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Procès BDS du 17 juin 2011 : une heureuse clarification !

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– par sa durée : de 15h30 à minuit et demie !,
– par son contenu politique,
– par la qualité des intervenants soutenant le BDS,
– et aussi par ce qu’il a constitué la première véritable brèche dans l’exception française qui permet à des officines soutenant la politique de l’Etat d’Israël de poursuivre avec l’appui du gouvernement les militants BDS en les accusant d’antisémitisme.
 
Le procès d’Alima Boumedienne, sénatrice, et d’Omar Slaouti à Pontoise en octobre 2010 s’était certes soldé par un non-lieu, mais ce non lieu s’appuyait sur des vices de procédure, évitant ainsi au juge de se prononcer quant au fond.
Certes aussi, plusieurs autres procès, dont ceux de Perpignan, Mulhouse et Bobigny sont suspendus, en attente de la réponse de la Cour de cassation et du Conseil constitutionnel à la « Question Prioritaire de Constitutionnalité » (QPC)
Mais cette fois, un vent nouveau a soufflé dans un tribunal : les défenseurs de BDS ont pu s’exprimer librement et longuement, et ont été écouté attentivement par le juge, qui n’a pas cherché à fuir les questions de fond.
Maitre Comte a bien conduit sa plaidoirie et parmi les témoins, Alain Krivine a rappelé que lors d’élections nationales le NPA avait fait imprimer des dizaines de millions de professions de foi appelant à BDS, Hajo Mayer et Liliana Cordova ont expliqué que ce sont leurs parcours en tant que Juifs qui les ont convaincu de la nécessité de s’engager dans BDS, Omar Alsoumi a affiché son devoir moral de dire la vérité aux jeunes des quartiers populaires sur la politique d’Israël et la situation du peuple palestinien, etc
La vidéo de l’action d’Evry a été visionnée, ainsi qu’une déclaration de Stéphane Hessel et d’Elisabeth Guigou.
Maître Goldnadel, l’un des avocats de la partie civile, a demandé continuellement aux intervenants pourquoi ils ne boycottaient pas la Chine ou le Sri Lanka et ce qu’ils pensaient du Hamas, et le juge lui répondait que les témoins avaient répondu clairement à ces questions.
Le verdict sera rendu le 8 juillet.

Nous ne pouvons pas préjuger du résultat, mais pouvons déjà saluer la position de la procureuse qui, refusant de s’aligner sur les vives recommandations gouvernementales, s’en remet à l’appréciation du tribunal.
Ce procès reflète le développement de BDS dans l’opinion publique.

Les prochains procès seront celui des militants de Perpignan renvoyé à septembre et celui des militants de Mulhouse renvoyé au 17 novembre. La décision après le pourvoi en cassation de Sakina Arnaud à Bordeaux est encore en attente.
En attendant, sans hésiter et confiants dans cette cause, nous continuons à nous investir dans BDS jusqu’à ce qu’Israël respecte le droit international.

La Campagne BDS France

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