Nous appelons à une pression renouvelée en faveur de sanctions légales et ciblées à l’échelle mondiale.
Depuis l’annonce du « cessez-le-feu » en octobre dernier, une forme moins visible de génocide se déroule. En violation totale des conditions convenues pour la première phase du plan Trump orchestré par Israël, les forces d’occupation illégales israéliennes ont assassiné au moins 442 Palestinien·nes à Gaza depuis le 9 octobre. Israël continue de tirer sur les Palestinien·nes, même dans la « zone de sécurité » supposée, tout en poursuivant le siège criminel de Gaza, empêchant l’acheminement de produits de première nécessité tels que la nourriture et les médicaments. Et le passage de Rafah à Gaza reste fermé. Israël a violé le « cessez-le-feu » presque quotidiennement, avec plus de 1 190 violations au total.
Le plan étasuno-israélien en 20 points viole clairement les principes les plus fondamentaux du droit international, notamment : la Convention sur le génocide, la Convention sur l’apartheid, les Conventions de Genève et la Charte des Nations unies. Grâce à ce plan, les États-Unis et Israël espèrent réaliser ce que leur génocide n’a pas réussi à faire jusqu’à présent : le nettoyage ethnique des Palestinien·nes de Gaza. Ce plan vise également de façon explicite à réprimer toute forme de résistance palestinienne au régime colonial israélien, en créant des camps de concentration contrôlés par une « Force internationale de stabilisation » (ISF) et Israël.
Israël et les États-Unis, partenaires à part entière dans ce génocide, ont utilisé le soi-disant cessez-le-feu pour tenter de sauver le régime d’apartheid israélien d’une spirale descendante, de blanchir son image mondiale et d’étouffer l’indignation internationale. Il vise à faire disparaître les Palestinien·nes des gros titres, à affaiblir les appels au boycott et aux sanctions, et à minimiser l’urgence de notre lutte. Une nouvelle phase du plan de « cessez-le-feu » n’arrêtera pas le génocide israélien des Palestinien·nes. Seule une véritable responsabilisation le fera. Tous les indicateurs montrent que les campagnes de pression s’intensifient : cinq États européens se sont retirés de l’Eurovision, McDonald’s a perdu plus de 7 milliards de dollars de revenus en raison des boycotts mondiaux, et la Colombie a promulgué une interdiction totale des exportations de charbon vers Israël et des importations d’armes en provenance d’Israël.
Le « cessez-le-feu » n’a pas réussi à servir de paravent aux brutalités continues d’Israël, à son agression militaire dans toute la région et au génocide à Gaza.
Le mouvement BDS appelle à faire pression sur tous les États pour qu’ils :
- Mobilisent l’opposition au sein de tous les organes de l’ONU afin de s’opposer au plan illégal Trump-Netanyahu et d’expulser le régime d’apartheid israélien de l’ONU et de toutes les instances internationales ;
- Tiennent Israël et ses complices responsables du génocide et du régime sous-jacent d’occupation militaire illégale et d’apartheid par le biais de sanctions légales et ciblées ;
- Fassent respecter le droit international, en particulier le droit du peuple palestinien à l’autodétermination, et agir conformément à leurs obligations légales pour prévenir, mettre fin, et s’abstenir de toute reconnaissance ou assistance aux crimes atroces israéliens ; et
- Rejoignent et renforcent le Groupe de La Haye et toutes les autres initiatives visant à faire respecter le droit international.
Le mouvement BDS appelle toutes les personnes de conscience à : intensifier les campagnes BDS, redoubler d’efforts pour obtenir des sanctions légales et ciblées à l’échelle mondiale ; et intensifier la pression populaire pour lutter contre l’agression étasunienne et israélienne partout dans le monde, de Gaza au Venezuela.
Libérer la Palestine, c’est libérer tous les peuples du monde. Intensifions la pression BDS pour isoler davantage le régime d’apartheid israélien et pour mettre fin au génocide dès maintenant.