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Une pétition exprime la crainte du BDS par des universitaires israéliens

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Nous sommes déjà en train d’annuler des participations à des conférences et ceci fait en plein le jeu du mouvement BDS. »

La pétition condamne l’implication de l’université de Tel Aviv dans les fouilles à Jérusalem-Est. Plus de 80 universitaires appellent l’administration de l’université à retirer sa participation aux fouilles archéologiques dans le parc national de la Cité de David, dirigées par l’ONG pro-coloniale Elad.

Militairement gardée (et pour cause…) la Cité de David illustre bien la fantasmagorie sioniste qui veut à tout prix s’approprier l’histoire de la Palestine. A défaut d’y parvenir avec un argumentaire digne de foi, Israël préfère imposer son interprétation de l’Histoire par les armes

Les administrateurs de l’université de Tel Aviv ont reçu lundi une pétition signée par des dizaines d’universitaires de premier plan, d’Israël et de l’étranger, appelant l’université à retirer sa participation aux fouilles archéologiques dans la Cité de David à Jérusalem-Est. Ce parc national est financé indirectement par l’ONG de droite, Elad, qui administre le parc national.

La semaine dernière, l’institut d’Archéologie de l’université a commencé des fouilles dans le parc national de la Cité de David, mais elles ont été temporairement interrompues en raison de la pluie et elles devraient reprendre dans les prochains jours.

En octobre, Ha’aretz révélait que l’université et l’Autorité des antiquités d’Israël (IAA) avaient signé un contrat en vertu duquel l’Autorité financerait les fouilles dans la partie basse du parc national, fouilles qui seraient effectuées par le Dr Yuval Gadot, chercheur à l’université de Tel Aviv.

Comme pour les autres fouilles de l’IAA dans la Cité de David, celles-ci seront financées par l’Elad, bien que celle-ci ne soit pas signataire au contrat.

« Les fouilles dans la zone se font sous la haute surveillance de la police des frontières et d’une société de sécurité privée, un fait qui ne fait qu’ajouter à la friction avec les habitants du village » déclare la pétition. « Ce qui est en cause ici, c’est un partenariat avec une organisation politique radicale et donc de se prononcer de facto sur une question très controversée, tant politiquement que moralement. Ce faisant, l’université accorde à l’ONG la reconnaissance professionnelle qu’elle souhaite, et que les institutions universitaires en Israël et à l’étranger lui ont toujours refusée jusqu’à présent. »

Les organisateurs de la pétition se sont dits préoccupés par le fait que les fouilles pourraient venir à l’appui de ceux qui soutiennent un boycott contre les universités israéliennes.

« L’université de Tel Aviv causerait des dommages incommensurables au milieu universitaire en général et à nos efforts désespérés pour échapper au mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël en particulier » a déclaré la professeure Sidra Ezrahi. « Nous sommes déjà en train d’annuler des participations à des conférences et ceci fait en plein le jeu du mouvement BDS. »

Selon les organisateurs de la pétition, cette réaction positive est largement partagée par des personnalités de premier plan, généralement reconnues comme des sympathisants d’Israël. Jusqu’ici, 87 universitaires ont signé la pétition, dont la professeure d’histoire Natalie Davies, le professeur chercheur en sexologie Joan Wallach Scott, et la professeure Susannah Heschel, universitaire en études juives, ainsi que la fille du rabbin Abraham Joshua Heshel.

L’université de Tel Aviv a répondu que la « zone concernée pour les fouilles était située loin des habitations de Silwan. Les fouilles seront réalisées en utilisant des méthodes scientifiques modernes, et avec les plus hautes normes professionnelles, avec une attention particulière pour l’éthique professionnelle. Dans les fouilles, une grande attention sera portée sur les besoins de ceux qui vivent à proximité et les fouilles seront ouvertes aux visites des habitants locaux et des touristes. En dehors d’une coopération et d’une surveillance professionnelle assurées par l’Autorité des Antiquités d’Israël, comme l’exige la loi, aucune directive d’une autre organisation ne sera acceptée, et il n’y aura aucune supervision par aucun autre groupe des fouilles de l’université de Tel Aviv. »

Elad a déclaré : « Les fouilles archéologiques dans la Cité de David ont cours depuis plus de 150 ans. L’Autorité des antiquités d’Israël opère dans le cadre de la loi relative à l’Autorité des antiquités 5749-1989, et elle est l’organisme désigné pour faire appliquer la loi et superviser les fouilles dans la Cité de David.

« Elad accueille toute organisation intéressée pour exposer l’histoire de l’antique Jérusalem et enrichir les recherches et le savoir universitaires sur le sujet. La cité de David est un site patrimonial national et mondial de premier ordre, comme l’a déclaré la juge de la Cour suprême Edna Arbel : « La Cité de David relate l’histoire de Jérusalem sur des milliers d’années, comme on peut le déduire de l’étude de la Bible hébraïque… L’importance de la révélation des secrets de la Cité de David est à la fois nationale et internationale.«  »

25 décembre 2012 – Ha’aretz/anglaisHa’aretz/hébreu – traduction de l’anglais : Info-Palestine/JPP

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