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Soirée « Le boycott, et après ? » organisée à Montreuil par « Climat Social »

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Le boycott, et après ?

Ce lundi 5 février 2018 s’est tenue une soirée-débat à Montreuil sur le thème du boycott  à l’initiative de l’organisation « Climat Social »

Cette organisation est un collectif écologique de transformation politique et sociale (voir son site climat-social.org)

A la tribune, Clémence Dubois de l’organisation 350.org (collectif pour l’arrêt de l’industrie fossile et une énergie 100% renouvelable), Audrey Fortassin (du collectif I-boycott dont l’objet est de sensibiliser, informer et soutenir une consommation à tous égards responsable), Jean-Guy Greilsamer (du collectif BDS F) et Michèle Rivasi (députée européenne EELV). Le débat était animé par Matthieu Ponchel de « Climat Social ».

Répondant aux questions de Matthieu, les intervenants ont présenté tour à tour les objectifs de leurs collectifs et souligné les victoires déjà obtenues.

Jean-Guy a, notamment, donné une définition du boycott qui est le fait de mettre fin aux relations avec une entité afin de l’isoler et d’obtenir, ce faisant, un résultat. Il a fait un historique des principaux boycotts menés dans l’histoire. Il a rappelé l’objectif de la campagne BDS menée contre la politique d’occupation et d’apartheid de l’État d’Israël jusqu’à ce que celui-ci y mette fin et respecte le droit international. Il a présenté la mobilisation de syndicats, d’églises, de fonds de pensions, d’entités territoriales (comme en Espagne, 70 communes comme Barcelone, Madrid, Cadix…). Jean-Guy a fait valoir enfin, que le boycott culturel permet de démasquer la politique culturelle de l’État d’Israël qui est utilisée pour masquer ses crimes et rappelé la prochaine saison France-Israël destinée à commémorer la création de l’État d’Israël et la riposte nécessaire qu’il nous appartient d’apporter

Clémence a présenté les campagnes de son organisation qui cherchent à ce qu’il soit mis fin aux coopérations avec les industries fossiles (tel le Louvre qui a un partenariat avec Total – actuellement est ciblée la Caisse des dépôts et consignations).

Audrey a fait valoir que le réseau permet de comptabiliser le nombre de boycotteurs, de le faire connaître et de les inciter à faire boule de neige. C’est en quelque sorte une façon de collectiviser les boycotts individuels. Une campagne est menée actuelle contre la marque Lu (utilisation d’huile de palme).

Michèle a rappelé les combats écologiques qu’elle a menés. Elle a souligné que sur le plan européen, il y avait peu de boycotts mais que son rôle, en tant que députée, est de pouvoir formuler des objections à des projets communs (tels les gazoducs). Elle a remarqué que les campagnes sur le nucléaire étaient difficiles à mener car celui-ci était presque considéré comme une énergie renouvelable.

Quant aux victoires ! Jean-Guy a rappelé notamment les victoires contre Agrexco, Veolia, Orange. Clémence a fait savoir que déjà 800 institutions avaient décidé de rompre leurs liens avec les industries fossiles et que même New-York avait désinvesti à cet égard (Paris en ligne de mire…).

La question fondamentale et la cohérence entre les campagnes des différents intervenants (dont les cibles sont diverses) est le choix démocratique revenant aux citoyens. Il faut, à cet égard, trouver une convergence, une complémentarité mais qui n’est pas suffisante pour créer une alternative sociétale et politique à laquelle il faut travailler.

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