Une nouvelle brique dans la construction de la ZLAI à la Paillade.

ZLAI (Zone Libre d’Apartheid Israélien)

Un Chibani algérien prend spontanément la parole pour dire son espérance pour la Palestine.

Samedi 20 janvier 2018, la Campagne BDS France Montpellier est présente au marché de la Paillade pour oeuvrer à la construction de la ZLAI. C’est la quatrième intervention depuis fin décembre. Pour le premier trimestre 2018 l’objectif est clairement défini : il s’agit de développer la ZLAI autour de l’action de boycott du spectacle de danse programmé par le théâtre municipal Jean Vilar, théâtre qui se trouve au coeur du quartier populaire de La Paillade

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Plus de 1300 tracts (français/arabe) ont été distribués, 208 signatures pour l’annulation et le boycott du spectacle ont été collectées en 1h30. Les prises de parole sont écoutées attentivement et les gens se précipitent pour signer, pour laisser leurs coordonnées et N° de téléphone pour qu’on les contacte, pour nous remercier, nous encourager …  C’est dire l’adhésion populaire massive que suscite notre initiative dans le quartier. La police et les placiers l’ont bien compris qui désormais passent près de nous sans rien dire.

Voici le clip de la Campagne « On ne danse pas avec l’apartheid, on le boycotte ! »

 

Ce jour-là, un Chibani algérien qui avait écouté avec un sourire attendri l’intervention de Saadia sur le colonialisme et les luttes anticoloniales, s’est avancé et a voulu exprimer ses voeux pour la Palestine :

A La Paillade, le BDS est parmi la population, comme un poisson dans l’eau tant la solidarité avec la Palestine et le BDS sont forts dans ce quartier.

Comme nous l’avons écrit au directeur du théâtre dès le 10 novembre 2017 :

(…) Vous êtes en votre fonction depuis peu à La Paillade mais vous devez savoir que ce sont précisément les habitants-tes de tous ces quartiers cités qui se sont mobilisés par milliers et ont manifesté dans les rues de Montpellier fin juillet et tout le mois d’août 2014 contre la guerre menée par l’armée israélienne contre la population civile de la Bande de Gaza. Guerre asymétrique qui a fait 2160 morts dont 527 enfants en un mois.

C’est dire combien la cause palestinienne est vivante dans ces quartiers eux aussi confrontés au racisme d’Etat qui ne manque pas de leur rappeler la France coloniale qu’ils ont connu enfants ou qu’on connu leurs parents.

Ce sont les habitants-tes de ces mêmes quartiers qui se sont dernièrement mobilisés contre le nettoyage ethnique des Rohingya et qui restent mobilisés pour le soutien aux Rifains. C’est dire le sens aigu de la justice, de la dignité et de la solidarité des habitants-tes de ces quartiers.

Alors, quand  à La Paillade, au coeur de leur quartier, le théâtre Jean Vilar, un théâtre public, comme vous faites bien de le rappeler, c’est à dire un théâtre que les habitants-tes  financent de leurs impôts, ouvre grandes ses portes et déroule le tapis rouge à l’Etat israélien,

– cet Etat qui violant le droit international colonise la Palestine depuis plus de 69 ans, qui a mis en place un système d’apartheid dénoncé à l’ONU et par les ONG internationales des droits humains,

– cet Etat qui a construit un mur de 750 km, de 8m de haut destiné à enfermer les palestiniens dans une Cisjordanie parsemée de colonies illégales et transformée en bantoustans,

– cet Etat qui occupe militairement Jérusalem et pratique le nettoyage ethnique pour judaïser toute la ville,

– cet Etat qui, prenant en otage la population de la Bande de Gaza  maintient depuis 11 ans un blocus inhumain et illégal,

– cet Etat qui garde prisonniers plus de 6500 palestiniens, des femmes et des enfants( !) qui emprisonne illégalement plus de 500 personnes en détention administrative,

– cet Etat qui refuse le retour des réfugiés dans leurs propres maisons alors que n’importe quel ressortissant étranger – juif – du monde entier, peut s’installer immédiatement en Israël,

– cet Etat qui discrimine férocement les Palestiniens vivant en Israël,

Vous comprendrez que ce sont des éléments qui méritent d’être pris en compte.

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Cette fois-ci au lieu d’un stand fixe, nous avions choisi de parcourir le marché

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dans les Halles en début du marché et quasi mitoyennes du théâtre, intervention devant les personnes attablées au  café …

 

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Le Conseil municipal de La Nouvelle Orléans vote une mesure défendue par les militants de BDS

Aïda Chavez

le 12 janvier 2018

La Nouvelle Orléans a approuvé jeudi une résolution engageant à prendre des dispositions pour éviter tout contrat ou investissement dans des sociétés dont les pratiques violent les droits de l’Homme – initiative mise en avant dans le conseil comme faisant partie de la campagne pour boycotter, se désinvestir et sanctionner Israël pour son occupation des territoires palestiniens. La Nouvelle Orléans est ainsi la première ville du Sud – et l’une des plus grandes du pays – à voter une résolution en accord avec le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions, connu par ses initiales BDS.

« Cette résolution reconnaît spécifiquement les obligations sociales et éthiques de la ville à prendre des dispositions pour éviter tout contrat ou investissement dans certaines sociétés, à savoir celles qui violent systématiquement les droits de l’Homme, les droits civiques ou les droits du travail », a dit le président du Conseil Jason Williams juste avant le vote. La résolution a été votée unanimement par le conseil, les cinq membres présents votant pour.

Cinq des sept membres du conseil municipal, dont le maire élu, ont co-parrainé la résolution, élaborée par le Comité Palestine Solidarité de la Nouvelle Orléans, dans le sillage des décrets présidentiels sur l’immigration émis l’année dernière par le président Donald Trump, y compris un contrôle sur les droits de l’Homme pour tous les contrats et investissements de la ville afin d’éviter de faire des affaires avec des sociétés complices d’abus.

Et les défenseurs et les détracteurs s’accordent pour dire que le mouvement de boycott d’Israël progresse. Rien que ces dernières semaines, un tribunal de New York a entendu l’affaire d’une association étudiante pro-BDS qui a été interdite sur le campus d’un collège, et la chanteuse pop Lorde a accédé à la requête de militants du boycott d’annuler un concert en Israël. Quelques gouvernements locaux ont voté des mesures en opposition avec le mouvement BDS – et ces mesures ont été poussées jusqu’au niveau fédéral – mais des villes comme Portland, Oregon, ont voté des mesures limitées pro-BDS.

La résolution dit que le conseil municipal « encourage la création d’un processus de contrôle des investissements et contrats directs afin de les inclure ou de les retirer des titres corporatifs et des partenaires contractuels ». La revue des droits de l’Homme se fait pour être « conforme aux responsabilités de ses résidents », déclare la résolution, parce que « la ville a des obligations sociales et éthiques de prendre des dispositions pour éviter tout contrat ou investissement dans des sociétés dont les pratiques violent systématiquement les droits de l’Homme ».

« Ce que nous faisons au niveau local n’a pas d’impact sur ce qui se passe aux niveaux national et international. »

« Même s’il n’est pas très musclé », a dit Tabitha Mustafa, le vote de la résolution « prouve que la ville reconnaît ce qui se passe en Israël ».

« C’est important parce que, le premier projet de loi une fois voté, au moins, la ville souhaite dire : « Il s’agit de quelque chose à quoi nous ne voulons pas contribuer », a dit Mustafa. « Ce que nous faisons au niveau local n’a pas d’impact sur ce qui se passe aux niveaux national et international. »

Le langage de cette résolution est délibérément ouvert et inclusif, a expliqué Max Geller, organisateur du Comité Palestine Solidarité, parce que la stratégie de l’association consistait à encapsuler la « lutte commune », malgré les efforts faits par une association qui met l’accent sur BDS. Ce langage ouvert a permis aux militants de trouver un terrain commun entre les questions auxquelles font face les Palestiniens et les résidents de la Nouvelle Orléans. Par exemple, l’une des associations sur la liste de boycott des militants pro-palestiniens, c’est Caterpillar, qui fabrique de gros engins de construction, dont ceux utilisés par l’armée israélienne pour démolir les maisons des Palestiniens.

« Je pense que Caterpillar intéresse particulièrement La Nouvelle Orléans , étant donné l’espèce d’optique de démolition de maisons et l’expérience vécue par tant de gens déplacés de la Nouvelle Orléans après Katrina », a dit Geller. « La ville elle même est vraiment prête à agir selon le principe élémentaire selon lequel ‘les gens devraient pouvoir rester dans leurs maisons’ et ‘les déplacer, ce n’est pas bien’. »

Les Droits des Palestiniens

@US_Campaign

#BDSWIN ! Le conseil municipal de La Nouvelle Orléans vient de voter à l’unanimité une résolution pour filtrer – et sortir des investissements et contrats de ville – les sociétés qui profitent des abus des droits de l’Homme, des droits civiques et des droits du travail, et autres violations.

Félicitations à @NOPSC ! #BDSNOLA

12 janvier 2018

Les membres de la délégation des congrégations de Louisiane à Washington ont dénoncé le mouvement imminent lorsqu’ils en ont été informés mercredi. « Je trouve que c’est fou », a dit le sénateur républicain Bill Cassidy interrogé par le magazine The Intercept sur ce qu’il pensait de la promotion par la Nouvelle Orléans d’une résolution BDS.

« Je veux avoir plus de détails parce que cela ressemble à quelque chose comme : Qu’est-ce qu’ils ont en tête ? » a dit Cassidy. « Je veux dire, vous envoyez un signal à votre ville. Je veux savoir exactement ce que ça donne, mais à première vue, ça a l’air fou. »

Cassidy faisait partie de ceux qui ont co-parrainé l’Acte israélien controversé Anti-Boycott, qui a été déposé en mars par le sénateur Ben Cardin, D-Md., pour cibler le mouvement BDS. Après les objections de l’ACLU sur le fait que le projet de loi criminalisait la liberté d’expression – disant que les violations « seraient soumises à une sanction civile d’au minimum 250.000 $ et à une sanction pénale d’au maximum 51 millions de dollars et une peine de 20 ans de prison » – Cardin s’est montré disposé à amender la loi.

 

Source: The Intercept

Traduction : J. Ch. pour BDS France




GIRO d’italia: #Relocate the race!

Source: Apartheid Adventures 




Cooperative Al Sanabel, voyage en Palestine, BDS

Rencontre avec Raed, président de la coopérative Al Sanabel, et des voyageurs rentrant de Cisjordanie

A l’invitation de l’AFPS-BDSF 63, une bonne centaine de personnes, dont de nombreux jeunes, sont venues le 12 janvier 2018 (maison des associations, rue de l’Oradou à Clermont-Ferrand), rencontrer Raed, président de la coopérative de jus de raisin Al Sanabel  (Halhul, près de Hébron en Cisjordanie). Certaines d’entre elles avaient pu rencontrer Raed fin 2015 à Clermont, puis suivre un échange chaleureux avec lui par Skype, en janvier 2017 lors d’un repas palestinien.

Cette rencontre s’est faite en présence de 6 voyageurs : deux viticulteurs de la Confédération Paysanne 63, un élu départemental 63 « gauche citoyenne » et 3 membres de l’afps 63 dont 2 syndicalistes (CGT et Solidaires), qui ont visité la coopérative Al Sanabel, la Cisjordanie et Jérusalem du 23 novembre au 2 décembre. Un journaliste du quotidien La Montagne a interviewé Raed et l’AFPS 63.

Après la projection de la vidéo sur la coopérative Al Sanabel : « Les raisins de la résistance » , Raed a répondu aux questions de la salle sur le développement de la coopérative, sur la situation en Palestine et sur l’importance du mouvement BDS.

La coopérative, soutenue par plusieurs groupes AFPS, par des collectivités locales et territoriales, est déjà équipée d’un matériel performant pour la fabrique de jus de raisin longue conservation même s’il reste encore à faire pour finaliser le projet. Elle contribue ainsi à la résistance économique de centaines de familles permettant une autonomie des producteurs face aux blocages de l’occupant. Cultiver, c’est rester sur sa terre, c’est résister à la colonisation israélienne. L’objectif est de fournir plus de services aux 3.000 familles qui cultivent la vigne dans cette région, ainsi qu’aux coopératives de femmes qui viennent presser leur raisin et fabriquer de la confiture (Debs).

Bien que le raisin ne fasse pas partie des produits agricoles palestiniens interdits en Israël par le protocole de Paris, ce raisin est boycotté par les Israéliens, qui par ailleurs écoulent à bas prix la fraction la moins bonne de leurs raisins (ou la plus traitée chimiquement) sur le marché palestinien.

A noter le boycott de différents produits palestiniens en Israël, dont certains sont revendus sous l’étiquette « made in Israël » (chaussures d’Hébron, notamment). Par ailleurs, l’emploi d’ouvriers palestiniens en Israël (où les salaires sont supérieurs) entraine une pénurie de main-d’œuvre en Palestine qui constitue un des freins au développement de l’économie palestinienne.

Suite à des questions, Raed a rappelé l’apartheid sur l’eau palestinienne (un colon consomme 8 fois plus d’eau qu’un Palestinien), et l’impossibilité de se rendre en Palestine sans passer par une frontière israélienne.

BDS peut-il nuire aux travailleurs palestiniens ? La réalité c’est que la pauvreté oblige des Palestiniens à aller travailler en Israël ou dans les colonies (y compris sur leurs propres terres qu’on leur a volées). BDS dont le but est justement d’arriver à la libération de la Palestine contribuera par là même à mettre fin à cet état de fait inacceptable. La liste noire publiée par Israël des organisations du BDS (dont l’AFPS et BDS France) montre l’importance de BDS.

Pourquoi les médias dominants en France sont plus favorables à Israël qu’aux Palestiniens ? Un participant rappelle le poids des lobbys sionistes (sachant que tous les sionistes ne sont pas juifs, et tous les juifs ne sont pas sionistes) qui se traduit par de l’autocensure et de la censure des journalistes dans ces médias. Raed rappelle aussi que la population française est mieux informée qu’avant, du fait de l’action des organisations du mouvement de solidarité, comme l’AFPS, et du poids politique important en France des citoyens d’origine arabe.

La seconde partie de la soirée a vu la projection d’un montage vidéo/photo des voyageurs du 63, suivie de leurs témoignages. Ils ont insisté sur les reculs apparents liés à la « normalisation », au développement de la société consumériste à crédit, de l’individualisme et de la corruption de certains dirigeants, notamment dans certains quartiers des grandes villes contrastant avec la pauvreté des zones rurales et des camps de réfugiés. Il y a toutefois une constellation de poches de résistance à travers le pays, notamment en zones rurales ou par le mouvement syndical indépendant dans les villes. Il s’agit d’un conflit politique colonial, pas d’un conflit entre les peuples.

Contrairement aux idées reçues en France, ils n’ont pas eu le sentiment de danger au contact des Palestiniens, mais seulement en croisant les militaires israéliens surarmés (dont des jeunes femmes souvent agressives). La résilience des Palestiniens est admirable compte-tenu de ce qu’ils subissent de la part des colons, de l’armée, de l’enfermement par le mur d’apartheid, du délire sécuritaire (observé aussi par les voyageurs à l’aéroport de Tel-Aviv). Le cas de Wadi Fukin entouré par les colonies les a marqués comme exemple d’épuration ethnique et d’enfermement. On note que sur 13 millions, il ne reste que 6 millions de Palestiniens en Palestine.

A propos des différents types de colonies et de colons, Raed rappelle que toutes les colonies sont illégales et qu’il ne peut y avoir de « gentils » colons.

La visite de la coopérative Al Sanabel leur a montré le bon niveau technique de son activité, et peut leur servir d’exemple d’organisation collective solidaire au retour en France, où l’on doit ne pas avoir trop de confiance en ceux qui ont trop de pouvoir.

Les camarades syndicalistes ont demandé systématiquement à leurs interlocuteurs palestiniens, notamment syndicaux, leur opinion sur BDS. Ils sont revenus renforcés dans leur conviction de développer dans les syndicats en France un soutien plus actif au boycott des produits israéliens, et s’y emploieront.

Suite à une question, on a annoncé notre prochaine action (dimanche 4 février à 10h au marché des Salins) pour soutenir les prisonniers politiques palestiniens (dont Ahed Tamimi et Salah Hamouri) en appelant au boycott des sociétés multinationales (G4S, HP ou ses dérivées) qui soutiennent le système sécuritaire et carcéral israélien.

Un pot convivial a été partagé en fin de soirée et les échanges se sont poursuivis jusqu’assez tard dans la nuit ! Le samedi matin, Raed, les voyageurs et quelques militants ont visité les fermes des viticulteurs du voyage, poursuivant les échanges et apports mutuels.

L’AFPS 63 remercie la municipalité de Clermont-Ferrand (2016-17), et le Conseil Départemental 63 (2017), pour l’attribution de subventions significatives pour Al Sanabel.

      

 




« AXA, n’assurez pas l’apartheid israélien »

Les cartes postales « AXA, n’assurez pas l’apartheid israélien » sont maintenant disponibles au CICP.
Vous pouvez les commander dès aujourd’hui à  : campagnebdsfrance@yahoo.fr
Prix: 7,50€ les 100 cartes



BDS interdit d’entrée en Israël ! La liste noire du régime israélien d’apartheid n’arrêtera pas le développement de la Campagne BDS

Israël publie une liste noire de 20 organisations non israéliennes participant au mouvement international BDS.

Leurs militants sont désormais interdits d’entrée en Israël.

« D’abord ils vous ignorent, ensuite ils vous raillent, ensuite ils vous combattent et enfin, vous gagnez ». Gandhi 

Dès le lancement de la campagne BDS par les Palestiniens en 2005, et surtout depuis que l’opinion publique internationale s’en est emparée en 2009, comme un moyen de lutte non violent et citoyen, Israël, « la seule démocratie de la région » cherche à interdire la campagne. La publication de cette liste noire suit de près la reconnaissance par Israël de son échec dans la lutte contre BDS.

Une fois de plus la réaction d’israël montre à quel point  il considère le mouvement BDS comme une “menace stratégique majeure” selon ses propres termes, et par là même nous conforte dans notre choix : développer et amplifier la campagne.

On sait pourtant que chercher à interdire un mouvement de libération conduit toujours à le renforcer, preuve que les stratèges israéliens n’ont pas d’argument sérieux contre la campagne BDS qu’ils accusent d’antisémitisme alors que BDS est un mouvement fondamentalement antiraciste qui demande la stricte application du droit international.

Restreignant l’accès à son territoire national aux personnes qui contestent sa politique, Israël interdit du même coup l’accès au territoire palestinien au très grand nombre de personnes, membres des organisations de la liste noire dont l’Association France Palestine Solidarité, les organisations européennes qui relaient l’appel du BNC (dont bien sûr La Campagne BDS France et les nombreuses organisations signataires), des organisations étasuniennes telle Jewish Voice for Peace… Nous constatons d’ailleurs avec satisfaction que pour la première fois dans son histoire, Israël marque une différence entre juif et sioniste. Différence que nous avons toujours faite pour notre part. Sachant qu’il y a de très nombreux sionistes non juifs et de nombreux juifs antisionistes.

 L’établissement de telles listes noires par un pays prétendument démocratique a des antécédents de sinistre mémoire, comme par exemple celles établies par le régime sud-africain d’apartheid, lors de la lutte de libération. Il ne paraît pas admissible que la France et les États de l’UE acceptent l’entrée sur leur territoire de criminels de guerre, et que l’État d’Israël puisse lui sans problème refuser l’entrée de militants des droits humains et de la solidarité internationale. Rappelons que des élus français se sont récemment vu refuser mi- novembre l’entrée  en Israël.

De telles mesures contre ses propres citoyens doivent conduire l’État français à agir, en imposant la réciprocité des conditions d’accès aux deux territoires, en demandant à l’Union Européenne de suspendre immédiatement les Accords d’Associations conclus avec Israël. Seules des sanctions pourront mettre fin aujourd’hui à la dérive catastrophique de cet État : emprisonnements de mineurs, assassinats quotidiens impunis, vote sur la peine de mort en cours au Parlement…

Entièrement solidaires du peuple palestinien nous sommes plus que jamais déterminé.e.s à intensifier la campagne de Boycott Désinvestissement et Sanctions jusqu’à ce qu’Israël cesse ses violations du droit international !

Ces décisions scandaleuses du gouvernement israélien ne nous démobiliseront pas, et nous appelons tous les citoyens de conscience à rejoindre la campagne BDS.




Procès de Metz: appel à soutien!

Le 2 février dernier s’est déroulé à Metz le procès en première instance sur plainte de la multinationale israélienne TEVA (génériques pharmaceutiques) contre le président du collectif BDS 57, poursuivi pour provocation à la discrimination. Les associations France-Israël et Avocats sans frontière s’étaient au dernier moment constituées partie civile. Les juges décidèrent la prescription, ce qui constituait pour nous et pour toute la campagne BDS France une belle victoire. Le parquet a cependant fait appel du jugement, suivi immédiatement des trois plaignants et un nouveau procès aura donc lieu :

LE JEUDI 18 janvier 2018 à 14 H 00 AU TRIBUNAL DE METZ

Nous nous rassemblerons devant le tribunal à partir de 12h30

Vous avez été nombreux à participer l’hiver dernier à cette mobilisation exceptionnelle et mes camarades et moi-même sommes infiniment reconnaissants.

Ce fut incontestablement une réussite couronnée par un premier verdict favorable et une incontestable première victoire de notre avocate. Malheureusement nos adversaires, et au premier chef le Parquet, s’acharnent et nous allons devoir à nouveau mettre en place le même scénario, dans l’espoir d’une décision de justice en notre faveur.

D’ORES ET DÉJÀ, NOUS FAISONS APPEL A VOTRE SOLIDARITÉ, DONT LE VOLET FINANCIER EST LE PLUS URGENT POUR NOUS, SACHANT QUE LES FRAIS DE JUSTICE RESTENT TRÈS ÉLEVÉS.

Nous vous rappelons dès maintenant  la pétition mise à jour , toujours à signer et à faire connaître, ainsi que le  soutien financier électronique ouvert jusqu’à la fin de l’année civile en cours.

Toute initiative sera la bienvenue à l’approche du procès : communiqués, dons, présence devant le tribunal sous réserve d’une autorisation préfectorale. Ce sera à nous de ne pas laisser l’initiative à nos adversaires,  soucieux de venger une premier verdict humiliant. Le combat sera en justice, mais aussi devant le tribunal, pour la liberté d’expression et le droit au boycott.

On ne lâche rien et par avance, un grand merci pour votre solidarité.

N’hésitez pas à diffuser largement cette information.




Le droit artistique de Lorde d’annuler un concert à Tel Aviv

Plus de cent écrivains, acteurs, metteurs en scène et musiciens bien connus apportent leur soutien à la chanteuse Lorde qui a décidé de ne pas se produire en Israël.

Nous écrivons en soutien à Lorde, qui a rendu publique sa décision de ne pas se produire en Israël et qui est maintenant étiquetée fanatique dans un encart publicitaire de pleine page du Washington Post (1er janvier).

Shmuley Boteach, l’auteur et promoteur de la publicité, soutient les colonies illégales d’Israël et a écrit le mois dernier sur Breitbart en remerciant Donald Trump « d’électrifier le monde » avec sa reconnaissance de Jérusalem comme capitale d’Israël, au défi du droit international.

Il n’a rien à apprendre aux artistes en matière de droits humains. Nous déplorons les tactiques brutales utilisées pour défendre l’injustice faite aux Palestiniens et pour empêcher la liberté de conscience d’une artiste. Nous soutenons Lorde.

 

Tunde Adebimpe Musicien

Adjoa Andoh Actrice

Julie Christie Actrice

Caryl Churchill Dramaturge

Dominic Cooke Metteur en scène

Kia Corthron Dramaturge

Molly Crabapple Artiste

John Cusack Acteur

Cherien Dabis Metteure en scène, cinéma et télévision

William Dalrymple Écrivain

Angela Davis Écrivaine

David Edgar Dramaturge

Brian Eno Musicien

Eve Ensler Dramaturge

Shepard Fairey Artiste

Bella Freud Graphiste

Peter Gabriel Musicien

Lisa Gerrard Compositrice

Tom Gilroy Réalisateur

David Gray Musicien

Kathleen Hanna Musicienne

AL Kennedy Écrivain

Jonathan Kent Metteur en scène d’opéra et de théâtre

Hari Kunzru Écrivain

Talib Kweli Musicien

David Lan Directeur artistique, Jeune Vic

Ken Loach Réalisateur de cinéma

Miriam Margolyes Actrice

Yann Martel Écrivain

Emel Mathlouthi Musicienne

Viggo Mortensen Acteur

Tom Morello Musicien

David Morrissey Acteur

Peter Mullan Acteur

Maxine Peake Actrice

Jocelyn Pook Compositrice

Mark Ruffalo Acteur

Alexei Sayle Comédien

James Schamus Scénariste

Gillian Slovo Écrivaine

Ahdaf Soueif Écrivaine

Juliet Stevenson Actrice

Alice Walker Écrivaine

Roger Waters Musicien

Benjamin Zephaniah Poète

 

Et une pleine liste de 56 autres sur : Artists For Palestine UK

Source: The Guardian

Traduction SF pour BDS France




Les principales victoires de BDS en 2017

Il n’a fallu que quatre jours à une célèbre chanteuse pour annuler son spectacle à Tel-Aviv, en réponse à la demande expresse de ses fans de respecter la ligne de piquetage.

La décision prise par Lorde, la veille de Noël, de retirer son show à Tel-Aviv de sa tournée mondiale – en faisant remarquer que prévoir la spectacle en premier lieu « n’était pas la bonne décision » – a marqué la fin d’une année réussie pour le mouvement BDS dirigé depuis la Palestine.

2017 a vu le mouvement en faveur des droits palestiniens s’amplifier grâce notamment à toute une série d’artistes, d’athlètes, d’hommes politiques, de travailleurs culturels, d’organisations confessionnelles, d’étudiants, de syndicats et autres activistes.

Israël en a pris bonne note, évidemment.

Plus tôt, cette année, d’importants groupes de pression israéliens ont admis dans un rapport secret – dont une version complète a été récupérée et publiée par The Electronic Intifada – qu’ils n’étaient pas parvenus à contrer le mouvement de solidarité avec la Palestine, malgré un important accroissement de leurs dépenses.

Le rapport soulignait l’incapacité d’Israël à endiguer la « croissance impressionnnante » et les « succès significatifs » du mouvement BDS et il développait nombre de stratégies, reprises par le gouvernement israélien, visant à inverser la détérioration de la position d’Israël.

De même, en mars, le principal stratège anti-BDS israélien reconnaissait que le mouvement de boycott gagnait du terrain, malgré les dizaines de millions de dollars de subsides du gouvernement israélien et la formation de tout un ministère gouvernemental concentré uniquement sur le combat contre BDS.

Prenant la parole lors d’une conférence anti-BDS à New York, l’ambassadeur d’Israël Danny Danon déclarait que « le mouvement BDS est toujours actif et puissant. Chaque jour, des groupes universitaires et religieux, des syndicats d’étudiants et des sociétés d’investissement deviennent la proie des appels au boycott ».

« Notre moment Afrique du Sud est proche »

Au moment où les stratèges et représentants israéliens s’inquiétaient grandement de leur incapacité à endiguer la marée BDS, des sondages au Royaume-Uni, au Canada et aux États-Unis révélaient tous que le soutien du grand public au boycott et aux sanctions contre Israël gagnait en intensité.

En Californie, le chapitre du Parti démocrate de l’État a approuvé une résolution – sans qu’il y ait eu de débat – qui condamnait les implantations illégales d’Israël en Cisjordanie occupée ainsi que le refus d’accès opposé par Israël aux activistes qui critiquaient l’État.

Cette résolution faisait également état, et c’est remarquable, de son soutien aux organisateurs qui s’engagent dans le mouvement BDS et qui sont confrontés sur les campus à une répression croissante de la part des autorités de l’État et des autorités fédérales.

En décembre, au Royaume-Uni, la responsable du développement au sein du Parti travailliste, Kate Osamor, une solide alliée du leader de l’opposition Jeremy Corbyn, tweetait explicitement son approbation à propos de BDS.

En été, la Haute Cour de Londres a décrété que le gouvernement conservateur avait agi illégalement en essayant d’empêcher des conseils locaux du Royaume-Uni de désinvestir de firmes impliquées dans l’occupation militaire israélienne, ce qui a porté un vilain coup aux représentants d’Israël cherchant à criminaliser le mouvement BDS.

Pendant ce temps, confronté aux tentatives manifestes d’Israël de le réduire au silence et de saper la popularité de BDS, Omar Barghouti, le cofondateur du mouvement BDS, a invité instamment les gens du monde entier à intensifier les campagnes de boycott en disant que c’était la meilleure façon de soutenir le peuple palestinien.

Barghouti s’est vu décerner le prix Gandhi de la paix pour son travail en tant que défenseur des droits de l’homme. L’an dernier, il a été frappé par Israël d’une interdiction de voyage et a reçu des menaces ouvertes de la part des principaux ministres de l’État.

En mars, Barghouti encensait un rapport – qu’on peut qualifier d’historique – publié par les Nations unies et qui concluait qu’Israël est coupable du crime d’apartheid. Ce rapport s’attirait les louanges des Palestiniens et la colère d’Israël et de ses alliés.

Barghouti déclarait que le rapport de l’ONU était un signe pour les Palestiniens de ce que « notre moment Afrique du Sud est proche », et il ajoutait que le rapport était « un indicateur solide de ce que l’apartheid israélien est destiné à disparaître, comme ce fut le cas en Afrique du Sud ».

Il faisait en outre remarquer que le rapport « peut très bien constituer le premier rayon de lumière menant à des sanctions contre le régime israélien de l’occupation, du colonialisme d’implantation et de l’apartheid ».

Voici quelques-unes des autres victoires du mouvement BDS en 2017, telles que les rapporte The Electronic Intifada.

Athlètes, écrivains, chefs cuisiniers et artistes ont laissé tomber Israël

En février, des footballeurs professionnels américains ont annulé une tournée de propagande en Israël. Parmi ces footballeurs, le joueur des Seattle Seahawks, Michael Bennett, a annoncé qu’il « ne se laisserait pas utiliser » par le gouvernement israélien pour blanchir les violations par ce dernier des droits palestiniens.

« Je veux être une  »voix des sans-voix », a ajouté Bennett, « et je ne puis l’être en accomplissant ce genre de voyage en Israël. »

En été, un groupe de cinéastes, d’artistes et de présentateurs ont annulé leurs apparitions prévues à TLVFest, le plus important festival du film LGBTQ d’Israël, à Tel-Aviv, suite à des appels à le faire émanant d’activistes palestiniens gays et de supporters du boycott.

Ces annulations très en vue en guise de soutien de la campagne BDS ont incité The Jerusalem Post à admettre que, si le festival « se déroule depuis plus d’une décennie, il n’a toutefois jamais dû faire face à une campagne aussi efficace ».

Plus tard, en automne, certains des chefs cuisiniers les plus connus de la planète ont annulé les « Tables rondes », une initiative de propagande sponsorisée par le gouvernement israélien et qui recourt à la cuisine internationale pour redorer le blason d’Israël.

« Le festival des Tables rondes a lieu dans le même temps que l’armée et les colons israéliens vivant illégalement sur les terres volées aux Palestiniens agressent les Palestiniens pendant leur récolte annuelle des olives », a expliqué Zaid Shoaibi, du PACBI, la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël.

Et l’association littéraire PEN America a révélé posément qu’elle n’acceptait plus de fonds du gouvernement israélien pour son festival annuel des Voix du monde, suite à des appels émanant de plus de 250 écrivains, poètes et éditeurs connus.

L’association avait essuyé de sévères critiques pour s’être servie de fonds en provenance du gouvernement israélien, lequel emprisonne des journalistes et écrivains palestiniens en Israël et en Cisjordanie occupée en raison de leur travail.

BDS est appliqué par des villes, des églises, des groupes politiques et des syndicats

En mai, la plus grande et la plus influente des organisations syndicales norvégiennes a appelé au boycott total d‘Israël, quelques jours à peine après que la muncipalité norvégienne de Lillehammer avait adopté une résolution de boycott des produits israéliens en provenance des colonies.

Lillehammer est devenue la troisième ville de Norvège à appeler au boycott des colonies, après Tronheim et Tromsø.

En avril, le conseil municipal de Barcelone a voté le maintien du droit de boycotter Israël, il a condamné l’occupation des terres palestiniennes par Israël, il a réclamé la fin du blocus de Gaza et il a promis de faire en sorte que la politique d’achat de la ville exclurait les sociétés qui tirent profit des violations des droits de l’homme par Israël.

En juillet, la secte de l’Église mennonite des États-Unis, forte de 95 000 membres, a rallié le nombre sans cesse croissant de congrégations chrétiennes ayant entrepris des dernières années des actions de soutien aux droits de l’homme des Palestiniens.

Dans une résolution approuvée par 98 pour 100 des délégués lors de sa convention de Floride, l’Église mennonite a voté la condamnation de l’occupation militaire israélienne et le soutien au désinvestissement des sociétés tirant profit des violations des droits palestiniens.

Le 7 juillet, la Communion mondiale d’Églises réformées a appelé les plus de 80 millions de fidèles de ses congrégations membres à examiner leurs investissements concernés par la situation en Palestine.

Un mois plus tard, les Socialistes démocrates de l’Amérique (DSA) ont voté massivement pour un soutien à l’appel BDS.

« De la même façon que nous avons répondu à l’appel au boycott de l’Afrique du Sud durant l’apartheid, nous sommes solidaires avec le peuple palestinien », a déclaré le vice-directeur national des DSA.

Les DSA, qui sont la plus importante organisation socialiste démocratique des États-Unis, avec plus de 25 000 membres, ont vu le nombre de leurs affiliés multiplié par quatre suite à la résurgence de la politique de gauche aux États-Unis et en Europe, et tout particulièrement depuis la campagne présidentielle du sénateur Bernie Sanders, en 2016.

Au Royaume-Uni, les membres juifs du Parti travailliste ont fondé un nouveau groupe – Jewish Voice for Labour (une voix juive pour le Labour) – qui se présente comme un défi au groupe de pression existant en faveur d’Israël, lequel se prétend le représentant des membres juifs du parti.

Le document de fondation de Jewish Voice for Labour défend fermement « le droit des partisans de la justice pour les Palestiniens de s’engager dans des activités de solidarité telles que le boycott, le désinvestissement et les sanctions ».

Toujours au Royaume-Uni, le principal syndicat des enseignants du pays a lancé une action de boycott de HP en raison du rôle du géant de la technologie dans l’occupation israélienne.

G4S continue à être mis au ban

La première société de sécurité privée du monde, G4S, a continué à subir de lourdes pertes financières dans le monde entier depuis qu’on s’est davantage penché sur le fait qu’elle tire profit des violations des droits de l’homme.

G4S a contribué à faire fonctionner les prisons israéliennes où l’on torture des prisonniers palestiniens et elle a équipé des prisons, centres de détention et installations de déportation pour jeunes tant aux États-Unis qu’au Royaume-Uni.

La société a également été impliquée dans des violations concernant le travail et les droits de l’homme en Afrique et dans des installations à l’étranger où l‘Australie enferme des réfugiés et des demandeurs d’asile.

Un institut de recherche équatorien a annoncé en février qu’il avait laissé tomber son contrat avec G4S après avoir rencontré des activistes.

Suite à une campagne menée par BDS Jordanie, les Femmes de l’ONU en Jordanie ont résilié leur contrat avec G4S en octobre, et c’est la cinquième agence des Nations unies à procéder de la sorte dans ce pays.

De même, le conseil des transports de Sacramento, en Californie, s’est décidé à résilier son contrat de sécurité avec G4S, suite au travail des activistes BDS afin de mettre en lumière le rôle de la société dans les violations des droits en Palestine et aux États-Unis.

L’an dernier, G4S a annoncé qu’il laissait tomber toute une série d’affaires controversées, y compris sa filiale en Israël et ses activités dans la détention de jeunes aux États-Unis.

The Financial Times a décrit cette mesure comme une tentative de G4S de se distancier de « services susceptibles de nuire à sa réputation ».

Mais les activistes du monde entier ont exprimé le désir de maintenir la pression sur la société aussi longtemps qu’elle resterait complice des violations des droits de l’homme des Palestiniens.

Des étudiants se sont battus

Partout aux États-Unis, des étudiants universitaires ont continué à mobiliser en faveur des droits des Palestiniens en dépit de la répression croissante appliquée par les administrations et les groupes de pression pro-israéliens à l’étranger.

Des résolutions de désinvestissement ont été passées à l’Université Tufts de Boston, à l’Université du Michigan, à l’Université de l’État de Californie – Long Beach et au Collège communautaire de De Anza, en Californie.

Une résolution adoptée par des étudiants de l’Université de Wisconsin-Madison a été votée à l’unanimité en vue de soutenir une autre résolution de masse appelant l’université à laisser tomber ses liens avec des sociétés tirant profit des incarcérations massives, du vol de terres indigènes, de la violence policière, du mur frontière entre les États-Unis et le Mexique, des injustices économiques à l’encontre des personnes de couleur et des violations des droits humains des Palestiniens par Israël.

À New York, des étudiants de l’Université Fordham ont argué de violations de leurs droits pour s’organiser et se réunir en un tribunal, défiant ainsi la décision d’un administrateur d’interdire l’association Students for Justice in Palestine (Étudiants pour la Justice en Palestine).

Et, au Royaume-Uni, la Semaine de l’apartheid en Israël, une série d’événements mondiaux annuels censés conscientiser autour de la politique d’apartheid d’Israël, a eu lieu sur plus de 30 campus universitaires à travers tout le pays, malgré une campagne de répression soutenue par le gouvernement.

Des défis à la législation anti-BDS

Deux procès au niveau fédéral ont été intentés par l’American Civil Liberties Union (ACLU Union américaine des libertés civiles), en vue de contester la constitutionnalité fondamentale des lois anti-BDS des États à titre individuel et de la fédération des États.

Les groupes de pression pro-israéliens ont intensifié leur promotion des législations visant à museler la liberté d’expression et à créer une liste noire des partisans des droits palestiniens. Au 23 décembre, 23 États avaient adopté des lois anti-BDS.

Un projet de loi – contre le boycott d’Israël – est également en attente au Congrès et pourrait infliger d’importantes amendes et de longues peines de prison aux sociétés et à leur personnel si on juge qu’ils abondent dans le sens d’un boycott d’Israël ou de ses colonies réclamé par une organisation internationale.

En octobre, un procès a été intenté contre l’État du Kansas au nom d’une professeure de mathématiques de l’enseignement supérieur, Esther Koontz, qui participe au boycott de la consommation de produits israéliens.

Koontz est membre de l’Église mennonite des États-Unis, qui a fait passer une résolution de désinvestissement des sociétés qui tirent profit des violations des droits palestiniens.

En décembre, selon l’ACLU, un autre procès a été intenté contre l’État de l’Arizona au nom d’un homme de loi ayant un contrat avec le gouvernement afin de fournir des conseils juridiques à des personnes emprisonnées. L’homme participe au boycott d‘Israël.

En Oregon, trois projets de loi séparés visant le mouvement BDS n’ont pas bénéficié d’une audition, suite à des pressions constantes des activistes des droits de l’homme et des dirigeants religieux de l’État.

Les projets étaient soutenus par des groupes communautaires juifs qui s’organisent dans tout le pays pour combattre le mouvement en faveur des droits palestiniens.

Des activistes déclarent que l’échec de ces projets de loi devrait encourager les participants aux campagnes à riposter à d’autres mesures anti-BDS des autorités des États et du Congrès américain.

Nora Barrows-Friedman est corédactrice en chef de The Electronic Intifada, et elle est l’auteure de In Our Power : US Students Organize for Justice in Palestine (En notre pouvoir : Des étudiants américains s’organisent pour la justice en Palestine) (Just World Books, 2014).


Source: The Electronic Intifada
Traduction : Jean-Marie Flémal pour Plate-forme Charleroi Palestine




Au quartier St-Jacques de Clermont on n’oublie pas BDS

 
Le 13 décembre, le collectif d’habitants « On est là » du quartier populaire St-Jacques de Clermont-Ferrand a rassemblé environ 150 personnes pour écouter et échanger avec Yazid Kherfi, un ancien délinquant devenu professionnel de la prévention de la délinquance (cf. son livre « Guerrier non violent, mon combat pour les quartiers », La Découverte, 2017). Puis partager un repas convivial.
 
Les organisateurs avaient contacté l’AFPS-BDSF 63 pour contribuer à la table de presse avec des documents sur BDS, et avaient repris l’appel « Boycottez » en apposant leur logo « On est là » sur le tract, à côté de celui de BDSF. Deux drapeaux palestiniens décoraient la tribune, et la table de presse.
 
Une occasion pour les militants AFPS-BDSF présents de retrouver des citoyens et des animateurs d’associations de quartiers, et de prendre de nouveaux contacts.



Accueil enthousiaste des Pailladins-nes pour la ZLAI de la Paillade (Montpellier).

Un commerçant a même avancé son camion pour que nous puissions y apposer notre banderole !

Samedi 23 décembre 2017 une douzaine de militants-tes BDS tenaient leur stand à l’endroit habituel sur le marché de la Paillade (quartier populaire de Montpellier, 30 000 habitants).

La manifestation du samedi 16 décembre, à l’appel de la Campagne BDS France et FUIQP34 avait réuni plus de cent personnes. Elle a défilé dans la Paillade et fait une halte d’une demi heure devant le Théatre municipal Jean Vilar, au coeur du quartier de la Paillade,   pour demander l’annulation  d’un spectacle israélien soutenu par le ministère de la culture israélien. Cette action a été constitutive de  la « première pierre » de construction de la ZLAI (Zone Libre d’apartheid israélien) dans ce quartier.

Voir : https://bdsf34.wordpress.com/2017/12/18/liberer-al-qods-la-paillade-premiere-action-pour-une-zone-libre-dapartheid-israelien-zlai/

Dans la suite de la construction de la ZLAI de la Paillade, la Campagne BDS France a tenu le samedi 23 décembre son stand dans le grand marché du samedi à la Paillade pour, bien sûr, dénoncer la décision de Trump concernant Jérusalem, mais aussi et surtout pour appeler la population à entrer dans l’action de solidarité avec le peuple palestinien, pour la Palestine.

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De nombreuses prises de paroles en français et en arabe pour être compris de tous-tes.

L’Appel BDS palestinien nous offre les moyens de lutte pour, non seulement dénoncer les crimes et violations du droit de l’État d’Israël, mais aussi et surtout pour lutter activement contre ces violations et ainsi obliger Israël à appliquer le droit. Par le BDS (le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions) les palestiniens nous demandent de combattre toutes les initiatives de « normalisation ». la « Normalisation » c’est établir les relations « normales » c’est à dire organiser des échanges dans tous les domaines avec Israël (culturels, sportifs, commerciaux, administratifs etc.), c’est faire, comme si Israël n’était pas un Etat d’apartheid et donc un État raciste. Et c’est le faire volontairement car plus personne aujourd’hui ne peut plus ignorer la réalité de cet État-voyou qui viole le droit et les droits humains, colonise la Palestine, emprisonne hommes femmes et enfants (400 mineurs emprisonnés) et organise le génocide progressif des Palestiniens-nes de la Bande de Gaza.

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Un écoute attentive et intéressée…

De nombreuses prises de parole en français mais aussi en arabe pour expliquer que chacun-e de nous ici peut faire quelque chose pour aider les palestiniens en contribuant à isoler l’État d’Israël et combattre sa politique, ici même à la Paillade.

COMMENT ?

CONTRE LE COMMERCE AVEC L’APARTHEID : Continuer la campagne pour faire cesser le commerce avec l’apartheid israélien, notamment chez LIDL qui multiplie le commerce avec l’entreprise Mehadrin qui produit et exporte des fruits et légumes des colonies de la Vallée du Jourdain.

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POUR L’ANNULATION DU SPECTACLE ISRAÉLIEN SOUTENU PAR  LE MINISTERE DE LA CULTURE ISRAÉLIEN, spectacle programmé pour les 20 et 21 mars 2018. En signant la pétition pour l’annulation de ce spectacle, en se tenant informés-es et en participant aux actions qui seront menées dès 2018 par la campagne BDS France Montpellier.

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Les passants-tes se pressent pour signer la pétition,

Les gens se pressent pour signer la pétition, laissent leurs coordonnées pour être joignables. Des personnes ne lisant pas le français, sortent leur carte d’identité pour qu’on inscrive leur nom sur la pétition.

Des dizaines de signatures sont recueillies en peu de temps.

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Ils et elles sont nombreux-ses à nous dire,: »vous pouvez compter sur nous ! »

 




Non au congrès de psychanalyse et psychothérapie en Israël !

AppelDes experts en santé mentale ont demandé à l’Association internationale pour la psychanalyse relationnelle et la psychothérapie [IARPP], de reconsidérer sa décision de tenir sa réunion internationale de 2019 en Israël en raison de l’agression systématique de cet État à l’encontre des Palestiniens.


27 décembre 2017
Aux membres du conseil d’administration de l’Association internationale de psychanalyse relationnelle et de psychothérapie:

Nous vous écrivons pour exprimer notre opposition à la récente décision du Conseil d’administration de l’IARPP de tenir sa réunion internationale de 2019 en Israël, décision rendue publique par son président sortant, le Dr Chana Ullman. Nous demandons respectueusement au Conseil de reconsidérer cette décision.

Notre opposition est profondément motivée par la grave crise que représente l’occupation israélienne et ses attaques croissantes contre le peuple palestinien – des attaques reflétant une politique globale de nettoyage ethnique et de saisie des terres, de restriction de la liberté de mouvement et de contrôle des ressources naturelles. L’occupation a lancé dès le début une attaque massive contre les droits de l’homme et la dignité humaine. Toutes ces atrocités ont été bien documentées par des organisations telles qu’Amnesty International, les Nations Unies et ses divers groupes de travail, ainsi que par d’innombrables universitaires, historiens et chercheurs. Néanmoins, pour de nombreuses personnes aux États-Unis et en Israël même, la culpabilité de l’État d’Israël a été masquée par une campagne massive de désinformation et de black-out.

L’annonce par le président Donald Trump, en décembre 2017, de la décision de relocaliser l’ambassade américaine à Jérusalem constitue une priorité particulièrement urgente pour notre appel. Israël n’a pas hésité à profiter de cette occasion pour redoubler d’efforts pour forcer le déplacement de milliers de Palestiniens hors de Jérusalem et pour s’emparer de leurs maisons, de leurs terres et de leurs entreprises. Ce processus a été caractérisé dans l’immense majorité des cas par l’absence de procédure régulière et le recours à l’intimidation, aux assassinats ciblés et à la torture des Palestiniens – y compris la torture d’enfants, souvent accompagnée d’agression sexuelle.

Nous nous préoccupons du problème urgent de l’occupation d’abord en tant qu’êtres humains, ensuite en tant qu’agents de santé mentale voués aux valeurs humanitaires et profondément conscients de l’importance de ces valeurs pour le bien-être des enfants, des familles et des communautés. En tant que travailleurs de la santé mentale connaissant bien l’impact de la violence sur la santé individuelle et le bien-être collectif, nous estimons que nous avons une responsabilité supplémentaire de faire entendre notre voix.

Nous considérons que l’État d’Israël est responsable des blessures à grande échelle subies par le peuple palestinien, par son assaut incessant sur les esprits et les corps de ses habitants et par sa volonté implacable d’anéantir l’histoire, la culture, l’économie, le patrimoine, l’architecture et la vie communautaire. Selon nous, la tenue de conférences internationales liées à tout domaine professionnel en Israël représente une acceptation tacite du comportement de l’État d’Israël et perpétue une « normalisation » fictive des relations entre Israël et la Palestine occupée. Organiser de telles conférences ne peut que contribuer à faire avancer les intérêts de l’État d’Israël en laissant entendre que cet État fait bon accueil à un libre échange d’idées – sans parler de remplir ses hôtels, ses restaurants et ses auditoriums d’un public reconnaissant. S’opposer au choix d’Israël comme lieu des conférences internationales est une manière de mettre au premier plan la conduite de l’État d’Israël en tant que sujet de discussion et de débat, afin que l’étendue de la dépossession et de la souffrance du peuple palestinien puisse être reconnue.

Il est particulièrement ironique et douloureux de voir Israël sélectionné comme lieu d’une conférence internationale lorsque le thème central de l’organisation est la compréhension en profondeur des relations humaines.

La majorité des membres de l’IARPP vit aux États-Unis et le deuxième plus grand groupe national vit en Israël. Certains membres de l’IARPP israélien ont suggéré que la conférence de 2019 pourrait améliorer le problème posé par le choix d’Israël comme lieu de rencontre en invitant des orateurs palestiniens et en sollicitant des présentations par des organisations israéliennes progressistes de professionnels de la santé mentale concernés par un conflit politique. Pourtant, inviter des orateurs et des participants palestiniens à la conférence peut se révéler simplement impossible à cause des check-points, des restrictions de mouvement, des listes noires de militants et d’autres expériences quotidiennes familières aux Palestiniens – abus de pouvoir qu’aucune conférence en Israël ne peut changer et qui inévitablement reproduira la dynamique de pouvoir de la situation politique dans le microcosme de la conférence.

Néanmoins, nous sommes d’accord sur le fait que prendre ces mesures en théorie peut orienter l’IARPP dans la bonne direction; nous sommes convaincus que le groupe israélien poursuit ces activités dans le cadre de son fonctionnement régulier tout au long de l’année et non seulement lorsque des étrangers sont présents. Mais indépendamment de ces considérations, ces efforts bien intentionnés pour faire mention de la perspective palestinienne dans la conférence internationale ne parlent pas de la question centrale : la nécessité de démontrer au monde qu’Israël doit rendre des comptes pour son comportement.

La cible de notre protestation est le comportement de l’État d’Israël. Notre objection ici n’est pas à un individu ou à l’IARPP en tant qu’organisation. Nous reconnaissons pleinement qu’il y a des membres de l’IARPP qui soutiennent activement la Palestine et beaucoup d’autres qui peuvent être très disposés à écouter des voix exprimant leur dissidence de la politique israélienne. Notre objection s’applique à la décision du Conseil de l’IARPP de tenir la conférence de 2019 en Israël. Nous considérons que cette décision est répréhensible parce qu’elle protège Israël contre l’exposition publique de ses atrocités – une exposition qui a bien trop tardé.

Nous espérons entendre que nos collègues du Conseil de l’IARPP vont rouvrir le débat sur cette décision.

Sincèrement vôtres,

Samah Jabr MD
Psychiatre, Jérusalem-Est

Elizabeth Berger MD, MPhil
Pédopsychiatre, New York

Rebecca Fadil, LCSW
Travailleur social, Washington, DC

Christine Schmidt, LCSW
Psychanalyste et membre de l’IARPP, New York

27 décembre 2017 – The Palestine Chronicle – Traduction : Chronique de Palestine




L’Afrique du Sud sur le point de déclasser « immédiatement et inconditionnellement » son Ambassade en Israël

Le 20 décembre 2017 | Source
COMMUNIQUE DE PRESSE : L’Afrique du Sud sur le point  de déclasser « immédiatement et inconditionnellement » son Ambassade en Israël – ANC, le 20 décembre 2017.
L’organisation BDS Afrique du Sud de défense des droits humains et de solidarité avec la Palestine se joint aux camarades sud africains dans l’accueil favorable de la décision du parti de gouvernement de l’Afrique du Sud, l’ANC,  de déclasser immédiatement et inconditionnellement l’ambassade d’Afrique du Sud en Israël, en bureau de liaison.
La résolution, également inscrite dans la déclaration de la conférence nationale de l’ANC, dit ceci :
« Afin de concrétiser notre soutien au peuple de Palestine opprimé, l’ANC a décidé à l’unanimité d’inciter le gouvernement de l’Afrique du Sud à déclasser immédiatement et inconditionnellement l’ambassade d’Afrique du Sud en Israël en bureau de liaison ».
C’est un grand pas dans la bonne direction et un avantage énorme pour le mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’action d’Israël. L’ANC, le plus ancien mouvement de libération d’Afrique, qui a bénéficié de boycotts et de sanctions contre l’Afrique du Sud de l’apartheid, a donné le signal et nous sommes impatients d’en voir d’autres prendre la suite.
 
 
PUBLIÉ PAR KWARA KEKANA AU NOM DE BDS AFRIQUE DU SUD
Traduction: SF pour BDS France
Source: BDS South Africa



Clermont-Ferrand contre Hewlett Packard complice de l’apartheid israélien

Participation de Clermont-Ferrand le 23 décembre 2017 à l’action BDS mondiale pour le Désinvestissement de  Hewlett Packard, à l’appel du BNC palestinien .

HP (Hewlett Packard) et/ou ses sociétés dérivées comme DXC contribuent à la colonisation, au blocus, à l’oppression, à l’emprisonnement et au contrôle du peuple palestinien par l’État israélien (voir explications dans le Tract HP )

Mille exemplaires de ce tract, appelant à ne pas acheter de produits HP comme cadeaux de Noël, ont été distribués aux clients du supermarché Auchan Nord (quartiers populaires) par 15 militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63, NPA, RESF, CGT, FSU, LDH, PCF, de la Coalition BDS 63 (40 organisations). Nous avons en outre recueilli 75 signatures de la pétition pour la suspension de l’accord UE-Israël.

 

 

L’accueil des clients, souvent d’origine modeste, a été très bon, notamment de la part des jeunes. Certains nous ont remerciés pour notre activité et trois personnes ont demandé nos coordonnées pour participer éventuellement à nos prochaines réunions mensuelles.

 

 

 

 

 




Les Palestiniens se réjouissent de l’échec retentissant de Trump et d’Israël à l’ONU

 

21 Décembre 2017

Comité National Palestinien (BNC)

La société civile palestinienne appelle à des sanctions contre Israël pour arrêter l’alliance d’extrême droite d’Israël avec Trump qui sape les droits des Palestiniens et le droit international 

 

Toute décision et action visant à altérer le caractère, le statut ou la composition démographique  de la Ville Sainte de Jérusalem n’a pas de force légale, est nulle et non avenue et doit être révoquée en conformité aux résolutions du Conseil de Sécurité sur le sujet.  — Assemblée Générale de l’ONU, 21 Décembre 2017

21 Décembre 2017 — Aujourd’hui, lors d’une session d’urgence, l’écrasante majorité des nations du monde à l’Assemblée Générale de l’ONU a voté à 128 voix contre 9 en faveur d’une résolution appelant les États-Unis à annuler sa décision de reconnaître Jérusalem comme la capitale d’Israël.

Cet “acte collectif de défi” a eu lieu malgré les menaces de l’ambassadrice de Trump à l’ONU,  Nikki Haley, de “prendre les noms” des pays qui voteraient contre les États-Unis et Israël, et les menaces de Trump de supprimer les subventions étatsuniennes de ces pays.

L’ambassadeur d’Israël à l’ONU a accusé les membres de l’organisation mondiale d’être les “marionnettes” des “marionnettistes palestiniens”, faisant suite à la description de l’ONU par le Premier Ministre israélien Netanyahu comme une “maison des mensonges”.

L’échec retentissant d’Israël et de l’administration étatsunienne de contrecarrer le vote pro-palestinien à l’Assemblée Générale de l’ONU fait suite à un vote également embarrassant du Conseil de Sécurité de l’ONU lundi qui rejette aussi la position israélo-étasunienne par 14 voix contre 1.

Omar Barghouti, s’exprime au nom du Comité National BDS palestinien (BNC), la plus large coalition de la société civile palestinienne :

Ce vote est une autre preuve que l’alliance d’extrême droite Israël-Trump est plus isolée que jamais alors que l’écrasante majorité des nations reconnaissent enfin sa tentative funeste de saper à la fois les droits des Palestiniens et la notion même de droit international. Tenir Israël pour responsable de ses flagrantes violations des droits humains depuis des décennies est crucial pour préserver les deux.

Afin de défendre l’ONU contre la brutalité d’Israël et de l’administration Trump, le mouvement BDS appelle à des sanctions significatives, particulièrement un embargo militaire, à un boycott intensifié et à des mesures de désinvestissement contre le régime d’oppression israélien. Aujourd’hui le BDS n’est pas seulement crucial pour obtenir la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens. Il est aussi crucial pour arrêter Trump, Netanyahu et les autres dirigeants de l’extrême droite internationale qui menacent la paix et la justice mondiale comme jamais auparavant.

Tous les états européens, avec quelques exceptions qui se sont abstenues, ont voté en faveur de la position palestinienne sur Jérusalem occupée, tout comme le Japon, la Chine, l’Inde, le Nigeria, le Brésil, la Corée, la Russie, et l’Afrique du Sud, parmi beaucoup d’autres.

Préférant des sanctions concrètes à des gestes de solidarité à peine symboliques envers la lutte de libération palestinienne,  le Congrès National Africain (ANC) à la tête de l’Afrique du Sud a adopté à l’unanimité lors de sa conférence générale hier un déclassement de ses liens diplomatiques avec Israël. « [Cela] envoie un message clair à Israël qu’il y a un prix à payer pour ses violations des droits humains et du droit international », a déclaré l’ANC dans un communiqué.

Le Comté National BDS palestinien (BNC) est la plus grande coalition de la société civile palestinienne. Il dirige et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits de Palestiniens. Visitez notre site internet et suivez-nous sur Facebook et Twitter @BDSmovement.

Traduction: L. Gr pour BDS France

Source: BDSmovement.net




Libérer Al Qods ! La Paillade, première action pour une Zone Libre d’apartheid Israélien (ZLAI)

Samedi 16 décembre 2017, à La Paillade (Montpellier), Manifestation « Libérer Al Qods-Jérusalem » à l’initiative de la Campagne BDS France Montpellier et FUIQP, soutenus par :

APLR (Association des Palestiniens Languedoc-Roussillon), , CCIPPP34 (Campagne Civile Internationale pour la Protection du peuple Palestinien), CIMADE (L.R), CMF (Collectif des Musulmans de France), ENSEMBLE 34, ), MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente), NPA 34 (Nouveau Parti anti-capitaliste), PG (Parti de Gauche), PODEMOS – Montpellier, UJFP34 (Union Juive Française pour la Paix).

Samedi 9 décembre, plus de 500 personnes avaient crié dans les rues de Montpellier leur colère et leur opposition à la décision de Trump de reconnaitre Jérusalem comme capitale d’Israël. (https://bdsf34.wordpress.com/2017/12/11/les-quartiers-populaires-a-la-pointe-de-la-solidarite-avec-la-palestine/ ).

Ce samedi 16 les organisateurs avaient décidé de manifester dans le quartier populaire de La Paillade, banlieue de Montpellier. Une centaine de personnes avaient répondu à l’appel. Manifester à la Paillade c’était rendre hommage aux milliers de personnes qui se sont mobilisées depuis les massacres israéliens dans la Bande de Gaza de l’hiver 2009 à nos jours, car elles constituent avec celles du Petit Bard, des Cévennes, des Près d’Arènes et de la cité Gély,  la force vive de ces manifestations.

Mais s’il est indispensable de se rassembler, de manifester et de défiler massivement face à de telles décisions qui violent le droit international, et si on ne se satisfait pas d’organiser d’une « flambée » de colère sans suite, alors il est tout aussi indispensable de  proposer des objectifs et des cibles concrètes offrant des débouchés durables à la volonté de lutte des populations mobilisées. C’est la raison pour laquelle cette manifestation avait également pour objectif d’amener les pailladins-nes à se mobiliser pour la réalisation d’une action de longue durée visant à faire de ce quartier (plus de 30 000 personnes) une Zone Libre d’Apartheid Israélien (ZLAI). C’est à dire une zone qui n’a aucun échange commercial, économique, culturel, sportif, scolaire, universitaire ou administratif avec l’État d’apartheid israélien.

Le Théatre municipal, subventionné par nos impôts, a commis l’erreur de programmer un spectacle israélien soutenu par le ministère de la culture israélien. Il tombe sous le coup du boycott appelé par les palestiniens. La centaine de manifestants-tes en grande majorité de ce quartier sont venus crier leur colère et leur refus d’un tels spectacle ici, chez eux !

 

Après quoi la manifestation a défilé dans les rues de la Paillade recueillant l’approbation et le soutien des personnes croisées.

 

Samedi matin prochain les militants-tes de la campagne BDS France Montpellier, tiendront un stand au marché de ce quartier pour oeuvrer à la construction de la ZLAI, en  informant les pallaidins-nes sur la répression israélienne contre les manifestants palestiniens (plus de 12 morts et des centaines de blessés) et en appelant à la mobilisation contre le spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien au théatre Jean Vilar.

 




L’Association du barreau et les Syndicats palestiniens de professeurs d’université exhortent la Société européenne de droit international à déplacer son Forum de recherche en dehors de l’Université hébraïque

BDS – le 13 décembre 2017 – par l’Association du barreau palestinien et la Fédération palestinienne des syndicats des professeurs et employés d’université
L’Association du barreau palestinien et la Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et employés d’université (PFUUPE) demandent à la Société européenne de droit international (SEDI) de déplacer son prochain Forum de recherche en dehors de l’Université hébraïque
Chers membres du Conseil d’administration de la Société européenne de droit international,
Nous vous écrivons au nom de l’Association du barreau palestinien, qui représente 10 300 avocats, et de la Fédération palestinienne des syndicats de professeurs et employés d’université (PFUUPE), qui représente plus de 6000 membres universitaires palestiniens dans 13 établissements d’enseignement supérieur dans le territoire palestinien occupé, pour vous exhorter à déplacer le Forum de recherche de la Société européenne de droit international (SEDI) prévu à l’Université hébraïque, en dehors d’Israël.
Nous sommes, très franchement, choqués que la SEDI, une organisation qui se voue à l’étude et à la promotion du droit international, envisage d’organiser un évènement universitaire dans un établissement académique qui se rend directement complice des violations graves et continues du droit international par Israël.
Nous nous faisons l’écho de la déclaration du Conseil des organisation palestiniennes de défense des droits de l’homme (PHROC), qui comprend dix des plus éminents groupes palestiniens de défense des droits de l’homme fondés sur le droit international, condamnant la décision de la SEDI comme un « affront à la primauté du droit, et à toutes celles et ceux qui croient dans les droits et la dignité des hommes », et comme « une approbation retentissante » des 50 ans d’occupation militaire israélienne.
La déclaration du PHROC constate que le campus du Mont Scopus de l’Université hébraïque « se trouve sur le territoire palestinien et en partie sur des propriétés privées palestiniennes qui ont été saisies » dans Jérusalem-Est, et qu’ « il s’intègre dans un projet de colonies de peuplement illégales d’Israël : il fournit logement et emploi à des ressortissants de la puissance occupante, et il profite de l’infrastructure des colonies de peuplement de Jérusalem-Est. Il est l’un des points d’ancrage de l’activité de colonisation dans la région ».
 
Nous sommes de plus alarmés par les tentatives grossières de la SEDI de remédier à ce qu’elle reconnaît clairement comme la nature problématique de sa décision, notamment en encourageant les universitaires palestiniens à être présents à la conférence.
Cela témoigne d’une stupéfiante insensibilité à l’égard des universitaires palestiniens et des membres de nos syndicats qui ont vu leurs universités et écoles bombardées, attaquées et mises à sac par l’armée d’Israël, ils ont subi les indignités des check-points militaires israéliens, et ils se sont vus refuser le droit élémentaire de se déplacer à l’intérieur du territoire palestinien occupé, et ils ont été empêchés de se rendre à l’étranger pour faire avancer leur recherche ou participer à des conférences.
L’Université hébraïque entretient des liens étroits avec les autorités israéliennes qui mènent des attaques directes contre le droit des Palestiniens à l’éducation, accordant des privilèges spéciaux aux soldats israéliens et au personnel de sécurité, et collaborant avec l’armée israélienne en formant ses officiers et ses recrues.
Ce n’est pas un endroit pour un événement universitaire international quel qu’en soit le thème, et encore moins si c’est le droit international.
Plus de cent juristes universitaires et avocats internationaux ont signé une déclaration demandant à la SEDI de reconsidérer sa décision, et s’engageant à ne pas participer au Forum de recherche comme ils l’avaient prévu.
Nous avons eu connaissance qu’un membre du comité organisateur pour le Forum de recherche s’en est retiré le mois dernier, en déclarant que « malgré la bonne volonté de toutes les personnes impliquées, la présence même de la SEDI à l’Université hébraïque de Jérusalem demeure objectivement un problème » et que les mesures appliquées pour le minimiser « ne peuvent faire oublier le fait que pour beaucoup en Palestine, en Israël et au-delà, tenir notre Forum de recherche à l’HUJI (Université hébraïque de Jérusalem en Israël) servira à normaliser et à rendre plus acceptable la politique coloniale d’Israël ». Nous le louons pour cette décision de principe.
Nous vous demandons de faire preuve de solidarité avec vos collègues palestiniens en déplaçant l’évènement à l’extérieur d’Israël jusqu’à ce qu’Israël respecte les droits des Palestiniens garantis par le droit international que la SEDI prétend promouvoir.
Sincèrement,
L’Association du barreau palestinien
La Fédération palestinienne des syndicats des professeurs et employés d’université (PFUUPË)
Source: BDS Movement
Traduction : JPP pour BDS France



Afrique du Sud : Les relations avec l’État d’Israël, les organisations et les institutions israéliennes

14 décembre | Tshwane University of Technology |

 

Le 24  Novembre 2017, le Conseil de l’Université de Technologie de Tshwane a formellement approuvé une recommandation du Forum Institutionnel selon laquelle TUT n’aurait plus aucun lien avec Israël ni avec des organisations et institutions israéliennes.

En 2016, l’Ambassade d’Israël a accueilli en Afrique du Sud une conférence rassemblant quelques uns des plus éminents chercheurs sur l’eau spécialisés sur l’utilisation de l’eau dans les pays aux ressources rares en eau. En conclusion de la conférence, l’Ambassadeur s’est engagé à diffuser aux universités sud-africaines le livre Que l’Eau Soit écrit par Seth Siegel.

L’Ambassadeur a visité la Faculté de sciences de TUT, du fait de l’expérience de son Département des Sciences environnementales, sur l’eau et sur la terre en études sur les ressources en eau. L’objet de la visite était de diffuser et d’offrir des exemplaires du livre aux départements de cette Faculté, ainsi qu’à la bibliothèque des sciences de la Faculté.

En fait, TUT a reçu des réclamations de la part de nos organisations étudiantes, de membres du personnel, de militants pour les droits humains des Palestiniens ainsi que de citoyens juifs israéliens opposés à l’occupation par leur pays de la terre palestinienne.

En tant qu’Université progressiste dans l’Afrique du Sud démocratique, nous tenons à affirmer que TUT ne signera aucun accord ni n’entrera dans des partenariats scientifiques avec quelque organisation ou institution israélienne que ce soit jusqu’au moment où Israël mettra fin à son occupation illégale du territoire palestinien.

L’Université ne soutiendra ni n’acceptera les violations perpétrées par le gouvernement israélien lorsqu’il limite les déplacements d’enfants et de jeunes palestiniens sur leur propre terre et restreint les possibilités de leur accès à l’éducation en détruisant les écoles.

TUT soutient par ailleurs l’appel de plusieurs instances, dont des instances étudiantes et d’autres organisations progressistes à boycotter Israël et les institutions israéliennes, aussi longtemps qu’Israël continuera à violer les droits humains fondamentaux du peuple palestinien de même que le droit international.

 

Source: Tshwane University of Technology

Traduction SF pour BDS France




Rassemblement à Paris contre l’annexion de Jérusalem et la visite de Netanyahou

Autour d’un appel commun, la Campagne BDS France à Paris et de nombreux-ses autres organisations (voir la liste sur l’appel ) ont participé au rassemblement pendant plusieurs heures Place de la République, qui a mobilisé près d’un millier de personnes le samedi 9 décembre dernier.

Album photos sur ce lien

Le tract d’appel a été distribué, notre présence sur la place était très visible avec la grande banderole « Boycott Israël Apartheid », nous avions installé un barnum avec des tables où de nombreuses personnes nous ont laissé leurs coordonnées.

Tout le monde était à l’unisson pour clamer notre colère contre la reconnaissance par Trump de Jérusalem comme capitale éternelle d’Israël et contre l’invitation de Netanyahou par le président Macron.

Des représentants des associations appelantes se sont succédés au micro. Puis un responsable de la GUPS  France (Union Générale des Étudiants de Palestine) et Issa Amro, militant non violent pour les droits humains à Hébron et co-fondateur de l’association « Youth against settlements » (la jeunesse contre les colonies) ont exprimé fortement l’oppression et la répression quotidienne du peuple palestinien

Les interventions ont été entrecoupées de musiques arabes, telles que la chanson de Fairouz sur Jérusalem.

Belle unité aussi autours des slogans tels que :

Trump/Netanyahou: Jérusalem, n’est pas à vous! Netanyahou: Ni à Paris, Ni à Bruxelles !

Netanyahou: Au tribunal ! Gaza, on t’oublie pas ! Vive la lutte du peuple palestinien !

Macron, Macron, Non à la collaboration ! Israël Apartheid, Boycott !

Macron, des sanctions contre Israël !

Netanyahou criminel de guerre, Macron complice ! Résistance résistance c’est la voix de l’existence !

Jérusalem , Résistance : Solidarité !Al Quds, Paris est avec toi ! Netanyahou criminel, UE complice!

De Al Quds à Gaza, Résistance! De Hébron à Ramallah, Résistance !

De Naplouse à Jénine, Résistance !

Ce rassemblement n’est pas un épisode sans suite. Il est un jalon dans notre mobilisation continue pour amplifier la Campagne BDS.

 

 




Saint-Étienne contre l’annexion de Jérusalem par Israël et la venue de Netanyahu en France !

Malgré la neige, environ 200 personnes étaient réunies ce samedi 9 décembre à Saint-Étienne. A l’appel de BDS 42, ces citoyens étaient venus protester contre la décision de Trump d’annexer Jérusalem et d’y installer l’ambassade américaine. Ce fut également l’occasion de d’énoncer la venue de Netanyahu à l’Élysée dans un contexte de violations graves des droits des palestiniens et d’aggravation du régime d’apartheid israélien.
Une fois de plus, le peuple n’est pas dupe et est largement solidaire de la juste lutte des palestiniens.
La campagne BDS s’impose comme réponse à l’impunité d’Israël dans l’occupation et la colonisation de la Palestine

Prochaine manifestation :
Samedi 16 décembre à 14h place du peuple