MONTPELLIER : 24h de jeûne pour les prisonniers Palestiniens en grève de la faim

A l’initiative de la Campagne BDS France Montpellier, samedi 20 mai, 16 personnes ont observé 24h de jeûne en solidarité avec les 1762 prisonniers Palestiniens en grève de la faim depuis 34 jours.

Rassemblés au coeur de Montpellier, place de la Comédie, de 13h à 17h30 sous le soleil des drapeaux palestiniens, les militants de la Campagne BDS France ont inlassablement expliqué la situation des prisonniers palestiniens et appelé au boycott de HP (Hewlett Packard), diffusé 1800 tracts et recueilli de nombreux témoignages de solidarité et de soutiens.

Ils ont expliqué les motifs de la grève de la faim des prisonniers Palestiniens, dénoncé le silence général des grands médias,  de l’ONU et de notre gouvernement, alarmé sur les risques encourus à partir d’un mois de grève de la fin, alerté sur la situation de Marwan Barghouti qui mis en isolement a refusé de boire de l’eau depuis 3 jours, dénoncé les multiple violations des droits humains et des conventions de Genève en matière des droits des prisonniers par l’Etat d’Israël et son système pénitentière : Détention administrative, transfert-déportation des prisonniers dans des prisons en Israël, tortures et persécutions des prisonniers, non respect du règlement des Services Pénitentiaires, emprisonnement des enfants, mépris et maltraitance des familles etc.

En milieu d’après midi une manifestation contre Monsanto et les OGM a donné l’occasion à la Campagne BDS France Montpellier d’exprimer sa solidarité et confirmé l’importance des convergences des luttes …

Voir la vidéo :

https://youtu.be/X7KmrY5xSDQ

 

D’autres images d’une chaude et chaleureuse après midi place de la Comédie à quelques dizaines de mètres de la Comédie du Livre…

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C’était aussi l’occasion d’informer que la Nakba continue !

 

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Une partie de « jeûneurs », les autres militants BDS tiennent le stand et diffusent les tracts…

 

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Commentaire explicatif par rapport à l’article:

Même si  la cible centrale des manifestations de soutien aux prisonniers est bien évidemment l’Etat d’Israël et son système pénitentiaire, à  l’occasion de cette grève de la faim de 2017, s’est exprimé avec plus de force dans les manifestations en Palestine, la revendication de stopper la « coordination sécuritaire » passée entre l’Autorité palestinienne et Israël. Coordination qui amène la police de l’autorité palestinienne à collaborer avec Israël et donc participer à l’arrestation et à l’emprisonnement de nombreux palestiniens.




Derrière la vitrine culturelle israélienne, une intolérable occupation

« Un boycott légitime »

Avec Un boycott légitime, le cinéaste israélien Eyal Sivan et la productrice Armelle Laborie ont jeté l’automne dernier un pavé dans la vitrine culturelle et intellectuelle d’Israël. Ils démontent méthodiquement les mécanismes de la propagande qui sert à présenter une image démocratique, libérale, dynamique — et fausse — d’un État d’exception permanent, hors-la-loi pour le droit international. Pour eux, le mode de résistance pacifique qu’est le boycott culturel et académique n’est pas une atteinte à la liberté d’expression ; il en fait partie.

« Boycott international total, économique, culturel et académique d’Israël » : la Confédération norvégienne des syndicats (LO) a rejoint le 12 mai dernier d’autres puissantes centrales syndicales1, en appelant à une pression significative « sur les entreprises et les institutions qui ont permis des décennies d’occupation, de colonisation de peuplement et d’apartheid par Israël », vient de déclarer Riya Hassan, coordinatrice des campagnes européennes avec le Comité national palestinien de Boycott désinvestissement sanctions (BDS). C’est l’une des toutes dernières actions à large impact potentiel en faveur d’un boycott conçu comme devant être « total », c’est-à-dire n’excluant ni la culture ni la production intellectuelle universitaire. De quoi choquer tous ceux qui, de bonne foi, considèrent que les produits culturels et l’université doivent être exemptés du boycott dont, par ailleurs, ils soutiennent les aspects économiques. C’est à eux que le livre d’Eyal Sivan et d’Armelle Laborie s’adresse en tout premier lieu, pour leur expliquer en quoi cet aspect de BDS est non seulement légitime, mais également hautement stratégique.

Ainsi, pour certains, l’université et la culture seraient par nature apolitiques, et leur boycott « constituerait une atteinte à la liberté universitaire et à la liberté d’expression (…) Il démolirait les ponts de dialogue et les échanges pacifiques » entre artistes ou entre chercheurs qui, en tant qu’individus, seraient injustement stigmatisés. Il aurait aussi pour effet de priver l’humanité de l’importante contribution d’Israël à la recherche et à la création artistique au niveau mondial.

Pour Eyal Sivan et Armelle Laborie, ces objections témoignent avant tout d’une méconnaissance de la réalité israélienne autant que d’une perception fausse du contexte d’économie mondialisée dans lequel les productions culturelles et les institutions de savoir sont, avec les sports, utilisés comme des porte-drapeaux nationaux à l’efficacité redoutable. C’est pourquoi ils s’attachent à décrire par le menu le dispositif politique tentaculaire de la hasbara, « l’explication », nom donné à la propagande d’État et à son dispositif interministériel de lutte contre la « menace » de « délégitimation d’Israël » jugée stratégiquement prioritaire par Tel-Aviv, à telle enseigne que l’état-major de la hasbara dépend directement du premier ministre. Benyamin Nétanyahou a même créé en 2015 un ministère des affaires stratégiques et de la diplomatie publique, chargé de la lutte contre le BDS et doté d’un budget confortable de 30 millions d’euros en 20162.

L’université au service de la « marque » Israël

L’image d’Israël dans le monde est de plus en plus mauvaise, et les hauts responsables israéliens le savent, expliquent les auteurs, surtout après la dernière agression militaire à Gaza en 2014. Et de plus en plus difficile à défendre. Qu’à cela ne tienne, à New York, un groupe de diplomates et de professionnels du marketing, le Brand Israel Group (BIG) invente au début des années 2000 le branding Israel (la marque Israël), dernier avatar de la propagande, qui utilise les techniques les plus sophistiquées de la communication d’entreprise pour rendre le pays attractif en évitant de parler du sionisme. Les experts de la hasbara misent sur « l’esprit unique de la créativité israélienne, celui de l’innovation et de la flexibilité »3.

« Créativité », « innovation » : les élites culturelles et universitaires sont « naturellement » les fers de lance de la hasbara version marketing. Tel-Aviv leur assigne en permanence la mission de contribuer à la lutte contre la délégitimation en apparaissant à l’étranger comme les représentants d’une culture pluraliste, créative et dynamique. En ce qui concerne l’université, ses connexions très étroites avec l’armée, détaillées dans le troisième chapitre, expliquent en partie pourquoi ni ses enseignants ni ses étudiants « n’ont jamais dénoncé les entraves continuelles aux libertés académiques de leurs confrères palestiniens ». Les quelques individus qui se risquent à la critique sont généralement menacés de sanctions sévères. « L’écrasante majorité des universitaires israéliens se résignent donc à un silence complice, comme ces professeurs qui témoignent dans Haaretz en précisant qu’ils sont ‟ de gauche” et ‟contre l’occupation”, mais qui ne voient finalement aucun problème au fait d’enseigner à l’université d’Ariel, située dans les territoires palestiniens occupés. »

L’université pratique par ailleurs une discrimination sournoise envers les étudiants palestiniens israéliens, qui ne sont que 11 % en première année d’études supérieures (alors que les Palestiniens israéliens représentent 22 % de la population) et 3 % en doctorat.

Le tableau ainsi dressé par Eyan Sivan et Armelle Laborie vient soutenir l’idée selon laquelle le boycott ne condamne pas à mort l’université ; c’est elle qui se condamne elle-même en entravant des travaux critiques et non sionistes, en faisant fi de toute diversité culturelle parmi ses étudiants, en acceptant d’être au service de l’occupation et de la hasbara. Les auteurs précisent que le boycott universitaire n’empêche nullement des échanges universitaires tant qu’ils ne sont pas encadrés par l’institution elle-même, rappelant que la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (Pacbi), qui fait partie du Comité national palestinien BDS a édité en 2004 des lignes directrices qui indiquent :

« Ancré dans les préceptes du droit international et des droits de l’homme universels, le mouvement BDS, incluant Pacbi, rejette par principe les boycotts des personnes basés sur leur identité (comme leur citoyenneté, race, sexe ou religion) ou leur opinion. Une simple affiliation de travailleurs culturels israéliens à une institution culturelle israélienne ne constitue pas, par conséquent, un motif pour l’application du boycott. Si, toutefois, un individu est représentatif de l’État d’Israël ou d’une institution israélienne complice, ou s’il est commandité ou recruté pour participer aux efforts d’Israël pour se « donner une nouvelle image », alors, ses activités sont soumises au boycott institutionnel auquel appelle le mouvement BDS. »

Des centaines de festivals, de salons littéraires, de concerts

La division des affaires culturelles et scientifiques du ministère des affaires étrangères (DCSA) pilote la propagande culturelle en collaboration avec les ministères de la hasbara et des affaires stratégiques. Son directeur, Nissim Ben Chetrit, en définit le rôle : « utiliser les productions culturelles israéliennes pour atteindre les objectifs politiques de l’État d’Israël. (…) Pour nous, renforcer une image positive d’Israël est un but en soi »4. Le boycott culturel s’attaque donc à ce qui est considéré par les responsables israéliens comme une arme stratégique de première importance, justifiant l’existence un appareil ministériel lourd. Ses actions ? Financer les voyages à l’étranger des écrivains, des réalisateurs, des artistes, des compagnies théâtrales et de danse, des musiciens… Cela passe par des contrats confidentiels dans lesquels les bénéficiaires s’engagent en tant que prestataires à « fournir des services de qualité au ministère » pour « promouvoir les intérêts politiques de l’État d’Israël à travers la culture et les arts, en contribuant à créer une image positive d’Israël ». Sans dire qu’ils sont missionnés, bien sûr.

C’est aussi dans ce sens qu’il faut comprendre le soutien apporté aux centaines de festivals de cinéma, de salons littéraires ou de concerts d’artistes israéliens dans le monde. Et d’autres événements pseudo-culturels, comme « Tel Aviv-sur-Seine » pendant l’été 2015 à Paris, ou la saison culturelle franco-israélienne prévue en 2018. Peu importe aux organisateurs que cette vitrine très occidentale soit en complet décalage avec la réalité d’une culture majoritairement arabo-orientale, composée de juifs du Proche-Orient (mizrahim) et d’Afrique du Nord, et de Palestiniens.

Dissidents officiels et ambassadeurs

La diplomatie culturelle est subtile : elle donne à voir (et finance) une « dissidence raisonnable », pour démontrer qu’Israël est démocratique et permet, voire encourage, la liberté d’expression sous toutes ses formes. Ainsi, un certain antimilitarisme au cinéma montre des soldats « humains, trop humains » qui souffrent, doutent, ont des états d’âme, dans des films de guerre comme Kippour d’Amos Gitaï, Censor Voicesde Mor Loushy ou Valse avec Bachird’Ari Folman. Pour le reste, tous les créateurs qui ont besoin de subventions (cinéma, théâtre…) évitent le plus souvent les sujets politiques, car si l’État exerce rarement une censure directe, il revendique sa « liberté de financement », et n’hésite pas à l’appliquer dans le secteur culturel.

Des représentants du « camp de la paix » (de la gauche sioniste) parmi les artistes et les intellectuels acceptent d’être des ambassadeurs à l’étranger, fût-ce pour incarner une dissidence officielle à la critique nuancée. Ils bénéficient en échange d’un lobbying médiatique important. Amos Oz, David Grossman, A. B. Yehoshua, Amos Gitaï et d’autres moins connus ont un accès favorisé aux scènes culturelles européennes. Ils sont souvent les premiers à parler de « ponts de dialogue » à propos des échanges universitaires et culturels. Des dialogues — en faveur de la paix — que le BDS empêcherait par son action destructrice. Mais en fait de dialogues, disent Eyal Sivan et Armelle Laborie, il n’y a guère que de l’entre-soi occidental. Tous ces ambassadeurs zélés de la « seule démocratie du Proche-Orient » sont boycottables, selon les directives du Pacbi.

Comme pour l’université, le domaine culturel visé par la campagne BDS est regardé à la loupe par les auteurs. La démarche vise à mettre à mal tout angélisme qui place la culture et le savoir en dehors de la politique en réclamant un traitement d’exception pour la littérature, la musique, la danse, le cinéma, les technologies, l’architecture ou l’histoire israéliens.

Le boycott académique et culturel est un mode de résistance pacifique face à une puissante machinerie qui via ses réseaux, ses financements, ses institutions, ses lobbyings, sa diplomatie culturelle travaille en permanence à (re)fabriquer aux yeux de l’opinion publique internationale une image positive d’Israël. Le livre d’Eyal Sivan et d’Armelle Laborie, très documenté et très clair à la fois, déconstruit minutieusement ce travail de propagande.


1
Dont la Congress of South African Trade Unions (Cosatu) d’Afrique du Sud, la Central única dos trabalhadores (CUT) du Brésil, la Confédération des syndicats nationaux (CSN) du Québec et l’Irish Congress of Trade Unions (ICTU) irlandaise.

2 Déclaration du ministre de l’économie Moshe Kachlon lors de la conférence «  Combattons le boycott  » du 28 mars 2016 à Jérusalem.

3 «  Nation Branding : Some Lessons from Israel  », université Wharton de Pennsylvanie, 1er mars 2012.

4 Rapporté dans un article de Merav Yudilovitch, Ynet, 5 août 2015 (en hébreu).




BDS 34 avec les prisonniers au 27ème jour de grève de la faim !

Le 13 mai 2017, pendant deux heures et demi, place de la Comédie le Comité BDS France a informé les montpelliérains-nes sur la situation des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.

 

Pour soutenir les prisonniers et dénoncer les nouvelles violations du droit par Israël, les militants du comité BDS France avaient choisi d’exposer leurs banderoles et de faire circuler sur toute la place de la Comédie devant les terrasses remplies de gens, un groupe de  » prisonniers » pendant qu’au micro une porte parole du comité BDS France 34 apportait de nombreuses explications sur l’état de la lutte et le soutien qui s’organise partout dans le monde…Plus de 800 tracts ont été distribués et un accueil toujours chaleureux des montpelliérains-nes ! Merci.

 

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Voir la vidéo :

https://youtu.be/05oehKxKRtQ

 

Les passants ont été invités à boire le verre d’eau salée en solidarité avec les prisonniers. En effet, ils boivent de l’eau salée pour ralentir la déshydratation de leur organisme puisqu’ils n’ingurgitent rien d’autre.

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A cette occasion les prisonniers ont reçu le  le soutien du « Collectif Gabon-Occitanie » qui lutte lui aussi « contre l’impérialisme occidental et pour l’autodétermination des peuples ».

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En soutien aux prisonniers le Comité a appelé à boycotter les produits HP (Hewlett packard) à la FNAC (et Darty filiale de la FNAC)

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La plus grande fédération de syndicats de Norvège souscrit au boycott total d’Israël pour faire progresser les droits fondamentaux des Palestiniens

 

Communiqué de presse du 12 mai 2017

 

12 mai 2017 – Aujourd’hui, la Confédération norvégienne des Syndicats (LO), qui représente près d’un million de travailleurs, a souscrit au boycott total d’Israël pour permettre aux Palestiniens d’acquérir leurs droits fondamentaux conformément au droit international. LO est la plus grande et la plus influente des organisations qui chapeautent les unions syndicales de Norvège.

Commentant cette victoire significative de BDS en Norvège, Riya Hassan, coordinatrice des Campagnes Européennes avec le Comité National palestinien de BDS, a dit :

Le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC) salue la Confédération norvégienne des Syndicats (LO) pour avoir souscrit à un « un boycott international » total « économique, culturel et académique d’Israël » comme à une voie indispensable pour que les Palestiniens obtiennent leurs droits fondamentaux, y compris le droit au retour pour les réfugiés et l’égalité des droits pour les Palestiniens citoyens d’Israël.

En prenant courageusement en compte l’appel palestinien au BDS, lancé en 2005 par une majorité absolue de la société civile palestinienne, LO rejoint quelques unes des fédérations de syndicats les plus importantes au monde, dont la COSATU d’Afrique du Sud, la CUT du Brésil, la CSN du Québec et l’ICTU irlandaise, en appelant à une pression significative de BDS sur les entreprises et les institutions qui ont permis des décennies d’occupation, de colonisation de peuplement et d’apartheid par Israël.

Le BNC espère trouver une coordination étroite avec les partenaires norvégiens à l’intérieur de LO, en particulier Fargobundet, pour traduire cette nouvelle politique en mesures effectives de responsabilité aux niveaux académique, culturel et économique qui permettent de faire observer les droits de l’Homme et le droit international. Nous demandons aussi à LO de faire pression sur le gouvernement norvégien pour qu’il mette fin à tous ses engagements militaires avec le régime d’oppression israélien et qu’il désinvestisse ses fonds souverains de toutes les sociétés qui sont complices de l’occupation israélienne et de son entreprise illégale de colonisation.

Le Comité National palestinien de BDS (BNC) est la plus large coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Allez voir www.bdsmovement.net et suivez le sur @BDSmovement

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Le président de la FIFA écarte le vote sur les colonies israéliennes et s’acharne à violer les statuts de la FIFA

Pacbi – 11 mai 2017

Les Palestiniens accusent le président de la FIFA, Gianni Infantino, de corruption et de népotisme après qu’il a bloqué la motion de l’Association palestinienne de football au Congrès de la FIFA d’aujourd’hui. La motion demandait que l’Association israélienne de football se mette en conformité avec les statuts de la FIFA en excluant les clubs de football basés dans les colonies illégales sur la terre palestinienne occupée.

Infantino a détourné l’ordre du jour du Congrès et empêché le vote de la motion, s’inclinant ainsi devant les tactiques d’intimidation israéliennes. Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, avait personnellement appelé le président de la FIFA ainsi que les présidents de sept pays afin d’empêcher un vote sur les équipes des colonies illégales israéliennes.

Hind Awwad, de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré :

« Il est clair qu’Infantino s’inscrit dans la même démarche que l’ancien président de la FIFA, Sepp Blatter, et que son engagement à respecter les droits humains est une imposture. Il avait l’opportunité de rectifier le bilan scandaleux d’atermoiements de la FIFA et son application sélective de ses statuts, mais il a préféré s’acharner, avec plus encore de ce mépris sans retenue du droit international et ses propres statuts.

 Le Conseil de la FIFA s’est opposé à ce que le Congrès puisse voter sur le problème des colonies israéliennes, protégeant une fois encore Israël de ses responsabilités pour ses violations des statuts de la FIFA et des droits des Palestiniens en tant qu’êtres humains.

 Le Congrès de la FIFA d’aujourd’hui va entacher la réputation déjà ternie de la FIFA. Infantino et la FIFA ont effectivement donné à Israël un feu vert pour poursuivre sa répression contre le sport palestinien, ses arrestations arbitraires des athlètes palestiniens et continuer de jouer sur une terre palestinienne volée.

 Infantino s’est abusé lui-même en pensant que ce problème allait tout simplement s’estomper. Cette dernière capitulation devant l’intimidation israélienne ne servira qu’à revigorer le mouvement qui monte pour qu’Israël soit suspendu du football mondial, comme cela a été le cas pour l’Afrique du Sud de l’apartheid, et ce, jusqu’à ce qu’il respecte les droits de l’homme des Palestiniens. »

Contexte

  • Le professeur Andreas Zimmermann, juriste et expert des Nations-Unies, de l’université de Potsdam, a publié un avis : « Le statut juridique des clubs de football israéliens dans le territoire palestinien occupé et ses incidences sur les conséquences juridiques pour la FIFA », qui conclut que « les clubs des colonies israéliennes qui jouent sur le territoire palestinien occupé sans le consentement de l’Association palestinienne de football violent l’article 72, paragraphe 2, des statuts de la FIFA », et que « la tolérance de la FIFA des clubs des colonies constitue une reconnaissance implicite des colonies israéliennes et, par conséquent, viole l’obligation de la FIFA de respecter le droit des Palestiniens à l’auto-détermination en vertu de l’article 3 de ses statuts ».
  •  Le 4 mai 2017, une lettre de 174 clubs de football et associations sportives palestiniens ont demandé instamment à la FIFA de suspendre immédiatement l’adhésion de l’Association israélienne de football pour son inclusion des sept équipes de football basées dans les colonies israéliennes illégales.
  •  Le 19 avril 2017, plus d’une centaine d’associations sportives, syndicats, organisations des droits de l’homme et groupes confessionnels, représentant des millions de personnes de 28 pays à travers le monde, ont rejoint les champions de football, universitaires, réalisateurs de cinéma, hommes et femmes politiques et responsables gouvernementaux, en s’adressant aux membres du Conseil de la FIFA et insistant pour que, soit la Ligue nationale israélienne de football retire l’affiliation des sept clubs basées dans les colonies illégales israéliennes sur le territoire palestinien occupé, soit elle fait face à sa suspension de la FIFA.
  • Ces derniers mois, le conseiller spécial des Nations-Unies pour le sport au service du développement et de la paix, en plus de 66 membres du Parlement européen, 30 membres du Parlement suisse, plus de 40 membres du Parlement danois, 38 membres de la Chambre des Communes britannique, ainsi que le groupe Human Rights Watch, ont demandé instamment à la FIFA de résoudre le problème des clubs des colonies.
  •  En octobre 2016, le conseiller spécial des Nations-Unies pour le sport au service du développement et de la paix, Wilfried Lemke, a écrit à la FIFA pour l’exhorter à trouver une résolution à la question des clubs des colonies, « en conformité avec les résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies et les statuts de la FIFA et ce, dans un calendrier raisonnable ».
Source: bdsmovement
Traduction : JPP pour BDS FRANCE



Action BDS-HP-FNAC Clermont en soutien aux prisonniers palestiniens grévistes de la faim

Depuis le 17 avril, près de 1500 prisonniers politiques palestiniens ont entamé une grève de la faim. Cette grande action collective a été lancée par Marwan Barghouti, symbole de la résistance populaire contre l’occupation. L’emprisonnement massif est un mode majeur de répression par l’Etat israélien des Palestiniens qui résistent à la colonisation de leur pays et à l’apartheid en Palestine.

Devant l’intransigeance du gouvernement israélien, et des risques de déflagration en Palestine, l’AFPS 63 a appelé tous les militant-e-s de la Coalition BDS 63, tous les ami-e-s de la Palestine, tous les défenseurs des droits humains et de la liberté, à participer à une action BDS en soutien aux prisonniers pour demander à la FNAC de retirer de la vente les produits Hewlett-Packard, en raison du soutien qu’apporte HP au système carcéral, sécuritaire et d’apartheid israélien (voir tract ci-joint, et appel du 9 mai 2017 du BNC palestinien .)

Près de trente personnes (AFPS, BDSF, CGT, RESF, JCF, NPA, PG, FSU, Solidaires, …) dont 3 élues de Clermont et Beaumont (EELV, Ensemble !, PCF) ont pénétré le 10 mai 2017, vers 17h00, dans la galerie marchande du Centre commercial Jaude 1 et se sont rassemblées devant le magasin de la FNAC, où elles ont déployé 2 banderoles BDS et portaient des affiches de soutien aux prisonniers palestiniens (voir photos). Une journaliste de La Montagne était présente.

Après une prise de parole de l’AFPS 63 (voir ci-dessous), et confirmation que la FNAC avait bien reçu notre courrier explicatif de cette action (copie ci-jointe), nous nous sommes rassemblés à l’entrée du centre commercial pour faire quelques prises de parole et distribuer 600 tracts aux nombreux passants et discuter avec certains d’entre eux. Une vingtaine de personnes de la Coalition BDS 63, non disponibles à 17h00, nous a ensuite rejoints pour tracter, notamment un élu de « Idées pour Beaumont », des femmes d’associations de quartiers ou d’associations culturelles, et une délégation UNEF. Près de 50 personnes de tous âges et d’horizons variés et 4 élu-e-s ont donc participé à cette mobilisation.

 

Après cette action, nous avons rejoint en cortège, à l’autre bout de la place de Jaude, un rassemblement (près de 200 personnes au total) d’un collectif autour de RESF 63 pour la régularisation des sans-papiers et le droit d’asile. Après les prises de parole des organisations sur les migrants, l’AFPS 63 a fait une intervention expliquant le lien entre les migrants en France, les réfugiés palestiniens, la grève de la faim des prisonniers et le BDS-HP-FNAC. Puis nous avons proposé aux participants de boire un verre d’eau salée, symbole de la grève de la faim des prisonniers palestiniens (#SaltWaterChallenge, initié par le fils de Marwan Barghouti sur les réseaux sociaux). Une vingtaine de personnes a participé.

Le succès de cette action BDS en soutien aux prisonniers en grève de la faim a été permis par l’indignation largement ressentie sur le sort des prisonniers, la convergence avec le mouvement du collectif RESF, et par la mobilisation des militant-e-s AFPS-BDSF, partagée avec la Coalition BDS 63 et ses nombreux contacts, y compris sur Facebook, et relayée notamment par l’UD CGT 63  et SOLIDAIRES Auvergne .

Prise de parole de l’AFPS 63 devant la FNAC : « Pourquoi une action de BOYCOTT devant la FNAC ?

Cette action est conduite en soutien à la grève de la faim entamée depuis le 17 avril à l’appel de Marwan Barghouti, par 1.000 à 1.500 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes. L’emprisonnement massif dans des conditions très dures est un des moyens utilisés contre la résistance à l’Etat colonial israélien qui vole la terre, l’eau et les maisons des Palestiniens, et impose un système d’apartheid depuis 70 ans. En Cisjordanie, plus de 40 % des hommes ont été emprisonnés depuis 1967, et toutes les familles sont touchées. Victimes de tortures, de traitements dégradants et de négligence médicale, les grévistes de la faim se battent pour leur dignité, pour le respect du droit international et humanitaire bafoué par l’Etat israélien. Alors que la santé des grévistes de la faim se dégrade, les dirigeants du mouvement sont placés en isolement, les organisations internationales comme la Croix-Rouge, les avocats et les familles sont interdits de visite aux prisonniers grévistes ! Une loi israélienne autorise l’alimentation forcée, mais les médecins refusent pour le moment car cet acte est assimilé à la torture. La FNAC vend nombre de produits de la société Hewlett Packard, qui collabore au système carcéral israélien, aux checkpoints, aux cartes biométriques, au blocus de Gaza et à la colonisation de la Palestine. A l’appel du mouvement non violent BDS, un large boycott de HP se développe depuis 2016 dans le monde, dans des centaines de villes de dizaines de pays. En France, nous demandons à la FNAC (et à d’autres distributeurs) de ne plus vendre ces produits. En effet, si la FNAC appliquait sa charte éthique, elle exigerait de ses fournisseurs qu’ils ne soient pas complices de violations des droits humains et du droit international. L’AFPS et la Coalition BDS 63 informeront les citoyens et reviendront s’il le faut.

LIBERTÉ EN PALESTINE ! POUR une FNAC sans HP ! »

 




à Lyon devant le siège du district de la FIFA : votez le CARTON ROUGE aux colonies israéliennes!

Action BDS aujourd’hui à Lyon devant le siège du district de la FIFA : votez le CARTON ROUGE aux colonies israéliennes!

Ce mardi 9 mai, dans le cadre d’une mobilisation internationale appellée par le BNC et le PACBI, nous avons été au siège du district du Rhône de la FFF (Fédération Française de Football) pour demander à la FFF de voter POUR l’exclusion des clubs des colonies israéliennes au prochain congrès de la FIFA qui doit se tenir le 10/11 mai prochain.

Nous avons remis une lettre au district du Rhône pour transmission à la direction de la FIFA.

Voici une photo de quelques villes dans le cadre de cette action internationale :



Plus de 170 clubs sportifs de la Cisjordanie occupée demandent à la FIFA de suspendre l’adhésion d’Israël

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)
4 mai 2017, Ramallah, Cisjordanie occupée
Dans une lettre publiée aujourd’hui, plus de 170 clubs de football et associations sportives palestiniens demandent instamment à la FIFA de suspendre immédiatement l’adhésion de l’Association israélienne de Football (IFA) en raison de son inclusion de sept clubs de football basés dans les colonies illégales.
La lettre intervient quelques jours avant le Congrès annuel de la FIFA où celle-ci prévoit de prendre une décision concernant les clubs d’Israël basés dans les colonies, qui contreviennent au droit international et aux propres statuts de la FIFA.
Les clubs sportifs demandent à la FIFA de « respecter les droits de l’homme et de se conformer aux statuts de la FIFA sans aucune discrimination lors de son prochain Congrès, le 11 mai » en suspendant immédiatement l’adhésion de l’IFA pour son inclusion de clubs sportifs basés dans les colonies illégales du Territoire palestinien occupé. La lettre avertit que « les droits du football palestinien, la réputation de la FIFA en tant que champion des droits de l’homme » dépendent de la décision de la FIFA à cet égard.
Des clubs sportifs de l’ensemble de la Cisjordanie occupée ont ajouté leur nom à la lettre, notamment le Hilal Al Quds Club, le Beit Sahour Women’s Club, l’Hebron Youth Club, l’Orthodox Club à Bethléhem, le Bi’lin Club et le Dheishéh Youth Athletic Club.
Les clubs palestiniens rappellent le « rôle historique qui fut celui de la FIFA dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud quand elle a expulsé l’Association sud-africaine de football lors de son Congrès de 1976 ». Ils demandent instamment à la FIFA de se saisir à nouveau de cette « occasion historique » pour montrer un engagement sérieux en faveur des droits des êtres humains.
La lettre exprime des inquiétudes après des articles selon lesquels la FIFA donnerait six mois à l’IFA pour exclure ses équipes basées dans les colonies, voyant en cela une poursuite de l’atermoiement de la FIFA. « Deux années de tentatives par le Comité de suivi Israël-Palestine de la FIFA pour remédier à ce problème devraient suffire pour prouver que le statu quo ne peut se prolonger » affirme la lettre.
 La lettre fait suite à un appel international de plus de 120 organisations de la société civile représentant des millions de personnes de partout dans le monde, demandant à la FIFA de prendre la décision d’exclure les équipes d’Israël basées dans les colonies illégales à son Congrès.
La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été créée en 2004 pour contribuer au combat pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. PACBI plaide pour le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes en raison de leur engagement et de leur complicité persistante dans le déni par Israël des droits des Palestiniens tels que définis par la législation internationale. Venez sur notre site : https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI
Traduction : JPP pour BDS France



Action BDS aujourd’hui à Paris devant le siège de la FFF: FIFA, votez le CARTON ROUGE aux colonies israéliennes!

Vendredi 5 mai, dans le cadre d’une mobilisation internationale appelée par le BNC (Comité National Palestinien) et le PACBI (Campagne Palestinienne pour le Boycott académique et culturel d’Israël), nous avons été au siège de la FFF (Fédération Française de Football) pour leur demander  de voter POUR l’exclusion des clubs des colonies israéliennes au prochain congrès de la FIFA qui doit se tenir les 10 et 11 mai prochain.

Quelques PHOTOS ici

Nous avons remis la lettre de plusieurs organisations, dont BDS France au responsable du service général de la FFF qui s’est engagé auprès de nous à la transmettre à la direction de la FIFA, et nous avons aussi officiellement demandé un autre rendez vous avec la direction de la FIFA.

La même mobilisation que la nôtre a eu lieu à Rome hier organisée par BDS Italia:

https://twitter.com/bdsitalia/status/860165708654796800

FFF, votez le CARTON ROUGE aux colonies israéliennes!

FIFA, soyez fair-play, EXCLUEZ les équipes au services des colonies israéliennes!

 FIFA, les équipes israéliennes des colonies sont HORS JEU !

 




De citoyens israéliens à Sciences Po Rennes – SVP annulez l’accord de coopération avec l’université de Tel Aviv

Nous sommes des citoyens israéliens qui militons contre le gouvernement israélien et contre l’intégralité de la politique de l’establishment israélien de racisme, d’occupation et d’apartheid. La plupart d’entre nous sont des étudiants ou d’anciens étudiants des universités israéliennes. Nous en sommes venus à reconnaître le rôle central que les universités israéliennes, et tout autant l’Université de Tel Aviv (TAU), jouent dans les méfaits mentionnés ci-dessus.

Nous soutenons l’appel de la société civile palestinienne au boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre les institutions israéliennes d’apartheid et d’occupation jusqu’à ce que les violations des droits de l’Homme contre le peuple palestinien prennent fin. Dans l’esprit du combat universaliste pour les droits de l’Homme, nous aimerions demander à Sciences Po Rennes d’annuler son accord de coopération avec TAU.

L’académie israélienne a été complice de plusieurs manières des crimes israéliens d’apartheid et d’occupation, entre autres dans la recherche et le développement militaires et la planification stratégique de l’armée. Par exemple, le Technion israélien (à Haïfa) a été impliqué dans les projets de drones militaires avec Elbit ; l’Université de Tel Aviv est affiliée à l’Institut d’Etudes pour la Sécurité Nationale (INSS) qui fournit des analyses et des recommandations stratégiques aux preneurs de décisions israéliens. Par exemple, l’ancien des Forces de Défense Israéliennes (FDI), le colonel Gabriel Siboni de l’INSS a été impliqué dans la préparation du fameux document sur la Doctrine Dahiya, qui plaidait pour la destruction gratuite de la totalité des zones résidentielles par l’armée israélienne en guerre. Cette doctrine a été appliquée dans plusieurs attaques brutales israéliennes, au Liban et à Gaza, qui ont causé la mort d’un très grand nombre de civils.

Par ailleurs, TAU est située sur les ruines d’un ancien village palestinien, Sheikh Muaniss, qui a été vidé de sa population à l’occasion du nettoyage ethnique de la Palestine en 1948, connu sous le nom de Nakba. La Nakba a été une campagne violente systématique menée par le nouvel Etat d’Israël et qui s’est traduite en massacres, expulsions, vol de terres, démolitions et pillages et crimes contre la propriété. Un bâtiment, resté intact, connu sous le nom de « Green House », sert maintenant à la TAU de club pour les membres de la faculté. TAU n’a jamais reconnu son atteinte au droit qui consistait à installer une université sur les ruines d’un village vidé de sa population. En outre, TAU, ainsi que d’autres universités, a fourni un soutien matériel et politique aux attaques israéliennes contre la population sans défense de la bande de Gaza assiégée pendant l’été 2014.

Nous aimerions faire remarquer que, en accord avec l’appel de la société civile palestinienne à un boycott académique institutionnel des universités israéliennes, nous plaidons tous pour un boycott doux et modéré, plutôt qu’un boycott des personnes. Par exemple, les membres israéliens de l’académie sont libres de publier des articles et de prendre part à des conférences à l’étranger en tant qu’individus. Nous demandons simplement aux universités françaises de ne pas accorder de légitimité institutionnelle aux méfaits dans lesquels la TAU est complice.

Nous vous demandons donc de vous abstenir de tout lien institutionnel avec TAU et d’entendre l’appel de vos étudiants à annuler votre accord avec l’université de Tel Aviv.

Sincèrement

Boycott ! Soutenir l’Appel de l’Intérieur du BDS palestinien (aka Boycott from within)

BOYCOTT ! from within |Traduction J.Ch. pour l’AURDIP




Solidarité avec les prisonniers palestiniens et pour le boycott d’HP (Montpellier)

Les palestiniens de Gaza qui ont suivi en direct notre action du samedi 29 avril place de la Comédie à Montpellier, nous envoient une vidéo pour remercier les palestiniens présents, le BDS et nous encourager à poursuivre la mobilisation.

Le rassemblement était à l’initiative du Comité BDS France 34 et de l’APLR (Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon).

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ POUR INFORMER LES MONTPELLIÉRAINS A L’APPEL DE BDSF34 ET APLR (Association des palestiniens en Languedoc-Roussillon)

Voir la vidéo de l’action place de la Comédie et l’intervention de Ahmed de Gaza.

 

L’emprisonnement est une composante structurelle de l’apartheid.

Pour l’Etat sioniste comme pour l’ancien Etat raciste d’Afrique du Sud, l’emprisonnement systématique est une composante structurelle du système colonial et d’apartheid. Depuis 1967 plus de 850 000 palestiniens sont passés par les prisons israéliennes. Quantitativement l’emprisonnement permet de démanteler des familles entières, de les plonger dans l’angoisse pour leurs proches emprisonnés, de mettre en danger l’équilibre de l’éducation familiale par l’absence prolongée d’un père ou d’une mère, de plonger dans le besoin les familles privées du salaire du père de la mère. L’emprisonnement perturbe le fonctionnement total de la société. Qualitativement l’emprisonnement permet de stopper l’activité résistante de centaines de militants aguerris et de cadres politiques. Avec la torture il est l’arme la plus féroce de la répression qui vise l’instauration d’un climat de terreur afin d’obtenir la soumission de tout un peuple.

Mais c’est compter sans la résistance légendaire des palestiniens et des prisonniers-res palestiniens-nes, leur courage et leur dévouement à la cause palestinienne.

La détention administrative est une torture psychique pour le détenu comme pour la famille.

Actuellement 6300 prisonniers palestiniens sont emprisonnés dont 500 en détention administrative qui est la forme la plus arbitraire et inhumaine de détention qui soit. En effet, par l’incertitude illimitée qu’elle instaure (la détention sans motif ni perspective de jugement) elle détruits toute possibilité de projet aussi bien pour le prisonnier que pour la famille. C’est une véritable torture psychologique dont Israël abuse avec sadisme.

La libération des prisonniers est une cause nationale pour le peuple palestinien

La question des prisonniers est l’une des dimensions les plus importantes du projet national palestinien, comme la défense de la terre et le refus de la colonisation, la libération de Jérusalem, le retour des réfugiés et l’égalité des palestiniens d’Israël. Dans un communiqué publié le 17 avril, le BNC engageait tout son soutien et appelait le mouvement BDS international à soutenir l’action des prisonniers.

 

 




Lettre de plusieurs organisations à la FIFA

Chers membres du Conseil de la FIFA

 Mettez les droits humains avant la politique

 

Nous vous adressons ce courrier concernant les sept clubs (*) qui participent à la Ligue officielle de football israélienne et qui se trouvent dans des colonies illégales en Territoire palestinien occupé (TPO). Nous sommes maintenant gravement préoccupés par les retards répétés qui ont émaillé les délibérations de la FIFA à propos de ces clubs, en dépit des conseils clairs de la part d’experts en droit de l’homme et des statuts de la FIFA elle-même. Nous vous exhortons à insister pour que l’Association israélienne de football retire immédiatement leur affiliation aux sept clubs en question, ou encore qu’elle suspende leur adhésion à la FIFA. Mettez les droits humains avant la politique.

 

En octobre dernier, le conseiller spécial des Nations-Unies pour le sport au service de la paix et du développement, Wilfried Lemke, a écrit à la FIFA pour l’exhorter à résoudre le problème de ces clubs dans les colonies « en application des Résolutions du Conseil de sécurité des Nations-Unies et des statuts de la FIFA, dans un délai raisonnable ». Nous nous félicitons de ces propos.

 

Nous désirons attirer votre attention en particulier sur la réaffirmation, dans la Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations-Unies, que la création de colonies de peuplement israéliennes dans le TPO « n’a aucun fondement en droit et constitue une violation flagrante du droit international ». La FIFA elle-même a l’obligation, de par la loi, d’éviter de contribuer à de telles violations.

 

Les aménagements à la politique des droits humains, propre à la FIFA, ont constitué une part importante du programme en cours des réformes de votre organisation, et votre règlement n° 3 stipule désormais : « La FIFA s’engage à respecter tous les droits de l’homme internationalement reconnus et elle mettra tout en œuvre pour promouvoir la protection de ces droits ». Cet objectif louable sera jugé par l’étendue de sa mise en œuvre dans les contextes de la vraie vie, où de puissants acteurs de la politique cherchent fréquemment à étouffer les appels légitimes à la justice. Ce serait une tragédie pour nous tous – et un mauvais commentaire sur les progrès de la réforme à la FIFA -, si votre politique échouait au premier obstacle. Nous vous exhortons à garantir un résultat qui soit compatible avec cet engagement renouvelé.

 

Nous notons également la stipulation de longue date dans les statuts de la FIFA que « les membres et leurs clubs ne peuvent pas jouer sur le territoire d’un autre membre sans l’approbation de ce dernier », et que la FIFA a agi dans le passé pour prévenir les violations de cette règle. Nous craignons qu’une défaillance dans son application aujourd’hui, dans un contexte de violations graves des droits humains, puisse causer d’autres dommages à la réputation fragile de la FIFA. Nous vous exhortons au contraire à continuer d’appliquer cette règle avec une cohérence scrupuleuse, et nous vous rappelons les devoirs de neutralité et de non-discrimination consacrés dans le code d’éthique de la FIFA.

 

Pour toutes ces raisons, nous vous exhortons à insister pour que l’Association israélienne de football retire immédiatement leur affiliation aux sept clubs en question, ou encore qu’elle suspende leur adhésion à la FIFA. Tel est l’unique moyen d’action en concordance avec les responsabilités juridiques et éthiques qui sont celles de la FIFA.

 

Enfin, nous comprenons à la lecture de la presse que Mr Sexwale a l’intention de présenter ses recommandations sur cette question au Congrès de la FIFA le mois prochain, le 11 mai 2017. Par souci de transparence, nous vous conseillons vivement de publier son rapport intégral le plus tôt possible.

 

Nous attendons avec intérêt votre réponse dans les meilleurs délais.

Sincèrement vôtres

 

Richard Falk, Princeton University emeritus faculty member, former Special Rapporteur for Occupied Palestinian Territories, UN Human Rights Council, USA

Ken Loach, Director, UK

Paul Laverty, Director, UK

Paulo Sérgio Pinheiro, Former Brazilian Human Rights minister, Brazil,

Juan Carlos Oblitas Saba, Sports Director for the Peruvian Football Federation

Daniel Fernando Abugattás Majluf, Former President of the Congress of Peru, former Sports Director for the Peruvian Federation of Athletics, Peru

Thulas Nxesi, South African Communist Party Central Committee Member and South African Minister of Sports & Recreation (signed in personal capacity), South Africa

  • Federación de Entidades Argentino-Palestinas, Argentina
  • Australian Friends of Palestine Association, Australia
  • European Coordination of Committees and Associations for Palestine, Belgium
  • Palestina Solidariteit vzw, Belgium
  • Samidoun Palestinian Prisoner Solidarity Network, Belgium
  • Union des progressistes juifs de Belgique, Belgium
  • BDS Botswana, Botswana
  • Ciranda – Comunicação Compartilhada, Brasil
  • Comitê do Grande ABC/SP de Solidariedade ao Povo Palestino, Brasil
  • CUT-Brasil, Brasil
  • Movimento dos Trabalhadores Rurais Sem-Terra, Brasil
  • NEPI – Núcleo de Estudos de Política Internacional, Brasil
  • BDS Vancouver, Canada
  • Canada Palestine Association, Vancouver, Canada
  • Concordia Student Union, Canada
  • La Coalition BDS Québec, Canada
  • Tadamon! Montréal, Canada
  • Organización Solidaria con Palestina Pontificia Universidad Católica de Chile, Chile
  • BDS Colombia, Colombia
  • Red de Solidaridad con Palestina, Costa Rica
  • ICAHD Finland, Finland
  • Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP), France
  • Association France Palestine Solidarité (AFPS), France
  • BDS France campaign, France
  • BDS42, France
  • CCIPPP34 (Campagne civile pour le protection du peuple palestinien), France
  • Collectif 69 de Soutien au Peuple Palestinien, France
  • Coordination BDS à Grenoble 38 France, France
  • Plateforme des ONG françaises pour la Palestine, France
  • Union Juive Française pour la Paix (UJFP), France
  • BDS Berlin, Germany
  • BDS Hamburg, Germany
  • Kenya Palestine Solidarity Movement, Kenya
  • Engineering Professions Syndacate, Iraq
  • Iraqi social forum, Iraq
  • Sport against violence/ Iraq, Iraq
  • Gaza Action Ireland, Ireland
  • Ireland-Palestine Solidarity Campaign, Ireland
  • Boycott from Within (Israeli citizens for BDS), Israel
  • ICAHD, Israel
  • AD Sport Against Violence, Italy
  • APD Hic Sunt Leones, Italy
  • APS Libera Accademia di Roma LAR, Italy
  • ASD Atletico Brigante, Italy
  • Asd Birilli, Italy
  • Asd StellaRossa 2006, Italy
  • ASD Università Popolare dello Sport, Italy
  • Atletico San Lorenzo, Italy
  • BDS Italia, Italy
  • Cagliari Social Forum, Italy
  • Calcio Popolare Soccavo, Italy
  • Comitato BDS Campania, Italy
  • Comitato di base NoMuos/NoSigonella- Catania, Italy
  • Comitato Pistoiese per la Palestina, Italy
  • Commercio Equo e Solidale Coop. Soc. Onlus, Italy
  • Coordinamento Campagna BDS Bologna, Italy
  • Lunaria, Italy
  • Palestinian Community Rome, Italy
  • Rete di solidarietà con la Palestina di Pisa, Italy
  • Rete Radié Resch – Udine, Italy
  • Salaam Ragazzi dell’Olivo-Onlus-comitato di Milano, Italy
  • Servizio Civile Internazionale, Italy
  • U.S. Citizens Against War (Florence), Italy
  • ULAIA ArteSud onlus, Italy
  • Un ponte per…, Italy
  • Unione Italiana Sport per tutti, Italy
  • CPJPO, Luxembourg
  • Diensten en Onderzoek Centrum Palestina (docP), Netherlands
  • The Association of Norwegian NGOs for Palestine, Norway
  • Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI), Palestine
  • Gibanje za pravice Palestincev, Slovenia
  • BDS South Africa, South Africa
  • South African Jews for a Free Palestine, South Africa
  • Spanish Network Against the Occupation of Palestine, Spain
  • Swaziland Solidarity Network, Swaziland
  • Judar för Israelisk-Palestinsk Fred (JIPF), Sweden
  • Association Swiss-Palestine, Switzerland
  • BDS Switzerland, Switzerland
  • Gerechtigkeit und Frieden in Palästina Bern, Switzerland
  • Jewish Voice for Democracy and Justice in Israel/Palestine, Switzerland
  • Clapton Ultras, UK
  • Dorset Palestinian Israeli Peace Group, UK
  • Easton Cowboys & Cowgirls, UK
  • Friends of Al Aqsa, UK
  • Friends of Sabeel, UK
  • Frome Friends of Palestine, UK
  • Jews for Boycotting Israeli Goods, UK
  • Jews for Justice for Palestinians, UK
  • Palestine Solidarity Campaign, UK
  • Palestinian Forum in Britain (PFB), UK
  • Pax Christi British Section, UK
  • Red Card Israeli Racism, UK
  • Republica Internationale, UK
  • Scottish Palestine Solidarity Campaign, UK
  • Stop the War, UK
  • War on Want, UK
  • Adalah-NY: The New York Campaign for the Boycott of Israel, USA
  • American Friends Service Committee, USA
  • Americans United for Palestinian Human Rights, USA
  • Bay Area Women in Black, USA
  • Chico Palestine Action Group, USA
  • Citizens for Justice in the Middle East, USA
  • CODEPINK Women for Peace, USA
  • Committee for Palestinian Rights (Maryland), USA
  • Corvallis Palestine Solidarity, USA
  • Delaware Neighbors Against The Occupation, USA
  • Episcopal Peace Fellowship Palestine Israel Network, USA
  • Friends of Sabeel – North America, USA
  • Green Mountain Solidarity with Palestine, USA
  • Jewish Voice for Peace, USA
  • Jewish Voice for Peace – Bay Area, USA
  • Jewish Voice for Peace, Los Angeles, USA
  • Jews for Palestinian Right of Return, USA
  • Lutherans for Justice in the Holy Land, USA
  • Madison-Rafah Sister City Project, USA
  • Mid-Missourians for Justice in Palestine, USA
  • Palestine-Israel Working Group of Nevada County, CA, USA
  • Tennessee Campaign for Palestinian Rights, USA
  • The Philadelphia Coalition for Boycott, Divestment, and Sanctions against Israel (Philly BDS), USA
  • Unitarian Universalists for Justice in the Middle East, USA
  • Unitarian Universalists for Justice in the Middle East, Massachusetts, USA
  • United Church of Christ Palestine Israel Network, USA
  • United Methodists for Kairos Response (UMKR), USA
  • United Methodists’ Holy Land Task Force, USA
  • US Campaign for Palestinian Rights, USA
  • Utahns for a Just Peace in the Holy Land, USA

(*) Maccabi Ariel (futsal indoor), Ironi Ariel, Beitar Givat Ze’ev Shabi, Beitar Ma’ale Adumim, Hapoel Oranit, Hapoel Bik’at Hayarden, Hapoel Katamon Yerushalaim (principalement situé à Jérusalem-Ouest mais joue à Ma’ale Adumim) – Voir https://www.hrw.org/news/2016/09/25/israel/palestine-fifa-sponsoring-games-seized-land

 

Source : bdsmovement

Traduction : JPP pour BDS France




Pour la Journée du Prisonnier Palestinien : solidarité avec les grévistes de la faim, boycottez HP & G4S !

Nous célébrons la Journée du Prisonnier Palestinien, nous soutenons la grève de la faim pour les droits des prisonniers et l’appel à accentuer le boycott contre Hewlett-Packard et G4S, sociétés qui tirent profit des torts faits aux prisonniers.

 17 avril 2017Aujourd’hui, Journée des Prisonniers Palestiniens, le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC) a émis le communiqué suivant :

Aujourd’hui, Journée des Prisonniers palestiniens, le Comité National du BDS palestinien (BNC), la plus grande coalition de la société palestinienne, est aux côtés des plus de 1.000 Palestiniens détenus dans les prisons et centres de détention israéliens qui se sont engagés dans une grève de la faim pour protester contre les graves et incessantes violations des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël. Nous appelons à accentuer les campagnes BDS pour isoler le régime d’oppression israélien et faire pression sur les sociétés qui sont fortement impliquées dans les violations israéliennes de nos droits fondamentaux de prisonniers, et spécialement G4S et Hewlett Packard.

Les prisonniers politiques palestiniens en grève exigent la fin de la pratique bien documentée des abus d’Israël contre les prisonniers, le confinement à l’isolement, la torture, la négligence médicale, et le déni des droits garantis par le droit international – y compris le droit à un procès équitable et aux visites des familles et des êtres chers.

Dans les prisonniers palestiniens, il y a des hommes, des femmes et des centaines d’enfants. Il y a des parlementaires, des étudiants militants, des défenseurs des droits de l’Homme, des universitaires, des journalistes et beaucoup de passants. Israël utilise depuis des décennies l’incarcération pour essayer d’étouffer la résistance populaire palestinienne à son occupation militaire, au colonialisme de peuplement et à l’apartheid, et pour éteindre l’espoir des Palestiniens en une vie de liberté, de justice et de dignité.

Le Comité National BDS palestinien (BNC) soutient complètement le courageux combat des grévistes de la faim pour leurs droits et leur dignité. Nous appelons tous les gens de conscience dans le monde à faire croître les campagnes BDS contre le régime d’injustice d’Israël et à accentuer spécifiquement les boycotts contre Hewlett-Packard (HP) et G4S, sociétés complices de la brutalité du système israélien d’incarcération et d’abus sur les prisonniers politiques palestiniens.

La direction du mouvement des prisonniers palestiniens a écrit au BNC pour réaffirmer leur soutien au mouvement BDS et pour tous nous exhorter à intensifier nos campagnes contre G4S et les autres sociétés qui tirent profit des violations par Israël des droits fondamentaux des Palestiniens.

Nos campagnes contre HP et G4S ont déjà donné des résultats encourageants. Outre qu’elle fournit des services à l’armée d’occupation israélienne et une technologie biométrique qui permet à Israël de contrôler et d’appliquer son système de ségrégation raciale et d’apartheid contre les Palestiniens, HP participe pleinement à la l’efficacité technique du système carcéral israélien qui pratique la torture. Plusieurs églises américaines se sont déjà désinvesties de HP et la campagne contre cette société s’est déjà attiré le soutien de communautés de croyants, d’équipes dirigeantes d’étudiants et de syndicats à travers le monde.

Sous la forte pression des militants BDS qui participent à la campagne internationale Stop G4S, G4S a perdu ces quelques dernières années d’importants marchés et investissements dans le monde et a souffert de ce que le Financial Times appelle « atteinte à sa réputation ». En 2016, la société a été obligée de vendre la plupart de ses affaires en Israël et a été obligée de cesser d’aider Israël à gérer ses prisons abusives. Mais G4S a encore des contrats de formation de la police israélienne. Elle reste donc complice des violations israéliennes des droits fondamentaux des Palestiniens et, aujourd’hui, nous réaffirmons notre engagement à maintenir la pression sur cette société jusqu’à ce qu’elle mette complètement fin à sa complicité.

Au cours des 50 dernières années, plus de 800.000 Palestiniens ont été emprisonnés ou détenus par Israël, ce qui veut dire qu’environ 40 % des hommes palestiniens qui vivent sous occupation armée ont été privés de leur liberté. Presque chaque famille palestinienne a souffert de l’emprisonnement d’un être cher. Actuellement, Israël détient plus de 6.000 Palestiniens, dont plus de 500 « détenus administratifs » arrêtés sur des « preuves secrètes » que ni eux ni leurs avocats ne sont autorisés à voir ou à réfuter dans un tribunal. Ces personnes sont emprisonnées sans charges ni procès, et leur détention peut être indéfiniment renouvelée, selon un système kafkaïen qui devrait choquer la conscience du monde

C’est contre ce recul et cette réalité que les prisonniers palestiniens ont lancé aujourd’hui une grève massive de la faim et que les Palestiniens des principales villes palestiniennes ont organisé des rassemblements de soutien aux prisonniers et à leur grève de la faim.

Il est clair que la politique israélienne d’arrestations massives et de violations des droits des prisonniers politiques palestiniens cherche à « enterrer les aspirations légitimes d’une nation tout entière ». Mais nous savons que notre lutte collective et la solidarité massive internationale qu’elle inspire, et qui se manifeste dans le mouvement BDS, contrecarrent l’une et l’autre l’objectif brutal d’Israël et contribuent à la création d’un monde plus juste et plus beau.

Le Comité National BDS palestinien (BNC) est la plus large coalition de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Allez sur www.bdsmovement.net et suivez le @BDSmovement

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Dégageons les colonies hors du football au prochain congrès de la FIFA !

 

26 avril 2017 – PACBI (Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël)

 

La FIFA va prendre une décision à propos des équipes de football israéliennes basées dans les colonies illégales à son prochain congrès le 11 mai 2017. C’est une occasion pour nous de faire en sorte que les droits humains des Palestiniens soient mis en avant dans son agenda !

 

Plus d’une centaine d’associations sportives et de défense des droits humains représentant des millions de personnes à travers le monde ont demandé à la FIFA d’exiger que l’Association israélienne de football exclue immédiatement les équipes basées dans les colonies illégales, et que la FIFA suspende l’Association si elle refuse d’obtempérer.

 

Alors que la pression monte sur la FIFA pour qu’elle respecte ses statuts, le gouvernement israélien utilise ses ambassades pour que la question de ses clubs des colonies soit complètement retirée de l’agenda du Congrès. Nous ne pouvons pas laisser faire : les équipes basées dans les colonies illégales et les violations des droits humains des Palestiniens n’ont pas leur place dans ce beau sport.

 

Agissons, dès maintenant, pour faire pression sur la FIFA pour qu’elle respecte ses propres statuts et que les Palestiniens aient les mêmes droits que tous les êtres humains :

  • joignons-nous au Thunderclap vers la FIFA avant qu’elle ne tienne son Congrès !
  • joignons-nous à l’action sur les médias sociaux !

 

Voir ci-dessous les échantillons de tweets et  partagez-les. Utilisez le hashtag #RedCardIsrael

Assurons-nous que la FIFA et les fédérations qui en sont membres fassent passer le message : les clubs des colonies et l’apartheid n’ont pas leur place dans ce beau sport.

Voyez les autres mesures que vous pouvez prendre :

 

  •  organiser une action pour remettre la lettre à votre association nationale de football et aux membres du Conseil de la FIFA les exhortant à voter l’exclusion des équipes des colonies israéliennes hors de la FIFA. Adressez-nous des courriels pour nous faire part des actions projetées, et n’oubliez pas de prendre des photos et des vidéos pour partager sur les médias sociaux !

 

  • exhorter les personnalités du sport à prendre publiquement position contre l’inclusion des clubs des colonies israéliennes dans la FIFA.

 

  •  contacter les journalistes sportifs dans votre pays et les encourager à couvrir cette démarche.

Échantillons de tweets :

 

– Hey @FIFAcom, il est temps de dégager les clubs des colonies de ce beau sport! #RedCardIsrael

 

– Ken Loach, Richard Falk, Paulo Sérgio Pinheiro exhortent @FIFAcom pour qu’elle expulse les clubs des colonies israéliennes #RedCardIsrael

 

– Des organisations représentant millions personnes appellent  @FIFAcom à cesser 2 poids/mesures:clubs colonies israéliennes #RedCardIsrael

 

–  Oblitas à @FIFAcom : aucun pays n’est au-dessus des décisions des Nations-Unies sur les colonies israéliennes #RedCardIsrael

 

– Sur les clubs des colonies israéliennes, @FIFAcom enfreint son propre engagement à respecter les droits des êtres humains  #RedCardIsrael

 

– Organisations sportives,syndicats critiquent @FIFAcom pour son  application sélective des règles des colonies israéliennes  #RedCardIsrael

 

– Israël utilise ce beau sport pour se blanchir des violations de la loi internationale lorsque @FIFAcom soutient honteusement #RedCardIsrael

 

Source: bdsmovement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




1er mai : les syndicats palestiniens appellent à l’intensification du BDS

28 avril 2017.

Ce 1er mai, nous, syndicats palestiniens, sommes fiers de nous tenir près du mouvement syndical international car nous résistons collectivement aux attaques contre nos conditions de travail, les services publics et les pertes d’emplois. Nous prêtons notre voix aux rassemblements de masse qui ont lieu partout, unissant les syndicats, les immigrants et les réfugiés, les mouvements sociaux et écologiques qui se battent pour un meilleur avenir et pour une vie digne.

Nous rappelons aussi au monde que les travailleurs palestiniens continuent de subir et de résister quotidiennement au régime israélien d’occupation, de colonisation de peuplement et d’apartheid, y compris par la résistance au honteux système carcéral israélien. Nous saluons nos prisonniers politiques en grève de la faim qui protestent contre les violations graves et permanentes des droits humains palestiniens. Nous continuerons à refuser la vision israélienne d’un réseau de Bantoustans palestiniens tronqués, avec leurs zones industrielles, où nous abandonnons nos droits et devenons du travail bon marché pour l’État israélien. C’est pourquoi en juillet 2005, plus de 170 organisations palestiniennes ont appelé le monde à adopter une campagne de boycott, désinvestissements et sanctions (BDS) contre Israël à la manière de l’apartheid sud-africain, cet appel historique a été signé par toutes les grandes fédérations syndicales palestiniennes. Nous croyons que les campagnes syndicales visant les entreprises et États complices des violations du droit international par Israël sont une forme vitale et efficace de solidarité avec la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité.

Aujourd’hui, les syndicats prennent la tête de la défense du peuple palestinien pour ses droits à l’autodétermination, à la non-discrimination, à l’égalité et au droit au retour des réfugiés palestiniens, comme le stipule la résolution 194 de l’Assemblée générale des Nations Unies. Les principes et tactiques du BDS ont été formellement approuvées par des fédérations syndicales d’Afrique du Sud, du Royaume-Uni, d’Écosse, d’Irlande, de Norvège, de Suède, de Belgique, du Pays basque, du Brésil et d’autres pays d’Amérique latine, en plus d’un très grand nombre de syndicats nationaux et locaux. Ceci nous donne un grand espoir dans le potentiel des travailleurs pour faire cesser le soutien des entreprises et des Etats aux crimes d’Israël. Ceci nous rappelle aussi les campagnes syndicales internationales si inspiratrices qui ont aidé à révéler et à délégitimer l’ancien régime d’apartheid d’Afrique du Sud. Nous saluons tous les syndicats qui mettent en œuvre des campagnes BDS efficaces et qui retirent leurs fonds de pension aux profiteurs de l’occupation comme G4S et HP, entres autres.

Nous saisissons aussi cette occasion pour appeler les syndicats à rejoindre le mouvement BDS afin de réaliser des boycotts des compagnies israéliennes et internationales complices des violations des droits humains palestiniens, de désinvestir les fonds syndicaux des compagnies et des institutions complices de l’occupation, de la colonisation de peuplement et de l’apartheid israélien, et pour faire pression sur les gouvernements pour couper les relations militaires et commerciales avec Israël. Nous répétons notre appel pour un boycott de la Histadrout, le syndicat général d’Israël, pour sa complicité de la violation du droit international et pour son refus de prendre une position claire de soutien aux droits humains globaux des Palestiniens.

Nous avons hâte d’opérer avec les syndicats du monde entier pour développer et renforcer nos luttes pour les droits humains, pour la justice sociale et économique. Nous sommes côte à côte avec les travailleurs du monde entier et nous vous remercions pour la solidarité que vous exprimez avec la lutte pour les droits des travailleurs palestiniens.

General Union of Palestinian Workers
Palestinian New Union
Federation of Independent Trade Union
Postal, IT and Telecommunications Workers Union

 

Communiqué en anglais : https://bdsmovement.net/news/may-day-palestinian-trade-unions-call-intensifying-bds




La FIFA exhortée par des organisations qui représentent des millions de personnes à expulser les clubs israéliens installés dans les colonies

19 avril 2017 / par Carton Rouge pour Israël / Suisse, Brésil, Afrique du Sud, Pérou, Royaume Uni, Etats Unis

Des appels s’élèvent avant le 67ème Congrès de la FIFA pour que l’organisme de direction du football mondial expulse les clubs de football israéliens installés dans les colonies illégales israéliennes.

 

19 avril 2017 (Ramallah, Palestine Occupée) – Aujourd’hui, plus d’une centaine d’associations sportives, syndicats, organisations de droits de l’Homme et associations religieuses, qui représentent des millions de personnes dans 28 pays à travers le monde, se sont joints à des champions de football, universitaires, cinéastes, politiques et fonctionnaires de gouvernement pour demander aux membres du Conseil de la FIFA d’insister pour que la ligue nationale de football d’Israël révoque les sept clubs installés dans les colonies israéliennes illégales sur le territoire palestinien occupé, ou envisage leur suspension de la FIFA.

Les signataires ont envoyé leur lettre aux membres du Conseil de la FIFA en amont du 67ème Congrès de la FIFA qui va se tenir du 10 au 11 mai 2017. Ont signé entre autres l’ancien Rapporteur spécial de l’ONU Richard Falk, l’ancien ministre brésilien pour les Droits de l’Homme Paulo Sergio Pinheiro, un membre du Comité central du parti communiste sud-africain et ministre des Sports et du Divertissement Thulas Nxesi (qui a signé à titre personnel), les célèbres cinéastes britanniques Ken Loach et Paul Laverty, l’ancien champion de football péruvien Juan Carlos Oblitas Saba et l’ancien athlète et président du Congrès du Pérou Daniel Fernando Abugattas Majluf, et le syndicat brésilien CUT riche de plus de 7.400.000 membres.

La lettre critique la FIFA pour ses retards répétés et l’application sélective de ses propres règles qui interdisent à toute fédération membre de tenir des matches sur le territoire d’une autre sans l’accord de cette dernière. La ligue nationale israélienne est en violation flagrante des propres règles de la FIFA en tenant des matches sur le Territoire palestinien occupé, contrevenant aux souhaits de la fédération palestinienne.

Scandaleusement, l’agenda du Congrès ne comprend pas le rapport du propre Comité de Contrôle de la FIFA mis en place en 2015 pour trouver une solution. Une fois de plus, la FIFA semble envoyer le ballon au loin pour plus tard pour essayer de ne pas avoir à agir. L’Association Palestinienne de Football a rédigé sa propre requête.

La lettre dénonce la FIFA pour avoir oublié ses propres récents engagements à respecter et promouvoir les droits de l’Homme internationalement reconnus. « Ce but louable sera jugé à l’aune de sa mise en place dans le contexte de la vie réelle », déclare la lettre, faisant remarquer que ce serait une tragédie pour tout le monde et un piètre commentaire à propos de la FIFA si sa politique nouvellement déclarée « tombait au premier obstacle ».

Juan Carlos Oblitas Saba, directeur de l’Athlétisme à la Fédération péruvienne de Football et champion de football à la retraite qui a représenté le Pérou des dizaines de fois au niveau international, a dit : « La position de la FIFA sur les droits de l’Homme devrait être aussi transparente que possible et aucun pays ne peut se trouver au-dessus des règlements des Nations Unies sur les colonies [israéliennes] qui envahissent les Territoires palestiniens. J’ai voué ma vie entière au football, je ne me suis jamais mêlé de politique, mais ceci dépasse les bornes, surtout en ce qui concerne les droits et la dignité du peuple palestinien.

Lors d’un événement récent à Johannesburg, un parlementaire sud-africain et membre du Club de Football du Parlement Sud-africain, P.J. Mguni, a dit : « Il faut interdire l’Israël d’Apartheid des événements internationaux de la FIFA et l’isoler parce que le boycott des sports contre les sports inhumains et inéquitables pourrait longuement accompagner la restauration de la paix et de la dignité dans cette région, spécialement pour le peuple palestinien… nos amis sud-africains doivent comprendre que la communauté internationale a constitué une grande part de nos réseaux de soutien à l’isolement international de l’Afrique du Sud de l’Apartheid avant 1994. De la même façon, les peuples opprimés où qu’ils soient font partie de nous, et donc, en tant que Sud-africains de toutes les régions, nous devons réellement soutenir les gens qui continuent à se battre pour leur émancipation comme le font les Palestiniens sous l’autorité d’Israël, Etat bien connu d’Apartheid. »

Hind Awwad, de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël, a dit : « Israël utilise ‘le beau jeu’ pour blanchir ses violations du droit international et des droits de l’Homme, et la FIFA se tient honteusement à ses côtés en lui permettant de le faire, nuisant ainsi à sa propre réputation. La FIFA doit réaliser que les défenseurs des droits fondamentaux des Palestiniens et de tous les peuples ne renonceront pas à leur exigence légitime pour que la FIFA suspende enfin l’Association israélienne de Football parce qu’elle y intègre les clubs des colonies israéliennes installés sur la terre volée aux Palestiniens et qu’Israël attaque régulièrement les sports palestiniens, détruit délibérément les stades de football et arrête, torture et empêche de circuler les athlètes palestiniens. »

Dr. Geoff Lee de Carton Rouge contre le Racisme Israélien (Royaume Uni) a dit : « Se débarrasser du racisme dans le football aidera à éliminer le niveau tragiquement haut de racisme pratiqué par l’État d’Israël. Les lois israéliennes, les actions militaires et les obstacles bureaucratiques exercent une répression sur le football palestinien ainsi que sur toute la communauté palestinienne. Il faut des sanctions pour initier le changement. Nous exigeons que la FIFA sanctionne Israël en suspendant l’Association israélienne de Football de la FIFA et de l’Union des Associations Européennes de Football (UEFA), jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit international et respecte les droits fondamentaux des Palestiniens. »

Arrière plan :

* La FIFA est l’instance dirigeante du football international et la société civile du monde entier lui a demandé depuis 2011 d’appliquer en conséquence ses propres règles et de tenir compte du droit international lorsqu’il s’agit des violations continues des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël.

* Durant ces quelques derniers mois, le conseiller spécial de l’ONU sur les sports pour le développement et la paix, 66 députés de l’Union Européenne, 30 députés suisses, plus de 40 députés danois, 38 membres de la Chambre des Communes de Grande Bretagne, ainsi que Human Rights Watch, tous ont exhorté la FIFA à résoudre la question des clubs des colonies.

* En décembre 2016, le Conseil de Sécurité de l’ONU a affirmé que les analystes juridiques et les résolutions de l’ONU ont longtemps tenu à être exacts : que l’établissement de colonies israéliennes dans les Territoires Palestiniens Occupés « n’a aucune validité légale et constitue une violation flagrante selon le droit international ». Les signataires de la lettre ont rappelé à la FIFA son « obligation juridique à éviter de contribuer à ces violations ».

* Dans les signataires de la lettre, il y a l’Union Italienne du Sport pour Tous (UIS¨), qui comprend 1.300.000 membres et plus de 17.750 associations sportives affiliées, Sport Contre la Violence d’Irak, les organisateurs du Marathon de Bagdad, le Mouvement des Travailleurs Sans Terre brésiliens qui représente plus de 1.500.000 personnes dans l’un des plus vastes mouvements sociaux d’Amérique Latine, l’oeuvre de bienfaisance britannique Guerre à la Misère et les plate-formes des ONG de France (40 organisations)et de Norvège (30 organisations).

* La lettre a été endossée par un certain nombre d’associations religieuses, dont Pax Christi UK, les Amis de Sabeel UK et Amérique du Nord, le Comité américain des Amis du Culte, les Luthériens pour la Justice en Terre Sainte, le Réseau Palestine Israël de l’Église Unie du Christ, les Méthodistes Unis pour la Réponse Kairos (UMKR), le Réseau Episcopal pour l’Amitié et la Paix En Palestine et Israël, et les Universalistes Unitaires pour la Justice au Moyen Orient.

* Un certain nombre d’associations juives ont endossé la lettre, dont Voix Juive pour la Paix et ses plus de 60 chapitres aux États Unis, les Juifs d’Afrique du Sud pour une Palestine Libre, l’Union Juive Française pour la Paix, les Juifs pour la Justice pour les Palestiniens – UK, les Juifs de Suède pour une Juste Paix entre Israël et la Palestine, et Voix Juive pour la Démocratie et la Justice en Israël/Palestine basée en Suisse.

* Tokyo Sexwale, président du comité de Contrôle de la FIFA pour Israël Palestine créé en 2015 pour résoudre les questions qui affectent le développement du football en Palestine, a présenté un projet de rapport le 22 mars 2017. Ce rapport proposait à la FIFA trois voies différentes pour résoudre la question des clubs des colonies israéliennes : maintenir le statu quo et risquer une action juridique, appeler à de nouvelles négociations entre les ligues nationales de football israélienne et palestinienne, ou donner six mois à l’Association israélienne de Football « pour rectifier la situation ».

Carton Rouge pour Israël est une campagne de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI). PACBI a été lancé en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. PACBI plaide pour le boycott des universités et des institutions culturelles israéliennes, étant donné leur profonde et persistante complicité avec le déni par Israël des droits des Palestiniens tels que stipulés dans le droit international. Suivez nous sur Twitter @PACBI

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Action BDS au Palais des Congrès: AXA, n’ASSUREZ pas l’apartheid israélien !

Aujourd’hui nous étions une quinzaine de militant-e-s de la Campagne BDS France à Paris devant le Palais des Congrès de Paris, ou AXA tenait son assemblée générale annuelle.

Toutes les photos de l’action  ici

Nous avons distribué  un tract à l’attention des actionnaires d’AXA pour les informer:

–  de l’investissement d’AXA – via sa filiale –  dans l’entreprise d’armement israélienne ELBIT Systems

(cible internationale de la campagne pour un embargo militaire contre Israël)

–  du lien d’AXA avec la colonisation israélienne.

« AXA, n’ASSUREZ pas l’apartheid israélien »      « AXA, respectez votre charte éthique »

pouvait-on lire sur nos pancartes.

 

 

Plusieurs  associations, syndicats et ONG  à l’origine du rapport sur les banques et l’assureur AXA étaient aussi présentes, ce qui a augmenté notre visibilité et nos contacts avec les actionnaires.




LETTRE OUVERTE A RADIOHEAD



Londres, le 24 avril 2017

 

Chers Thom Yorke, Jonny Greenwood, Colin Greenwood, Ed O’Brien and Philip Selway,

Il est prévu que vous jouiez à Tel Aviv cette année.

Nous aimerions que vous y réfléchissiez encore – parce qu’en jouant en Israël, vous jouerez dans un état où, comme disent les rapporteurs de l’ONU, « un système d’apartheid a été imposé au peuple palestinien ».

Nous comprenons que vous avez déjà été abordés par des militants palestiniens. Ils vous ont demandé de respecter leur appel à un boycott culturel d’Israël et vous le leur avez refusé. Depuis les campagnes de Radiohead pour la liberté des Tibétains, nous nous demandons pourquoi vous refuseriez une requête pour défendre un autre peuple sous occupation étrangère.
Et puisque Radiohead a tenu un concert pour le 50ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits Humains, nous nous demandons pourquoi vous ignoreriez un appel à s’opposer au déni de ces droits lorsqu’il s’agit des Palestiniens.

Radiohead a déjà publié un communiqué disant : « Sans le travail d’organisations comme Amnesty International, la Déclaration Universelle ne serait que rhétorique ». Vous avez, de toute évidence, lu les rapports d’Amnesty, donc vous saurez qu’Israël refuse la liberté aux Palestiniens sous occupation, qui ne peuvent vivre là où ils veulent, ne peuvent circuler comme bon leur semble, sont détenus (et souvent torturés) sans accusation ni procès, et ne peuvent même pas utiliser Facebook sans surveillance, censure et arrestation.

En vous demandant de ne pas jouer en Israël, les palestiniens vous ont lancé un appel à faire un petit pas pour aider à mettre la pression sur Israël pour mettre fin à la violation des droits de base et de la loi internationale. Sûrement, si prendre position contre les politiques de division, de discrimination et de haine a un quelconque sens, alors cela veut dire qu’il faut s’y opposer partout – et que cela doit comprendre ce qui arrive aux Palestiniens chaque jour. Autrement, le reste n’est, pour utiliser vos termes, « que rhétorique ».

Peut-être pensez-vous que partager l’affiche avec les musiciens israéliens Dudu Tassa & the Kuwaitis, qui jouent de la musique judéo-arabe, réglera le problème. Ce n’est pas le cas, pas plus que les performances « mixtes » en Afrique du Sud n’ont fait rapprocher la fin du régime d’Apartheid. S’il vous plait, faites ce que faisaient les artistes pendant l’ère d’oppression en Afrique du Sud : restez loin, jusqu’à la fin de l’Apartheid.

Sincèrement,

Tunde Adebimpe, musicien, TV on the Radio
Conrad Atkinson, artiste
Richard Barrett, compositeur
David Calder, acteur
Julie Christie, actrice
Selma Dabbagh, écrivain
William Dalrymple, historien, écrivain et diffuseur
April De Angelis, dramaturge
Shane Dempsey, réalisateur de théâtre
Laurence Dreyfus, musicien et réalisateur, Phantasm Viol Consort
Geoff Dyer, écrivain
Eve Ensler, dramaturge
Bella Freud, styliste de mode
Douglas Hart, musician et réalisateur
Charles Hayward, musicien
Remi Kanazi, poète de performance
Peter Kennard, artiste
Peter Kosminsky, écrivain/directeur/réalisateur
Hari Kunzru, écrivain
Paul Laverty, scénarist

Mike Leigh, writer/director
Ken Loach, director
Lowkey, musician
Miriam Margolyes, actor
Kika Markham, actor
Elli Medeiros, musician
Pauline Melville, writer and actor
Roger Michell, director
China Miéville, writer
Thurston Moore, musician
Maxine Peake, actor
Dave Randall, musician
Ian Rickson, director
Michael Rosen, writer and broadcaster
Alexei Sayle, comedian and writer
James Schamus, screenwriter, director and producer
Nick Seymour, musician, Crowded House
Adrian Sherwood, record producer
Juliet Stevenson, actor
Ricky Tomlinson, actor
Desmond Tutu, Archbishop Emeritus of Cape Town, South Africa
Alice Walker, writer
Harriet Walter, actor
Roger Waters, musician
Susan Wooldridge, actor and author
Robert Wyatt, musician
Young Fathers, musicians

Source: artistsforpalestine.org.uk

Traduction: N.LM pour BDS France




Stop commerce avec l’apartheid, boycott HP à la FNAC Montpellier

Dans le cadre de la semaine de solidarité BDS France avec les prisonniers palestiniens, après Paris, Lyon et Strasbourg, les  Comités BDS France 30 et 34 (Nîmes et Montpellier) ont mené une action de boycott des produits HP diffusés par la FNAC de Montpellier.

La police qui visiblement, savait que nous avions projeté une action dans le magasin FNAC avait déployé un cordon de policiers et vigiles nous interdisant l’accès au magasin. Cela ne nous a pas empêché de mener notre action de dénonciation  des méfaits de l’entreprise criminelle HP (Hewlett Packard) qui fabrique de très nombreux outils technologiques destinés à contrôler, surveiller et opprimer le peuple palestinien et les prisonniers palestiniens. HP s’enrichit de sa collaboration au renforcement de l’apartheid israélien contre le peuple palestinien : Boycottons HP !

Les Comités BDS 30 et 34  ont dénoncé également la FNAC qui  en tant qu’un des principaux diffuseur des produits informatique HP, se fait la complice l’entreprise criminelle HP. La direction qui a envoyé un de ses cadres filmer et photographier notre action, a refusé de nous recevoir et même refusé qu’on lui remette un courrier. La FNAC se targue pourtant d’avoir des « valeurs » et une charte éthique qui nous assure que la FNAC respecte les droits Humains…Marketing, marketing…

Les militants BDS ont sillonné les 3 étages du principal centre commercial de Montpellier (Le Polygone) où ils ont fait de nombreuses prises de paroles explicatives, très bien accueillies par les passants. 800 tracts ont été diffusés pendant 1h30 de présence dans le Polygone.

Ce dessous la vidéo qui retrace cette action :

https://youtu.be/c77UYA9gNck

En sortant nous sommes allés saluer et soutenir nos frères et camarades Gabonnais qui tenaient un stand  car le BDS est contre tous les colonialismes !

 

Tract diffusé :(Cliquez pour agrandir)




Pinkwashing: Boycottez la Tel Aviv pride 2017 !

“L’OCCUPATION, LE COLONIALISME, L’APARTHEID ISRAÉLIENS! NE LAISSEZ PAS FAIRE! BOYCOTTEZ LA TEL AVIV PRIDE 2017!”

20 avril 2017 – Pinkwatching

La Tel Aviv Pride 2017 prétend célébrer la diversité, mais sous l’arc en ciel, Israël cache 69 ans d’occupation, de colonialisme et d’apartheid. Alors que le thème officiel de cette année est l’acceptation de la communauté bisexuelle, avec le slogan ‘Let it B !’, la parade annuelle Tel Aviv Pride n’est en réalité rien de plus qu’un exercice de diplomatie internationale. Les agences du gouvernement israélien travaillent main dans la main avec les organisations israéliennes LGBTQ pour promouvoir Israël comme paradis libéral afin de détourner l’attention internationale de ses violations quotidiennes des droits de Palestiniens. L’entreprise Tel Aviv Pride n’est pas seule.

Chaque année, des journalistes internationaux, des organisations LGBTQ, le circuit de la fête et des affaires gay, des organisations de voyage gay, des artistes, des drag queens et des cinéastes sont invités non seulement pour promouvoir et assister à la Tel Aviv Pride, mais surtout pour légitimer l’oppression d’Israël sur les Palestiniens.

Israël pratique la discrimination envers ses citoyens palestiniens (25% de la population israélienne) par plus de 50 lois qui en font des citoyens de seconde zone. Depuis un demi siècle, Israël maintient la Cisjordanie, y compris Jérusalem Est et la bande de Gaza, sous occupation militaire, niant les droits humains fondamentaux des Palestiniens. Israël commet aussi un « génocide lent » contre 1,8 millions de Palestiniens de Gaza vivant sous un blocus illégal et continue à construire son mur illégal d’apartheid. Israël censure la contestation et la critique et met en prison des milliers de Palestiniens qui sont des prisonniers politiques ; et refuse aux réfugiés palestiniens le droit au retour dans leur patrie, pourtant garanti par l’ONU.

Le Pinkwashing – tel que l’appellent les queers et militants solidaires palestiniens – fait partie de la stratégie cynique de relations publiques d’Israël, intitulée La Marque Israël, qui vise à détourner l’attention des crimes d’Israël contre les Palestiniens. L’acceptation des LGBTQ et des droits des LGBTQ, plutôt que l’égalité et la justice pour tous les habitants du pays fonctionne comme le critère de la démocratie israélienne. Pour attirer les touristes à la Tel Aviv Pride, le gouvernement prétend que « une des nouveautés de Tel Aviv, sont sa tolérance et son acceptation de la communauté LGBT, tout en cachant délibérément son nettoyage ethnique permanent dans sa voisine Jaffa. Après que La Marque Israël ait échoué à changer limage d’Israël ternie par les succès de la campagne palestinienne Boycott, Désinvestissement, Sanctions (BDS) dans la mise en vue de la marque, Israël emploie une nouvelle stratégie de propagande. « Tel Aviv Monde » vise à donner une identité à Tel Aviv, distincte du contexte politique plus large d’Israël. Son image « gay » est au cœur de ces efforts. La première agence de tourisme gay, Voyage Incroyable, promeut Tel Aviv comme un lieu de « liberté illimitée » tout en emmenant des touristes sur le Golan occupé par l’armée, pour préparer une journée de célébration de fierté gay.

Si vous allez à Tel Aviv, votre identité, votre corps et votre argent seront utilisés pour cacher la réalité quotidienne des Palestiniens qui vivent l’occupation, l’apartheid et le colonialisme. La Tel Aviv Pride cherche à faire de vous, comme l’a dit le porte-parole LGBTQ de la municipalité de Tel Aviv Yaniv Weizman, un « ambassadeur d’Israël ».
C’est pourquoi les militants queer palestiniens appellent les communautés LGBTQ et les touristes à boycotter la Tel Aviv Pride. En tant que militants queer palestiniens et militants BDS, nous demandons aux journalistes internationaux, aux organisations LGBT, aux artistes, aux touristes, aux drag queens, aux entreprises, aux agences de voyage et aux cinéastes de boycotter la Tel Aviv Pride et les événements associés comme TLV Fest. Nous vous demandons de rejeter toute invitation du gouvernement israélien et des organisations LGBT israéliennes à vous joindre, sponsoriser ou parler de la parade. Nous vous demandons de ne pas prêter votre plateforme, votre voix ou votre corps à la promotion d’un État criminel et d’occupation coloniale. Nous vous exhortons à boycotter la Tel Aviv Pride et le tourisme gay en Israël. Nos vous exhortons à respecter l’appel palestinien de 2005 (BDS) jusqu’à ce qu’Israël :
Mette fin à son occupation et à la colonisation de toutes les terres arabes et démantèle le Mur ;
Reconnaisse les droits fondamentaux des citoyens arabes-palestiniens d’Israël à la pleine égalité ;

Respecte, protège et promeuve le droit des réfugiés palestiniens à retourner dans leurs maisons et sur leurs terres, comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU.

Tant que ces exigences ne sont pas satisfaites, aller en Israël à la Tel Aviv Pride ou faire du tourisme gay apporte un soutien direct économique, politique et moral aux crimes contre l’humanité que perpétue Israël, à son racisme, à son système d’apartheid. Votre présence n’est pas souhaitée parce que vous êtes gay mais parce que votre homosexualité peut être un moyen de donner bonne figure à des promesses fallacieuses de tolérance et de progrès qui ne se traduisent que par l’oppression des Palestiniens.

“Israeli Occupation, Colonialism, Apartheid! Don’t ‘Let it B’!

Boycottez la Tel Aviv Pride 2017!

Traduction : SF pour BDS France

source: http://www.pinkwatchingisrael.com/portfolio/tlvpride17/