[English below]
BDS France et ses partenaires, SAI 13, les collectifs Palestine du bassin ouest de Marseille, les syndicalistes 13 pour la Palestine, BDS Italia et les dockers du syndicat CALP, ont organisé une projection et un débat autour de la mobilisation exemplaire des dockers de tous les ports italiens, contre les transferts d’armes.
Il est important de noter qu’Israël est en manque de munitions et se plaint du manque de livraison, ce qui a un impact direct sur ses ambitions d’élimination physique des Gazaouis, sur son plan colonial et son plan du Grand Israël.
Israël dans ses bombardements de masse (sans distinction de cibles), et ses guerres d’agression des pays voisins a épuisé son stock d’armes et de munitions. Israël fait usage de l’IA pour cibler les victimes sans prendre en compte les dommages collatéraux, et l’IA fait des erreurs de calcul et d’appréciation (exemple : le programme Lavander, Où est papa ?).
Dans le Financial Times, Netanyahu déclare : « nous avons besoin de trois choses de la part des États-Unis : des munitions, des munitions, des munitions ».
Le manque de munitions a poussé Israël non pas à arrêter les bombardements massifs mais à utiliser des munitions périmées, comme révélé dans Haaretz.
Israël dépend à jamais des livraisons d’armes, et c’est pour cette raison que la société civile se mobilise au niveau des pays des ports de ravitaillement, pour alerter, dénoncer et bloquer ces transferts. C’est un geste pacifique qui exige l’application du droit international et peut affaiblir l’intensité des massacres et du génocide.
L’article du TCA (Traité du Commerce des Armes) concernant les interdictions des transferts d’armes est clair, pourtant il n’est pas appliqué par la majorité des pays signataires.
La société civile se mobilise, nous avons des leviers et des moyens légaux pour agir. Les dockers italiens ont expliqué au public, vendredi 27 mars, que la clause de conscience est plus forte que les intérêts économiques et personnels et qu’elle est en accord avec le droit international et que, bien entendu, elle dépasse les idéaux politiques.
Le public a été sensibilisé et a compris que nous avons tou·tes les moyens d’agir, la passivité n’est pas une option.
Les dockers italiens ont partagé avec le public les difficultés qu’ils subissent tous les jours par rapport à leur engagements humains et moraux : « Nous défendons la vie, non à la guerre et non à la guerre » clame un des dockers.
Nous manifestons notre soutien infaillible à tous les dockers du monde qui se mobilisent pour casser la chaine logistique qui approvisionne les guerres et le génocide en cours.
La société civile est engagée au nom du droit international et au nom de leur humanité. Un réseau international est actif pour dénoncer tout type de transferts qui alimente le génocide.
Les gouvernements doivent agir avec la société civile.
Nous exigeons l’arrêt de tout transbordement, courtage, vente et transfert d’armes et de biens à double usage à Israël. Nous demandons l’expulsion de tous les navires et les armateurs qui ont contribué et continuent à contribuer à approvisionner le génocide.
Nous exigeons le refus d’accès aux services portuaires des ports français à ZIM, à toute sa flotte et à les navires mobilisés pour ses routes maritimes.
Nous exigeons l’application du droit International et des sanctions envers Israël.
Blocking arms transfers is a peaceful yet powerful way to undermine genocide
BDS France and its partners: SAI 13, the Palestine collectives of the western Marseille basin, the 13 trade unionists for Palestine, BDS Italia and the dockers of the CALP union organised a screening and a debate on the exemplary mobilisation of dockers from all Italian ports against arms shipments.
It is important to note that Israel is running low on ammunition and is complaining about a lack of supplies; this has a direct impact on its ambitions for the physical elimination of Gazans, on its colonial agenda and its ‘Greater Israel’ plan.
Israel, through its indiscriminate mass bombings and wars of aggression against neighbouring countries, has depleted its stockpiles of weapons and ammunition. Israel uses AI to target victims without taking collateral damage into account, and the AI makes errors in calculation and judgement (Example: the Lavender programme, ‘Where’s Dad?’).
In the Financial Times, Netanyahu states: “We need three things from the United States: ammunition, ammunition, ammunition”.
The shortage of ammunition has prompted Israel not to halt the massive bombardments but to use expired ammunition, as revealed by Haaretz.
Israel is forever dependent on arms shipments, and this is why civil society is mobilising in the countries where these supplies are shipped from, to raise awareness, denounce and block these transfers. This is a peaceful gesture that demands the application of international law and can reduce the scale of the massacres and genocide.
The Article of the ATT (Arms Trade Treaty) concerning bans on arms transfers is clear, yet it is not applied by the majority of signatory countries.
Civil society is mobilising; we have the leverage and legal means to act. On Friday evening, Italian dockworkers explained to the public that the conscience clause takes precedence over economic and personal interests, that it is in accordance with international law and that, of course, it transcends political ideals.
The public has been made aware of the issue; they have understood that we all have the means to act, and that passivity is not an option.
The Italian dockers shared with the public the difficulties they face every day in relation to their human and moral commitments: “We defend life, no to war and no to war,” shouted one of the dockers.
We express our unwavering support for all dockers worldwide who are mobilising to break the supply chain fuelling ongoing wars and genocide.
Civil society is committed in the name of international law and in the name of humanity. An international network is active in denouncing any form of transfer that fuels genocide.
Governments must act in conjunction with civil society.
We demand an end to all transhipment, brokering, sale and transfer of arms and dual-use goods to Israel. We call for the expulsion of all vessels and shipowners who have contributed and continue to contribute to supplying the genocide.
We demand that ZIM, its entire fleet and the vessels deployed on its shipping routes be denied access to port services in French ports.
We demand the enforcement of international law and sanctions against Israel.