Succès en France de la 13ème semaine internationale contre l’apartheid israélien ! (IAW)

L’année 2017 marque 100 ans de résistance palestinienne face au projet politique de domination raciste et criminel israélien

Malgré toutes les attaques législatives, les procès, les tentatives d’intimidations, les cyber-attaques contre les membres de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions à l’échelle internationale et locale, l’IAW et le mouvement BDS grossit et ne cesse de tisser des liens de solidarité avec d’autres luttes pour la réalisation de la liberté, l’application de la justice et du droit à l’autodétermination des peuples.

2017 a encore été l’occasion d’envoyer un message populaire fort et clair à nos dirigeant-e-s !

Les deux tournées prévues dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien ont eu lieu et ont débuté la première avec l’intervenant Hazem Jamjoum à Paris 8 le 6 Mars dernier, puis la seconde avec Tisetso Magama la semaine suivante

En passant par Rennes, Saint Saint-Nazaire, Toulouse, Montpellier et Saint Étienne la première tournée de conférences a été un succès et ce malgré les différentes pressions et tentatives de censure que nous avons reçues.

L’intervenant Hazem Jamjoum, doctorant en Histoire et en études du Moyen-Orient et un des organisateurs de la première Semaine contre l’Apartheid Israélien en 2005 a pu délivrer son message dans chaque endroit où il est passé et des pistes de travail et connexions ont émergé lors de ces différentes rencontres.

La deuxième tournée a quant à elle débuté le 13 mars dernier avec comme intervenant Tisetso Magama,  leader de la campagne de libération de Nelson Mandela et membre actif de la campagne BDS en Afrique du Sud qui lui aussi s’est rendu de ville en ville en passant par Rennes, Lille, Paris, Grenoble, Saint Étienne et Marseille.

Des actions ont eu lieu en aval et en amont de ces deux tournées et le message de soutien à  la résistance populaire palestinienne est bien passé.

Ce succès nous encourage à intensifier nos efforts pour développer la Campagne BDS en France et notamment son volet universitaire.

www.bdsfrance.org

En anglais ici:

Success in France for the 13th Israel Apartheid Week (IAW)
26 March 2017
2017 marks 100 years of Palestinian resistance to Israel’s racist and criminal policies.
Despite all the legislative attacks, the court trials, the attempts at intimidation, the cyber-attacks against members of the Boycott-Divestment-Sanctions campaign on a local and international level, IAW and the BDS movement continue to grow and to forge links of solidarity with other struggles to obtain freedom, justice and the right of peoples to self-determination.
The 2017 IAW was again an occasion for the grassroots to send a strong and clear message to our political leaders.
Two tours around France by Hazem Jamjoum, followed by that of Tisetso Magama, took place as planned in the framework of Israel Apartheid Week.
Hazem Jamjoum’s tour, starting off on 6 March at the Paris 8 University and going on to Rennes, Saint Nazaire, Toulouse, Montpellier and Saint Etienne, was a success in spite of the political pressure applied and the attempts at censorship.  Hazem Jamjoum, PhD student in History and Middle Eastern Studies and a co-organiser of the first Israel Apartheid Week in 2005, was able to deliver his message in each city and to make connections for future courses of action.
The second tour, starting on 13 March, was carried out by Tisetso Magama, a leader in the campaign to free Nelson Mandela and an active member of the BDS South Africa campaign. He too spoke in several cities:  Rennes, Lille, Paris, Grenoble, Saint Etienne and Marseille. 
Actions were held both before and after these two tours, and the message of support for the Palestinian popular resistance was well received.  
The success of these events encourages us to intensify our efforts to further develop the BDS campaign in France and especially its university component.
BDS France Campaign

Lyon

 

Grenoble

 

Grenoble

 

Saint-Nazaire

 

Saint-Nazaire

 

Lille

Marseille

Marseille

 

Montpellier

 

Montpellier

 

Paris

 

Saint-Étienne

 

Saint-Étienne

 

Toulouse

 

Lille

 

Paris

 

Saint-Nazaire

 

Paris 8

 

Rennes

 

 




Radiohead : ne prêtez pas votre voix ni votre art à l’oppression

Mars 5, 2017/ By Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel / UK

Les Palestiniens exhortent Radiohead à annuler leur concert du 19 Juillet en Israël et à respecter la ligne du boycott culturel.

Signez la pétition ici: Radiohead: Don’t Endorse Inequality and Apartheid!

Radiohead

Chers Radiohead,

cc: Thom Yorke, Jonny Greenwood, Ed O’Brien, Colin Greenwood, et Phil Selway

Re: Votre concert à Tel Aviv

Ne prêtez pas votre voix ni votre art à l’oppression

 Nous, institutions culturelles et artistes Palestiniens, vous demandons d’annuler votre concert à Tel Aviv en Juillet prochain, qui en tant que tel et indépendamment de vos intentions, aide le régime d’occupation et d’apartheid d’Israël à dissimuler ses violations graves des droits humains palestiniens.

Copiant la démarche de propagande de l’apartheid d’Afrique du Sud, Israël ne cache pas son instrumentalisation de la culture afin de promouvoir une image de “démocratie” et de “diversité culturelle.”

En 2009, Arye Mekel, du Ministère israélien des Affaires Étrangères déclara : “Nous enverrons à l’étranger des romanciers et des écrivains célèbres, des compagnies de théâtres, des expositions. De cette façon, nous montrons une meilleure image d’Israël, afin qu’on ne nous perçoive pas uniquement comme un pays en guerre.”

De la même manière, Nissim Ben-Sheetrit a verbalement exprimé que pour Israël la culture est un outil de propagande en disant : “Nous voyons la culture comme un outil de hasbara [propagande] de premier rang, et je ne fais pas de différence entre hasbara et culture.”

Reconnaissant l’intention à peine cachée d’Israël derrière l’invitation de personnalités culturelles et sportives, le footballeur américain Michael Bennett des Seattle Seahawks, ainsi que cinq autres joueurs de la LNF ont récemment, ont annulé leur participation à un voyage de propagande financé par le gouvernement israélien. Exprimant son soutien aux Palestiniens, Bennett refuse d’être “utilisé,” comme il le dit. Il cite le champion olympique de 1968, John Carlos, qui a dit : “Il n’y a pas d’engagement partiel avec la justice. Soit vous êtes avec, soit vous êtes contre.” Et Bennett d’écrire : “Alors je suis avec.”

Nous vous exhortons à, vous aussi, être “avec la justice”. Ne prêtez pas votre réputation et votre intégrité à une machine complexe de propagande dont l’objectif principal est de “montrer une meilleure image d’Israël.”

Tout comme les Sud-Africains appelèrent au boycott — dont le boycott culturel – pendant la période de l’apartheid, les Palestiniens exhortent depuis 2004 les artistes célèbres comme vous à ne pas donner du divertissement à un autre apartheid contemporain.

Un jour seulement avant le meurtre atroce de l’adolescent palestinien Muhammed Abu Khdeir, le Ministre israélien de la Justice de l’époque, Ayalet Shaked a posté sur Facebook un appel au meurtre des Palestiniens, disant : “La totalité du peuple palestinien est notre ennemi” et de poursuivre : “y compris les personnes âgées et les femmes, les villes et les villages, les biens et les infrastructures.”

Le Palestinian Performing Arts Network a publié un appel en 2015 exhortant les artistes et les institutions culturelles à travers le monde à aider à mettre fin à l’occupation. Ils soulignent que “malgré toutes les épreuves, les institutions culturelles et les arts palestiniens continuent d’exister en Cisjordanie, dans la Bande de Gaza et à Jérusalem-Est, en utilisant les arts pour mobiliser et éduquer.” Votre prestation à Tel Aviv ne fera qu’aider à perpétuer les crimes israéliens contre la population palestinienne en général, et contre les artistes palestiniens en particulier.

Beaucoup d’artistes et d’écrivains connus ont signé notre appel au boycott culturel dont Danny Glover, Myriam Margolyes, Roger Waters, Gillian Slovo, Mike Leigh, le défunt John Berger, Brian Eno et Alice Walker.

Plus de 1 200 personnalités culturelles au Royaume Uni, ont signé un engagement “à ne pas accepter d’invitations professionnelles en Israël, ni de financement d’institutions liées à son gouvernement, et cela jusqu’à ce qu’il respecte le droit international et les principes universels des droits humains.” Nombres de groupes et d’artistes ont annulé leur prestation à Tel Aviv, comme Lauryn Hill et Massive Attack.

Comme il est dit dans le clip de votre chanson All I Need, “certaines choses coûtent plus que tu l’imagines.” Votre concert à Tel Aviv nous coûtera cher puisqu’il aidera Israël à prolonger son occupation, sa colonisation et son système d’apartheid qui nous prive de nos droits, non seulement en pratique, mais aussi devant la loi, et cela depuis des décennies.

Juste après que le Conseil de Sécurité de l’ONU a réitéré l’illégalité des colonies israéliennes dans sa résolution 2334, le 23 Décembre 2016, Israël a voté une loi qui légalise rétroactivement le vol des terres privées des Palestiniens par les colonies. Israël ne pourrait maintenir un tel niveau d’impunité criminelle et d’arrogance coloniale sans la façade de “démocratie” que des artistes internationaux l’aident à façonner.

Nous espérons sincèrement que vous reconsidérerez votre prestation et que vous rejoindrez les rangs des artistes qui se tiennent du bon côté de l’histoire, aux côtés des opprimés dans leur lutte pour mettre fin à l’oppression.

Cordialement,

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Culturel et Universitaire d’Israël (PACBI)

Source: PACBI

Traduction: Lauriane Gr pour BDS France




Des élus et des militants en action BDS devant deux magasins LIDL de Clermont-Fd/Beaumont (63)

Le vendredi 17 mars, de 16h30 à 19h15, quinze militant-e-s de la Coalition BDS 63 (AFPS, BDSF, PCF, NPA, ATTAC, LDH, CGT, RESF) et 5 élu-e-s de deux municipalités : Clermont (3 élus PCF, deux adjoints au maire s’étant excusés : un élu EELV et un élu PCF, mobilisé sur une action d’ouvriers en grève de l’usine CANDIA) et Beaumont (une élue PCF et un d’IDEES Pour Beaumont) se sont rassemblés devant deux magasins LIDL à Clermont-Oradou et à Beaumont-Masage  (photos jointes) pour distribuer près de 300 exemplaires d’un tract (ci-joint) expliquant aux clients l’importance du boycott des produits de la colonisation israélienne, et en particulier des fruits et légumes commercialisés par la société Mehadrin en provenance des colonies illégales en territoire palestinien occupé (voir à ce sujet la brochure « Cultures d’injustice » publiée par 16 ONG palestiniennes en 2013, ci-jointe Cultures injustice_16 ONG palestine 2013).

L’accueil de la majorité des clients, de tous âges et de toutes origines, a été excellent et 113 ont signé une pétition (ci-jointe papillon clients lidl_BDS 63_mars2017) demandant à LIDL de cessez le commerce avec les entreprises israéliennes comme Mehadrin. Plusieurs clients nous ont aussi indiqué qu’ils privilégient les produits agricoles locaux pour leurs achats. Une demi-douzaine d’entre eux ont laissé leurs contacts pour recevoir des informations sur nos actions.

Les élu-e-s ont tenu à être présents suite au vœu voté par la municipalité de Clermont-Fd pour l’interdiction de l’importation des produits des colonies illégales, ainsi qu’en soutien aux militants du Conseil National de l’AFPS victimes d’attaques et de menaces graves de la part d’un groupuscule se proclamant « Brigade juive ». Ces menaces, dirigées contre les actions BDS, ont été notamment relayées par les sites de la Ligue de Défense Juive (LDJ) et de Coolamnews, site qui se vante de la mise à sa disposition de moyens de l’armée israélienne (http://www.france-palestine.org/Agir-face-aux-menaces-des-fascistes-pro-israeliens ).

Une lettre de la Coalition BDS 63 (39 organisations) pour la direction départementale de LIDL (ci-jointe Courrier a LIDL- BDS 63 – 17 mars 2017) a été remise aux représentants de la direction des deux magasins. Cette lettre rappelle à LIDL les liens entre les produits agricoles vendus par Mehadrin et le vol des terres palestiniennes et l’illégalité des colonies en droit international, ainsi que le vœu des élus de Clermont-Fd pour leur interdiction.

Les informations sur le boycott contenues dans l’appel à cette action par la Coalition BDS 63 avaient aussi été relayées dans les réseaux sociaux et syndicaux, notamment par les sites web « demosphere  clermont» (https://63.demosphere.eu/rv/250 ) et « ud cgt 63 ».

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IAW: TISETSO MAGAMA À SAINT-ÉTIENNE

Hier nous avions l’honneur de recevoir Tisetso Magama et Yannis Arab dans le cadre de la semaine internationale contre l’apartheid israélien (Israeli Apartheid Week)

Et autant le dire, cette année, l’IAW à Saint-Etienne fut un véritable succès!
Alors que déjà 60 personnes étaient venues écouter Hazem Jamjoum la semaine dernière, nous étions un peu plus de 100 à l’université Jean Monnet ce vendredi 17 mars.

Yannis Arab a développé la notion de violence induite par l’apartheid alors que Tisetso a lancé un appel à intensifier la campagne BDS sur le modèle de l’Afrique du Sud.

Tisetso a fait un parallèle entre l’apartheid en Afrique du Sud et en Palestine.

Son message est :

Quand on a connu l’apartheid, on sait le reconnaître, et on ne peut être que solidaire d’un autre peuple opprimé… Nelson Mandela avait dit : « Notre liberté est incomplète sans celle du peuple Palestinien ».

Aujourd’hui encore, nous considérons que notre liberté ne sera acquise que quand l’apartheid sera vaincu en Palestine.

C’est pourquoi il faut que chacun d’entre nous soit porteur de la campagne BDS, et la répande autour de lui.

Nous devons devenir une constellation de luttes, et être de toutes les luttes contre le racisme, notamment Black lives matter, ou le mouvement équivalent né en France après le viol du jeune Théo par la police.
En France, le contexte pour BDS est plus difficile qu’en Afrique du Sud mais il ne faut pas relâcher la pression.

Suite à cette semaine de tournée en France, Tisetso est très optimiste concernant la campagne BDS ici car il a pu voir le grand enthousiasme des militants dans les villes par lesquelles il est passé.

Il nous rappelle qu’en Afrique du Sud, le boycott était devenu si important que les avions étaient obligés de faire de longs détours pour atteindre leur destination.

Il nous encourage à développer le boycott culturel, universitaire et sportif.




À RENNES 2: Semaine contre l’apartheid israélien

Un grand merci à toutes celles et ceux qui sont venu-e-s assister à la conférence exceptionnelle de Mr Magama hier soir à l’université de Rennes 2 intitulée: « De l’Afrique du sud à la Palestine: le boycott comme outil de résistance populaire ».

Plus d’une heure et demie de conférence avec un retour historique détaillé sur le système d’apartheid en Afrique du Sud et la lutte organisée pour y mettre fin! Un pont ensuite avec la situation et la résistance populaire palestinienne et  l’importance soulignée par l’intervenant de la campagne BDS comme outil de lutte contre le processus de colonisation Israélien! Un temps d’échange avec la salle a ensuite eu lieu pour finir par une photo collective.

La semaine contre l’apartheid israélien touche presque à sa fin sur Rennes et s’est tenue malgré toutes les tentatives de censure d’Israël via son ambassade en France ainsi que les pressions politiques exercées par la présidence de Rennes 2!

Prochain et dernier RDV le 20 Mars prochain!

“Amandla!”

“Ngawethu!”

 Soutien à la résistance populaire palestinienne!

Boycott de l’État colonial!




1ère conférence #IAW à Saint-Étienne

La première conférence de l’Israeli Apartheid Week à Saint-Etienne fut un succès !

Hazem Jamjoum nous a offert un peu plus de deux heures de conférence exceptionnelle !
Nous avions prévu qu’une camarade Palestinienne ferait la traduction, finalement il a souhaité s’exprimer en français
Une cinquantaine de personnes sont venues assister à cette soirée.
Le discours de Hazem est vraiment passionnant, nous avons appris beaucoup.
Il a très bien expliqué le rôle et les stratégies du Fonds National Juif (KKL) dans le vol des terres, et le rôle de l’agence juive dans la colonisation de peuplement, cela a été très apprécié..
Il a également expliqué la notion de crime d’apartheid, et les nuances entre celui d’Afrique du Sud et celui en cours en Palestine.
Les retours sur la conférence sont très positifs, notamment lorsqu’il a présenté le boycott comme « culture de résistance populaire »
Ce genre de soirée nous donne plein d’énergie pour continuer à porter la campagne BDS.
Et comme le dit Hazem : « Le but de la campagne BDS c’est de dire aux autres états : non tu ne peux pas avoir de relations normales avec Israel car ce n’est pas un pays normal, c’est un pays qui commet des crimes contre l’humanité ».

Un grand merci, Hazem! Et au Collectif 69 pour l’aide apportée.




Semaine Anti-Apartheid : Montpellier résiste et fait échec aux pressions d’Israël !

« La reconnaissance à contre-coeur de son échec par votre ennemi est presque aussi douce que votre propre réussite.

Finalement, après avoir juré leurs grands dieux qu’ils avaient « vaincu » ou « enterré » le mouvement BDS, le gouvernement d’extrême droite d’Israël et ses lobbies en occident admettent maintenant qu’ils n’ont pas réussi à arrêter l’avancée impressionnante de l’impact du mouvement sur le régime d’oppression israélien. » Voilà comment Omar Barghouti caractérise la situation de la Campagne internationale BDS aujourd’hui.

Jamais Israël n’a dépensé autant de dizaines de millions de dollars et mobilisé autant de spécialistes dans tous les domaines pour combattre le mouvement international BDS que le président d’Israël a désigné comme une « menace stratégique pour l’existence d’Israël » et jamais Israël n’a été aussi isolé dans l’opinion publique alors même qu’il accroît ses atteinte à la liberté d’expression avec la complicité des gouvernements occidentaux.

Chaque offensive israélienne, même quand elle parvient à mettre en marche la répression contre les militants et le mouvement BDS, subit les revers d’un retour de l’opinion quand celle-ci  découvre les atteintes à la liberté d’expression de BDS d’Israël.

Ainsi dès le vendredi 3 mars, l’ambassadrice d’Israël en France, s’adressait aux maires des 9 villes et universités engagées dans la semaine anti-apartheid pour exiger l’interdiction de ces événements. Obéissant aux ordres, l’UEJF (Union des Étudiants Juifs de France) a adressé un courrier au cinéma Diagonal où était annoncé le film : »Roadmap to apartheid », demandant la « déprogrammation du film » et  éventuellement une projection ultérieure du film « avec l’intervention de personnes aptes à apporter une contradiction aux intervenants éventuels » (sic). 

Quand au CRIF, se prévalant des propos tenus par M. Hollande au dîner du CRIF tout récent, il s’est directement adressé au ministre de l’intérieur pour exiger, comme toujours, en toute modestie, l’interdiction pure et simple du mouvement BDS en France « vecteur de haine raciste dans notre pays » qu’il qualifie carrément de « nouvel antisémitisme ».

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Un courrier similaire a été envoyé au président de l’université Paul Valéry demandant  l’annulation de la Conférence du 10 mars avec Hazem Jamjoum  à 18h à l’amphi H.

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Distribution de tract à l’Université pour annoncer la conférence avec Hazem Jamjoum

Le président de l’université rencontré lors de la distribution de tracts nous a confirmé avoir reçu des pressions mais qu’il maintenait le prêt de l’amphithéâtre. Il faut dire qu’il s’est rendu à l’université de Birzeit dans le cadre d’une Convention activée en 2003 entre les deux universités…et quand on a vu l’apartheid de ses propres yeux…

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La conférence d’Hazem Jamjoum

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Quarante personnes dont la moitié d’étudiants-tes ont apprécié une conférence passionnante.

Avant la conférence le comité BDS France34 avec des membres de l’Association des palestiniens du Languedoc-Roussillon ont montré à Hazem la place de la Comédie où  se déroule la bataille pour l’expression publique du BDS et la liberté d’expression et d’opinion pour tous.

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La FIFA épinglée par des organisations de défense des droits humains pour n’avoir pas expulsé les clubs de football basés dans des colonies illégales

9 mars 2017 – Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël

Les Palestiniens réclament la dissolution du comité de suivi Israël-Palestine de la FIFA qui sert de couverture à la répression de toute action contre les colonies.

Une large coalition d’organisations palestiniennes et internationales a dénoncé le président Gianni Infantino pour n’avoir pas obligé la ligue nationale de football d’Israël à exclure six équipes issues de colonies israéliennes illégales. Cette coalition a appelé à la dissolution du comité de suivi Israël-Palestine de la FIFA.

Le défaut d’action de la FIFA contre les clubs des colonies israéliennes la rend complice des violations par Israël du droit international et viole ses propres règles qui interdisent aux associations membres de jouer sur le territoire d’une autre association membre sans sa permission.

Le comité de suivi Israël-Palestine de la FIFA, qui a été créé en mai 2005 et est présidé par Tokyo Sexwale, devait présenter son rapport au Conseil de la FIFA en octobre 2016. Des représentants officiels du gouvernement israélien ont fait pression sur le comité pour édulcorer ses recommandations et empêcher l’exclusion des clubs des colonies israéliennes de ses ligues.

En dépit de promesses de redevabilité, il semble que la FIFA se soit inclinée devant la pression israélienne et qu’elle retarde indéfiniment la publication du rapport de son comité, rendant ainsi plus difficile d’agir à ce sujet au prochain congrès de la FIFA en mai 2017.

Sharaf Qutaifan, de la Campagne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a dit que « le comité de suivi Israël-Palestine de la FIFA n’a pas rempli son mandat et devait être dissous. La FIFA et le comité se sont pliés devant la pression politique et ont refusé d’agir de façon significative pour mettre fin à la violation des statuts de la FIFA par l’Association Israélienne de Football. La FIFA contrevient à ses propres obligations de neutralité et exerce une discrimination à l’égard de la Palestine. Infantino a abandonné sa promesse de couper clairement avec la corruption dont son prédécesseur Sepp Blatter s’était rendu coupable ; il a, au contraire, suivi ses traces ».

L’Association Palestinienne de Football, des militants palestiniens et internationaux, Human Rights Watch, des juristes et le conseiller spécial de l’ONU pour le développement du sport et de la paix, Wilfried Lemke, exhortent depuis longtemps la FIFA à faire en sorte que les équipes de football des colonies israéliennes illégales soient exclues des ligues de football israéliennes. Ils ont demandé à la FIFA du suspendre l’Association Israélienne de Football (IFA) si elle refuse d’obéir. Près de dix mille fans de football ont écrit au président de la FIFA, Gianni Infantino le mois dernier, en lui demandant d’agir d’urgence vis-à-vis des colonies israéliennes, mais la FIFA s’est soustraite à ses obligations.

Kwara Kekana de BDS Afrique du Sud a dit que « les Sud-Africains savent trop bien comment le ‘dialogue constructif ‘ (de Reagan ndlt) a aidé à perpétuer l’apartheid et la souffrance des Sud-africains noirs. De même, le postulat erroné du comité de suivi Israël-Palestine de la FIFA est que les parties en présence peuvent discuter des problèmes ; or il n’y a pas de solution de juste milieu quand il s’agit du droit international et des propres règles de la FIFA. La FIFA doit mettre fin à l’imposture des comités et regarder en face la vaste protestation et la condamnation de son deux poids-deux mesures ».

Geoffrey Lee, le coordinateur de Carton Rouge au Racisme Israélien a dit qu’on « peine à trouver une raison logique au retard dans la prise de décision concernant les clubs des colonies israéliennes et les attaques persistantes d’Israël contre le football palestinien. Les statuts de la FIFA sont parfaitement clairs. Voilà pourtant un nouvel exemple des tactiques d’intimidation d’Israël pour nier les droits humains des Palestiniens ».

En 2014, Gianni Infantino, alors le Secrétaire Général de l’Union des Associations Européennes de Football (UEFA) qui dirige le football en Europe, a interdit aux clubs de la Crimée annexée de participer aux compétitions en Russie. Raffaele Spiga, un militant de défense des droits humains de Bologne et membre de BDS Italie a dit que « nous assistons à deux poids deux mesures de la part d’Infantino. Il parle de protéger le football d’interférences politiques mais il politise la question des clubs des colonies israéliennes au lieu de simplement appliquer les règles que s’est données la FIFA. Sa réticence à agir jette le discrédit sur la FIFA ».

Roman Vonwil, un militant palestinien de Berne et membre de BDS Suisse a dit : « nous continuerons à poser le problème des attaques israéliennes contre le football palestinien à chaque occasion où cela sera possible. La FIFA légitime les colonies qui, en droit international, sont considérées comme des crimes de guerre et permet que le racisme et la discrimination persistent dans le monde du football, en contradiction avec la promesse d’Infantino de faire le ménage ».

La campagne Carton Rouge pour Israël s’est répandue dans les pays arabes qui siègent au Conseil de la FIFA et dont les supporters ont demandé à leurs fédérations de proposer une résolution exigeant la suspension d’Israël. Batoul Al Medhar, un supporter du Caire et membre de BDS Égypte a conclu : « nous en appelons au Conseil de la FIFA pour qu’ils sanctionne Infantino pour être revenu sur ses promesses et avoir manqué à ses responsabilité. Les amateurs de football du monde arabe surveillent la FIFA de près et attendent qu’Israël soit traité selon les mêmes normes que tous les autres. Nous dénonçons l’approche européo-centrée de la FIFA, qui privilégie les intérêts de ses membres européens au détriment de ceux du jeu. Israël ne doit pas bénéficier d’un laisser-passer.

Les antécédents

  • Les Palestiniens se sont longtemps plaints auprès de la FIFA des attaques israéliennes contre les joueurs palestiniens. Israël a arrêté et torturé des athlètes palestiniens, leur a refusé toute liberté de mouvement et a bombardé leurs stades de football. Cela s’est ajouté à la perturbation habituelle par Israël des efforts que font le Palestiniens pour importer l’équipement nécessaire au football. Le racisme est rampant dans le football israélien ; il est évident dans les ligues juniors ségréguées d’Israël où les joueurs juifs sont séparés des non-juifs et dans le racisme anti-palestinien violent du club Beitar Jérusalem et ses supporters célèbres pour crier « Mort aux Arabes ».
  • En avril 2016, un rapport de John Ruggie, ancien représentant spécial de l’ONU sur l’activité économique et les droits humains, a appelé la FIFA à davantage de respect des droits humains. Ses recommandations ont conduit la FIFA à inscrire un engagement pour les droits humains dans ses statuts. La dernière résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU a réitéré l’illégalité des colonies israéliennes, ce qui a donné un élan aux efforts pour cibler les clubs des colonies dans la FIFA.
  • Les colonies israéliennes ne sont pas seulement illégales selon le droit humanitaire international, elles contribuent aussi à de graves entorses aux droits humains. Les clubs des colonies jouent leurs matches à domicile sur des terres volées aux Palestiniens. Les colonies sont aussi la cause directe de sévères restrictions à la liberté de mouvement des Palestiniens, à l’accès aux ressources naturelles et à la possibilité d’avoir des activités économiques ou de construire des maisons. En droit international, les colonies sont considérées comme des crimes de guerre.
  • Le document de stratégie « FIFA 2.0 : Une vision pour l’avenir du football » publié par la FIFA en octobre 2016, promet que l’organisation sera gouvernée par les principes de transparence, de responsabilité, d’inclusion et de coopération.

 

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. Elle plaide pour un boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes pour leur complicité profonde et durable avec la négation par Israël des droits des Palestiniens inscrits au droit international.

PACBI : https://bdsmovement.net/pacbi

Twitter @PACBI

Source: BDS Movement

Traduction SF pour BDS France




Non à l’ingérence de l’État Israélien dans la vie universitaire française

5 Mars 2017

La Semaine contre l’Apartheid israélien est une semaine internationale d’événements organisée chaque année par des étudiant-e-s dans plus de 200 universités à travers le monde et 2017 marque sa 13éme édition.

Son but ? Sensibiliser et alerter à travers des conférences, projections de films, expositions et discussions sur le projet colonial et les politiques d’apartheid que l’État d’Israël met en œuvre à l’encontre du peuple palestinien depuis des décennies. Cette semaine d’actions vise aussi à faire connaître le mouvement « Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) » lancé par la société civile palestinienne et offrant aujourd’hui aux citoyen-ne-s du monde entier un moyen concret et non-violent de les soutenir dans leurs luttes pour la dignité, la liberté et la justice.

Cette année encore, Israël et ses relais tentent de faire interdire cette initiative étudiante et citoyenne. Alors que les pressions ont déjà commencé en Grande-Bretagne, c’est aujourd’hui au tour des étudiant-e-s en France d’en être la cible, à Toulouse, Rennes, Paris, Lyon, Marseille, Montpellier, Grenoble, Saint-Étienne, Lille.

D’après un communiqué publié le 3 Mars 2017 via le “Times of Israël”[1]: Aliza Ben-Noun, Ambassadrice de l’État d’Israël en France déclare avoir envoyé une lettre aux maires des 9 plus grandes villes de France pour leur demander purement et simplement de censurer la Semaine contre l’Apartheid Israélien.

Nous souhaitons donc rappeler à Israël et ses soutiens que les articles 10 et 11 de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen de 1789 garantissent non seulement aux citoyen-ne-s la liberté d’opinion et de conscience mais également la liberté de communiquer cette opinion (le racisme n’étant pas une opinion).

Comme le Conseil constitutionnel l’a rappelé : « La liberté d’expression et de communication est d’autant plus précieuse que son exercice est une condition de la démocratie et l’une des garanties du respect des autres droits et libertés. »

Mais Israël n’est pas une démocratie. C’est une puissance occupante qui colonise en toute impunité des terres, en expulse leurs habitant-e-s et discrimine les citoyen-ne-s en fonction de leur appartenance réelle ou supposée à une ethnie ou à une religion. Voilà la réalité que la Semaine Internationale contre l’Apartheid israélien met en lumière chaque année et les manœuvres d’Israël pour la faire interdire ne font que renforcer ce constat et notre détermination à soutenir la résistance populaire palestinienne.

C’est pourquoi, en dépit des risques sérieux d’atteinte à la liberté d’expression qu’elle représente, cette réaction de l’ambassade montre le succès grandissant de la Semaine contre l’Apartheid israélien et du mouvement BDS qui touchent là où ça fait mal une puissance coloniale de plus en plus isolée sur la scène internationale.

Nous exhortons les destinataires de ces lettres, notamment à Toulouse, à ne pas céder aux injonctions de l’ambassade mais à défendre la liberté d’opinion et d’expression de leurs concitoyen-ne-s et l’indépendance des institutions françaises, notamment universitaires.

Enfin, nous invitons les citoyen-ne-s désireux-ses de défendre leur liberté de pensée à participer aux différentes initiatives organisées près de chez eux.

Pour une carte de ces initiatives : http://apartheidweek.org/

et pour suivre l’info ville par ville en France, connectez vous sur FB: Israel Apartheid week France

[1] http://www.timesofisrael.com/ambassador-asks-french-cities-to-ban-anti-israel-apartheid-week/?utm_source=dlvr.it&utm_medium=twitter

BDS France, l’équipe organisatrice de la Semaine contre l’Apartheid israélien et l’AURDIP.




Le Président de l’Université Jean Jaurès (Toulouse) veut interdire une réunion publique de la Semaine contre l’apartheid israélien

Le Président de l’Université Jean Jaurès (Mirail – Toulouse) veut interdire une réunion publique de la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW) prévue jeudi 9 mars à 12h30

Nous avons appris mardi 28 février que Daniel Lacroix, président de l’Université Jean Jaurès, avait l’intention (verbale à ce jour) d’interdire la réunion organisée par le syndicat UET (Union des Etudiants de Toulouse) dans le cadre de la Semaine contre l’apartheid israélien avec la participation de Hazem Jamjoum*.

Chaque année, la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW) se déroule dans le monde entier dans plus de 200 universités et villes. L’objectif est de sensibiliser le public sur le projet colonial et les politiques d’apartheid israéliennes en cours contre le peuple palestinien. Des débats, des projections et des actions créatives – comme prévus à l’Université Jean Jaurès – apportent soutien à un des outils de résistance populaire qu’est la campagne de Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) lancée par la société civile palestinienne en 2005.

M. Lacroix bafoue la liberté d’expression au mépris de la tradition des libertés académiques.

A moins qu’il ne considère que le droit de critiquer un Etat qui ne respecte pas le droit international, qui occupe, colonise et pratique une politique d’apartheid, puisse être remis en question. Alors que ce droit se trouve au cœur même de la notion de société démocratique.

Vous pouvez joindre la présidence de l’Université (presidence@univ-tlse2.fr) pour lui rappeler qu’une de ses fonctions est bien de respecter la liberté d’expression, y compris pour la solidarité au peuple palestinien.

Enfin nous donnons rendez-vous à la réunion jeudi 9 mars à 12h30 à l’amphi 9.

*Hazem Jamjoum : doctorant en Histoire et en études du Moyen-Orient à l’Université de New York et a été l’un des organisateurs de la première Semaine de l’Apartheid Israélien en 2005. De 2008 à 2010, il était le chargé de communication du Centre de ressources Badil (http://www.badil.org) à Bethléem, en Palestine et l’éditeur de sa publication trimestrielle en langue anglaise, al-Majdal. Il a également été l’un des organisateurs fondateurs de la Coalition contre l’apartheid israélien à Toronto. (Plus d’infos: https://electronicintifada.net/people/hazem-jamjoum)

Toulouse, le 2 mars 2017

BDS France Toulouse
bdsfrance.toulouse@yahoo.fr




LIDL : Stop commerce avec l’apartheid : un accueil chaleureux des clients

Samedi 4 mars le Comité BDS France 34  poursuit sa campagne pour que LIDL cesse le commerce avec l’apartheid israélien.

L’intervention a lieu au LIDL de l’avenue des Près d’Arènes, tout près du quartier populaire de St. Martin et des nouveaux appartements construits autour de la rue de l’industrie, l’ancienne zone industrielle de Montpellier dont il ne reste plus aucune entreprise.

En 2016 plusieurs actions ont été menées dans ce LIDL et tout un travail de sensibilisation a été fait dans le quartier St Martin (collages, diffusions de tracts ) par le comité BDSF34. Les commerçants de ce quartier qui avaient accepté en grand nombre de mettre les tirelires de la Coalition contre Agrexco pour la 2ème flotille de Gaza en 2011 connaissent les militants et acceptent avec plaisir les affiches contre Mehadrin chez LIDL du Comité BDS France 34.

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La sympathie de la clientèle avec le BDS est telle que la direction (la seule qui n’a pas déposé de plainte contre le Comité) ne peut se permettre d’intervenir agressivement contre les militants. Elle sait aussi que les militants-tes BDS sont des gens calmes, raisonnables, non-violents qui ne cassent rien et qu’il est difficile de nier la colonisation israéliennes et les crimes commis par Israël devant un public informéet solidaire.

Durant la semaine il y avait de chez Mehadrin, des avocats, des pomélos Jaffa et des grenades…

Ce jour là il y a surtout des Pomelos Jaffa et… des lignettes BB « Toujours » « made in Israël »

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Un groupe reste à l’entrée pour distribuer les tract et parler avec les clients :

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Au micro, réglé pas trop fort, les militants-tes apportent les explications relatives à l’action en parcourant le magasin :

https://youtu.be/ZG-WWk_XTrY

 

Ils se déplacent dans le magasin là où sont les clients. Ce samedi en raison des avis de tempête il y avait moins de client que d’habitude.

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Quand les gens font la queue aux caisses ils sont plus disponibles pour écouter.  Ils sont attentifs…

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Des clients rediffusent spontanément l’action (!):

Samedi il y avait un monsieur qui suivait les intervenants, approchant parfois son téléphone du micro, il était détendu et souriant alors on lui a demandé ce qu’il faisait. Il nous a répondu qu’il faisait écouter  les interventions à sa femme car il trouvait ça bien :

https://youtu.be/XAd_GJA39Y0

 

Une autre personne qui filmait nous a dit qu’elle mettrait la vidéo  sur sa page FB …

 

Les objectifs  Campagne BDS sont toujours rappelés…

https://youtu.be/M47kM4VoZKU

 

 

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En 1h15 54 signatures de solidarité récoltées !

Les signatures des coupons sont très faciles à obtenir car les clients ont eu le temps d’entendre les diverses interventions et de lire le tract. Les militants s’installent sur une petite banque après les caisses et les gens s’arrêtent :

Une action réussie ! Merci à tous les clients-tes de LIDL qui ont témoigné une fois de plus leur solidarité avec le peuple palestinien en soutenant le BDS !

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Les Palestiniens remercient Natalie Imbruglia d’avoir refusé de divertir l’apartheid israélien

14 février 2017 / par PACBI / Royaume Uni, Australie

Des artistes, des organisations culturelles et des défenseurs des droits de l’Homme palestiniens saluent l’annulation par la chanteuse anglo-australienne Natalie Imbruglia de son concert du mois de mars à Tel Aviv.

Communiqué de PACBI

Palestine, 13 février 2017

Des artistes, des organisations culturelles et des défenseurs des droits de l’Homme palestiniens ont salué l’annulation par la chanteuse anglo-australienne Natalie Imbruglia de son concert du mois de mars à Tel Aviv et l’ont remerciée d’avoir décidé d’être « du bon côté de l’histoire, du côté des opprimés ».

 Une porte-parole de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), qui fait partie de la direction du mouvement BDS palestinien, a dit :

 « Tout comme des artistes ont refusé de divertir l’apartheid sud-africain, Natalie Imbruglia se retient de prêter  son nom pour camoufler le régime israélien d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid. »

 Presque en même temps que l’annulation d’Imbruglia, quatre joueurs de l’Association Nationale de Football (NFL) des USA ont décidé de ne pas participer à une visite de propagande sponsorisée par Israël après avoir reçu des appels de la part de militants palestiniens, américains et autres et d’icônes culturelles du calibre de Danny Glover, Angela Davis et Alice Walker.

 Au mépris de la récente résolution 2334 du Conseil de Sécurité de l’ONU, qui rappelle que toutes les colonies israéliennes sont en « violation flagrante » du droit international, Israël a intensifié la construction de ses colonies et voté une loi qui légitimerait rétroactivement sa confiscation de terres privées palestiniennes.

 Israël a également intensifié ses déplacements de communautés palestiniennes dans le Naqab (Negev), à Jérusalem et dans la Vallée du Jourdain, s’attirant des condamnations dans le monde entier. Les militants des droits de l’Homme accusent souvent Israël de « faire de Gaza une prison à ciel ouvert », détenant injustement des enfants palestiniens qui sont confrontés à la torture et aux mauvais traitements par les forces israéliennes, et d’utiliser la répression contre les artistes palestiniens.

 « La montée de l’extrême droite aux Etats Unis et dans certains pays d’Europe, spécialement Trump et son équipe raciste, islamophobe et xénophobe, a encouragé Israël à accélérer sa politique de colonisation continue et d’apartheid. »

 Elle a ajouté :

 « Dans ces circonstances, s’abstenir de se produire à Tel Aviv devient une obligation éthique, au risque sinon de devenir complice de très graves violations des droits de l’Homme. Nous appelons tous les artistes et universitaires à ne pas devenir des supplétifs des efforts que fait Israël pour se donner une nouvelle image de marque. »

 Quand il a lancé en 2005 la campagne de propagande de la Marque Israël, un membre du ministère des Affaires Etrangères d’Israël, Nissim Ben-Sheetrit, a dit : « Nous enverrons des romanciers et des écrivains réputés au-delà des mers, des compagnies théâtrales, des expositions. C’est ainsi qu’on montre un plus agréable visage d’Israël et qu’on ne nous perçoit pas uniquement dans le contexte de la guerre. »

 Dans le cadre de cette campagne, Israël a financé, entre autres, des visites d’artistes, d’universitaires, de groupes musicaux pour aider à projeter une image de modernité et de normalité.

Natalie Imbruglia a soutenu divers efforts pour défendre la justice, depuis les droits des femmes avec la Fondation de la Communauté des rivières du Nord jusqu’à Oxfam.

 Le mouvement non-violent BDS a enregistré dernièrement un nombre de résultats impressionnants dans les sphères universitaire, culturelle et économique. Des personnages mondialement réputés ont joué un rôle clé dans le déploiement des messages du mouvement sur les droits de l’Homme.

 Desmond Tutu, l’un des premiers personnages de premier plan à approuver BDS, a écrit un jour dans le cadre d’une campagne liée à BDS :

 « En tant que Sud-Africains, nous reconnaissons le racisme institutionnalisé quand nous le voyons. Nous avons fait l’expérience des effets corrosifs de la ségrégation… Il est scandaleux de rester silencieux, ou neutre, face à l’injustice. La neutralité maintient le statu quo et aggrave l’injustice. »

 La porte-parole de PACBI conclue :

 Malgré le contrecoup que peuvent subir les artistes pour s’être opposés à l’oppression par leur boycott, nous espérons que Natalie Imbruglia rejoindra le flot de ceux qui se dressent pour la justice, tels Roger Waters, Brian Eno,Gill Scott Heron, Elvis Costello et autres qui ont annulé leurs représentations en Israël. Cela contribuerait de manière significative à notre lutte non-violente pour la liberté, la justice et l’égalité. »

 Source : PACBI

 Traduction : J. Ch. pour BDS France

 

 




LIDL, cessez le commerce avec l’apartheid !

Le Comité BDS France 34 lance sa campagne 2017 pour cesser le commerce avec les entreprises israéliennes. L’appel au boycott d’Israël lancé par les Palestiniens ne consiste pas seulement à demander aux consommateurs de boycotter les produits des entreprises israéliennes. Il consiste aussi et surtout à convaincre et contraindre, si nécessaire, les entreprises françaises de cesser tout commerce avec l’apartheid.
Pour 2017, BDSF34 a inauguré un nouveau mode d’action : inclure dans ses actions des représentants de partis, syndicats, associations et diverses personnalités qui soutiennent le BDS sans pouvoir participer régulièrement à ses actions et impliquer davantage les clients de LIDL.
Le 11 février, trois syndicats et un conseiller municipal (EELV), artiste de surcroît ont activement participé à l’action BDS.

Thierry Arcier, Viticulteur, porte parole 34 de la Confédération Paysanne ainsi que Martine et Mariano Pusceddu membres de la conf.

Mathieu Brabant, secrétaire national de la FERC CGT, (Fédération éducation recherche et culture) de la CGT ainsi que Dominique Paumelle militante FERC-CGT.

Bruno Nougarède, militant Sud’éduc, représentant SOLIDAIRES34

Michel Marre, Conseiller municipal (EELV) de Castelneau-le-Lez, musicien, compositeur et cinéaste.

https://youtu.be/OOx1QJVBcyg

Impliquer massivement la société civile dans l’action directe non violente pour la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien jusqu’à l’autodétermination, tel est le sens de l’Appel BDS palestinien de 2005.

Que pouvait faire la police face à trente militants non-violents qui ont argumenté leur action fondée sur le droit international et face à des dizaines de clients qui ont affiché leur solidarité en portant l’autocollant « LIDL stop commerce apartheid » ?  sinon discuter et laisser se dérouler l’action comme prévue par le comité BDSF34. deux courageuses clientes ont même  interpellé les policiers en leur disant « pourquoi vous ne les laissez pas faire , ils ne font rien de mal, ils ont raison » …

La direction de ce LIDL (et de 3 autres magasins de la ville) a déposé en 2016,  deux plaintes contre BDSF34. Début janvier 2017 nous lui avons remis un courrier de demande de rendez-vous pour trouver une issue au problème : aucune réponse.
Au moment où le gouvernement israélien du fasciste et raciste Netanyahu, porté par le raciste Trump,  multiplie les annonces de colonies en territoire occupé palestinien et fait voter des lois d’annexion de territoires palestiniens, il est plus que jamais nécessaire de lutter contre l’apartheid israélien.

Le comité BDSFance 34 et les amis du BDS et de la Palestine avons, à notre niveau, modestement mais fermement déterminés, engagé la bataille sur le terrain.

31 militants ont participé à l’action.

Comité BDS France34




Quand le Ministre de la Défense légitime les manœuvres militaires franco-israéliennes et encourage de futurs crimes de guerre

Par question publiée au J.O. du 6 décembre 2016, Jean Jacques Candelier, député du Nord a demandé au ministre de la défense de s’expliquer  sur les manoeuvres militaires aériennes franco-israéliennes qui ont eu lieu en  Corse en novembre 2016.
Le député évoque notamment Gaza, où l’aviation israélienne s’est illustrée à 3 reprises par des raids meurtriers sur la population civile (agressions de 2008-09, 2012 et 2014), avec le bilan effroyable de 541 enfants tués au cours des opérations sanglantes de l’été 2014.
 
Le ministre a affirmé par réponse publiée au J.O. du 24 janvier que la coopération militaire de la France avec Israël est ancienne, que la France développe ce type de relations avec de nombreux autres pays, et que cette coopération relève du cadre strict de l’action diplomatique.
 
En somme, il n’y aurait pas lieu de s’inquiéter !
 
A cela nous répondons que bien au contraire toute coopération militaire de la France avec l’Etat colonial et d’apartheid israélien nous inquiète et nous scandalise, et que nous participons sans relâche à la campagne internationale pour l’embargo sur le commerce d’armes et contre toute coopération militaire avec Israël.
Il est inadmissible que le gouvernement français affiche une telle réponse après le refus méprisant d’Israël de se plier à la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU contre la poursuite de la colonisation, puis de participer à la conférence de Paris !
 

NON Monsieur le ministre, les manœuvres militaires franco-israéliennes ne sont pas anodines : elles préparent de futurs crimes de guerre ! Vous n’êtes pas sans savoir que la population civile palestinienne sert de cobaye pour tester les armes israéliennes, en toute violation de la 4ème convention de Genève.

 Vous savez aussi que les États, dont la France au regard de ses engagements européens et internationaux, ont pour obligation de garantir qu’Israël, comme tout autre État, se conforme au droit international.
 
En 2014, Israël a assassiné plus de 2250 palestiniens à Gaza, dont plus de 550 enfants selon l’UNICEF. Aujourd’hui, des raids meurtriers frappent encore trop souvent la population de Gaza  et, vous ne l’ignorez sans doute pas,  les emprisonnements et les exécutions sommaires de Palestiniens résistants  sont quasi quotidiens en Cisjordanie
 
Votre réponse, qui occulte complètement cette réalité est un encouragement à de nouveaux crimes de guerre contre un peuple désarmé.

 

Nous continuerons à nous mobiliser pour que la France déclare un embargo militaire d’Israël, conformément à la demande unanime de la société civile palestinienne.

 
Paris, le 13 février 2017,
 
La Campagne BDS France



Eyal Sivan : « Israël ne veut plus convaincre, mais devenir attractif »

regards.fr

Par Emmanuel Riondé | 1er février 2017

Eyal Sivan : « Israël ne veut plus convaincre, mais devenir attractif »

Dans Un boycott légitime , le cinéaste Eyal Sivan signe avec Armelle Laborie un plaidoyer pour le boycott culturel et académique d’Israël. Il dévoile comment les autorités israéliennes sont passés de la propagande classique à une approche plus marketing.

Regards. Pourquoi les dimensions culturelles et universitaires de la campagne de boycott de l’État d’Israël suscitent autant de débat et de controverses ?

Eyal Sivan. Il y a deux raisons à cela. La première, c’est l’idée répandue selon laquelle ces deux champs, culturel et universitaire, se situent au-delà des querelles politiques et qu’ils ne doivent pas faire l’objet d’actions de boycott puisque, par nature, ils seraient des plateformes d’échange et des lieux de dialogues. La seconde tient à une mauvaise compréhension de la nature de l’appel au boycott. Certains considèrent que la campagne appelle à boycotter les individus, artistes et/ou universitaires, et que cela n’est pas soutenable. Or cet argument, qui en fait relève plus de la mauvaise foi que de l’incompréhension, ne tient pas. L’appel initial de BDS [1] est très clair à ce sujet : il s’agit bien de boycotter les institutions israéliennes académiques et culturelles.

Concrètement, vous montrez que l’université est très loin d’être un espace neutre en Israël, notamment de par les liens étroits qu’elle entretient avec l’institution militaire…

Oui, et cela va au-delà du symbolique et du seul constat, réel, que l’université israélienne reste très silencieuse quand il s’agit de condamner l’occupation. La réalité est que, en Israël, l’Université déploie une collaboration active avec l’armée à trois niveaux : la recherche et la mise au point de l’appareil sécuritaire ; le développement de l’argumentaire de propagande ; la fabrique de la discrimination qui s’exerce dans toute la société à l’égard des arabes israéliens. On est donc bien loin de la vocation de l’université comme espace d’échange. Les liens étroits de l’université israélienne avec l’armée en font plutôt une institution semi-civile.

« Appareil de propagande arrivé à bout de souffle, la hasbara s’est transformée en outil de marketing censé vendre un Israël progressiste et libéral selon les canons des démocraties libérales occidentales. »

Vous documentez dans votre ouvrage la stratégie dite de hasbara que le gouvernement israélien met en œuvre face au boycott. Pouvez-vous expliquer de quoi il s’agit et en éclairer les différentes facettes ?

Le recours à la hasbara, qui signifie « explication », existe depuis la création de l’État d’Israël. Il s’agit d’un dispositif de propagande qui s’adresse à l’étranger. Il part du principe que si Israël est mal aimé, c’est parce qu’il est mal compris et répond à l’obsession de l’image de soi, un élément capital en Israël. Pendant de longues années, c’était un dispositif interministériel dont le double objectif était de convaincre en débattant et de valoriser l’image du pays en entretenant les histoires de « désert fleuri », des kibboutz collectifs, etc. Cela a duré jusqu’au début du XXIe siècle. La rupture a été la seconde intifada, celle de 2000, avec notamment les images de la mort du petit Mohamed Al Durah [2] qui ont eu un effet dévastateur pour Israël. Cela a complètement inversé la vision du Goliath arabe face au David israélien : Israël est devenu le Goliath. Et à partir de là, les études d’opinion ont montré une dégradation importante de l’image du pays. Israël est apparu aux yeux de nombreux occidentaux comme un pays agressif, mal aimé et figurant au rang des plus dangereux du monde avec l’Iran ou la Corée du Nord…

Quelles en ont été les conséquences ?

Cela a été à l’origine d’un changement majeur de la hasbara. Les dirigeants ont compris que l’image et l’argumentaire diffusés auparavant ne marchaient plus et qu’il ne s’agissait plus de convaincre mais de séduire, de devenir attractif. La hasbara a donc intégré la pensée du branding, du « positionnement de produit ». Appareil de propagande arrivé à bout de souffle, elle s’est transformée en outil de marketing censé vendre un Israël progressiste et libéral selon les canons des démocraties libérales occidentales. Voilà pour la carotte. Mais cela s’est accompagné d’un travail de délégitimation des adversaires selon le principe – verbalisé ainsi – qu’il fallait « délégitimer les délégitimateurs » de l’État d’Israël. C’est là que s’est affirmée l’utilisation récurrente de l’accusation/intimidation d’antisémitisme. Il y a aussi eu un travail auprès des chancelleries afin que les législations antiracistes existantes dans différents pays puissent être utilisées contre BDS. La France, de ce point de vue, s’est avérée être un laboratoire [3]. Enfin, la hasbara déploie aussi une présence intensive sur la toile. Cela relève de la cyber guerre et du combat médiatique. Le principe étant de parvenir à créer l’illusion d’un discours hégémonique, dominant, en répétant la même idée de façon synchrone et simultanée sur les plateaux télés, les médias divers, les réseaux sociaux.

« L’utilisation que l’État fait de la communauté LGBT, tout comme le positionnement de la ville de Tel Aviv relèvent bien d’un choix délibéré. Avec un certain succès. »

Quel est le public visé par ce dispositif ?

Les autorités israéliennes ont compris qu’on ne peut pas changer le nom du produit « Israël » mais qu’on peut le repositionner sur le marché, c’est le principe du branding désormais intégré dans la hasbara. Pour cela, en toute logique, ils ont fait mené des études sur la population. Il en ressort que seulement 25% de la population mondiale s’intéresse au conflit palestino-israélien. Ils ont donc décidé de faire des 75% restant le cœur de cible de leur campagne en séparant Israël du conflit. Et en insistant sur ce qui leur paraît être les valeurs convergentes d’Israël et de l’Occident : la culture, les modes de vie, l’écologie… La propagande va répondre à ce que veut entendre le public. Il veut de l’écologie ? On va lui vendre un Israël écologique.

La promotion d’un Tel Aviv moderne, branché, progressiste et « gay friendly » est à cet égard éloquente…

Effectivement, l’utilisation que l’État fait de la communauté LGBT, tout comme le positionnement de la ville de Tel Aviv relèvent bien d’un choix délibéré. Avec un certain succès : on entend de plus en plus de gens dire qu’ils vont « à Tel Aviv », sans mentionner Israël. Or Tel Aviv ne représente pas la sociologie du pays, c’est un îlot où, c’est vrai, il y a une communauté LGBT plutôt libre. Dans un pays par ailleurs très homophobe et dont la législation est homophobe, mais cette réalité n’entrave en rien ce positionnement opportuniste de Tel Aviv. Lors de la dernière gay pride, en partie financée par le ministère des Affaires étrangères, ils ont offert la possibilité à des gays de se marier dans un avion peint en rose… On est clairement dans le pink washing : les autorités ont la conviction qu’aujourd’hui l’un des critères de définition d’une société ouverte pour l’Occident est son rapport à la communauté LGBT.

« La culture commune produite majoritairement en Israël est arabo-orientale. Mais celle-là est très peu soutenue à l’intérieur des frontières et pas du tout à l’extérieur. »

Un autre critère est sa capacité à l’autocritique. Quelle est la fonction de films comme Valse avec Bachir, Lebanon ou The Gatekeepers, par exemple, appréciés par le public occidental ?

Il faut parler là du rôle joué par la Division des affaires culturelles et scientifiques du ministère des affaires étrangères (DCSA), premier exportateur de la culture israélienne à l’étranger. En soi, le fait que les Affaires étrangères soutiennent la production culturelle à l’étranger n’a rien d’étonnant, c’est plutôt fréquent. Sauf que dans le cas d’Israël, les critères de soutien ne sont pas artistiques ou culturels, mais simplement ceux du renforcement de l’image positive du pays. Ce qui conduit à un paradoxe intéressant : au nom de cet intérêt majeur, les autorités israéliennes, c’est à dire l’administration et les officines type CRIF en France, en viennent à soutenir des œuvres qui, à première vue, peuvent sembler critiques envers la politique israélienne. De fait, cela sert l’idée selon laquelle Israël est bien une démocratie pluraliste « comme vous » puisque elle laisse place à de telles productions. Il ne s’agit pas pour moi de me prononcer sur les qualités cinématographiques de ces oeuvres, mais de constater qu’elles se prêtent à la propagande. Et que leurs auteurs deviennent en quelque sorte des « opposants officiels ». Avec, en plus, une remarque importante : dans ces films, la première figure victimaire est l’Israélien lui-même. On n’est pas dans la remise en question fondamentale de l’occupation et de ses conséquences mais dans une approche, très fréquente en Israël, relevant du « on tire et puis on pleure » qui consiste à se livrer à une critique… mais toujours a posteriori.

Vous pointez aussi le fait que le champ culturel israélien fait l’objet de ce que vous appelez une « hégémonie askhénaze ». Une hégémonie qui marginalise la culture juive arabo-orientale dont l’inconvénient, aux yeux des dirigeants du pays, est de ne pas suffisamment coller à l’image « séculaire et occidentale » d’Israël qu’ils tentent de forger et d’exporter…

Tout à fait. L’objectif de la hasbara est de montrer aux Occidentaux qu’ « Israël c’est comme vous ». Dans cette optique, il faut bien sûr dire « notre culture est comme la votre ». Sauf qu’il se trouve qu’Israël n’est pas un pays occidental. Dans sa majorité, la population est arabo-orientale : il y a les Arabes israéliens, mais aussi la majorité de la population juive qui est sépharade. Et de fait, la culture commune produite majoritairement en Israël est arabo-orientale. Mais celle-là est très peu soutenue à l’intérieur des frontières et pas du tout à l’extérieur. Tout simplement parce qu’elle ne colle pas à l’image du pays que les autorités veulent diffuser. Là aussi, il y a un paradoxe qui mérite d’être relevé : les manettes de la plupart des institutions culturelles israéliennes sont dans les mains de représentants assumés de la « gauche sioniste » ashkénaze, bien accrochés à leurs postes. Certains sont à la même place depuis près de vingt ans ! Pour le coup, une telle longévité à de telles fonctions est rare dans les démocraties occidentales. Comment expliquer que les dirigeants du pays qui ne sont pas du même bord les laissent en place si longtemps ? Tout simplement parce que ces agents européanisés, et qui sont aussi les représentants d’une gauche molle, celle du « camp de la paix », sont parfaits en vitrine d’un Israël soucieux de plaire à l’Occident.

Source: regards.fr




Des joueurs de la NFL (Ligue nationale de football américain) se retirent de la tournée de propagande en Israël

Tout de suite après avoir contribué à la victoire de son équipe dans le Super Bowl, dimanche dernier, Martellus Bennett, des New England Patriots, a été interrogé sur ce qu’il pensait de la visite au Mexique prévue d’ici peu afin de représenter la Ligue nationale de football américain ((NFL).

 

« Détruisez le mur ! Détruisez le mur .Voilà ce que je pense de cette visite au Mexique ! », s’est-il écrié.

Bennett était alors le premier d’une série de joueurs des Patriots qui ont confirmé qu’ils ne rendraient pas visite au président Donald Trump à la Maison-Blanche.

Une tournée de propagande (hasbara)

Mais The Forward rapportait que Bennett participerait à un autre voyage. En compagnie de 11 autres joueurs de la NFL, « après la victoire historique de son équipe, il se rendrait en Israël pour une tournée de  »hasbara », c’est-à-dire une tournée de relations publiques organisée par Israël pour les joueurs de football américain ».

Le titre citait même ce qu’avait déclaré Bennett en ce sens : « J’irai en Israël. »

Les Palestiniens vivant dans un système que Human Rights Watch a qualifié de « séparé et inégal », se demanderaient certainement comment Bennett pourrait s’opposer aux plans de Trump d’étendre encore le mur à la frontière entre les États-Unis et le Mexique, tout en restant indifférent à l’impact du mur bâti par Israël sur la terre palestinienne occupée. Trump a explicitement encensé la construction du mur israélien en en faisant son modèle.

Mais, au cours d’une semaine de revirements soudains, Dave Zirin écrivait dans The Nation que, malgré les informations médiatiques disant que Bennett se rendrait en Israël, le joueur avait « confirmé que ce n’était pas le cas ».

Zirin faisait remarquer que d’autres joueurs cités dans un article du Times of Israel concernant la visite prévue « avaient remis leur participation en question ».

Vendredi soir, trois des joueurs cités comme participants potentiels – Martellus Bennett, son frère Michael Bennett des Seahawks de Seattle et Kenny Stills des Dolphins de Miami avaient refusé le voyage.

Des joueurs se désistent.

Dans une lettre ouverte publiée jeudi après-midi par The Nation, des activistes, des écrivains et des athlètes, dont Angela Davis, Alice Walker, John Carlos et Craig Hodges, ont invité les joueurs de la NFL à reconsidérer leur participation au voyage. Plus tard, Harry Belafonte et Danny Glover ont également signé la lettre.

Ils ont félicité les athlètes d’utiliser leur renommée « pour mettre en lumière et soutenir les diverses luttes, y compris celle de Black Lives Matter », et ont également félicité toutes les personnes qui avaient annoncé qu’elles ne se rendraient pas à la Maison-Blanche.

Ils ont insisté pour que les joueurs ne permettent pas qu’on les utilise comme des éléments d’une campagne de propagande « visant à aider le gouvernement israélien à normaliser et blanchir sa négation permanente des droits palestiniens ».

Le même jour, le joueur de la NFL et militant des droits Michael Bennett a tweeté qu’il n’irait pas en Israël.

Dans une déclaration ultérieure publiée vendredi soir sur Tweeter et Instagram, Michael Bennett a déclaré qu’il « ne serait pas utilisé » par le gouvernement israélien. Et de rappeler que feu Muhammad Ali, l’un de ses héros, « avait toujours soutenu fermement le peuple palestinien ».

« Je veux être une ‘voix des sans-voix’ », a ajouté Bennett, « et je ne puis le faire en participant à ce genre de voyage en Israël. »

« Cher Monde,

Il était prévu que je me rende en visite en Israël en compagnie des collègues qui jouent en NFL aussi. J’étais excité à l’idée de découvrir de mes propres yeux cette partie remarquable et historique du monde. J’ignorais, jusqu’au moment où j’ai lu dans le Times of Israel un article parlant de cette visite, que mon itinéraire avait été élaboré par le gouvernement israélien dans le but de faire de moi – ce sont les mots des responsables du gouvernement – ‘une personne susceptible de créer l’opinion et d’influencer le public’ et qui serait alors ‘un ambassadeur de bonne volonté’. On ne m’utilisera pas de la sorte. Quand j’irai en Israël – et j’ai l’intention de m’y rendre –, ce sera pour voir non seulement Israël, mais aussi la Cisjordanie et Gaza, de sorte que je pourrai voir quelle existence mènent les Palestiniens, qui appellent cette terre leur patrie depuis des millénaires.

L’un de mes héros a toujours été Muhammad Ali. Je sais qu’Ali a toujours soutenu fermement le peuple palestinien, qu’il a visité des camps de réfugiés, qu’il a participé à des rassemblements et qu’il a toujours voulu être ‘une voix pour les sans-voix’. Je veux être moi aussi ‘une voix pour les sans-voix’ et je ne puis le faire en participant à ce genre de voyage en Israël.

Je sais que cela irritera certaines personnes et en inspirera d’autres. Mais sachez, s’il vous plaît, que je ne l’ai pas fait pour vous, mais pour être en accord avec mes propres valeurs et ma propre conscience. Comme le champion olympique des Jeux de 1968, John Carlos, le répète sans cesse :  »Il n’y a pas d’engagement partiel pour la justice. Vous êtes engagé, ou vous ne l’êtes pas. » Eh bien, moi, je le suis.

Bien sincèrement,

Michael Bennett »

Kenny Stills, des Dolphins, a retweeté la déclaration de Bennett, en ajoutant : « Je n’aurais pu mieux le dire moi-même. J’en suis ! » – voulant dire par-là qu’il se retirait également du voyage.

Martellus Bennett a également retweeté la déclaration de son frère.

Le Comité national BDS palestinien (BNC) a remercié Michael Bennett de ce qu’il se tenait « du bon côté de l’histoire, de la justice et de l’égalité ».

Le quart-arrière des 49ers de San Francisco, Colin Kaepernick, qui n’y va pas non plus mais qui a été remarqué du public en raison de sa décision, afin de soutenir les militants de Black Lives Matter, de ne pas défendre l’hymne national, a retweeté à son million de suiveurs que toute personne qui protestait contre l’interdiction des musulmans par Trump, ne pourrait non plus manquer de « pâlir au vu des tactiques d’apartheid imposées par Israël aux musulmans palestiniens ».

D’autres joueurs cités comme participants au voyage sont Cliff Avril, Delanie Walker, Mychal Kendricks, Cameron Jordan, Calais Campbell, Carlos Hyde, Dan Williams et Justin Forsett. On s’attend également à ce que l’ancien linebacker (joueur de football américain, appelé également secondeur) de la NFL, Kirk Morrison, participe au voyage.

Une image de marque détériorée

Voici quelques jours, le gouvernement israélien a adopté rétroactivement une législation qui légalisait le vol de larges portions de terres privées palestiniennes au profit de la colonisation israélienne.

La chose a provoqué une tempête de protestations internationales, même de la part des plus proches alliés d’Israël, tels l’Union européenne, l’Allemagne et le Royaume-Uni.

Les responsables de la propagande d’Israël espèrent que la visite des footballeurs américains sera une distraction bien accueillie et une occasion de redorer le blason passablement détérioré d’Israël.

« Je vois une grande importance dans l’arrivée de cette délégation des stars de la NFL en Israël », a déclaré Gilad Erdan, ministre des Affaires stratégiques d’Israël chargé de combattre le mouvement BDS, dirigé par les Palestiniens.

Ce voyage de propagande est une initiative du ministère même d’Erdan, ainsi que du ministère israélien du Tourisme et de La Voix de l’Amérique en Israël, un groupe dont la mission consiste à « favoriser l’image d’Israël aux États-Unis en attirant des médias et des personnalités » dans le pays.

Erdan a confirmé la finalité ouvertement propagandiste de la visite, déclarant que les joueurs de la NFL « présenteraient l’avenant visage d’Israël à leurs dizaines de millions de supporters aux États-Unis », dans le but de compenser l’impact de BDS.

Israël a consacré un énorme budget à cet effort, mais sans grand effet. Dans un document stratégique récent, la Ligue contre la diffamation et l’Institut Reut, deux organisations clés qui s’opposent aux droits des Palestiniens, ont conclu, paraît-il, que le combat contre BDS s’était soldé par un échec.

Dans un même temps, malgré une campagne de publicité de plusieurs millions de dollars lancée par le ministère du Tourisme – campagne dont font partie également ces visites d’agrément de célébrités –, le nombre de visiteurs en Israël n’a cessé de diminuer.

Commentant l’échec de la stratégie d’Israël, Clayton Swisher a fait remarquer : « Vous êtes perdant quand votre pays légalise l’apartheid et invite alors une flopée de joueurs de la NFL dans le but de tenter de le faire passer pour normal. »

Swisher, un journaliste d’investigation travaillant pour Al Jazeera, a présenté récemment un film en quatre parties intitulé The Lobby, et qui fait la lumière sur les efforts secrets d’Israël aux États-Unis en vue de se gagner des amis et de châtier les gens perçus comme des ennemis.

Imbruglia se désiste également

Les activistes qui espèrent qu’il est encore temps de persuader d’autres joueurs de la NFL de se désister seront encouragés par ce qui semble une autre victoire.

Les militants BDS ont insisté auprès de la chanteuse australienne Natalie Imbruglia pour qu’elle annule son concert en Israël prévu le 1er mars.

Il apparaît que ce rendez-vous à Tel-Aviv a été supprimé tout récemment de l’agenda officiel de ses tournées et qu’il est désormais renseigné comme « annulé » sur sa page Facebook.

Source: The Electronic Intifada

Traduction: Plateforme Charleroi-Palestine

 




Pétition: Dites au président de la fifa de montrer le carton rouge à Israël!

Nous avons une occasion de faire pression sur la FIFA, l’instance qui dirige le football au niveau mondial, pour qu’elle agisse contre l’Association Israélienne de Football pour son soutien à des équipes issues des colonies israéliennes illégales.

Vous joindrez-vous à nous en écrivant à Gianni Infantino, le président de la FIFA ?

(texte français en bas de l’article)

L’ONU, Human Rights Watch, des parlementaires, des avocats, des gens engagés dans la campagne et des Palestiniens ont tous incité la FIFA à respecter le droit international. Ils ont demandé à la FIFA de respecter ses propres règles et de refuser aux équipes des colonies illégales de participer à ses ligues officielles.

Faute d’agir contre l’Association Israélienne de Football pour son acceptation des équipes issues des colonies, la FIFA est complice des violations par Israël du droit international et permet à Israël d’utiliser le « beau jeu » pour blanchir ses crimes de guerre et le déplacement forcé des Palestiniens.

La FIFA peut demander que l’Association Israélienne de Football exclue des équipes issues des colonies illégales et suspendre l’association si elle refuse d’obéir, et elle devrait le faire.

Tokyo Sexwale, le président sud africain du Comité de Suivi Israël-Palestine de la FIFA est sur le point de soumettre un rapport au président et au conseil de la FIFA sur l’amélioration des conditions du football palestinien.

C’est, pour nous, une occasion de faire pression sur la FIFA pour qu’elle agisse.

Merci!

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

 

Texte de la pétition en français:

Israël détruit délibérément les stades de football palestiniens et emprisonne des joueurs palestiniens. En même temps, Israël permet à six équipes issues des colonies de jouer dans sa ligue nationale.

La FIFA, l’instance qui dirige le football au niveau mondial, n’a pas agi contre l’Association Israélienne de Football qui intègre des équipes issues d’une terre illégalement occupée. Faute d’agir, la FIFA non seulement néglige ses propres statuts mais est complice des violations par Israël du droit international. La FIFA devrait demander que l’Association Israélienne de Football exclue les équipes issues de colonies illégales de ses ligues et elle devrait suspendre de la FIFA l’Association Israélienne de Football si elle refuse d’obéir.

Tokyo Sexwale, le président sud africain du Comité de Suivi Israël-Palestine de la FIFA est sur le point de soumettre un rapport au président et au conseil de la FIFA sur l’amélioration des conditions du football palestinien.

Tandis que le Conseil délibère, c’est le moment pour nous d’agir. Écrivez au Président de la FIFA, Gianni Infantini, dites lui de maintenir la pression sur la FIFA pour qu’elle agisse dans le bon sens. Faites le en remplissant le formulaire ci-dessous.

ENVOYEZ  UN MAIL AU PRÉSIDENT DE LA FIFA GIANNI INFANTINO: president@fifa.org

 

Cher M. Infantino,

cc: membres du Conseil de la FIFA

Lorsque vous êtes devenu président de la FIFA, vous avez promis de combattre la corruption dans le football.

En même temps, la FIFA s’est engagée à assurer le respect  des droits humains dans le cadre de ses activités.

Nous faisons appel à vous pour que vous teniez vos promesses. La FIFA doit exiger que l’Association israélienne de Football exclue de ses ligues les équipes israéliennes issues des colonies illégales des Territoires Palestiniens Occupés et elle doit suspendre de la FIFA l’Association Israélienne de Football si celle-ci refuse.

Le  droit international est clair : les colonies israéliennes sont illégales et elles constituent des crimes de guerre. Elles contribuent à de graves abus contre les droits humains et privent les Palestiniens, dont des athlètes palestiniens, de leur liberté de mouvement.  Les équipes de football israéliennes basées dans les colonies illégales jouent leurs matches à domicile sur des terres volées aux Palestiniens.

Les propres règles de la FIFA interdisent aux associations membres, comme celle d’Israël, de jouer dans le territoire d’une autre association membre, dans ce cas l’Association Palestinienne de Football sans la permission de cette association. En tant que secrétaire général de l’Union des Associations Européennes de Football, vous avez supervisé des sanctions contre la Russie à propos de la Crimée. Israël doit relever des mêmes critères.

Vous avez dit que vous ne voulez pas mélanger la politique et le football. L’échec de la FIFA à agir selon ses propres règles et selon le droit international politise ce qui pouvait être une opération simple.

Ne laissez pas Israël utiliser le « beau jeu » pour blanchir ses crimes de guerre.

Sincèrement.

Envoyez un mail maintenant!

Source: BDS Movement

Traduction: SF pour BDS France

 

 




Lettre ouverte à Natalie Imbruglia pour qu’elle respecte l’appel au boycott culturel

Australie – Janvier 2017

Des militants appellent Natalie Imbruglia à annuler sa prestation en Israël en réponse à l’appel palestinien au boycott culturel.

Chère Natalie,
Nous vous écrivons pour vous demander de bien vouloir reconsidérer le fait d’aller jouer en Israël, le 1er mars 2017. Nous comprenons qu’il s’agit de votre première venue en Israël et nous voudrions vous informer que jouer là-bas serait en contradiction avec l’appel palestinien aux artistes pour qu’ils respectent le boycott culturel d’Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international et que les Palestiniens jouissent des droits civils et politiques qui leur sont niés par le gouvernement d’apartheid israélien.
Comme le peuple aborigène en Australie avant 1966, les Palestiniens indigènes qui vivent en Israël sont privés d’une pleine citoyenneté dans cet État. La pleine citoyenneté n’est accordée que sur des bases théocratiques, aux gens qui sont définis comme juifs par l’État.
De plus, les Palestiniens en Israël sont l’objet de plus de 540 lois discriminatoires – un apartheid de fait.
Les Palestiniens dans les territoires occupés de Jérusalem Est, de Cisjordanie et de Gaza dont Israël s’est emparé et qu’il occupe depuis 1967, n’ont le droit de vote à aucune élection israélienne. Ces Palestiniens survivent dans des bantoustans isolés les uns des autres par des murs d’apartheid, des barrières et plus de 500 checkpoints où leurs mouvements sont contrôlés, ce qui les empêche d’aller à l’université ou à l’hôpital, de rendre visite à des amis et à des parents – de nombreuses familles sont séparées depuis des années à cause de ce système d’apartheid. La haute Cour de Justice a bien déclaré illégal le mur de l’apartheid d’Israël en 2004 – un autre élément du droit international qu’il ignore.
Les Palestiniens persécutés par l’occupation militaire souhaitent naturellement vivre librement et jouir de leurs droits sur leur terre ancestrale. Or, les colonies israéliennes illégales s’étendent sans arrêt et empiètent sur les terres palestiniennes, malgré plusieurs résolutions du Conseil de Sécurité de l’ONU.
Tout récemment, le 23  décembre 2016, le Conseil de Sécurité a voté à l’unanimité une nouvelle résolution contre l’expansion des colonies illégales  et a affirmé une fois de plus leur illégalité en droit international ; pourtant Israël refuse de reconnaître ces résolutions. Israël a maintenant déclaré de fait la guerre aux initiateurs de la résolution, dont la Nouvelle Zélande, et a aussi l’intention de retenir ses cotisations à l’ONU. Depuis le vote de cette résolution, Israël a accéléré la démolition de maisons palestiniennes à raison de quatre fois plus que la moyenne hebdomadaire de 2016, faisant des centaines de sans abri.
Environ 800 000 Juifs vivent maintenant illégalement sur des terres palestiniennes, jouissant de tous les droits politiques tandis que les Palestiniens croupissent, brutalisés par l’occupation militaire et privés de droits. Les réfugiés palestiniens chassés par la Nakba de 1948 des zones qu’Israël réclamait, représentent la deuxième plus importante population réfugiée au monde et, répétons-le, en dépit des exigences du droit international, Israël refuse à ces indigènes de retourner dans leurs maisons. Dans de nombreux pays les Palestiniens sont apatrides ; ils vivent dans des camps de réfugiés misérables, depuis des décennies, sans avoir jamais abandonné l’espoir de recouvrer leur droit au retour et qu’ils puissent ainsi retourner dans leurs foyers et leur patrimoine indigène usurpé et colonisé.
La colonisation sioniste de la Palestine suit une trajectoire similaire à celle de la colonisation britannique en Australie où les Australiens indigènes ont été placés de force dans des missions et des réserves qui les ont isolés, massacrés et dépossédés de leur terre et de leur culture, tandis que les Palestiniens sont aussi soumis à une extrême violence et placés de force dans des camps de réfugiés et des bantoustans. Nous voyons bien que vous avez connaissance du résultat final de ces crimes coloniaux génocidaires via votre participation au programme SBS de Premier Contact et que vous sympathisez avec la situation désespérée du peuple aborigène d’Australie consécutif à la colonisation blanche.
Nous vous demandons de prendre aussi en considération la situation de détresse du peuple palestinien et l’importance du soutien à sa lutte de libération et pour la justice. Parce que la communauté politique internationale a refusé d’agir en soutien à leurs droits, les Palestiniens ont appelé en 2005 au boycott culturel et ont demandé aux gens de conscience comme vous-même d’être solidaires de leur mouvement en vous abstenant de jouer en Israël.
En respectant leur appel, vous soutiendrez aussi les femmes de Gaza qui souffrent de cancers du sein, un autre domaine dans lequel vous avez montré de l’empathie. Israël empêche celles qui souffrent de cancers du sein, et d’autres cancers, de recevoir des traitements appropriés, du fait de la punition collective qu’il inflige aux deux millions de civils qu’il a incarcérés dans la plus grande prison au monde – Gaza – depuis 2006.
« Des dizaines de patientes souffrant de cancer du sein dans la bande de Gaza ont lancé un mouvement de protestation contre le refus d’Israël de les laisser traverser vers Israël pour accéder à des traitements médicaux en hôpital en Israël, à Jérusalem Est et en Cisjordanie.  Ces femmes disent que le refus ou le retard de traitement sont une « condamnation à mort préméditée ».
À cause des attaques militaires et de son siège illégal, immoral, qui empêche l’entrée à Gaza de carburant et de pièces, la maladie est chose commune à Gaza étant donné que l’adduction d’eau est contaminée du fait que les centres de traitement des eaux usées dysfonctionnent et que la fourniture d’électricité est réduite actuellement à à peine quatre heures par jour.  Voici le commentaire de l’association des médecins pour les droits humains sur la privation par Israël d’équipement médical :
« Il n’y a pas de seringues, pas de bandages, pas de sondes. Lorsque l’un de nos chirurgiens demande un scalpel spécial ou un bandage durant une opération, on lui dit qu’il n’y en a pas. Lorsque nous formons un médecin et lui apprenons des techniques et des procédures, il n’a rien pour exercer ».
L’ONU a estimé que sans une reconstruction massive, Gaza sera inhabitable en 2020. Dans le cas où vous donneriez votre concert en Israël, sachez que ce crime contre l’humanité est perpétré à quelque km de là où vous serez.
Il est certain qu’Israël va continuer à pratiquer l’injustice contre le peuple palestinien si nous restons silencieux et ne faisons rien. Nous vous implorons de reconnaître que votre représentation en Israël ne peut pas créer de ponts au-dessus de l’apartheid, de l’oppression et de la souffrance, à peine les masquer, de façon qu’Israël continue à prétendre que ses crimes sont « normaux » et blâme les Palestiniens pour leur propre calvaire. Ce n’est vraiment pas le cas, pas plus que le mythe véhiculé par les suprématistes blancs selon lequel les Aborigènes d’Australie sont responsables de leur propre paupérisation.
En réalité, pour Israël tout spectacle non annulé suite à l’appel au boycott est considéré comme une victoire politique sur la lutte des Palestiniens et sur la solidarité internationale avec elle. Se produire à Tel Aviv c’est jouer pour un public ségrégé, sur une terre nettoyée ethniquement. Nous espérons vraiment que vous ne pouvez pas vous imaginer faire cela et que vous rejoindrez Laureen Hill, Cassandra Wilson, Sean O’Connor, Cat Power, Massive Attack et des milliers d’autres artistes qui ont refusé de jouer en Israël – en Irlande plus de 540 artistes se sont engagés pour le boycott de l’État ; comme l’ont fait 1 190 artistes du Royaume Uni et bien d’autres dans le monde.
S’il vous plaît, respectez l’appel palestinien à boycotter Israël – vous pouvez vraiment faire la différence ainsi et aider à  faire pencher la balance morale dans le sens de la justice.
Nous sommes un groupe de plus de 2000 membres de nombreuses nations du monde, qui croient qu’il est essentiel pour les musiciens et autres artistes de tenir compte de l’appel du PACBI et de rejoindre le boycott d’Israël. C’est essentiel pour agir pour la justice pour le peuple palestinien sous occupation et aussi dans les camps de réfugiés et dans la diaspora à travers le monde.
Samah Sabawi, auteure dramatique palestinienne-australienne et conseillère politique de Al Shabaka
Kollaps, orchestre de Melbourne
Candy Royalle, écrivaine, artiste, militante, éducatrice
Amy McQuire, écrivaine indigène
Penelope Swales, musicienne
Sara Dowse, écrivaine
Trish Nacey, Vidéographe et musicien
Walbira Murray, responsable de recherche indigène
Ken Canning, auteur dramatique indigène
Jeff Sparrow, écrivain, éditeur et  Broadcaster
Marcelo Svirsky, écrivain
Source: BDS Movement
Traduction SF pour BDS France



Belle soirée pour le boycott culturel et universitaire à Saint-Étienne !

Belle soirée pour le boycott culturel et universitaire à Saint-Étienne !

Vendredi 27 janvier Eyal Sivan et Armelle Laborie étaient à l’université pour présenter leur livre

Un Boycott Légitime Pour le BDS culturel et universitaire de l’état d’Israël

Une quarantaine de personnes étaient présentes pour échanger avec eux sur ce volet de la campagne BDS

Le comité BDS 42 les remercie chaleureusement et s’engage à travailler dans cette direction !

Le livre, toujours basé sur des documents israéliens, est excellent et bien documenté.

A lire absolument !




Lettre ouverte à Térez Montcalm de la part de la Coalition BDS Québec et de la Campagne BDS en France

Lettre ouverte à Térez Montcalm de la part de la Coalition BDS Québec

et de la Campagne BDS en France

 

Montréal, le 16 janvier 2017

Chère Térez,

Tout d’abord permettez-moi de vous présenter mes meilleurs vœux en ce début d’année, alors que vous êtes en tournée dans toute la France. Comme moi, vous avez la chance de pouvoir voyager,travailler et vivre un peu partout dans le monde, et en particulier en France et au Québec.

Parmi ces voyages, il semblerait que vous ayez prévu de participer au festival de jazz d’Eilat, en Israël, le mois prochain. Eilat est une station balnéaire, éloignée de la politique et des événements tragiques qui parcourent cette région. Mais suffit-il de s’éloigner du champ de bataille pour ne plus entendre ce qui se passe à quelques dizaines de kilomètres de là ?

Il  n’est  pas  anormal,  a priori, que vous  ayez  accepté une invitation par  ce  festival  au  passé prestigieux. Vous n’êtes peut-être pas au courant qu’en l’acceptant, vous ne respectez pas l’appel lancé par la société civile palestinienne en 2005 de boycotter les événements faisant la promotion de l’État israélien, tant que celui ci ne respectera pas le droit international et les droits humains.

A l’image du boycott contre l’apartheid en Afrique du Sud, cette campagne vise à souligner que,contrairement à vous et moi, la majeure partie de la population palestinienne ne peut pas voyager et ne pourra pas venir vous écouter, reléguée derrière un mur illégal en Cisjordanie, assiégée sous blocus à Gaza, discriminée en Israël, ou réfugiée dans le reste du monde.

Vous   préféreriez   peut-être   ne   pas   mélanger   la   musique   et   la   politique,   mais   cela   n’est malheureusement pas possible dans cette partie du monde. Le festival de jazz d’Eilat est organisé avec  les   ministères   de  la  culture  et  du  tourisme  israélien,  pour   tenter   de  redorer   l’image  du gouvernement israélien, alors  que dans  le même temps il  annonce la construction de nouvelles colonies et la destruction de plus de 150 maisons palestiniennes. Si vous acceptez l’invitation de ce festival, vous vous placez, peut-être malgré vous, du côté de ce gouvernement.

L’appel palestinien de 2005 est relayé dans le monde entier  par des comités de solidarité, sous l’appellation de Campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement et Sanctions), dont il existe des groupes   en  France  et  au   Québec,  auxquels  j’appartiens   et  qui  s’associent  à  moi   pour  vous demander de reconsidérer votre décision.

Vous êtes une artiste et vous pensez peut-être que ce n’est pas votre rôle de refuser de jouer.C’est effectivement un sacrifice que nous vous demandons, un sacrifice que d’autres artistes ont accepté de faire avant vous, un geste symbolique fort qui contribuera à faire évoluer la situation tragique en Palestine.

Un collectif de 500 artistes montréalais  s’est ainsi engagé à boycotter  Israël, dont Lhasa, Gilles Vigneault  ou  Richard  Desjardins. Au  niveau  international,  ce  sont  des   artistes  comme  Annie Lennox   (je  crois  savoir  que  vous   la  tenez  en  haute  estime),  Cassandra  Wilson,  Lauryn   Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Roger Waters, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Jason Moran,  Richard Bona,  Eddie Palmieri,  Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack ou encore Susan Sarandon, Peter Brook, Ken Loach ou Mike Leigh qui ont renoncé à se rendre en Israël, sensibles au désarroi du peuple palestinien.

En espérant que vous suivrez leur exemple et que vous voudrez bien annuler votre participation à ce   festival,  et   dans   l’attente  d’une   réponse,   nous   nous   tenons   à  votre  disposition  pour   tout renseignement supplémentaire quant à notre campagne.

Sincèrement,

Dror, pour la Coalition BDS Québec et la Campagne BDS France