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Action en Allemagne

Déclaration de Direct Action Berlin
7 octobre 2012
http://www.facebook.com/DirectActionBerlin

Le 4 Octobre 2012, un événement de collecte de fonds en faveur du FNJ (KKL) a eu lieu à Berlin. Le FNJ est l’un des instruments les plus anciens et les plus efficaces de l’apartheid et de l’oppression sioniste en Palestine. Grâce à la création et au financement de colonies illégales, la suppression et le déplacement de la population non-juive, en achetant ou en enlevant la terre de ses habitants, le FNJ met en œuvre les idéaux sionistes de discrimination et de ségrégation « sur le terrain ». Le FNJ n’est pas « juste » une organisation officielle israélienne, il est l’un des principaux exécuteurs de la politique raciste d’Israël contre les non-juifs vivant sur son territoire.

Nous ne nous tiendrons pas tranquillement pendant que ces organisations sont financées. Nous ne voudrions pas voir de tels événements se produire sans offrir de résistance, une résistance qui est entraînée par notre solidarité avec la lutte palestinienne pour la liberté, avec la lutte du peuple des villages bédouins en cours de démolition chaque mois par le FNJ, et avec tous les militants qui risquent leur liberté et leur vie à se battre pour une existence libre et juste pour eux-mêmes et pour les autres, qui ne peuvent pas lutter contre ces combats seuls.

Considérant cela, nous avons entrepris avec d’autres militants d’interrompre et de résister à un événement que nous considérons comme prenant une part active dans les crimes de guerre et l’apartheid illégal. Notre acte de résistance était symbolique et non-violent. À notre tour, nous avons été brutalement agressés par les spectateurs, une réaction violente qui était déplacée. La réponse exagérée de la foule et de la police de Berlin, qui a répondu en poursuivant nos militants par des policiers en civil, en les arrêtant et les traitant comme des criminels, a montré une fois encore que l’Etat d’Israël et son partenaire allemand en crime ne sont pas capables de traiter la résistance pacifique. Encore une fois, les cris à l’antisémitisme ont été entendus. Résister à l’apartheid n’est pas de l’antisémitisme. Résister à des crimes de guerre n’est pas de l’antisémitisme. Critiquer Israël n’est pas de l’antisémitisme.

Nous envoyons cette action comme une salutation de solidarité avec nos frères et sœurs qui luttent pour un meilleur Moyen-Orient, et comme un signe d’encouragement pour les autres militants à travers le monde pour aller avec leur lutte juste et courageuse. Nous continuerons de résister à l’apartheid israélien, où qu’il se trouve. La Palestine sera libre.

Action directe Berlin

La vidéo de l’action:




Le boycott d’Israël commence à faire son chemin au niveau des gouvernements

Israël devrait-il être inquiet ? Absolument, car l’époque d’une totale impunité touche à sa fin.

Les voix critiquant l’occupation israélienne et les mauvais traitements infligés aux Palestiniens sont de plus en plus nombreuses – et pas seulement dans les milieux de la société civile, mais aussi parmi les gouvernements dans le monde.

Le tableau peut paraître sombre s’il est vu à travers le prisme des récentes conventions américaines pour les partis républicain et démocrate. Mais le monde n’est pas le gouvernement des États-Unis, qui n’agit que par égocentrisme politique et avec la volonté de plaire aux médias qui placent souvent les intérêts israéliens avant ceux des États-Unis eux-mêmes. Aujourd’hui, avec le recul que connaissent les États-Unis en tant que superpuissance économique, et par le fait que d’autres pays et blocs régionaux concourent pour une meilleure position dans le nouvel ordre mondial, Israël peut être certain de se retrouver isolé dans les prochaines années.

Presque tous les jours, de nouvelles preuves étayent cette réalité de plus en plus sévère. Les amis d’Israël sont pleinement conscients de cela, tout comme les politiciens israéliens. Ce qui apparaît de plus en plus évident, c’est que l’argent et le pouvoir ne suffisent plus à assoir une légitimité. L’Afrique du Sud ouvre la voie pour ce changement de vision au niveau mondial, et d’autres pays lui emboîtent le pas.

Récemment, le cabinet d’Afrique du Sud a adopté un décret exigeant qu’Israël fasse la distinction entre les produits fabriqués en Israël et ceux fabriqués dans les colonies juives illégales en Cisjordanie. La décision était à la fois politiquement et moralement saine, mais aussi dans la droite ligne de l’héritage anti-apartheid du pays. Elle reflète aussi une évolution naturelle de la politique en Afrique du Sud, pays qui n’a cessé de manifester de l’impatience à l’égard d’Israël à travers les années.

Il est clair que Israël a délibérément choisi l’option de l’apartheid, non seulement comme un résultat imposé sur le terrain par ses politiques militaires, mais avec une véritable volonté politique. La dernière décision de l’Afrique du Sud, toutefois, n’est pas seulement motivée par la nécessité politique. Les vétérans de la lutte anti-apartheid ont exercé une grande influence sur la société civile du pays. Même la nouvelle génération est imprégné du discours sur la liberté qui unit la plupart des secteurs de la société.

« La liberté pour la Palestine » était un choix naturel dans ce puissant discours et aucune propagande israélienne ne peut dissuader les Sud-Africains de se sentir solidaires des Palestiniens. Les sentiments sont, bien sûr, réciproques.

Le volume total du commerce israélien avec l’Afrique du Sud n’a jamais été extrêmement important, mais depuis 2009, le volume des échanges a chuté de façon importante, et les liens sur le plan politique sont devenus plus distants que jamais. Cela a eu beaucoup à voir avec la guerre d’Israël contre Gaza (hiver 2008-09) et ce qui a été considéré comme un acte de piraterie israélienne contre le navire turc Mavi Marmara le 31 mai 2011. L’Afrique du Sud, comme l’ont fait quelques autres pays, a rappelé son ambassadeur en Israël en signe de protestation contre le raid meurtrier qui a tué neuf militants pacifistes.

La question est de plus grande importance qu’une histoire de dollars et de centimes. Cela deviendra un facteur important quand un boycott mondial atteindra sa masse critique. Le vrai danger pour Israël est la priorité que l’Afrique du Sud continue de se donner, et qui servira de référence juridique et politique à d’autres pays.

Peu de temps après la décision de l’Afrique du Sud – qui a fait suite à plusieurs remarques venant de divers officiels décourageant leurs compatriotes de se rendre en Israël, et a été suivie d’un vote par une grande université pour le désinvestissement et le boycott – des responsables pro-israéliens ont essayé de lancer une mobilisation. Denis McShane, député britannique et membre du Conseil politique des « Amis travaillistes d’Israël », a réagi en faisant des parallèles consternants et historiquement aberrants entre l’Afrique du Sud et l’Allemagne nazie. Écrivant dans le Jewish Chronicle daté du 6 Septembre, Moira Schneider rapporte que MacShane « a comparé le boycott des produits israéliens à l’ordre kauf nicht bei Juden lancé par l’Allemagne nazie. »

« La critique d’Israël est parfaitement légitime, mais nous devons être clair que la nouvelle vague antisémite est en dehors de la critique légitime », a-t-il été cité. « La notion d’Israël comme un État d’apartheid est délibérément encouragée car un État d’apartheid ne peut pas exister. »

Alors que cette logique tordue a été exploitée à de nombreuses reprises dans le passé, l’alarme lancée par MacShane peut aujourd’hui s’expliquer en dehors du contexte politique de l’Afrique du Sud, mais plutôt par rapport à ce qui se passe dans son propre pays. En effet, il y a eu toute une série de déclarations qui reflètent les efforts en cours dans plusieurs pays européens pour faire adopter des lois relatives à l’illégalité des colonies juives.

D’après certaines récentes déclarations, le ministre britannique des Affaires étrangères Alistair Burt « a lâché le plus fort indice que le Royaume-Uni pourrait s’orienter vers une interdiction des marchandises provenant des colonies israéliennes illégales. » (The Electronic Intifada – 5 Juillet 2012). Vers la fin de l’année dernière, le ministre irlandais des Affaires étrangères et du Commerce a renouvelé l’engagement de son pays à exclure de l’Union Européenne les produits des colonies. Plus récemment, le 5 septembre, le quotidien israélien Haaretz a rapporté les propos du ministre norvégien des Affaires étrangères concernant l’importation de marchandises produites dans les colonies, « que nous considérons comme illégales selon le droit international. »

Encore plus important, le 7 septembre, leJerusalem Post a rapporté que « l’Union européenne envisage d’instaurer une interdiction sur les importations de produits fabriqués dans les colonies israéliennes, a déclaré un responsable du ministère grec des Affaires étrangères devant un groupe de journalistes israéliens et palestiniens à Athènes… »

Un tel changement dans le discours n’aurait jamais été possible sans la mobilisation de la société civile dans plusieurs pays. Comme en Afrique du Sud, les gouvernements sont tenus responsables par des groupes à la fois vigilants et infatigables, pour faire avancer le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS). Ces groupes ne diminueront pas leur pression tant qu’Israël n’aura pas changé de cap, respecté le droit international et libéré les Palestiniens de plusieurs décennies de servitude militaire.

Incapables de comprendre ce changement de perspective au niveau mondial, les politiciens israéliens répondent par une stratégie incohérente. Le porte-parole israélien du ministère des Affaires étrangères, Yigal Palmor, a accusé le gouvernement d’Afrique du Sud « d’exclusion et de discrimination. » Le gouvernement israélien a dénoncé une « discrimination flagrante », affirmant qu’elle était « fondée sur la distinction nationale et politique ». le vice-ministre des Affaires étrangères, Danny Ayalon, est allé encore plus loin, accusant l’Afrique du Sud de ce qui est exactement reproché à Israël : « Malheureusement, il s’avère que les changements qui ont eu lieu en Afrique du Sud au cours des dernières années n’ont pas apporté des changements fondamentaux dans le pays, qui reste un État d’apartheid », a déclaré Ayalon (Jerusalem Post, août 23).

Mais en laissant les réactions de colère de côté, il se confirme que le monde change. Israël, en revanche, est une digression dans un coin sombre où le racisme et l’apartheid sont toujours appliqués en toute impunité. Beaucoup d’Israéliens ne veulent pas voir la chute de leur pays dans l’abîme. Un réveil ne peut se produire que lorsque le monde traitera le gouvernement israélien de la même façon que le régime d’apartheid en Afrique du Sud a été autrefois traité.

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*Ramzy Baroud (http://www.ramzybaroud.net) est un journaliste international et le directeur du site PalestineChronicle.com. Son dernier livre, Mon père était un combattant de la liberté : L’histoire vraie de Gaza (Pluto Press, London), peut être acheté sur Amazon.com. Son livre, La deuxième Intifada (version française) est disponible sur Fnac.com

12 septembre 2012 – The Palestine Chronicle – Vous pouvez consulter cet article à :
http://palestinechronicle.com/view_…
Traduction : Info-Palestine.net – Naguib




Lettre de l’UJFP au maire de Thiais qui accueille une exposition du KKL

Le maire de Thiais honore le kkl (reproduit sur le site www.ujfp.org )

Monsieur le Maire,

Nous avons appris que votre mairie ouvre ses locaux et offre ses services pour la tenue entre le 26 mars et le 6 avril d’une exposition en l’honneur du KKL, intitulée « ISRAEL : du désert aux Jardins, Parc et Forêts … du KKL »
Cette exposition présentera une « cinquantaine de photographies grand format, des documents, des livres et des projections » et fera l’objet le 26 mars d’un vernissage en présence de diverses associations et personnalités juives.

Nous tenons, en tant qu’association juive attachée aux droits des peuples et aux droits humains en général, à vous alerter sur la nature profonde du KKL et sur son comportement.
Le KKL, créé en 1902, se présente comme une association de bienfaisance, d’utilité publique, qui a fait « fleurir le désert » en Israël et qui se pare aujourd’hui des vertus de l’écologie, alors qu’il n’est en réalité qu’un instrument de dépossession du peuple palestinien. Chargé dès sa création d’extorquer des terres palestiniennes au seul bénéfice de personnes ou d’organismes juifs, il a poursuivi depuis lors ses atteintes aux droits humains : participation à l’expulsion massive de familles palestiniennes lors de la création d’Israël, puis confiscation de terres en l’application de la loi de 1950 sur les Biens des Absents, construction de parcs et de forêts sur les ruines de villages palestiniens détruits, participation active avec l’appui de l’armée à la politique de judaïsation de la Galilée, du Néguev, de Jérusalem ou de la Vallée du Jourdain.
Aujourd’hui, le KKL est le fer de lance de l’expulsion des Bédouins du Néguev. Les villages bédouins, tel le village d’Al Araqib, sont systématiquement détruits pour judaïser le Néguev. Notre association a justement réalisé, avec le concours d’Amnesty International, une exposition qui présente cette situation et recueille un vif intérêt de la part du public. Nous avons présenté cette exposition en novembre en région parisienne dans le cadre de la semaine de la solidarité internationale, et elle circule actuellement dans d’autres régions. Nous avons d’ailleurs réalisé une brochure d’accompagnement, « Israël : le désert des Bédouins », dont nous vous transmettons ci-joint un exemplaire.
Une campagne internationale contre les exactions du KKL se développe, notamment à l’occasion de la célébration des 110 ans de cet organisme. C’est pourquoi nous diffusons cette lettre que nous vous adressons.
Nous nous tenons bien-entendu à votre disposition pour toute explication complémentaire, ou même pour envisager avec vous la présentation de notre exposition sur les Bédouins du Néguev à Thiais.
Soyez assuré, Monsieur le Maire, de notre respectueuse considération.
Pour le bureau national de l’Union Juive Française pour la Paix,
Jean-Guy Greilsamer et Pierre Stambul,
Coprésidents de l’UJFP




Lettre ouverte à Monsieur Efi Stenzler, président du KKL (JNF),

Lettre ouverte à Monsieur Efi Stenzler, président du KKL (JNF),  signée par de nombreuses
  personnalités (Amos Oz, AB Yehoshua, Shulamit Aloni etc.) et
  organisations…

  Monsieur Stenzler,

  Ces dernières années, alors que vous présidez le KKL, cette
  institution a redoublé d’efforts dans des opérations immobilières
  diverses avec l’Etat, dans la région du Néguev, dans le but de
  multiplier les surfaces consacrées à la plantation de nouvelles
  forêts. Des dizaines de milliers d’arbres ont été plantés ces trois
  dernières années sur des centaines d’hectares.

  La plupart de ces transactions foncières et les plantations de forêts
  ont été réalisées sur des terres privées de Bédouins qui vivent dans
  le Néguev, pour la plupart des résidents de « villages non reconnus »
  qui, dans les années cinquante avaient été dépossédés et expulsés de
  leurs terres ancestrales. Dès les années soixante-dix, de nombreuses
  requêtes d’inscription au registre des propriétés avaient été
 déposées, sans que suite y soit donnée; il en est de même pour des
  requêtes déposées auprès des tribunaux.

  Il est regrettable que le KKL soit, dans ce domaine, entièrement
  complice du processus de dépossession des Bédouins et du vol de leurs
  terres.

  Au cours des deux dernières années, nous sommes témoins d’une
  plantation massive d’arbres sur les terres du village historique d’El
  Araqib ainsi que sur celles du village d’El Araqib actuel. Les
  infrastructures et les plantations ont été réalisées par la
  destruction violente des maisons du village, trente fois de suite
  depuis juillet 2010, et l’arrachage de milliers d’oliviers et d’autres
  arbres fruitiers qui produisent la vie, pour y planter des arbres
  épineux et stériles.

  Il y a un an, la Juge Netzer avait pourtant statufié que l’Etat et le
  KKL devaient se garder des créer des faits accomplis sur les terres du
  village tant que le tribunal n’avait pas rendu sa décision. Ces
  derniers jours, un camp du KKL a été mis en place au sud du village,
  et aujourd’hui des bulldozers du KKL ont commencé à y travailler.

  Au moment même ou nous sommes témoins d’une offensive publicitaire du
  KKL qui vante ses « plantations au bénéfice de la société » et ses
  « forêts sociales », celui-ci dépossède les Bédouins du Néguev.

  Nous exigeons que vous arrêtiez ces actions du KKL, que vous ne
  participiez pas à l’expulsion de citoyens de leurs terres, à la
  dépossession de leurs terres, à la destructions de leurs récoltes, et
  à la paupérisation d’une communauté entière.

  Nous mettons en garde contre de tels actes iniques du KKL dans le
  Néguev dont les conséquences mettent en danger tous les habitants de
  cette région, Juifs et Arabes.

  Monsieur Stenzler, arrêtez vos bulldozers avant qu’il ne soit trop
  tard!




Manifestation à Marseille contre le KKL

Les années précédentes, les autorités municipales qui offrent au KKL des locaux municipaux prétendaient que celui-ci est une association « pacifiste » et « écologique ». C’est totalement faux
Cette association qui existe depuis 110 ans a organisé la dépossession des Palestiniens de leur propre pays. Elle joue un rôle capital dans la colonisation des territoires palestiniens occupés. Elle est à l’avant-garde des destructions réitérées de villages Bédouins dans le désert du Néguev. Chaque arbre planté par le KKL contribue à la colonisation.
Le KKL (fonds national juif) est une organisation raciste qui pratique la ségrégation et le nettoyage ethnique. Le tribunal Russell siégeant au Cap (Afrique du Sud) auquel participent d’éminentes personnalités, vient de juger que l’Etat d’Israël pratique une politique d’apartheid vis-à-vis des Palestiniens et la confiscation des terres par le KKL est un des instruments de cet apartheid.
Le réseau Palestine Bouches-du-Rhône demande à la population de manifester son refus de voir la municipalité aider une association qui viole tous les jours les droits fondamentaux et son indignation quand ces mêmes autorités soutiennent une politique qui est criminelle pour les Palestiniens et suicidaire pour les Israéliens.

Dans un premier temps, nous vous invitons à vous rassembler pour protester Le mardi 7 février à 18 h30 à la sortie du métro « Notre-Dame-du-Mont » (Cours Julien)

Le réseau Palestine Bouches-du-Rhône


Lettre ouverte à l’attention du directeur de l’Espace Julien, de M. Dominique Tian, maire des 6 et 8 èmes arrondissements et de M. Jean-Claude Gaudin, maire de Marseille

 

Marseille le 31 janvier 2012

 

Messieurs,

Le Réseau-Palestine-Bouches-du-Rhône est un regroupement de personnes, parfois engagées dans d’autres associations, qui défendent les droits du peuple palestinien.
Nous apprenons que, comme les autres années, le KKL (Keren Kayemeth Leisrael) s’apprête à organiser un concert à l’Espace Julien le 7 février et qu’une exposition sur le KKL aura lieu à la mairie des 6ème et 8ème arrondissement du 31 janvier au 13 février. Les autres années, quand nous avons protesté, vous nous avez répondu que cette association était reconnue et « travaillait pour la paix ».
Il ne vous est plus possible en 2012 de prétendre que vous ne savez pas ce qu’est le KKL. Cette association qui existe depuis 110 ans a organisé la dépossession des Palestiniens de leur propre pays. Elle joue un rôle capital dans la colonisation des territoires occupés. Elle est à l’avant-garde des destructions réitérées de villages Bédouins dans le désert du Néguev. Chaque arbre planté par le KKL contribue à la colonisation. Le tribunal Russell siégeant au Cap (Afrique du Sud) auquel participent d’éminentes personnalités, vient de juger que l’Etat d’Israël pratique une politique d’apartheid vis-à-vis des Palestiniens et la confiscation des terres par le KKL est un des instruments de cet apartheid.
Sauf si vous nous faisiez savoir que le concert et l’exposition sont annulés, nous ferons connaître le plus largement possible cette lettre et la population de Marseille saura que vous soutenez une politique qui est criminelle pour les Palestiniens et suicidaire pour les Israéliens.

Le réseau Palestine Bouches-du-Rhône


Pour mieux connaître la situation scandaleuse des Bédouins, une exposition se tiendra du 6 au 11 février à l’Ecomotive, 36, Bd d’Athènes, 13001 Marseille (au pied des escaliers de la gare) en présence de Michel Ouaknine (membre de l’Union Juive Française pour la Paix) qui est un des concepteurs de cette exposition. Venez nombreux.  

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Les gros bras fascistes sionistes devant les CRS gardant l’Espace Julien
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Un responsable du commando sioniste prenant les manifestant(e)s en photos



Bureaux du siège social KKL-FNJ : emmurés !

Cette action de protestation s’inscrit dans la campagne internationale visant à mettre fin au rôle du Keren Kayemet Leisrael – Fonds National Juif (KKL-FNJ) dans l’expulsion en cours des Palestiniens de leurs terres, le vol de leurs biens, le financement des colonies passées et présentes, et la destruction de l’environnement naturel.

Le KKL-FNJ lève des fonds pour le nettoyage ethnique, l’occupation et l’apartheid israélien. C’était l’objectif du KKL-FNJ France avec l’organisation de son spectacle annuel, qui avait lieu ce 5 février
au Zénith de Paris. Des militant(e)s du mouvement de solidarité avec la Palestine ont voulu marquer un grand coup ce jour-là, en murant l’entrée de l’immeuble du siège du KKL-FNJ, et en cadenassant
ses bureaux. Un immense drapeau aux couleurs de la Palestine a été déployé.
Cette action montre la détermination des militant(e)s de la Campagne BDS pour mettre fin aux activités du KKL-FNJ en France.

www.stoptheJNF.org

Campagne BDS France
Campagnebdsfrance@yahoo.fr




Brochure « Stoppons le KKL-FNJ »

Le KKL est aussi lourdement impliqué dans la colonisation interne en Israël, en particulier dans le Naqab (Néguev), et dans celle des territoires palestiniens occupés. Les Palestiniens unis autour de la campagne Boycott, Désinvestissements et Sanctions soutiennent activement la campagne internationale contre le KKL: Stopthejnf (stoppons le KKL-FNJ) http://stopthejnf.org/

La campagne internationale vise à faire interdire les privilèges fiscaux scandaleux dont le KKL bénéficie, et à son abolition dans le cadre de l’abolition de l’apartheid sioniste. Cette campagne est menée en France par BDS-France, qui vient de publier la première brochure d’information en français sur ce qu’est réellement le KKL.

 

Stoppons le KKL-FNJ  40 pages, format A6.

Prix public: 3 euros.

Pour un minimum de commande de 5 exemplaires et au prix de 2,5 euros, la brochure est disponible contre l’envoi d’un chèque à l’ordre de « Stop apartheid » adressé à:

Stop apartheid, 17 avenue Winston Churchill, 31100 Toulouse. Contact: stopapartheid@yahoo.fr




Grande Bretagne : recul du KKL-FNJ

http://stopthejnf.org/

11 novembre 2011. Les militants qui font campagne pour l’égalité des droits de tous les citoyens en Israël déclarent que le Fonds national juif (FNJ) est « en recul » car il célèbre son 110e anniversaire à Londres ce week-end dans un lieu secret, par peur des protestations.

Tom Evans de la campagne Stop The JNF a noté que « les années précédentes, le FNJ avait une grande confiance dans son image et annonçait toujours les événements importants plusieurs mois à l’avance, avec des orateurs célèbres comme Bill Clinton ». Evans croit que « le secret qui entoure cette célébration d’anniversaire clé montre clairement qu’ils comprennent que le soutien pour Israël et le rôle continu du FNJ dans la dépossession des Palestiniens fait d’eux un produit toxique ».

Le FNJ perd maintenant des soutiens politiques clefs. Tandis que dans le passé les leaders des trois principaux partis politiques britanniques devenaient invariablement des bienfaiteurs honoraires du FNJ, le premier ministre David Cameron a démissionné de sa présidence honoraire en mai, une première pour un Premier ministre britannique, tandis que Nick Clegg et Ed Miliband ont rompu avec la tradition de leurs propres partis et ont décliné l’invitation à devenir des bienfaiteurs honoraires du FNJ.

 

Le FNJ se proclame « première organisation caritative israélienne humanitaire et environnementale », une prétention rejetée comme de l’écoblanchiment par les ONG environnementales autour du monde. Le malaise monte sur le rôle de l’organisation dans la politique de discrimination du gouvernement israélien contre les non-juifs, en particulier dans la destruction des villages bédouins palestiniens dans le Néguev, dans le déracinement forcé des villageois dans ce que les militants appellent un processus de concentration et dans leur remplacement par des colonies seulement pour juifs. Les militants ont appelé ce processus « nettoyage ethnique » et mettent l’accent sur le financement des activités du FNJ via son statut caritatif et exempté de taxes ici en Grande-Bretagne (1).

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Le mois dernier, le cabinet israélien a approuvé les plans pour un « transfert » à grande échelle de 30 000 Palestiniens bédouins du désert du Naqab (Néguev) hors de leurs terres. Un autre plan prévoit l’éviction de 27 000 Bédouins de leurs terres en Cisjordanie.

Une motion pour supprimer le statut caritatif du FNJ, présentée par les députés Jeremy Corbyn et Gerald Kaufman en mars, continue de recevoir des soutiens de députés. À présent, 48 députés ont signé pour montrer leur conviction que « considérer la révocation du statut caritatif du FNJ en Grande-Bretagne est une cause juste ».

(1) En France, le KKL est à la fois reconnu « d’intérêt général » et « d’utilité publique ».

Traduction : JPB

Informations complémentaires :

La campagne Stop the JNF est une campagne internationale visant à mettre fin au rôle du Fonds national juif (Keren Kayemet LeIsrael) (KKL-FNJ) dans:

– l’éviction permanente des Palestiniens de leurs terres
– le vol de leurs propriétés
– le financement des colonies historiques et présentes, et
– la destruction de l’environnement naturel.

Le Fonds national juif a été établi en 1901 par l’Organisation sioniste mondiale et mandaté pour obtenir des terres pour l’usage exclusif des personnes de «religion, race ou origine juive ». Il a d’abord été enregistré en Grande-Bretagne, et a conservé une fonction de levée de fonds et de propagande en Grande-Bretagne depuis l’établissement de l’État juif en 1948. Par ses propriétés et son influence sur l’Autorité des terres d’Israël, le FNJ contrôle 93 % des terres en Israël, sur lesquelles il pratique sa politique d’exclusion ethnique.

Le FNJ continue de servir de leveur mondial de fonds pour le nettoyage ethnique, l’occupation et l’apartheid israéliens. Malgré son rôle d’institution d’État en Israël (l’Autorité des terres d’Israël) et dans le racisme et l’apartheid institutionnalisés, le Fonds national juif et ses organisations affiliées bénéficient d’un statut caritatif dans plus de 40 pays.

Pour plus d’informations, contacter, en France : france@stopthejnf.org

en Grande Bretagne uk@stopthejnf.org, 07931200361, site : www.stopthejnf.org

 

Liens en anglais sur la campagne en Grande Bretagne :

JNF UK 110th anniversary event :http://t.co/XnoUmp2O

‘Cameron drops Israel ‘racist’ charity’, 27 mai 2011 : http://www.stopthejnf.org/greatbritain_campaignnews_pressrelease27may2011.html

Scottish Green Party reject ‘green’ claims of charity involved in ethnic cleansing of Palestinians. 31 octobre 2011

http://www.stopthejnf.org/greatbritain_campaignnews_scottishgreenparty31oct2011.html

Friends of the Earth Scotland endorses call for action against the JNF 28 mai 2011 : http://www.stopthejnf.org/greatbritain_campaignnews_friendsoftheearth28may2011.html

‘Shattering Israel’s image of ‘democracy’’ 3 décembre 2009 : http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2009/dec/03/israel-negev

‘Cameron-backed charity accused of discriminating against non-Jews’, 10 juin 2010 : http://www.jnews.org.uk/news/cameron-backed-charity-accused-of-discriminating-against-non-jews

‘The Israelis keep bulldozing their village, but still the Bedouin will not give up their land’, The Guardian, 1 mars 2011 : http://www.guardian.co.uk/commentisfree/2011/mar/01/israelis-demolish-bedouin-village

‘Stop creating forests that are destroying Bedouin lives’, Amnesty International, 11 avril 2011 : http://www.amnesty.org/en/appeals-for-action/stop-destruction-bedouin-village-and-its-inhabitants%E2%80%99-livelihoods-5

Israeli government approves plans to transfer 30,000 Palestinian Bedouin 1 octobre 2011 : http://electronicintifada.net/content/israeli-government-approves-plans-transfer-30000-palestinian-bedouin/10444#.Tq56c3JDmIw

Early day motion 1677, JEWISH NATIONAL FUND, Session: 2010-12 30 mars 2011 : http://www.parliament.uk/edm/2010-12/1677




Non à la propagande du KKL au Casino de Paris!

A l’attention de Mr Jérôme Frédéric,

directeur du Casino de Paris

Paris, le 5 février 2010

Objet: Propagande du KKL au Casino de Paris


Nous avons appris avec consternation la programmation d’un concert organisé par Keren Kayemeth Leisrael (KKL) au Casino de Paris le 07 février prochain.

Le Casino de Paris est un lieu prestigieux et respectable dont on n’attend pas que ses responsables puissent accepter sciemment d’inviter une association telle que le KKL (en français: Fonds National Juif ).

A moins que conformément à la volonté du KKL de masquer sa réelle vocation, vous ayez été victime de sa duplicité: Cette organisation se présente en effet comme une organisation environnementale et la première organisation verte d’Israël.

En réalité cette organisation soutient activement depuis sa création «la rédemption de la terre du peuple juif», la colonisation des terres palestiniennes et l’expropriation des autochtones palestiniens de leurs terres à travers notamment des confiscations de terrains. Son projet et ses moyens sont ceux de la conquête et de la dépossession arbitraire du peuple palestinien et de son patrimoine.


Dans la longue liste des violations flagrantes du droit international dont le KKL est responsable, il faut souligner outre l’appropriation des terres des palestiniens expulsés, le fait que les milliers d’arbres que l’organisation se vante d’avoir planté l’ont été l’ont été sur les ruines des villages palestiniens de Galilée et du Néguev dynamités en 1948, et sur les territoires occupés depuis 1967.

Par exemple: nous vous rappelons que le KKL a planté grâce à des fonds canadiens, le «Canada Park » sur les ruines des villages cisjordaniens de Latroun et d’Emmaus, rasés par Ariel Sharon en 1967.

Enfin aujourd’hui, le KKL lève des fonds français pour planter «le Parc de France» sur les terres expropriées des villages entourant Jérusalem, entre les colonies de Maale Adoumim et Jérusalem Est. Ainsi ce serait un parc «français» qui permettrait de parachever les contours du «grand Jérusalem» voulu par les colons.

Le KKL réunit aussi des fonds pour financer la «judaïsation du Néguev» en expulsant et regroupant les Bédouins qui le peuplent dans des villes-réserves, comme il en a récolté pour financer des «aires de repos» pour le bien-être des soldats rentrant de Gaza. Ce processus de colonisation, dans ces divers aspects est considéré comme autant de crimes de guerre par la Quatrième Convention de Genève.

 

En outre, les terres gérées par le KKL sont gérées selon des critères explicitement racistes.

A travers tous ces motifs, la présence de cette organisation au Casino de Paris, dont l’activité principale est le spectacle, ne pourrait qu’apparaître indécente et insupportable à tout défenseur des droits de l’Homme informé sur les objectifs et les réalisations véritables du KKL.

 

Le Casino de Paris avait déjà accueilli le KKL l’an passé, nous vous appelons donc à ne pas accepter d’être complice du vol des terres palestiniennes, des violations des droits humains et du droit international, et identifié comme tel.


Nous restons à votre entière disposition pour toute information complémentaire sur le KKL.

Campagne BDS France

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