés pour l’émission de la chaîne britannique Channel 4 « News Uncovered » sur le « pinkwashing » d’Israël.

Le syndicat des étudiants de la prestigieuse Queen’s University de Belfast a également annulé sa soirée Eurovision, et à Melbourne, un bar LGBT+ a annulé la projection de l’Eurovision lors de la sélection du candidat australien en raison des « problèmes de droits humains autour de l’Eurovision cette année ».

Des dizaines de soirées Eurovision « apartheid-free » ont été organisées en Europe par des fans de l’Eurovision et des défenseurs des droits humains à la place des émissions produites depuis la Tel Aviv de l’apartheid.

Plusieurs manifestations et perturbations ont eu lieu durant la semaine de l’Eurovision dans la Tel Aviv de l’apartheid, des militants internationaux et israéliens attirant ainsi l’attention des médias du monde entier.

Globalvision, un Eurovision alternatif qui sera retransmis en live, présentera au même moment que l’Eurovision des artistes palestiniens et internationaux, comme par exemple Brian Eno, DAM et beaucoup d’autres.

La campagne de toute une année de BDS pour boycotter la tenue de l’Eurovision dans l’Israël de l’apartheid a dépassé nos attentes, elle a apporté à notre mouvement de défense des droits humains de nouveaux soutiens, et nous a permis de créer des liens, au nom des principes que nous partageons, avec des combats anti-racistes, féministes, LGBT+ et d’autres encore.

C’est pourquoi le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens est le vrai gagnant de l’Eurovision !

Traduction : MUV pour BDS France
Source : bdsmovement.net / PACBI




PalestineVision à Argenteuil, un beau moment de solidarité !

Plus de 120 personnes ont assisté hier soir à la « PalestineVision » qui a été organisée pour un boycott actif de l’Eurovision qui se tenait au même moment à Tel Aviv, en Apartheid Israël.

 

Après des interventions sur BDS, la vidéo de l’émission  « Palestine Vision  » a été projetée,  qui a permis à certains-es de découvrir la culture et la chanson palestiniennes, avec ces « Chansons pour la Palestine », composées depuis 70 ans.

On peut maintenant la voir ICI dans son intégralité.

Se sont succédées ensuite de belles prestations artistiques, avec les chants/musiques de nos camarades Atmane de BDS France Saint-Étienne, Hassan de BDS France Tours, et la chanteuse palestinienne Abeer d’Artists for Palestine.

Un beau et fort moment militant, qui a attiré de nombreux habitant-e-s du quartier populaire de la dalle d’Argenteuil.
Un grand bravo à tous-tes les camarades d’Argenteuil Palestine Solidarité qui ont travaillé dur pour cette soirée alternative !

Imen Habib, Dominique Grange, Tardi et Abeer Hamad




Le GAZAVISION: c’était aussi à Montpellier place de la Comédie

Chapiteau transformé en scène, avec drapeaux palestiniens en fond et en hauteur , grand panneau « GAZAVISION » et photos des 6 candidats au concours avec leurs noms, au-dessus de la banderole :  » Gaza we are with you », BDS France Montpellier en lien avec Gaza, a présenté aux passant.e.s et aux Gilets Jaunes le GAZAVISION.

Contre l’Eurovision 2019 à Tel Aviv :

le GAZAVISION À GAZA !

Pour conclure cette campagne de boycott combinant le soutien aux grandes marches du Retour de la Bande de Gaza, BDS France Montpellier, en liaison avec BDS Gaza a décidé de retransmettre le GAZAVISION, le contre-événement à l’Eurovision à Tel Aviv capitale de l’apartheid israélien.

Dans un cadre imitant une scène, les militant.e.s de BDS France Montpellier ont joué les présentateurs et présentatrices, introduit les candidat.e.s au concours puis annoncé la chanson. Chaque chanson a été diffusée. Ainsi les nombreuses personnes attablées aux terrasses de cafés et les passant.es ont découvert le Gazavision, les chanteurs.ses et les chansons.

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Comme d’habitude les Gilets Jaunes sont venus au stand BDS, discuter et soutenir par leur présence…

LE GAGANT DU GAZAVISION EST … JEHAD SHEHADA

vianqueurgazavisionVoir la présentation du gagnant (en anglais : https://wearenotnumbers.org/home/News/Gazavision_one_winner_unified_people)

finalistes

On est loin du bling bling de TEL Aviv, ici les décors sont les ruines qui restent des bombardements israéliens. On est loin également de la compétition et de l’arrivisme qui animent l’esprit de la plupart des candidat.e.s à l’Eurovision : sous le titre « Un vainqueur, un peuple uni » on peut lire la présentation du vainqueur et aussi :

(…) Au cours de la dernière semaine, plus de 3 500 personnes de partout dans le monde ont lu leurs histoires et écouté leurs voix. Shehada a reçu le plus de votes.

« Cependant, même si chaque concours doit avoir un gagnant, Jehad et ses compagnons ont chanté pour la Palestine, et donc l’un pour l’autre « , a dit Adwan, juste avant que tous les concurrents se soient réunis pour chanter Mawtini, une chanson connue sous le nom d’hymne palestinien. « Nous espérons donner l’exemple à nos dirigeants politiques en affirmant aujourd’hui que même lorsque nous nous battons les uns contre les autres, nous nous souvenons toujours que nous sommes plus forts ensemble. »

Comme disent les paroles :

Ma patrie, ma patrie,
Nous, les jeunes, nous ne nous lasserons pas, jusqu’à ton indépendance
Ou nous mourrons, ou nous mourrons.

Ma patrie, ma patrie,
L’épée et la plume, pas le discours ni la querelle
Sont nos symboles, sont nos symboles.

 

 Le boycott culturel, au centre de l’activité de BDS France Montpellier depuis 2 ans.

Pièce de théâtre soutenue par le ministère de la culture israélien

La mobilisation contre une pièce de théâtre soutenue par le ministère de la culture israélien (We love arabs) au théâtre Jean Vilar, au coeur du quartier populaire de La Paillade s’est déployée avec la construction simultanée de la Zone Libre d’apartheid israélien (ZLAI). Les commerçants.e.s du quartier on été les principaux relais de cette campagne de boycott auprès des habitant.e.s. Plus d’une centaine d’habitant.e.s du quartier ont défilé jusque devant le théâtre pour demander le retrait du spectacle et appelé à son boycott. Le spectacle s’est déroulé sous une imposante et agressive protection policière face à des habitant.e.s refusant toute complicité avec l’apartheid israélien.

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Photo : BDS34

Saison France-Israël

Le relais des mobilisations et actions , toujours non-violentes, s’est immédiatement poursuivi avec la campagne contre la saison France-Israël. Plusieurs manifestations, tractages aux spectateurs du festival Montpellier Danse, stands place de la Comédie et « piquets » les soirs de spectacle sous haute protection policière (trams déviés, quartier entier bouclé, barrage de toutes les rues etc.) ont animé la campagne de boycott marquée par la mobilisation exceptionnelle et l’appel de 36 artistes et acteurs.trices du milieu du spectacle demandant l’annulation des spectacles de la saison France Israël et appelant au boycott de ces spectacles s’ils étaient maintenus.

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Eurovision 2019 à Tel Aviv

Après les campagnes contre un spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien et contre la saison France-Israël,  c’est le boycott de l’Eurovision à Tel Aviv qui jusqu’à samedi 18 mai a occupé le devant de la scène BDS. Intervention auprès de FR3, stands place de la Comédie, fabrication d’un poster géant des visages montpelliérains contre l’apartheid et nombreuses diffusions de tracts,

soirée-débat sur le boycott culturel qui a rassemblé une trentaine de personnes et que résume bien ce clip (2mn) du musicien et cinéaste Michel Marre :




PalestineVision, c’est ici : 3 heures de spectacle et de solidarité !




120 PERSONNES POUR GAZA ET BDS, ET CONTRE L’EUROVISION, A CLERMONT-FD

Cent-vingt personnes de tous âges et origines rassemblées à Clermont-Fd ont scandé de nombreux slogans devant Vercingétorix et un arrêt de tramway, pour la levée du blocus de Gaza, pour le Boycott et des Sanctions contre Israël, et contre l’Eurovision à Tel-Aviv.

  

Une demi-douzaine de militant.e.s AFPS, BDSF et NPA ont distribué au centre ville de Clermont-Fd 700 ex. d’un tract de 28 organisations appelant à un rassemblement pour la levée du blocus de Gaza, pour le Boycott et des Sanctions contre Israël, et contre l’Eurovision à Tel-Aviv. Puis 120 personnes de tous âges et origines, dont de nombreuses têtes inconnues, se sont rassemblées et ont formé un grand cercle sur la place de Jaude, près de la statue de Vercingétorix et d’un arrêt du tramway, autour de 4 banderoles appelant à la levée du blocus, au boycott de l’Etat d’apartheid et de l’Eurovision, et au droit au retour des réfugiés, en écoutant des chants militants pour la Palestine.

   

Des prises de parole de l’AFPS 63-BDSF 63 , de l’UNEF et du Collectif des Mosquées de Clermont-Auvergne ont rappelé, en ce jour anniversaire de la Nakba, la situation humanitaire dramatique de Gaza sous blocus et massacres, et la nécessité de BDS face à l’inaction ou la complicité des grandes puissances avec l’Etat colonial d’apartheid. La nécessité de se mobiliser plus largement a été soulignée. Des slogans ont été criés et parfois dansés entre les prises de parole :

Gaza / Vivra // Palestine / Vaincra

Israël / Assassin // Macron / Complice

Boycott / Israël / Etat / Criminel

A Paris / comme à Bruxelles // des sanctions / contre Israël

Occuper / est un crime // résister / est un droit

Halte / aux massacres / à Gaza

Pas d’Eurovision // Au pays / de l’apartheid

France Télévision // Complice / d’Israel

    

De nombreux passagers descendaient du tramway, toutes les 6 minutes environ, et pouvaient assister à cet événement qui a duré près d’une heure trente. Avant dissolution du rassemblement, rendez-vous a été donné pour nos prochaines actions BDS, notamment contre PUMA qui sponsorise le foot israélien, ainsi qu’au prochain rassemblement du collectif RESF 63. Radio Coquelicot (03-Ebreuil) a couvert notre événement. Plusieurs personnes nous ont laissé leur contact, et deux jeunes sont venus ensuite nous rejoindre dans notre local pour acheter des T-shirts BDS. Et des photos de cette soirée ont complété nos albums facebook sur Gaza et sur l’Eurovision…

 




Montargis : Action contre l’Eurovision en Israël

Ce samedi 11 mai, une vingtaine de personnes ont répondu à l’appel du comité BDS du Montargois, pour dénoncer la tenue de l’Eurovision à Tel Aviv et inviter les passants à boycotter la diffusion de cet événement le 18 mai.

Derrière une banderole :

« Droit international bafoué, Palestiniens opprimés, L’Eurovision en Israël, C’est NON! »,

nous avons défilé dans la rue principale, en faisant plusieurs haltes pour chanter « Attention Mesdames et Messieurs » de Michel Fugain avec de nouvelles paroles dénonçant l’apartheid et les violations du droit international par Israël.

Malgré une météo instable qui a restreint le nombre de passants, 270 tracts ont été distribués.

L’action a reçu un bon accueil.

Le comité BDS du Montargois




Nous, artistes français, dénonçons l’Eurovision 2019 en Israël

10 mai 2019

Le blog de Les invités de Mediapart

Plus de 100 artistes français, dont les dessinateurs Willem et Tardi, Imhotep, compositeur du groupe IAM, le cinéaste Alain Guiraudie, l’artiste lyrique Marie Soubestre ou encore l’artiste plasticien Ernest Pignon Ernest, annoncent qu’ils «n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et (appellent) France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime» israélien.

Du 14 au 18 mai prochain, France Télévision a l’intention de diffuser le Concours Eurovision 2019 qui se tiendra en Israël, à Tel Aviv, dans le quartier de Ramat Aviv, sur les ruines du village de Sheikh Muwannis qui, comme le rappelle l’ONG israélienne « Zochrot » (« elles se souviennent » en hébreu), est l’un des centaines de villages palestiniens  vidés de leurs habitants et détruits en 1948, lors de la création de l’Etat d’Israël.

Pour France Télévisions, l’Eurovision est « un divertissement d’une ampleur internationale unique et ouvert à une très grande diversité artistique » qui revendique de célébrer la diversité et l’inclusion. Selon la chaine publique « la musique, qui n’a pas de frontière, en est son essence, avec pour ambition universelle le dialogue entre les peuples, l’ouverture et le vivre-ensemble ».

Mais ce message sonne creux lorsque qu’il  cherche à nous divertir des violations des droits humains à l’égard des Palestinien·ne·s. Discrimination et exclusion sont profondément ancrées en Israël, où notamment la loi « Israël, État-nation du peuple juif » a été adoptée le 19 juillet 2018, proclamant que seuls les Juifs ont le « droit à l’autodétermination nationale », entérinant ainsi officiellement l’apartheid.

Le sens de l’histoire, de l’inclusivité et de la solidarité est plutôt du côté des nombreuses manifestations en Palestine et dans toute l’Europe, appelant artistes et diffuseurs à ne pas se rendre à Tel-Aviv. Par cette tribune, nous tenons également à participer à ce mouvement, pour manifester notre soutien aux artistes palestinien.ne.s, dans la guerre que leur mène Israël.

En mars et avril 2018, des tireurs israéliens ont ciblé et tué des journalistes qui filmaient les manifestations pacifiques à Gaza. En août, un F16 israélien a détruit le centre Said al-Mishal à Gaza, lieu de musique, de théâtre et de danse. Des artistes palestinien·ne·s, actrices, acteurs et musicien·ne·s se voient régulièrement empêchés de voyager par les autorités israéliennes d’occupation, ou comme dans le cas de la poétesse engagée Dareen Tatour, emprisonné·e·s pour « incitation au terrorisme ».

Aujourd’hui ce sont aussi les organisations israéliennes progressistes qui sont entravées par les autorités israéliennes. Le Ministère de la Culture les accuse de subversion, et réduit leurs financements. En 2017 par exemple, le festival de théâtre de Saint Jean d’Acre a dû retirer une pièce consacrée aux prisonnier·e·s politiques palestinien·ne·s pour éviter les coupures budgétaires gouvernementales. Galeries et festivals de cinéma sont aujourd’hui menacés de la même manière.

L’Eurovision, selon l’Union européenne de radio-télévision (UER), prétend être un événement « non politique ». Il est malheureusement impossible de réconcilier ce que dit l’UER avec la réalité. Israël est un État qui considère officiellement la culture comme un instrument de propagande politique: son Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a félicité l’israélienne Netta Barzilai, lauréate de l’Eurovision 2018, pour avoir « accompli un travail exceptionnel en matière de relations extérieures ».

Nous, artistes et travailleur·se·s culturels français qui signons cet appel, n’irons pas à Tel Aviv blanchir le système de discriminations légales et d’exclusion qui y sévit contre les Palestiniens, et nous appelons France Télévisions et la délégation française à ne pas servir de caution au régime qui  envoie ses snipers tirer tous les vendredi contre les enfants  désarmés de la marche du retour à Gaza. Un divertissement qui se respecte ne se joue pas en terre d’Apartheid. Nous ne l’aurions pas accepté pour l’Afrique du Sud , nous ne l’accepterons pas pour Israël.

 Signataires : 

 

Samir ABDALLAH, cinéaste ; Pierre ALFERI, auteur ; Nadia AMMOUR, chanteuse ; Henri d’ARTOIS, musicien ; Jean ASSELMEYER, réalisateur ; Alain AUBIN, artiste lyrique ; Nicolas AUDOIN, musicien ;

Allaoua BAKHA, musicien ; Mohamed BAOUZZI, conteur ; Marine BACHELOT Nguyen, autrice et metteuse en scène ; Edmond BAUDOIN, dessinateur ; Safia BENHAIM, réalisatrice ; BEN ART’CORE, photographe ; François BEAUNE, écrivain ; Michaël BIDEAULT, musicien ; Julien BLAINE, poète ; Xavier BOEDA, musicien ; Marion BORDESSOULLES, comédienne ; Bruno BOUSSAGOL, metteur en scène ; Sarah BOY, danseuse ;

Françoise CABANAC, artiste lyrique ; Alain CASTAN, éditeur ; Laurent CAUWET, auteur ; Youssef CHARIFI, producteur ; Anne-James CHATON, poète ; Jean-Christophe CHAUZY, dessinateur ; Franck CHENAL, musicien ; Matthieu COLLOGHAN, peintre ;  Enzo CORMANN, écrivain ; Jean-Luc COUDRAY, dessinateur ; Philippe COUDRAY, dessinateur ;

Atmane DAHMANI, chanteur ; Gerty DAMBURY, metteure en scène ; Bruno DARAQUY, chanteur ; Yvan DAUTIN, chanteur ; Fanny DEKKARI, conteuse ; Gérard DELAHAYE, auteur et compositeur ; Marie DEVROUX, comédienne et metteure en scène ; Joss DRAY, auteure et photographe ;

ELCHICOTRISTE, dessinateur ; Annie ERNAUX, écrivaine ;

Abbas FAHDEL, réalisateur ; Nicolas FERNANDES, musicien ; Pedro FIDALGO, réalisateur ; Sandrine FLOCH, programmatrice cinéma; Nicolas FRIZE, compositeur ;

Pierre-Louis GARCIA, musicien ; Rémo GARY, chanteur ; Marina GILABERT, danseuse ; Liliane GIRAUDON, écrivaine ; Julien GONZALES, musicien ; Dominique GRANGE, chanteuse ; Annette GUILLAUMIN, auteure ; Alain GUIRAUDIE, cinéaste ; Christian GUY, photographe ;

Didier HABOYAN, musicien ; Abeer HAMAD, chanteuse ; Eric HAZAN, écrivain ; Michael HOARE, réalisateur ;

IMHOTEP compositeur du groupe IAM ; L’1NCONSOLABLE, rappeur ;

Lyang KIM, cinéaste ; Nicolas KLOTZ, cinéaste ; Victoria KLOTZ, artiste plasticienne ;

Armelle LABORIE, auteure ; Julio LAKS, musicien ; Anne-Marie LALLEMENT, cinéaste et écrivaine ; Iwan LAMBERT, comédien ; Léopold LAMBERT, auteur et éditeur ; Esther LAURENT-BAROUX, réalisatrice ;Françoise LEBEAU, productrice ; Sarah LECARPENTIER, comédienne et metteure en scène ; Marc LENOT, critique d’art ;

Raphaël MAILLET, musicien ; Jonathan MALNOURY, musicien ; Nathanaël MALNOURY, musicien ; Sébastien MARCHAL, graphiste ; Joëlle MARELLI, auteure et traductrice ; Michel MARRE, musicien et cinéaste ; Jacqueline MARTIN, comédienne et directrice de théâtre ; Nicolas MATOS ITXASO, auteur et réalisateur ; Gérard MAYEN, auteur- Elli MEDEIROS, chanteuse ; Ismaël METIS, rappeur ; Hassane MEZINE, photographe et réalisateur ; Muriel MODR, artiste plasticienne et poète ; MRIC, dessinateur ; José MUÑOZ, dessinateur ;

Bernard NOËL, poète et écrivain ;

Annie OHAYON, productrice

Bruno PAOLI, musicien ; La PARISIENNE LIBEREE, chanteuse ; Lucile PAYSANT, comédienne ; Elisabeth PERCEVAL, actrice et cinéaste ; Léonie PERNET, musicienne ; Mireille PERRIER, comédienne, metteur en scène ; Ernest PIGNON-ERNEST, artiste plasticien ; Denys PININGRE, cinéaste documentariste ; Jean-Marc POLI, musicien ; Anastasia POLITI, comédienne et metteure en scène ; Aurélien PROST, artiste circassien ;

Serge QUADRUPPANI, écrivain ; Nathalie QUINTANE, écrivaine et poète ; Luc QUINTON, plasticien ;

RAPSA, rappeur ; Anna RICHE, monteuse ; RLM, rappeur ; Renata ROAGNA, chanteuse ; André ROBÈR, peintre, poète, éditeur ; François RUDEL, sculpteur

Abdelwaheb SEFSAF, comédien et musicien ; Jean-Michel SICARD, metteur en scène ; Eyal SIVAN, cinéaste ; Francesca SOLLEVILLE, chanteuse ; Marie SOUBESTRE, artiste lyrique ; SPOIR, rappeur

Piotrek TAGART, musicien rock ; TARDI, dessinateur ; Jean-Pierre THORN, cinéaste ;

Robert VALBON, auteur et metteur en scène ; Maril VAN DEN BROEK, comédienne ;

WILLEM, dessinateur ; Willis From Tunis, dessinatrice

Djamila ZEGHBAB, comédienne.

Source : Mediapart




Des entreprises australiennes et canadiennes se désistent du projet de tramway dans les colonies israéliennes

The Electronic Intifada

Ali Abunimah 8 mai 2019

The Electronic Intifada est en mesure de révéler en exclusivité que le géant canadien de l’ingénierie Bombardier s’est retiré d’une offre pour étendre et exploiter un tramway israélien reliant les colonies en Cisjordanie occupée.

Bombardier est l’une des entreprises internationales — deux autres étant Macquarie d’Australie et Siemens d’Allemagne – à se retirer de l’appel d’offres pour construire la prochaine phase du tramway de Jérusalem.

Le système de tramway relie les colonies les unes aux autres, et à Jérusalem, contribuant à enraciner et à faciliter l’expansion coloniale d’Israël en territoire occupé — un crime de guerre.

Ce tramway est un symbole d’oppression pour les Palestiniens.

Le mois dernier, Globes, la publication commerciale d’Israël, a rapporté que le fonds d’investissement Macquarie retirait son soutien au consortium d’offres qui inclut Bombardier et la compagnie autrichienne Wiener Linien.

Selon Globes, le consortium « était en train de chercher un fonds d’investissement pour remplacer le fond australien Macquarie ».

Cependant, un porte-parole de Macquarie a confirmé mercredi à The Electronic Intifada que non seulement le financier australien s’était retiré, mais aussi l’ensemble entier du consortium piloté par Bombardier.

Une requête à commenter a été envoyée à Bombardier.

L’an dernier, la FIDH, une importante organisation internationale pour les droits humains, avait déclaré avoir reçu l’engagement de la compagnie publique française Systra qu’elle se retirait de l’appel d’offres pour le tramway.

FIDH avait remarqué à l’époque que le tramway était « un instrument de la politique de colonisation d’Israël et de son annexion de Jérusalem, en violation complète du droit international ».

Après une pression soutenue des militants des droits humains, la multinationale française d’infrastructure Veolia a vendu ses actions de CityPass, le consortium qui opère la ligne de tram existante, en 2015.

Une entreprise allemande se retire

Maintenant CityPass lui-même suit Veolia vers la sortie.

Le consortium CityPass, qui inclut Siemens, d’Allemagne, a notifié au gouvernement israélien qu’il se retirait de l’appel d’offres pour étendre et faire fonctionner la Ligne rouge du tramway de Jérusalem déjà existante et pour construire et exploiter la nouvelle Ligne verte.

La Ligne rouge sera étendue pour pénétrer plus profondément en Cisjordanie occupée, reliant les colonies de Pisgat Zeev et Neve Yaakov, qui font partie de l’anneau de colonies qu’Israël construit pour isoler les Palestiniens de Jérusalem de ceux du reste de la Cisjordanie occupée.

La Ligne verte ira du Mont Scopus dans Jérusalem-Est occupé jusqu’à la colonie de Gilo, au sud-ouest de Jérusalem.

The Times of Israel a indiqué clairement que le retrait du consortium était lié aux risques produits par l’occupation militaire prolongée d’Israël.

Selon la publication israélienne, CityPass « a pointé du doigt une longue série d’incidents concernant la sécurité, y compris des attaques terroristes palestiniennes et des jets de pierre, ainsi que des émeutes et des manifestations dans les zones ultra-orthodoxes, qui ont endommagé et retardé les trains ». La compagnie a dit que son contrat « ne la protégeait pas de manière adéquate des pertes subies pendant de tels événements », selon The Times of Israel.

« La pression de BDS marche »

Des militants palestiniens voient ces derniers retraits comme des victoires dans leurs efforts à faire rendre des comptes aux entreprises complices de l’occupation et de la colonisation par Israël.

Mahmoud Nawajaa, coordinateur général du Comité national palestinien du mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BNC), a déclaré à The Electronic Intifada : « Les retraits du projet israélien illégal du tramway de Jérusalem de la part d’un consortium incluant la compagnie canadienne Bombardier, et du consortium CityPass incluant Siemens, montrent une nouvelle fois que BDS marche en tant que forme de pression populaire ».

Mais les compagnies qui se désistent ne font que se conformer à leurs obligations basiques concernant les droits humains.

Ily a un consensus croissant, tant sur le plan juridique que sur celui des droits humains, selon lequel être en relation commerciale avec les colonies d’Israël implique une complicité inévitable dans des agressions majeures contre les droits humains, y compris dans des crimes de guerre, et que de tels échanges commerciaux doivent être bannis.

Complicité des entreprises

Si les retraits de Macquarie, Bombardier et Siemens seront des nouvelles bienvenues pour ceux qui militent en faveur des droits palestiniens, trois consortiums restent dans l’appel d’offres du projet et ils incluent plusieurs entreprises internationales apparemment désireuses de profiter des crimes d’Israël.

Un consortium, selon Globes, regroupe la compagnie israélienne d’infrastructure Electra avec le fabricant de trains basé en France Alstom, et Moventia, la compagnie qui exploite les transports publics à Barcelone.

Le deuxième consortium inclut le fabricant de train espagnol CAF, dont le conseil officiel des travailleurs a voté contre la participation au projet. Mais selon Globes, ce consortium maintient son offre.

Et le troisième consortium voulant aussi construire la ligne inclut le constructeur des colonies Shikun & Binui, la compagnie de trains chinoise CRRC et le fonds d’investissement français Meridiam.

Meridiam a été créée avec l’appui financier de la banque française Crédit Agricole.

Un quatrième consortium inclut deux compagnies grecques, la compagnie d’infrastructure GEK Terna, et l’opérateur du métro d’Athènes, l’entreprise publique STASY. Mais dans un développement potentiellement inquiétant du point de vue d’Israël, Globes note que « les intentions du consortium piloté par les Grecs n’étaient pas claires ».

Le gouvernement grec a donné son appui à l’offre, mais des députés du parti dominant nominalement de gauche en Grèce, Syriza, ainsi que des syndicats, ont exprimé une forte opposition à quelque engagement grec que ce soit dans le tramway des colonies.

Malgré la complicité actuelle, les militants espèrent que cette ruée vers la sortie ne sera pas la dernière.

« Comme Veolia auparavant, de plus en plus d’entreprises réalisent qu’investir dans les violations par Israël du droit international et des droits humains, et les permettre, n’est pas seulement illégal et immoral, mais mauvais pour les affaires », a déclaré Nawajaa de BNC.

« Un an après le déplacement de l’ambassade des Etats-Unis à Jérusalem, les retraits de ces compagnies montrent que les droits humains peuvent encore gagner contre le soutien américain à l’apartheid israélien. La pression doit continuer sur toutes les entreprises impliquées dans les appels d’offre, ou considérant la possibilité de soumettre une offre, jusqu’à ce que toutes se soient retirées de ce projet de tramway illégal ».

Ali Abunimah est cofondateur de The Electronic Intifada et l’auteur de The Battle for Justice in Palestine, paru chez Haymarket Books. Il a aussi écrit One Country: A Bold-Proposal to End the Israeli-Palestinian Impasse. Les opinions exprimées sont les siennes seules.

Source : The Electronic Intifada

Traduction : C.G pour BDS France




Qu’est-ce que « le boycott » dans la campagne BDS ?

|Ivar Ekeland, Ghislain Poissonnier |Tribunes

Dans un article publié dans Le Monde du 2 mai 2019, intitulé « Le “boycott”, un art de la résistance passive à travers les siècles », Catherine Vincent présente de manière pédagogique et documentée l’origine du mot boycott, les différentes modalités de ce mode d’action collective et ses formes contemporaines.

L’actualité de la notion tient sans doute à ce que les consommateurs ont pris conscience du pouvoir que représentaient leurs décisions d’achat ou de refus d’achat. La montée en puissance de la consommation éthique a été analysée par les publicitaires et les professionnels du marketing (« Le boycott », par Marc Drillech, éd. Fyp, 2011). Elle permet de voir émerger le commerce équitable. Elle incite les entreprises à mieux prendre en compte le respect de l’environnement et de la santé humaine, les droits des travailleurs, la lutte contre les discriminations ou la réduction des souffrances animales. A l’heure des réseaux sociaux, l’exercice du « contre-pouvoir citoyen » que représente le boycott mené par les consom-acteurs remporte des succès, y compris en France, comme en atteste le site internet https://www.i-boycott.org/.

La campagne « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » (BDS) mentionnée dans l’article de Catherine Vincent constitue un exemple intéressant du caractère multiforme/ protéiforme de la notion.

Comme son nom l’indique, cette campagne, lancée en 2005 et visant à obtenir le respect du droit international par Israël, ne se limite pas à l’appel au boycott de marchandises (Voir « Boycott, désinvestissement, sanctions », par Omar Barghouti, éd. La Fabrique, 2010). Elle demande également aux entreprises étrangères de ne plus investir dans des sociétés israéliennes, tant il est vrai que la colonisation des territoires palestiniens et la militarisation de l’économie font maintenant partie intégrante de l’écosystème israélien. C’est la raison pour laquelle la BPCE, la BNP Paribas, le Crédit agricole, la Société générale et AXA, qui possèdent des participations dans des banques israéliennes finançant la construction de logements dans les colonies, sont invitées à désinvestir. La campagne BDS demande aussi aux Etats et aux organisations internationales de prendre des sanctions contre l’Etat d’Israël. L’UE est ainsi interpellée sur les raisons pour lesquelles elle refuse de suspendre son accord d’association avec Israël prévoyant pourtant, en ses articles 2 et 79, une suspension possible si l’une des parties viole les droits de l’homme.

Cependant, le volet « boycott » de la campagne BDS présente un caractère stratégique, car mobilisateur de simples citoyens / consommateurs. Cette dimension mobilisatrice est d’autant plus importante que BDS a été lancé par la société civile palestinienne (171 associations et syndicats), en faisant expressément référence aux campagnes historiques menées en Inde, à l’appel de Gandhi, et en Afrique du Sud, à l’appel de l’ANC. Ce faisant, elle s’inscrit tant dans la lignée des mouvements de boycott présentant une dimension politique et de décolonisation que dans celle des mouvements revendiquant l’égalité des droits ou le respect de droits économiques et sociaux (Voir « Une histoire populaire du boycott », par Olivier Estèves, L’Harmattan, 2006). L’exemple sud-africain, qui a donné lieu à une mobilisation des sociétés civiles au niveau international, constitue le modèle à suivre pour les inspirateurs de la campagne BDS, et se révèle particulièrement pertinent à l’heure où Gérard Araud, ambassadeur de France à Washington tout juste parti à la retraite, John Kerry, secrétaire d’État sous Barack Obama, et John Dugard, ancien représentant des Nations unies, se rejoignent pour qualifier la situation actuelle dans les territoires palestiniens occupés d’apartheid.

Dans le cadre de la campagne BDS, l’appel au boycott prend de multiples formes. D’une part, il ne vise pas que les produits israéliens ou ceux des colonies. Il peut concerner des produits de sociétés étrangères qui possèdent des intérêts financiers et économiques en Israël, notamment quand ces entreprises ont des liens avec le complexe militaro-industriel israélien (par exemple, Hewlett Packard, Caterpillar ou G4S). D’autre part, le boycott ne concerne pas que les produits. C’est ainsi que BDS demande à ses sympathisants de mettre en œuvre un boycott (ne plus coopérer avec les institutions israéliennes) dans les secteurs universitaire, scientifique, culturel, artistique, syndical, sportif, touristique etc. En effet, comme l’ont décrit Eyal Sivan et Armelle Laborie (« Un boycott légitime » éd. La Fabrique, 2016), les universités israéliennes et les manifestations culturelles en Israël possèdent des liens forts avec les institutions régaliennes qui mettent en œuvre la politique d’occupation et de colonisation et servent, pour le gouvernement israélien, à redorer un blason terni à l’étranger par la commission de crimes de guerre sur la population palestinienne.

Ce boycott répond en outre à une méthodologie précise. Dans son volet dédié aux produits commercialisés, la campagne BDS se focalise sur certains produits, marques ou entreprises (par exemple, Sodastream, Ahava ou Sabra), afin d’accroître sa visibilité et d’augmenter ses chances de succès. Dans son volet dédié aux institutions ou aux manifestations culturelles, BDS demande à ses membres d’appliquer des lignes directrices, qui rejettent toute mise à l’index personnelle et n’interdisent pas les coopérations entre les individus mais invitent à un boycott des institutions et évènements qui défendent ou promeuvent la perpétuation de l’occupation des territoires palestiniens. Ainsi, si 140 artistes internationaux ont demandé aux candidats de renoncer à participer à l’Eurovision en Israël, c’est parce que le gouvernement Netanyahou a contribué au financement de cet évènement et y sera représenté, en faisant un moment de propagande politique.

La campagne BDS aimerait bien promouvoir le « buycott » (l’acte d’achat en vue de soutenir une cause), mentionné dans l’article de Catherine Vincent. Malheureusement, les produits palestiniens – y compris agricoles – demeurent quasiment absents des marchés européens. La politique d’occupation menée sans discontinuer depuis 1967 a empêché l’émergence d’une économie palestinienne et les autorités israéliennes dressent d’incessants obstacles douaniers et réglementaires aux rares produits que les Palestiniens pourraient exporter. Olivier Estèves écrit dans son ouvrage que « le boycott est l’arme pacifique du faible contre le fort ». Une phrase qui est plus que jamais d’actualité pour la société civile palestinienne et pour tous ceux qui veulent que l’appel au respect du droit international par Israël ne reste pas une simple incantation.

Par Ghislain Poissonnier, magistrat et Ivar Ekeland, mathématicien et économiste.

Source : AURDIP




Chansons pour la Palestine

À l’appel de BDS France Paris et de « Artists for Palestine »

Pour un boycott actif de l’Eurovision 2019 en Israël Apartheid

#ApartheidFreeEurovision

Venez participer, le Dimanche 12 mai 2019, de 18H30 à 21h15, au CICP*, à l’enregistrement filmé de l’événement « 70 ANS DE CHANSONS POUR LA PALESTINE »

À l’issue du tournage, un repas palestinien vous sera proposé.

* CICP, 21 ter rue Voltaire, 75011 Paris (métro rue des Boulets – ligne 9, ou RER A Nation)

Merci de confirmer votre inscription à : boycotteurovision@gmail.com

 




Action eurovision du Collectif BDS 45

Après avoir vainement demandé un rendez-vous à France 3, le collectif orléanais BDS a décidé d’interpeller France Télévisions, dont la chaine  France 2 diffuse la finale l’Eurovision 2019 au nouveau pays de l’apartheid, Israël.

Les militants ont accroché une banderole devant la grille de France 3 pour attirer l’attention des passants et des employés de France 3 sur la nécessité de boycotter la politique colonialiste d’Israël :

–          Détention administrative, sans jugement, de Palestiniens, y compris de jeunes adolescents

–          Invasion et occupation de nombreuses terres appartenant à la Palestine, restrictions drastiques des zones de pêche

–          Viol de l’espace aérien, incursions en Palestine

–          Destruction d’installations vitales : électricité, eau potable

–          Assassinats et mutilation d’une partie de la population palestinienne qui manifeste, dans son propre pays, pour le respect de ses droits tels que définis par l’ONU : depuis le 30 mars 2018, plus de 270 Palestiniens ont été tués et des dizaines de milliers autres blessés, dont des centaines se trouvent dans un état critique.

–          Non-respect délibéré de plus d’une trentaine de résolutions de l’ONU qui affirment les droits des Palestiniens

–          Routes séparées, check points raciaux, différences d’accès (ou de non-accès) à la propriété, au mariage, à l’accès et aux droits liés au travail…

 

Avec la société civile palestinienne, nous demandons le respect du droit international par Israël :

1. fin de l’occupation et de la colonisation de toutes les terres arabes et démantèlement du Mur
2. Reconnaissance des droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une complète égalité
3. Respect des droits des réfugiés palestiniens à recouvrer leurs maisons et leurs biens comme le stipule la résolution 194 de l’ONU

 

Nos moyens d’actions : la résistance non-violente, l’appel au boycott culturel, sportif, universitaire, institutionnel ; au désinvestissement des entreprises en Israël et à l’application de sanctions internationales pour faire respecter le Droit.

Cette action s’arrêtera dès qu’Israël respectera le droit international.

 Le collectif BDS Orléans