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La compagnie nationale de l’eau d’Israël perd un contrat au Portugal et est confrontée à des manifestations mondiales

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Comité national palestinien BDS – 21 avril 2014

http://stopmekorot.org/

  • une annonce qui vient après des décisions semblables d’autorités argentines et néerlandaises ;
  • des actions contre Mekorot ont eu lieu dans 12 pays.

L’EPAL, la compagnie de distribution de l’eau à Lisbonne, a annoncé qu’elle résiliait un accord sur les échanges de technologie avec la compagnie nationale de l’eau israélienne, Mekorot, suite à des manifestations contre le rôle de Mekorot dans l’ « apartheid de l’eau » d’Israël sur les Palestiniens.

Les députés portugais et les groupes militants ont fait valoir que cet accord revenait à soutenir le rôle de Mekorot dans le vol de l’eau palestinienne.

Mekorot, qui a perdu un contrat de 170 millions de dollars avec les autorités argentines en début d’année après des manifestations semblables, s’approprie en toute illégalité l’eau palestinienne, la détournant vers les colonies israéliennes, toutes illégales, et vers les villes à l’intérieur d’Israël. La compagnie d’État est l’organisme clé dans la mise en œuvre de la politique discriminatoire de l’eau, et Amnesty International accuse Israël d’utiliser cette politique comme « moyen d’expulsion ».

« De nombreuses communautés palestiniennes souffrent du manque d’accès à l’eau potable, à cause de la main-mise des colons israéliens sur les ressources aquifères, et des politiques et pratiques israéliennes qui refusent aux Palestiniens le droit à l’eau, droit garanti à chaque être humain », explique le Dr Ayman Rabi, de l’organisation des Amis de la terre – Palestine/PENGON.

L’EPAL réagissait cette semaine aux nouveaux appels pour qu’elle mette fin à sa relation avec Mekorot en annonçant qu’elle avait rompu ses relations avec Mekorot en 2010, quand la campagne publique contre la collaboration était à son apogée. La campagne a tenu de grandes manifestations sur la principale place de Lisbonne et fait pression sur les autorités locales.

Un communiqué, publié par la coalition des organisations portugaises qui militaient contre Mekorot, déclare que cette décision « va renforcer et encourager l’action des mouvements de solidarité qui militent pour l’isolement international d’Israël, à cause de sa politique de nettoyage ethnique, d’occupation et de colonisation ».

L’annonce de l’EPAL fait suite à une décision du même ordre des autorités municipales de Buenos Aires et de la société de l’eau néerlandaise Vitens, et elle tombe juste à la fin de la Semaine internationale contre Mekorot, qui a connu des manifestations et des actions militantes dans au moins 12 pays.

À Paris, des militants de BDS France ont fait irruption dans un hôtel de luxe où des délégués de Mekorot participaient à un petit-déjeuner d’affaires dans le cadre du Sommet mondial de l’Eau. Les militants ont exhorté les dizaines de délégués abasourdis à ne pas coopérer avec la compagnie israélienne de l’eau.

Un rapport parlementaire français a accusé Israël d’imposer un système d’ « apartheid de l’eau » dans le territoire palestinien occupé.

La mobilisation française fait suite à une manifestation bruyante qui a perturbé une conférence sur l’eau à Londres, qui avait été demandée par Mekorot et les autres sociétés israéliennes de l’eau.

À Rome, une manifestation en théâtre de rue, avec un « checkpoint de l’eau », a mis en valeur la campagne contre la collaboration entre Mekorot et l’ACEA, la société de l’eau de la ville. La campagne est soutenue par une large coalition de groupes militants s’opposant à la privatisation de l’eau.

En Argentine, le congrès de la Centrale des travailleurs argentins (CTA Capital) a été consacré à la campagne contre Mekorot, et il a tenu un débat sur la façon dont Mekorot tente d’exporter une politique discriminatoire de l’eau, développée en Palestine, vers l’Argentine. La session a célébré la campagne victorieuse qui a conduit à la perte d’un contrat de 170 millions de dollars par Mekorot, et a débattu de la meilleure façon d’empêcher Mekorot d’obtenir d’autres contrats ou d’y soumissionner.

Un séminaire en Uruguay a réuni, ensemble, des organisations anti-privatisation, environnementales, et de solidarité Palestine pour débattre des luttes pour l’eau et la terre en Uruguay, et en Palestine.

Le 22 mars, Journée mondiale de l’Eau, plus de 250 personnes ont rejoint Thunderclap (Coup de tonnerre) sur Twitter Storm, qui avait une portée sociale de plus de 300 000 personnes.

Des campagnes contre Mekorot sont en cours aussi en Grèce.

« La portée incroyable de la première Semaine contre Mekorot et le fait que des autorités publiques refusent de plus en plus de collaborer avec Mekorot sont de nouveaux signes que les populations et les gouvernements à travers le monde ne sont plus disposés à financer l’apartheid israélien », dit Jamal Juma, de Stop the Wall, membre des Amis de la Terre – Palestine /PENGON, l’une des organisations palestiniennes qui a appelé à la semaine d’actions contre Mekorot.

« Nous appelons les peuples du monde à continuer leur lutte contre Mekorot et ses tentatives d’exporter la politique israélienne discriminatoire de l’eau », a-t-il ajouté.

BDS MOVEMENT : http://www.bdsmovement.net/2014/mekorot-loses-portugal-deal-11985
Traduction : JPP

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