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29/03/26

Le blocage des transferts d’armes est un moyen pacifique pour affaiblir le génocide

BDS France et ses partenaires, SAI 13, les collectifs Palestine du bassin ouest de Marseille, les syndicalistes 13 pour la Palestine, BDS Italia et les dockers du syndicat CALP, ont organisé une projection et un débat autour de la mobilisation exemplaire des dockers de tous les ports italiens, contre les transferts d’armes.

Il est important de noter qu’Israël est en manque de munitions et se plaint du manque de livraison, ce qui a un impact direct sur ses ambitions d’élimination physique des Gazaouis, sur son plan colonial et son plan du Grand Israël.

Israël dans ses bombardements de masse (sans distinction de cibles), et ses guerres d’agression des pays voisins a épuisé son stock d’armes et de munitions. Israël fait usage de l’IA pour cibler les victimes sans prendre en compte les dommages collatéraux, et l’IA fait des erreurs de calcul et d’appréciation (exemple: le programme Lavander, Où est papa?).

Dans le Financial Times, Netanyahu déclare : « nous avons besoin de trois choses de la part des États-Unis : des munitions, des munitions, des munitions ».

Le manque de munitions a poussé Israël non pas à arrêter les bombardements massifs mais à utiliser des munitions périmées, comme révélé dans Haaretz.

Israël dépend à jamais des livraisons d’armes, et c’est pour cette raison que la société civile se mobilise au niveau des pays des ports de ravitaillement, pour alerter, dénoncer et bloquer ces transferts. C’est un geste pacifique qui exige l’application du droit international et peut affaiblir l’intensité des massacres et du génocide.

L’article du TCA (Traité du Commerce des Armes) concernant les interdictions des transferts d’armes est clair, pourtant il n’est pas appliqué par la majorité des pays signataires.

La société civile se mobilise, nous avons des leviers et des moyens légaux pour agir. Les dockers italiens ont expliqué au public, vendredi 27 mars, que la clause de conscience est plus forte que les intérêts économiques et personnels et qu’elle est en accord avec le droit international et que, bien entendu, elle dépasse les idéaux politiques.

Le public a été sensibilisé et a compris que nous avons tou·tes les moyens d’agir, la passivité n’est pas une option.

Les dockers italiens ont partagé avec le public les difficultés qu’ils subissent tous les jours par rapport à leur engagements humains et moraux : « Nous défendons la vie, non à la guerre et non à la guerre » clame un des dockers.

Nous manifestons notre soutien infaillible à tous les dockers du monde qui se mobilisent pour casser la chaine logistique qui approvisionne les guerres et le génocide en cours.

La société civile est engagée au nom du droit international et au nom de leur humanité. Un réseau international est actif pour dénoncer tout type de transferts qui alimente le génocide.

Les gouvernements doivent agir avec la société civile.

Nous exigeons l’arrêt de tout transbordement, courtage, vente et transfert d’armes et de biens à double usage à Israël. Nous demandons l’expulsion de tous les navires et les armateurs qui ont contribué et continuent à contribuer à approvisionner le génocide.

Nous exigeons le refus d’accès aux services portuaires des ports français à ZIM, à toute sa flotte et à les navires mobilisés pour ses routes maritimes.

Nous exigeons l’application du droit International et des sanctions envers Israël.