Appel #15
Le 22 janvier dernier, un pétrolier était intercepté par la marine française en Méditerranée et contraint d’accoster au port de Fos-sur-Mer pour être mis « à la disposition de la justice française ».
Ce navire était en effet « soupçonné » de faire partie de la flotte fantôme russe, sous sanction. Cet épisode vient rappeler, une fois de plus, le « deux poids deux mesures » de l’Union européenne et de la France, qui ne manquent pas de leviers économiques et diplomatiques quand elles ont la volonté politique de faire pression sur un État.
Depuis le début du génocide à Gaza, nous alertons, dénonçons et soulignons les multiples manquements au droit international de la France, et exigeons du gouvernement qu’il prenne ses responsabilités pour prévenir le génocide et ne pas se rendre complice des violations des droits humains commises par Israël et divers acteurs à l’encontre du peuple palestinien.
Parmi ces acteurs, la compagnie de transport maritime ZIM joue un rôle majeur en facilitant l’approvisionnement logistique des entreprises d’armement et de l’État israéliens. Elle fait d’ailleurs l’objet d’une plainte en Belgique. Or, chaque semaine, la flotte ZIM emprunte les eaux territoriales françaises et accède aux services portuaires de Fos-sur-Mer et du Havre. Le Contship Era, navire opéré par ZIM, accostait le 23 janvier dernier à Fos-sur-Mer. Le 28 janvier, le MSC Loretta (LMQ) passera par le port du Havre et l’habituel Medkon Perla fera de nouveau étape à Fos-sur-Mer.
Malgré un soi-disant « cessez-le-feu » et l’annonce du passage à la deuxième phase de l’accord avec la mise en place du cynique « Conseil de la Paix », Israël continue de bombarder Gaza. Plus de 400 personnes ont été assassinées directement, sans compter celles et ceux emporté·es par le froid, la faim et la maladie. Les crimes israéliens se poursuivent à travers toute la Palestine : les Palestinien·nes sont confronté·es au nettoyage ethnique, au déplacement forcé, au pillage de leurs ressources naturelles, à une occupation militaire illégale, à l’apartheid et au génocide. Qu’attend la France pour agir ?
En réponse à l’appel des syndicats palestiniens et refusant de participer à la chaine logistique du génocide, des travailleur·ses des ports autour de la Méditerranée se mobilisent depuis des mois. Nous saluons l’appel à la grève transnational lancé par des syndicats de dockers pour le 6 février prochain en Italie, en Grèce, au Maroc, en Turquie et au Pays Basque.
À ce jour, le Syndicat CGT des Ports & Docks de Fos-sur-Mer n’a pas manifesté sa volonté de participer à cette grève.
Nous poursuivons la mobilisation pour que le gouvernement français agisse en tenant enfin compte des obligations morales et légales de la France et mette en place des sanctions à l’encontre d’Israël et des entreprises impliquées dans ses crimes.
NOUS APPELONS À INTERDIRE NOS PORTS À LA FLOTTE ZIM.
#BlockTheBoat #StopGenocideFleet #EmbargoMilitaire.