Lettre de Bds france à Vincent Moon

Paris, le 9 août 2017

 

Cher Vincent,

Il semblerait que vous ayez prévu de participer au festival de musique sacrée de Jérusalem le mois prochain, en y projetant vos films et votre musique qui fera voyager le public israélien. Enfin, une partie du public seulement, puisque vous savez bien que la très grande majorité de la population autochtone palestinienne ne pourra pas y assister.

Une partie de la population palestinienne autochtone ne pourra pas venir à votre spectacle parce qu’elle est en exil, réfugiée aux quatre coins de la terre, en attendant une solution au « conflit ». Une autre partie est bloquée de l’autre côté du Mur et des Checkpoints en Cisjordanie, ou du blocus sur Gaza. Une partie ne pourra pas non plus parce que, vous en avez entendu parler, les provocations israéliennes récentes autour de l’esplanade des mosquées ont grandement limité l’accès à Jérusalem pour les jeunes palestiniens (c’était d’ailleurs le but, l’annexion progresse…), sans compter ceux qui sont en prison, blessés ou tués.

Enfin, une grande partie de la population palestinienne ne voudra pas venir vous voir et vous écouter, parce que, suite à une très large discussion au sein de la société civile palestinienne en 2005, cette population a compris que la meilleure façon de se faire entendre, et de faire entendre le droit international, était de refuser de collaborer avec l’État qui l’opprime, et de demander à la communauté internationale de soutenir cette campagne. Vous vous en doutez, il s’agit de la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre l’État israélien, afin que celui ci respecte le droit international et les droits des Palestiniens réfugiés, en Palestine occupée et dans les territoires israéliens.

Cet appel vous concerne, car il implore les artistes du monde entier de participer à cette campagne en s’abstenant de mettre leur nom en bas d’un festival organisé par des institutions étatiques israéliennes, participant ainsi peut-être sans le vouloir, à la propagande d’un État colonial et violent, qui voudrait qu’on oublie ses exactions le temps d’un festival.

Nous savons que vous vous préoccupez des droits humains. Bien sûr, vous préféreriez peut-être ne pas mélanger l’art et la politique, mais cela n’est malheureusement pas possible dans cette partie du monde. Une partie du festival de musique sacrée de Jérusalem se déroulera dans des lieux que la communauté internationale considère comme illégalement occupés depuis 50 ans, participant ainsi au processus d’annexion par la municipalité de Jérusalem, et par l’État israélien, rendant toujours plus difficile tout « processus de paix ». Le festival bénéficie du financement discret de la famille américaine de Charles et Lynn Schusterman, dont le but avoué, avec d’autres organisations ultra-sionistes américaines, est de soutenir la politique d’annexion colonialiste de l’État israélien. Enfin, le gouvernement israélien admet publiquement et directement se servir des artistes internationaux comme vous pour créer une illusion de « normalité » du régime d’apartheid qui sévit actuellement en Israël.

Comme vous le savez, de nombreux artistes ont pris position, dont plusieurs qui ont croisé votre chemin.
C’est le cas de Richard Reed Parry (de Arcade Fire) ou de Lhasa, par exemple, qui ont crié haut et fort leur refus de « jouer » pour l’apartheid israélien. A ce propos, savez-vous que la dernière apparition publique de Lhasa fut sa participation à un concert d’artistes contre l’apartheid israélien, le 7 juin 2009 à Montréal ? Elle y a chanté une très belle version de Fish on Land, avec le groupe Esmérine, je peux vous l’envoyer si cela vous intéresse…

On peut également citer Cassandra Wilson, Annie Lennox, Lauryn Hill, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Cat Power, Vanessa Paradis, Roger Waters, Elvis Costello, Gil Scott-Heron, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Massive Attack ou encore Susan Sarandon, Peter Brook, Ken Loach ou Mike Leigh qui ont renoncé à se rendre en Israël, sensibles au désarroi du peuple palestinien.

Nous espérons que notre argumentation vous a convaincu et vous poussera à suivre l’exemple de ces illustres collègues. Nous vous demandons encore une fois, au nom de la société civile palestinienne, de ne pas divertir l’apartheid israélien, d’annuler votre participation à ce festival et ainsi de respecter l’appel du peuple palestinien, pour sa dignité et sa liberté.

Dans l’attente d’une réponse, nous nous tenons à votre disposition pour tout renseignement supplémentaire quant à notre campagne.

Sincèrement,

Dror, pour la Campagne BDS France




Des universitaires palestiniens exhortent les universités et intellectuels européens à se retirer de LAW TRAIN

PACBI, la Campagne palestinienne pour le Boycott  Académique et Culturel d’Israël – 4 septembre 2017 – Belgique, Royaume Uni, Italie.

Des professeurs et des institutions académiques européens ont insisté pour que cesse la coopération avec le projet financé par l’UE, du fait de l’engagement des institutions israéliennes connues pour leurs pratiques de détention illégale, de torture au quotidien et de violence envers les Palestiniens.

Palestine occupée – la Fédération Palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE) et la campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) en appellent aux professeurs et institutions académiques d’Europe pour un retrait immédiat  de leur participation au LAW TRAIN, un projet qui vise à unifier les méthodes d’interrogatoires policiers et qui ignore les violations graves des droits humains.

Nous appelons l’Université belge KU Leuven, l’Institut de recherche portugais INESC-ID et les universitaires britanniques membres du comité consultatif du projet, à cesser immédiatement leur engagement dans ce programme, par respect pour le droit international et pour les droits humains des Palestiniens.

LAW TRAIN est un projet cofinancé par l’UE et par le ministère israélien de la sécurité publique, la police nationale israélienne et l’université Bar Ilan d’Israël.

Les pratiques de détention illégale du ministère israélien de la sécurité publique et de la police, la torture au quotidien et l‘usage de la violence contre les manifestants palestiniens ont été critiqués par l’ONU et par les organisations de défense des droits humains. Ces pratiques jouent un rôle actif dans la détention illégale de milliers de prisonniers politiques palestiniens qui sont dans les prisons israéliennes.

La police nationale d’Israël, qui a en son sein l’infâme unité de la police des frontières, est profondément impliquée dans des crimes de guerre, des exécutions extra judiciaires et dans de violentes attaques illégales contre des Palestiniens, brutalisant notamment les enfants prisonniers, ainsi que l’a documenté Human Rights Watch. La police est aussi responsable d’ancrer une culture de l’impunité parmi les Israéliens qui terrorisent ou attaquent des civils palestiniens. Dans 95% de ces attaques, la police se soustrait à l’accusation des délinquants.

La présence du siège de la police nationale sur le territoire occupé de Jérusalem Est constitue une violation grave du droit international et relève d’un crime de guerre. Cela implique les participants européens à LAW TRAIN en violation du droit international. Cela présente aussi le risque de violer la propre politique de l’UE de non reconnaissance de la souveraineté israélienne sur les TPO et les lignes directrices de l’UE quant à la participation à des programmes de recherche, puisque la Commission européenne n’a pas été en mesure de confirmer que les activités du projet ne se situent pas sur de la terre illégalement occupée.

L’université Bar Ilan est profondément complice de l’oppression des Palestiniens par Israël. Elle maintient des liens étroits avec le Shin Bet, les services de sécurité d’Israël, lequel a été condamné par le comité de l’ONU contre la torture pour son usage de la torture et d’autres méthodes illégales d’interrogatoire.

La coopération avec ces institutions via LAW TRAIN n’est pas seulement un mépris des droits humains des Palestiniens, elle donne le feu vert à la poursuite de ces méthodes de torture et, pire encore, elle les présente comme un modèle à suivre en Europe.

Nous vous écrivons  après que plus d’un millier de prisonniers politiques palestiniens aient observé une grève de la faim de 40 jours cet été en signe de protestation contre les conditions inhumaines qui leur sont faites par Israël, torture comprise ainsi que le refus de soins médicaux et la mise au cachot, dans lesquels la police nationale israélienne et le ministère de la sécurité publique sont directement impliqués. Actuellement Israël garde en prison environ 6 000 prisonniers politiques palestiniens, dont 300 enfants, nombre d’entre eux étant détenus sans accusation ni procès.

En août dernier, après une pression de la société civile, le gouvernement portugais s’est retiré de la participation à LAW TRAIN et nous exhortons les autres partenaires européens du projet à faire de même.

Nous appelons l’Université belge KU Leuven, l’Institut de recherche portugais INESC-ID et les universitaires britanniques membres du comité consultatif du projet à cesser de faciliter la violation des droits humains des Palestiniens, par leur retrait immédiat de LAW TRAIN.

 

Sincèrement,

La Fédération Palestinienne des syndicats de professeurs et d’employés d’universités (PFUUPE) et la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Source: PACBI

Traduction SF pour BDS France




Embargo militaire: Soutien aux cinq militants britanniques !

Soutien aux cinq militants britanniques qui risquent six ans de prison et 5400 euros d’amende pour une action non violente de boycott de l’entreprise d’armement israélienne Elbit Systems.  #StopArmingIsrael

En juillet 2017 un groupe de militants ont engagé une action devant les portes de l’entreprise UAV Engine dans la ville de Shenstone, sous traitante d’Elbit Systems dans la fabrication de drones. L’entreprise a été arrêtée pendant 2 jours. Dans une déclaration, ils considèrent que l’activité de l’entreprise est illégale et plaideront donc non coupables. [1]

La campagne BDS-France déclare son entière solidarité avec ces militants clairvoyants et courageux.

En effet :

– Depuis juillet 2011 le BNC (direction palestinienne) de BDS a appelé à un embargo militaire international immédiat et total vis à vis d’Israël pour la fin de l’usage criminel et illégal de la force contre le peuple palestinien, et pour faire pression sur Israël afin qu’il se conforme à ses obligations selon le droit international. [2]

– La firme Elbit Systems produit les drones utilisés dans les guerres et les agressions contre Gaza et le Liban, des bombes au phosphore blanc et des canons à sous-munitions destinés à l’armée israélienne, fournit les équipements pour les chars d’assaut israéliens Merkava. Elbit System est aussi le plus grand fournisseur d’outils informatiques de contrôle pour le « mur de l’apartheid » condamné par la cour internationale de justice. [3]
Comme l’ensemble du complexe militaro-industriel, Elbit System utilise l’argument commercial d’armes « testées sur le terrain », réduisant les Palestiniens à l’état de cobayes.

Pour notre part, campagne BDS-France,
–  nous avons également engagé deux fois des actions victorieuses, pour que des drones israéliens d’Elbit System ne soient pas choisis par l’armée française [4], [5]
– nous participons à une campagne qui vise notamment le désinvestissement d’AXA d’Elbit Systems, via sa filiale AB qui a souscrit des actions dans capital d’Elbit Systems
– nous militons contre les financements de l’Union européenne reçus notamment par Elbit Systems dans le cadre des recherches Horizon 2020. [6]

C’est pourquoi, solidaires des militants de Grande Bretagne, nous exigeons leur relaxe immédiate. 
[1] Information reprise du site  http://www.aljazeera.com/news/2017/08/uk-palestine-activists-face-prison-elbit-protest-170820092235141.html

[2] http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1063

[3] https://www.bdsfrance.org/informations-sur-elbit-systems/ et  https://whoprofits.org/company/elbit-systems

[4] https://www.bdsfrance.org/le-drone-watchkeeper-delbit-system-est-ecarte-par-larmee-francaise/

[5] Le drone israélien Skylark d’Elbit Systems n’a pas été choisi par l’armée française http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1072

[6] http://www.eccpalestine.org/fact-sheet-dual-use-technology-how-europe-funds-israeli-military-companies-trough-horizon-2020/  Traduit ici ; http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article1031




Des citoyens israéliens aux organisateurs du Pop-Kultur festival de Berlin: « Mettez fin au partenariat avec l’ambassade d’Israël »

Le 17 août

Aux organisateurs du festival Pop-Kultur Berlin,

Nous, citoyens d’Israël, nous opposons à la politique de colonialisme, d’occupation militaire, et d’apartheid contre le peuple palestinien, de notre gouvernement. Nous vous écrivons en soutien de l’appel palestinien, Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre les institutions israéliennes, et particulièrement l’appel au boycott des institutions académiques et culturelles. Nous soutenons cette campagne car elle suit les principes universels des droits de l’homme, y compris l’opposition à toute forme de racisme.

Les nombreux artistes qui ont renoncé à leur participation au festival ont attiré notre attention sur le rôle du partenariat de l’ambassade d’Israël dans ce festival. Il n’est pas fréquent que des artistes renoncent à participer à un festival tel que le vôtre. Nous espérons que vous allez entendre leurs arguments et ouvrir le dialogue à ce sujet.

« Nous trouvons très cynique qu’un état colonial, qui depuis sept décennies pratique une discrimination ethnique systématique envers la population arabe indigène et exploite le genre et la préférence sexuelle dans le but de contrôler la population, essaie de se présenter comme un promoteur des cultures arabes et féministes. Nous voyons cela comme une tentative de tirer parti des voix critiques du Moyen-Orient, comme celles de Mazzaj ou Emel Mathlouthi, afin de présenter l’occupation de la Palestine comme normale. Il n’y a rien de normal dans l’occupation militaire et le siège [de Gaza], l’apartheid et le colonialisme. Il est fondamentalement juste de s’opposer aux entités qui commettent ces crimes et d’exiger qu’ils soient rendus publics. »

Israël utilise ouvertement et activement la culture dans le cadre de sa stratégie de campagne de propagande. Le Ministère des Affaires Étrangères Israéliens a reconnu publiquement un investissement annuel de centaines de millions de dollars pour améliorer l’image d’Israël.

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« Brand Israël » a été conceptualisé il y a dix ans, pour changer l’image détériorée d’Israël dans le monde après des dizaines d’années d’occupation, d’apartheid et d’attaques militaires Le but de cette stratégie est de détourner l’attention du régime militaire et de ses crimes, au profit de ses réalisations culturelles ou High-tech, ou – bien ironiquement – de sa soi-disant « Démocratie qui respecte les droits de l’homme ». La plus remarquable des exploitations est celle concernant la communauté LGBTQ*, qui en réalité souffre de revers effrayants, surtout en ce qui concerne la législation, où Israël est en fait loin derrière la plupart des états européens.

Il est important de le comprendre, surtout en Allemagne, que la campagne BDS est un appel lancé par la société civile palestinienne, qui fait consensus, malgré la fragmentation du territoire, en Cisjordanie, Gaza, à l’intérieur d’Israël mais également à l’étranger parmi les palestiniens réfugiés partout dans le monde. Ce sont les personnes directement concernées par la politique israélienne qui nous demandent, en tant que citoyens de conscience, de boycotter Israël. Beaucoup de citoyens de conscience juifs partout dans le monde, et certains parmi nous en Israël, ont repris l’appel, puisque la campagne BDS s’est révélée le seul moyen, pour obliger l’État d’Israël – qui dépend des financements étrangers et de l’approbation de la communauté internationale – à respecter les principes du droit international et des droits de l’homme.

C’est pour toutes ces raisons que nous vous demandons de mettre fin à votre partenariat avec l’ambassade d’Israël.

Dans l’attente de votre réponse.

Cordialement

BOYCOTT! Supporting the Paletinian BDS Call from Within

Source:  BDS Call from Within




Des photographes portugais s’engagent dans le boycott d’Israël

Lors de la Journée Mondiale de la Photographie, plus de 40 photographes, enseignants et étudiants portugais  en photographie se sont engagés à ne pas accepter d’invitations professionnelles ou de financements de l’État d’Israël, et à refuser de collaborer avec les institutions culturelles israéliennes complices du régime israélien colonial, d’occupation et d’apartheid.

Cet engagement est le premier de ce genre et fait suite à des engagements similaires de boycott culturel d’Israël par des artistes de premier plan aux États-Unis, au Royaume Uni, en Afrique du Sud, au Canada, en Suisse et en France. Les photographes s’engagent à boycotter Israël jusqu’à ce qu’il “se conforme aux exigences du droit international et respecte les droits humains des Palestiniens.”

Parmi les partisans de cet engagement se trouvent João Pina, lauréat du Prémio Estação Imagem Viana do Castelo 2017, unique prix de photojournalisme au Portugal, et Nuno Lobito, personnalité TV et l’un des Portugais ayant le plus voyagé dans le monde (204 pays, 193 reconnus).

Cet engagement vient en réponse à l’appel de 2016 des artistes et travailleurs de la culture palestiniens, dont des journalistes et des photographes, pour un boycott culturel d’Israël en raison de sa culture de blanchiment de l’oppression des Palestiniens.

Le boycott  culturel d’Israël fait partie du mouvement international de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), inspiré par la campagne de boycott anti-apartheid Sud-africaine. Ce mouvement, mené par les Palestiniens, a pris une ampleur impressionnante dans la société ces dernières années.

Miguel Carriço, lauréat du prix Concelho da Bienal de Vila Franca de Xira en 2012, a exhorté ses camarades photographes à soutenir l’appel :

“Ayant été témoin direct des crimes que commet Israël quotidiennement contre les Palestiniens, adhérer à cette initiative s’est fait tout naturellement. Il est fondamental de promouvoir cette démarche par tous les moyens possible.”

Les photographes palestiniens ne sont pas exempts de la brutalité de l’occupation israélienne. Des artistes sont interdits de visas par les forces armées israéliennes, les empêchant de participer à des conférences et des représentations à l’international. Des artistes sont aussi retenus aux check-points, arrêtés, voient leur équipement détruit, et sont exposés à la même violence perpétrée par l’armée israéliennes sur tous les Palestiniens.

En 2014, Israël était considéré comme le deuxième pays le plus mortel pour les journalistes. Israël a continué d’augmenter ses attaques contres les journalistes en 2017. En Avril dernier, la police israélienne a fracturé des côtes au photographe de l’AFP Ahmad Gharabli et détruit deux de ses appareils. Il figurait parmi six photographes ciblés par les autorités israéliennes ce jour-là. En Mai, un colon israélien a tiré sur Majdi Mohamed, photographe pour Associated Press, alors qu’il couvrait une incursion israélienne à Naplouse. Les attaques israéliennes contre les photographes palestiniens et internationaux font partie de pratiques systématiques et sont perpétrées en toute impunité.

Le photo-reporter Nuno Lobito déclare :

“Il est temps pour l’apartheid d’Israël de recevoir le même traitement que l’apartheid sud-africain et d’être ciblé par un boycott complet et international jusqu’à ce qu’il respecte les droits humains. Les photographes ne peuvent plus se taire sur la situation de leurs collègues palestiniens vivant sous une occupation injustifiable qui dure depuis plus d’un demi-siècle.  Les Palestiniens ont lancé un appel à la solidarité à travers le boycott et cet engagement est notre contribution pratique à leur lutte.”

L’un des signataires, José Soudo, un ancien enseignant en photographie et historien, explique :

“L’histoire de la photographie est remplie d’exemples, du 19ème siècle à aujourd’hui, de photographes qui donnent leur point de vue au service de l’oppressé et du démuni.”

Pour João Henriques, lauréat du Fnac New Talents Award 2015, “participer à cette initiative solidaire pour la Palestine c’est croire au pouvoir de la photographie comme témoignage, afin de créer une conscience et une empathie pour l’Autre.”

Le boycott culturel d’Israël jouit d’un large soutien à l’international. Parmi ceux qui respectent l’appel palestinien on peut citer les artistes suivants: Roger Waters, Ken Loach, Mike Leigh, Lauryn Hill, Mark Rylance, Emma Thompson, Alice Walker, Naomi Klein, Elvis Costello, Brian Eno, Jean Luc Godard et Mira Nair  .

En 2011, le Festival Queer Lisboa International LGBT a abandonné son parrainage par Israël, à la suite d’une campagne de BDS. Cette année, les militants BDS appellent le Festival Almada à annuler sa collaboration avec le gouvernement israélien et sa campagne de blanchiment.

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Note aux éditeurs :

  • Texte intégral de l’engagement :

“Nous soutenons la lutte des Palestiniens pour la liberté, la justice et l’égalité. En réponse à l’appel des photographes, journalistes, travailleurs culturels palestiniens pour un boycott culturel d’Israël, nous nous engageons à n’accepter ni invitations professionnelles en Israël, ni financement de l’état israélien et à refuser de collaborer avec les institutions culturelles israéliennes liées à son gouvernement jusqu’à ce qu’Israël se conforme au droit international et respecte les droits humains des Palestiniens.”

L’engagement des photographes au boycott d’Israël est un projet en cours. Les photographes portugais qui souhaiteraient ajouter leurs noms à l’initiative sont invités à envoyer un message à : comitepalestina@bdsportugal. org

 

Traduction: L.Gr pour BDS France

Source: SOLIDARIEDADE COM A PALESTINA




La réponse de PACBI à la déclaration trompeuse du Festival Pop-Kultur

COMMUNIQUE PACBI

Réponse de PACBI à la déclaration trompeuse du Festival Pop-Kultur

17 août 2017 Allemagne

Tentative désespérée pour détourner l’attention de son acceptation honteuse du parrainage d’Israël et de sa complicité consécutive dans le blanchiment du régime israélien d’occupation et d’apartheid.

 

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) condamne le festival Pop-Kultur pour sa diffusion de mensonges éhontés sur le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, dans une tentative désespérée pour détourner l’attention de sa honteuse acceptation du parrainage d’Israël et de sa complicité consécutive dans le blanchiment du régime israélien d’occupation et d’apartheid.

Contrariés de voir que son insistance à accepter le parrainage d’Israël, en dépit de ses flagrantes violations des droits de l’Homme, provoquait le retrait de tous les artistes arabes, les organisateurs de Pop-Kultur ont déclaré que le but du boycott culturel d’Israël est « de boycotter complètement toute coopération avec les artistes et les intellectuels israéliens ».

C’est un véritable mensonge.

BDS, qui est demandé par l’écrasante majorité des Palestiniens, y compris les artistes, appelle à un boycott institutionnel d’Israël et des institutions qui sont complices de son déni des droits fondamentaux des Palestiniens. Il ne vise pas les individus. Les Palestiniens appellent tous les artistes de conscience à boycotter Israël comme beaucoup avaient boycotté l’Afrique du Sud de l’apartheid.

De nombreux artistes et intellectuels de premier plan, y compris israéliens, ont avalisé le boycott culturel d’Israël comme une forme de pression non-violente pour aider à mettre fin à sa politique d’occupation armée, de racisme institutionnalisé, de nettoyage ethnique, de siège et de déni des droits des réfugiés.

L’objection de PACBI à l’édition de Pop-Kultur de cette année a été explicitement mentionnée dans le communiqué publié deux jours plus tôt : « Nous appelons tous les artistes participants à être du bon côté de l’histoire, du côté de l’opprimé, en annulant leurs représentations, à moins que le festival n’annule ce honteux parrainage. »

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : PACBI




Boycottez le festival « Pop-Kultur » de Berlin

COMMUNIQUÉ PACBI

Boycottez le festival « Pop-Kultur » de Berlin

15 aout 2017

par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël / Allemagne

Comme dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, un régime d’oppression et de racisme ne devrait jamais être bienvenu dans des espaces culturels sous prétexte d’ouverture et d’inclusion.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël salue les artistes qui ont annulé leur participation à Pop-Kultur pour protester contre le parrainage d’Israël. Comme dans la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, un régime d’oppression et de racisme ne devrait jamais être bienvenu dans des espaces culturels qui prétendent défendre l’ouverture, l’inclusion et les droits de l’Homme.

Israël conditionne son financement de tournées internationales d’artistes israéliens à la signature d’un contrat qui les engage à « promouvoir les intérêts politiques de l’État d’Israël via l’art et la culture ».

Un haut responsable israélien a admis : « Nous voyons la culture comme un outil de hasbara [propagande] de premier rang et je ne fais pas de différence entre hasbara et culture. »

Un autre responsable a ouvertement appelé à envoyer « des romanciers, des compagnies théâtrales, des expositions et des écrivains bien connus outremer pour contrer l’indignation internationale devant les violations des droits de l’Homme par Israël en présentant « un visage plus avenant » d’Israël.

Nous condamnons fermement l’acceptation du parrainage d’Israël par Pop-Kultur comme un acte conscient de complicité dans le blanchiment du régime israélien d’occupation et d’apartheid.

Nous appelons tous les artistes participants à se tenir du bon côté de l’histoire, du côté de l’opprimé, en annulant leurs représentations, à moins que le festival n’annule ce honteux parrainage.

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : PACBI




Le géant de l’assurance AXA est exhorté à mettre fin à son soutien en faveur des crimes de guerre israéliens

Ali Abunimah – The Electronic Intifada – 31 juillet 2017

Soixante-dix organisations, partis politiques et syndicats exhortent le géant des assurances aux origines françaises AXA à mettre fin à son soutien à l’occupation, au colonialisme et à l’apartheid israéliens.

Ils affirment qu’AXA doit se désinvestir des trois banques israéliennes – Hapoalim, Leumi et MIzrahi Tefahot – impliquées dans la construction des colonies de peuplement illégales d’Israël sur la terre palestinienne occupée.

Les groupes indiquent également que par le biais de sa filiale AB, AXA détient des parts chez le fabricant d’armes israélien Elbit.

Dans une déclaration ce vendredi, ces groupes de la société civile soulignent que des campagnes populaires ont contraint plusieurs grandes sociétés, dont Veolia et Orange, à cesser leur participation dans la colonisation israélienne.

La complicité des banques israéliennes a déjà conduit plusieurs grandes institutions financières à travers le monde à se désinvestir des banques israéliennes ou de les exclure de leurs portefeuilles.

Des banques capitales pour l’occupation

Cinq grandes banques israéliennes, dont les trois dans lesquelles AXA a investi, sont fortement impliquées dans la colonisation illégale de la Cisjordanie occupée par Israël.

Selon le groupe de recherche Who Profits, « les banques israéliennes fournissent l’infrastructure financière pour toutes les activités des entreprises, agences gouvernementales et personnes liées à l’occupation continue de la terre palestinienne ».

En janvier 2016, Human Rights Watch a mis en avant le rôle des banques israéliennes dans l’activité de colonisation – un crime de guerre en vertu du droit international.

Human Rights Watch a déclaré que les banques israéliennes « aident les colonies illégales en Cisjordanie à fonctionner comme des marchés immobiliers viables, permettant ainsi au gouvernement d’y transférer des colons ».

Ce groupe, basé à New York, a  aussi exhorté toutes les entreprises à mettre fin totalement à leurs activités professionnelles dans les colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris à Jérusalem.

« Les entreprises coloniales contribuent inévitablement à la politique israélienne qui dépossède et discrimine gravement les Palestiniens, tout en tirant profit du vol par Israël de la terre et des autres ressources palestiniennes », soutient Arvind Ganesan, directeur de la division commerciale et des droits de l’homme d’Human Rights Watch.

En mars, des organisations de défense des droits de l’homme, françaises et palestiniennes, ont publié un rapport révélant que, comme AXA, plusieurs autres institutions financières françaises – BNP Paribas, Société Générale, Crédit Agricole et BPCE – détenaient aussi des parts dans des banques israéliennes.

Ces organisations des droits de l’homme tiennent l’État français – qui réglemente ces institutions financières – responsable pour les laisser soutenir la colonisation israélienne. « Le gouvernement français doit exercer des pressions sur ces banques et compagnies d’assurances afin qu’elles cessent l’ensemble de leur soutien », ont déclaré ces organisations.

« Une coquille vide »

De grandes compagnies d’assurances ont déjà été accusées de complicité dans de graves crimes contre l’humanité. AXA est l’un des grands assureurs européens à avoir conclu un accord avec le Congrès juif mondial, il y a près de 20 ans, pour payer les polices d’assurances des victimes de l’Holocauste nazi.

Le Congrès juif mondial a présenté cet accord comme une victoire pour les « survivants de l’Holocauste et de la cause de la justice ».

AXA, qui opère dans des dizaines de pays et compte plus de 100 millions de clients, a approuvé le Pacte mondial des Nations-Unies pour un développement durable, et s’est engagée « à intégrer les 10 principes universels des droits de l’homme, du travail, de l’environnement et de la lutte contre la corruption » dans sa politique de responsabilité sociale et environnementale.

Ces principes incluent la Déclaration universelle des droits de l’homme.

« L’engagement d’AXA à respecter ces dix principes du Pacte mondial des Nations-Unies restera une coquille vide tant qu’AXA continuera de tirer profit de l’oppression du peuple palestinien et de l’occupation continue des terres palestiniennes » déclarent les 70 organisations de la société civile.

Traduction : JPP pour BDS FRANCE



Radiohead fait du blanchiment artistique de l’apartheid israélien

Le boycott culturel d’Israël est nécessaire, pas le dialogue. Nous avons eu le dialogue pendant des décennies et cela n’a apporté aucune justice.

par Omar Barghouti
Omar Barghouti est un militant palestinien des droits humains, indépendant, membre fondateur du mouvement BDS.

 

Le 19 juillet, alors que les forces israéliennes réprimaient brutalement des manifestations palestiniennes non violentes dans Jérusalem-Est occupé, Radiohead franchissait la ligne de boycott palestinienne pour jouer à Tel Aviv. Plus important encore, et exactement comme les défenseurs palestiniens et internationaux des droits humains en avaient averti, Israël jouait Radiohead, jusqu’à la dernière note.

Radiohead a ignoré avec entêtement la voix d’une écrasante majorité de Palestiniens appelant le groupe à ne pas saper nos droits et notre mouvement de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), moyen indispensable et non violent pour les obtenir. Tout ce que nous avons demandé à Radiohead est de ne pas nuire à notre combat pour la liberté, la justice et l’égalité des droits humains, à défaut de l’aider.

Des dizaines d’artistes et de personnalités internationales dotés de principes, dont l’archevêque sud-africain Desmond Tutu, chef de file de l’anti-apartheid, les stars du theâtre Eve Ensler et Miriam Margolyes, les réalisateurs primés Mike Leigh et Ken Loach, et les musiciens de renommée mondiale Roger Waters, Thurston Moore et Dave Randall, nous ont rejoints dans un appel à Radiohead afin que le groupe s’abstienne de divertir l’apartheid israélien. Et des musiciens juifs israéliens progressistes ont fait de même.

À des concerts à travers l’Europe, des fans de Radiohead ont agité des drapeaux palestiniens et amplifié notre appel : pas de « business-as-usual » [faire comme si de rien n’était] tant qu’Israël ne respecte pas ses obligations selon le droit international.

Et pourtant Radiohead a continué avec son spectacle à Tel Aviv, permettant à Israël d’utiliser son nom pour blanchir, blanchir culturellement, leur siège de Gaza, le déplacement forcé des communautés palestiniennes à Jerusalem, dans la vallée du Néguev et du Jourdain, et la construction incessante de colonies et de murs illégaux sur le territoire palestinien —et syrien— occupé.

Pour ajouter l’insulte à l’injure, Radiohead a prétendu mieux savoir que les Palestiniens comment nous devions résister à l’oppression, une attitude coloniale classique. Ils sont devenus ainsi les chouchous de la propagande du gouvernement israélien et de ses groupes de pression.

Des dizaines de tweets de représentants du gouvernement israélien, d’ambassadeurs et de groupes de pressions israéliens ont jubilé devant la décision de Radiohead de violer le boycott culturel. Israël, après tout, voit « la culture comme un outil de hasbara [propagande] de premier ordre », comme l’a admis un jour un important représentant du gouvernement israélien.

 

Le « dialogue » qui se poursuit littéralement depuis des décennies a échoué à nous rapprocher d’un accès à la justice et à nos droits humains. Au contraire, il a profité magnifiquement à l’agenda d’Israël, en fournissant un voile pudique parfait à ses actions.

 

Radiohead a aussi été célébré par le commentateur conservateur américain Glenn Beck, Fox News, et un co-fondateur des Tea Party Patriots d’extrême-droite. Ces nouveaux fans devraient être un sujet d’inquiétude pour un groupe connu pour sa politique progressiste.

Deux jours après l’élection de Donald Trump comme président des États-Unis, le chanteur de Radiohead Thom Yorke a tweeté : « Dans les jours qui viennent, les commentateurs vont essayer de banaliser cet événement ». Et pourtant Radiohead a fait exactement la même chose pour le gouvernement israélien, les principaux médias israéliens de droite décrivant l’opposition publique du groupe à BDS comme le plus beau cadeau de « hasbara qu’Israël ait reçu récemment ».

Il est difficile de comprendre ce qui motive un groupe aussi important que Radiohead à écraser les droits palestiniens de cette manière, mais l’expérience héritée du boycott culturel de l’Afrique du Sud de l’apartheid peut fournir quelque éclairage. En 1984, Enuga S Reddy, le directeur du Centre contre l’Apartheid des Nations Unies, déclarait : « Nous avons une liste de gens qui ont joué en Afrique du Sud par ignorance de la situation, par attrait du gain ou par indifférence vis-à-vis du racisme. Nous devons les persuader de cesser de divertir l’apartheid, de cesser de profiter de l’argent de l’apartheid et de cesser de servir la propagande du régime d’apartheid ».

 

L’aspect positif est que les mois de campagne pour convaincre Radiohead d’annuler leur concert de Tel Aviv ont atteint le grand public dans le monde entier, augmentant la prise de conscience du combat pour les droits palestiniens chez des millions de gens qui ne s’étaient peut-être pas engagés là-dessus auparavant.

Avant même cette campagne, BDS avait déjà commencé à avoir un impact discernable, y compris aux États-Unis. Des 26 nominés aux Oscars en 2016, par exemple, aucun n’est allé à un voyage de propagande en Israël tous frais payés, et des onze joueurs américains de la National Football League, six ont refusé une offre similaire de la part du gouvernement israélien.

Il y a quelques jours, cependant, le chanteur de l’ancien groupe R.E.M, Michael Stipe, suggérait sur Instagram «  que le dialogue », pas les boycotts, «  mettrait fin à l’occupation [d’Israël] et conduirait à une solution pacifique ».

Mais le dialogue qui se poursuit littéralement depuis des décennies a échoué à nous rapprocher d’un accès à la justice et à nos droits humains. Au contraire, il a profité magnifiquement à l’agenda d’Israël, en lui fournissant un voile pudique parfait pour ses actions.

Pour qu’un dialogue soit éthique et efficace, il doit reconnaître que tous les êtres humains méritent les droits égaux reconnus par le droit international. Sinon, il privilégierait l’oppresseur et pérenniserait la notion de coexistence sous l’oppression plutôt que celle de co-résistance à l’oppression — une condition clé pour une coexistence éthique.

La réconciliation et le dialogue ne sont arrivés en Afrique du Sud qu’après la fin de l’apartheid, et pas avant, comme Desmond Tutu ne cesse de le répéter.

Dans une de ses chansons, Radiohead dit : « Certaines choses vous coûtent plus que vous ne réalisez ». En insistant pour se mettre du côté de l’oppresseur et en ignorant les appels de l’opprimé, Radiohead est devenu une partie du show israélien et a détérioré son blason de progressiste. Mais il est toujours temps de faire ce qu’il faut et de choisir le bon côté de l’histoire.

 

Omar Barghouti est co-fondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits humains palestiniens ; il est co-récipiendaire du Gandhi Peace Award pour 2017.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement la politique éditoriale d’Al Jazeera.

Traduction: Catherine G. pour BDS France

Article original : http://www.aljazeera.com/indepth/opinion/2017/07/radiohead-art-washing-israeli-apartheid-170730113743323.html




Stand AFPS-BDSF et Palestine au festival La Belle Rouge 2017

Du vendredi 28 au dimanche 30 juillet, cinq militant(e)s AFPS 63 et BDSF 63 et un jeune visiteur palestinien d’Hébron ont participé au festival La Belle Rouge à St-Amant-Roche-Savine (63)    http://cie-joliemome.org/?p=5037  et tenu un stand centré sur Gaza et sur BDS (banderoles et pancartes ; table de presse, dont tracts Gaza, BDS culturel, … ; trois pétitions pour BDS Carrefour, contre la circulaire Alliot-Marie et contre l’accord UE-Israël : 136 signatures ; distribution-collages de stickers BDSF-carte vitale ; cartes postales embargo militaire ; vente solidaire de keffiehs, savons, t-shirts BDSF; discussions et contacts, y compris avec des militant-e-s d’autres organisations locales et nationales présentes sur le festival) (voir photos).

Outre ce stand, la Palestine a été présente à plusieurs niveaux durant le festival, et notamment comme chaque année depuis Gaza-2014 ( https://www.youtube.com/watch?v=frPg6E6T2bo ), une des grandes banderoles de la cour du collège (lieu de restauration et de concerts) disait « Vive la résistance palestinienne » (voir photo). Pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah et des prisonniers politiques palestiniens, un tract était disponible sur le stand de Rouge Midi ; des ouvrages BDS et Palestine en vente sur le stand du NPA. Un spectacle très fort et émouvant sur les SDF (« Résist-tente ») par Myriam, qui a une origine palestinienne. Et durant le magnifique Cabaret de clôture « A contre-courant » par la Compagnie Jolie Môme, on a dénoncé (entre autres) les interventions militaires (« Etat d’urgence-sécurité-intervention-guerre ») et « humanitaires » (pour « qu’il n’y ait plus jamais de guerres sans amour » !)… une belle chanson (« Si loin, si proche ») a été consacrée à la Palestine, et il est rappelé dans le final que les Palestiniens résistent, avec les autres peuples du monde…

Le festival 2017 a donc une nouvelle fois rappelé aux participants (un public nombreux, souvent jeune, militant et combatif : plus de 1.000 personnes dont 600 ayant réservé la totalité des forfaits disponibles pour les 3 jours de spectacles et débats) l’oppression et de la résistance des Palestiniens, le mouvement BDS (t-shirts BDS dans l’assistance, présence de militants AFPS et BDSF) et l’importance de la convergence des luttes face à l’exploitation, l’injustice et la répression.

 

 




70 organisations, associations, partis et syndicats demandent à la société AXA de se conformer au droit international et de rompre avec la politique coloniale et d’apartheid israélienne

Le 28 juillet 2017

70 organisations, associations, partis et syndicats ont publié un appel pour demander à la société AXA de se conformer au droit international et de rompre avec la politique coloniale et d’apartheid israélienne.

AXA est actionnaire de trois banques israéliennes: Hapoalim, Leumi et Mizrahi Tefahot.

Un rapport du centre de recherche israélien Who Profits (« Qui profite ») a montré que l’ensemble des banques israéliennes sont impliquées dans l’infrastructure financière de toutes les activités des compagnies, des agences gouvernementales israéliennes et des personnes , parties prenantes de la colonisation et du maintien de l’occupation.

Par sa filiale AB, AXA conserve également des investissements dans Elbit Systems, l’une des principales sociétés d’armement israéliennes, accusée entre autres d’avoir fourni à l’armée israélienne des obus à base de phosphore blanc (arme interdite) contre la population civile de Gaza.

Dans un appel publié ce 28 juillet 2017 ,  toutes ces organisations et associations demandent à AXA de cesser ses partenariats controversés et de cesser de tirer profit de l’occupation et de la colonisation du peuple palestinien.

Les signataires du communiqué rappellent à ce propos que des sociétés telles que Veolia et Orange ont dû, suite aux mobilisations citoyennes internationales, cesser leurs implications dans la colonisation israélienne et que des fonds de pension tels que PGGM aux Pays Bas, FDC au Luxembourg ou Danske Bank au Danemark se sont désinvestis eux-aussi des banques israéliennes en raison de leur soutien aux colonies israéliennes.

 

L’appel intégral :

LA SOCIÉTÉ AXA DOIT SE CONFORMER AU DROIT INTERNATIONAL ET ROMPRE AVEC LA POLITIQUE COLONIALE ET D’APARTHEID ISRAÉLIENNE !

Le « Code de déontologie professionnelle » du groupe AXA, établi en 2011, affirme dans son point 4.1 respecter les dix principes directeurs du Pacte Mondial des Nations Unies, inspirés de la Déclaration universelle des droits de l’Homme. En particulier, il indique que : « les entreprises doivent promouvoir et respecter les droits de l’homme reconnus sur le plan international et ne doivent pas se faire complices de violations des droits fondamentaux ».

En juin 2014, le Ministère des Affaires Étrangères a émis des recommandations aux entreprises françaises, leur signalant que les « activités économiques dans les colonies ou bénéficiant aux colonies entraînent des risques juridiques et économiques liés au fait que les colonies israéliennes, selon le droit international, sont construites sur des terres occupées et ne sont pas reconnues comme faisant partie du territoire d’Israël. Cela est susceptible d’entraîner des litiges liés à la terre, à l’eau, aux ressources minérales et autres ressources naturelles, qui pourraient faire l’objet d’un achat ou d’investissement, comme des risques réputationnels. »

Les principes directeurs des Nations-Unies pour les entreprises et les droits de l’homme imposent internationalement aux compagnies d’exercer une grande diligence afin de limiter tout impact nocif de leurs activités sur les droits humains. Ces principes s’appliquent aux entreprises et aux institutions financières, travaillant n’importe où dans le monde, et tout le long de leurs chaînes logistiques.

L’engagement d’AXA à respecter les dix principes du Pacte Mondial des Nations-Unies reste une coquille vide tant qu’AXA continue à tirer profit de l’oppression du peuple palestinien et de l’occupation persistante des terres palestiniennes.

— AXA est actionnaire de trois banques israéliennes: Hapoalim, Leumi et Mizrahi Tefahot.  Un rapport** du centre recherche israélien Who Profits (« Qui profite ») a montré que toutes les banques israéliennes sont impliquées dans l’infrastructure financière de toutes les activités de compagnies, d’agences gouvernementales israéliennes et de personnes liées au maintien de l’occupation.

— Le fonds Rosenberg Global Equity Alpha d’Axa a une participation dans une filiale du groupe Dekel. Le groupe Dekel est un groupe de compagnies de construction et de développement impliqué dans la construction de projets immobiliers sur le plateau du Golan occupé.

— Par sa filiale AB, AXA conserve des investissements dans Elbit Systems, une des compagnies israéliennes majeures les plus impliquées dans la défense militaire et la sécurité intérieure :

– Elbit Systems fabrique 85 % des drones de l’armée israélienne***. En réalité, Elbit commercialise des équipements qui ont été testés « sur le terrain », c’est-à-dire sur les corps des Palestiniens. Les drones Hermes et le mini-drone 7.5 Skylark d’Elbit ont été utilisés lors des différentes attaques d’Israël contre Gaza assiégée. Un rapport des Nations Unies sur l’attaque israélienne de Gaza en 2014, où plus de 2191 civils Palestiniens ont été assassinés, suggère que les actions d’Israël peuvent relever de crimes de guerre selon le droit international.

– Elbit fournit également l’électronique du mur de l’apartheid dans les territoires palestiniens occupés, mur déclaré illégal par la Cour Internationale de Justice en 2004.

– Elbit est accusée d’avoir fourni à l’armée israélienne des obus interdits à base de phosphore blanc contre la population civile de Gaza.

En investissant dans ces compagnies et ces banques, AXA est complice de la perpétuation de décennies de violations par Israël des droits humains palestiniens et du droit international, et cela en contradiction directe avec ses propres principes directeurs et les directives internationales.

La réponse du président d’AXA lors de la dernière assemblée générale du groupe, a été d’affirmer qu’Elbit Systems « ne rentrait pas dans le cadre d’une politique d’exclusion de leur politique d’investissement responsables ».

Il est important de rappeler que des sociétés telles que Veolia et Orange ont dû, suite aux mobilisations citoyennes internationales, cesser leurs implications dans la colonisation israélienne et que des fonds de pension tels que PGGM aux Pays Bas, FDC au Luxembourg ou Danske Bank au Danemark se sont désinvestis de banques israéliennes en raison de leur soutien aux colonies israéliennes. En 2009, le « Norvegian pension fund » s’est désinvesti d’Elbit Systems suite à l’implication de cette société dans le mur d’apartheid israélien.

Pour toutes ces raisons nous appelons AXA à désinvestir de toute implication et activités qui légitiment les violations du droit international par l’Etat d’Israël.

*http://bfmbusiness.bfmtv.com/entreprise/axa-et-quatre-banques-francaises-financent-la-colonisation-israelienne-1131549.html

**https://whoprofits.org/content/financing-land-grab-direct-involvement-israeli-banks-israeli-settlement-enterprise

***https://corporatewatch.org/company-profiles/elbit – http://investigate.afsc.org/company/elbit-systems-ltd

Signataires :

Abna Palestine 

AFPS Alberville 

AFPS Ardèche-Drôme

AFPS Argenteuil

AFPS Nord – Pas de Calais

AFPS Saint – Etienne

AFPS Rouen

AFPS 33

Association « Al-Qalam »

Anciens appellés en Algérie et leurs Amis Contre la Guerre

Association de Palestiniens en Ile de France

Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF)

Association des Universitaires pour le Respect du Droit International en Palestine (AURDIP)

Association France Palestine Solidarité 63

Association France Palestine solidarité Paris-Sud

Association Nationale des Communistes (ANC)

ATTAC 38

ATTAC FRANCE

BDS France

BDS 42

BDS France Marseille

BDS France Paris

BDS France Toulouse

BDS Xiberoa

BDSF 34

CCIPPP34

Centre d’Information Inter-Peuples

CGT – INRA

Collectif 69 de soutien au peuple palestinien

Collectif BDS 57

Collectif communiste Polex

Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine (CJACP)

Collectif Palestine 12 – Millau

Comité Caladois Action Solidarité

Comité France Palestine de Gennevilliers

Comité Palestine 81

Comité Palestine 94 Nord

Comité Solidarité Palestine Région Nazairienne

Confédération Nationale du Travail (CNT)

Coordination BDS 37

Corsica Palestina

Couserans-Palestine (09)

CVPR-PO

Droit Solidarité

Emancipation Tendance intersyndicale

Ensemble !

Forum Palestine Citoyenneté

FTCR

International Jewish Antizionist Network (IJAN)

Initiatives de Paix

Initiatives Pour un Autre Monde (IPAM)

Jeunes Communistes du 42

Les Désobéissants

LGBT pour la Palestine

Mouvement des Jeunes Communistes du Val de Marne

Mouvement Jeunes Communistes du Bas-Rhin

Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN)

Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN) Montpellier

Nouveau Parti Anti-Capitaliste (NPA)

NPA 09

NPA Tarn

Organisation de Femmes Egalité

Palestine 13 – Marseille

PAS38 -UDAS (Union des Alternatives Syndicales)

Réseaux citoyens de Saint-Etienne

Rouge Vif 13

Solidaires (Union Syndicale)

Sortir du Colonialisme

SUD Santé Sociaux

Sud solidaires 09

Survie

Union Départementale CGT 13

Union Juive Française pour la Paix

Association internationale de techniciens, experts et chercheurs (AITEC)

Union Juive Française pour la Paix section de lyon

 

Contact presse : campagnebdsfrance@yahoo.fr

 




Crimes de guerre présumés à Gaza: des Palestiniens veulent que la CPI aille plus vite

Cette démarche de plainte auprès de la Cour Pénale Internationale entre dans le volet Sanctions du BDS.

 

AFP – 19/07/2017

Des avocats palestiniens et groupes issus de la société civile ont pressé mercredi la Cour pénale internationale (CPI) d’accélérer son examen préliminaire et d’ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés à Gaza, Jérusalem-Est et en Cisjordanie occupée.

« Depuis deux ans, la Palestine fait l’objet d’un examen préliminaire », a expliqué l’avocat français Gilles Devers qui représente les Palestiniens. « A Gaza, nous pensons que deux ans c’est trop long », a-t-il ajouté.

En janvier 2015 la CPI a entamé un examen préliminaire afin de déterminer si elle dispose d’assez d’éléments pour ouvrir une enquête sur des crimes de guerre présumés depuis l’été 2014 et le conflit dans la bande de Gaza entre Israël, d’une part, et le Hamas islamiste et ses alliés, d’autre part. L’examen concerne aussi bien les agissements palestiniens que ceux d’Israël. La procureure de la CPI, Fatou Bensouda, n’est tenue par aucun délai pour décider d’ouvrir ou non une enquête.

L’Autorité palestinienne a soumis à la CPI des dossiers mettant en lumière, selon elle, des crimes de guerre israéliens, notamment dans la bande de Gaza, et des crimes liés à la colonisation comme les transferts forcés de population.

Contrairement aux Palestiniens, Israël n’est pas membre de la CPI et accuse également les Palestiniens de crimes de guerre.

Depuis La Haye mercredi, les militants palestiniens ont affirmé à des journalistes que l’examen préliminaire était au point mort et ont appelé l’Autorité palestinienne et la CPI à accélérer leurs efforts.

Les avocats, représentant 448 victimes identifiées et plus de 50 syndicats et organisations, ont remis un épais dossier au bureau de la procureure de la CPI. Selon eux, ces documents montrent « clairement que des crimes relevant de la juridiction de ce tribunal ont été commis » durant le conflit à Gaza en 2014, mais aussi en Cisjordanie occupée. Mme Bensouda a « l’obligation » de passer au stade de l’enquête, a affirmé l’avocat Gilles Devers aux journalistes.

Le dossier a été constitué par plus de 30 avocats dans les Territoires palestiniens. C’est la première fois que des populations civiles, dont des médecins, agriculteurs, pêcheurs et professeurs, en appellent directement à la CPI.

La guerre de juillet-août 2014 a été la plus longue et la plus dévastatrice des trois guerres dans la bande de Gaza depuis 2008. Selon l’ONU 2.251 Palestiniens dont 551 enfants ont trouvé la mort.

Source : https://www.lorientlejour.com/article/1063114/crimes-de-guerre-presumes-a-gaza-des-palestiniens-veulent-que-la-cpi-aille-plus-vite.html

 


Communiqué de presse de Gilles DeversPlus de 50 syndicats, associations et organisations palestiniennes ainsi que 500 victimes individuelles déposeront une plainte devant la Cour Pénale internationale (CPI) le mercredi 19 juillet 2017. La plainte concerne trois crimes :

– le blocus de Gaza,
– l’agression israélienne de l’été 2014,
– la colonisation israélienne de la Palestine.

L’hôpital Al Aqsa, qui fut une victime directe de l’agression israélienne, est le premier plaignant.

La société palestinienne a pris cette initiative étant donné le manque de volonté politique de la part de l’Autorité palestinienne, qui n’a pas déposé plainte devant le TPI et ne soutient pas la procédure.

Bien qu’elle ait ratifié le traité du TPI en décembre 2014 et qu’elle ait fait une déclaration rétroactive jusqu’à juin 2014 pour que le tribunal ait compétence pour l’agression militaire israélienne à Gaza pendant l’été 2014, l’Autorité palestinienne n’a pas porté plainte en tant qu’État.

Le procureur a ultérieurement ouvert un « examen préliminaire » ; la procédure du TPI est progressive et notre action vise à la faire avancer de la phase « examen préliminaire » à la seconde, « ouverture de l’enquête ».

Selon le Statut de la Cour, le procureur doit ouvrir une enquête lorsqu’une base raisonnable existe qui permet de penser qu’un crime entrant dans la juridiction de la Cour a été commis (Art 53).

Il y a clairement une base raisonnable pour croire que des crimes entrant dans la compétence du tribunal ont été commis à Gaza et en Palestine, et les preuves que nous présentons aujourd’hui devraient convaincre le procureur de la nécessité d’ouvrir une enquête complète.

La situation actuelle ne peut certainement pas continuer si l’objectif de la CPI de mettre fin à l’impunité doit être réalisé.

Une conférence de presse aura lieu le mercredi 19 juillet 2017 à 13h au Mercure Hotel Den Haag Central, Spui 180, 2511 BW Den Haag, Paesi Bassi, à La Haye (Pays-Bas). La délégation déposera ensuite la plainte à la CPI, le rendez-vous étant confirmé pour 15h.

Contacts :

– Julie Webb-Pullman (Anglais) +972 595 251720 jwebbp@gmail.com SKYPE: juliewp
– Ashraf Nasrallah (Arabe) +972 598 877727 arngazapl@gmail.com
Gilles Devers (Français) +33 6 14 26 31 69 gilles@deversavocats.com

18 juillet 2017 – Traduction et publication du Communiqué : ISM-France

Source : http://chroniquepalestine.com/depot-plainte-tribunal-penal-international-israel-rendre-compte-crimes/#comment-505




5 mythes sur le boycott d’Israël que chaque amoureux du théâtre devrait prendre en compte

21 Juillet 2017

Dan Fishback est un dramaturge new-yorkais et membre du Jewish Voice for Peace Artists Council. Sa comédie musicale « The Material World » a été nommée dans les 10 meilleures pièces de 2012 par Time Out New York.

Depuis qu’un groupe de comédiens de haut rang a demandé au Lincoln Center d’annuler les prochaines représentations d’une pièce de théâtre financée par le gouvernement israélien,  la communauté dramaturge de la ville de New York est ébranlée par la gêne. Bien que beaucoup de professionnels du théâtre soutiennent la cause palestinienne, peu, en leur for intérieur, sont prêts à annuler une pièce, particulièrement dans un contexte actuel peu favorable à la culture, où le président prévoit de supprimer la NEA et que des soutiens de Trump interrompent Jules César.

Dans l’ère anti-culture de Trump, tous ceux qui travaillent dans le milieu de la culture souhaitent d’avantage de liberté d’expression et non moins. Alors pourquoi tant d’entre nous, de la gauche culturelle, soutiennent le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’Etat d’Israël ?

En tant que dramaturge juif qui croit fortement que le BDS est le seul chemin vers une paix juste en Israël/Palestine, il est important pour moi que mes camarades artistes de théâtre comprennent ce qu’est le boycott, et ce qu’il n’est pas. Il existe tant de mythes au sujet de ce mouvement. La couverture médiatique lui est presque entièrement négative, et aujourd’hui 42 sénateurs, aussi bien Républicains que Démocrates, soutiennent un projet de loi visant à rendre illégal le soutien au BDS.

Un bref coup d’œil sur la campagne BDS pourrait nous diaboliser et il ne vous permettrait pas d’évaluer la situation catastrophique des Palestiniens ; vous ne pourriez évaluer à quel point le BDS est nécessaire à leur liberté, ni même comment le boycott fut méticuleusement élaboré dans le but de défendre les principes fondamentaux de la liberté d’expression.

Mythe 1: Nous boycottons toutes les pièces israéliennes

Nous ne boycottons pas les “pièces de théâtre israéliennes” en général, mais plutôt les pièces financées par l’état israélien, ou produites par des institutions qui soutiennent activement l’occupation. A titre d’exemple, au prochain festival du Lincoln Center, nous n’appelons pas à boycotter une pièce, qui pourtant est israélienne : nos détracteurs se gardent bien de le mentionner

Par exemple, les compagnies de théâtre que nous boycottons (Ha’bima et Cameri) acceptent toutes les deux des financements de l’état israélien et se produisent régulièrement dans les colonies illégales des territoires palestiniens occupés, qu’Israël continue de maintenir et de répandre en violation du droit international.

Ce n’est donc pas la nationalité des artistes qui nous importe, mais bien leur complicité dans une structure politique oppressive.

En pourtant, des voix pro-israéliennes comme Jonathan Greenblatt de la Ligue Anti-Diffamation attaque le boycott, en disant :

“Lorsque vous rejetez une œuvre d’art en vous basant sur sa seule origine nationale et lorsque vous essayer d’empêcher les autres de la voir et d’en tirer leurs propres conclusions, ce n’est pas une position politique. C’est un préjudice, pure et simple.”

Bien sûr nous ne boycottons pas une pièce “en nous basant uniquement sur ses origines nationales”. Mais, comme souvent, nos critiques ne prennent pas la peine d’écouter notre point de vue, ou même de lire les grands principes du boycott. Il est plus facile pour eux de diffuser des mensonges et, ironiquement, de “diffamer” leurs opposants.

Mythe 2: Boycotter une pièce c’est toujours de la censure

En vérité, tout comme l’appel au BDS exclu de boycotter sur la base de la nationalité, il exclu tout aussi explicitement toute censure basée sur le contenu de l’œuvre. Nous nous focalisons uniquement sur les relations de l’artiste à l’état d’Israël.

Une des principales raisons pour lesquelles nous nous focalisons autant sur les financements de l’état pour les voyages est que, pour accepter ces financements, les artistes doivent officiellement accepter de devenir des instruments de propagande. Le contrat dit :

“[L’artiste] est conscient que le but de faire appel à ses services est de promouvoir les intérêts politiques de l’état d’Israël via la culture et l’art, tout en contribuant à créer une image positive d’Israël.”

En fait, la raison explicite de ce financement est d’utiliser la culture afin de distraire le monde des brutalités de l’occupation. Et ceci n’est pas une théorie du complot, Israël l’admet. Ils ont créé le bureau de la “Brand Israel” en 2005 avec cet objectif. Un élu a même déclaré : “nous voyons la culture comme un outil de hasbara [“propagande” en hébreu] de premier choix, et je ne fais pas de différence entre hasbara et culture.”

Dans ce contexte, ce n’est pas que BDS “censure” l’œuvre, c’est que BDS résiste à une campagne de propagande élaborée dans le but d’influencer la politique internationale.

Les militants anti-boycott disent souvent que cette approche n’a pas de sens aux vues des nombreux artistes israéliens en tournée qui sont critiques du gouvernement israélien. Mais je réponds à ça que cet art “critique” n’est pas une partie négligeable de la campagne de propagande de la Brand Israel, il en est en fait le centre. Israël désire activement que les citoyens étatsuniens imaginent qu’Israël est un endroit où les idées sont exprimées librement, et non, en fait, un endroit où soutenir le BDS est un délit et où la culture palestinienne est activement effacée.

Mythe 3: le boycott culturel porte atteinte à l’échange libre d’idées, nécessaire pour changer les choses

Honnêtement, l’appel pour le BDS n’arrête pas les artistes israéliens de voyager aux Etats-Unis – il leur demande seulement de rejeter les financements d’état, par principe. Si quelqu’un empêche vraiment l’échange libre d’idées, c’est l’état d’Israël, qui cherche systématiquement à détruire la culture palestinienne basée sur l’identité des artistes et le contenu de leurs œuvres.

Il y a des exemples évidents, comme l’arrêt des subventions et l’intimidation des théâtres palestiniens à l’intérieur d’Israël. Mais il y aussi les injustices plus circonstancielles, comme les différentes manières qu’Israël a de limiter les déplacements des Palestiniens, d’entraver leur accès à l’éducation et de supprimer l’histoire culturelle palestinienne du territoire.

Donc quand Israël envoie des danseurs, acteurs ou réalisateurs israéliens autour du monde, se vendant comme le lieu de la diversité des voix artistiques, ils cachent la réalité : Israël est un lieu d’anéantissement culturel, où les Palestiniens doivent se battre, non seulement pour l’autonomie politique et la justice économique, mais pour leur langue, leur histoire et leur voix culturelle.

L’appel au BDS a pour objectif, à long terme, de libérer ces voix, afin d’avoir plus de culture, et non moins.

Mythe 4: le boycott est antisémite car il ostracise Israël

Nombre de détracteurs du BDS disent : “Il se peut qu’Israël fasse des choses horribles, mais d’autres pays sont encore pires ! Pourquoi ne pas les boycotter?” Avec cette logique, il est vrai qu’il semble antisémite que, de tous les pays du monde, nous nous concentrions uniquement sur l’état juif.

La réalité est que, contrairement à ces autres pays, Israël est un endroit où une population oppressée a spécifiquement demandé le boycott à la communauté international, comme forme de solidarité. Lorsqu’une population oppressée appelle à des formes d’aides spécifiques, nous avons la responsabilité de prendre au sérieux ses demandes.

Outre le contexte spécifique de l’appel palestinien au boycott, il existe nombre de raisons pour lesquelles un étatsunien devrait concentrer ses énergies politiques sur Israël/Palestine, entre autres :

  • Un supporter du BDS pourrait être Palestinien, ou avoir de la famille ou des amis palestiniens. Cela pourrait être très personnel.
  • Un supporter du BDS pourrait être juif et en avoir assez qu’Israël utilise son identité à des fins politiques oppressives.
  • Un supporter d’Israël pourrait savoir comment le gouvernement donne des milliards de dollars U.S à Israël chaque année, et se sentir personnellement responsable de l’occupation que tous les contribuables étatsuniens, en vérité, financent. En d’autres termes, nous sommes déjà tous impliqués.

Mythe 5: BDS n’est pas la manière la plus efficace de protester contre les crimes d’Israël

Un argument que les sionistes libéraux donnent souvent contre le BDS est qu’eux aussi sont contre l’occupation par Israël de la Cisjordanie et la Bande de Gaza, mais que le boycott n’est pas une forme de résistance efficace contre cette injustice. “Cela met les gens trop mal à l’aise,” disent-ils, “et la cible est trop large.” Ils pensent que les militants BDS ont l’air de brutes quand nos campagnes impactent même les “bons” Israéliens qui ne sont pas activement impliqués dans l’oppression des Palestiniens.

Pour répondre à cette accusation, je dois faire un immense pas en arrière. Quand j’étais enfant, les sionistes libéraux autour de moi me disaient, encore et encore, que si les Palestiniens ne pratiquaient que la non-violence, ils auraient un état viable. Maintenant nous y sommes, plus d’une décennie du mouvement non violent le plus large pour les droits humains palestiniens depuis que  750 000 Palestiniens furent expulsés de chez eux en 1948, et qu’est-ce qu’on entend ? On entend que le BDS, lui aussi, est la mauvaise tactique. On entend qu’il faut quelque chose d’encore plus doux.

A cela, je répondrai simplement : il n’y a pas de temps, et la situation est trop désespérée : Israël n’a pas de volonté politique de démanteler l’occupation ; les Etats-Unis continuent d’envoyer des milliards de dollars pour soutenir le siège de Gaza ; même les politiciens étatsuniens de gauche font la courbette au lobby israélien ; et même des sionistes libéraux comme Bernie Sanders sont appelés “antisémites” pour avoir affirmé tièdement l’humanité des Palestiniens.

Nous ne pouvons plus attendre que nos politiques poussent Israël à respecter les droits humains des Palestiniens. Nous ne pouvons plus dire : “Non, CECI n’est pas la bonne manière de se battre” chaque fois que les Palestiniens tentent d’obtenir justice. Au bout d’un moment, il faut prendre position pour la dignité humaine, même si cela nous rend mal à l’aise, et même si ce n’est pas comme ça que nous ferions “normalement” les choses. Car aussi longtemps que l’oppression des Palestiniens correspond à notre signification du mot “normal”, nous permettrons que cela continue.

source: http://forward.com/scribe/377463/5-myths-about-israel-boycotts-that-every-theater-lover-should-consider/

Traduction: Lauriane G. pour BDS France




Des artistes palestiniens demandent à Thom Yorke de Radiohead : « Pouvez-vous nous entendre ? »

17 juillet 2017

Dans une lettre au chanteur vedette de Radiohead, Thom Yorke, des artistes palestiniens rappellent au groupe qu’il n’est jamais trop tard pour revenir du bon côté de l’histoire.

 

Cher Thom Yorke,

Nous sommes des artistes palestiniens et nous écrivons pour vous demander une seule chose, comme beaucoup d’autres l’ont fait avant nous, que vous respectiez les souhaits de la majorité absolue de la société civile palestinienne et ne transgressiez pas la limite que nous avons clairement définie.

Notre appel au boycott répondait à des décennies de violations des droits de l’Homme par Israël, sa politique d’apartheid, son nettoyage ethnique continu, les démolitions de maisons, le déni des droits des réfugiés, les dix ans de siège de Gaza et les colonies illégales en Cisjordanie occupée. Le régime israélien nous soumet à la fragmentation, à l’occupation et au colonialisme de peuplement.

En tant qu’artistes palestiniens, nos libertés de réunion et d’expression, de même que nos autres droits fondamentaux, sont gravement limitées par le régime israélien. Nous sommes obligés d’attendre des heures à l’un des nombreux checkpoints militaires qui découpent la Cisjordanie occupée, incapables d’aller participer aux répétitions et aux concerts, sans parler de nos engagements à l’étranger. A Gaza, nous sommes sous blocus depuis dix ans, blocus installé pour nous garder « au régime ».

Des générations de familles palestiniennes sont toujours des réfugiées de la Nakba, « catastrophe », quand, en 1948, selon une campagne planifiée de nettoyage ethnique, les Palestiniens ont été déplacés hors de Palestine. Ce qui nous amène au concert que vous avez prévu sur les ruines d’un village palestinien, Jarisha. La plupart des Palestiniens ne pourraient pas assister à votre spectacle bien sûr, piégés dans la machine brutale de l’occupation israélienne ou vivant dans des camps de réfugiés hors de la Palestine historique, avec l’interdiction de revenir dans leur patrie par les lois racistes d’Israël qui nous empêchent d’exercer notre droit fondamental au retour.

Préserver votre statut de groupe politiquement progressiste tout en continuant à servir ainsi le gouvernement israélien s’avère impossible pour vous. Les filières officielles des médias sociaux de l’ Etat d’Israël ont souscrit à vos déclarations qui ont rejeté nos demandes de discussions avec vous. Peut-être avez vous l’intention de dire quelque chose depuis la scène à Tel Aviv, bien que vous ne puissiez pas à nouveau faire référence à des « putains de gens ». Mais c’est votre présence même qui manifeste votre soutien à la politique évidente de ce régime de blanchiment de ses crimes contre les Palestiniens au moyen d’activités culturelles. Peu importe ce que vous direz, vous ne pourrez changer le fait que vous aurez choisi de rejeter le dialogue avec les Palestiniens qui vous ont demandé d’annuler.

Déclarer simplement que vous ne soutenez pas Netanyahu ne changera pas le fait que le gouvernement israélien utilisera, et utilise déjà, votre concert et votre statut à des fins politiques spécifiques, c’est à dire : détourner l’attention de ses crimes contre les Palestiniens. En tant que fonctionnaire du ministère israélien des Affaires étrangères, Nissim Ben-Sheetrit a dit en 2005 : « Nous voyons dans la culture un outil de hasbara [propagande] de premier plan, et je ne fais pas de différence entre hasbara et culture. » Votre concert et d’autres comme le vôtre sont essentiels pour le programme de « Marque Israël ».Comme l’a écrit la semaine dernière le Jerusalem Post, vos commentaires ont fait partie des « meilleures hasbaras dont Israël ait bénéficié dernièrement ».

De même que tous les artistes progressistes ont boycotté Sun City en Afrique du Sud de l’apartheid, les Palestiniens vous ont appelé à boycotter Tel Aviv, vous demandant de refuser de participer à l’embellissement du régime d’occupation et d’apartheid qui existe et dénie aux Palestiniens nos droits inaliénables. Que vous ayez jusqu’ici complètement et consciemment ignoré les voix de la majorité absolue de la société palestinienne, y compris celles des plus éminents artistes, qui ont appelé au boycott culturel d’Israël, c’est décourageant Thom, mais il n’est jamais trop tard.

Vous pouvez choisir, soit de divertir l’apartheid israélien, sans tenir compte des appels des Palestiniens colonisés et brutalisés, soit d’être du bon côté de l’histoire et refuser de servir à la prolongation de l’injustice et de l’oppression coloniale. Vous ne pouvez pas choisir les deux.

Il n’est jamais trop tard pour revenir du bon côté de l’histoire.

Signé par :

Salim Abu Jamal, producteur et réalisateur

Raed Andoni, réalisateur

Asma’a Azaizeh, poète

Mohammad Bakri, acteur et réalisateur

Saleh Bakri, acteur

Ziad Bakri, acteur et cinéaste

Samir Eskanda, musicien

Mahdi Fleifel, réalisateur

Annemarie Jacir, cinéaste et poète

Remi Kanazi, poète

Hannah Khalil, auteure de théâtre

Kiras Khoury, acteur

Ramzi Maqdisi, acteur

Rakan Matasi, réalisateur

Jowan Safadi, musicien

Kareem Samara, musicien

 

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Lettre demandant au Centre Lincoln d’annuler les représentations théâtrales « Brand Israël » du gouvernement israélien

Si vous êtes artiste de théâtre et souhaitez signer cette lettre, merci de nous contacter et de donner votre nom et une identification se rapportant au théâtre .

 

À Katherine Farley, Présidente du conseil d’administration, Centre Lincoln

À Debora L. Spar, Présidente, Centre Lincoln

 

Chères Madame Farley et Madame Spar,

 

Nous défendons les arts et les droits de l’homme et en tant que tels, nous vous écrivons pour exprimer notre préoccupation profonde devant l’accueil par le Centre Lincoln du Théâtre national israélien Ha’bima et du Théâtre Cameri de Tel Aviv, du 24 au 27 juillet, pour des représentations de la pièce « Jusqu’à la fin de la terre ». Le site du Centre Lincoln indique que ces représentations seront produites « avec le soutien du Bureau des Affaires culturelles d’Israël en Amérique du Nord ». Il est profondément préoccupant que le Centre Lincoln, l’une des institutions culturelles mondiales majeures, aide le gouvernement israélien à mettre en pratique sa stratégie méthodique « Brand Israel », qui consiste à utiliser les arts et la culture pour détourner l’attention des décennies de colonisation violente, d’occupation militaire brutale et de déni des droits fondamentaux du peuple palestinien par cet État. Nous demandons au Centre Lincoln d’éviter de se rendre complice de « Brand Israel », en annulant ces spectacles de Ha’bima et Cameri.

 

En 2006, le ministère des Affaires étrangères d’Israël (MoFa) a lancé sa stratégie de relations publiques « Brand Israel » qui vise à « changer l’image » d’Israël en présentant ce pays comme « utile et moderne », tout en « évitant toute discussion sur le conflit avec les Palestiniens ». Une composante importante de « Brand Israel » consiste en la promotion du pays en tant que milieu progressiste des arts et de la culture. Cela a été exprimé par un responsable du MoFa qui, suite à l’une de ces agressions militaires périodiques d’Israël contre la bande de Gaza, a déclaré au New York Times, « Nous allons envoyer à l’étranger des romanciers et des écrivains connus, des compagnies de théâtre, des expositions…  De cette façon, vous montrez un visage enjolivé d’Israël, et nous ne sommes pas perçus uniquement dans le contexte de la guerre ». Le soutien annoncé par le « Bureau des Affaires culturelles d’Israël en Amérique du Nord » pour la représentation de Ha’bima et Cameri au Centre Lincoln entre précisément dans cette stratégie du gouvernement israélien.

 

 

En plus de ce partenariat avec le gouvernement, les Théâtres Ha’bima et Cameri se sont rendus longtemps et activement complices de l’occupation et de la colonisation de la Cisjordanie, en se produisant à maintes reprises dans les colonies de peuplement illégales en dépit des appels d’artistes de conscience, d’Israël et du monde, leur demandant de ne pas agir ainsi. En 2016, Ha’bima s’est produit dans la colonie radicale de Kiryat Arba à Hébron, et Ha’bima et Cameri ont donné de multiples représentations dans la colonie d’Ariel, qui s’enfonce de 12 miles au sein de la Cisjordanie occupée, en violation flagrante du droit international. De nombreux artistes israéliens ont protesté contre ces représentations à Ariel, et ont refusé d’y apparaître. À ces protestations d’artistes israéliens, sont venues s’ajouter en 2010 celles de plus de 150 professionnels internationaux du théâtre et du cinéma. Au Royaume-Uni en 2012, un groupe d’éminents acteurs, dramaturges et directeurs, a publié une lettre dans le Guardian demandant au Théâtre du Globe de Shakespeare d’annuler une représentation de Ha’bima en raison de son rôle dans la légitimation des colonies israéliennes. Néanmoins, Ha’bima et Cameri continuent de se produire dans les colonies.

 

Compte tenu de ce contexte, le Centre Lincoln ne peut pas prétendre qu’accueillir ces théâtres avec le soutien du gouvernement israélien n’est qu’un patronage apolitique des arts, quand ces institutions israéliennes sont directement impliquées dans le soutien de la répression du peuple palestinien, et notamment des artistes de théâtre palestiniens. Pour ne citer que quelques-uns des nombreux exemples d’artistes palestiniens visés par la répression du gouvernement israélien : les artistes et employés du Théâtre de la Liberté à Jénine ont fait maintes fois l’objet d’arrestations et de harcèlements. En juin 2015, le gouvernement israélien a coupé le financement d’un théâtre dirigé par des citoyens palestiniens d’Israël, et menacé le financement d’un autre théâtre pour des décisions artistiques liées aux droits des Palestiniens. Le Théâtre National Palestinien à Jérusalem-Est a été victime, pendant des années, d’un harcèlement persistant et de menaces de fermeture par le gouvernement israélien. La liberté de mouvement de tous les artistes palestiniens est fréquemment restreinte par les autorités d’occupation israéliennes, alors que les artistes israéliens parcourent le monde en toute liberté.

 

Nous ne soulevons ici aucune préoccupation concernant le fond des artistes, ou leur nationalité, mais plutôt sur la complicité structurelle d’institutions avec un calendrier répressif d’un l’État qui viole de façon répétée le droit international. Une autre programmation du Centre Lincoln, notamment les autres spectacles au Festival international du 10 au 30 juillet, fait apparaître ses intentions admirables en mettant en avant des voix variées dans la région, en permettant aux arts de fonctionner comme ils le peuvent et de façon précieuse pour initier la pensée critique, faciliter le questionnement actif et ouvrir un espace à la compréhension interculturelle. Mais en accueillant les Théâtres Ha’bima et Cameri, et en vous associant de la sorte au gouvernement israélien, le Centre Lincoln soutient lui aussi, activement, des décennies de déni des droits des Palestiniens par Israël. Cela fait maintenant 50 ans que les Palestiniens vivant en Cisjordanie et dans la bande de Gaza sont soumis à un régime d’occupation militaire et de colonisation, et 69 ans que ceux vivant en Israël sont des citoyens inégaux, soumis à plus de 50 lois discriminatoires, et que les autres vivent comme réfugiés dans une diaspora, et à qui il est dénié le droit au retour dans leur patrie, tel que garanti par le droit international.

 

Telles sont nos raisons pour exhorter le Centre Lincoln à respecter l’appel de la société civile palestinienne au boycott de ces institutions culturelles israéliennes qui se rendent complices du déni des droits des Palestiniens. Cet appel s’inspire de ce mouvement mondial de boycott qui a aidé à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud. Pour aider à faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il mette fin à 69 ans de dépossession et d’exil palestiniens, et à 50 ans d’occupation militaire, nous vous demandons d’annuler les représentations de Ha’bima et Cameri en juillet.

 

Nous serions très heureux de vous rencontrer pour discuter plus avant de ces questions.

 

Source: ADALAH-NY

Traduction : JPP pour BDS France

 

 




Radiohead devrait se joindre au boycott culturel d’Israël – pourquoi ne veulent-ils pas me rencontrer pour en discuter ?

Leur refus entêté de répondre aux nombreuses critiques concernant leur concert fâcheux à Tel Aviv me fait penser qu’ils ne veulent entendre qu’un seul côté – celui qui soutient l’apartheid.

11 Juillet 2017 – Ken Loach

J’ai été étonné de lire dans Rolling Stone que Thom Yorke pense que les critiques concernant le concert prévu de Radiohead à Tel Aviv ne sont que des “jets de merde” en public contre le groupe, sans leur avoir parlé en privé. C’est à la fois inexact et – même si c’était exact – assez hors de propos.

Que ce soit pendant l’apartheid d’Afrique du Sud par le passé ou pendant l’apartheid d’Israël de nos jours, lorsqu’une communauté oppressée demande à des artistes connus internationalement  de ne pas prêter leurs noms aux tentatives des oppresseurs d’étouffer leurs violations des droits humains, il en va de notre obligation morale de tenir compte de leurs appels. Il devrait s’agir d’eux et de leurs droits humains, pas de nous et de notre sentiment de fierté.

 

J’ai aussi cru comprendre que plusieurs artistes avaient approché Radiohead en privé ces derniers mois, dont des artistes palestiniens et israéliens progressistes, et leur ont demandé une rencontre pour leur expliquer la nécessité de respecter le boycott culturel d’Israël, demandé par la société civile palestinienne. Autant que je sache, ces demandes ont été ignorées.

J’ai moi-même approché le manager de Radiohead pour une proposition de rencontre, aux côtés d’artistes palestiniens. Cette offre a été faite plusieurs fois ces trois dernières semaines. A ce jour je n’ai reçu aucune réponse, que ce soit du groupe ou du manager.

Cela est profondément décevant. Je ne sais pas qui conseille Radiohead, mais leur refus entêté de répondre aux critiques concernant leur concert fâcheux à Tel Aviv me fait penser qu’ils ne veulent entendre qu’un seul côté – celui qui soutient l’apartheid.

Yorke a dit qu’il ne penserait jamais à me dire “où travailler ou bien quoi faire ou boire.” Au contraire, moi je pense que nous devrions tous discuter de comment répondre aux appels d’une communauté oppressée. Dans ce cas, Radiohead devraient écouter leurs amis qui leur disent qu’en jouant à Tel Aviv ils sapent non seulement la lutte pour les droits humains mais aussi la réputation de Radiohead.

Les musiciens, artistes, écrivains, réalisateurs, organisations culturelles palestiniens nous ont demandé de nous engager dans un boycott culturel institutionnel d’Israël, tout comme cela avait été fait pendant l’apartheid en Afrique du Sud.  Ils nous ont demandé, au minimum, de nous abstenir de saper leur lutte pour mettre fin à l’occupation militaire israélienne, qui aura 50 ans cette année, à la colonisation de leurs terres et à son système d’apartheid qui domine chaque aspect de leurs vies.

Yorke nous reproche de “balancer” le mot apartheid. La définition correspond, trop bien. Les hommes, femmes et enfants palestiniens sont dégagés de chez eux pour voir des colons israéliens s’y installer ; ils regardent leurs maisons se faire détruire alors que la construction illégale de maisons pour Juifs seulement continue de confisquer des terres palestiniennes ; ils voyagent sur des routes soumises à la ségrégation raciale et subissent l’humiliation aux check points et barrages routiers israéliens.

Les Palestiniens savent que les artistes qui ne respectent pas leur stratégie non- violente, peu importent les intentions, finissent par blanchir et aider à perpétuer cette injustice, alors qu’Israël continue d’ignorer le droit international et les résolutions de l’ONU.

Moi, ainsi que d’autres, désirons toujours rencontrer Yorke et ses collègues, avec des artistes palestiniens. Radiohead est un groupe important pour beaucoup de gens à travers le monde, pas seulement parce qu’ils sont d’éminents musiciens talentueux, mais aussi parce qu’ils sont perçus comme un groupe politiquement progressiste. Aucun d’entre nous ne veut les voir faire l’erreur d’avoir l’air de soutenir ou de cacher l’oppression israélienne. S’ils vont à Tel Aviv, ils ne l’oublieront probablement jamais.

Souvenez-vous de ce que le héros sud-africain contre l’apartheid, Desmond Tutu, nous a souvent dit : il n’est pas de neutralité dans les situations de grave injustice. Radiohead doit décider s’ils sont du coté de l’oppressé ou de celui de l’oppresseur. Le choix est simple.

 

Traduction: L.Gr pour BDS France

Source: Independent




L’Église mennonite des États-Unis vote massivement pour un filtre des investissements liés à l’occupation israélienne

 

Le Réseau mennonite Palestine-Israël (Menno-PIN) salue l’adoption réussie de la résolution “À la recherche de la paix en Israël et en Palestine”, par l’Église mennonite des États-Unis, lors de sa convention biennale à Orlando (Floride) aujourd’hui. La résolution a été massivement approuvée, avec le soutien d’approximativement 98% des 548 votants.
La résolution déclare que l’Église s’oppose au joug militaire israélien d’un demi-siècle sur les Palestiniens dans les territoires occupés et s’engage à « retirer ses investissements des compagnies qui profitent de l’occupation ». La résolution recommande aussi aux membres de l’Église d’éviter l’achat de biens associés à l’occupation ou produits dans des colonies israéliennes bâties sur les terres palestiniennes occupées, en violation du droit international et de la politique officielle des États-Unis depuis longtemps, et de promouvoir l’arrêt de l’aide militaire américaine et de la vente des armes au Moyen-Orient.
L’ Église mennonite des États-Unis rejoint l’Église presbytérienne (USA), l’Église méthodiste unifiée, l’Église unifiée du Christ, les Quakers, les Universalistes unitariens, l’Église luthérienne évangélique d’Amérique, et d’autres, qui ont pris des mesures économiques pour défendre les droits humains palestiniens.
“Cette résolution est une réponse, attendue depuis longtemps, à l’Appel palestinien chrétien à l’Église”, a déclaré Joy Lapp, professeur de religion à Iowa Wesleyan University et l’un des fondateurs de Menno-PIN. “Aujourd’hui nous exprimons notre solidarité avec leurs efforts courageux, non-violents, pour la justice et l’égalité ».
La résolution cible les manières dont les Mennonites ont causé des préjudices tant aux Palestiniens qu’aux Juifs et indique des étapes concrètes pour réparer ces torts. Elle aborde la réalité persistante de l’anti-sémitisme dans le monde et analyse dans quelle mesure les Mennonites américains sont complices des souffrances juives historiquement, actuellement et théologiquement. Les membres de l’Église sont invités à construire des relations avec les communautés de Palestiniens américains, de Musulmans et de Juifs aux États-Unis.
Menno-PIN est impatient de travailler avec le personnel de l’Église et ses membres pour implémenter fermement cette résolution dans les années à venir.

Le Réseau mennonite Palestine-Israël est un réseau de base de Mennonites travaillant pour la paix et la justice en Palestine-Israël.

 

Media Contact: Rev. Tom Harder;
316-617-9755; tlharder1@gmail.com

 

Traduit de l’anglais, version originale : https://www.fosna.org/mennonite-win-release?platform=hootsuite




Les transports de Sacramento lâchent G4S

Les militants de Sacramento se félicitent de la décision de la direction des transports de la capitale de la Californie de ne pas renouveler son contrat de sécurité avec G4S, après une campagne mettant en lumière le rôle de l’entreprise dans des violations des droits en Palestine et aux USA.

G4S, la plus grande société de sécurité au monde, participe au fonctionnement de prisons israéliennes où des Palestiniens sont torturés et gère des prisons pour mineurs, des équipements de détention et de déportation aux USA et au Royaume Uni.

La société est également impliquée dans des violations des droits humains et du travail en  Afrique dans les équipements offshore où l’Australie détient des réfugiés et des demandeurs d’asile.

Pendant plus de 20 mois, des militants de SacRideHuman – une coalition d’une douzaine d’associations pour les droits humains et du travail, de groupes religieux et de défense de la Palestine – ont fait campagne auprès de la direction des transports régionaux de Sacramento pour rediriger des fonds auparavant dépensés dans des contrats de 3 ans chez G4S en emplois internes et syndiqués.

Sacramento Regional Transit a annoncé qu’il forme d’ores et déjà 30 nouveaux fonctionnaires pour remplacer les emplois privés à la fin de ce mois-ci, date de fin du contrat de G4S. La société de transport a déclaré que transférer les emplois en interne permettrait d’économiser 200 000 dollars par an.

Les militants poussèrent également la ville à ne pas privilégier les multinationales aux entreprises locales.

“C’est un exemple puissant de la force et de la profondeur de l’impact que peut avoir une campagne menée par des coalitions de convergences de luttes,” explique Friends of Sabeel Amérique du Nord, un groupe chrétien œcuménique solidaire de la Palestine qui faisait partie de la coalition.

Maggie Coulter, une militante de SacRideHuman, a expliqué à The Electronic Intifada que les campagnes couronnées de succès prennent du temps à construire et demandent des connections avec ceux qui partagent un intérêt dans les droits humains, civique et du travail.

“Si nous n’avions pas fait équipe avec d’autres militants, des églises, et des personnes d’autres organisations, je suis sûre que G4S aurait vu son contrat [renouvelé],” nous dit Coulter.

“Le résultat c’est que nos efforts ont fait la différence.”

Contrats non renouvelés

G4S a perdu des millions de dollars de contrats à travers le monde par les effets directs de la campagne soutenue de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

L’année dernière, G4S a annoncé qu’il abandonnait une liste de marchés controversés, dont sa filiale israélienne et ses services de détention de mineurs aux USA.

The Financial Times décrit ce changement comme une tentative de G4S de prendre des distances avec “des activités endommageant sa réputation.”

Les militants ont promis de maintenir la pression sur l’entreprise aussi longtemps qu’elle restera complice des violations des droits humains des Palestiniens.

G4S a toujours des parts chez Policity, un centre d’entrainement de la police israélienne. L’entreprise fournit également ses services à Shikun & Binui, un groupe immobilier opérant dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.

En Février, un important institut de recherche en Equateur n’a pas renouvelé son contrat avec G4S, s’associant à une grande chaine de restaurant en Colombie et plusieurs agences de l’ONU au Liban et en Jordanie ont laissé tombé l’entreprise.

“G4S viole les droits humains et du travail à travers le monde,” a déclaré à The Electronic Intifada Rochelle Watson, une organisatrice nationale de Friends of Sabeel Amérique du Nord.

“Cette victoire à Sacramento illustre comment un mouvement de convergences de luttes est ce dont nous avons besoin pour libérer nos communautés de sociétés aux pratiques de travail atroces, qui tirent profit de systèmes défaillants d’incarcération de masse et d’occupation,” explique Watson.

Les militants de Sacramento continuent de faire pression sur les élus de la ville pour “passer à l’étape suivante et arrêter de signer des contrats avec des entreprises qui tirent profit des violations des droits humains,” déclare Estevan Hernandez, militant pour les droits du travail.

Traduction: LG pour BDS France

Source: The Electronic Intifada

 




PETITION : Contre la coopération de l’UE avec Elbit dans le cadre du projet « FlySec »

Etant donné les complicités de la société d’armement israélienne Elbit Systems dans la violation des droits humains, ainsi que dans le non‐respect du droit international, nous demandons :

  • à la Commission européenne d’exclure Elbit Systems et toutes les autres entreprises militaires israéliennes de tous les programmes européens.
  • à l’Université du Luxembourg, à la société de l´aéroport du Luxembourg ainsi qu’à l’ensemble des autres partenaires d’annuler leur participation au projet européen Flysec qui bénéficie du savoir‐faire acquis par Elbit Systems au détriment des Palestiniens

Logo pétition Signer la pétition

 

https://www.youtube.com/watch?v=YBR08KvzFms

 

Elbit a profité jusqu’à présent d’une contribution de l’UE à hauteur de 403 750 € pour sa participation dans le projet FLYSEC, lequel projet, sur le plan technique, intègre les nouvelles technologies en matière de vidéo-surveillance, de traitement intelligent à distance de l’image et de biométrie, combinées avec de magistrales analyses des données, avec l’open-source intelligence (renseignement à l’origine de source ouverte) et le crowdsourcing (externalisation ouverte) (5). Une telle technologie à double usage est grandement utilisée dans les applications militaires, tels que les systèmes de sécurité et de surveillance.


Plus d’informations sur le projet de financement par l’UE des sociétés et institutions militaires israéliennes via Horizon 2020




Des musiciens israéliens à Thom Yorke : Annuler le concert de Radiohead abîmera la façade « comme si de rien n’était » d’Israël

La rédaction de Mondoweiss, le 29 juin 2017

Cher Thom Yorke,

Nous sommes des musiciens israéliens qui vous écrivons au sujet de votre concert programmé en Israël pour le 19 juillet. Ce que nous avons compris, c’est que l’appel public vous exhortant à respecter la ligne de piquetage palestinienne et à annuler ce concert n’a été publié qu’après qu’un appel privé soit resté sans réponse. De la même façon, nous ne diffuserons une lettre publique que si nous n’arrivons pas à engager le contact avec vous en privé.

Nous aimerions répondre directement à un commentaire que vous avez fait dans Rolling Stone. Faisant allusion à Roger Waters, Desmond Tutu et aux nombreux autres artistes et personnalités publiques qui vous ont exhorté à respecter l’appel au boycott culturel, vous avez dit que vous « ne compreniez simplement pas pourquoi donner un concert de rock ou une conférence à l’université [leur pose problème] ».

Nous avons un grand respect pour Roger Waters et Desmond Tutu, mais leurs problèmes ne sont pas le sujet, comme ils seraient certainement les premiers à le reconnaître. Waters, Tutu et les autres se sont adressés à vous pour répondre à une demande de solidarité faite par les Palestiniens. L’appel au boycott culturel pour mettre fin aux graves violations des droits de l’Homme par Israël bénéficie d’un très large soutien des Palestiniens. Pour eux, il est clair que divertir leurs oppresseurs à ce moment là témoigne d’une indifférence à leurs souffrances et contribue à les perpétuer.

Tout artiste international qui se produit en Israël devient un outil de propagande pour le gouvernement israélien. Les représentations internationales en Israël servent le gouvernement dans son programme de blanchiment de ses crimes de guerre contre les Palestiniens en créant une atmosphère ‘comme si de rien n’était’ dans laquelle le statu quo, réalité de la colonisation et de l’occupation militaire pour les Palestiniens, est normalisé. Maintenir cette atmosphère dépend fortement de la création d’une façade présentant Israël comme un Etat dynamique, avancé, progressiste, doté d’une scène culturelle riche et diversifiée.

En 2003, le ministère israélien des Affaires étrangères a décidé de s’investir dans une stratégie de relations publiques pour « donner une nouvelle image d’Israël », détournant l’attention loin des crimes de guerre d’Israël en mettant en avant les réussites culturelles et scientifiques d’Israël. Il va sans dire que le gouvernement, qui vient juste de célébrer ses 50 ans de gestion militaire brutale de la Cisjordanie et de la Bande de Gaza palestiniennes occupées, ne devrait pas être soutenu, même non intentionnellement. On ne devrait pas donner au gouvernement, qui a légiféré pour interdire même la commémoration du déplacement de la majorité de la population indigène palestinienne en 1948, la possibilité de déclarer que des artistes et des musiciens défendent sa politique.

On ne peut empêcher l’effet d’une représentation en Israël, même avec les meilleurs intentions. Quelque déclaration que vous souhaitiez pouvoir faire sur scène serait éclipsée par le fait que vous aurez outrepassé la ligne établie par la très grande majorité des organisations de la société civile palestinienne. Par contre, si vous décidiez de ne pas jouer, cela enverrait un message fort au gouvernement israélien comme quoi leur politique raciste et les graves violations des « droits fondamentaux des Palestiniens ne seront pas normalisées ». Cela enverrait aussi un message au peuple palestinien disant que vous les soutenez de façon très concrète dans leur lutte.

Israël est de plus en plus connu pour être l’endroit avec lequel les artistes avant-gardistes qui se soucient d’égalité et de liberté veulent peu avoir à faire. Nous sommes convaincus que cette réalité contribuera à pousser le gouvernement israélien à changer sa politique injuste et aidera à convaincre les entreprises de se désinvestir d’Israël, exactement comme elles l’ont fait dans l’Afrique du Sud de l’apartheid. Annuler votre concert abîmera la façade « comme si de rien n’était » que les représentations internationales en Israël perpétuent.

Nous vous prions de revenir sur cette violation de l’appel des Palestiniens au boycott. Nous restons prêts à parler avec vous de toute question ou inquiétude que vous pouvez avoir et restons à votre disposition pour échanger avec vous.

Sincèrement,

Ohal Grietzer
Michal Sapir (Afor Gashum)
Alma Ben Yossef (Lif’Oof)
Aviad Albert (finkelbert)
Yoav Barak
Ben Romen
Yonathan Eldan (You’re Next Records)
Yonathan Shapira

 

Traduction : J. Ch. pour BDS France