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G4S licencie 300 membres du POPCRU pour avoir organisé une grève

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COSATU – Vusumuzi Bhengu – 6 octobre 2013

La fédération se dit scandalisée par les mesures prises par la société privée qui assure la gestion du Centre correctionnel de Mangaung.

Déclaration de la COSATU sur la privatisation des prisons

Le Congrès des syndicats sud-africains est absolument scandalisé après avoir appris que la société privée de sécurité, G4S, qui gère le Centre correctionnel de Mangaung dans la province de l’État libre, a de façon impitoyable licencié plus de 300 membres du Syndicat des droits civils
de la police et des prisons (POPCRU – http://congress.world-psi.org/fr/police-and-prisons-civil-rights-union-popcru) pour fait de grève.

Il en a résulté une série d’agressions au couteau dans la prison depuis mi-septembre et cette semaine la situation s’est terminée par un drame où une gardienne en chef a été prise en otage par quatre détenus.

Ce qui est plus étonnant encore, c’est que le gouvernement a choisi de privatiser une institution qui a pour mission de réhabiliter les délinquants sociaux. Ce doit être un scandale national quand il est remis d’énormes sommes de l’argent des contribuables à des sociétés privées pour qu’elles tirent profit de ce processus de réhabilitation.

C’est encore pire quand ces sociétés mettent à la porte des travailleurs parce qu’ils ont soulevé des problèmes concernant leurs conditions de travail.

Et ce qui est inquiétant, c’est que G4S, cette société privée britannico-danoise qui fournit des services et des équipements pour les prisons et les check-points israéliens, pour le Mur d’apartheid et pour la police israélienne, ait pu être aujourd’hui courtisée par notre gouvernement pour qu’elle puise dans l’argent des contribuables afin de financer ses opérations controversées dans l’État d’apartheid d’Israël.

La manière de procéder de G4S est révélatrice des deux aspects les plus inquiétants du capitalisme néolibéral et de l’apartheid israélien :l’idéologie de la « sécurité » et la privatisation croissante de ce qui est traditionnellement géré par l’État. La sécurité, dans ce contexte, ne signifie pas la sécurité pour tous, mais plutôt, quand on observe les grands clients de G4S Security (banques, gouvernements, grosses entreprises…), il apparait évident que quand G4S dit qu’elle « sécurise
votre monde », comme le clame le slogan de la société, elle se réfère au monde de l’exploitation, de la répression, de l’occupation et du racisme.

Ceux qui n’ont ni argent ni pouvoir sont évidemment considérés soit comme non dignes de sécurité, soit comme des menaces contre lesquelles les clients de G4S exigent d’être sécurisés. C’est pourquoi G4S n’en a rien à faire des conditions dans les prisons en Afrique du Sud, de la sécurité du peuple sans défense et épris de paix de Palestine.

Nous demandons à notre gouvernement de couper les liens avec cette société dont le bilan en violations graves des droits humains en dit long.

Nous demandons en outre au Département des services correctionnels de réintégrer les travailleurs licenciés avec effet immédiat !

 

Déclaration publiée par Vusumizi Bhengu, rédactrice et déléguée syndicale de la COSATU, le 5 octobre 2013.

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traduction : JPP pour BDS France

 

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