Plus de 200 clubs sportifs palestiniens demandent instamment à Puma de cesser son parrainage des équipes israéliennes dans les colonies illégales

20 septembre 2018 –

par Palestinian Athletic Clubs

Des clubs de football et associations sportives palestiniens demandent instamment à Puma de cesser son parrainage de la Fédération d’Israël de football car celle-ci inclut les équipes basées dans les colonies de peuplement israéliennes, colonies illégales sur une terre palestinienne volée.

À Bjørn Gulden, directeur général de Puma

Copie conforme aux membres du Conseil d’administration et de surveillance : Michael Lämmermann, Lars Sørensen, Jean-François Palus, Jean-Marc Duplaix, Béatrice Lazat, Thore Ohlsson, Bernd Illig and Martin Köppel

Le 10 septembre 2018

Nous vous écrivons pour exhorter Puma à mettre fin à son parrainage de la Fédération d’Israël de football (IFA) en raison de sa profonde complicité dans les violations du droit international et des droits de l’homme des Palestiniens par Israël.

L’IFA parraine des matchs de football dans les colonies israéliennes, illégales, en Cisjordanie, comme l’ont révélé Human Rights Watch et bien d’autres organisations de défense des droits de l’homme. Ils sont six clubs de football à être situés dans des colonies israéliennes, sur une terre volée aux Palestiniens et sur laquelle les Palestiniens eux-mêmes ne sont pas autorisés à pénétrer.

Les colonies de peuplement d’Israël contribuent à de graves violations des droits de l’homme et sont une cause directe des restrictions à la liberté de mouvement des Palestiniens, à l’accès à leurs ressources naturelles et à leur capacité de construire des maisons et de traiter des affaires.

L’implication de l’IFA dans les colonies d’Israël illégales a été condamnée par, entre autres, Wilfried Lemke, conseiller spécial des Nations-Unies pour le sport au service du développement et de la paix, des dizaines de membres du Parlement européen, d’organisations de la société civile et de défense des droits de l’homme, et des personnalités du monde de l’art et de la culture. Malgré ces appels venant du monde entier, l’IFA a décidé de faire passer la politique avant le sport et a refusé de mettre fin à sa complicité.

En tant que principal sponsor de l’IFA, Puma prête son nom à la couverture et au blanchiment des violations des droits de l’homme commises par Israël, et notamment contre les footballeurs palestiniens. Les joueurs palestiniens sont constamment attaqués, emprisonnés et tués. Ils se voient refuser toute liberté de mouvement pour participer à leurs propres matchs. Des stades palestiniens ont été bombardés et détruits. Israël empêche même les Palestiniens d’importer des équipements et d’aménager des installations pour le football.

Le parrainage de l’IFA par Puma légitime et apporte une couverture internationale aux colonies de peuplement illégales d’Israël. La Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations-Unies (2016) dénonce ces colonies de peuplement israéliennes en tant que « violations flagrantes » du droit international. Le Haut-Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme (HCDH) constitue actuellement une base de données sur les entreprises qui traitent des affaires dans ou avec les colonies de peuplement illégales israéliennes, une mesure pratique pour faire rendre des comptes à ces entreprises complices. Avec son parrainage de l’IFA, Puma serait inclus dans cette liste sur la base des critères de sélection. En outre, votre parrainage de l’IFA, entité qui opère dans ces colonies, en rend Puma complice et peut l’exposer à des campagnes de boycott par les consommateurs dans le monde arabe et dans le monde entier.

Selon votre Code d’éthique, Puma s’engage en faveur des « droits de l’homme et entend agir comme une entreprise socialement responsable » partout où elle opère.

Nous vous demandons instamment de vous conformer à votre propre Code d’éthique en retirant votre soutien à la Fédération d’Israël de football jusqu’à ce qu’elle mette fin à son implication dans les graves violations du droit international et des droits de l’homme contre les Palestiniens.

Ont signé :

Al-Jalama Youth Club

  1. Bruqeen Sport Club
  2. Al-Sila Al-Haretheya Sport Club
  3. Askar Youth center
  4. Al-Arqa Youth Sport Club
  5. Deir -Istiya Sport Club
  6. Al-Teba Sport Club
  7. Til sport club
  8. Arraba sport club
  9. Yasoof Sport Club
  10. Ta’ank sport club
  11. Al- Tadhamon Sport Club
  12. Burqeen sport club
  13. Kifl Hares Sport Club
  14. Jaba’ Sport club
  15. Bazarya sport club
  16. Jalboun sport club
  17. Masha Sport Club
  18. Marj Bin Amer Sport Club
  19. Duma Sport Club
  20. Rumana Sport Club
  21. Ebal Sport Club
  22. Zaboba Sport Club
  23. Asira ash-Shamaliya Club for Women
  24. Silat Ad-Dahr Sport Club
  25. Balata Youth  Center
  26. Tura Al-Gharbiya Sport Club
  27. Employees Club- Nablus
  28. Anin sport club
  29. Ahli-Balata Sport Club
  30. Al-Yamoun Youth Sport Club
  31. Oref Sport Club
  32. Anza Sport Club
  33. Asira ash-Shamaliya Sport Club
  34. Yabad Youth Club
  35. Aqraba Sport Club
  36. Faquoaa Sport Club
  37. Asira Al-Qibliya Sport Club
  38. Al-Jadida Sport Club
  39. Qusen Sport Club
  40. Qabatya Sport Club
  41. Sarra Youth Club
  42. Hilal Arana Sport Club
  43. Palestinian Woman Club
  44. Kufr-Than Sport Club
  45. Beit Furik Sport Club
  46. Fahma Sport Club
  47. Burqa Sport Club
  48. Kufr- Ra’i Sport Club
  49. Qusra Club Association
  50. Al-Fondoqawmiya Sport Club
  51. Burin Sport Club
  52. Maithalon Sport Club
  53. Beita Sport Club
  54. Barta’a Sport Club
  55. Jabal Al-Nar Sport Club
  56. Jenin-Camp Youth Center
  57. Al Madina Club-  Nablus
  58. Ajja Sport Club
  59. Central Valley Sport Club
  60. Brothers Sport Club
  61. Nablus Youth Club
  62. Palestinian Young Women Club
  63. Al-Qustol Youth Club
  64. Tayasir Sport Club
  65. Qaryout Club
  66. Deir Abu Da’if Sport Club
  67. Beit Dajan Sport Club
  68. Al-Ahli Qalqilya Club
  69. Al-Sawya Club
  70. Jenin Sport Club
  71. Al-Lubban ash-Sharqiya Club
  72. Islami Qalqilya Club
  73. Youth center No.1
  74. Tubas Club
  75. Yasid Sport Club
  76. Azzun Sport Club
  77. Deir-Sharaf Sport Club
  78. ‘Aqqaba Sport Club
  79. Osarin Sport Club
  80. Jayyous Sport Club
  81. Hittin Sport Club
  82. Tammun Sport  Club
  83. We are All Palestine Youth  Club
  84. Jeinsafout Youth Club
  85. Sport Association Club
  86. Al-Fara’a Youth Center
  87. Sur Baher Jerusalemite Club
  88. Kufr-Thilth Sport Club
  89. Jurish Sport Club
  90. Al-Raja’ for Development and Sport Association
  91. Beit Surik Sport  Club
  92. Kufr Zibad Association Club
  93. Samaritan Community Club
  94. Deir Jarir Sport Club
  95. Silwan Sport Club
  96. Immatain Youth Sport Club
  97. Madama Sport Club
  98. Ahli- Al RAM Club
  99. Kufr-Aqab Sport Club
  100. Habla Sport Club
  101. Umm Tuba Sport Club
  102. Kharbatha Bani Hareth Club
  103. Zeita Sport Club
  104. Kufr-Jammal Sport Club
  105. Jamma’in Sport Club
  106. Qalandya Camp Youth Center
  107. Kufr Al-Labad Club
  108. Nabi Ilyas Youth Club
  109. Beit Iba Youth Sport Club
  110. Al-‘Oja  Youth Club
  111. Anata Youth club
  112. Kufr-Qaddum Sport Club
  113. Talfit Sport Club
  114. Beit Sira Sport Club
  115. Al-Ram Youth Club
  116. Hija Sport Club
  117. Al-Ta’awon Club for Persons with Disabilities
  118. Kharbatha Al-Misbah Club
  119. Islami Ramallah Club
  120. Qarawat Bani Hassan Club
  121. Biddu Sport Club
  122. Sama Sport Club
  123. Beit Almaqdes association for Arab Horses
  124. Biddya Sport Club
  125. Huwara Sport Club
  126. Sharafat Sport Club
  127. Arab Club -Beit safafa
  128. Al-Zawya Sport Club
  129. Majdal Bani Fadil Club
  130. Al-Eizariya Youth Club
  131. Shu’fat Sport Club
  132. Deir-Ballut Club
  133. Al-Musatqbal Club for People with Physical Disabilities
  134. Aboud Sport Club
  135. Alansar Jerusalemite Club
  136. Sarta Sport Club
  137. Salim Sport Club
  138. Jericho youth Club
  139. Islamic Youth  Association Club-Al-Ram
  140. Salfit Sport Club
  141. Al-Awda Club for Persons with Disabilities
  142. Zbedat Sport Club
  143. Bethlahem Orthodox Club
  144. Kufr Ad-Dik Club
  145. Tulkarm Youth Center
  146. Kufr –Ein Sport Club
  147. Irtah Youth Sport Club
  148. Hebron Youth Club
  149. Alar Culture and Sport Club
  150. Al-Ersal Sport Club
  151. Al-Ramadin Youth
  152. As- samu Youth Club
  153. Deir Al- Ghusun Club
  154. Arab Orthodox Cultural Club- Beit Sahour
  155. Al -Fawar Youth Center
  156. Bani Na’im Youth Club
  157. Anabta Sport Club
  158. Al- Sawahra Sport Club
  159. Dura Youth Club
  160. Al Shuyukh Youth Club
  161. Tulkarm Cultural Sport Club
  162. Ein Al Sultan Youth Center
  163. Islami Bethlehem Club
  164. Yatta Youth Sport Club
  165. Qaffin Sport Club
  166. Jaba’ Youth Sport Club
  167. Nazlat ‘Isa Social Cultural Sport Club
  168. Beit Awwa Youth Club
  169. An- Nazla Ash- Sharqiya Club
  170. An- Nuway’imah Sport Club
  171. Susya  Sport Club
  172. Al-Arroub Youth Center
  173. Thinnaba Sport Club
  174. Bil’in Sport Club
  175. The Capital of Birth Sport Club
  176. Taffouh Sport Club
  177. Shwayka Club
  178. Bir Nabala Sport Club
  179. Al-Siryani Club
  180. Beit Kahil Sport Club
  181. Nur Shams Center
  182. Al-Quds Sport Club
  183. De La Salle Sport Club
  184. Al-Karmel Yatta
  185. Ramin Sport Club
  186. Dura Al-Qari’ Sport Club
  187. Bethlehem Sports Club for the Disabled
  188. Surif Youth Club
  189. Far’un Sport Club
  190. Islami Sur Baher Club
  191. Salah Al-Din Sport Club
  192. Halhul Sport Club
  193. Bal’a Sport Club
  194. Fasayil Youth Club
  195. Al-Burj Youth Club
  196. Sa’ir Youth Club
  197. Beit Lid Sport Club
  198. Social Youth Center – Shuafat Camp
  199. Tarqumiyah Youth Club
  200. Beit Ummar Youth Sport Club
  201. An-Nazla al-Gharbiya Club
  202. Shuqba Sport Club
  203. Husan Sport Club
  204. Rabud Sport Club
  205. Attil Sport Club
  206. Ni’lin Sport Club
  207. The Palestinian Academy for Sport Talent
  208. Wadi al-Nis Sport Club
  209. Seda Youth Sport Club
  210. Old City Youth Association
  211. Baqa ash-Sharqiyya Club
  212. Al-khader Sport Club
  213. Iktaba Sport Club
  214. Saffa Sport Club
Source: BDS Movement
Traduction : JPP pour BDS France



La FIFA persiste à ignorer la violence très réelle d’Israël

24 août 2018 / Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)
L’organisme qui dirige le football à l’échelle mondiale ignore les attaques israéliennes sur les athlètes palestiniens, tandis qu’il sanctionne le Président de l’Association Palestinienne de Football.
La FIFA ignore les attaques israéliennes sur les athlètes palestiniens, tandis qu’elle sanctionne le Président de l’Association Palestinienne de Football.
Stéphanie Adam de la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël a fait le commentaire suivant :
La FIFA montre une fois de plus  son vrai visage d’organisation corrompue et complice, qui trahit son soi-disant engagement envers les droits humains.
Après avoir fait changer les règles du jeu pendant des années, en octobre 2017 le Conseil de la FIFA a adopté, à sa réunion de Kolkata en Inde, une position permettant à des clubs de football de colonies israéliennes illégales d’être toujours les bienvenus  dans l’organisation mondiale de football, en déclarant qu’elle « s’abstiendrait de toute sanction ou d’autres mesures ».
Depuis des décennies, la FIFA ignore les attaques israéliennes violentes contre des athlètes et des installations sportives palestiniens ainsi que son racisme anti arabe et son islamophobie dominants. La FIFA est donc complice du blanchiment des graves violations par Israël des droits humains des Palestiniens.
L’équipe nationale d’Argentine a mis fin à son partenariat amical avec Israël plus tôt dans l’année, en réalisant à quel point un tel match laverait par le sport l’apartheid et l’occupation militaire d’Israël et nuirait à la lutte palestinienne non-violente  pour la liberté, la justice et l’égalité. De même, de nombreux artistes, dont Lorde et Shakira ont annulé des concerts à Tel Aviv.
Tout comme dans la lutte contre l’apartheid d’Afrique du Sud, le mouvement mondial BDS pour les droits des Palestiniens continuera à isoler le régime israélien d’oppression jusqu’à ce que les droits des Palestiniens soient respectés. Et tout comme en Afrique du Sud, l’apartheid israélien sera vaincu.
Le contexte :
·      Le professeur Adreas Zimmermann, juriste et expert de l’ONU, de l’Université  de Postdam a fait une déclaration intitulée : « Le statut juridique des clubs de football israélien situés dans le territoire palestinien occupé et les conséquences qui en découlent pour la FIFA », où il conclut  que « les clubs des colonies qui jouent dans le territoire palestinien occupé sans l’autorisation de l’APF violent l’article 72, §2 des statuts de la FIFA » et que « la tolérance de la FIFA vis-à-vis des clubs des colonies est une reconnaissance implicite et de ce fait viole l’obligation de la FIFA au respect du droit des Palestiniens à l’autodétermination selon l’article 3 des statuts de la FIFA ».
·      Le 4 mai 2017, une lettre de 174 clubs de football et d’associations sportives palestiniens a exhorté la FIFA à suspendre immédiatement l’appartenance à la fédération de l’association israélienne de football pour avoir intégré sept équipes de football basées dans des colonies israéliennes illégales.
·      Le 19 avril 2017, plus de cent associations sportives, de syndicats, d’organisations de défense des droits humains et de groupes religieux  représentant des millions de gens de 28 pays du monde entier, se sont joints à des champions de football, des chercheurs, des réalisateurs de cinéma, du personnel politique et des représentants de gouvernements pour en appeler aux membres du Conseil de la FIFA afin qu’ils insistent pour que la ligue nationale de football d’Israël révoque sept clubs basés dans des colonies israéliennes illégales dans les territoires palestiniens occupés ou qu’elle soit confrontée à une suspension de la FIFA.
·      Au cours des quelques derniers mois, le conseiller spécial de l’ONU sur le sport pour le développement et pour la paix, à côté de 66 membres du Parlement Européen, 30 membres du Parlement Suisse, plus de 40 membres du Parlement Danois, 38 membres de la Chambre Britannique des Communes, ainsi que Human Rights Watch ont tous exhorté la FIFA à résoudre le problème des clubs des colonies.
·      En octobre 2016, le conseiller spécial de l’ONU sur le sport pour le développement et pour la paix, Wilfried Lemke a écrit à la FIFA, faisant pression pour une résolution sur la question des clubs des colonies, « conformément aux résolutions du Conseil de sécurité de l’ONU et aux statuts de la FIFA, dans un délai raisonnable ».
La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité pour les Palestiniens. PACBI défend le boycott des institutions académiques et culturelles d’Israël, étant donné leur complicité profonde et persistante avec le déni par Israël des droits des Palestiniens tel que prévu dans la loi.
Traduction SF pour BDS France



La justice marque un but. Adidas ne sponsorise plus la Fédération Israélienne de Football

31 juillet 2018
/ De Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI) / Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël

Suite à une campagne mondiale, Adidas ne sponsorise plus les équipes de football dans les colonies illégales israéliennes. Les Palestiniens appellent le nouveau sponsor Puma à cesser d’être complice avec les violations du droit international d’Israël.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël salue la décision d’Adidas de ne plus sponsoriser la Fédération d’Israël de football (IFA).

En mars dernier, plus de 130 clubs palestiniens de football ont appelé le fabricant allemand d’articles de sport à arrêter de sponsoriser l’IFA à cause de sa complicité dans l’oppression des Palestiniens. L’IFA comprend six équipes israéliennes de football basées dans des colonies illégales israéliennes – colonies qui volent aux Palestiniens leur terre et leurs ressources. La colonisation israélienne est considérée comme un crime de guerre en droit international.

Une campagne mondiale très animée a suivi, avec des défenseurs des droits de l’homme du monde entier appelant Adidas à arrêter de sponsoriser les matches se jouant sur des terres palestiniennes volées. En juin, une pétition internationale qui avait récolté plus de 16 000 signatures a été transmise au siège satellite d’Adidas à Amsterdam.

Dans une réponse aux clubs palestiniens, Adidas a déclaré avoir soulevé la question des équipes des colonies israéliennes auprès de la FIFA. Adidas, l’un des principaux partenaires de la FIFA, a indiqué la nécessité pour l’organisation mondiale du football de « prendre une décision sur la question des équipes des colonies israéliennes, en accord avec le droit international et sa politique de défense des droits de l’homme ».
Des organisations internationales de premier plan telles que Human Rights Watch, ainsi que des experts des Nations Unies et 175 législateurs, ont pressé la FIFA de résoudre la question des clubs des colonies israéliennes.

Ce n’est pas la première fois qu’Adidas arrête de sponsoriser des entités israéliennes complices. À la suite de manifestations importantes, d’appels au boycott et de condamnations gouvernementales, Adidas avait arrêté de sponsoriser ce qui s’appelle le « Marathon de Jérusalem », dont l’itinéraire inclut des colonies israéliennes illégales et passe par le territoire palestinien occupé de Jérusalem-Est.

L’image d’Israël est devenue de plus en plus négative après les massacres généralisés de Palestiniens de Gaza qui manifestaient pacifiquement pour obtenir les droits que leur a reconnus l’ONU. Israël a tué près de 150 Palestiniens, dont des journalistes, du personnel médical et plus de 20 enfants, depuis la fin mars.
Parmi les plus de dix mille Palestiniens blessés par la politique de « tirer pour tuer ou handicaper », il y a plus de 50 athlètes dont la vie a été définitivement changée par des infirmités et la carrière sportive brisée.

Avertissement à Puma

Une autre compagnie d’articles de sports allemande, Puma, a remplacé Adidas et signé un contrat de sponsoring de l’IFA de quatre ans.

En sponsorisant l’IFA, Puma associe sa marque internationale à la politique israélienne d’expansion de ses colonies, politique qui chasse les Palestiniens d’origine dans un nettoyage ethnique progressif, par la saisie illégale de leurs terres et la démolition de leurs maisons. L’iconique félin vend par le biais du sport l’occupation militaire israélienne et les violations des droits des Palestiniens.

Le Code éthique de Puma affirme que la compagnie est engagée en faveur des droits de l’homme et porte « grandement attention aux préoccupations exprimées par les institutions internationales, les organisations non-gouvernementales (ONG) et les représentants de la société civile ».

En tant que signataire du Pacte mondial des Nations Unies, Puma a aussi l’obligation de s’assurer qu’il ne se rend pas « complice de violations de droits de l’homme ».

Le consensus international est clair. Les colonies israéliennes sont illégales. Puma s’expose à des campagnes mondiales de boycott de la part de consommateurs engagés qui défendent les droits de l’homme.
Nous appelons Puma à arrêter de sponsoriser la Fédération d’Israël de football (IFA) aussi longtemps qu’elle participera aux graves violations du droit international par Israël et à l’oppression des Palestiniens.
Le félin devrait sauter pour défendre les droits des Palestiniens.

https://bdsmovement.net/news/team-justice-scores-adidas-no-longer-sponsoring-israel-football-association

Traduction Mireille Vaucoret pour BDS France




Les Palestiniens exhortent l’Association irlandaise de football à annuler le match « amical » avec l’Israël de l’apartheid

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël/Irlande(PACBI) – 27 juillet 2018

Organiser un match amical avec Israël, c’est envoyer le message que briser les rêves des footballeurs palestiniens n’est pas important. Les Palestiniens exhortent l’Association irlandaise de football à prendre position en faveur de la justice et à annuler son match amical avec Israël.

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël appelle l’Association irlandaise de football à annuler son match « amical » entre l’Irlande du Nord et Israël, prévu le 11 septembre 2018.

Israël utilise les événements sportifs internationaux pour soutenir son image défaillante alors qu’il se trouve de plus en plus isolé en raison de son mépris flagrant des droits des Palestiniens.

Le 30 mars 2018, les tireurs d’élite israéliens ont tiré sur le footballeur Muhammad Khalil Obeit, le blessant dans les deux genoux. Lui et des dizaines de milliers de Palestiniens à Gaza manifestaient pacifiquement contre le déni d’Israël de leur droit, consacré par les Nations-Unies, au retour dans leurs foyers, et contre son siège de plus en plus dur contre Gaza. Ce siège à lui seul empêche les athlètes palestiniens de recevoir les soins indispensables pour leurs blessures avec, comme conséquences, des amputations et des handicaps à vie.

En 100 jours, Israël a tué plus de 130 manifestants palestiniens à Gaza, et en a blessé plus de 14 000, beaucoup étant maintenant handicapés à vie. Gaza a une équipe de football, nouvelle formée, composée uniquement de joueurs amputés. Près de 90 % de ses joueurs ont perdu au moins un membre à cause des violentes attaques militaires d’Israël sur la population civile.

La Fédération israélienne de football comprend six équipes qui sont basées dans des colonies de peuplement illégales et qui privent les Palestiniens de leurs ressources et poussent les familles palestiniennes hors de leurs terres. Israël démolit les maisons et des communautés entières palestiniennes pour faire la place à ces colonies racialement exclusives sur des terres volées.

Les familles palestiniennes sont séparées de leurs terres et les unes des autres par le mur d’apartheid d’Israël. Des check-points militaires et les refus de permis pour voyager empêchent les Palestiniens de voyager librement vers, depuis et à l’intérieur de notre pays d’origine, et notamment les athlètes de se déplacer pour les matchs de championnat.

Des soldats israéliens enlèvent des enfants palestiniens, en pleine nuit, lors de raids terrifiants. Israël retient en détention actuellement près de 300 enfants palestiniens dans des prisons où la torture a été amplement documentée.

Et ce n’est là qu’un petit échantillon d’une oppression violente de 70 années contre les Palestiniens. C’est cela qu’Israël espère tenir à l’écart.

Organiser un match amical avec Israël, c’est envoyer le message que le massacre aveugle des Palestiniens par Israël est acceptable ; que briser systématiquement les rêves de jeunes footballeurs palestiniens qui promettent n’est pas important. Pire même, cela donne à Israël le feu vert pour poursuivre ses crimes, en toute impunité.

La société civile palestinienne a appelé à ne pas faire comme si de rien n’était avec Israël, aussi longtemps qu’il dénie les droits de l’homme des Palestiniens. L’Association irlandaise de football a le pouvoir d’annuler ce match amical, contrairement aux matchs officiels sous l’égide de la FIFA, et de se placer du bon côté de l’histoire.

Le mois dernier, l’équipe nationale d’Argentine a annulé le match amical avec Israël. L’attaquant Gonzalo Higuain, « El Pipita », a dit que « la meilleure chose à faire, c’était ne pas aller en Israël ». Plus de la moitié d’une délégation de joueurs de la NFL (Ligue nationale de football américain) s’est retirée d’un voyage parrainé par le gouvernement israélien en 2017.

Les boycotts sportifs ont joué un rôle important dans la remise en cause de l’apartheid sud-africain. Un nombre croissant de personnalités sportives reconnaissent aujourd’hui qu’Israël utilise les compétitions d’athlétisme pour laver, par le sport, ses attaques contre les Palestiniens, et elles refusent d’y prendre part.

Nous exhortons l’Association irlandaise de football à prendre position en faveur de la justice et à annuler son match amical avec Israël.

Il n’y a rien d’amical dans l’oppression par Israël des Palestiniens. Jusqu’à ce que les Palestiniens puissent vivre dans la liberté, la justice et l’égalité, il n’y a pas de place pour les « matchs amicaux » avec l’apartheid israélien.

 

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël.

https://bdsmovement.net/nothing-friendly

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Les Palestiniens demandent instamment aux Iroquois Nationals de se retirer des Championnats de crosse en Israël

  4 juillet 2018 – Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

Les Palestiniens demandent à une équipe de crosse de classe mondiale de refuser à Israël l’occasion d’utiliser le sport national des Iroquois pour camoufler son nettoyage  ethnique de plus en plus intense, violent, sur l’ensemble des terres ancestrales palestiniennes.

 

Chers Iroquois Nationals,

Nous vous écrivons depuis la Palestine pour exhorter votre équipe à se retirer des Championnats du monde de crosse 2018 en Israël. Nous savons quel rôle important ce sport joue dans la culture iroquoise, permettez-nous de vous donner les raisons de notre appel.

 En tant que peuples indigènes, nous avons, vous et nous, vu nos terres traditionnelles colonisées, notre peuple nettoyé ethniquement et massacré par des colons qui s’implantaient. Cette année marque les 70 ans de la dépossession des Palestiniens par Israël, une dépossession qui a commencé avec ce que nous appelons la Nakba, ou la catastrophe. Dans les années qui ont entouré l’établissement d’Israël sur notre terre, en 1948, les forces israéliennes pré et post-étatiques ont chassé, de façon préméditée, la majorité de la population indigène de la Palestine et détruit plus de 500 de nos villages et villes.

 Pendant 70 ans, ce régime d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid, a dénié à nos réfugiés, qui constituent environ les deux tiers du peuple palestinien dans le monde, leur droit inhérent, et stipulé par les Nations-Unies, à retourner dans leurs foyers d’origine et leurs terres.

 Les deux sites israéliens qui accueillent les Championnats du monde de crosse se dressent sur les ruines de villages palestiniens nettoyés ethniquement.

 L’Institut Wingate a été construit sur les terres de Khirbat al-Zababida, nettoyé ethniquement de ses habitants palestiniens en 1948 lors d’attaques dont l’objectif était de vider les villages indigènes le long de la côte nord de Tel Aviv. Les ruines du village palestinien Bayyarat Hannun, qui a connu le même sort, se trouvent bel et bien dans l’ombre du stade de Netanya.

 Comme la Confédération iroquoise et les peuples indigènes de l’Ile de la Tortue, nous nous battons quotidiennement pour l’autodétermination et contre une dépossession et une colonisation qui se poursuivent.

 Pendant des décennies, le gouvernement israélien, qui parraine ces Championnats de crosse, a travaillé sans relâche pour étendre ses colonies dans un projet délibéré visant à déposséder les Palestiniens indigènes de nos terres et de nos ressources naturelles. Il utilise systématiquement, et tout à fait délibérément, les évènements sportifs afin de détourner l’attention du monde loin de son oppression bien établie des Palestiniens.

 Comme vous, notre peuple a été divisé géographiquement par des frontières artificielles, et des contrôles coloniaux sur les déplacements, la résidence et la propriété des maisons et des terres. Le mur d’apartheid et les check-points militaires d’Israël, son siège brutal des Palestiniens à Gaza, son déni du droit au retour des réfugiés palestiniens séparent les familles et limitent notre capacité à voyager, vers, depuis, et à l’intérieur de nos terres traditionnelles.

 Comme vous, nous avons vu le colonialisme de peuplement limiter et tenter d’effacer ou de s’approprier nos traditions, notre culture, notre patrimoine et notre identité. Israël a volé de précieux objets des terres palestiniennes occupées et a mené des attaques systématiques contre la culture palestinienne, fermant les cinémas et théâtres palestiniens, lançant des raids sur les évènements culturels palestiniens et les interdisant.

 Israël a également agressé, emprisonné et tué des athlètes palestiniens, et il a bombardé et détruit des stades palestiniens. Plus tôt cette année, le ministre des Sports d’Israël a posté une vidéo le montrant avec des supporters de l’équipe de football du Beitar Jérusalem, connue pour son vil racisme, alors qu’ils incitaient à la violence contre les Palestiniens, chantant « Que votre village soit brûlé » à l’équipe palestinienne adverse.

 Comme vous, nous avons des droits limités pour superviser nos propres lois, règlements et pratiques au sein de nos communautés. Les Palestiniens vivant sous occupation en Cisjordanie et à Gaza sont soumis au régime militaire israélien, pendant que les Palestiniens, à l’intérieur d’Israël, font face à plus de 60 lois racistes qui les discriminent sur une base raciale dans tous les domaines de la vie.

 Comme vous, une police et des forces militaires étrangères envahissent et occupent nos communautés, et nous avons, vous et nous, vu des membres de nos communautés mis en détention, emprisonnés et tués à cause de leur refus de se soumettre aux exigences des politiques et procédures d’un État extérieur. Actuellement, près de 6000 prisonniers politiques palestiniens, dont près de 300 enfants, et dont beaucoup ont été arrêtés dans des raids nocturnes créant l’effroi, sont détenus dans les prisons israéliennes où la torture est endémique.

 Mais notre résistance, comme la vôtre, contre la puissance coloniale pour nos droits ne connaît pas de limites, et elle ne sera pas arrêtée par les tactiques de violence et d’intimidation de nos oppresseurs.

 Les Palestiniens ont longtemps considéré la résistance, au fil des générations, de la population indigène de l’Ile de la Tortue comme une source d’inspiration pour notre lutte, pendant que nous étions solidaires de la vôtre. Qu’il s’agisse de publications de déclarations de solidarité, de contributions financières et de participation à des manifestations, notamment aux confrontations à Oka, Akwesasne et Ganienkeh, et aux luttes indigènes à Wounded Knee, Alcatraz et plus récemment, à Standing Rock, nous sommes restés unis avec vos luttes contre le colonialisme d’État et d’entreprises.

 Dans le cadre de notre lutte constante pour la liberté, la justice et l’égalité, des organisations nationales et locales palestiniennes ont lancé en 2005 un appel aux gens de conscience à travers le monde pour qu’ils s’engagent dans des campagnes de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) afin d’isoler Israël jusqu’à ce qu’il respecte les droits des Palestiniens indigènes. Cet appel a grandi et est devenu le mouvement mondial BDS, conduit par les Palestiniens, et il demande instamment de couper tout lien académique, culturel, sportif, militaire et économique de complicité avec le régime d’oppression d’Israël, comme moyen le plus efficace de solidarité avec le peuple palestinien.

 Nous rappelons le boycott par l’acteur Marlon Brando de l’Oscar de 1973, refusant le prix du meilleur acteur pour protester contre le traitement des peuples indigènes par Hollywood et les confrontations à Wounded Knee de cette même année. Brando a déclaré plus tard qu’il était peut-être « discourtois » de sa part de refuser le prix, mais il savait qu’il y avait un problème plus vaste qui était posé et que les pouvoirs  en place ne changeraient que s’ils y étaient contraints.

 Nous vous demandons de respecter notre piquet de grève non violent en vous retirant des Championnats du monde de crosse 2018, privant ainsi Israël de l’occasion d’utiliser le sport national des Iroquois pour camoufler son nettoyage ethnique de plus intense, violent, des Palestiniens sur l’ensemble de nos terres ancestrales.

 Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

Source:  PACBI
Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Les Palestiniens répondent à Adidas : « Suivez vos propres conseils, mettez fin à votre parrainage des équipes de football israéliennes dans les colonies de peuplement illégales »

22 juin 2018 – Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturelle d’Israël/Allemagne (PACBI)

Dans une réponse d’Adidas, le géant allemand en articles de sport a prétendu qu’« il agit d’une manière politiquement neutre ». Or, en tant que sponsor de la Fédération d’Israël de football, qui comprend les clubs basés dans les colonies de peuplement illégales sur une terre palestinienne volée, Adidas est tout sauf « politiquement neutre ».

Adidas répondait ainsi à la lettre du 12 mars 2018 de plus de 130 clubs de football et associations de sport palestiniens qui demandent à Adidas d’abandonner son parrainage de la Fédération d’Israël de football (IFA), qui accueille les clubs basés dans les colonies d’Israël illégales.

Nous nous félicitons de l’engagement d’Adidas à « faire respecter les critères et les normes des droits de l’homme », et de son appel à la FIFA pour que celle-ci respecte les droits de l’homme et le droit international « sur la question des équipes des colonies israéliennes ».

Nous appelons Adidas à suivre ses propres conseils : respecter le droit international et les droits de l’homme des Palestiniens en mettant fin à son parrainage de l’IFA tant que celle-ci accueille les clubs basés dans les colonies israéliennes illégales.

Ces colonies de peuplement israéliennes sont une violation des droits de l’homme des Palestiniens. Elles sont construites sur des terres palestiniennes volées, et elles réduisent la liberté de mouvement des Palestiniens, leur accès à l’eau, à leurs terres fertiles et moyens de subsistance.

En outre, selon la Quatrième Convention de Genève, les colonies de peuplement israéliennes constituent des crimes de guerre. Ce qui fait qu’Adidas se rend complice des graves violations israéliennes des droits de l’homme du fait de son parrainage de l’IFA.

Dans sa lettre, Adidas dit aussi : « Adidas agit d’une manière politiquement neutre ». Mais comme le déclarait autrefois le leader anti-apartheid d’Afrique du Sud, l’archevêque Desmond Tutu : « Si tu es neutre en situation d’injustice, alors tu as choisi le côté de l’oppresseur ». Adidas ne se contente pas de vendre ses produits à la Fédération nationale de football d’un État impliqué dans une occupation illégale qui dure depuis des décennies et dans les graves violations des droits de l’homme qui en découlent. Adidas la parraine. Adidas, par conséquent, est tout sauf « politiquement neutre » dans ce cas.

Effectivement, Adidas n’a pas su mettre fin à son parrainage de la Fédération d’Israël de football quand les snipers israéliens ont tiré sur Mohammad Khalil Obeid, un footballeur de 23 ans, le touchant aux deux jambes, et sur Alaa Al-Daly, un cycliste de 21 ans, atteint dans sa jambe droite dont il a dû être amputé. Pour tous les deux, leur carrière professionnelle s’est achevée sous les balles israéliennes. Obeid a déclaré à Amnesty International, « En tant que joueur (de football) palestinien, ma vie a été détruite… Je rêvais de jouer au football à l’étranger, et de lever le drapeau palestinien à l’étranger ».

Se cramponnant à un espoir et tenant à nourrir leur passion pour ce jeu admirable, les Palestiniens amputés, ayant perdu des membres dans les attaques répétées d’Israël contre Gaza, ont formé récemment un club de football.

Adidas affirme qu’elle fonctionne conformément aux principes directeurs des Nations-Unies. Or, c’est sur la base de ces principes directeurs que le Conseil des droits de l’homme des Nations-Unies a établi une base de données des entreprises qui se font les complices de l’occupation israélienne. Adidas prend ainsi le risque de se voir incluse dans cette base de données. Son parrainage n’en fera pas simplement la cible d’un boycott populaire, mais aussi de campagnes de désinvestissement institutionnel, y compris au niveau de l’État.

Sur son site internet, Adidas déclare que lorsqu’elle trouve « des impacts négatifs potentiels ou réels » sur les droits de l’homme, elle « s’engage à réduire ou éliminer ces impacts » et qu’elle le fait aussi pour « remplir une obligation fondamentale en tant qu’entreprise responsable, c’est-à-dire, de ne causer aucun préjudice s’agissant de l’exercice et de l’épanouissement des droits de l’homme ».

Adidas a mis fin à son parrainage de l’Association internationale des fédérations d’athlétisme suite à des scandales de dopage et de corruption.

Nous demandons instamment à Adidas de « ne causer aucun préjudice » aux droits de l’homme des Palestiniens, et d’annuler son parrainage complice de la Fédération d’Israël de football.

 

Source: PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Les Palestiniens remercient l’Argentine et Lionel Messi de ne pas jouer « amicalement » contre Israël

Des mobilisations dans le monde entier ont réussi à empêcher que le gouvernement israélien n’utilise le match pour couvrir ses crimes de guerre et ses flagrantes violations des droits humains contre les Palestiniens.

6 juin 2018 — Mardi 5 juin, l’équipe nationale argentine de football a annulé le match « amical » contre Israël prévu pour ce samedi, après des mois d’une campagne BDS lancée en Argentine.

En réponse à la criminelle politique israélienne du «  tirer-pour-tuer-ou-mutiler »  contre des manifestants palestiniens pacifiques à Gaza, supporters de football et militants des droits humains palestiniens ont pressé l’équipe argentine et la superstar du football Lionel Messi d’annuler le match, qui devait avoir lieu dans un stade israélien bâti à al-Maliha, un village palestinien ayant subi un nettoyage ethnique.

Le footballeur palestinien Mohammad Khalil, dont la carrière s’est arrêtée lorsqu’il a reçu d’un sniper israélien un tir dans les deux jambes alors qu’il manifestait pacifiquement à Gaza, a aussi pressé l’Argentine et Messi d’annuler le match contre Israël.

Des milliers de personnes ont rejoint Khalil, signant une pétition adressée à Messi et à l’Argentine qui expliquait que le gouvernement israélien utiliserait le match pour couvrir ses attaques brutales contre des Palestiniens, sur le terrain et à l’extérieur.

Les syndicats argentins et les Mères de la place de mai se sont joints à l’appelLa semaine dernière, un rassemblement s’est tenu à l’extérieur de l’Association de football d’Argentine (AFA) à Buenos Aires.

Des manifestations ont suivi l’équipe argentine à Barcelone. Mardi, pendant une séance d’entraînement de l’équipe avant la Coupe du monde, des militants pour les droits palestiniens ont utilisé un gaphone pour faire passer le message directement aux joueurs.

Israël aurait payé à l’Argentine 3 millions de dollars pour jouer le match, dans le cadre des « célébrations » de son 70ème anniversaire.

Omar Barghouti de la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a déclaré :

«  Nous saluons la décision de l’équipe argentine d’annuler ce match « amical ». Il aurait été extrêmement inamical envers les droits humains ! Jouer contre un état d’apartheid est une forme de complicité, magnifiée par le récent et horrible massacre d’Israël à Gaza contre des manifestants non-armés réclamant leurs droits fondamentaux, la liberté, la dignité et le droit au retour des réfugiés tel qu’il est stipulé par les Nations unies.

Utiliser des événements sportifs internationaux pour couvrir ses crimes de guerre et ses flagrantes violations des droits humains contre les Palestiniens fait partie de la politique de blanchiment par les sports du régime d’apartheid israélien. Le fait que les supporters argentins et les militants pour les droits humains du monde entier ont réussi à l’empêcher nous donne beaucoup d’espoir. »

Alors qu’il était initialement prévu à Haïfa, le gouvernement israélien avait déplacé le match à Jérusalem, offrant aux organisateurs 760 000 dollars en compensation. La ministre d’extrême-droite de la Culture et des Sports, Miri Regev, aurait mis comme condition au match une séance photo avec l’équipe argentine, une preuve de plus de la manière dont Israël utilise les sports pour blanchir —par le sport— son image.

Après l’annonce de l’annulation, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a immédiatement appelé le président argentin Mauricio Macri à intervenir, mais Macri a répondu qu’il n’avait aucune autorité sur la décision.

L’annulation du match « amical » d’Israël contre l’Argentine est un stimulant pour la campagne « Un carton rouge à Israël », qui a appelé la FIFA à exclure Israël – comme elle a exclu l’Afrique du Sud de l’apartheidà cause de ses violations contre le football palestinien et son mépris des statuts de la FIFA.

L’Association de football palestinienne a aussi appelé l’Argentine à annuler le match.

Dans un message vidéo, l’équipe de football de la ville palestinienne de Nabi Saleh, en Cisjordanie occupée par Israël, a remercié l’Argentine et Lionel Messi. Nabi Saleh est la ville dont est originaire Ahed Tamimi, la jeune Palestinienne mineure qui subit une peine de plusieurs mois dans une prison israélienne pour avoir giflé un soldat israélien lourdement armé se trouvant dans sa cour d’entrée. « Vous avez marqué un but pour la liberté, la justice et l’égalité », disent des parents de Ahed dans la vidéo.

Barghouti de PACBI a ajouté :

« Les joueurs de football palestiniens sont couramment attaqués, privés de liberté de mouvement pour assister aux entraînements et aux matchs. Les forces israéliennes ont emprisonné, blessé et tué des footballeurs palestiniens. Comme l’attaquant argentin Gonzalo « Pipa » Higuaín l’a dit : «  Ne pas y aller était la bonne chose à faire ».

Tous nos vœux à l’Argentine pour la Coupe du monde. La FIFA doit prendre acte. Il est temps de montrer à Israël un carton rouge. »

La Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. PACBI promeut le boycott des institutions universitaires et culturelles, étant donné leur profonde et durable complicité dans le déni par Israël des droits palestiniens tels qu’ils sont stipulés dans le droit international. Rendez visite à PACBI sur https://bdsmovement.net/pacbi et suivez-nous sur Twitter @PACBI

Source: PACBI

Traduction: C.G pour BDS France




Dites à l’Argentine et à Lionel Messi : « Il n’y a rien d’amical dans les tirs d’Israël sur les footballeurs palestiniens »

Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)/Argentine – 15  mai 2018
Signez la pétition* qui exhorte l’équipe nationale de football argentine à annuler son match « amical » avec Israël.

Dans un message vidéo, un jeune footballeur palestinien, Mohammed Khalil, lance un puissant appel à l’équipe nationale de football argentine, dont son capitaine, Lionel Messi, pour qu’ils annulent leur match amical avec Israël le 9 juin 2018. Khalil, de Gaza, a été visé et touché par une balle qui lui a traversé un genou et frappé l’autre, tirée par un tireur embusqué israélien qui a mis fin à sa carrière prometteuse de footballeur.

Le match programmé est l’une des « cérémonies » du 70e anniversaire d’Israël et il se tient alors qu’Israël met en œuvre une politique criminelle de tirer pour tuer ou mutiler contre les manifestants palestiniens pacifiques à Gaza. Cela fait que le terme « amical » est un blanchissage des crimes d’Israël et que par conséquent, il devient « inamical » pour les droits de l’homme !

Israël dénie à tous les Palestiniens, y compris aux footballeurs, leur droit à la liberté de mouvements. Les ligues officielles de l’Association de football d’Israël comptent parmi elles les équipes des colonies de peuplement israéliennes, illégales, et qui chassent les communautés palestiniennes de leur propre terre.

Le gouvernement israélien a bien voulu payer trois millions de dollars pour accueillir ce match. Cela s’inscrit dans sa stratégie de propagande pour le « blanchissage par le sport », qui exploite les évènements sportifs pour dissimuler ses violations systémiques des droits de l’homme contre les Palestiniens.

L’Argentine et Lionel Messi sont adorés par des supporters du monde entier, y compris en Palestine et dans la région arabe, et les appels de BDS Argentine pour l’annulation du match ont reçu un soutien populaire énorme.

Joignez-vous à Mohammed Khalil, et envoyez le message fort à l’Argentine et à Lionel Messi que les supporters dans le monde ne toléreront pas qu’ils fassent équipe avec le régime d’oppression d’Israël contre les droits de l’homme des Palestiniens !

Pétition:

*Argentine : ne faites pas équipe avec l’apartheid israélien

Ajoutez votre nom à notre lettre, maintenant.
Cher Lionel Messi et chère équipe nationale de football argentine,
Nous vous prions instamment d’annuler votre match amical avec Israël prévu pour le 9 juin 2018, en raison de la longe liste de violations des droits de l’homme commises par Israël, sur le terrain et hors du terrain.
Israël arrête, harcèle et tue des joueurs palestiniens. Il détruit les stades palestiniens et dénie aux footballeurs palestiniens leur droit de voyager pour jouer. Et, les ligues de football israéliennes comprennent parmi elles les clubs basés dans les colonies israéliennes, illégales, construites sur des terres palestiniennes qui leur ont été volées.
Des tireurs embusqués israéliens ont tué plus de 40 Palestiniens non armés à Gaza, et en ont blessé des milliers. Mohammed Khalil, un footballeur palestinien qui manifestait avec des milliers d’autres Palestiniens pour leurs droits humains fondamentaux, a été visé et touché dans les deux jambes par un tireur embusqué, mettant fin à sa carrière de footballeur.
Ce n’est pas la première fois que les balles israéliennes mettent fin à des carrières de footballeur. Et, ce ne sera pas la dernière sous le régime violent d’occupation et d’apartheid d’Israël.
Messi, votre jeu avec Israël est un jeu politique. Le gouvernement israélien s’en servira pour dissimuler ses agressions brutales contre les Palestiniens, sur le terrain et hors du terrain.
Il n’y a rien d’ « amical » dans une occupation militaire et un apartheid. Ne jouez pas Israël jusqu’à ce que les droits de l’homme des Palestiniens soient respectés.
Ne faites-pas équipe avec l’apartheid israélien !
Nom :
Pays :
Votre email :

 

Source: PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE



#ShameOnGiro : Montrons au Giro d’Italia ce qu’est la réalité

3 mai 2018 – Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI)

Alors que des millions de personnes dans le monde vont suivre la célèbre course cycliste, joignez-vous aux actions des médias sociaux pour gâcher la fête et montrer au Giro d’Italia ce qu’est la réalité !

 Les médias sociaux appellent à l’action

Le Giro d’Italia prend le départ avec sa décision de faire partir la célèbre course cycliste depuis Jérusalem, ce vendredi. Il a besoin qu’on lui fasse constater ce qu’est la réalité.

Un pot-de-vin d’Israël de plusieurs millions de dollars a suffi pour enrôler le Giro dans sa campagne de propagande. En conséquence, le Giro :

– blanchit, ou lave par le sport, les crimes de guerre continuels d’Israël, notamment l’assassinat délibéré de manifestants palestiniens pacifiques à Gaza, à quelques kilomètres seulement de la course.

– ne veut tenir aucun compte de ces villes et villages tout au long de la course qui ont été détruits et nettoyés ethniquement par Israël en 1948.

– étouffe les douzaines de lois et de politiques d’apartheid d’Israël qui obligent certaines communautés palestiniennes à vivre sans les services de base, comme l’eau, l’électricité, les écoles et les routes.

– ne veut tenir aucun compte des colonies, du mur et des check-points, illégaux, d’Israël et qui refusent aux Palestiniens toute liberté de mouvement.

– ne veut tenir aucun compte de la politique ouvertement raciste pour un nettoyage ethnique progressif des Palestiniens, originaires du pays, hors de Jérusalem.

– ne veut tenir aucun compte des appels d’organisations palestiniennes et internationales représentant des millions de personnes, de dirigeants palestiniens, de réseaux chrétiens palestiniens et de membres du Parlement européen à déplacer la course.

L’UCI, l’organisme mondial du cyclisme, a maintenu fermement sa politique de l’autruche, refusant de prendre les mesures qui lui permettraient de ne pas se rendre complice de l’oppression des Palestiniens par Israël.

C’est à nous de gâcher la fête et de montrer au Giro ce qu’est la réalité !

Vendredi, 4 mai, alors que des millions de personnes dans le monde suivront la course, faisons pleuvoir sur le défilé. Gâchons les « cérémonies » des soixante-dix ans de dépossession palestinienne.

Partagez les exemples de tweets, les vidéos, mèmes et carte interactive ci-dessous avec les hashtags #ShameOnGiro et #Giro101.

Source: PACBI

Traduction : JPP pour BDS FRANCE



David Lappartient et l’Union Cycliste Internationale (UCI) contribuent au « blanchiment » des crimes du gouvernement israélien

Qu’importe les Palestiniens assassinés, le droit international violé, l’éthique bafouée… pour le président français de l’UCI, David Lappartient, the Giro show must go on !

Dans le cadre de ses efforts de propagande, en déboursant une dizaine de millions d’euros, Israël a obtenu en septembre dernier l’organisation des 3 premières étapes du Giro D’italia 2018 (Tour cycliste d’Italie, du 4 au 27 mai 2018). Dès l’annonce de cette attribution, une campagne internationale, #RelocateTheRace (#DéplacezLaCourse), a été initiée par la société civile palestinienne à travers la PACBI1, appelant la société italienne organisatrice de l’événement RCS Sports2 ainsi que l’Union Cycliste Internationale (l’UCI, l’instance dirigeante du cyclisme mondial) à déplacer cette course hors d’Israël, compte tenu des nombreuses violations israéliennes à l’égard du peuple palestinien.

PACBI estime notamment que cette course sert à « blanchir » par le sport les crimes passés et présents de l’état israélien, son occupation militaire et son système d’apartheid. Plus de cent-vingt organisations de défense des droits humains, syndicats, associations de tourisme éthique, groupes sportifs et confessionnels de plus de 20 pays ont également lancé un appel international pour exhorter le Giro d’Italia à relocaliser ces étapes hors d’Israël en raison des graves et croissantes violations du droit international et des droits humains des Palestinien·ne·s.

Alors que RCS Sports et la Direction du Giro ont ouvertement choisi le camp de la complicité avec le régime d’apartheid israélien lors de la présentation officielle en Novembre dernier, l’UCI, elle, est restée plutôt silencieuse. Son président, David Lappartient, ne s’était pas exprimé lors de la « polémique » autour de la mention Jérusalem-Ouest, par exemple. Il semblait en effet moins inquiet de voir la compétition entachée par de graves accusations de complicité dans les crimes israéliens que par la participation du coureur soupçonné de dopage Chris Froome.

Alors que la compétition doit débuter dans une quinzaine de jours, le site web insidethegames.net l’interroge lors d’un déplacement en Thaïlande.  Dans cet article, Lappartient affirme que « l’UCI n’est pas impliquée », et n’aurait donc aucune responsabilité, dans l’attribution de ces étapes à Israël. Il légitime également cette décision en précisant que celle-ci avait été prise bien avant la reconnaissance par Trump de Jérusalem comme capitale d’Israël, mais aussi antérieurement aux événements, qu’il qualifie de « combat », actuellement en cours à Gaza. Donc tout va bien. Il admet tout de même qu’il existe un problème autour de l’appellation « Jérusalem/Jérusalem Ouest ». Néanmoins il reste optimiste et espère que le cyclisme sera un moyen de « promouvoir la paix à travers le sport, comme les Jeux Olympiques en Corée. » « Je pense que c’est la façon dont nous voulons voir l’événement. Avoir tous les pays tous ensemble au service du sport en Israël, c’est très bien. » déclare-t-il.

La campagne BDS France tient à rectifier certains faits énoncés et à réagir à ces propos.

  1. Lorsque l’armée israélienne tire à balles réelles sur des manifestants palestiniens qui manifestent pacifiquement pour leurs droits fondamentaux, il ne s’agit pas de « combat » mais d’assassinats ciblés. 43 Palestiniens ont été tués, 5 300 blessés (dont près de 2000 grièvement) au cours d’une répression violente des rassemblements de la Grande Marche du Retour commencée le 30 mars. Ces manifestations doivent se poursuivre jusqu’au 15 mai prochain, Jour de commémoration de la Nakba, le nettoyage ethnique de la Palestine en 1948, ayant abouti à l’établissement de l’État israélien. Pendant ce temps, le gouvernement israélien fête les 70 ans de cette création et c’est justement dans le cadre de ces célébrations qu’il a tenu à organiser ces étapes du Giro d’Italie.

  1. Par ailleurs, confondre la situation de tension entre états souverains comme les deux Corée, ayant chacun une armée, avec l’occupation et la colonisation de la Palestine où l’une des plus puissantes armées de la planète opprime une population civile désarmée, relève soit de l’ignorance soit de la malhonnêteté.

En tentant lamentablement de dédouaner l’UCI de toute responsabilité, de normaliser ce départ du Giro en Israël, et d’y voir un vecteur de paix illusoire dans un contexte particulièrement meurtrier à Gaza, David Lappartient fait preuve de cynisme et d’indécence. Il choisit ouvertement d’être du côté de l’État israélien, de « blanchir » ses crimes et de cautionner son apartheid.

Comme à l’époque de l’Afrique du Sud de l’apartheid, ce sont des sanctions contre l’État israélien qui pourront mettre fin à ses violations et contribuer à une paix juste et durable dans la région. Dans le cadre sportif, cela doit passer par l’arrêt de toutes les compétitions sportives internationales en Israël qui permettent à cet État de bénéficier d’une image de marque et d’une reconnaissance internationales.

1 Campagne Palestinienne pour le Boycott Universitaire et Culturel d’Israël

2 RCS Sport, filiale de RCS MediaGroup. est une société de sport et de médias organisant des compétitions sportives en Italie, en particulier des courses cyclistes. C’est une filiale de la RCS MediaGroup.




Les clubs de football palestiniens à Adidas : « Arrêtez de parrainer les équipes des colonies israéliennes »

BDS – 12 mars 2018

Les équipes de football et les associations sportives palestiniennes demandent à Adidas de mettre fin à son parrainage de l’Association israélienne de football car celle-ci intègre les équipes basées dans les colonies israéliennes illégales, sur une terre palestinienne volée.

Signez la pétition! Cliquez ICI !

(Lire le texte de la pétition en français)

À Kasper Rørsted, directeur général d’Adidas
Copies conformes aux membres du Conseil de direction : Roland Auschel (Ventes internationales), Eric Liedtke (Marques internationales), Harm Ohlmeyer (Finances), Karen Parkin (Ressources humaines internationales) et Gil Steyaert (Opérations internationales).

Chers Mr Rørsted, Mr Auschel, Mr Liedtke, Mr Ohlmeyer, Mme Parkin et Mr Steyaert,

Nous vous écrivons afin de demander instamment à Adidas de mettre fin à son parrainage de l’Association israélienne de football (IFA) en raison de la profonde complicité de celle-ci dans les violations, par Israël, du droit international et des droits de l’homme des Palestiniens.

L’IFA parraine des matchs de football dans les colonies de peuplement israéliennes illégales en Cisjordanie, comme l’ont révélé Human Rights Watch et d’autres organisations de défense des droits de l’homme. Il y a six clubs de football israéliens basés dans les colonies d’Israël sur une terre palestinienne volée où les Palestiniens ne sont pas autorisés à pénétrer. Les colonies d’Israël contribuent à des violations graves des droits de l’homme et elles sont une cause directe des restrictions à la liberté de mouvement des Palestiniens, à leur accès à leurs ressources naturelles et à leur capacité de construire des maisons et de traiter des affaires.

L’implication de l’IFA dans les colonies d’Israël illégales a été condamnée par, entre autres, Wilfried Lemke, conseiller spécial des Nations-Unies pour le sport au service de la paix et du développement, des dizaines de membres du Parlement européen, des groupes de la société civile et de défense des droits de l’homme, et des personnalités reconnues du monde des arts et de la culture. En dépit de ces appels venant du monde entier, l’IFA a décidé de faire passer la politique avant le sport, et elle a refusé de mettre fin à sa complicité.

En tant que principal sponsor de l’IFA, Adidas prête sa marque pour couvrir et blanchir les violations des droits de l’homme commises par Israël, notamment contre les footballeurs palestiniens. Des joueurs palestiniens sont régulièrement agressés, emprisonnés et tués. Il leur est dénié toute liberté de mouvement pour participer à leurs propres matchs. Des stades palestiniens ont été bombardés et détruits. Israël empêche même les Palestiniens d’importer des équipements de football et de développer des installations de football.

Le parrainage de l’IFA par Adidas justifie les colonies d’Israël illégales et leur donne une couverture internationale. La Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations-Unies (2016) dénonce les colonies de peuplement israéliennes en tant que « violations flagrantes » du droit international. Le Haut Commissariat des Nations-Unies aux droits de l’homme (OHCHR) élabore actuellement une base de données sur les entreprises qui traitent des affaires dans ou avec les colonies d’Israël illégales, dans une étape pratique pour mettre devant leur responsabilité les sociétés qui s’en rendent complices. Le parrainage de l’IFA par Adidas conduirait celle-ci sur cette liste en fonction des critères de sélection. De plus, votre parrainage de l’IFA, une entité qui opère dans ces colonies, fait d’Adidas un complice et peut l’exposer à des campagnes de boycott conduites par des consommateurs du monde arabe et du monde entier.

Adidas a mis fin, à juste titre, à son parrainage du « marathon de Jérusalem » après des protestations généralisées, des appels au boycott et des condamnations venant de gouvernements. Le marathon de Jérusalem, tout comme le soutien de l’IFA aux colonies israéliennes illégales, est un exemple clair de l’utilisation du sport par Israël pour se mettre hors de cause de son oppression et de son occupation des Palestiniens.

Selon votre site web, « Adidas reconnaît sa responsabilité entrepreneuriale de respecter les droits de l’homme et l’importance de montrer que nous prenons les mesures nécessaires pour remplir cette obligation sociale ». En accord avec « la propre influence directe » d’Adidas, nous vous demandons instamment de respecter votre politique de responsabilité sociale en retirant votre parrainage à l’Association israélienne de football (IFA) jusqu’à ce qu’elle mette un terme à son implication dans les violations graves, par Israël, du droit international et de ses violations des droits de l’homme contre les Palestiniens.

Signataires:

  1. Sur Baher Club
  2. Deir Jarir Youth club
  3. Terra Sancta Center-Beit Hanina
  4. Um Touba Club
  5. Beit Hanina Youth Center – BHYC
  6. Althouri Youth Club
  7. Anata Youth Club
  8. Beit Sourik Club
  9. Al Ram Youth Club
  10. De La Selle Club
  11. Bilin Club
  12. Qalandia Youth Club
  13. Ramallah Islamic Club
  14. Biddo Athletic Club
  15. Beit Sira Sports Club
  16. Jericho Youth club
  17. Al Nwaemeh Sports Club
  18. Silwan Club
  19. Ni’lin Club
  20. Sawahri Club
  21. Al-Quds Club
  22. Ramallah Youth Club
  23. Esawiah Club
  24. Zubeidat Club
  25. Jerusalem Basketball Academy
  26. Hizma Youth Club
  27. Mount of Olives Club
  28. Beit Sourik Club
  29. Beit Safafa Club
  30. Saffa club
  31. Jaba’ Youth Club
  32. Shurfat Sports Club
  33. Jericho Youth Club
  34. Burj Al-Luqluq Social Center Society
  35. East Sawahreh Club
  36. Palestinian Academy for Sports Talent
  37. Al-Raja Society for Sports and Rehabilitation
  38. Al Ram Ahli Club
  39. Shabab Al-Khalil Sports Club
  40. Shabab Al Samou Club
  41. Bani Na’eem Club
  42. Al Shyoukh Youth Club
  43. Shabab Yatta
  44. Beit A’awa Youth Club
  45. Al-Aroub Youth Club
  46. Taffouh Club
  47. Beit Kahel Youth Club
  48. Al Karmel Yatta Club
  49. Soureif Club
  50. Halhoul Club
  51. Sa’r Club
  52. Beit Ummar Club
  53. Rabud Sports Club
  54. Wadi Al-Neis Club
  55. Al Khader Club
  56. Orthodox Club-Beit Sahour
  57. Orthodox Club-Bethlehem
  58. Susya Club
  59. Ramadin Club
  60. Fuwar Club
  61. Shabab Dura
  62. Islamic Club of Bethlehem
  63. Syriac Club
  64. De La Selle Club
  65. Bethlehem Sports Club for the Disabled
  66. Salah Eddin Club
  67. Al Burj Youth Club
  68. Tarqumyah Club
  69. Hussan Youth Club
  70. Silat  El-Harthiya
  71. Yamoun Sports Club
  72. Jaba Sports Club
  73. Burqein Club
  74. Qabatiya Athletic Club
  75. Jenin Youth Center
  76. Jenin Athletic Club
  77. Barta’a Athletic Club
  78. Rummaneh Club
  79. Ya’abd Club
  80. Markaz Tulkarem
  81. Noor Shams Club
  82. Kufr Alabad Club
  83. Deir AlGhusoun Club
  84. Thunabeh Club
  85. Beit Leid Athletic Club
  86. Zeita Sport Club
  87. Nazlet Esa Sports Club
  88. Iktaba Athletic Club
  89. Irtah Athletic Club
  90. Attil Sports Club
  91. Jalboun Sport Club
  92. Tubas Sport Club
  93. Tamoon Athletic Club
  94. Al Faraa Youth Club
  95. Quseen Athletic Club
  96. Burqa Club
  97. Ousrein Club
  98. Jabal An-Nar Club
  99. Number One Club
  100. Al-Mustaqbal for the Disabled Club
  101. AL-Arqa Club
  102. Tulkarem Cultural and Athletic Club
  103. Ahli Qalqilia Club
  104. Azoun Club
  105. Jayyous Athletic Club
  106. Qalqilya Islamic Club
  107. Kufr Thilth Club
  108. Kufr Zeibad Club
  109. Jensafoot Club
  110. Hajjeh Club
  111. Kufr Hajjeh Club
  112. Kufr Qaddoum Club
  113. Deir Ballout Club
  114. Kufr Deik Club
  115. Deir Istia Club
  116. Azzawiya Club
  117. Ibal Club
  118. Northern Asireh Club
  119. Balata Youth Center
  120. Asira Al-Qabaleyyeh Club
  121. Qusra Club
  122. Beita Club
  123. Nablus Youth Club
  124. Douma Youth Club
  125. Hutteen Sporting Club
  126. Askar Youth Center
  127. Tel Athletic Club
  128. Aqraba Athletic Club
  129. Orif Club
  130. Al-Qastal Club
  131. Yaseid Club
  132. Sama Nablus Athletic Club
  133. Al-Ittihad Club
  134. Marj Bin Amer Club

 

Source: BDS Movement

Traduction: JPP pour BDS France

 

 




Pédaler pour les droits des Palestinien•ne•s : 20 villes dans le monde demandent à l’UCI et au Giro d’Italia #DéplacezLaCourse

13 mars 2018 / par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Universitaire et Culturel d’Israël (PACBI)

Des cyclistes et des défenseurs des droits humains des Palestinien•ne•s sont descendu•e•s dans les rues de 20 villes à travers le monde, le samedi 10 mars 2018 pour la Journée d’Action Internationale #RelocateTheRace.

Des actions et des manifestations à vélo ont appelé l’Union Cycliste Internationale (UCI) l’instance dirigeante du cyclisme, à déplacer le départ du célèbre événement cycliste le Giro d’Italia, prévu le 4 mai à Jérusalem. Les participant•e•s  ont mis en lumière le déni des droits des Palestinien•ne•s par Israël, y compris la liberté de mouvement, et son utilisation de la course pour blanchir, par le sport, son régime d’occupation et d’apartheid.

La journée d’action a débuté en Palestine, avec des dizaines de jeunes palestinie•ne•s qui ont participé à un « Contre Giro » en Cisjordanie occupée de Ramallah à Qalandia, localité restreinte par le mur de l’apartheid et les checkpoints militaires israéliens. La course faisait partie des événements organisés pour la Semaine Contre l’Apartheid Israélien et a mis en lumière la destruction toujours en cours des maisons et des fermes palestiniennes par Israël.

Qalandia, ruines d’une maison palestinienne démolie par Israël. En 2016, Israël a démoli 33 maisons dans ce seul village.

En Suisse, les cyclistes ont pédalé jusqu’au siège de l’UCI à Aigle. Malgré de nombreuses lettres et appels à déplacer la course, citant le propre code éthique de l’UCI, l’organisation n’est toujours pas intervenue pour empêcher le cyclisme professionnel d’être complice des violations du droit international par Israël.

A Kuala Lumpur, plus de 50 personnes, jeunes et moins jeunes, seules ou en familles, étudiant•e•s  et cyclistes, se sont rassemblées samedi matin pour appeler la Fédération malaisienne de cyclisme, membre du conseil d’administration de l’UCI, à prendre des mesures pour que l’UCI délocalise la course.

Des manifestations ont eu lieu dans plus de 10 villes à travers l’Italie. A Rome, des dizaines de cyclistes se sont rassemblé•e•s  pour une cérémonie de remise de prix parodique près du Colisée, ligne d’arrivée du Giro d’Italia. L’entreprise italienne de service public d’électricité ENEL a été « honorée » en tant que Meilleur Sponsor de l’Apartheid Israélien. L’UCI a reçu le Prix de l’Autruche pour avoir gardé la tête dans le sable. Les organisateurs du Giro, qui ont reçu 10 millions d’euros d’Israël, ont été honorés en tant que Meilleurs Profiteurs de Violations des Droits Humains. L’équipe cycliste israélienne a reçu le prix de la Meilleure Couverture des Crimes Israéliens.

En Sicile, des militant•e•s  ont tenu une réunion publique à Catane pour préparer des manifestations pendant le Giro d’Italia. Les premières étapes italiennes de la course s’y dérouleront. Des manifestations à vélo ont également eu lieu à Bologne, Milan, Naples, Ravenne, Turin, Udine, Vicence et Venise.

Aux Pays-Bas, environ 80 cyclistes ont participé à un «Giro alternatif» à La Haye, pédalant du Parlement en direction du Palais de la Paix et de la Cour pénale internationale, mettant en lumière les crimes de guerre et les violations des droits humains commis par Israël depuis longtemps.

A Manchester, les cyclistes de The Big Ride for Palestine ont pédalé jusqu’au siège de la Fédération Britannique de Cyclisme et au Consulat d’Italie, scandant « Save face ! Relocate the race ! » (Sauvez la face ! Déplacez la course!)

En France, les cyclistes à Paris ont roulé de la Tour Eiffel jusqu’au siège du média l’Equipe, diffuseur français du Giro. Des manifestations à vélo ont également eu lieu à Saint-Étienne et à Marseille, où les militant•e•s ont distribué plus de 1 500 dépliants.

En Belgique, des militant•e•s de Leuven ont distribué des drapeaux de vélo sur lesquels était inscrit «Roulez pour la paix et la liberté, pas pour l’apartheid israélien» à un public extrêmement réceptif, exprimant son opposition aux abus du cyclisme servant à cacher les violations des droits humains.

Israël s’est longtemps inspiré du régime d’apartheid en Afrique du Sud, utilisant le sport pour masquer son occupation militaire et son régime d’apartheid depuis des décennies.

Les défenseurs des droits Palestinien•ne•s à travers le monde entier sont déterminé•e•s à continuer de faire pression sur le cyclisme professionnel jusqu’à ce qu’il mette un terme à son partenariat avec le gouvernement israélien, permettant à l’une des meilleures courses cyclistes d’être exploitées pour des raisons politiques.

Source: PACBI

Traduction: K.A pour BDS France




Mobilisation contre le départ du Giro 2018 depuis Israël, le 10 mars à Paris

Dans le cadre de la Journée d’Action Internationale contre le départ du Giro d’Italia 2018 depuis Jérusalem et Israël, à l’appel des Palestinien.ne.s de la PACBI* et du BNC** [1], des militant.e.s de BDS France-Paris ont pédalé dans les rues de la capitale pour défendre les droits du peuple palestinien et pour exhorter l’Union Cycliste internationale et l’organisateur RCS MediaGroup à déplacer la course ailleurs.

Sur un parcours d’une quinzaine de km, nous sommes intervenu.e.s pour sensibiliser le grand public, et plus particulièrement les italien.ne.s et/ou les ami.e.s de l’Italie, sur la problématique de ce Giro 2018 et du sport-washing d’Israël en général.

Autour d’un tract explicatif [2] et des visuels, les discussions ont montré que beaucoup de personnes ignoraient ce départ du Giro 2018 depuis Jérusalem et Israël, et toutes ont salué nos explications, rappelant qu’il est inacceptable que le Giro serve à blanchir les crimes passés et présents d’Israël et qu’il renforce sa mainmise illégale sur Jérusalem.

Le siège du média sportif L’Équipe constituait la dernière étape du parcours, où nous avons pu laisser une pile de tracts pour les journalistes.

Rencontré.e.s au Trocadéro, des camarades de BDS Québec ont souhaité se joindre à notre mobilisation.

Des actions similaires ont eu lieu en France, à Marseille et à Saint-Etienne, mais aussi en Palestine occupée, dans plus de dix villes italiennes, à la Hague, à Manchester, en Suisse devant le siège de l’Union Cycliste Internationale, en Belgique, à Bogota, à Kuala Lampur.

 

RCS MediaGroup, UCI, il est temps, #DéplacezLaCourse, #RelocateTheRace !

 

[1] *Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel = Campagne Palestinienne pour le Boycott Universitaire et Culturel d’Israël

** Palestinian BDS National Committee = Comité National palestinien de BDS 

[1] https://www.bdsfrance.org/giro-ditalie-journee-daction-internationale-pour-deplacezlacourse-relocatetherace/

[2] https://twitter.com/Campagnebds/status/972417847518474240




Une belle après-midi d’action militante à Saint-Etienne

Dans le cadre de la journée internationale d’actions Relocate the race (Déplacez la course en Français), le groupe BDS France Saint-Étienne organisait une action à vélo.

 

Ils ont pu discuter avec les passants de la situation en Palestine et leur expliquer cette campagne visant le Giro d’Italie.

 

Comme toutes les personnes qui se sont réunies à travers de nombreuses villes dans le monde, ils demandent aux organisateurs et aux cyclistes de déplacer le départ de la course et de refuser d’être instrumentalisés pour blanchir l’apartheid israélien.




GIRO: journée d’action nationale à Marseille

BDS Paris, BDS St Etienne et BDS Marseille en France, tout comme BDS Italia (dans 10 villes) BDS Malaysia, BDS Suisse, BDS Belgique, BDS Hollande, BDS Espagne, BDS UK, et la semaine prochaine BDS Colombia ont organisé des déambulations de protestation contre le départ du Tour d’Italie, le Giro depuis Jérusalem. À  Marseille l’action était soutenue par le Collectif 13 Palestine en Résistances et par l’AFPS 06.
1- Accueil sympathique tout au long du trajet (entre les Réformés et la Mairie)
2- Plusieurs personnes descendent de chez elles, sortent des magasins pour rejoindre le petit cortège
3- 1.500 tracts distribués et bien accueillis par les passants




Annulation en Israël de la course Honda avec Joe Roberts

| Ali Abunimah pour The Electronic Intifada

Les Palestiniens se réjouissent de l’annulation de cette course sponsorisée par Honda en Israël.

L’évènement, durant lequel devait se produire la star montante étatsunienne de la moto, Joe Roberts, avait été condamné par des associations des droits humains.

Honda Israël a annoncé jeudi sur sa page Facebook que la rencontre, qui devait avoir lieu dans la ville d’Arad, les 23 et 24 Février, était annulée “faute d’une piste adaptée à la course.”

Cependant, la presse israélienne attribue les difficultés de l’évènement à avoir lieu aux pressions subies par Honda de la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour les droits palestiniens, avec comme titre : “Maintenant BDS s’en prend aussi aux sports mécaniques.”

Cet article affirme que “les militants d’extrême gauche” en Israël, associés au mouvement BDS, ont contacté leurs amis à l’international pour coordonner une campagne afin de persuader Honda et Roberts d’abandonner l’évènement, mentionnant les violations des droits humains par Israël.

Les militants ont aussi directement interpelé Roberts sur les réseaux sociaux.

Une piste “dangereuse”

L’article de presse israélien explique cependant que la raison officielle de l’annulation donnée par la Fédération israélienne des sports mécaniques est que la piste d’Arad a été jugée dangereuse.

Omer Shoshani, un représentant de la fédération, a déclaré aux médias que Roberts avait visité la piste d’Arad mercredi et avait décidé qu’il était risqué pour lui d’y rouler.

Shoshani a également affirmé que la piste de remplacement à Petzael était inondée à cause de fortes pluies.

En fait, l’évènement avait à l’origine été prévu pour la nouvelle piste dans la colonie de Petzael, dans la Vallée du Jourdain, en Cisjordanie occupée, où l’armée israélienne est active dans les déplacements forcés de Palestiniens.

Toutes les colonies israéliennes en Cisjordanie, y compris Jérusalem Est et les plateaux syriens du Golan, sont illégales selon le droit international.

Des associations pour la paix et les droits humains aux Japon ont exhorté Honda d’annuler l’évènement et le Comité national palestinien du BDS a averti le géant de l’automobile japonais qu’il pourrait avoir affaire à un “boycott international” s’il maintenait la course.

Honda-Israël a ensuite soudainement annoncé que l’évènement serait déplacé en dehors de la Cisjordanie, à Arad.

Roberts a lui-même déclaré au +972 Magazine qu’il n’avait pas été informé par les organisateurs que l’évènement était censé avoir lieu en Cisjordanie.
“On ne m’a pas donné beaucoup de détails au départ, si ce n’est que la piste était en Israël” a écrit Roberts au journal. “Je n’aurais pas participé à l’évènement s’il avait eu lieu en Cisjordanie.”

Roberts, 20 ans, a remporté le championnat MotoAmerica Superstock 600 de 2015. Il a récemment signé avec l’équipe RW pour concourir au championnat mondial de Moto2.

Roberts est arrivé en Israël en début de semaine, au vu des ses posts sur son compte Instagram.

Déplacements forcés et racisme

Les Palestiniens ont accueilli la décision de la semaine dernière de déplacer la course en dehors de la Cisjordanie comme un signe de la puissance du mouvement BDS, mais cela n’avait pas dissipé leurs inquiétudes.

Le BNC a mis l’accent sur les évacuations forcées des communautés bédouines de la région d’Arad, ainsi que la politique du maire d’Arad de refuser que des réfugiés africains s’installent dans la ville.

En outre, l’évènement était sponsorisé par le ministère des sports israéliens, dirigé par Miri Regev, une politicienne d’extrême droite connue pour ses propos racistes envers les Palestiniens et les Africains.

Blanchiment par le sport

Les militants des droits humains japonais et palestiniens ont continué de faire pression sur Honda, et sur Joe Roberts, afin que l’évènement soit complètement annulé.

Le BNC a exhorté Roberts de ne pas laisser le gouvernement israélien utiliser sa “réputation pour blanchir les crimes d’Israël et ses violations flagrantes des droits humains.”

Le « blanchiment par le sport » est une expression décrivant la stratégie d’Israël d’utiliser les athlètes et les évènements sportifs (comme la course de vélo le Giro d’Italie ou le récent voyage de joueurs de la NFL) pour redorer son image à l’international.

“Le Comité national palestinien pour le BDS (BNC) se réjouit que Honda ait annulé l’évènement de Moto GP organisé par Israël après une campagne efficace de pression menée par des militants BDS japonais, palestiniens, israéliens et à travers le monde,” a déclaré à The Electronic Intifada Jamal Juma’, un membre du Comité.

“Organiser une course dans une colonie illégale israélienne, en territoire palestinien occupé ne constitue pas moins que de la complicité de crime de guerre,” affirme Juma’. “Sponsoriser une course à Arad, où les communautés bédouines palestiniennes sont expulsées et dépossédées et leurs maisons détruites, aurait été pour Honda tout aussi problématique.”

Roberts n’a pas répondu aux demandes de commentaires sur Facebook.

Source: The Electronic Intifada

Traduction: L.Gr pour BDS France




Giro d’Italie : journée d’action internationale pour #DéplacezLaCourse – #RelocateTheRace

10 Mars 2018

14 Février 2018 Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)

Les appels se font de plus en plus pressants pour que l’Union Cycliste Internationale (UCI), l’instance dirigeante du cyclisme, déplace le départ d’Israël de la célèbre course de vélo Giro d’Italie.

Les organisateurs de la course, RCS MediaGroup, s’apprêtent à encaisser une enveloppe de 10 millions d’euros offerte par Israël pour accueillir le départ du Giro 2018, du 4 au 7 Mai prochains.

En échange, RCS aide activement le gouvernement israélien à présenter- à tort – Jérusalem Est occupée comme faisant partie d’Israël et étant sa “capitale unifiée,” allant dans le sens du président étatsunien Donald Trump et à l’encontre de la totalité de la communauté internationale.

Non seulement l’UCI ferme les yeux sur le fait que l’une de ses principales courses sert à cacher les violations par Israël du droit international et des droits palestiniens, l’UCI ferme également les yeux sur le fait que la Fédération israélienne de cyclisme et l’équipe israélienne de cyclisme sponsorisent et participent à des courses en territoire palestinien occupé.

Intensifions les pressions sur le cyclisme professionnel ! Participez à la Journée d’action internationale pour #DéplacezLaCourse – #RelocateTheRace le 10 Mars 2018

Israël s’inspire depuis longtemps du modèle de régime d’apartheid de l’Afrique du Sud, utilisant le sport pour cacher depuis des décennies une occupation militaire et un système d’apartheid imposé au peuple palestinien.

Plus de 120 organisations des droits humains représentant des millions de personnes, les réseaux de chrétiens palestiniens, des juristes de renom, des élu.e.s palestinien.ne.s, et des membres du Parlement européen ont demandé à ce que la course soit déplacée.

Comme nous le 10 Mars, dites à l’UCI et au Giro d’Italie que nous roulons pour la justice !

Contactez-nous pour plus d’information et pour nous dire ce que vous organisez : pacbi.coord@bdsmovement.net

Pédalons pour les droits palestiniens !

Source: PACBI

Traduction: R.F pour BDS France




GIRO d’italia: #Relocate the race!

Source: Apartheid Adventures 




Le Tour d’Italie [1] s’incline devant la pression israélienne, rétropédale et reconnaît l’annexion illégale de Jérusalem

30 novembre – PACBI/Italie

Après que les ministres israéliens ont menacé de retirer leur soutien au Giro d’Italia en raison de l’utilisation du terme «Jérusalem-Ouest», les organisateurs de la course choisissent de reconnaître l’annexion illégale de Jérusalem-Est occupée par Israël.

La société civile palestinienne a dénoncé le Giro d’Italia pour avoir cédé aux pressions politiques du gouvernement d’extrême droite de Netanyahu en supprimant les références à Jérusalem-Ouest « West Jerusalem » sur son site internet et en utilisant « Jérusalem » à la place. Selon les militants palestiniens des droits de l’homme, le Giro «est directement complice de la propagande israélienne» selon laquelle Jérusalem est une ville «unifiée» sous sa souveraineté, ce qui n’est reconnu ni par l’ONU, l’UE ou l’Italie.

L’ONU considère Jérusalem-Est comme faisant partie du territoire palestinien occupé et ne reconnaît aucune partie de Jérusalem comme capitale d’Israël.

Deux ministres israéliens ont menacé hier soir de retirer le parrainage israélien de la course, à moins que les organisateurs ne reconnaissent officiellement Jérusalem comme relevant de la souveraineté israélienne.

Mais quelques heures après la publication des menaces , les organisateurs de la course ont modifié le site officiel du Tour d’Italie pour effacer la distinction Est-Ouest (comme le montrent les images avant et après), reconnaissant ainsi la présence illégale d’Israël sur Jérusalem Est occupée.

Désireux d’utiliser le Tour d’Italie pour blanchir son occupation vieille de plusieurs décennies et les violations des droits de l’homme contre les Palestiniens, Israël verserait  10 millions d’euros pour le départ de la course, en plus de 2 millions directement au meilleur cycliste Chris Froome. pour sa participation à la course.

Stephanie Adam de la campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël a déclaré:

« En menaçant de retirer le parrainage de la course du fait de la référence  à «Jérusalem Ouest», Israël a offert au Tour d’Italie une «stratégie de sortie» pour mettre fin à sa complicité dans les violations du droit international et des droits humains des Palestiniens.

Le Tour d’Italie, au contraire, a honteusement choisi de se plier aux pressions israéliennes et de reconnaître l’annexion illégale par Israël de Jérusalem-Est occupée, en violation du droit international et de la propre position du gouvernement italien.

Le Tour d’ Italie renforce la revendication illégale d’Israël sur la ville de Jérusalem, alors qu’ aucun état ne reconnaît la souveraineté d’Israël sur Jérusalem-Est ou ne fait de Jérusalem, Est ou Ouest, la capitale d’Israël.

Les premières tentatives maladroites des organisateurs de course d’atténuer l’implication du Tour d’Italie dans les crimes d’Israël en ajoutant « Ouest » à l’étape de Jérusalem n’ont rien changé au fait que l’une des principales courses du cyclisme est complice des actions d’un gouvernement oppresseur opérant en dehors de la règle de droit.

L’insistance malhonnête du Tour d’Italie à maintenir la politique hors du sport s’est avérée être un moyen de détourner la critique pour son acceptation d’un gros pot-de-vin israélien en échange de politiser la course et d’utiliser son  nom pour blanchir les violations des droits humains.

Il est temps que l’Union cycliste internationale (UCI), l’organisation cycliste mondiale restée sur la touche dès le départ, intervienne et prenne des mesures pour éviter de ternir l’une des courses cyclistes les plus appréciées au monde. Le plan B que le Tour d’Italie a évoqué doit être mis en œuvre immédiatement en relocalisant la course. Il se dit que les Pouilles sont  magnifiques au printemps. »

La Fédération israélienne de cyclisme sponsorise  et organise  des compétitions  dans les zones sous occupation militaire israélienne en violation du droit international. Quelques jours avant le Tour d’Italie l’équipe cycliste israélienne, qui se prépare à participer au Giro, participera  à une course entre Jérusalem-Est occupée et la colonie israélienne illégale de Pisgat Ze’ev.

Le Tour d’Italie est un événement de l’UCI World Tour.

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël  (PACBI) a été lancée en 2004 pour contribuer à la lutte pour la liberté, la justice et l’égalité palestiniennes. PACBI plaide pour le boycott des institutions académiques et culturelles israéliennes, étant donné leur complicité profonde et persistante dans le déni par Israël des droits palestiniens tel que stipulé dans le droit international. Visitez notre site et suivez-nous sur Twitter @PACBI

[1] Giro d’Italia. Le texte original en anglais utilise uniquement l’expression Giro d’Italia

Source: PACBI

Traduction: R.F et J.S pour BDS France




Plus de cent vingt groupes de défense des droits de l’homme exhortent le Giro d’Italia à déplacer le départ d’Israël en raison des violations des droits des Palestiniens

22 novembre 2017

Aujourd’hui, plus de cent-vingt organisations de défense des droits humains, syndicats, associations de tourisme éthique, groupes sportifs et confessionnels de plus de 20 pays lancent un appel international  appelant l’événement majeur cycliste Giro d’Italia à déplacer son « Big Start » 2018 d’Israël en raison des graves et croissantes violations du droit international et des droits humains des Palestiniens.

Le célèbre linguiste Noam Chomsky, les éminents juristes John Dugard et Richard Falk ancien rapporteur spécial des Nations Unis sur la Palestine, le dramaturge italien Moni Ovadia, les parlementaires européens Eléonore Forenza, Curzio Maltese et Sergio Cofferati, l’ancienne vice-présidente du Parlement européen Luisa Morgantini ont également signé l’appel.

L’appel est lancé à la veille de la présentation officielle de la course prévue le 29 novembre à Milan, qui coïncide avec la Journée internationale de solidarité des Nations Unies avec le peuple palestinien.

Les signataires soulignent que la tenue du Giro d’Italia en Israël masquerait à la fois l’occupation militaire israélienne, la discrimination contre les Palestiniens et augmenterait le sentiment d’impunité d’Israël, encourageant le déni continu des droits des Palestiniens tels que stipulés par les Nations Unies.

Giro d’Italia travaille avec la société israélienne Comtec Group, l’organisateur de l’événement «Big Start», qui a des activités  dans les colonies israéliennes illégales. Dans des images officielles de course, cartes et vidéos , le Giro d’Italia décrit de manière trompeuse Jérusalem-Est, qui est sous occupation militaire israélienne depuis cinquante ans, comme si elle faisait partie d’Israël et la capitale unifiée de l’État d’Israël.

L’étape finale prévue pour le sud d’Israël passera par des douzaines de villages bédouins palestiniens qu’Israël refuse de reconnaître ou à qui Israël refuse de fournir « les services les plus élémentaires, y compris électricité, eau, cliniques, écoles et routes », l’un de ces villages ayant été détruit plus de cent fois .

Les soutiens de la déclaration condamnent également le projet du Giro d’Italia de « célébrer » 70 ans de la création de l’État d’Israël alors que les Palestiniens commémorent 70 ans de dépossession, de déplacement forcé et de déni des droits des réfugiés palestiniens conformément aux résolutions des Nations Unies .

Quelques jours avant le Giro d’Italia, l’équipe nationale israélienne de cyclisme, en lice pour l’une des quatre invitations privilégiées au Giro d’Italia, participera  à une course illégale à travers Jérusalem-Est occupée jusqu’à la colonie illégale  de Pisgat Ze’ev. La Fédération israélienne de cyclisme sponsorise  et organise des compétitions de la ligue nationale  dans les zones sous occupation militaire israélienne.

L’appel exhorte le propriétaire de la course, RCS MediaGroup, à «déplacer le départ de la course vers un autre pays pour s’assurer de ne pas être impliqué dans les violations israéliennes du droit international et des droits humains palestiniens».

Les signataires rappellent également à RCS, aux équipes participantes et aux sponsors «les conséquences juridiques et les atteintes à la réputation découlant de la collaboration avec des institutions israéliennes et des entreprises impliquées dans des violations des droits humains et du droit international».

 

Bien que RCS affirme qu’il s’agit d’un évènement purement sportif, aucun des commentateurs cyclistes n’est dupe de la manœuvre. Ainsi, le départ de la course en Israël a été décrit par les journalistes et les journalistes sportifs comme un «coup de maître de la diplomatie douce»  , un «coup de relations publiques » et un «polissage de l’image» en échange de millions d’euros de parrainage officiel israélien.

Des groupes de la société civile palestinienne ont également écrit au Pape François pour l’exhorter à ne pas accepter l’invitation du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu à donner le départ de la course en Israël l’année prochaine et à ne pas « associer son nom d’une quelconque façon au Tour cycliste d’Italie 2018 en raison de l’insistance malheureuse à blanchir l’occupation militaire d’Israël et les graves violations des droits humains. « 

Des milliers de défenseurs des droits de l’homme et de passionnés de cyclisme ont écrit à RCS pour lui demander de déplacer le départ d’Israël.

Des villes de toute l’Italie organiseront des manifestations sur deux roues , les 25 et 26 novembre, pour protester contre l’utilisation d’un sport étroitement associé à la liberté afin de masquer l’occupation militaire brutale et le régime d’apartheid d’Israël.

 

Contexte:

 * Les signataires comprennent

  • le groupe cycliste belge Wilde Pedal

  • The Big Ride UK,

  • le magasin de vélos Biciclettaro en Italie,

  • la Fédération omnisports de Seine-Saint-Denis en France;

  • les syndicats Union Syndicale Solidaires en France, FIOM-CGIL USB en Italie,

  • le Conseil des syndicats de Craigavon en Irlande du Nord

  • la Confederación Intersindical Galega en Espagne,

  • l’Association pour le tourisme équitable et solidaire, représentant 35 organisations en France pour la promotion du tourisme éthique, dont 25 voyagistes;

  • Les groupes confessionnels Pax Christi et la communauté chrétienne romaine Grassroots en Italie, Kairos Britain et Friends of Sabeel Royaume-Uni, Friends of Sabeel Norway et Kairos – Sabeel Netherlands Foundation;

  • Voix juive pour la paix aux États-Unis,

  • Union des juifs progressistes en Belgique,

  • Réseau italien Juifs contre l’occupation,

  • Juifs pour la justice pour les Palestiniens Royaume-Uni.

 * Le Conseil des droits de l’homme des Nations unies a récemment mis en garde 150 entreprises israéliennes et internationales contre l’implication illégale dans les colonies israéliennes, qui constituent un crime de guerre en vertu du droit international.

 * La résolution 181 (1947) de l’Assemblée général de l’ONU a défini le statut de Jérusalem comme corpus separatum, un régime international spécial et a maintes fois soutenu que «toute action prise par Israël, puissance occupante, pour imposer ses lois, juridiction et administration à la ville sainte de Jérusalem sont illégales.» En 1967, Israël a occupé Jérusalem-Est, l’annexant unilatéralement comme faisant partie de sa capitale unifiée, aucun pays au monde ne reconnaissant aucune des deux parties de Jérusalem comme capitale de l’état israélien.

 * Mai 2018 marquera le 70e anniversaire de la Nakba («catastrophe»), quand environ 800 000 Palestiniens autochtones ont été expulsés de force de leur patrie.

Source: ECCP

Traduction: R.F et J.S pour BDS France