Lettre ouverte de BDS France au Conseil municipal de Belfort

Paris, le 4 juillet 2019

Monsieur le Maire, Mesdames et Messieurs les conseillères et conseillers municipaux de Belfort,

Votre ville entretient des relations de jumelage et de partenariat avec plusieurs villes du monde.
Parmi ces villes figure semble-t-il la ville israélienne d’Afula, ainsi que le révèlent ces articles :

– L’Est Républicain : Belfort et la ville israélienne d’Afula partenaires

– Université de Franche-Comté : Belfort se lie avec Israël

– L’Est Républicain : Belfort renforce ses liens avec Israël et la Palestine

Ce partenariat est encouragé par une association de loi 1901, France-Israël Belfort, dont l’objet déclaré dans les statuts est :

Promouvoir une image positive d’Israël, défendre sa légitimité et lutter contre la désinformation qui peut s’exercer à son encontre ; soutenir le Jumelage Belfort-Afula ; soutenir toutes les initiatives de paix visant à mettre fin aux conflits concernant Israël ; promouvoir les actions d’échanges entre la France et Israël.

Or, certain-e-s élu-e-s parmi vous le savent probablement déjà, l’image positive d’Israël que présente la municipalité d’Afula, c’est sa volonté d’interdire la ville aux populations non juives.
Au cours du mois dernier, son maire et son maire adjoint ont rejoint des dizaines de manifestants, dont des membres du conseil municipal, pour manifester contre la vente d’une maison à une famille arabe. Un membre du conseil, Itai Cohen, a déclaré que la municipalité continuerait à « veiller à ce qu’Afula préserve son caractère juif ».
Les manifestants ont agité des drapeaux et des banderoles de l’organisation raciste Lehava, qui s’oppose aux mariages mixtes ainsi qu’aux droits des LGBT et tente d’étouffer l’activité publique des non-juifs en Israël.
Plus récemment, l’accès au parc public de la ville a été interdit à des Palestiniens venant de la ville de Nazareth.
Le maire d’Afula, Avi Elkabetz, s’était présenté aux élections sur une plate-forme de «préservation du caractère juif d’Afula» et, après les élections, les conseillers municipaux ont ajouté cet engagement à leur serment d’allégeance (ce fait a été rapporté par le quotidien Haaretz).

Imaginez-vous que votre conseil municipal interdise à toute personne qui ne serait pas d’origine chrétienne ou « française de souche » de vivre à Belfort ?
Nous espérons que non, et c’est pourquoi nous vous demandons dans cette « lettre ouverte » de rompre tout partenariat avec Afula.
Nous ajoutons que le cas d’Afula n’est pas un cas isolé et que l’État d’Israël a officialisé par une loi « Israël État-nation du peuple juif » sa politique coloniale et d’apartheid visant à exclure le peuple autochtone palestinien.

Conformément aux termes des statuts de l’association France-Israël Belfort, tous ces faits doivent être connus par quiconque se soucie de lutter contre la désinformation qui peut s’exercer à l’encontre d’Israël et soutenir toutes les initiatives de paix visant à mettre fin aux conflits concernant Israël

Nous vous adressons cette lettre au nom de la Campagne BDS France. La campagne internationale BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’État d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international) est inspirée par la campagne qui avait contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud.

Nous nous tenons à votre disposition pour toute précision.
Dans l’attente d’une réponse, nous vous transmettons nos sincères salutations.

La Campagne BDS France




La British Society for Middle Eastern Studies appuie l’appel palestinien au boycott des Institutions universitaires israéliennes complices

24 juin 2019

/ Par Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël (PACBI) / UK

Par un vote historique, la British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES – Société britannique d’études moyen-orientales) rejoint le nombre croissant d’associations universitaires qui refusent d’être complices des graves violations du droit international commises par Israël.

Nous saluons chaleureusement la BRISMES pour son vote massif en faveur du soutien à l’appel palestinien au boycott des institutions universitaires israéliennes complices.

BRISMES rejoint un nombre croissant de sociétés universitaires qui s’engagent en faveur des droits des Palestiniens en refusant d’être complices des graves violations du droit international commises par Israël. Les institutions universitaires israéliennes jouent un rôle bien documenté qui consiste non seulement à justifier mais aussi à organiser, à mettre en œuvre et à perpétuer le système israélien d’oppression qui dénie aux Palestiniens leurs droits humains fondamentaux, dont le droit à l’éducation.

Ce vote historique nous donne de l’espoir. C’est un acte magnifique d’authentique solidarité avec les étudiants et les enseignants palestiniens qui affrontent le racisme institutionnalisé d’Israël, ses raids armés sur les campus, ses checkpoints militaires et ses efforts systémiques pour porter atteinte au droit fondamental des Palestiniens à l’éducation.

Nous exhortons les sociétés universitaires internationales du monde entier à prendre des mesures similaires contre le racisme et l’oppression, dotées d’effectivité dans le milieu universitaire.

Le texte de la résolution est le suivant :

Résolution approuvant l’appel au boycott des institutions universitaires israéliennes

Attendu que la British Society for Middle Eastern Studies (BRISMES) s’emploie à encourager et promouvoir l’étude du Moyen-Orient au Royaume-Uni et, plus précisément, à rassembler des enseignants, des chercheurs, des étudiants, des diplomates, des journalistes et autres qui abordent sur le plan professionnel les questions liées au Moyen-Orient ;

Attendu que, en Cisjordanie occupée, la poursuite de la construction du Mur, l’édification continue de colonies illégales et le réseau de checkpoints militaires créent une réalité irréversible d’occupation militaire permanente, tandis que le siège de Gaza par Israël a condamné ses habitants, qui vivent dans une vaste prison à ciel ouvert, à la pauvreté et à la menace constante de l’usage de la force militaire ;

Attendu qu’Israël a entravé le droit des Palestiniens à l’éducation en détruisant des universités et des écoles palestiniennes, en arrêtant des étudiants, en assaillant des universités palestiniennes et en les forçant à fermer, et en restreignant la liberté de mouvement des Palestiniens ;

Attendu qu’Israël a empêché l’accès d’universitaires du monde entier aux universités palestiniennes, en mettant notamment en place des interdictions de longue durée relatives aux voyages dans les territoires palestiniens occupés ;

Attendu que les universités israéliennes jouent un rôle clé dans l’organisation, la mise en œuvre et la justification de l’occupation militaire illégale par Israël et poursuivent une relation étroite d’assistance à l’armée israélienne, notamment en participant au développement de systèmes d’armement, en fournissant une justification des actions militaires et des meurtres extrajudiciaires, en récompensant les étudiants qui servent dans les troupes d’occupation, en élaborant et en dispensant des programmes spéciaux destinés aux soldats et aux gradés, en construisant en territoire occupé, et en pratiquant une discrimination systématique envers les étudiants non-juifs ;

Attendu que la société civile palestinienne, et notamment la Fédération palestinienne des Syndicats de professeurs et d’employés des universités, a demandé aux hommes et femmes de conscience du monde entier de les rejoindre pour mener des campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) afin d’exercer une forme de pression non violente sur Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international ;

Il est donc résolu que :

La BRISMES manifestera sa solidarité avec nos collègues palestiniens, qui vivent sous l’occupation et le siège militaires, en approuvant l’appel au boycott des institutions universitaires israéliennes jusqu’à ce que ces institutions cessent officiellement de soutenir les violations des droits des Palestiniens et de s’en montrer complices, conformément aux dispositions du droit international ;

La BRISMES apportera son assistance aux évènements à caractère éducatif, discussions et débats menés parmi ses membres sur le boycott des institutions universitaires israéliennes, notamment au moyen de ses publications, conférences et évènements appropriés ;

La BRISMES assurera la formation de ses membres au sujet des modalités du boycott des institutions universitaires israéliennes dans le cadre de leur pratique professionnelle, et les encouragera à l’appliquer. Ce boycott concerne uniquement les institutions universitaires israéliennes et non les universitaires en tant qu’individus ;

La BRISMES soutiendra le droit des universitaires à mener des recherches et à publier des travaux sur le boycott des institutions universitaires israéliennes, et à s’exprimer en public en faveur de ce boycott.

 

Maha Abdelrahman, Reader in Development Studies and Middle East Politics, University of Cambridge

Reem Abou-El-Fadl, Lecturer in Comparative Politics of the Middle East, SOAS, University of London

Marta Agosti Pinilla, PhD, SOAS, University of London

Sabrien Amrov, Doctoral Researcher, Department of Geography, University of Toronto

Raymond Bush, Professor of African Studies, School of Politics and International Studies, University of Leeds

John Chalcraft, Professor of Middle East History and Politics, BRISMES Trustee, London School of Economics and Political Science (LSE)

Fabio Cristiano, Doctoral Researcher, Department of Political Science, Lund University

Marwan Darweish, Principal lecturer in Peace Studies, Coventry University

James Dickins, Professor of Arabic, BRISMES Trustee, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Sai Englert, Visiting Lecturer in Politics & International Relations, New College of the Humanities, London

Khaled Fahmy, Sultan Qaboos Bin Sa’id Professor of Modern Arabic Studies, University of Cambridge

Neve Gordon, Marie Curie Fellow and Professor of International Law, Queen Mary, University of London

Adam Hanieh, Reader in Development Studies, SOAS, University of London

Aula Hariri, Research Officer, Middle East Centre, BRISMES Trustee, London School of Economics and Political Science (LSE)

Tim Jacoby, Professor, Global Development Institute, BRISMES Trustee, University of Manchester

Laleh Khalili, Professor in Middle Eastern Politics, SOAS, University of London

Dina Matar, Reader in Arab Media and Political Communication, SOAS, University of London

Vivienne Matthies-Boon, Assistant Professor in the International Relations of the Middle East, BRISMES Trustee, Department of Political Science, University of Amsterdam

Martha Mundy, Professor Emerita of Anthropology, London School of Economics and Political Science (LSE)

Jacob Norris, Senior Lecturer in Middle East History, University of Sussex

Hussein Omar, Lecturer in Modern Global History, University College Dublin

Nicola Perugini, Senior Lecturer in International Relations, University of Edinburgh

Sharri Plonski, Lecturer in International Politics, Queen Mary, University of London

Nicola Pratt, Reader in International Politics of the Middle East, BRISMES Trustee, University of Warwick

Mezna Qato, Junior Research Fellow, King’s College, University of Cambridge

Ruba Salih, Reader in Gender Studies, SOAS, University of London

David Seddon, Professor, Department of Geography, University College London

Patricia Sellick, Associate Professor, Centre for Trust, Peace and Social Relations, Coventry University

Andrea Teti, Senior Lecturer in International Relations, BRISMES Trustee, University of Aberdeen

Teodora Todorova, Teaching Fellow in Sociology, University of Warwick

Lewis Turner, Postdoctoral Researcher, Arnold Bergstraesser Institute, University of Freiburg

Elian Weizman, Lecturer in Middle East Politics, SOAS, University of London

Mark Zeitoun, Professor of Water Security and Policy, School of International Development, University of East Anglia

Rafeef Ziadah, Lecturer in Comparative Politics of the Middle East, SOAS, University of London

 

Signatures de membres de la BRISMES ajoutées depuis le 4 juin 2019

Lucia Ardovini, Research Fellow, Swedish Institute of International Affairs

Erika Biagini, Postdoctoral Researcher, Dublin City University

Marilyn Booth, Khalid bin Abdullah Al Saud Professor for the Study of the Contemporary Arab World, Oriental Institute and Magdalen College, University of Oxford

Catherine Cobham, Lecturer, Head of Department of Arabic and Persian, University of St Andrews

José Ciro Martínez, Research Fellow, Trinity College, University of Cambridge

John Moreton, Part-Time Tutor, Arabic and Turkish, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Dalia Mostafa, Lecturer in Arabic and Comparative Literature, University of Manchester

Bill V. Mullen, Professor of American Studies, Purdue University

Aya Nassar, Teaching Fellow, Department of Geography, University of Sussex

Katie Natanel, Lecturer in Gender Studies, University of Exeter

Paola Rivetti, Assistant Professor in the Politics of the Middle East and International Relations, Dublin City University

Alaa Tartir, Research Associate, The Graduate Institute of International and Development Studies, Switzerland

Janet Watson, Professor, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

 

Appui apporté par des membres potentiels de la BRISMES depuis le 4 juin 2019

Gilbert Achcar, Professor of Development Studies and International Relations, SOAS, University of London

Jamie Allinson, Lecturer, University of Edinburgh

Omar Al-Shehabi, Director of the Gulf Centre for Development Policies, Associate Professor in Political Economy at the Gulf University for Science and Technology, Kuwait

Mona Baker, Professor Emerita of Translation Studies, School of Arts, Languages and Cultures, University of Manchester

Luke Bhatia, Lecturer in International Politics, University of Manchester

Haim Bresheeth, Professor, SOAS, University of London

Stephanie Cronin, Elahé Omidyar Mir-Djalali Research Fellow at St Antony’s College, University of Oxford

Fawaz Gerges, Professor of International Relations, London School of Economics and Political Science (LSE)

Vahideh Golzard, Lecturer in Persian Language and Audio-Visual Culture, University of Leeds

Rebecca Ruth Gould, Professor, Islamic World & Comparative Literature, University of Birmingham

Mona Harb, Professor of Urban Studies and Politics, American University of Beirut

Tajul Islam, Lecturer in Islamic Studies, University of Leeds

Ruba Khamam, Lecturer in Arabic, University of Leeds

Nur Masalha, Professor, Centre of Palestine Studies, SOAS, University of London

Mazen Masri, Senior Lecturer in Law, City, University of London

Professor Ilan Pappé, Professor of History, Director of the European Centre for Palestine Studies

Hicham Safieddine, Lecturer in the History of the Modern Middle East, King’s College, London

Myriam Salama-Carr, Honorary Research Fellow, School of Arts, Languages and Cultures, University of Manchester

Salman Sayyid, Professor of Social Theory and Decolonial Thought, Head of School of Sociology and Social Policy, University of Leeds

John Sidel, Sir Patrick Gillam Chair in International and Comparative Politics, Department of Government, London School of Economics and Political Science (LSE)

G. Rex Smith, Visiting Professor, School of Languages, Cultures and Societies, University of Leeds

Rasha Soliman, Lecturer in Arabic Language, University of Leeds

Lucia Sorbrera, Senior Lecturer, Chair of Arabic Studies Department, University of Sydney

Source : PACBI

Traduction : SM pour BDS France




Plus de cent activités commerciales, culturelles et sportives d’Italie se déclarent libres de l’apartheid israélien

BDS Italie – 5 juillet 2019

Des syndicats, des mouvements, des artisans, des entreprises, des centres culturels, récréatifs et sportifs se joignent à la campagne pour les droits des Palestiniens en prenant également une position claire contre le racisme et le rejet nationaliste croissants qui fomentent la haine et l’intolérance en Europe et partout dans le monde.

Plus d’une centaine d’associations, de syndicats, de mouvements, d’artisans, d’entreprises et de centres culturels, récréatifs et sportifs en Italie se sont déclarés libres de l’apartheid israélien (Spazi Liberi dall’Apartheid Israeliana – SPLAI). Tout en veillant à ce que l’éthique soit intégrée dans leurs activités, ils prennent position pour la défense des droits de l’homme et contre toutes les formes de discrimination, en solidarité avec l’exigence du peuple palestinien pour la liberté, la justice et l’égalité (liste des participants : https://www.bdsitalia.org/index.php/aderenti-splai/2480-mappa-splai)

Ce jour, 5 juin 2019, marque le 52e anniversaire de la Naksa, quand Israël a occupé la Cisjordanie, avec Jérusalem-Est, et la bande de Gaza, lors de la guerre dite des Six-Jours, plaçant la totalité de la Palestine historique sous son contrôle tout en intensifiant sa politique de nettoyage ethnique, de dépossession et de colonialisme, une politique engagée en Palestine bien avant 1948.

Des campagnes identique de Zone libre d’apartheid existent dans plusieurs pays, dont la Belgique, la Norvège et l’État espagnol, avec plus de trois cents participants, incluant des dizaines d’administrations locales. La campagne Zone libre d’apartheid promeut une solidarité réelle avec le peuple palestinien par la création d’un réseau d’espaces se déclarant libres de toute forme de discrimination et s’engageant à n’avoir aucune relation avec les institutions et entreprises qui se rendent complices des violations systématiques du droit international par Israël.

Le lancement de la campagne en Italie exprime également une position claire à l’encontre de la vague montante du racisme et du rejet nationaliste qui fomentent la haine et l’intolérance (dont de véritables formes d’antisémitisme), pas seulement en Italie mais dans toute l’Europe et le monde.

La brasserie de bière artisanale Birstrò à Rome a fait observer ceci :

« La bière, c’est 90% d’eau. Nous connaissons les problèmes auxquels sont confrontées les brasseries palestiniennes en raison du vol et des restrictions imposés sur l’eau par Israël. Faire partie du réseau SPLAI était pour nous un choix naturel. Notre brasserie de bière artisanale diffuse une culture qui est respectueuse de la Terre et des humains. La bière ne va pas bien avec un apartheid ».

La boutique de commerce équitable ExAequo à Bologne a déclaré :

« Notre coopérative sociale, qui traite du commerce équitable et de la consommation éthique par le biais de sa gestion de sa Bottega del Mondo tout comme nous soutenons les droits des petits producteurs du Sud et d’ailleurs, approuve volontiers la campagne SPLAI parce que nous avons toujours soutenu les droits du peuple palestinien qui lui sont refusé en raison de la politique stupide et oppressive d’Israël ».

Le B&B Domu’e Luna en Sardaigne a expliqué :

« La philosophie de notre B&B est axée sur l’hospitalité, l’ouverture, et elle combat toutes les formes de discrimination. Pour nous, rejoindre SPLAI, ça veut dire contribuer à la diffusion d’une culture antiraciste et nous tenir aux côtés des opprimés ».

Le Caffè Basaglia, un club culturel ARCI à Turin créé pour une intégration sociale et professionnelle des malades psychiatriques et engagé dans l’inclusion, l’échange et la solidarité, a déclaré :

« Nous approuvons la campagne parce que les intérêts politiques et économiques ne doivent jamais être des moyens pour étouffer les aspirations à la liberté d’un peuple, de tout peuple ».

La campagne Zone libre d’apartheid s’intègre dans le mouvement international de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’apartheid israélien. Créé en 2005 par plus de 170 organisations de la société civile palestinienne, le mouvement BDS pratique une résistance non violente pour mettre fin aux politiques d’occupation, de colonisation et d’apartheid conduites par Israël.

Le mouvement BDS est soutenu par des syndicats, des mouvements, des Églises et des ONGs du monde entier, de même que par des artistes et intellectuels, notamment Ken Loach, Roger Waters et l’archevêque sud-africain et prix Nobel de la paix, Desmond Tutu. S’inspirant de la lutte historique pour l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud, le mouvement BDS se base sur le respect du droit international et la protection des droits universels des êtres humains, et il soutient l’égalité de droits pour tous. Le mouvement BDS s’oppose fermement à toute forme de racisme, fascisme, sexisme, antisémitisme, islamophobie, discrimination éthique et religieuse.

BDS ITALIE

Source : BDS Movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Action BDS au salon VIVATECH 2018 : NON à l’innovation au service de l’apartheid !

Samedi 26 mai 2018, une vingtaine de militant-es de la campagne BDS France « Boycott – Désinvestissement – Sanctions »  ont investi l’espace dédié à Israël dans le salon international consacré à l’innovation technologique et aux start-up, Viva Technology 2018.

[English below]

Les militant-es sont intervenu-e-s avec slogans, pancartes et prises de paroles à l’intérieur de ce salon  pour dénoncer la présence et la propagande d’un pavillon sponsorisé par le gouvernement israélien, labellisé « Saison France-Israël » et pour demander l’annulation de cette saison.

Par la présence de ce pavillon à ce salon, l’État d’Israël est mis à l’honneur et se vend comme étant la « Start up Nation », un pays attractif, à la pointe de l’innovation technologique, capable d’assurer notre sécurité, et d’améliorer nos vies.

Mais en réalité, la véritable identité de marque d’Israël est la colonisation, l’occupation et l’apartheid :

  • Israël dépossède le peuple palestinien de sa terre depuis 70 ans
  • Il impose au peuple palestinien une politique d’apartheid, comme le rappelle l’O.N.U (Rapport Tilley-Falk du 15 mars 2017)
  • Il bafoue systématiquement les résolutions de l’O.N.U contre l’occupation, le blocus de Gaza, le Mur, la colonisation, le droit au retour des réfugiés
  • Détient des milliers de prisonniers, hommes, femmes et enfants palestiniens en « détention administrative » : sans charges ni jugements
  • Il tue des civils palestiniens en toute impunité.

Le dernier exemple en date, est le carnage de ces dernières semaines contre les Palestiniens de Gaza qui manifestent pacifiquement contre le blocus qui leur est imposé depuis 11 ans et pour leur droit au retour. 116 personnes ont été abattues de façon délibérée par les snipers de l’armée israélienne et plus de 13 000 ont été blessées dont certaines très grièvement.

Voilà ce qu’est le vrai visage de l’État d’Israël : un État d’apartheid, raciste et colonial qui pratique le nettoyage ethnique, réprime, emprisonne et assassine des civils résistant pour leurs droits fondamentaux en tant que peuple.

Par l’organisation de la saison croisée France-Israël, et à travers les nombreux événements dans le domaine de la culture, des technologies, de l’innovation, des sciences, de l’économie, qui vont être organisés ces prochains mois en France et en Israël, la France a fait le choix de soutenir le régime israélien d’apartheid, de contribuer à «blanchir» l’image d’Israël et de se faire complice de ses crimes.

Nous demandons donc l’annulation de la saison France-Israël. Il n’est plus possible qu’Israël soit ainsi mis à l’honneur, il est temps que cet État soit isolé, sanctionné et que ses dirigeants rendent enfin des comptes.

SAISON FRANCE-ISRAËL : ANNULATION !
NON A L’INNOVATION AU SERVICE DE L’APARTHEID !
BOYCOTT ISRAËL APARTHEID!
GAZA, GAZA : ON OUBLIE PAS !

La campagne BDS France à Paris


Album de l’action : https://photos.app.goo.gl/xmIOnKXPefsuwooz1

 

BDS ACTION AT THE VIVATECH 2018 FAIR:  NO TO
“INNOVATION” IN THE SERVICE OF APARTHEID!
26 May 2018
On Saturday 26 May 2018, some twenty activists of the BDS France Campaign – “Boycott-Divestment-Sanctions” – entered the pavilion provided to Israel at Viva Technology 2018, the international fair devoted to technological innovation and start-ups. The activists took over the space with slogan chants, placards and statements in order to denounce the presence and propaganda of this pavilion, sponsored by the Israeli government and labelled “France-Israel Season”, and to demand the cancellation of this season.
The presence of this pavilion at the fair showcases Israel, selling itself as a “Start-up Nation”, an attractive country at the cutting edge of technological innovation capable of ensuring our security and improving our lives.
But in reality Israel’s true brand identity is one of colonisation, occupation and apartheid:.
  • Israel has dispossessed the Palestinian people of their land for 70 years.
  • It imposes an apartheid system on the Palestinian people, as demonstrated in the UN report of 15 March 2017 (Falk-Tilley report).
  • It systematically flouts all the UN Resolutions against the occupation, the blockade of Gaza, the Wall, the colonisation, the refugees’ right of return.
  • It incarcerates thousands of Palestinian prisoners – men, women and children – through its “administrative detention”, i.e. without charge or trial.
  • It slaughters Palestinian civilians with total impunity.
The latest example is the bloodbath of the past weeks during peaceful protests by the Palestinians of Gaza against the blockade imposed on them for 11 years and for their right of return. 116 Palestinians have been deliberately killed by Israeli army snipers and over 13,000 have been wounded, some of them severely maimed.
There we have the true face of the State of Israel: an apartheid, racist and colonial state which practises ethnic cleansing, which oppresses, imprisons and massacres civilians struggling for their basic rights as a people.
By organising the France-Israel Season with numerous events to be held in France and Israel in the coming months relating to culture, technology, innovation, science, and the economy, France has made the choice to support the Israeli apartheid region, to help “whitewash” Israel’s image, and to become an accomplice in its crimes.
We demand the cancellation of the France-Israel Season. It is impossible that Israel be honoured in this way, it is high time that this state be isolated and punished and that its leaders be held to account.
 
FRANCE-ISRAEL SEASON:  CANCEL IT!
NO TO INNOVATION IN THE SERVICE OF APARTHEID!
BOYCOTT APARTHEID ISRAEL!
GAZA, GAZA, WE DON'T FORGET!
 
BDS France Campaign, Paris
BDS ACTION AT THE VIVATECH 2018 FAIR:  NO TO
“INNOVATION” IN THE SERVICE OF APARTHEID!
26 May 2018
On Saturday 26 May 2018, some twenty activists of the BDS France Campaign – “Boycott-Divestment-Sanctions” – entered the pavilion provided to Israel at Viva Technology 2018, the international fair devoted to technological innovation and start-ups. The activists took over the space with slogan chants, placards and statements in order to denounce the presence and propaganda of this pavilion, sponsored by the Israeli government and labelled “France-Israel Season”, and to demand the cancellation of this season.
The presence of this pavilion at the fair showcases Israel, selling itself as a “Start-up Nation”, an attractive country at the cutting edge of technological innovation capable of ensuring our security and improving our lives.
But in reality Israel’s true brand identity is one of colonisation, occupation and apartheid:.
  • Israel has dispossessed the Palestinian people of their land for 70 years.
  • It imposes an apartheid system on the Palestinian people, as demonstrated in the UN report of 15 March 2017 (Falk-Tilley report).
  • It systematically flouts all the UN Resolutions against the occupation, the blockade of Gaza, the Wall, the colonisation, the refugees’ right of return.
  • It incarcerates thousands of Palestinian prisoners – men, women and children – through its “administrative detention”, i.e. without charge or trial.
  • It slaughters Palestinian civilians with total impunity.
The latest example is the bloodbath of the past weeks during peaceful protests by the Palestinians of Gaza against the blockade imposed on them for 11 years and for their right of return. 116 Palestinians have been deliberately killed by Israeli army snipers and over 13,000 have been wounded, some of them severely maimed.
There we have the true face of the State of Israel: an apartheid, racist and colonial state which practises ethnic cleansing, which oppresses, imprisons and massacres civilians struggling for their basic rights as a people.
By organising the France-Israel Season with numerous events to be held in France and Israel in the coming months relating to culture, technology, innovation, science, and the economy, France has made the choice to support the Israeli apartheid region, to help “whitewash” Israel’s image, and to become an accomplice in its crimes.
We demand the cancellation of the France-Israel Season. It is impossible that Israel be honoured in this way, it is high time that this state be isolated and punished and that its leaders be held to account.
 
FRANCE-ISRAEL SEASON:  CANCEL IT!
NO TO INNOVATION IN THE SERVICE OF APARTHEID!
BOYCOTT APARTHEID ISRAEL!
GAZA, GAZA, WE DON'T FORGET!
 
BDS France Campaign, Paris
BDS ACTION AT THE VIVATECH 2018 FAIR:  NO TO
“INNOVATION” IN THE SERVICE OF APARTHEID!
26 May 2018
On Saturday 26 May 2018, some twenty activists of the BDS France Campaign – “Boycott-Divestment-Sanctions” – entered the pavilion provided to Israel at Viva Technology 2018, the international fair devoted to technological innovation and start-ups. The activists took over the space with slogan chants, placards and statements in order to denounce the presence and propaganda of this pavilion, sponsored by the Israeli government and labelled “France-Israel Season”, and to demand the cancellation of this season.
The presence of this pavilion at the fair showcases Israel, selling itself as a “Start-up Nation”, an attractive country at the cutting edge of technological innovation capable of ensuring our security and improving our lives.
But in reality Israel’s true brand identity is one of colonisation, occupation and apartheid:.
  • Israel has dispossessed the Palestinian people of their land for 70 years.
  • It imposes an apartheid system on the Palestinian people, as demonstrated in the UN report of 15 March 2017 (Falk-Tilley report).
  • It systematically flouts all the UN Resolutions against the occupation, the blockade of Gaza, the Wall, the colonisation, the refugees’ right of return.
  • It incarcerates thousands of Palestinian prisoners – men, women and children – through its “administrative detention”, i.e. without charge or trial.
  • It slaughters Palestinian civilians with total impunity.
The latest example is the bloodbath of the past weeks during peaceful protests by the Palestinians of Gaza against the blockade imposed on them for 11 years and for their right of return. 116 Palestinians have been deliberately killed by Israeli army snipers and over 13,000 have been wounded, some of them severely maimed.
There we have the true face of the State of Israel: an apartheid, racist and colonial state which practises ethnic cleansing, which oppresses, imprisons and massacres civilians struggling for their basic rights as a people.
By organising the France-Israel Season with numerous events to be held in France and Israel in the coming months relating to culture, technology, innovation, science, and the economy, France has made the choice to support the Israeli apartheid region, to help “whitewash” Israel’s image, and to become an accomplice in its crimes.
We demand the cancellation of the France-Israel Season. It is impossible that Israel be honoured in this way, it is high time that this state be isolated and punished and that its leaders be held to account.
 
FRANCE-ISRAEL SEASON:  CANCEL IT!
NO TO INNOVATION IN THE SERVICE OF APARTHEID!
BOYCOTT APARTHEID ISRAEL!
GAZA, GAZA, WE DON'T FORGET!
 
BDS France Campaign, Paris


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Vidéo du Parisien :




200 personnes contre la venue d’Aliza Bin-Noun à Toulouse

Ce mercredi 23 Mai à 18h30, 200 personnes se sont rassemblées à Toulouse contre la venue de l’ambassadrice d’Israël Aliza Bin-Noun, invitée d’honneur d’un dîner de gala de la chambre de commerce France-Israël, dans les locaux de la CCI de Toulouse. Invités aussi à ce dîner de gala, M. Moudenc, maire de Toulouse, et Mme Pellefigue, Vice-présidente de la Région Occitanie en charge du Développement économique, de la recherche, de l’innovation et de l’enseignement supérieur.

Nous étions maintenus à bonne distance (env. 80m) du lieu des agapes politique-business. Face à face tendu avec la police à l’occasion du passage de quelques invité-e-s en costume cravate, surtout une occasion de montrer notre détermination.

> Tract d’appel (Les MJCF et le PCF ont signé ensuite)
> Le texte de l’intervention de BDSF Toulouse

Article de La Dépêche du Midi : https://www.ladepeche.fr/article/2018/05/23/2803386-pres-150-pro-palestiniens-manifestent-contre-venue-ambassadrice-israel.html




L’Afrique du Sud sur le point de déclasser « immédiatement et inconditionnellement » son Ambassade en Israël

Le 20 décembre 2017 | Source
COMMUNIQUE DE PRESSE : L’Afrique du Sud sur le point  de déclasser « immédiatement et inconditionnellement » son Ambassade en Israël – ANC, le 20 décembre 2017.
L’organisation BDS Afrique du Sud de défense des droits humains et de solidarité avec la Palestine se joint aux camarades sud africains dans l’accueil favorable de la décision du parti de gouvernement de l’Afrique du Sud, l’ANC,  de déclasser immédiatement et inconditionnellement l’ambassade d’Afrique du Sud en Israël, en bureau de liaison.
La résolution, également inscrite dans la déclaration de la conférence nationale de l’ANC, dit ceci :
« Afin de concrétiser notre soutien au peuple de Palestine opprimé, l’ANC a décidé à l’unanimité d’inciter le gouvernement de l’Afrique du Sud à déclasser immédiatement et inconditionnellement l’ambassade d’Afrique du Sud en Israël en bureau de liaison ».
C’est un grand pas dans la bonne direction et un avantage énorme pour le mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’action d’Israël. L’ANC, le plus ancien mouvement de libération d’Afrique, qui a bénéficié de boycotts et de sanctions contre l’Afrique du Sud de l’apartheid, a donné le signal et nous sommes impatients d’en voir d’autres prendre la suite.
 
 
PUBLIÉ PAR KWARA KEKANA AU NOM DE BDS AFRIQUE DU SUD
Traduction: SF pour BDS France
Source: BDS South Africa



Le gouvernement britannique battu au tribunal par les militants BDS pour les droits fondamentaux des Palestiniens

 

22 juin 2017 / Campagne de Solidarité avec la Palestine (CSP-UK)

UK, War on Want (Guerre à la Pauvreté), Campagne Contre le Commerce des Armes, Quakers, Administration Locale des Régimes de Retraites, pensions, Hugh Lanning, Ben Jamal

Le tribunal a déclaré qu’il était illégal que le gouvernement restreigne les conseils municipaux dans l’exercice de leur liberté de conscience et dans le désinvestissement de leurs pensions des sociétés israéliennes complices de la violation des droits fondamentaux des Palestiniens.

 

* Le gouvernement britannique a agi illégalement en essayant d’empêcher les conseils municipaux de poursuivre le boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’État d’Israël via leurs régimes de retraites.

* Les militants pour la Palestine ont accueilli triomphalement le jugement présenté au mouvement BDS, qui déclare : « Ce jour est une victoire pour la Palestine, pour la démocratie locale et pour l’état de droit. »

* Le juge du tribunal administratif Sir Ross Cranston a accordé le 22 juin la révision judiciaire établissant que le gouvernement avait agi dans un but malhonnête.

La Campagne de Solidarité avec la Palestine a remporté aujourd’hui une victoire essentielle pour le mouvement pacifique Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre le gouvernement britannique. Guerre à la Pauvreté, Campagne Contre le Commerce des Armes et les Quakers ont défendu la contestation juridique avec des déclarations de témoins. CSP était représentée dans les débats par Bindmans LLP, Nigel Giffin QC et Zac Sammour.

Le gouvernement conservateur minoritaire en difficulté a subi un nouveau coup puisque certaines parties des investissements de sa Directive par l’Administration Locale des Régimes de Retraites (ALRR) ont été abolies comme illégales.

La Directive a été annoncée en septembre 2016 par le Département des Communautés et Administrations Locales, spécifiquement pour restreindre les campagnes de désinvestissement contre les entreprises israéliennes et internationales impliquées dans les violations du droit international par Israël, ainsi que pour protéger l’industrie de la défense britannique. Ceci s’est passé malgré une consultation publique qui indiquait que 98 % des consultés pensaient que c’était ce qu’il ne fallait pas faire. Les bénéficiaires de retraites auraient été obligés d’investir dans des sociétés complices d’atteintes aux droits de l’Homme, en contradiction avec leur conscience et leurs croyances.

Le tribunal administratif a déclaré aujourd’hui que le gouvernement avait agi dans un but malhonnête en cherchant à utiliser la législation sur les retraites pour poursuivre sa propre politique étrangère et de défense. En conséquence, les parties concernées de la Directive étaient tenues pour illégales et cessaient de restreindre ALRR dans ses décisions sur les pensions.

En 2005, la société civile palestinienne a appelé à une campagne de boycott, de désinvestissement et de mesures de sanctions jusqu’à ce qu’Israël se conforme à ses obligations selon le droit international. Elle a pris modèle sur le boycott anti-apartheid sud-africain réussi dans les années 1980. Divers conseils locaux ont répondu à l’appel palestinien en votant des motions pour boycotter les produits issus des colonies illégales israéliennes. Les militants ont demandé aux conseils d’envisager de se désinvestir des sociétés complices des violations des droits de l’Homme en Cisjordanie occupée, telles que Hewlett Packard (HP).

Hugh Lanning, président de la CSP, a dit :

Ce jour est une victoire pour la Palestine, pour la démocratie locale et pour l’état de droit. Absolument tout le monde a le droit de protester pacifiquement contre les violations des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël. Ce jugement maintient le droit des conseils municipaux et de leurs fonds de pension d’investir éthiquement sans que le gouvernement du moment intervienne politiquement.

Ben Jamal, directeur de la CSP, a dit :

Notre récent sondage YouGov montre que 43 % du public pense que BDS est raisonnable. Nous ne pouvions pas être plus heureux que ce droit ait été maintenu par le tribunal le mois même où l’occupation illégale de la Palestine atteint ses cinquante ans. CSP poursuivra sa campagne pour la justice pour le peuple palestinien avec une vigueur renouvelée.

Jamie Potter, partenaire dans l’équipe de Droit Public et des Droits de l’Homme de Bindmans LLP, a dit :

Ce résultat est un rappel au gouvernement qu’il ne peut interférer malhonnêtement dans l’exercice de la liberté de conscience et protester dans le but de poursuivre son propre calendrier.

Note aux rédactions :

* Le Département des Communautés et Administrations Locales a émis en septembre 2016 une directive ALRR qui déclarait que ‘le désinvestissement et les sanctions contre les industries de défense britanniques et des nations étrangères sont inappropriées, sauf lorsque des sanctions juridiques officielles, des embargos et des restrictions ont été mises en place par le gouvernement’.

* Cette directive a été décidée malgré une consultation publique sur ce sujet d’où il résultait que 98 % des consultés étaient vigoureusement contre ces projets.

*La Campagne de Solidarité avec la Palestine a demandé en décembre 2016 une révision judiciaire des nouvelles mesures du gouvernement pour ALRR.

*Le nouveau sondage YouGov à propos du regard des Britanniques sur la Palestine montre que 43 % du public considère le mouvement BDS comme raisonnable.

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Bulletin d’information : Technologie à double usage – comment l’Europe finance les entreprises militaires israéliennes à travers Horizon 2020

ECCP-02/09/2016

Les fonds de l’Union européenne pour la recherche ont été une source très importante de financements pour les universitaires, entreprises et institutions d’État israéliens. Alors qu’Israël n’est pas un pays de l’UE, depuis 1995 les demandeurs israéliens sont en mesure d’accéder aux fonds de l’UE pour la recherche sur la même base que les États membres de l’UE à travers l’Accord d’association UE/Israël. Pendant le dernier cycle de recherche qui a couru de 2007 à 2013, connu sous le sigle FP7 (7e Programme cadre), une partie importante des fonds sont allés aux porteurs de projet israéliens. En effet, sur plus de 200 projets de recherche en matière de sécurité dans le cycle de financement du FP7, un sur cinq ont compris un partenaire israélien (1).

Dans le programme Horizon 2020, 77 milliards d’euros sont disponibles pour subventionner la recherche pour la période 2013 à 2020. Les fonds pour la recherche sont destinés exclusivement aux applications civiles. Aucun de ces fonds n’est censé être alloué aux applications militaires.

De nombreux porteurs de projet israéliens ont déjà obtenu des fonds d’Horizon 2020, notamment des entreprises militaires israéliennes comme Elbit et IAI (Industrie aéronautique israélienne). Il existe déjà 162 projets dans lesquels des entreprises israéliennes participent, avec un budget d’environ 452,3 millions d’euros (2). Alors que les fonds pour la recherche sont soi-disant affectés aux projets ayant des applications civiles, beaucoup de ces projets sont d’une nature à double usage, ce qui soulève la question de savoir si ces fonds ne sont pas utilisés pour soutenir des applications militaires, ou ne le seront pas dans l’avenir.

Quels sont les domaines (produits, services, ou technologies) à double usage ?

Les domaines à double usage sont les produits, notamment les logiciels et les technologies, qui peuvent être utilisés à la fois à des fins civiles et militaires. Ce sont des produits de base ou génériques ou des technologies qui peuvent avoir des applications à la fois civiles et militaires. Quelques exemples : les systèmes sans pilote (comme les drones), la robotique, la nanoélectronique, les technologies de l’information et de la communication (TIC), les détecteurs, le stockage de l’énergie, la photonique, les imprimantes 3D, et la biométrie.

Le financement des domaines à double usage est-il autorisé dans Horizon 2020 ?

Horizon 2020 permet de financer des domaines à double usage, tant que la recherche « est totalement motivée par des applications civiles et qu’elle s’y tient » (3). Les restrictions des financements ne visent pas les acteurs, ni l’objet du projet, mais les applications de la recherche. Ainsi par exemple, un acteur comme une entreprise militaire peut recevoir des fonds pour un programme qui a comme objet des explosifs, tant que les applications de la recherche financée sont strictement civiles (par exemple, des explosifs utilisés dans la construction de tunnels routiers dans le secteur civil).

Que faire si le financement se révèle avoir eu – intentionnellement ou non – des applications militaires ?

Les lignes directrices d’Horizon 2020 mettent en garde contre un éventuel usage impropre de la recherche, et elles recommandent de prendre des précautions (comme nommer un conseiller éthique indépendant ou un comité d’éthique) pour se prémunir contre les conséquences non voulues de la recherche. Si les lignes directrices de financement ont été violées, les bénéficiaires peuvent être considérés avoir violé leurs obligations relevant de la Convention de subvention, et voir leur financement réduit ou résilié.

Qu’est-ce qui constitue une application civile, par opposition à une application militaire ?

Les lignes directrices d’Horizon 2020 ne semblent pas avoir une définition claire de ce qui est « civil », au-delà que ce n’est pas militaire. « Les applications civiles » semblent inclure les nombreux domaines liés à la sécurité (comme la police nationale, les gardes-frontières, la sécurité dans les aéroports, la cybersécurité, etc). Les entreprises militaires s’orientent de plus en plus hors des guerres conventionnelles contre des ennemis extérieurs, pour aller vers des conflits intérieurs contre leur propre population ou, pour reprendre l’expression de Jeff Halper, « des guerres contre le peuple ». Même si elle est dirigée contre un ennemi extérieur, la guerre prend de plus en plus la forme d’opérations « antiterroristes », lesquelles déploient beaucoup de ces technologies de sécurité.

Comment peut-on utiliser Horizon 2020 pour soutenir des projets militaires ?

Alors que les lignes directrices d’Horizon 2020 prétendent se focaliser exclusivement sur les applications civiles, la Commission européenne contribue activement à ce que les entreprises et les institutions militaires contournent ce problème, par exemple par un travail avec l’Agence européenne de défense (AED) afin de « trouver des synergies » entre Horizon 2020 et les activités de recherches de l’AED (4). Un guide publié par la Commission européenne en 2014, « Financement communautaire pour le double usage» , expose les façons pour les entreprises militaires de pouvoir développer des produits et des technologies à double usage. Le guide expose deux façons de faire (5). L’une passe par un processus interne, par lequel les entreprises militaires elles-mêmes font leur demande de financement pour des projets à applications civiles. Après, l’entreprise peut adapter le produit pour un usage militaire (6).

Alternativement, une certaine forme de processus d’externalisation peut aussi être utilisée (délivrances de l’autorisation, projets en commun, sous-produits, start-ups, ou collaborations inter-entreprises). Par exemple, une petite entreprise en démarrage peut développer un projet ayant une application civile, et ensuite elle « sort » du marché en étant vendue à une entreprise militaire plus importante. Et cette entreprise militaire peut, par la suite, s’engager dans une « adaptation du produit » et faire un usage militaire de la technologie. De cette manière, les entreprises militaires économisent sur les coûts de développement d’une technologie maison en laissant les entreprises de tailles petites et moyennes développer des technologies (avec l’aide des fonds d’Horizon 2020). Certaines entreprises militaires ont même créé des fonds de capital-risque pour aider les petites start-up à développer des technologies destinées à un usage ultérieur par une entreprise militaire plus importante (7).

Le guide 2014 de la Commission européenne présente une variété de façons dont les gouvernements peuvent aider les entreprises à se servir du double usage pour diversifier leurs produits, d’une sphère (civile) à l’autre (militaire). Il semble aussi indiquer que les autorités publiques peuvent apporter un soutien indirect avec : des observatoires de renseignements (collectes de renseignements sur des produits et technologies) ; des technologies et des transferts de connaissances, une externalisation, des sous-produits et des lancements d’essais communs ; des travaux de rapprochements inter-entreprises (salons réunissant les entreprises et les acheteurs) ; une diversification (aider les entreprises à pénétrer de nouveaux marchés) ; des créations de pépinières d’entreprises (aider les entrepreneurs à transformer leurs idées en entreprises commerciales) ; des vitrines de technologies et des activités de constitutions de réseaux ; et des créations de groupes à double usage (regroupement d’entreprises en un lieu géographique).

En plus, le guide fournir un aperçu des différents programmes de financements de l’UE auxquels les entreprises ont accès, dont Horizon 2020. Il recommande que pour accéder à Horizon 2020, les porteurs de projet « devraient se limiter aux technologies de base qui peuvent être adaptées à des applications de défense » (8).

Pourquoi le détournement du double usage est-il particulièrement préoccupant ?

Israël a été à la pointe du développement des technologies militaires (tels que les drones), technologies qu’il utilise dans son occupation de la Cisjordanie et de la bande de Gaza, de même que dans ses guerres récurrentes contre Gaza. Les actions d’Israël ont, à plusieurs reprises, été jugées comme violant le droit international et des résolutions des Nations-Unies, et elles ont été condamnées par la plus grande partie de la communauté internationale. Alors pourquoi, l’UE soutient-elle Israël en lui fournissant l’accès à des programmes de la recherche publique financés par les contribuables européens ?

Bref, l’UE se donne en public le visage de quelqu’un qui ne finance pas avec le programme Horizon 2020 des projets ayant des applications militaires, mais dans les coulisses, c’est pourtant bien ce qu’elle fait, particulièrement en encourageant les entreprises à développer des produits et des technologies à double usage qui pourront être adaptées ensuite au secteur militaire.

 

1 – Ben Hayes, “How the EU subsidises Israel’s military-industrial complex” (« Comment l’UE subventionne le complexe militaro-industriel d’Israël ») – OpenDemocracy.net, 6 mars 2013

2 -Stop Wapenhandel, « Combat proven : Nederlandse militaire relaties met Israel » (« La preuve opérationnelle : des relations militaires néerlandaises rencontrent Israël »), juin 2016, page. 31.

3 – Note explicative sur l’expression dans le texte : « se focaliser exclusivement sur des applications civiles ».

4 – Commission européenne, « EU Funding for Dual Use: Guide for Regions and SMEs », («Financements communautaires pour les biens et technologies à double usage : guide d’accompagnement pour les régions et les PME ») ») – 2014, p. 43 (« Conseils pour bénéficier des dispositifs de financement du FSE »).

5 – ibidem – page 9 (« Pourquoi les entreprises et les instances publiques doivent-elles prendre en compte les produits/technologies à double usage dans leurs stratégies ? »)

6 – En outre, Shir Hever note que, étant donné que l’argent est souvent fongible – les entreprises tendant à utiliser la même infrastructure (laboratoires de recherche, locaux pour les bureaux, personnels, etc.) pour leurs projets civils et militaires – les fonds destinés à un projet civil peuvent indirectement soutenir des projets militaires.

7 – Commission européenne : («Financements communautaires pour les biens et technologies à double usage : guide d’accompagnement pour les régions et les PME ») ») – 2014, p. 18 (Coopération entre grandes entreprises et PME)

8 – ibidem, p. 48 (Conseils pour bénéficier des dispositifs de financement du programme Horizon 2020).

 

http://www.eccpalestine.org/fact-sheet-dual-use-technology-how-europe-funds-israeli-military-companies-trough-horizon-2020/

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Guide pour les autorités locales dans le soutien des droits palestiniens

15 juillet 2016 – Stop The Wall et autres

 

Les autorités locales en soutien aux droits palestiniens

 

Pour télécharger l’ensemble des données infographiques de « Les autorités locales en soutien aux droits palestiniens », merci de cliquer ici

En coopération avec :

housing and land rights network  The Housing and Land Rights Network – Habitat International Coalition

(Réseau pour les droits au logement et à la terre – Coalition international Habitat)

 

BDS-FINAL-LOGO_v5WEB_URL_LRightPalestinian BDS National Committee (BNC)

Comité national palestinien du BDS (BNC))

 

Le contenu :

Introduction

Responsabilité sociale, solidarité internationale : action locale pour la justice et un monde meilleur

1 – Le but de la motion est d’exprimer une responsabilité sociale et/ou une solidarité avec le peuple palestinien, basées sur la démocratie locale et le respect des obligations juridiques qui résultent, pour les conseils locaux, des violations graves par Israël

2 –Des engagements concrets que les conseils locaux peuvent prendre

Sur le plan juridique : le devoir de ne pas reconnaître ni aider les violations graves par Israël.

3 – Les violations graves par Israël du droit international et des droits de l’homme palestiniens

4 – L’implication de l’État d’Israël, de ses institutions de même que des organismes internationaux publics et privés israéliens dans ces violations

5 – Les obligations des États tiers liées à ces graves violations

6 – La responsabilité des gouvernements locaux de prendre les mesures appropriées

Notes sur les règles commerciales et les marchés publics

7 – Respect des règles de l’OMC

7 (a) – Respect des directives de l’UE

Annexe : le projet colonial de peuplement d’Israël, notamment la construction du Mur.

 

Introduction

LG Infographic examples

Historiquement, les gouvernements locaux ont joué un rôle clé dans la lutte pour les droits de l’homme et le développement du droit international et de l’ordre mondial. Certaines villes sont aujourd’hui connues comme le théâtre de mouvements et de soulèvements locaux pour les droits de l’homme, ainsi que celui d’expériences de gouvernance, d’accords, de traités et de processus cruciaux qui ont façonné les normes internationales. Dans un monde « glocal » (glo-bal/lo-cal), les gouvernements sont bien placés pour étendre la solidarité internationale et faire respecter les droits humains individuels, collectifs, intérieurs et extraterritoriaux et les obligations juridiques internationales de l’État. Comme les conseils locaux démocratiques entretiennent de plus en plus de relations avec les acteurs internationaux et étrangers, le plus important est leur alignement sur le droit international et leur engagement à respecter, protéger et réaliser les droits de l’homme – une obligation internationalement contraignante pour toutes les sphères de gouvernement. La diplomatie populaire n’est pas seulement une puissance douce (pouvoir de convaincre). Les gouvernements locaux peuvent avoir un impact significatif sur les interprétations par l’État – et le monde – du droit international et des droits de l’homme, négativement ou positivement.

Finalement, les débats actuels mondiaux sur le « droit à la ville », « les droits de l’homme dans la ville », « la ville des droits de l’homme », « les droits de l’homme et le gouvernement local » et « l’habitat des droits de l’homme », tous ces débats convergent également sur les questions des droits des villes et les obligations relatives aux droits de l’homme correspondantes des villes et des gouvernements locaux selon le droit. Ici, nous allons aborder les obligations concernant les droits de l’homme extraterritoriaux des villes et des autorités locales, et des sphères locales de gouvernement.

Les gouvernements locaux, contrairement aux entités privées, constituent une partie organique de l’Étatlocal authorities supporting palestine en droit international et partagent la responsabilité juridique des États dans la conduite des relations internationales. En conséquence, de nombreux gouvernements locaux, notamment des conseils de villes, prennent des mesures pour veiller à ce que leurs engagements avec des acteurs locaux ou étrangers et internationaux répondent également au droit international. Les autorités locales et les autres sphères du gouvernement ont l’obligation juridique de refuser toute aide et/ou, toute reconnaissance, coopération et transaction à des parties en une situation illégale qui viole les normes impératives (principes fondamentaux) du droit international. Dans le cas de la Palestine, de telles situations illégales et de telles violations incluent le crime de transfert de population, l’apartheid, les guerres d’agression, le génocide, le travail forcé, le refoulement de réfugiés, et les guerres d’agression et d’agrandissement territorial, la torture, la piraterie et toutes les combinaisons d’actes tels que de refuser à un peuple son droit à l’autodétermination.

Les devoirs et les mesures y afférentes sont auto-exécutoires, de sorte qu’elles n’ont besoin d’aucune législation supplémentaire, et ne permettent pas que d’autres mesures, juridiques ou autres, interfèrent dans leur exécution. Cependant, une mise en œuvre efficace pourrait nécessiter une résolution ou une politique directrice afin de traiter de la spécificité locale, ainsi que construire une solidarité internationale en conformité avec les droits de l’homme et le droit international.

Dans le cas du régime illégal israélien d’occupation, de colonialisme de peuplement, de transfert de population et d’apartheid, de nombreux conseils locaux ont également publié des déclarations additionnelles de soutien à l’appel palestinien pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS), comme une forme d’une solidarité « glocale » pratique et efficace. Dans les précédents pour de telles actions, on inclut notamment le BDS anti-apartheid qui a conduit à la démocratisation de l’Afrique du Sud, des résolutions similaires en soutien à l’autodétermination du Sahara occidental et à la fin de l’occupation marocaine, de même que les politiques résolues afin de ne pas se procurer de matériel électronique contenant des minerais de conflit.

Les initiatives de la société civile aident à rappeler aux autorités locales et aux conseils locaux de gouvernement leurs obligations juridiques, et les appellent à une solidarité efficace par le respect de leurs obligations contraignantes. En accord avec ce mouvement, de nombreux conseils ont adopté des motions les déclarant « Conseil sans apartheid israélien », ou « Conseil socialement responsable ».

Sur la base des expériences et des leçons tirées par les militants qui dirigent ces efforts, en particulier dans l’État espagnol et au Royaume-Uni, cette ligne directrice militante explique ce que sont les piliers centraux de ce modèle de motion et veut aider les militants et ceux qui prennent les décisions à promouvoir et défendre de telles motions. Nous discutons :

  1. a) des approches fondamentales qui conduisent à une solidarité internationale, à la coopération internationale et à la responsabilité sociale des conseils locaux et à des actions concrètes ;
  2. b) des obligations juridiques internationales (de l’État) qui doivent être respectées par tous les conseils locaux et leurs motions politiques ;
  3. c) des considérations techniques qui garantissent que ces motions respectent le droit du commerce international et les règles des marchés publics.

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Solidarité internationale, responsabilité sociale : actions locales pour la justice et un monde meilleur

1) Le but de la motion est d’exprimer une solidarité avec le peuple palestinien, ou une ELAI-casresponsabilité sociale, qui se fondent sur la démocratie locale et les obligations juridiques pour les conseils locaux résultant des violations graves par Israël.

La solidarité avec le peuple palestinien, afin d’être politiquement cohérente et efficace, doit inclure la non-coopération avec l’apartheid, le colonialisme et l’occupation israéliens. Cette approche a été suivie dans plusieurs des initiatives de gouvernements locaux.

Par exemple :

* Par le mouvement de solidarité dans l’État espagnol qui a lancé en 2014 la campagne pour créer « des zones sans apartheid israélien ». Cette campagne exhorte les entités privées, dont les espaces de la société civile, aussi bien que les gouvernements locaux engagés par le droit international, à appliquer le principe de non-coopération avec l’apartheid israélien et ses complices, principe sur lequel se fonde le mouvement sous l’égide de la société civile palestinienne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS). Plus de 50 conseils locaux espagnols ont déjà adopté des motions de ce genre.

* Par la conférence internationale des gouvernements locaux et des organisations de la société civile en soutien aux droits du peuple palestinien, organisée par les Nations-Unies et les réseaux de gouvernements locaux (Séville 2014), dans sa déclaration finale (Déclaration de l’Olive), elle appelle les gouvernements locaux à « s’engager dans des investissements responsables, à s’abstenir de contracter avec des parties et/ou de se jumeler avec des villes qui soutiennent ou profitent de l’occupation, ou violent les interdictions connexes stipulées dans le droit international ».

Les conseils locaux peuvent adopter des motions qui expriment :

a) une solidarité avec le peuple palestinien: telles les motions qui soutiennent le mouvement mondial BDS pour la fin de l’apartheid israélien et qui se déclarent « Conseils sans apartheid israélien » ; et/ou

b) une responsabilité sociale : les conseils qui ne sont pas en mesure d’adopter une motion basée sur une solidarité (politique) peuvent adopter des motions exprimant le respect des principes de la responsabilité sociale, ce qui inclue l’engagement de s’abstenir de toute activité et relation appuyant les violations par Israël du droit international et des droits de l’homme palestiniens. En se basant sur de telles motions, les conseils peuvent se déclarer : « Conseil socialement responsable » ; et/ou

c) (une sensibilisation) un conseil se conformant au droit international: étant donné que tous les organismes publics au sein d’un État territorial, dans le système international, ont certaines obligations qui relèvent du droit international à parts égales avec l’État lui-même. Celles-ci incluent les obligations contraignantes en vertu de traités spécifiques, de même que les normes impératives contraignantes pour tous les États. Les traités relatifs aux droits de l’homme comportent des obligations extraterritoriales afin de garantir que la coopération internationale est conforme aux dispositions relatives aux droits de l’homme, pendant que les normes impératives requièrent une conduite qui respecte le droit à l’autodétermination et les interdictions de son déni. Les gouvernements et les autorités locaux sont également astreints à ne pas reconnaître ou coopérer avec des parties qui sont engagées dans de tels dénis et dans des crimes tels que l’apartheid, le transfert de population, l’occupation coloniale, le travail forcé, la torture, le génocide, le refoulement de réfugiés, etc. Ces obligations sont auto-exécutoires dans le sens où ce respect et cette application ne requièrent aucun autre acte législatif. Cependant, un arrêté municipal, une résolution du conseil ou toute autre déclaration conformes au droit international et à l’ordre mondial offrent une opportunité pour élaborer une prise de conscience des citoyens locaux sur leur place, leur rôle et leurs responsabilités dans le monde.

Les conseils qui adoptent une combinaison des trois approches ci-dessus peuvent évoquer, promouvoir et développer l’éducation publique, la démocratie locale, la diplomatie citoyenne et communale, et même une coopération de ville à ville à une échelle régionale ou mondiale.

En juin 2015, le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies (HRC) a renouvelé son engagement dans la promotion des droits de l’homme et de la solidarité internationale, en adoptant la résolution 29/6 qui, entre autres, « requiert de tous les États, des organismes des Nations-Unies et des autres organisations internationales et organisations non gouvernementales pertinentes, qu’ils intègrent le droit des peuples et des personnes à la solidarité internationale au sein de leurs activités ». En septembre 2015, le HRC a reçu le rapport de son comité consultatif sur le « Rôle du gouvernement local dans la promotion et la protection des droits de l’homme », mettant l’accent sur les obligations conventionnelles du gouvernement local relatives aux droits de l’homme.

Historiquement, les conseils locaux ont rejoint et créé des mouvements puissants soutenant les droits de l’homme, la justice et la paix, et les normes des droits de l’homme, du droit international et de l’ordre mondial fournissent un cadre opportun pour une bonne gouvernance locale prenant en considération les implications mondiales. Pendant le mouvement mondial pour vaincre l’apartheid en Afrique du Sud, d’innombrables conseils municipaux à travers le monde se sont déclarés « Conseils sans apartheid », des centaines aux États-Unis ont voté des motions pour s’opposer à l’invasion de l’Iraq en 2003. D’autres municipalités ont promis de ne pas se fournir auprès d’entreprises traitant ou utilisant des minerais de conflit, ce qui coïncide avec le régime correspondant de sanctions du Conseil de sécurité des Nations-Unies.

Ce n’est pas seulement le moment, mais c’est aussi un devoir pour les conseils locaux, sur toute la planète, de résoudre et de s’unir pour faire respecter le droit international et l’ordre mondial. Cela, ils peuvent le faire de façon efficace en promouvant la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien.

2) Des engagements concrets à prendre par les conseils locaux

Les conseils et leurs organes et entités doivent prendre la décision de s’abstenir de tout engagement commercial et financier avec une entreprise ou une institution qui facilite ou contribue aux violations ci-dessus, car un tel engagement constitue un non-respect du droit humanitaire international et une faute grave. En particulier, le conseil peut s’engager à :

* ne pas se procurer ni acheter de produits, équipement ou services, et

* ne pas investir de fonds de pension ou autres fonds municipaux dans, ou provenant :

** des entreprises impliquées dans l’une ou l’autre des violations par Israël des normes impératives internationales.

De plus, le conseil et ses organes et entités doivent décider de s’abstenir de toute coopération non commerciale et non financière, notamment de réunions, de projets et activités communes, qu’ils soient de nature politique, académique, culturel, sportif ou autres, avec :

* les représentants du gouvernement israélien, ses missions diplomatiques et l’armée jerusalem.quartetisraélienne (dans la mesure où ces relations relèvent de la compétence du gouvernement local) qui portent la responsabilité première des violations du droit international mentionné au paragraphe 1 ;

* les municipalités israéliennes : le conseil s’abstiendra de conclure des accords de jumelage aussi longtemps que les municipalités israéliennes coopéreront avec les conseils municipaux des colonies illégales au sein du système municipal israélien ;

* les institutions académiques et culturelles israéliennes, de même que les initiatives académiques, culturelles et sportives parrainés par l’État israélien, en raison de leur participation dans l’accomplissement et/ou la légitimation de ces violations israéliennes du droit international et des droits de l’homme palestiniens.

Afin de soutenir les efforts de la société civile pour promouvoir les droits palestiniens et la démocratie locale, et sa participation pour sensibiliser sur les engagements et les principes du conseil municipal promus dans la ville, il est recommandé au conseil local de :

* s’engager à encourager la coopération nationale et internationale avec le mouvement BDS, notamment par les municipalités et leurs réseaux, afin de contribuer au succès de cette campagne ;

* promouvoir les droits de l’homme du peuple palestinien en prenant des initiatives qui impulsent une coopération, une prise de conscience publique et un soutien, tels un jumelage avec des villes, villages et camps de réfugiés palestiniens et l’accueil de partenaires palestiniens pour des évènements éducatifs, culturels ou sportifs ;

* publier des informations vers le public de l’adoption de la motion/résolution et de son contenu, et de la qualité de « Ville sans apartheid israélien » (si c’est le cas) sur le site et les publications municipaux, et diffuser ces informations aux municipalités, entreprises et secteurs associatifs du pays ;

* amender (à une période déterminée) la politique en cours du conseil, la procédure et les documents relatifs aux marchés publics, investissements et coopérations internationales afin d’y incorporer les dispositions de la présente résolution ;

* mettre en place un comité commun aux membres du conseil municipal et la société civile, afin de faciliter et soutenir le plein succès de l’application de cette résolution/motion, de garantir la responsabilisation et de développer des propositions pour une action de suivi.

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Contexte juridique

Le devoir de ne pas reconnaître ni aider les violations graves d’Israël

LG Infographic Israeli violations

3) Les violations graves par Israël du droit international et des droits de l’homme du peuple palestinien.

Les violations israéliennes incluent :

* des violations de normes impératives, à savoir ces normes auxquelles aucun État ne peut déroger, violations incluant l’acquisition de territoires par la force, la domination coloniale, l’apartheid, la violation du droit à l’autodétermination du peuple palestinien ; il résulte de cela des responsabilités juridiques pour tous les États ;

* les crimes de guerre et crimes contre l’humanité résultant de la responsabilité individuelle et qui donnent lieu à des poursuites en vertu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale, en particulier :

** le transfert de population (crime contre l’humanité, crime de guerre, une partie du crime d’apartheid) ;

** la persécution (crime contre l’humanité, une partie du crime d’apartheid) ;

** l’apartheid (crime contre l’humanité) ;

** les violations graves de la Quatrième Convention de Genève (crimes de guerre).

* les violations des droits de l’homme, lesquelles font partie des crimes internationaux ci-dessus, notamment la discrimination raciale, le déni du droit à l’eau, du droit à un logement correct, du droit à la liberté de mouvement.

Au fil des années, un nombre sans précédent d’États, d’organisations multilatérales et tous les niveaux des organismes des Nations-Unies ont condamné ces politiques et souligné l’urgence pour Israël et la communauté internationale d’arrêter, empêcher et remédier à ces actions.


Les « Conseils sans apartheid israélien », les municipalités « socialement responsables » et/ou les conseils qui respectent le droit international doivent préciser qu’ils fondent leur politique de non-coopération avec les entités et de non-acquisition de produits et services, non pas contre Israël en tant que pays d’origine ou contre une incorporation ou affiliation d’un acteur, mais pour la raison que coopérer, contracter ou s’approvisionner ouvrent la possibilité de participer, tirer profit ou favoriser les violations par Israël du droit international, et nuisent à l’ordre mondial.


Voir également : « Tableau des violations israéliennes selon des sources les plus autorisées» (tableau publié dans : « Recommander les droits palestiniens conformément au droit international : les Lignes directrices », Coalition civile pour les droits palestiniens à Jérusalem, en coopération avec l’Institut de droit de l’université de Birzeit).

 

4) L’État israélien, ses institutions, ainsi que les organismes publics et privés, internationaux et israéliens qui sont impliqués dans ces violations.

Les différents acteurs impliqués dans la mise en œuvre des violations israéliennes comprennent :

* l’État israélien et la collectivité de ses institutions qui commettent les violations décrites dans la section 3 depuis sa création, avec des politiques que ne se limitent pas au TPO (territoire palestinien occupé) et qui affectent le peuple palestinien tout entier.

* les organisations parapubliques d’Israël (l’Organisation sioniste mondiale, l’Agence juive et le HP-slider-imageFonds national juif et leurs filiales) qui sont autorisées à discriminer le peuple autochtone de Palestine (et les non-juifs en général) ; à dicter les critères du droit et de la politique d’Israël, gérer la terre, les ressources naturelles, les propriétés et les biens palestiniens qu’elles se sont appropriés ; à planifier et implanter des colonies illégales de peuplement et les autres aspects du transfert de population. (Malgré leur profonde implication dans l’occupation, dans l’apartheid et le colonialisme israéliens, ces organisations parapubliques sont enregistrées et opèrent en tant qu’organismes de bienfaisance et elles sont exonérées d’impôts dans plus de 50 pays).

* les gouvernements locaux et les conseils régionaux israéliens qui perpétuent et mettent en œuvre ces violations dans la sphère locale.

* les entreprises publiques et privées, israéliennes, étrangères et transnationales, qui coopèrent, tirent profit dans des opérations qui mettent en œuvre ou permettent ces graves violations.

 

5) Les États tiers et leurs institutions à propos de ces graves violations.

Les normes impératives du droit international ont le statut de jus cogens (« norme à laquelle aucune dérogation n’est permise et qui ne peut être modifiée que par une nouvelle norme du droit international général ayant le même caractère »). – Convention de Vienne du 23 mai 1969, article 53) ; c’est-à-dire que toute la communauté internationale a le devoir de respecter ces normes en toutes circonstances dans les relations mutuelles des pays. Ce sont des obligations « erga omnes » ; c’est-à-dire que chaque État (et ses institutions composites) doit s’acquitter de ces devoirs envers la communauté internationale tout entière à travers sa conduite individuelle, collective, intérieure et extraterritoriale. Donc, face aux violations de normes impératives par des États, les autres États ont « les obligations des tierces parties » de :

* ne pas reconnaître, aider ou faciliter l’accomplissement de tels actes ou le maintien de la situation qu’ils ont créée ;

* garantir le respect du droit international et des droits de l’homme, veiller à la responsabilisation et y remédier ;

* proscrire, arrêter et poursuivre ces parties présumées avoir violé ces principes.

Ces obligations sont auto-exécutoires ; c’est-à-dire qu’il n’y a aucun besoin d’un acte législatif supplémentaire ni d’une insertion dans le droit national pour les respecter, mais seulement l’opportunité, la volonté politique et la capacité à le faire.

Les Nations-Unies ont appliqué le statut de jus cogens dans leurs appels aux États à mettre en œuvre une politique de non-coopération, et elles imposent des sanctions afin de remédier à des situations illégales impliquant la colonisation et/ou le déni de l’exercice de l’autodétermination d’un peuple ; ce fut le cas notamment avec l’occupation de la Namibie par l’Afrique du Sud, l’invasion et l’occupation du Timor oriental, l’occupation analogue par le Maroc du Sahara occidental, et l’occupation et la colonisation par la Turquie du nord de Chypre.

Dans le cas de la Palestine, un grand nombre d’organismes des Nations-Unies ont exhorté les États et les organismes d’États à agir, notamment :

* la résolution de l’Assemblée générale (AG) des Nations-Unies de 1976 qui « demande de mekorot-reason4nouveau à tous les États de cesser de fournir à Israël une aide militaire et tout autre forme d’aide ou assistance qui lui permettraient de consolider son occupation ou d’exploiter les ressources naturelles des territoires occupés » ;

* En 1980, le Conseil de sécurité des Nations-Unies qui a demandé à « tous les États de n’apporter à Israël aucune assistance qui serait spécifiquement utilisée en lien avec les colonies dans les territoires occupés ».

* La résolution de l’AG des Nations-Unies de 1982 qui déplore que « tout soutien politique, économique, financier, militaire et technologique à Israël qui encourage Israël à commettre des actes d’agression et à consolider et perpétuer son occupation et son annexion des territoires arabes occupés… »

* La Cour internationale de justice, dans son avis consultatif de 2004 relatif à la construction du Mur d’Israël, qui rappelle que les États ont l’obligation de ne pas reconnaître la situation illicite créée par Israël, et de ne pas prêter aide ou assistance à l’accomplissement de l’acte illicite et au maintien de cette situation illicite. Les États ont l’obligation d’agir, conjointement ou individuellement, pour prendre des contre-mesures afin de remédier aux violations par Israël des normes impératives.


La décision des gouvernements locaux, s’agissant des acteurs et entités impliqués dans la violation de normes impératives, de les exclure des contrats, investissements et autres formes de coopération, n’est pas une « discrimination arbitraire », mais l’exécution d’une obligation qui s’impose à tous les acteurs et organismes publics d’un État. Même les principes de « libre-échange » ne supplantent pas ces interdictions impératives contre la complicité de crimes.

* En juin 2011, le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies a approuvé les Principes directeurs des Nations-Unes relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme, lesquels clarifient le devoir des États en matière de droits de l’homme de réglementer la conduite des entreprises (http://www.ohchr.org/Documents/Issues/Business/A.HRC.17.31_fr.pdf) :

* « Les États peuvent ne pas respecter leurs obligations de la législation internationale relative aux droits l’homme, si de tels non-respects peuvent leur être attribués, ou s’ils échouent à prendre les mesures appropriés pour empêcher, enquêter, punir et réparer les non-respects des acteurs privés ». Par conséquent, les États doivent faire respecter les lois et mesures qui exigent des entreprises qu’elles respectent les droits de l’homme.

* Dans le cas d’opérations commerciales dans les zones touchées par un conflit – où le risque des non-respects des droits de l’homme est élevé –, les États ont l’obligation de rattacher les conséquences appropriées à l’incapacité d’une entreprise à coopérer. Les Principes directeurs recommandent, entre autres, que les États refusent l’accès au soutien et aux services publics, ou refusent leurs prestations futures aux entreprises impliquées dans des non-respects flagrants des droits de l’homme.

 

6) La responsabilité des gouvernements locaux à prendre des mesures

Aux yeux du droit international, les gouvernements forment une entité. Les obligations de l’État en vertu du droit international sont diffuses, mais pas dans le sens de devenir plus faibles au fur et à mesure que l’on s’éloigne du centre. Ces obligations sont applicables à tous les secteurs du gouvernement, et pas comme s’il existait des niveaux de responsabilité décroissante. Ces préoccupations sont erga omnes :

* une obligation juridique ou une norme impérative qui s’applique à une partie de l’État s’applique à tous les éléments qui le constituent ;

* même si les ministres des Affaires étrangères sont généralement les acteurs sur la scène 3669ad1df70ecc0bfa413114bb34f032mondiale, tous les responsables locaux ou fédéraux et les organismes de l’État, que ce soit dans un État fédéré ou unitaire, doivent adhérer au droit international, en général, et très certainement aux normes impératives ;

* s’il est nécessaire de résoudre des contradictions, la hiérarchie classique du droit prévaut dans laquelle le statut jus cogens est suprême et constamment applicable.

Le Comité des droits de l’homme des Nations-Unies (qui a précédé le Conseil des droits de l’homme) dans son commentaire sur la nature des obligations dans les traités relatifs aux droits de l’homme, a expliqué qu’elles sont contraignantes pour « tout État partie dans sont ensemble » : « Toutes les branches du gouvernement (exécutive, législative et judiciaire), et les autres autorités publiques ou gouvernementales, à tous les niveaux – national, régional ou local – sont en mesure d’engager la responsabilité de l’État partie ».


L’incapacité des gouvernements fédéraux à se conformer aux obligations de l’État ne disculpe pas les autres sphères du gouvernement à l’intérieur d’un territoire, de même que la sphère locale. Ces piliers du droit international et de l’ordre mondial soutiennent l’ensemble de l’architecture.


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Notes sur les règles du commerce et des marchés publics

7) Le respect des règles de l’OMC

L’accord sur les marchés publics (AMP), traité dans le cadre de l’Organisation mondiale du commerce (OMC), et sa clause de non-discrimination sont parfois évoqués par des opposants aux résolutions qui engagent les gouvernements locaux dans des politiques visant à exclure les acteurs impliqués dans les violations par Israël des normes impératives.

Il est important de comprendre que :

* La portée de la clause de non-discrimination empêche un traitement différencié qui se baserait sur le lieu d’origine (discrimination dite « arbitraire » ou « injustifiable »), interdisant l’octroi à un pays d’une faveur spéciale sans l’application de cette règle à tous les autres membres de l’OMC, et garantissant que les produits importés et fabriqués localement, que les services, marques de fabrique, droits d’auteur et brevets soient traités à parts égales.

* Important : la clause de non-discrimination n’empêche PAS les acteurs publics d’exclure des entreprises des appels d’offres ou des contrats, en se fondant sur leurs actions ou leurs politiques.

* Article III (2) de l’AMP met même en évidence des cas dans lesquels l’exclusion est possible : « rien dans le présent accord ne sera interprété comme empêchant une Partie d’instituer ou d’appliquer des mesures (…) nécessaires à la protection de la moralité publique… »

** Les violations des normes impératives et l’implication dans des crimes internationaux constituent des atteintes à la morale publique.

** L’exclusion d’acteurs qui participent à la mise en œuvre des violations par Israël de normes impératives ne sont pas « arbitraires », mais relève des règlements visant à appliquer les résolutions des Nations-Unies et les obligations erga omnes des États tiers.

En outre, en vertu de l’article 53 de la Convention de Vienne sur le droit des traités, tout traité qui se trouve en conflit avec une norme impérative est nul. L’AMP n’aurait pas la validité juridique, n’autoriserait-il pas les États et les acteurs de l’État à se conformer à leurs obligations erga omnes. Les efforts des gouvernements locaux pour exclure les acteurs de l’État israélien, ou les institutions privées israéliennes, ou les acteurs internationaux, sur la base de leur rôle dans la mise en œuvre des violations des normes impératives du droit international, même selon l’AMP, ces efforts restent non seulement juridiques mais aussi une obligation juridique des autorités locales.

Le mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions n’est pas discriminatoire à l’encontre Israël sur la base d’une appartenance ethnique, certainement pas d’une religion, ou même d’une origine spatiale ou géographique, mais il se positionne sur des comportements qui sont depuis longtemps proscrits, sur des violations graves et sur le manque de respect des lois. En fait, le soutien à l’appel au BDS cessera quand Israël aura cessé ses violations fondamentales des droits inaliénables palestiniens et des normes impératives.

Dans le cas particulier des acteurs basés dans les colonies de peuplement ou des produits ou services ayant partiellement ou totalement leur origine dans ces colonies, l’AMP ne s’applique pas aux entreprises de ces territoires coloniaux si leur objectif est de mener une activité économique à leur propre profit ou pour le bénéfice de l’État, parce que :

* les colonies de peuplement israéliennes dans le Territoire palestinien occupé (TPO) sont illégales en vertu du droit international et violent les normes impératives de ce droit international. Tout profit économique de l’occupation pour l’État d’Israël est interdit en vertu de ces mêmes normes.

 

7 (a) Pour les gouvernements locaux de l’Union européenne : respect des directives de l’UE

Au titre de la Directive 2014/24/EU, un organisme public peut exclure un opérateur économique d’une soumission à un contrat public, ou peut rejeter une telle soumission s’il est constaté « que l’opérateur économique est coupable d’une faute professionnelle grave, ce qui rend son intégrité discutable ».

La Directive de l’UE de 2014 intègre l’AMP et, dans ce cas, c’est la « faute professionnelle grave » qui permet l’exclusion d’entreprises des appels d’offres et des marchés publics.

Toute interprétation de la directive de l’UE qui forcerait les autorités locales à suivre une politique contraire aux normes impératives et aux obligations erga omnes concernées est nulle ou remet en cause la validité de la directive de l’UE.

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Annexe :

Le projet colonial de peuplement d’Israël, incluant la construction du Mur

Nous mettons l’accent sur le projet colonial illégal, notamment sur la construction du Mur, en raison de l’attention particulière dont il a fait l’objet dans le système des Nations-Unies et les États.

Nous allons détailler la nature composite des violations du droit international qui résultent de l’entreprise coloniale, comment les différents acteurs contribuent à ce projet et quelles actions les États et les autorités locales sont invités à prendre pour se conformer à leurs obligations stipulées dans le droit international.

Pourtant, il est important de comprendre que le projet israélien d’implantations des colonies, c’est-à-dire, l’ensemble de l’opération coloniale illégale dans le TPO, et notamment la construction du Mur, le régime des check-points, le pillage des ressources naturelles, etc, que ce projet est l’une des politiques illégales israéliennes qui déclenchent les obligations pour les États tiers et suscitent la solidarité internationale.

 

1) Violations du droit international résultant de l’entreprise coloniale d’implantations (chapitre 3)

Le projet colonial constitue, entre autres, les violations suivantes du droit international :

* Violation de l’interdiction d’acquisition de territoires par la force, ce qui est essentiel pour la sauvegarde du droit à l’autodétermination du peuple palestinien. Les deux sont des normes impératives du droit international.

* Violations graves du droit humanitaire international (Quatrième Convention de Genève, Règlement de La Haye) qui, entre autres, interdit à une puissance occupante le transfert de ses citoyens de son propre territoire vers le territoire occupé, d’entreprendre des modifications permanentes dans la région occupée, de transférer par la force des personnes de la population occupée.

* Violations du droit international des droits de l’homme, notamment le droit à la propriété, à la liberté de mouvement, à la santé, à l’éducation, au travail et à un niveau de vie suffisant.

* Le crime d’apartheid

Pour plus de détails, voir Al Haq/Ingrid Jaradat, « La responsabilité de l’État en lien avec l’entreprise coloniale illégale d’Israël dans le Territoire palestinien occupé ».

 

2) Acteurs impliqués dans le projet d’implantations (chapitre 4)

Cette politique et les violations y afférentes sont mises en œuvre et rendues réalisables par :

* l’État d’Israël et ses organes officiels, les entités publiques et privées et les personnes qui composent le tissu organisationnel de l’État et de la société israéliens, qui ont tous institutionnalisé la reconnaissance et le soutien de la viabilité de ces violations dans leurs opérations courantes ;

* les entreprises qui traitent avec les entreprises coloniales israéliennes, mettant ainsi en œuvre et profitant des violations afférentes au projet colonial, reconnaissant et « normalisant » les colonies illégales de peuplement et la contribution à leur viabilité socio-économique.

* La mission d’enquête du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies (2013) a défini les opérations commerciales qui, directement et indirectement, ont permis, facilité et profité de la construction et de la croissance des colonies, et qui comprennent :

** la fourniture d’équipement et matériels facilitant la construction et l’expansion des colonies et du mur, et des infrastructures associés ;

** la fourniture d’équipement de surveillance et d’identification pour les colonies, le mur et les check-points directement liés aux colonies ;

** la fourniture d’équipement pour la démolition des maisons et des biens, la destruction des exploitations agricoles, des serres, des oliveraies et des cultures ;

** la fourniture de services de sécurité, d’équipement et matériels pour les entreprises opérant dans les colonies ;

** la prestation de services et commodités à l’appui du maintien et de l’existence des colonies, notamment le transport ;

** les opérations bancaires et les opérations financières qui aident au développement, à l’expansion ou au maintien des colonies et à leurs activités, dont les prêts à la construction et au développement des entreprises ;

** l’utilisation des ressources naturelles, en particulier l’eau et la terre, à des fins commerciales ;

** la pollution, et le déversement de déchets dans, ou leur transfert vers, les villages palestiniens ;

** la captivité des marchés financiers et économiques palestiniens, de même que les pratiques qui désavantagent les entreprises palestiniennes, notamment par des restrictions aux mouvements, des contraintes administratives et juridiques ;

** l’utilisation de profits et de réinvestissements d’entreprises appartenant en totalité ou en partie à des colons, pour le développement, l’expansion et le maintien des colonies de peuplement.

* Dans son rapport de 2015 à l’Assemblée générale, le Comité spécial chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes de territoires occupés a regroupé les activités des société impliquées dans les colonies en trois grandes catégories (§ 19) :

a) l’industrie israélienne engagée dans la construction des colonies israéliennes, dans des activités de production dans les colonies, ou dans des prestations de services aux colonies ;

b) le contrôle de la population palestinienne par la construction du mur et de check-points, et la mise à disposition d’une sécurité privée et d’un équipement spécialisé, tel que la surveillance et un armement pour le contrôle des foules ;

c) l’exploitation économique par l’utilisation de salariés palestiniens, des ressources naturelles palestiniennes ou du marché palestinien captif.

Le Comité spécial souligne que les acteurs des entreprises doivent être tenus pour responsables de l’impact de leurs activités sur les droits de l’homme.

La loi israélienne « anti-boycott » de 2011 a fait des appels au boycott, par toute personne et toute entreprise ou institution sous sa juridiction, un délit civil, et elle permet de les exclure des appels d’offre et des avantages de l’État si elles se sont « engagées à participer à un boycott, notamment engagées à ne pas acquérir de produits et/ou de services produits et/ou fournis en Israël, par l’une de ses institutions, ou dans une zone sous son contrôle ». Par conséquent, on ne permet à aucun acteur sous juridiction israélienne de se porter garant qu’il n’est pas impliqué dans le projet d’implantations israélien.

Les estimations sur la proportion des exportations israéliennes qui, partiellement ou totalement, proviennent des colonies israéliennes varient de 2 à 33 %, avec des estimations les plus importantes qui comprennent les exportations produites en partie dans les colonies. Ces estimations paraissent raisonnables considérant que 6,49 % de la population israélienne résident dans les colonies, et que le l’investissement du gouvernement dans les entreprises coloniales est toujours plus élevé qu’en Israël et qu’il peut monter jusqu’à 22 % du budget total des investissements des entreprises.

 

3) Devoirs internationaux face au projet colonial de peuplement d’Israël (chapitre 5)

Un certain nombre d’organes des Nations-Unies ont mis en garde contre une coopération avec les entreprises impliquées dans le projet colonial, et ont appelé la communauté internationale à boycotter ces entreprises :

* Le rapport de 2012 du rapporteur spécial de l’époque sur la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés depuis 1967, Richard Falk, conclut « que toutes les entreprises qui opèrent dans les colonies israéliennes, ou qui sont en relation d’une manière ou d’une autre avec elles, devaient être boycottées jusqu’au moment où elles mettront leurs opérations totalement en conformité avec les normes et les pratiques des droits de l’homme ».

* La Résolution A/HRC/31/L.39 du Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies sur les colonies israéliennes dans le Territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est, et le Golan syrien occupé, rappelle de nombreux arguments juridiques sur la question, notamment la décision de la Cour internationale de justice et les résolutions des Nations-Unies et elle :

** appelle « tous les États à ne fournir à Israël aucune assistance qui serait utilisée spécifiquement en lien avec les colonies dans le Territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est, et dans le Golan syrien occupé » ;

** insiste sur « l’importance pour les États d’agir dans le respect de leurs propre législation nationale sur la promotion de la conformité avec le droit humanitaire international en ce qui concerne les activités des entreprises qui se traduisent en violations des droits de l’homme » ;

** exprime « sa préoccupation que les activités économiques facilitent l’expansion et le retranchement des colonies, et sa conscience que les conditions de récoltes et de fabrications des produits dans les colonies impliquent une violation des normes juridiques applicables, entre autres, l’exploitation des ressources naturelles du Territoire palestinien occupé, dont Jérusalem-Est, et (la résolution) demande à tous les États de respecter leurs obligations juridiques à cet égard » ;

** exhorte tous les États :

« a) à veiller à ne prendre aucune mesure qui, soit reconnaisse, soit assiste l’expansion des colonies ou la construction du mur dans le Territoire palestinien occupé, incluant Jérusalem-Est, notamment en ce qui concerne la question de commercer avec les colonies, conformément à leurs obligations relevant du droit international ;

       « b) à mettre en œuvre les Principes directeurs relatifs aux entreprises et aux droits de l’homme s’agissant du Territoire palestinien occupé. »

 

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https://bdsmovement.net/2016/guide-local-authorities-support-palestinian-rights-14338

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




C’est le début de la fin de la journée sioniste dite « de Jérusalem » à Montpellier

C’est la 39 ème année que le Centre Communautaire et Culturel Juif de Montpellier (CCCJM) tient sa « Journée de Jérusalem ». Créée en 1977, grâce à l’appui du très pro-israélien et sioniste, feu G. Frêche (PS), cette journée commémore la « Réunification de Jérusalem ». Cette expression, en apparence anodine, condense les thèses sionistes et promeut la politique coloniale et de nettoyage ethnique menée par Israël depuis sa création. Mais de nombreux faits indiquent que la critique de la politique israélienne se développe et qu’il devient plus difficile d’afficher avec arrogance son soutien à Israël et au sionisme. Le CCCJM est contraint de mentir publiquement, de banaliser la nature de la fête pour cacher les objectifs politiques d’une commémoration coloniale. Serait-ce le début de la  fin de la journée  du CCCJM en tant que journée sioniste ?

La ténacité du comité BDS France 34 qui mène campagne depuis six ans, y est pour beaucoup et ce n’est pas fini :  « On lâche rien  » !

De 1977 à 2010 l’affichage public du contenu et du sens de cette  journée était  non seulement pro-israélien mais ouvertement sioniste. Les Montpelliérains se souviennent des grandes banderoles tendues entre les platanes de l’esplanade, promenade qui jouxte la place de la Comédie, sur lesquelles ont pouvait lire « Jérusalem capitale du peuple juif », « Fête de la réunification de Jérusalem »…

En 2010, dans l’annonce de sa 33ème journée le président d’alors du CCCJM n’hésitait pas à écrire : « Notre attachement à cette commémoration de la réunification de la ville de Jérusalem reste un particularisme spécifique à Montpellier et unique en Diaspora… A travers le symbole de cette journée, nous crions, avec tous nos amis, haut et fort, notre sionisme et notre soutien à l’Etat d’Israël !… Jérusalem est et doit rester la capitale de l’Etat d’Israël (…) Venez très nombreux commémorer ce 33ème anniversaire de la Journée de Jérusalem et soutenir ainsi l’Etat d’Israël, seul rempart de notre Peuple. Vive Israël ! ».

En 2010, le CCCJM affiche son sionisme décomplexé et se revendique  comme une officine sioniste, relais de la propagande et soutien de la politique israélienne à Montpellier et dans la Région.

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Les logos des exécutifs de la Région, du Département et de la Ville de Montpellier (tous PS), présents sur l’affiche attestent de leur soutien politique et financier

2010 LE COMITÉ BDS FRANCE 34 LANCE LA CAMPAGNE CONTRE LA JOURNÉE SIONISTE DITE DE « JÉRUSALEM ».

Dès 2010, le jeune comité BDS France 34 déroule sa campagne contre la journée sioniste, dans ses tracts, affiches , courriers à la mairie et diverses interventions.

La première manifestation à Grammont a lieu en juin 2011. A l’initiative de BDS France 34, du MIB et des quartiers populaires. Un cortège se forme à la Paillade (St. Paul) qui va tourner par le Petit Bard et la Cité Gély, deux autres quartiers populaires de Montpellier, pour se rendre en cortège devant l’entrée du parc de Grammont où la police bloque l’accès à la fête du CCCJM. La manifestation terminée, le cortège partira en « opération escargot » créant un immense embouteillage.

Depuis 2011, chaque année, a lieu une manifestation en juin le jour de la journée sioniste.

2012

Tentative partiellement ratée de bloquer les 4 entrées d’accès au parc de Grammont. Une entrée imprévue a été ouverte par la police et les organisateurs. Une « opération escargot » a été improvisée sur le grand rond-point à proximité de la fête.

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2013

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Gilles Devers ( Avocat), Kawtar Guediri (Historienne) Hisham Abou Shahla (GUPS)

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Conférence-Débat : Jérusalem, la tribune

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Conférence débat : Jérusalem, Salle Pitot, Montpellier

2014

MANIFESTATION LE DIMANCHE 20 JUIN 2014

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En juillet 2014 dans le cadre des manifestations hebdomadaires (et parfois bi-hebdomadaire) organisées par le comité BDS France 34 en solidarité avec la population de Gaza bombardée jour et nuit et avec la résistance populaire, le Comité BDS France a organisé une marche sur la Mairie de Montpellier pour que celle-ci cesse son soutien à la journée sioniste  du CCCJM et suspende le jumelage avec la ville de Tibériade.

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Cette vidéo du baptême de la place de Tibériade en place de Gaza illustre  comment s’est menée cette campagne :

2015

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Husein Abouzaid, Saadia Benfakha, Pierre Stambul, Youssef Habache et Jamil Anouar

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Jérusalem, le sacré et le politique, 5 mai 2015, salle Pétrarque Montpellier

Le week-end de la journée sioniste en juin 2015.

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https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/08/6-7-juin-week-end-de-manifestations-contre-la-journee-sioniste-a-montpellier/

https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/08/6-7-juin-week-end-de-manifestations-contre-la-journee-sioniste-a-montpellier-2/

https://bdsf34.wordpress.com/2015/06/02/stop-a-la-journee-sioniste-de-montpellier-paul-allies-pr-de-droit/

https://bdsf34.wordpress.com/2015/04/17/non-a-la-39eme-journee-sioniste-dite-de-jerusalem-a-montpellier-le-7-juin-2015/

Par ailleurs une pétition a été lancée, toujours présente sur les tables du comité BDS France 34 qui a recueilli plus de deux mille signatures papier et plusieurs centaines sur internet.

http://stopjourneesionistedemontpellier.wesign.it/fr

La Campagne lancée par BDS France 34 s’est développée dans le courant d’indignation suscitée par l’attaque meurtrière israélienne contre la population civile de la Bande de Gaza. La pétition lancée en 2012 est signée par de nombreuses associations, partis et syndicat. Les demandes de rendez-vous (3)  de ces mêmes signataires à M. Saurel maire de Montpellier sont restées sans réponse.

Par ailleurs d’autres associations avaient entrepris des démarches plus institutionnelles en direction de la mairie et des élus.

LA CAMPAGNE CONTRE LA JOURNÉE SIONISTE CONTRAINT LE CCCJM À RECULER SUR  SA COMMUNICATION PUBLIQUE.

Vous avez pu lire en début d’article les propos du président du CCCJM d’alors, voici le programme de la fête. un programme de combat digne du CRIF !  Contre l’antisionisme et contre le Boycott. Si le premier thème était d’actualité dès 2010, le boycott d’Agrexco était un combat d’arrière garde, puisque depuis novembre 2009 le tribunal de Tel Aviv avait prononcé la liquidation d’Agrexco ! « Agrexco ni à Sète ni ailleurs ! » avait lancé la Coalition contre Agrexco qui ne croyait pas si bien dire. On y retrouve Mme LE DAIN députée PS, une fidèle de la journée sioniste qui s’est faite remarquer dans son opposition à la Coalition contre Agrexco…

On notera la bonne place des élus et représentants du PS (Cambadélis, Le Dain), parti qui tient la région depuis des décennies et qui s’est toujours illustré dans le soutien inconditionnel à Israël. Ainsi le secrétaire fédéral du PS34, M. Bourgi,  s’est affiché en tête de la manifestation de la LICRA, le 30 mai 2015, aux côtés d’élus et personnalités de l’UMP pour exiger l’interdiction d’expression publique du BDS France 34 .

program2010

Mais finie l’arrogance sioniste, en juin 2016, la présidente du CCCJM est bien embarrassée pour répondre à la question de sa propre radio (la radio juive : Radio Aviva) sur l’objectif de la journée… Elle finira quand même par dire  qu’il s’agit de fêter la « réunification de Jérusalem ».(Radio Aviva, l’invité du jour, 24 juin 2016.)

Depuis 2012  les affiches racontent d’elles-mêmes ce recul contraint :

35è jpurnée
Nous n’avions pas résisté au plaisir de rétablir les faits…

la 36 ème Journée a utilisé la même affiche que la 35ème.

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Ils tentent de disputer au Comité BDS France 34 à la fois dans le coeur des montpelliérains et au coeur (centre) de la ville: la place de la Comédie où le comité BDS tenait son stand deux samedis par mois.

vivre ensemble
Sans les Palestiniens évidemment ! Quand on sait la férocité du nettoyage ethnique contre les Palestiniens, à Jérusalem en particulier, on mesure l’ampleur du cynisme dont ces gens sont capables.

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En réalité, l’expression « si… m’était conté » vient d’une fable de La Fontaine : « Si Peau d’âne m’était conté,/j’y prendrais un plaisir extrême,/Le monde est vieux, dit-on: je le crois, cependant,/il le faut amuser comme un enfant ». Le CCCJM veut nous amuser et nous endormir avec ses slogans, on l’a bien compris !

 

Et voici ce qu’on pouvait voir en décoration du podium les années précédentes :

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Photo de 2012

et en juin 2016 :

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Il faut maintenant que le contenu politique de la journée s’aligne sur celui d’un vrai centre communautaire et culturel  juif de Montpellier

LA PRÉSIDENTE DU CCCJM AVOUE AVOIR BÉNÉFICIÉ DES LARGESSES DE LA VILLE DE MONTPELLIER !

Quand le comité BDS France 34 se scandalisait de l’aide financière des exécutifs locaux et en particulier de la Ville de Montpellier qui prête gratuitement depuis 39 ans les locaux et depuis son existence le parc Grammont, on le traitait de menteur.

Aujourd’hui preuve est faite que le parc de Grammont et toutes les facilités (chaises, tables barrières) et sans doute vigiles etc. étaient gracieusement offerts par la Mairie, aux frais des contribuables !

Mme Bensoussan vient de le déclarer avec dépit sur Radio Aviva le 24 juin 2016 !

La Présidente. du CCCJM  reconnait ainsi avoir bénéficié d’environ 70 000 € en nature !

LES EXÉCUTIFS DE LA RÉGION, DÉPARTEMENT, MÉTROPOLE ET VILLE DOIVENT CESSER TOUT FINANCEMENT ET TOUT SOUTIEN POLITIQUE À CETTE JOURNÉE.

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Tous les logos sont là : Région, Département, Métropole et Ville de Montpellier.

Dans sa présentation à Radio Aviva Mme Bensoussan est toute heureuse d’annoncer que vers la fin il y aura le tirage de la tombola dont le premier prix est…vous l’aviez deviné : un billet d’avion pour Israël ! Elle informe également qu’à 17h il y aura les « officiels et les hymnes » ». Ce qui signifie que nos élus-es vont se lever et se tenir bien droits et bien droites et en présence du consul d’un autre pays vont  commémorer, à l’initiative de citoyens français dont une bonne part sont franco-israéliens,  une victoire militaire coloniale condamnée par le droit international.Le tout aux frais des contribuables  et avec les applaudissements d’une bonne douzaine d’élus (PS pour la plupart).

Pendant ce temps les militants BDS qui s’inspirant du boycott de l’Afrique du Sud contre l’apartheid exigent qu’Israël applique le droit international, sont interdits de tenir le moindre stand sur la place de la Comédie et le dimanche 26 juin ils étaient contenus par un barrage de police leur interdisant l’accès au parc de Grammont.

Il est même un élu, celui-là même qui signe les refus des autorisations de stand au comité BDS qui s’en vante (Cf. tweet ci-dessous).

Mais il ne devrait pas, car la mairie a été contrainte de faire payer le CCCJM. Le soutien scandaleux à cette journée lui attire le mécontentement de très nombreux administrés. Nous nous réjouissons de cette décision même si nous en faisons les frais. En effet la répression du BDS34 a sans doute été la monnaie d’échange pour amener le CCCJM à renoncer à ce privilège digne d’une municipalité bananière. Mais on ne  fera pas taire le BDS ni interdire ses actions et pour le moment le sionisme est désavoué et c’est lui qui est contraint de restreindre son expression publique.

 

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Action BDS chez RCF Lyon : L’office du tourisme d’Israël n’est pas le bienvenu à Lyon !

rcm2-250rcmCarte-c3cf0RCF Lyon (Radio Chrétienne Francophone) organisait une rencontre, ce mardi 5 avril, sur le thème ‘’Le pèlerinage en Terre Sainte aujourd’hui’’ et ce en présence de la Directrice Générale et du Directeur de la Communication de l’Office du Tourisme d’Israël.

Les militants de la campagne BDS se sont « invités » aux festivités afin de rappeler la situation faite aux palestiniens, tracts (voir ci-dessous) affichettes ; l’Apartheid israélien fut à nouveau dénoncé avec force. Surpris, les organisateurs et la forte délégation israélienne furent quelques peu nerveux, voire agressifs. Les militants BDS sereins et pacifiques, comme à leur habitude, calmèrent les ardeurs parfois belliqueuses.

Ils dénoncèrent « l’office du tourisme » comme instrument de propagande ! A cet égard, la carte d’Israël sur leur site (voir ci dessous ) est éloquente : annexion totale de la zone C de 60% de la Cisjordanie et annexion du Golan !

BDS sera là chaque fois que nécessaire face aux ambassadeurs de l’Apartheid.

TRACT DIFFUSE

L’office du tourisme d’Israël n’est pas le bienvenue à Lyon ! …Tant que les Palestiniens qu’ils soient chrétiens, musulmans … ou non religieux… vivent sous apartheid et occupation

Le Pape devant le mur de l'apartheid (mai 2014)

RCF Lyon (Radio Chrétienne Francophone ) invite à une rencontre, ce mardi 5 avril, sur le thème ‘’Le pèlerinage en Terre Sainte aujourd’hui’’ et ce en présence de la Directrice Générale et du Directeur de la Communication de l’Office du Tourisme d’Israël.

Occasion pour nous de rappeler qu’il ne peut y avoir de relations normalisées avec l’État d’Israël et ses missi dominici. Les pèlerinages doivent être l’occasion de rappeler, et de toucher du doigt, la violence faite aux palestiniens. L’invitation de représentants officiels d’un Etat qui ne respecte en rien les droits humains, est une insulte aux victimes et un encouragement pour Israël à poursuivre sa politique.

- Rappelons que les Palestiniens de Gaza vivent toujours dans les décombres occasionnés par Israël durant l’été 2014 et sous un siège qui dure depuis bientôt 10 ans.

- Rappelons qu’en Cisjordanie plus de 200 Palestiniens, dont une majorité de jeunes, ont été abattus depuis le 1er octobre avec le « permis de tuer » accordé par Netanyahu.

- Rappelons que le bouclage des Territoires palestiniens, le vol de terres, la destruction de maisons et la colonisation se poursuivent et s’accélèrent.

Face à cela, les États occidentaux, sont inactifs, au mieux, voir complices.

C’est pourquoi nous avons rejoint la campagne pacifiste BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) à l’appel de 170 organisations de la société civile palestinienne pour mettre fin à l’impunité d’Israël.

Comme l’indique le grand journaliste israélien Gidéon Lévy :

« Oui, je parle des boycotts et des sanctions qui sont largement préférables aux bains de sang. C’est la vérité, même si elle est amère. Les Etats-Unis et l’Europe se sont suffisamment prosternés devant Israël. Et sans aucun résultat, malheureusement. Dorénavant le monde doit adopter un autre langage, qui sera peut-être compris. Après tout, Israël a prouvé plus d’une fois que le langage de la force et des sanctions est son langage préféré. »




Madame l’ambassadrice d’Israël, vous n’êtes pas la bienvenue à Strasbourg

Sciences Po Strasbourg, en partenariat avec l’association étudiante Sciences Po Forum organise une conférence-débat avec l’Ambassadrice d’Israël en France, Mme Aliza Bin-Noun, jeudi 10 mars à 16h, à l’IEP de Strasbourg. Cette conférence n’est ouverte à personne d’extérieur, elle est réservée aux étudiants et anciens étudiants de Sciences-Po.

A l’occasion de la venue de cette dame, la 1ère représentante de la politique d ‘ Israël en France, nous appelons à un rassemblement de protestation, à proximité de l’IEP à 15h45 avenue de la Forêt Noire, au niveau de l’Eglise St Maurice à Strasbourg.

MADAME L’AMBASSADRICE D’ISRAEL, ETAT COLONIALISTE, D’APARTHEID ET HORS LA LOI INTERNATIONALE, VOUS N’ETES PAS LA BIENVENUE A STRASBOURG !
Nous sommes indignés par la violence de l’Etat d’Israël contre le peuple palestinien, occupé et humilié depuis 49 ans, et par l’impunité dont jouit ce pays qui viole depuis 1948 le droit international et toutes les résolutions des Nations-Unies :
– Colonisation accélérée de la Cisjordanie et de Jérusalem, petit à petit vidée de ses habitants palestiniens
– Occupation de la vallée du Jourdain et expulsion des Palestiniens qui y vivent
– Vol des terres palestiniennes par les innombrables colonies (750 000 colons) et par le mur qui sépare villages et familles
– Vol de l’eau : la nappe phréatique palestinienne pompée par les colonies, alors que les Palestiniens n’ont pas le droit de creuser des puits. Sans parler de Gaza…
– Arrestations arbitraires et emprisonnement de 7000 hommes et femmes dont 406 enfants (fév 2016)
– Destruction des villages et expulsion des Bédouins du Néguev (Israël)
– Blocus monstrueux de Gaza, la plus grande prison du monde à ciel ouvert
– Discriminations contre les Palestiniens d’Israël, politique d’apartheid
Votre visite à Strasbourg n’est pas innocente : Vous voulez redorer l’image d’Israël auprès des étudiants de Sciences Po. Mais vos paroles ne pourront masquer la réalité d’un Etat condamné par Amnesty International pour ses crimes de guerre, en particulier à Gaza, et pour les tortures infligées aux enfants palestiniens.
Partout dans le monde, à l’appel des Palestiniens, comme ce fut le cas en Afrique du Sud contre l’apartheid, le mouvement de Boycott-Désinvestissement-Sanctions se développe : le dernier exemple en est l’appel au boycott-désinvestissement des professeurs de l’université de Columbia à New-York : http://www.aurdip.fr/petition-des-professeurs-de-l.html
Vous n’arrêterez pas ce mouvement des peuples du monde !
CJACP – Femmes en noir – UJFP – Pour nous contacter : cjacp@orange.fr




Les élus antiracistes et pour une paix juste ne peuvent que s’opposer à la condamnation de BDS

Lors de la prochaine séance du Conseil de Paris, les 15, 16 et 17 février, un vœu sera présenté par l’exécutif municipal pour condamner la Campagne BDS.

Cette campagne, rappelons-le, est une campagne internationale de Boycott, Désinvestissement et Sanctions contre Israël jusqu’à ce que cet Etat se conforme au droit international. Elle s’inspire du boycott qui avait contribué à mettre fin au régime d’apartheid en Afrique du Sud.

Elle vise l’impunité d’Israël, condamnée par de nombreuses résolutions internationales restées sans suite, et dénonce la politique coloniale et d’apartheid, les persécutions et la répression constantes  que subit le peuple palestinien.

Le vœu prétend que la recherche d’une paix juste entre Israéliens et Palestiniens suppose de bonnes relations et un dialogue constant avec les autorités israéliennes à tous niveaux.

Force est de constater que cette politique ​ de normalisation avec un régime raciste et colonial,​ conduite depuis près de 20 ans par les gouvernements français et l’UE,​ a échoué :​ ni négociations ni trêve de la colonisation ni fin de l’occupation : résultat = Zéro.​ Il est clair​ au contraire​ qu’Israël s’appuie sur ​cette politique de normalisation ​ pour ​poursuivre ​ son objectif qui est de ​faire disparaître ​ la Palestine  et d’écraser toute révolte du peuple palestinien.

Nous appelons tous les élus antiracistes du Conseil de Paris, qu’ils soient acteurs ou sympathisants du mouvement BDS, ou qu​’ils soient  simplement​ pour​ la liberté  d’expression de ce mouvement, à voter contre le vœu condamnant BDS. La Campagne BDS n’est criminalisée qu’en France et en Israël​. Nous  rappelons que cette Campagne est un mouvement  antiraciste et non violent, et nous appelons les élus antiracistes​ à refuser l’ignoble chantage à l’antisémitisme utilisé pour la discréditer. Comme eux et avec eux  nous continuerons  à lutter contre le racisme  sous toutes ses formes et partout où il se trouve.

Il est certain que face aux succès grandissants de BDS (dont le retrait total de Véolia d’Israël et la rupture de l’accord entre Orange et la société de téléphonie israélienne Partner Communications) les soutiens d’Israël s’inquiètent et ne reculeront devant rien pour entraver ce mouvement guidé par les valeurs universelles de liberté, justice et égalité. Des millions ont été attribués  par le gouvernement israélien pour attaquer le  mouvement BDS dans le monde.

Récemment deux pétitions lancées en France pour la libre expression et la continuation de BDS ont recueilli  à ce jour plus de 23 000 signatures dont celles de nombreuses personnalités et près de 14 000 sur la pétition de BDS France : « Nous appelons au boycott des produits israéliens ! », http://boycottproduitsisraeliens.wesign.it/fr

La Campagne BDS France, confiante dans son enracinement citoyen, antiraciste et non-violent et dans son attachement au droit international, continuera à se développer en France malgré les instrumentalisations politiques et juridiques dont elle fait l’objet !

La Campagne BDS France

www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr




So French So Food and so Apartheid !

Du 7 au 12 février prochain, 28 chefs et maîtres-artisans français réputés participeront à l’événement So French So Food, la 4e semaine de la Gastronomie Française en Israël dans plusieurs villes israéliennes Tel Aviv, Haifa, Beer-Sheva, Acre et Tibériade, Jérusalem. Dix sociétés françaises prendront également part à cette initiative co-organisée par la chaine de supermarchés israélienne Shufersal, et l’Ambassade de France en Israël – via l’Institut Français. L’édition de cette année est aussi parrainée par la Mairie de Toulouse qui la subventionne à hauteur de 72 000 €. [1]

Le site web d’informations The Electronic Intifada nous révèle que Shufersal est une société israélienne qui possède plusieurs magasins dans les colonies israéliennes, illégales au regard du droit international, en Cisjordanie et dans le Golan syrien occupés. [2]

La campagne BDS France dénonce et condamne l’implication du gouvernement français et de la mairie de Toulouse dans l’organisation de cet événement, partenaires d’une entreprise qui se rend complice et tire profit des violations par Israël des droits du peuple palestinien.

Le Ministère des Affaires Etrangères, et donc le gouvernement, se rend ainsi lui-même complice des politiques israéliennes d’occupation et de colonisation condamnées par les multiples résolutions auxquelles la France a souscrit, et en totale contradiction avec sa ligne officielle et sa mise en garde initiée en 2014 adressée aux ressortissants et aux entreprises tentées d’investir dans les colonies israéliennes :

« Les transactions financières, les investissements, les achats, les approvisionnements ainsi que d’autres activités économiques dans les colonies ou bénéficiant aux colonies, entraînent des risques juridiques et économiques liés au fait que les colonies israéliennes, selon le droit international, sont construites sur des terres occupées et ne sont pas reconnues comme faisant partie du territoire d’Israël. Ceci est susceptible d’entraîner des litiges liés à la terre, à l’eau, aux ressources minérales et autres ressources naturelles, qui pourraient faire l’objet d’un achat ou d’investissement, comme des risques réputationnels. » [3]

En totale opposition aussi avec le récent rapport de Human Rights Watch qui « recommande aux Etats de s’assurer du respect de la quatrième convention de Genève et qu’ils revoient leurs échanges commerciaux avec les colonies », entre autres. [4]

Par ailleurs, douze anciens ambassadeurs viennent de prendre position pour la suspension de l’accord d’association UE-Israël et la « mise en veilleuse » de la coopération économique et scientifique. [5]

Le gouvernement français et la Mairie de Toulouse prouvent une nouvelle fois leur soutien aveugle à l’apartheid israélien et son régime d’oppression, à l’image de Manuel Valls préférant criminaliser les militants de la campagne BDS France et de Jean Luc Moudenc défenseur de la liberté d’expression sauf quand il s’agit de la Palestine. [­6]

Nous appelons les Chefs et maîtres-artisans français qui ont été invités, à reconnaître qu’ils ont été manipulés pour servir une initiative de normalisation d’une politique contraire aux droits humains, et que leur déontologie professionnelle ne devrait pas promouvoir la gastronomie française à n’importe quelle sauce.

A l’heure où le mouvement BDS enregistre de nombreuses victoires depuis le début de l’année 2016, cette complicité démontre la nécessité absolue de poursuivre et d’intensifier davantage cette campagne citoyenne, en France et partout dans le monde, pour soutenir la lutte du peuple palestinien pour sa liberté, la justice et l’égalité.

La campagne BDS France

———————–

[1] So French So Food 2016 http://institutfrancais-israel.com/blog/so-french-so-food-2016/

Jumelage Toulouse-Tel Aviv : 1ere participation de Toulouse à So French So Food, la 4e semaine gastronomique de Tel Aviv http://deliberations.toulouse.fr/data/archive/20151217_DELIBERATION_15-818.pdf]

[2] French government partners with Israeli settlement profiteer, Ali Abunimah, 4 february 2016 https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/french-government-partners-israeli-settlement-profiteer

Traduction : Le Gouvernement français partenaire d’un profiteur des colonies israéliennes http://www.bdsfrance.org/le-gouvernement-francais-partenaire-dun-profiteur-des-colonies-israeliennes/

[3] Infos utiles Israël/Territoires palestiniens http://www.diplomatie.gouv.fr/fr/conseils-aux-voyageurs/conseils-par-pays/israel-territoires-palestiniens/article/complements-25006

[4] Occupation, Inc. How Settlement Businesses Contribute to Israel’s Violations of Palestinian Rights, Human Rights Watch, 19 January 2016 https://www.hrw.org/report/2016/01/19/occupation-inc/how-settlement-businesses-contribute-israels-violations-palestinian

[5] Paris et Bruxelles doivent agir pour sauver l’Etat palestinien http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/02/03/paris-et-bruxelles-doivent-agir-pour-sauver-l-etat-palestinien_4858462_3232.html

[6] Valls envisage des mesures contre les manifestations pro-boycott de produits israéliens, Le Monde, 19 janvier 2016 http://www.lemonde.fr/societe/article/2016/01/19/valls-envisage-des-mesures-contre-les-manifestations-pro-boycott-de-produits-israeliens_4849405_3224.html

Communiqué BDS France du 1er avril 2015 : le maire de Toulouse a osé http://www.bdsfrance.org/le-maire-de-toulouse-a-ose-8/




Le gouvernement français, partenaire d’un profiteur des colonies israéliennes

Ali Abunimah – The Electronic Intifada – 4 février 2016

 

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Un étalage d’un magasin Shufersal Deal à Gilo, une colonie de peuplement en Cisjordanie occupée, le 2 février, où il est indiqué que la promotion par cette chaîne de supermarchés israélienne est un « partenariat avec l’ambassade de France ».

Le gouvernement français apporte son soutien intensif à une société israélienne qui tire profit des colonies construites sur des terres palestiniennes et syriennes, terres occupées en violation du droit international.

Ce mois-ci, la plus grande chaîne de supermarchés d’Israël, Shufersal, sponsorise So French So Food (la semaine de la gastronomie française en Israël – 4e édition en 2016), qu’elle présente comme un « Festival des arômes et des saveurs de France ».

L’évènement est co-organisé par l’Institut français, bras culturel du gouvernement français, et Shufersal. Il est également parrainé par la ville de Toulouse.

Tout ce mois, Shufersal fait une grande promotion des produits français dans ses magasins.

Les documents de commercialisation de Shufersal et les étalages en magasin pour la semaine So French So Food indiquent que la campagne est un partenariat avec l’ambassade française.

The Electronic Intifada  confirme que ces expositions sont organisées dans les magasins Shufersal à l’intérieur des colonies de Cisjordanie.

La promotion fera aussi venir plus de deux douzaines de chefs cuisiniers et artisans français en Israël. Son but est d’aider les sociétés françaises dont les dirigeants viendront en Israël dans le cadre de l’évènement à y exporter leurs produits.

Mais en soutenant cette initiative, le gouvernement français aidera aussi à gonfler les profits d’une société qui fonctionne abondamment dans les colonies israéliennes en Cisjordanie et sur le plateau du Golan en Syrie, deux territoires occupés.

Profiteur des colonies de peuplement

Sur son site, Shufersal liste les lieux où l’on trouve ses magasins dans les colonies d’Ariel, Maaleh Adumim, Gilo et le bloc Gush Etzion, en Cisjordanie.

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Une bannière postée sur Facebook par Shufersal, chaîne de supermarchés israélienne qui a une grosse activité commerciale dans les colonies, présente le festival de la So French So Food comme un « partenariat avec l’ambassade de France ».

 

Le groupe de recherche Who Profits fait savoir que l’une des chaînes de vente de proximité de Shufersal, la chaîne Yesh, possède des succursales dans un certain nombre d’autres colonies.

Shufersal distribue également des produits manufacturés dans les colonies de Cisjordanie sous sa propre marque. Cela comprend des produits venant des colonies d’Imanuel, Mishor Adumim et de la zone industrielle de Barkan.

En mai 2015, selon Who Profits, Shufersal a lancé sa propre ligne de produits laitiers fabriqués dans une colonie sur le plateau du Golan en Syrie, occupé par Israël.

Des photos prises par un citoyen israélien cette semaine, et transmises à The Eletronic Intifada, prouvent que la promotion soutenue par la France se déroule à l’intérieur même des colonies de Cisjordanie construites en violation du droit international.

Les images montrent des étalages dans un magasin Shufersal Deal, 17 rue Tsviya ve Yitzhak, à Gilo, où il est dit explicitement que la promotion est un « partenariat avec l’ambassade de France ».

À l’encontre de la politique française

 

Une source diplomatique a déclaré à The Electronic Intifada que le « partenariat entre l’ambassade française en Israël et Shufersal concerne exclusivement la promotion, en Israël, de produits français et de notre gastronomie, à l’occasion de la semaine de la gastronomie française.

« Il ne constitue en aucun cas un soutien à la colonisation, un point sur lequel la position française est claire et constante », ajoute la source.

Le fait est cependant que la promotion a lieu à l’intérieur des colonies de Cisjordanie, territoire que la France ne considère pas comme étant « en Israël ».

La France est l’une des forces à l’origine de l’exigence récemment annoncée par l’Union européenne pour que les produits des colonies ne soient plus étiquetés « Made in Israel ».

Pendant que la rhétorique du gouvernement français affirme une chose, sa promotion d’un gros profiteur des colonies apparaît bien comme une violation de sa propre politique de longue date, et aussi comme une approbation des violations flagrantes par Israël des droits des Palestiniens.

En 2014, la France a mis en garde ses citoyens et sociétés contre le commerce avec les colonies israéliennes dans les territoires occupés. Le gouvernement déclarait que les entreprises pourraient se trouver confrontées à des actions en justice concernant « la terre, l’eau, le minerai et les autres sources naturelles », autant qu’à des « risques pour leur réputation ».

Effectivement, les entreprises françaises qui participent à la promotion de la semaine So French So Food pourraient voir leur réputation en souffrir, mais cela à cause de l’action du gouvernement français.

Parmi ces entreprises françaises : la marque de vodka française Grey Goose, et les chocolatiers de Toulouse, Bello et Angeli, entre autres…

 

« Profitant des vols commis par Israël »

Dans un rapport décisif du mois dernier, le groupe Human Rights Watch a appelé toutes les entreprises à mettre fin totalement à leurs activités commerciales dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem.

« Les activités commerciales dans les colonies participent inévitablement à la politique israélienne qui dépossède et discrimine durement les Palestiniens, tout en tirant profit du vol par Israël de la terre des Palestiniens et de leurs autres ressources », déclare Arvind Ganesan, directeur de la division Affaires et Droits de l’homme au sein de ce groupe basé à New York. « Le seul moyen pour les entreprises de se conformer à leurs propres responsabilités en matière des droits de l’homme est de cesser de travailler avec et dans les colonies israéliennes ».

Selon Human Rights Watch, les entreprises comme Shufersal sont capitales pour l’entreprise coloniale de peuplement : elles rendent les colonies plus viables en y créant des emplois, en payant des impôts aux municipalités des colonies, et en fournissant des services et des infrastructures aux colons.

Au cours de ces deux dernières années, un certain nombre de fonds de pension internationaux se sont totalement désinvestis de cinq banques israéliennes de premier plan, en raison de leurs activités soutenant les colonies israéliennes.

Ces décisions sont significatives en ce qu’elles créent le précédent que les activités des banques qui sont liées aux colonies ne peuvent être séparées de leurs autres activités.

Cela vaut également pour Shufersal, qui exploite un réseau et fournit une chaîne qui intègrent totalement ses activités de détail et de production au sein des colonies. Par conséquent, par sa promotion et son parrainage avec Shufersal, le gouvernement français se fait le complice des colonies de peuplement auxquelles il prétend s’opposer.

Dans son rapport, Human Rights Watch demande aussi au gouvernement de sanctionner Israël pour ses colonies.

Mais le gouvernement français semble se diriger dans le sens opposé.

Tout en diffamant, menaçant et réprimant ses propres citoyens qui militent pour les droits des Palestiniens, la France s’engage avec un gros profiteur des colonies, au nom du peuple français.

Traduction : JPP pour BDS France

Source: https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/french-government-partners-israeli-settlement-profiteer

 




La musique Klezmer ne doit pas être instrumentalisée par un Etat-voyou

Communiqué de la Campagne BDS France

Paris, le 20 Septembre 2015

La prochaine édition du festival Jazz ‘n’ Klezmer aura lieu à Paris du 11 novembre au 1er décembre 2015.

Cette année encore, la campagne BDS France (Boycott, Désinvestissements et Sanctions contre l’État israélien tant que celui-ci ne respectera pas le droit international) dénonce le partenariat de ce festival avec l’ambassade d’Israël.

Aujourd’hui, le gouvernement israélien continue et intensifie sa politique de colonisation en Palestine (plus de 200 colonies à ce jour) et ce, en dépit de nombreuses résolutions de l’ONU. Il continue la construction d’un mur monstrueux sur des centaines de kilomètres, encerclant et volant ce qu’il reste de terre palestinienne, à l’encontre de l’avis de la Cour Internationale de Justice.

C’est ce même gouvernement qui viole régulièrement les droits humains et le droit international humanitaire, en particulier lors de ses attaques contre Gaza, qui continue à mener une politique d’apartheid envers les Palestiniens d’Israël, avec plus de 50 lois discriminantes, et qui refuse tout droit au retour des réfugiés palestiniens en dépit d’un droit reconnu par les Nations Unies.

Comment dès lors envisager un partenariat culturel avec l’ambassade d’Israël, qui représente et véhicule ces valeurs d’intolérance et de non-respect du droit international ?

L’idée sur laquelle s’appuie ce festival est pourtant intéressante: établir un pont entre deux musiques aux racines populaires, le jazz et la musique Klezmer, musique qui s’était développée avant la seconde guerre mondiale en Europe de l’Est au sein de la culture et de la langue juive qu’était le yiddish.

Ce que nous dénonçons, c’est l’instrumentalisation de cet événement par le gouvernement d’Israël, et à travers cela, la tentative de blanchiment du régime israélien d’apartheid, qui se sert de la culture pour tenter de redorer son image.

La campagne BDS France n’appelle pas à boycotter les artistes en tant qu’individus, mais à boycotter les événements artistiques produits en parrainage avec des institutions israéliennes. Cette campagne répond à un appel de la société civile palestinienne, dans le but de faire pression sur le gouvernement israélien afin qu’il se mette en conformité avec le droit international.

Nous constatons cette année, comme l’an dernier, que le KKL, instrument de dépossession du peuple palestinien, du vol de ses terres, et qui participe actuellement à l’expulsion des Bédouins de leurs terres ancestrales, ne figure plus parmi les sponsors. C’était l’une de nos revendications et nous nous en félicitons.

Nous demandons toutefois aux organisateurs et aux sponsors de rejeter également le partenariat de l’ambassade d’Israël, et de refuser cette instrumentalisation politique d’un Etat qui viole le droit international en toute impunité et dont la politique est contraire aux valeurs universelles de justice et d’égalité.

La campagne BDS France

campagnebdsfrance@yahoo.fr
http://www.bdsfrance.org/




Des militants perturbent la fête « Tel Aviv Plage » à Berlin

Ali Abunimah – The Electronic Intifada – 31 août 2015

Vidéo : Allemagne : des militants pro-Palestine forment un cordon de contestation devant la fête « Tel Aviv Plage » à Berlin:

https://www.youtube.com/watch?v=m7iUSrZMYZg

Des militants à Berlin ont bloqué l’entrée d’une fête « Tel Aviv Plage » dans le district de Kreuzberg dans la capitale allemande, dimanche.

La vidéo ci-dessus montre la police en train de déloger par la force les manifestants pacifiques alors qu’ils crient « Les racistes, hors de l’Allemagne » et « Boycott Israël ».

Cela se passe quelques semaines après que des centaines de manifestants à Paris ont transformé une même fête « Tel Aviv Plage » sur les bords de Seine en un désastre de relations publiques pour Israël.

« La face souriante du sionisme »

L’évènement de dimanche, mettant en vedette les DJ israéliens, les cadeaux, les « rayons de produits israéliens » et les massages était présenté par son sponsor comme une célébration de Tel Aviv et des « différents aspects de la liberté que cette ville magnifique défend ».

La plage de Tel Aviv en particulier était décrite comme l’endroit où « l’ensemble de ses habitants se mettent à l’abri des épreuves de la vie quotidienne (sic) ».

« Et ainsi, si Berlin, pour l’Allemagne, est ce que Tel Aviv (est) pour Israël, nous essayons encore de relier les deux, un beau dimanche après-midi de belles musiques et de beaucoup, beaucoup de bonnes choses », déclare l’annonce promotionnelle.

« Nous avons choisi de perturber la fête de « Tel Aviv Plage » car nous devons opposer une résistance aux campagnes de propagande du sionisme », déclarent les militants qui participaient à la manifestation, dans une déclaration adressée à The Electronic Intifada.

La propagande israélienne, ou hasbara, peut prendre de nombreuses formes, note la déclaration, et notamment celle « d’évènements culturels faisant la promotion de la « culture libérale » ou de la « gay-friendly » d’Israël, désignées aussi sous les termes de whitewashing (propagande pour blanchir les crimes) et de pinkwashing (récupération à des fins propagandistes des questions homosexuelles) ».

« La classe moyenne, libérale, de Tel Aviv est la face souriante du sionisme », indique la déclaration. « Les restaurants de luxe de Tel Aviv, ses bars hipster (pour jeunes cools se disant à contre-courant) et ses entreprises high-tech sont les lieux de vie de ces pilotes qui enflamment Gaza. »

« Elle offre aux Israéliens et aux touristes – mais bien sûr pas aux réfugiés palestiniens ni aux habitants de la Cisjordanie et de Gaza – la chance de s’asseoir sur ses magnifiques plages et leur fait oublier qu’ils sont des occupants », ajoute la déclaration.

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Photo 2 : La police allemande déloge les militants de l’entrée de la fête « Tel Aviv Plage » à Berlin, le 30 août. (Anne Paq ActiveStills)

Les militants critiquent également le quartier où a lieu l’évènement dans la capitale allemande : « Faire venir une « fête de Tel Aviv » au cœur même d’un quartier de migrants à Berlin, présenter des plats palestiniens comme de la nourriture israélienne authentique dans un restaurant chic hors de portée de la bourse de la plupart de ses résidents de la classe laborieuse, le tout au nom d’un « multiculturalisme » qui signifie simplement la préservation des privilèges racistes –  c’est plus qu’indécent ». (Lire la déclaration intégrale ci-dessous).

Ces dernières années, des milliers de jeunes Israéliens ont aménagé dans l’ancienne capitale nazie.

Les liens avec Israël

La « fête de la plage » était parrainée par Habait, qui se présente comme un « projet indépendant unique, conçu pour promouvoir la culture contemporaine israélienne à Berlin ».

La publicité pour l’évènement de dimanche ne fait mention d’aucun parrainage officiel par l’ambassade israélienne. Mais les militants de Berlin pensent qu’il s’agit d’une tactique trompeuse visant à échapper aux manifestations.

Les militants affirment à The Electronic Intifada avoir constaté la présence d’agents en civil de la sécurité israélienne, ce qui montre bien, à leur point de vue, que cela est coordonné avec l’ambassade et que celle-ci soutient.

L’ambassade avait également fait auparavant la promotion de l’évènement sur ses comptes de médias sociaux, et elle a diffusé des photos de la fête elle-même.

L’année dernière, l’évènement a été explicitement coparrainé par l’ambassade israélienne, dont le logo était très en vue sur le matériel de propagande 2014.

En 2012, certaines de ces mêmes militants qui participaient à cette manifestation ont perturbé un concert Habait organisé pour recueillir des fonds pour le Fonds national juif (FNJ).

Le FNJ est une entité soutenue par l’État israélien, qui participe directement à la purification ethnique et à la colonisation de la terre palestinienne dans toute la Palestine historique, sous couvert souvent d’initiatives écologiques.

Plus tôt cet été, les militants ont chahuté l’ambassadeur israélien Yakov Hadas-Handelsman, alors qu’il tentait de prononcer une allocution de propagande en faveur des homosexuels, présentant Israël comme un havre pour les LGBT, lors d’un évènement gay à Berlin.

La déclaration intégrale des militants de Berlin

La face souriante du sionisme

Déclaration à propos de la perturbation de la fête « Tel Aviv Plage » à Berlin, le 30 août 2015 :

Les organisateurs de la fête « Tel Aviv Plage » de cette année (sans honte renommée « Tel Aviv-Jaffa » en tentant ironiquement de dépolitiser l’évènement, accentuant seulement la colonisation de la Palestine), aimeraient se voir eux-mêmes comme des non-politiques.

Leur ville est une ville avec « différents aspects de la liberté », où « l’ensemble de ses habitants se mettent à l’abri des épreuves de la vie quotidienne ». Ce sont des gens bien, irréprochables et purs. Ils sont venus à Berlin afin de ne pas voir l’occupation de la Palestine, laquelle après 68 ans est devenue une tâche qui gâche leur magnifique vue sur la « merveilleuse plage » de Tel Aviv.

Certains sont même apparemment prêts à donner leur obole à des organisations de droits de l’homme libérales de leur choix, qui l’utiliseront pour soutenir encore plus une situation insoutenable. Ils souhaitent promouvoir une culture de « conception libérale des droits de l’homme et de la liberté ». Ils aimeraient se voir eux-mêmes comme une partie de la solution, depuis qu’ils préfèrent danser à Berlin plutôt que de brûler les bébés en Cisjordanie. Ils refusent de voir qu’ils sont le problème.

La classe moyenne, libérale, de Tel Aviv est la face souriante du sionisme, aveuglant le monde avec la blancheur de ses dents pendant que ses pieds bottés maintiennent fermement le cou du peuple palestinien. Les restaurants de luxe de Tel Aviv, ses bars hipster (pour jeunes cools se disant à contre-courant) et ses entreprises high-tech sont les lieux de vie de ces pilotes qui enflamment Gaza, des sociétés qui tirent profit de la colonisation de la Palestine, des artistes qui font danser et chanter le monde et oublier qu’au-dessous, des ordres de mort sont donnés devant des écrans dans des bunkers enfouis.

Le tourisme de Tel Aviv, ses fières parades, ses marchés boursiers sont les bijoux brillants qu’Israël présente au monde pendant que ses incursions militaires traversent les villages de Cisjordanie, pendant que sa police secrète détient des militants pendant des mois d’affilée sans inculpation dans ses cellules, pendant que son système judiciaire justifie la purification ethnique et le vol de la terre. Tel Aviv est le cœur qui bat du sionisme. Elle offre aux Israéliens et aux touristes – mais bien sûr pas aux réfugiés palestiniens ni aux habitants de la Cisjordanie et de Gaza – la chance de s’asseoir sur ses magnifiques plages et leur fait oublier qu’ils sont des occupants.

Nous sommes ici pour leur rappeler cela.

Nous avons choisi de perturber la fête de « Tel Aviv Plage » car nous devons opposer une résistance aux campagnes de propagande du sionisme. Cette propagande, surnommée hasbara (explication) par l’État, a de nombreux visages. Elle peut prendre la forme de généraux de l’armée et de politiciens interviewés sur CNN, justifiant les crimes de guerre avec une rhétorique biblique. Elle peut prendre aussi celle de milliardaires américains utilisant leur capitaux contre les organisations de solidarité avec la Palestine dans les campus universitaires. Elle peut encore prendre celle d’évènements culturels faisant la promotion de la « culture libérale » ou de la « gay-friendly » d’Israël, désignés aussi sous les termes de whitewashing (propagande pour blanchir les crimes) et de pinkwashing (récupération à des fins propagandistes des questions homosexuelles) ».

Ces dernières années, en raison du succès montant des campagnes du mouvement mondial pour le boycott, le désinvestissement et des sanctions (BDS), de plus en plus d’évènements qui étaient habituellement parrainés ouvertement par le gouvernement israélien semblent soudain auto-organisés et indépendants, afin de ne pas être boycottables en vertu des lignes directrices du BDS. Mais n’importe quelle recherche sur Internet montre les liens passés des organisateurs de la fête de « Tel Aviv Plage » avec l’État israélien ou avec le FNJ, son principal organe de purification ethnique.

C’est pour ces raisons que cette propagande doit être combattue, même si elle ne rentre pas dans les catégories visées par la campagne BDS. Faire venir une « fête de Tel Aviv » au cœur même d’un quartier de migrants à Berlin, présenter des plats palestiniens comme de la nourriture israélienne authentique dans un restaurant chic hors de portée de la bourse de la plupart de ses résidents de la classe laborieuse, le tout au nom d’un « multiculturalisme » qui signifie simplement la préservation des privilèges racistes –  c’est plus qu’indécent. Ça ne doit pas passer.

Ils nous rappellent les antisémites. Pour ceux d’entre nous qui sont juifs, ils vont dire qu’ils ont la haine de soi. Mais nous allons continuer à pointer du doigt les mensonges de leur propagande. Et le monde verra à travers la face souriante du sionisme.

 

Militants de solidarité avec la Palestine, août 2015.

Source: https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/activists-disrupt-tel-aviv-beach-party-berlin

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

Photo : Des militants bloquent l’entrée de la fête « Tel Aviv-Jaffa Plage » à Berlin, le 30 août.
(Anne Paq ActiveStills)



Communiqué BDS France : « Tel Aviv Sur Seine » a pris l’eau !

Jeudi 13 Août 2015, la honte s’est abattue sur Paris, qui a importé la politique d’apartheid ultra-militarisée qui caractérise autant Tel Aviv que toutes les autres villes israéliennes. Le colossal dispositif de sécurité visible jeudi 13 août, qui succède à une semaine de condamnations de cette grave erreur politique de la part d’Anne Hidalgo et de son équipe, marque déjà l’échec de l’initiative Tel Aviv sur Seine.

PHOTOS: a href= »https://goo.gl/photos/kL5CyRKSYSP73Wam9″ target= »_blank »>https://goo.gl/photos/kL5CyRKSYSP73Wam9 

Grâce à un service d’ordre musclé et raciste, assuré par les fascistes de la Ligue de Défense Juive, seules quelques personnalités triées sur le volet, ainsi que de nombreux journalistes, ont pu « profiter » de cet espace que leur avait alloué la Mairie de Paris pour leur tentative de blanchiment de la « marque » Israël. Leur entreprise de propagande s’est transformée en une magnifique tribune offerte à la critique de la colonisation, de l’apartheid et des crimes de l’État israélien et a suscité une importante mobilisation.

Interdits d’entrer, comme les Palestiniens dans les check-points en Palestine occupée, et malgré les tentatives des CRS pour les en empêcher, une cinquantaine de militant.e.s de BDS France s’est lancée dans une action directe en déployant une banderole « Apartheid Sur Seine » sur le pont d’Arcole tout proche. Plusieurs associations ont participé à cette action (Ensemble, PIR, NPA,, Solidaires, CNT, Les Désobéissants, UJFP et autres…), toutes adhérentes à la Campagne BDS France.

L’action s’est poursuivie pendant une heure et demi, se rendant jusqu’à la place du Chatelet, en passant par les quais et la place de l’Hôtel de Ville. Les militant.e.s brandissaient des pancartes, certaines reprenant le très beau dessin que le dessinateur Tardi avait offert en solidarité, et se faisaient entendre grace à des slogans: Apartheid Sur Seine! Checkpoint Sur Seine! Israël Criminel, Anne Hidalgo Complice! Gaza, Gaza: On N’oublie Pas!, Gaza, Gaza, Paris Est Avec Toi! Israël Apartheid: Boycott! Free Free Palestine!

La Campagne BDS France se félicite du total échec de cette opération de propagande et continuera à se mobiliser contre toute les initiatives de blanchiment de l’apartheid israélien.

Apartheid Sur Seine !

Gaza, Gaza, on oublie pas !

Boycott Israël Apartheid !

La Campagne BDS France
www.bdsfrance.org
campagne@yahoo.fr


BDS France Campaign communique

14 August 2015

The sinking of “Tel Aviv on the Seine”

Thursday 13 August was a day when shame fell on Paris, the city which chose to import the ultra-militarised apartheid policies that are characteristic of Tel Aviv and all other Israeli cities. The colossal police presence visible on Thursday, coming after a week of widespread condemnation of the serious political error of mayor Anne Hidalgo and her assistants, already displayed the failure of the “Tel Aviv on the Seine” operation.

Thanks to the strong-arm, racist tactics of a security squad provided by the fascist Jewish Defence League, only a few hand-picked personalities, as well as several journalists, were allowed to visit the riverside space that Paris City Hall had allotted to the attempt to whitewash the Israel “brand”. But this widely criticised propaganda exercise turned into a magnificent platform for the denunciation of Israel’s colonisation, its apartheid system and its state crimes.

Forbidden to enter the space, just like Palestinians at the checkpoints in Occupied Palestine, some fifty BDS France activists carried out a demonstration on the Arcole bridge just nearby, despite efforts by the riot police to prevent it, and displayed an “Apartheid on the Seine” banner. Several organisations and political parties were represented in the action, including Ensemble, Parti des Indigènes de la République, Nouveau Parti Anticapitaliste, the unions Solidaires and Confédération National du Travail, and Les Désobéissants, all of which adhere to the BDS France Campaign.

Photographs: https://goo.gl/photos/kL5CyRKSYSP73Wam9

After the demonstration on the bridge, the action continued for a further hour, on the forecourt of Paris City Hall and along the quays towards the place du Chatelet, a central square. The activists brandished placards, some showing the drawing designed in solidarity by the famous illustrator Tardi, and all the while loudly chanting slogans: Apartheid on the Seine! Checkpoint on the Seine! Gaza, Gaza, we don’t forget! Gaza, Gaza, Paris is with you! Boycott Israeli Apartheid! Free Free Palestine!

The BDS France Campaign is delighted that this propaganda event was a total failure and will continue to act against any attempts to whitewash Israeli apartheid.

BDS France Campaign
www.bdsfrance.org
campagne@yahoo.fr




Tel Aviv Sur Seine : Action BDS Jeudi 13 Août à Paris

Une cinquantaine de militant-e-s de la Campagne BDS France  (avec notamment des camarades d’Ensemble, du PIR, NPA, Solidaires, CNT,  Collectif Anti-fasciste CAPAB..) ont dérangé l’#ApartheidSurSeine ce jeudi 13 août à travers une action BDS  pour dénoncer l’opération de propagande « Tel Aviv Sur Seine », qui a définitivement échoué!

PHOTOS ici : https://goo.gl/photos/kL5CyRKSYSP73Wam9
Près du pont d’Arcole et à proximité de « Tel Aviv Sur Seine », que l’on peut rebaptiser « Check-points Sur Seine », les militant-e-s ont bénéficié d’une grande visibilité, et ont déployés une  banderolle « Apartheid Sur Seine » , tee shirts et visuels avec notamment celui réalisé par le dessinateur Tardi pour dénoncer cette propagande.

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Apartheid Sur Seine! Israël Criminel, Anne Hidalgo COMPLICE!  Gaza, Gaza: On oublie pas!, Check-points Sur Seine !, Israël Apatheid: Boycott ! Gaza, Gaza, Paris est avec toi! Free Free Palestine !  pouvait t-on entendre dans les rues de Paris aujourd’hui.

Après l’action, une manifestation avec environ 150 personnes a permis de faire entendre davantage la contestation de cette provocation, un an après le dernier massacre israélien à Gaza.

« Tel Aviv Sur Seine » à définitivement pris l’eau aujourd’hui !




« Tel Aviv Sur Seine » : Communiqué du BNC

Le mouvement BDS condamne la complicité, honteuse pour la « ville des lumières », de la Mairie de Paris dans la banalisation du terrorisme israélien.

Palestine occupée, 11 août 2015 – Le comité national palestinien du mouvement de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions d’Israël (BDS) condamne la décision de la Mairie de Paris d’organiser une journée festive « Tel Aviv sur Seine ». Il appelle les populations palestiniennes et arabes ainsi que les forces progressistes partout dans le monde à protester pacifiquement devant les ambassades et les représentations françaises afin de faire la pleine lumière sur cette nouvelle complicité officielle française revenant à couvrir les crimes et le terrorisme israéliens.

Ce festival de pure propagande en faveur d’Israël est prévu jeudi prochain dans la capitale française malgré la forte opposition de la part du mouvement de soutien à la cause palestinienne en France et dans le monde. Le but de cette journée qui sera émaillée de performances musicales israéliennes et au cours de laquelle seront servis des mets populaires arabes présentés comme israéliens, est de renforcer la coopération entre les Mairies de Tel Aviv et de Paris et de promouvoir le tourisme en Israël.

Cette célébration de Tel Aviv par la Mairie « socialiste » de Paris au moment même où le gouvernement de Tel Aviv intensifie la colonisation des terres palestiniennes, le nettoyage ethnique du peuple palestinien de Jérusalem, du Naqab et de la vallée du Jourdain, le blocus de Gaza, l’incitation au racisme qui nourrit le terrorisme fondamentaliste juif, et les lois racistes extrémistes, comme la loi sur l’alimentation forcée des prisonniers, ne peut être autrement comprise par le peuple palestinien que comme une complicité française avec les crimes d’Israël et de son régime raciste d’occupation et de colonisation.

Ce festival de propagande en faveur du régime colonial correspond également au premier anniversaire du massacre commis par les forces d’occupation à Gaza l’été dernier.

Notre peuple et les forces progressistes dans le monde se demandent comment Paris peut célébrer ainsi Tel Aviv quelques semaines seulement après l’horrible crime commis par des terroristes juifs israéliens qui ont brulé vif le bébé Ali Dawabsha et sa famille, crime qui comme tous ceux commis par des colons, a été couvert par l’armée et l’appareil sécuritaire d’occupation, et est un prolongement naturel du terrorisme d’état que perpétue Israël envers notre peuple et nos enfants partout et cela depuis des décennies.

Le mouvement international de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS) continuera sa lutte dans le but d’isoler Israël académiquement, culturellement, économiquement et militairement, jusqu’à ce que notre peuple, dans toutes ses composantes, accède à son droit inaliénable d’auto-détermination, ce qui implique la fin de l’occupation et du régime d’Apartheid israélien et le retour des réfugiés dans leurs maisons dont ils ont été expulsés depuis la Nakba de 1948.

Le comité national palestinien pour le boycott d’Israël

http://www.bdsmovement.net/