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Le boycott d’Israël jugé en appel à Montpellier : délibéré le 19 mai

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Deux cents personnes* se sont rassemblées jeudi 23 janvier devant le tribunal de Montpellier en soutien à Bernard, Jeanne et Yamina les trois inculpéEs BDS (Boycott – Désinvestissement – Sanctions) de Perpignan. Après bientôt 4 ans de procédures, après une relaxe en première instance le 14 août, nos camarades étaient jugés de nouveau en appel pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » pour avoir participé à une action d’information des consommateurs du magasin Carrefour de Perpignan, les appelant au boycott des produits exportés par Israël, dénonçant la colonisation au travers des produits issus des colonies illégalement commercialisés par Israël.

Une audience particulière, sans plaidoirie des avocats des officines pro-israéliennes et frôlant le ridicule quand le juges ont cherché sur photos qui des inculpéEs portait l’affichette « Israël Apartheid Boycott » considérée par eux comme hors-la-loi ! Alors qu’au même moment devant le tribunal et la police se vendaient et se portaient les tee-shirts portant le même slogan. Auparavant le président de la cour avait refusé d’entendre les deux témoins de moralité– Michèle Sibony et Esti Micenmacher venue spécialement de Tel Aviv – parce qu’ils n’avaient pas été cités dans les délais et que les inculpéEs n’en avaient pas besoin car leur « moralité est irréprochable ». Le procureur dans le cadre d’une « responsabilité collective » (qui n’existe pas en matière de presse) d’appel au boycott des produits israéliens a réclamé une amende de 300 euros pour chacun des inculpés. Tout au long du procès, procureur et juges ont paru avant tout répondre à l’injonction de la circulaire Alliot-Marie à l’origine des poursuites engagées. Cette circulaire que Taubira n’a toujours pas abrogée vise à transformer en délit l’appel au boycott. Nous étions très loin des attendus du jugement de Pontoise qui concluent : « Ainsi, dès lors que le droit de s’exprimer librement sur des sujets politiques est une liberté essentielle dans une société démocratique, cet appel au boycott entre dans le cadre normal de cette liberté ».

Les avocats maîtres Antoine Comte et Yann Méric ont rappelé que l’appel au boycott est partie intégrante de la liberté d’expression, et qu’Israël qui ne respecte pas les résolutions de l’ONU et qui a été rappelé à l’ordre par l’Europe pour sa poursuite de la colonisation de la Palestine ne pouvait dans ce domaine faire figure d’exception. On ne voit pas pourquoi on pourrait moins boycotter des poivrons exportés par Israël que des jouets chinois ou comme à l’époque de l’apartheid les oranges venues d’Afrique du Sud…

Ils ne feront pas taire notre solidarité au peuple palestinien. Le combat et la campagne BDS continuent et doivent se renforcer et s’unifier. L’année 2014 a été déclarée année de la Palestine par décision de l’ONU. Nous veillerons à ce qu’elle soit en même temps l’année de BDS. Dans le cadre du marathon judiciaire autour des procès, la prochaine échéance sera le procès en appel à Caen de nos camarades d’Alençon. Nous y serons pour une mobilisation nationale la plus large.

 

*(dont un bus du Collectif Palestine 66 de Perpignan, des militants de BDS France 13, 34, 30, 31, Paris et Lyon, de l’UJFP, de l’AFPS, de la LDH, de la CGT, des JC, du PC, du NPA…)

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