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Le député sud-africain Mandla Mandela appelle la société civile à soutenir BDS

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Par La Coalició Prou Complicitat amb Israel,  23 mars 2020

 

Le 19 mars, le panel réuni pour la Semaine sur l’apartheid israélien intitulé « Conversations sur l’apartheid, de l’Afrique du Sud à la Palestine », avec le député sud-africain Mandla Mandela et la conférencière afro-féministe Desirée Bela, se tenait en ligne.

Mandla Mandela appelle la société civile internationale à demander à ses gouvernements de soutenir le boycott d’Israël de la même manière qu’ils l’ont fait pour l’Afrique du Sud.

 

  • Le leader sud-africain, petit-fils de Nelson Mandela, analyse dans une vidéoconférence les similarités entre l’apartheid israélien et celui d’Afrique du Sud.

 

  • Plus de 1 000 personnes de 38 pays ont participé à la vidéo-conférence « Conversations sur l’apartheid » avec Mandla Mandela et Desirée Bela et plus de 8 000 l’ont regardé en ligne.

 

  • Si vous n’avez pas pu suivre la conférence, nous vous invitions à la regarder sur votre chaîne YouTube.

 

Le 19 mars, le panel « Conversations sur l’apartheid, d’Afrique du Sud en Palestine » était diffusée par vidéo-conférence, du fait des mesures recommandées pour freiner la propagation du Covid-19. Plus de 1 000 personnes de 38 pays y ont participé.

L’événement, inclus dans la Semaine sur l’apartheid israélien, coïncidait avec le Jour international contre le racisme, le 21 mars, qui commémore cette année le massacre de Sharpeville en Afrique du Sud, quand la police a ouvert le feu sur une manifestation pacifique contre l’apartheid, tuant 69 personnes noires et en blessant 180 autres.

L’un des orateurs était le chef tribal et membre de l’ANC (Congrès national africain) Mandla Mandela, un leader de la lutte contre le racisme et l’apartheid en Afrique du Sud, ainsi qu’un défendeur actif des droits des Palestiniens et de la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël. Il dialoguait avec Desirée Bela, conférencière anti-raciste et afro-féministe. L’événement était présenté par Natàlia Abu Sharar, présidente de la Communauté palestinienne de Catalogne.

 

La conférence s’est ouverte par un discours émouvant de Natalia Abu Sharar, présidente de la Communauté palestinienne de Catalogne, qui a commencé par faire un rappel du contexte actuel, en soulignant que cette situation d’enfermement que nous vivons en raison du Covid19, est similaire à la situation que le peuple palestinien vit au quotidien. Au cours du panel, des questions essentielles concernant la lutte antiraciste ont été introduites. D. Bela a souligné à quel point le racisme affectait profondément le développement de la vie de nombreuses personnes. Elle a également souligné le contexte de racisme institutionnalisé croissant dans de nombreux pays, caractérisé par la construction de kilomètres de clôtures aux frontières européennes, qui criminalisent les migrants et les réfugiés. Mme Bela a également rappelé les paroles de Desmond Tutu : « si vous êtes neutre dans les situations d’injustice, vous avez choisi le côté de l’oppresseur » ; et elle a également souligné l’universalité des luttes, en mentionnant qu’il ne peut y avoir de lutte antiraciste qui ne soit pas également féministe.

Le dialogue avec Mandela a commencé par la question de savoir si Israël se comportait comme un État raciste. À cet égard, Mandela a noté qu’il existe effectivement un racisme institutionnalisé, un contrôle systématique de la vie des Palestiniens, le vol des récoltes, des restrictions à la vie agricole et productive et l’annexion illégale de la terre palestinienne. Mandla a souligné des parallèles évidents avec l’apartheid sud-africain, dans un État qui se déclare être « la seule démocratie du Moyen-Orient« , mais qui refuse au peuple palestinien l’accès au pouvoir politique afin de changer le statu quo (Israël est défini comme un État juif, refusant automatiquement des droits à la population non juive), tout en ignorant les résolutions de l’ONU.

D. Bela a souligné que ce régime d’apartheid exercé par Israël ne serait pas possible sans le soutien de la communauté internationale, ce à quoi Mandla a ajouté que la position de la majorité des gouvernements est certainement surprenante, alors qu’en fait une grande partie de la communauté internationale a approuvé les résolutions de l’ONU en faveur du peuple palestinien, et qu’en outre, il existe un grand soutien de la société civile, comme le montre l’existence de la campagne BDS. Mandla a souligné deux questions importantes : premièrement, la nécessité de rendre plus efficace le boycott des entreprises qui permettent, collaborent avec et bénéficient de l’apartheid, comme cela s’est produit en Afrique du Sud ; et deuxièmement, la nécessité d’une union des peuples opprimés, à commencer par l’union des Palestiniens eux-mêmes. « L’unité des opprimés est cruciale », a déclaré le petit-fils de Nelson Mandela, comme ce fut le cas en Afrique du Sud, où les mouvements de protestation ont attiré l’attention du monde entier.

Mandla a terminé par un message fort : « L’apartheid est un crime contre l’humanité ». Et il a lancé un appel à l’unité du peuple, au rôle des Africains et à leur capacité de se retrouver dans les Palestiniens qui souffrent de leur propre expérience du colonialisme et de la lutte contre des régimes brutaux et oppressifs, une lutte qui n’est pas possible sans le soutien d’autres peuples. « Nous ne devons pas nous reposer tant que nous n’aurons pas obtenu une Palestine libre également. »

La vidéoconférence, à laquelle ont participé jusqu’à 1 000 personnes de 38 pays du monde entier, a été organisée par les entités catalanes SUDS, Servei Civil Internacional et Centre Delàs d’Estudis per la Pau, ainsi que la Coalició Prou Complicitat amb Israel, et a reçu le soutien de plusieurs organisations et institutions, telles que La Fede, l’Institut des droits de l’homme de Catalogne ou le Centre d’études africaines et interculturelles, entre autres, ainsi que de la mairie de Barcelone et l’Agence catalane de coopération au développement. L’événement a été organisé en coordination avec des organisations de Rome, Paris et Londres, BDS Italia, Solidarita por la Palestina, BDS France et Palestine Solidarity Campaign, car Mandla Mandela n’a pas pu effectuer sa tournée européenne en raison de la situation actuelle.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : BDS Movement

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