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Lettre de BDS France Toulouse après les appels à la violence du CRIF

BDS France Toulouse
10bis, rue du Colonel Driant
31000 Toulouse

Toulouse le 25 septembre 2020.

Monsieur le Préfet de la Haute-Garonne
1, place Saint Etienne 31000 Toulouse

Monsieur le Préfet,

Dans un article publié par la Dépêche le 4 juillet 2020, M. Touboul, le représentant local du CRIF, après avoir déclaré : « Il faut rétablir l’autorité de l’État », se livre à une menace directe : « Faut-il attendre que je laisse intervenir les militants de ma communauté pour démonter leur stand [le stand du Collectif Palestine Vaincra] et ainsi caractériser le trouble à l’ordre public ? »

M. Touboul est un habitué de ce type d’interventions, cautionnant à plusieurs reprises les violences de ses amis du CRIF et ennemis de la liberté d’expression. Rien de bien nouveau ! Cette fois-ci il va plus loin en s’en prenant directement à vos services et en vous proposant publiquement de réaliser avec l’aide d’une de ses milices « un trouble à l’ordre public » qui permettrait d’interdire l’expression d’une association solidaire du peuple Palestinien.

Nous voulons attirer votre attention sur les menaces et les incitations à la violence de ce récidiviste qui ne sont pas à prendre à la légère. Dans notre lettre du 29.01.2015 adressée à votre prédécesseur nous écrivions :

« Samedi 17 janvier 2015, une dizaine d’individus a violemment attaqué des militants de la campagne BDS31 (Boycott Désinvestissement Sanctions) durant une simple distribution de tracts à la sortie du métro Balma-Gramont appelant l’enseigne Auchan à cesser tout commerce avec les entreprises israéliennes. Deux militants ont été blessés, du matériel détruit, des tracts volés, des menaces de mort proférées.

Il est probable que cette attaque provienne de la Ligue de Défense Juive ou d’un groupe proche…

Nous vous demandons, Monsieur le Préfet, au nom de la liberté d’expression, de faire cesser les agissements de ces extrémistes violents. Nous demandons que la volonté politique s’exerce pour identifier les coupables le plus rapidement possible. »

Cette agression date donc de bientôt six ans ! L’enquête de police rondement menée a permis d’identifier les individus du commando, amis du CRIF. Une commission rogatoire a été mise en place fin 2019 « pour violence commise en réunion ». Mais les responsables de cette agression ne sont toujours pas jugés. Dans ce contexte le sentiment d’impunité des amis de M. Touboul ne peut que se renforcer, d’où ses incitations publiques à la violence.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme a reconnu le 11 juin 2020 le boycott comme étant un droit citoyen faisant partie de la liberté d’expression et, sur cette base, elle a condamné la France pour avoir réprimé les militant.e.s de la campagne BDS. Cette décision constitue une défaite cinglante pour le Crif après des années de lobbying pour imposer la criminalisation du BDS.

Nous conclurons avec ces mots du Président de la République le 4 septembre 2020: « Il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un Dieu, parfois avec l’aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d’un groupe. »

Lettre envoyée à M. Le Préfet de la Haute-Garonne le 9 septembre 2020.




Face aux défenseurs d’un régime colonial, raciste et d’apartheid, nous ne nous laisserons pas intimider !

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La Campagne BDS France, le 8 mars 2016

Les amis de l’Etat raciste, colonial et d’apartheid israélien essaient tout ce qu’ils peuvent pour tenter de faire croire que le mouvement BDS serait raciste et/ou illégal pour détourner l’attention de l’opinion publique du sort tragique imposé au peuple palestinien.

Le dimanche 6 mars à Paris lors de la manifestation dans le cadre de la journée internationale de luttes pour les droits des femmes, un incident inédit et grave s’est produit. Des policiers en civil ont observé la manifestation puis interpellé une jeune femme vêtue du T-Shirt « Boycott Israël Apartheid / Justice en Palestine » qu’ils ont conduite au commissariat. Les manifestan-te-s solidaires se sont arrêté-e-s et ont scandé des slogans en soutien à la Campagne BDS jusqu’à ce que Hasna soit relâchée du commissariat. Elle est convoquée le lundi 14 mars à 14H au commissariat rue des Ours au motif : « Provocation à la haine en raison de l’origine par écrit »

En juin 2015, Benyamin Netanyahou a lancé un appel afin de constituer un « large front » et mener la guerre contre BDS. Les dirigeants français, menés par le premier ministre (lui-même se déclarant « éternellement lié à Israël ») se sont depuis lors engagés plus encore dans la répression politique de la Campagne internationale BDS afin de soutenir le criminel de guerre au pouvoir à Tel-Aviv : Cela se traduit entre autre par le vote d’un vœu présenté en Conseil de Paris par le PS, parti de la maire Anne Hidalgo, et LR, pour condamner la campagne BDS et par les intimidations et procès politiques à l’encontre des militants BDS qui appellent au respect du droit international

Le 7 mars, lors du dîner du CRIF ; officine au service de la politique criminelle d’un état qui viole le droit international depuis sa création, le 1er ministre de la France n’a pas hésité à surenchérir « « Et puis (…) il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël» !

Face aux succès grandissants du mouvement BDS dans le monde, qui est un mouvement citoyen, antiraciste et non-violent pour les droits fondamentaux du peuple palestinien, Israël n’a pas d’autre ressource que d’essayer de faire interdire BDS pour cause d’antisémitisme.

Mais aujourd’hui la grande majorité de l’opinion publique ne se laisse plus embarquer dans l’ignoble chantage à l’antisémitisme, et de plus en plus de Juifs ont rallié la Campagne BDS. Coloniser un pays, écraser le peuple autochtone, le pousser à bout et lui imposer un régime d’apartheid au nom des Juifs du monde entier, qui se risque à contester que cela ne peut que favoriser l’antisémitisme ?

Nous rappelons, au 1er Ministre, au Ministre de l’intérieur ainsi qu’au Ministre de la Justice, le courrier en date du 20 novembre 2015 adressé à Mme Taubira alors Ministre de la Justice par Jean-Jacques Urvoas, Président de la Commission des Lois et député du Finistère, membre du Parti Socialiste :

Aujourd’hui, Les politiciens qui soutiennent le régime israélien d’apartheid sont à court d’arguments : ils amalgament l’antisionisme avec l’antisémitisme et le terrorisme, ils prennent les juifs du monde entier en otage, voulant obstinément en faire les complices des crimes de guerre et d’apartheid d’un état qui leur est étranger. Ils osent prétendre que BDS est illégal mais cautionnent les violations constantes du droit international et des droits humains par l’état israélien.

Nous ne plierons pas, BDS continuera, nous resterons aux côtés du peuple palestinien et des anticolonialistes israéliens jusqu’à ce que les 3 objectifs de la campagne BDS soient réalisés : mettre fin à la colonisation, à l’occupation et démanteler le mur, gagner l’égalité des droits des Palestiniens d’Israël, et appliquer la résolution 194 de l’O.N.U. sur le droit au retour des réfugiés palestiniens.

www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr




Procès de Perpignan : soutien et mobilisation

Compte rendu du procès des militants BDS à Perpignan, 20 juin 2012

Les militants BDS étaient nombreux à venir soutenir lors de leur procès Bernard, Jeanne et Yamina, militants de la campagne poursuivis par des plaignants tels que le « Bureau National de Vigilance contre l’Antisémitisme » (BNVCA) pour « provocation à la discrimination, à la haine ou à la violence » parce qu’ils ont participé il y a plusieurs années dans une grande surface à une action pacifique de sensibilisation au boycott des produits provenant d’Israël.

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Le procès a porté sur les enjeux politiques de cette inculpation dont la France a l’apanage, les militants ailleurs bénéficiant de leur liberté d’expression pour dénoncer la politique d’un Etat et appeler à sa mise au ban tout comme l’Afrique du Sud de l’Apartheid par exemple. Il n’y a aussi qu’en France qu’une ministre de l’intérieur, en l’occurrence Michèle Alliot-Marie a pu satisfaire la demande d’un lobby tel le Conseil représentatif des institutions juives de France (Crif) en donnant l’instruction au parquet de poursuivre en justice les militant-e-s de la Campagne BDS (circulaire toujours pas retirée par la garde des sceaux actuelle Christiane Taubira

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Sont intervenus comme témoins Paul Alliès (dont le témoignage peut être lu ici: http://blogs.mediapart.fr/blog/paul-allies/210613/boycott-et-critique-de-la-politique-israelienne , André Rosevègue de l’Union Juive Française pour la Paix et Michel Warchawski venu spécialement de Jérusalem, qui ont tous les trois faites de très bonnes et complémentaires interventions. Michel Warchawski a notamment rappelé, en défendant la Campagne BDS, qu’il avait reçu le prix des droits de l’Homme des mains de Christiane Taubira.

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Les plaignants ont expliqué qu’ils ne représentaient pas Israël, mais que la campagne BDS incitait à des actes antisémites en France. Ils se sont bien gardés d’en apporter le début d’un élément de preuve.

A l’agacement des avocats des officines sionistes, de nombreuses prises de parole se sont succédées  pendant l’après-midi au pied du tribunal, prononcées par des associations nationales ou locales, des témoins ou des accusés. Les animations autour du stand de la campagne BDS et d’autres stands du mouvement de solidarité ont sensibilisé un large public. Nous avons la conviction que la campagne BDS et les droits des Palestiniens vaincront !

Malaise chez les plaignants quand le procureur a demandé finalement… une condamnation minimale.Ce que nous voulons nous, c’est l’acquittement!

Le délibéré sera rendu le 14 août à 14h.

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