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Des citoyens israéliens au Conseil de Paris – Ne réduisez pas au silence la liberté de parole à Paris

Aux membres du Conseil de Paris

Nous sommes un groupe de citoyens israéliens.

Depuis près de 68 ans, les gouvernements israéliens successifs ont mis en œuvre des politiques fondées sur la discrimination ethnique et le suprématisme. L’État d’Israël a volé la plupart des terres appartenant à des citoyens palestiniens d’Israël et à des réfugiés palestiniens qui ont subi le nettoyage ethnique israélien de 1948. Le gouvernement israélien a établi un système brutal d’apartheid en Cisjordanie. Dans ce système, des citoyens israéliens privilégiés vivent dans des colonies israéliennes illégales, tandis que des millions de Palestiniens se voient refuser les droits les plus élémentaires sous ce même régime israélien?

Nous sommes opposés à la politique de notre gouvernement, de racisme, d’occupation et d’apartheid. Nous en sommes venus à la conclusion qu’une pression internationale doit être faite pour mettre fin à cette politique. Aussi nous soutenons l’appel de la société civile palestinienne au boycott, au désinvestissement et aux sanctions (BDS) envers Israël (1).

L’appel BDS comprend le boycott de la propagande israélienne dans le champ académique, de la culture et des arts (2). Le gouvernement de l’Afrique du Sud de l’apartheid a investi beaucoup d’argent pour dissimuler les crimes d’apartheid atroces du pays en envoyant des artistes à l’étranger. Le gouvernement israélien fait de même: le ministre des affaires étrangères finance des déplacements d’artistes à l’étranger. Leurs prestations ne sont pas des événements purement artistiques, mais de la propagande pour un régime d’oppression.
Ainsi, par exemple, quand des citoyens français protestent contre la performance du ballet israélien Batsheva financé par le ministère israélien des affaires étrangères, ils exercent leur droit à la liberté de parole, ils s’expriment contre la propagande du gouvernement  et ils ont tout notre soutien.

Dans un rapport qui fait date, le mois dernier, Human Rights Watch a appelé tous les groupes économiques à cesser leurs activités dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, y compris Jérusalem (3). Une institution sud-africaine a pris cette semaine une décision importante en refusant une conférence sur le thème de l’eau organisée en coopération avec le ministère israélien des affaires étrangères (4).

Les institutions politiques françaises semblent avoir choisi de se tenir du mauvais côté de l’histoire et de plus en plus de gens dans le monde s’en aperçoivent. Par exemple, ce mois-ci, nous avons eu la surprise d’apprendre que le gouvernement français apporte un soutien notoire à une entreprise israélienne, Shufersal, qui profite des colonies bâties sur des terres palestiniennes et syriennes en violation du droit international (5).

Et maintenant nous assistons à une tentative d’institutions française s de Paris de faire taire des citoyens français courageux et conscients, qui se dressent pour les droits humains des Palestiniens et qui se font les avocats de sanctions contre les crimes d’Israël. Nous suivons l’évolution de la situation politique en France et sommes pleinement solidaires de nos amis français.

Nous appelons le Conseil de Paris à s’abstenir d’imposer des mesures draconiennes et antidémocratiques, au service de l’apartheid israélien, dans le but de faire taire des militants à Paris.

Sincèrement

Soutien de l’intérieur à l’appel palestinien BDS (citoyens d’Israël pour BDS)




Des citoyens israéliens condamnent l’appui du gouvernement français aux colonies et à l’occupation israéliennes

FÉVRIER 2016

Nous sommes des citoyens israéliens opposés à la politique raciste d’occupation et d’apartheid de notre gouvernement. Nous avons eu la surprise d’apprendre que le gouvernement français apporte un soutien notoire à une entreprise qui profite des colonies bâties sur des terres palestiniennes et syriennes en violation du droit international. Ce mois-ci, la plus grosse chaîne de supermarchés d’Israël, Shufersal, sponsorise « So French So Food – un festival de senteurs et de saveurs de France ». L’événement est co organisé par l’Institut Français, la branche culturelle du gouvernement français et Shufersal est aussi sponsorisé par la ville de Toulouse. La communication et l’affichage des magasins de Shufersal pour « So French So Food » indiquent que la campagne est menée « en partenariat avec l’Ambassade de France ».

Shufersal donne une liste de magasins situés en Cisjordanie dans les colonies d’Ariel, de Maale Adoumim, de Gilo et dans le bloc du Goush Etzion. Nous venons nous-mêmes de visiter ces points de ventes dans une colonie israélienne illégale et nous avons pu vérifier.

De plus, selon le groupe de recherche Who Profits (Qui profite), une des chaînes de supérettes de Shufersal, Yesh, a elle-même des points de vente dans un certain nombre d’autres colonies. Et par dessous tout, Shufersal distribue aussi des produits fabriqués dans des colonies de Cisjordanie sous sa propre marque. Il y a là des produits des colonies de Imanuel, Mishor-Adoumim, et de la zone industrielle de Barkan. En mai 2015, Shufersal a lancé sa propre ligne de produits laitiers de marque qui sont fabriqués dans une colonie des hauteurs du Golan syrien occupé par Israël, d’après Who Profits. En accompagnant cette initiative, le gouvernement français approuve et stimule les profits d’une entreprise qui a une activité extensive dans les colonies illégales de Cisjordanie et du plateau du Golan syrien.

Depuis près de 68 ans, les gouvernements israéliens successifs ont mis en œuvre des politiques fondées sur la discrimination ethnique et le suprématisme. L’État d’Israël a volé la plupart des terres appartenant à des citoyens palestiniens d’Israël et à des réfugiés palestiniens qui ont subi le nettoyage ethnique israélien de 1948. Le gouvernement israélien a établi un système brutal d’apartheid en Cisjordanie. Dans ce système, des citoyens israéliens privilégiés vivent dans des colonies israéliennes illégales, tandis que des millions de Palestiniens se voient refuser les droits les plus élémentaires. Un responsable français a envoyé un commentaire à l’Intifada Électronique (1) disant que « le partenariat entre l’Ambassade de France en Israël et Shufersal ne concerne que la promotion, en Israël, de produits français et de notre gastronomie, à l’occasion de la semaine de la gastronomie française… Il ne concerne certainement pas un soutien à la colonisation, un sujet sur lequel la position française est claire et permanente ». Cette politique est extrêmement hypocrite. Une fois de plus le gouvernement français a une pratique malhonnête dans le traitement de l’occupation israélienne et de l’apartheid. Tout en prétendant respecter le droit international et les droits humains, le gouvernement français légitime le régime raciste d’Israël, en particulier la colonisation israélienne de la Cisjordanie et sa politique de construction de colonies. En 2014, la France a averti ses citoyens et les entreprises de ne pas avoir des activités économiques dans les colonies israéliennes des territoires occupés. Le gouvernement a dit que des entreprises pouvaient encourir des poursuites en lien avec « la terre, l’eau, les ressources minérales et d’autres ressources » et encourir également des « risques de réputation ». Comment cet avertissement peut-il être concilié avec l’implication du gouvernement français dans le festival « So French So Food » en cours ? Human Rights Watch a appelé le mois dernier, dans un rapport déterminant, tous les groupes économiques à mettre totalement fin à leurs activités économiques dans les colonies israéliennes de Cisjordanie occupée, Jérusalem comprise. Le gouvernement français semble avoir choisi de se tenir du mauvais côté de l’histoire et de plus en plus de gens dans le monde s’en rendent compte. Enfin, nous ne pouvons faire autrement que de mentionner les tentatives grotesques du gouvernement français pour faire taire les citoyens français courageux et consciencieux qui s’expriment publiquement sur les droits humains des Palestiniens. Nous suivons l’évolution de la situation politique en France et nous sommes totalement solidaires de ces militants français.

Sincèrement

Boycott! Soutien de l’intérieur à l’appel palestinien BDS

(citoyens israéliens pour BDS)

(1)https://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/french-government-partners-israeli-settlement-profiteer

Traduction SF pour BDS France




De la part de citoyens israéliens : Matisyahu n’a pas sa place dans un Festival pour les droits de l’Homme !

A ceux que cela concerne,

Nous sommes des citoyens d’Israël, y compris des Juifs et des descendants de survivants de l’Holocauste. En tant que militants opposés à la politique israélienne de racisme, d’occupation et d’apartheid, nous croyons que tout artiste qui soutient et souscrit publiquement à cette politique n’a pas sa place dans un festival des droits de l’Homme.

Nous aimerions exprimer notre soutien à la demande d’annulation du concert de Matisyahu au Festival Rototom Sunsplash.

Comme personne et comme chanteur, Matisyahu a exprimé à diverses occasions ses opinions politiques haineuses et racistes en soutien de la politique d’Israël. Matisyahu s’est produit chez les Amis des collecteurs de fonds des FDI, à la convention de l’AIPAC, et il a aussi chanté pour l’organisation du campus pro-sioniste de la droite raciste et extrémiste Chloe Valdary.

Se produire dans ces événements témoigne d’un soutien évident à leur programme politique. Et en plus, Matisyahu a exprimé ses opinions en public, soutenant la politique d’apartheid d’Israël et ses violations de la législation internationale et des droits de l’Homme.

C’est pourquoi des citoyens espagnols de conscience se sont opposés à sa participation à un festival qui promeut les droits de l’Homme et combat le racisme, et nous rejoignons ces citoyens espagnols dans leur appel !

Malheureusement, encore une fois, il existe des tentatives pour faire taire les voix de citoyens de conscience à travers le monde avec des allégations d’antisémitisme.

Toute tentative de qualifier ceci d' »antisémite » est une simplification et un amoindrissement de l’antisémitisme et de ses atrocités. Nous nous opposons fermement à l’instrumentalisation de l’antisémitisme pour blanchir la politique d’Israël et légitimer ses supporters extrémistes.

Ceux d’entre nous qui sont des descendants des survivants de l’Holocauste souhaiteraient souligner le point suivant : La leçon à tirer de l’histoire de l’antisémitisme et de l’Holocauste devrait être « Jamais plus pour Personne ». Ce qui veut dire que le monde devrait s’unir pour s’opposer aux crimes commis depuis 67 ans par Israël contre le peuple palestinien. Ceux qui soutiennent de tels crimes ne défendent pas la paix et n’ont pas leur place au Festival Rototom qui célèbre la paix et l’égalité des droits.

 

Sincèrement,

Maya Ober

Renen Raz

Ofer Neiman

Michal Sapir

Tali Shapiro

Kobi Snitz

Einat Weizman

Wardit Shalfy

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Tel Aviv sur Seine : des citoyens israéliens demandent l’annulation à la mairie de Paris

Nous sommes des citoyens israéliens qui militons contre la politique de racisme, d’occupation et d’apartheid de notre gouvernement. Un an plus tôt, presque deux mille personnes ont été massacrées par l’armée israélienne à Gaza, dont 500 enfants. Quatre garçons de Gaza ont été déchiquetés par des missiles alors qu’ils jouaient au football sur la plage de Gaza.

Le massacre de Gaza par les Israéliens a été orchestré depuis le centre de Tel Aviv dans le complexe ‘Kyria’ où sont situés le Ministère de la Défense et le Commandement Général des FDI. Qui plus est, la majeure partie de l’industrie militaire high-tech d’Israël qui développe les armes utilisées contre les civils palestiniens et les enfants palestiniens se trouve à Tel Aviv.

Des exemples de propagande tels que ce « Tel Aviv plage » sur la Seine ont pour but de blanchir les crimes de l’an dernier de notre gouvernement et de fournir un soutien politique à ceux qui sont en cours.

Nous exhortons la municipalité de Paris à annuler immédiatement ce honteux événement.

Source : http://boycottisrael.info/node/233


Israeli citizens against “Tel Aviv on the Seine”

We are Israeli citizens, active against our government’s policies of racism, occupation, and Apartheid. One year ago, nearly two thousand people were massacred by the Israeli army in Gaza, including 500 children. Four boys in Gaza were torn apart by Israeli missiles as they were playing football on the beach in Gaza.The Israeli massacre in Gaza was orchestrated from the middle of Tel Aviv, at the ‘Kirya’ compound, where the Ministry of Defense and the IDF General Command are situated. Moreover, most of Israel’s military hi-tech industry, developing the weapons used against Palestinian civilians and Palestinian children, is based in Tel Aviv.Propaganda events such as this « Tel Aviv Beach » on the Seine are intended to whitewash our government’s last year’s crimes last year, and provide political support for its ongoing ones.We call on the Municipality of Paris to cancel this shameful event immediately.

Boycott! Supporting the Palestinian BDS Call from Within
http://boycottisrael.info/



De la part de citoyens israéliens à la FIFA : Sortez le carton rouge contre Israël maintenant !

Mai 2015

A ceux que cela peut concerner,

Nous sommes des citoyens israéliens qui militent contre la politique raciste, d’occupation et d’apartheid de notre gouvernement. Alors que s’ouvre le Congrès de la FIFA, nous aimerions déclarer clairement : l’apartheid israélien, tout comme l’apartheid sud-africain à l’époque, n’a pas sa place dans le football international !

Les crimes de notre gouvernement contre le peuple palestinien sont constants. L’Association du Football Israélien (IFA) est une institution sponsorisée par l’État, et qui plus est, elle est directement complice de ces crimes.

De nombreux rapports ont illustré la façon dont Israël détruit les vies d’athlètes palestiniens et leurs infrastructures sportives. Nous savons aussi qu’Israël autorise les équipes des colonies israéliennes illégales de Cisjordanie occupée à faire partie de ses ligues.

Des analystes israéliens admettent qu’il faut exercer des pressions pour changer l’horrible réalité dont nous sommes témoins ici.

Par exemple, le journaliste israélien Gideon Levy fait observer : « Un interdit sur le football ne tue personne. Un boycott ne répand pas de sang. C’est une arme légitime pour asseoir la justice et faire appliquer le droit international. »

(http://www.haaretz.com/opinion/.premium-1.656746)

Uzi Dann, rédacteur spécialisé en sport international au journal israélien Haaretz, a dit le 18 avril 2014 : « D’après mon expérience, seules des menaces et des pressions obligeront le gouvernement israélien à prendre des mesures. »

(http://www.aljazeera.com/football/2014/04/should-israel-be-kicked-out-fifa-20144188948651966.html)

Le temps est venu pour notre gouvernement de cesser de bombarder des stades, d’emprisonner des footballeurs, de tirer sur des joueurs, et d’annexer les colonies israéliennes dans ses ligues sportives.

En tant que citoyens israéliens, nous en appelons à vous : Sortez le carton rouge contre Israël maintenant !

Sincèrement, de la part de Boycott ! Soutien à l’Appel BDS palestinien de l’Intérieur ( http://boycottisrael.info/))

 

Noa Abend
Ronnie Barkan
Ofra Ben-Artzi
Dr. Uri Davis
Eran Efrati
Rami Elhanan
Shir Hever
Dr. Anat Matar
Ofer Neiman
Herzl Schubert
Yonathan Shapira
Prof. Eyal Sivan – cinéaste
Amir Terkel
Roni Terkel
Sahar Vardi
Maya Wind

Traduction : J. Ch. pour l’Agence Média Palestine




Lettre de citoyens israéliens contre le Salon d’Automne à Tel-Aviv

Septembre 2014

A : M. Noël Coret. Président du Salon d’Automne

 

Nous sommes des citoyens israéliens agissant contre la politique raciste, d’apartheid et d’occupation de notre gouvernement contre le peuple palestinien. Particulièrement, plusieurs d’entre nous ont une grande expérience dans la campagne contre la colonisation israélienne illégale et la politique de construction de colonies dans la Cisjordanie occupée.

Nous avons reçu des informations non confirmées selon lesquelles une coopération est planifiée pour Tel-Aviv entre le Salon d’Automne et le gouvernement israélien. Nous souhaitons expliquer pourquoi cette coopération est une erreur.

En tant que militants israéliens nous appartenons à une petite minorité qui manifeste, publie des rapports et condamne les crimes de notre gouvernement. Cependant ceci en lui-même ne suffit pas : les longues décennies de politiques racistes de notre gouvernement nous ont conduits à la conclusion que pour mettre fin à ces crimes, les institutions complices qui profitent de ces politiques doivent faire face à des sanctions.

Le gouvernement israélien et la municipalité de Tel-Aviv travaillent ardemment pour promouvoir Israël en tant que démocratie éclairée, couvrant ainsi la nature du régime en place. En particulier, il existe une campagne spécifique pour labelliser Tel-Aviv comme un endroit « cool » que les gens devraient visiter. Par exemple :
“Une partie de cela tient au fait que les bureaux du Ministre des Affaires Etrangères et du Ministre du Tourisme utilisent Tel-Aviv comme une ville qui montre un Israël différent, sans guerre, sans politique, sans Intifada mais culturel, avec une vie nocturne, des jeunes et des plages. Nous sommes l’outil des relations publiques pour tout l’Etat. »

Gidi Schmerling. Porte-parole de la municipalité de Tel-Aviv.
(http://pulsemedia.org/2012/07/24/boycotting-the-white-city-good-for-tel-avivians/)

Cependant, Tel-Aviv est le centre financier de l’économie israélienne d’apartheid. Des évènements artistiques internationaux à Tel-Aviv aident le gouvernement israélien à perpétuer ses projets d’occupation et de colonisation. De plus, l’histoire même de Tel-Aviv – Jaffa (le nom complet de la ville) contient l’histoire de l’épuration ethnique de la Palestine de 1948.

« Jaffa était la plus grande ville de la Palestine historique pendant les années du mandat britannique, avec une population de plus de 80 000 palestiniens, en plus des 40 000 personnes vivant dans les villes et villages de son voisinage. Durant la période comprise entre la résolution du 29 novembre 1947 de l’ONU sur la partition (UNGA181) et la déclaration de l’établissement de l’Etat d’Israël, les forces militaires sionistes ont déplacé 95% de la population indigène arabe palestinienne. Les réfugiés de Jaffa comptaient pour 15% des réfugiés palestiniens de ces années fatidiques et aujourd’hui ils sont dispersés à travers le monde et toujours interdits de revenir par l’Etat responsable de leur déplacement. »
(http://electronicintifada.net/content/jaffa-eminence-ethnic-cleansing/8088)

En tant que citoyens israéliens profondément concernés par le futur de tous les peuples vivant dans la région, nous croyons que la coopération entre le Salon d’Automne et le gouvernement israélien se fera au prix de millions d’êtres humains, de palestiniens faisant face à l’expropriation, la détention, la torture et même les massacres, comme nous l’avons vu cet été à Gaza.

C’est pour cela que nous appelons les organisateurs du Salon d’Automne à Paris à annuler immédiatement l’invitation.

Nous souhaitons souligner que l’appel BDS (NDT : Boycott – Désinvestissement – Sanctions contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international) concerne les coopérations institutionnelles avec le gouvernement israélien. Les artistes israéliens individuellement, qui ne sont pas complices des crimes de guerre et ne sont pas soutenus par le Ministre israélien des Affaires Etrangères, peuvent être invités à des évènements internationaux.

Nous serons ravis de répondre à toutes vos questions et remarques.

Sincèrement,

« Boycott from within » (« Boycott de l’intérieur »), soutenant l’appel palestinien BDS

http://boycottisrael.info/

Traduction SH pour BDS France




Lettre de « Boycott From Within » (Boycott de l’Intérieur) à l’Orchestre Chabab al Andalous

A l’Orchestre Chabab al Andalous,

Nous sommes des citoyens d’Israël, y compris des Jérusalémites qui sommes actifs contre les politiques de notre gouvernement d’occupation, de colonialisme, d’apartheid et de nettoyage ethnique.

Nous faisons la promotion des droits humains et de la paix depuis de nombreuses années dans notre société.

Nous avons été très déçus d’apprendre que vous participeriez au « Festival des Musiques Sacrées de Jérusalem » qui est sponsorisé par la municipalité de Jérusalem et par « l’autorité du développement » qui dirigent les opérations de nettoyage ethnique contre le peuple palestinien originel de Jérusalem.

L’État d’Israël, via la municipalité de Jérusalem, refuse de reconnaître que Jérusalem-Est est un territoire palestinien occupé quand bien même la Cour Internationale de Justice n’a aucune difficulté à établir ce simple fait [1].

En même temps, Israël et la municipalité de Jérusalem soutiennent une politique explicitement raciste qui inclut sans honte le nettoyage ethnique de la population palestinienne de la ville en lui refusant la résidence [2], la division raciste des zones d’habitat et des politiques de planification [urbaine] , la discrimination dans l’accès aux infrastructures et aux services, les incursions et les arrestations nocturnes des résidents, y compris les cas d’arrestations de nombreux enfants [3].

En plus de l’ancienne muraille de la ville l’État d’Israël a édifié un mur de béton
élevé qui coupe littéralement les faubourgs Est de Jérusalem, séparant les familles entre elles, les enfants de leurs écoles, et les malades des moyens appropriés de se soigner.
Ceux d’entre nous qui vivent à Jérusalem sont témoins de la violence d’État et de la discrimination, qui sont la pratique routinière contre la population palestinienne de la ville.

Par exemple :
+ le jour dit « jour de Jérusalem » des milliers d’Israéliens escortés par la police israélienne défilent dans Jérusalem-Est occupée en scandant « mort aux Arabes » alors que les habitants palestiniens sont forcés de se barricader chez eux [4][5].

+ des dizaines de milliers de Palestiniens de la Jérusalem-Est occupée n’ont pas d’accès a l’eau courante[6].

+ la police israélienne arrache régulièrement des enfants même de 9 ans de leurs lits au milieu de la nuit, les arrête et les maltraitent [7].
+ ces enfants qui sont emprisonnés par Israël peuvent être torturés, souvent transportés vers des centres connus de détention aux limites de la ville [8].

+ La municipalité de Jérusalem et le gouvernement israélien sont constamment en train de détruire des maisons dans la Jérusalem-Est occupée. Ces maisons qui sont construites par des Palestiniens dans leur propre pays. Car les autorités n’accordent que rarement les permis nécessaires de construction, considérant d’office toute construction palestinienne comme illégale et donc destinée à être détruite. Il a été montré que cette pratique sert l’objectif de chasser autant de Palestiniens que possible hors de la cité vers la Cisjordanie [9].
Violations des droits humains : plus rien n’est sacré. Ces pratiques que nous relevons ici ne sont qu’une partie parmi de nombreuses manifestations des politiques d’apartheid qui sont soutenues par Israël contre le peuple palestinien.

Nous vous rappelons qu’il y a seulement quelques semaines, Israël a de nouveau été engagée dans un massacre de masse et dans la destruction au sein de gaza assiégée, et ce pour la troisième fois durant ces 6 dernières années, causant plus de 2000 morts, 11000 blessés et un quart de million de personnes déplacées.

Ces crimes continus d’Israël contre le peuple palestinien – que ce soit à Gaza, en Cisjordanie, à l’intérieur de la ligne d’armistice de 1948 ou en exil – ne sauraient être ignorés.
Nous vous pressons, Orchestre Chabab el Andalous d’annuler votre participation au « Festival des Musiques Sacrées de Jérusalem » et de rejoindre la campagne internationale pour la libération de la Palestine pour l’Égalité, la Liberté et la Justice à Jérusalem et sur toute l’étendue de la Palestine historique.

Sincèrement,

Signé : Boycott ! Nous soutenons de l’intérieur l’appel palestinien du BDS

NOTES
[1] http://www.icj-cij.org/docket/files/131/1677.pdf
[2]http://pcc-jer.org/arabic/Publication/jerusalem_master_plan/JerusalemMasterPlan%20_%20study%20_final.pdf
[3] http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=725896
[4] https://www.youtube.com/watch?v=sGrOZb3WpBU
[5]
http://blogs.forward.com/forward-thinking/199123/go-to-hell-leftist-and-other-jerusalem-day-s/
[6]
http://972mag.com/photos-13-days-without-water-in-east-jerusalem/88497/
[7]
https://www.btselem.org/download/201012_caution_children_ahead_eng.pdf
[8] http://www.abc.net.au/4corners/stories/2014/02/10/3939266.htm
[9] http://www.icahd.org/the-facts




Soirée BDS le 28 juin : Rencontre-Débat avec Ofer Neiman (Boycott from Within) + Concert Dominique GRANGE

Samedi 28 juin 2014, la Campagne BDS France vous invite au CICP à 20h pour une RENCONTRE / DÉBAT avec Ofer NEIMAN, militant de « Boycott From Within », suivie d’un concert de Dominique GRANGE, chanteuse militante, dénonçant les oppressions, tant dans l’hexagone qu’au delà des frontières.
Boycott From Within, (Boycott de l’Intérieur), est une association d’anti-colonialistes juifs et arabes israéliens, mobilisés pour la Campagne BDS.
Ofer NEIMAN présentera les activités de son association, et évoquera l’impact de la Campagne BDS en Israël.
Le débat sera ainsi ouvert avec les participants, s’élargissant notamment sur des questions relatives au développement de la Campagne BDS au niveau International.
Pour conclure cette soirée, Dominique GRANGE nous fera l’honneur de sa présence : elle interprétera pour nous plusieurs chansons extraites de son dernier album, « Notre longue marche », un hymne révolté à la mémoire collective, à l’actualité de nos luttes et de nos espérances sociales. Une magnifique artiste, plus que jamais déterminée à changer le monde « engagée à perpétuité » comme elle se définit elle-même.
Un espace sandwichs et boissons sera bien évidement à votre disposition, ainsi que des tables d’informations avec de la documentation, telles que brochures, 4 pages BDS…etc.
Merci de confirmer votre présence à : rencontre28juin@gmail.com
L’entrée est libre. Venez nombreux-ses!
Adresse CICP : 21ter rue Voltaire 75011 Paris, Métro Rue des boulets (ligne 9)



Israël n’a pas le droit d’être un État d’apartheid, déclare le fondateur de Boycott From Within

Interview réalisé par Adri Nieuwhof, le 28 mai 2014
Source: http://www.pourlapalestine.be

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Ronnie Barkan (à gauche) participe à une action de protestation contre le mur d’Israël en Cisjordanie.
(Anne Paq / ActiveStills)

Ces quelques dernières années, le parlement israélien, la Knesset, a discuté de mesures destinées à criminaliser les activistes qui expriment leur solidarité pour les Palestiniens. Le résultat de ces discussions a été qu’un loi a été adoptée en 2011, autorisant les poursuites contre les Israéliens qui insistent sur un boycott des marchandises ou institutions israéliennes.

Ronnie Barkan est précisément le genre de militant directement visé par cette loi. Il est l’un des membres fondateurs de Boycott from Within (Boycott depuis l’intérieur), un groupe israélien qui soutient activement l’appel palestinien aux boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël.

Barkan était aux Pays-Bas (*) la semaine dernière. Adri Nieuwhof l’a interviewé à Utrecht.

Adri Nieuwhof. Pouvez-vous vous présenter ?

Ronnie Barkan. Je suis un Juif israélien, blanc, masculin, privilégié. Les deux premières caractéristiques sont décidées par la nature, la dernière est du ressort de l’État. Il est important de mentionner que je fais partie des privilégiés. C’est le noyau même de ce dont nous parlons.

L’État d’Israël a été créé sur base d’une épuration ethnique, d’une suprématie ethnique codifiée sous forme de lois. Ce qui a débuté en 1948 s’est poursuivi sous le couvert de lois, afin de priver d’autres personnes de leurs droits.

Je suis aux Pays-Bas dans le cadre d’une tournée européenne traitant principalement de la campagne BDS et visant à encourager les gens à faire des actions. Puisque je fais partie des privilégiés, cela signifie que je puis dire des choses que d’autres personnes ne peuvent pas dire. Par exemple, que les BDS ne visent pas les Israéliens, mais bien l’État d’Israël. Que les BDS ne sont pas antisémites, mais opposés à toutes les formes de racisme, y compris le sionisme. Être privilégié signifie que ma voix est empreinte d’une plus grande signification et responsabilité. Les gens devraient écouter les Palestiniens mais, en tant que personne privilégiée résistant aux côtés des Palestiniens, je dois parler pour les sans voix.

AN. Quelles sont vos principales activités ? Boycott from Within gagne-t-il en ampleur ?

RB. Le plus clair de mon temps passe dans des activités BDS, surtout avec ce petit groupe que nous avons créé, Boycott from Within. Nous ne disons pas aux Palestiniens ce qu’ils doivent faire, nous les soutenons, et nous nous joignons à eux en tant que groupe privilégié. Le groupe permet aux Israéliens d’exprimer leur soutien à l’appel en faveur des BDS. Après que des personnes comme [les universitaires] Ilan Pappe et Tanya Reinhart ont été attaqués personnellement pour leur soutien aux BDS, nous avons décider de fonctionner en tant que groupe. Ce n’est pas une question de nombres. Il est clair que ce que nous cherchons, c’est un consentement et un soutien des activités BDS.

Une autre chose que nous faisons consiste à fournir des informations, puisque nous sommes sur le terrain même et que nous avons accès aux sources en langue hébraïque, afin de soutenir les BDS. Et il s’avère que cela fonctionne bien.

Tertio, nous nous concentrons sur le boycott culturel. Les lignes maîtresses de la PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel – Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël) sont claires. Les artistes israéliens seront boycottés s’ils agissent en tant qu’ambassadeurs d’Israël ou s’ils aident à blanchir l’apartheid israélien. Quand aux artistes se produisant en Israël, nous essayons de les approcher.

Nous leur expliquons qu’il y a une ligne, une limite clairement indiquée et ils choisissent de quel côté de la ligne ils se situent. Leur décision de se produire en Israël est politique et le fait que « la musique est universelle » n’est pas un argument. S’ils choisissent de se produire sous l’apartheid, ils le cautionnent et ils seront utilisés par le régime. Ils peuvent choisir de rester du bon côté de l’histoire et de ne pas se produire.

Je suis très heureux que de tels artistes fassent plus d’effort pour comprendre où ils se situent. Actuellement, en Israël, quand un spectacle est prévu, les médias se posent déjà la question de savoir si les artistes vont se produire.

Le boycott culturel touche un nerf de la société israélienne. Au contraire du boycott des sociétés qui reste très ouvert dans le cadre de 1967 [la Cisjordanie occupée et Gaza]. Il concerne davantage le refus de légitimer l’État d’Israël dans sa forme actuelle. Il attise le débat sur le boycott. En Israël, il y a davantage de discussion, il n’est pas aimé, mais les gens se sentent obligés d’en parler. C’est important.

Avant que les BDS ne soient rendus publics, il était très fréquent de présenter Israël comme la seule démocratie du Moyen-Orient, même si ce n’est pas une démocratie et que ce ne l’a jamais été, et même pas à l’état embryonnaire. IL y a quelques années, les Israéliens et les médias dans le monde entier se sont mis à parler d’Israël comme d’une démocratie ratée. Et, aujourd’hui, dix ans plus tard, [le ministre américain des Affaires étrangères] John Kerry fait état de l’apartheid, quand il parle d’Israël.

C’est extrêmement important. L’apartheid est un crime contre l’humanité et tous les gens et tous les États sont dans l’obligation de combattre ce crime.

AN. Avez-vous des contacts avec des activistes BDS d’autres pays ? Avez-vous des idées pour améliorer la campagne BDS ?

RB. La campagne BDS est décentralisée et la direction palestinienne en établit les lignes maîtresses. Certaines personnes se sont de mauvaises idées en pensant qu’il s’agit de rompre les liens et les communications. Mais nous voyons que c’est le contraire, qui est vrai. Nous continuons à bâtir des ponts, de nouvelles voies de communication avec chaque groupe BDS possible ou avec ses affiliés.

Boycott from Within joue un rôle en réfléchissant sur les activités futures à l’échelle mondiale. Je pense que ce qu’il faudrait, c’est un peu plus de stratégie. Nous avons accompli beaucoup de progrès. Cela a atteint les officiels américains et [le Premier ministre israélien Benjamin] Netanyahu s’est exprimé à ce sujet lors d’une conférence de l’AIPAC [American Israel Public Affairs Committee – Commission américaine sur les Affaires publiques israéliennes].

Puisque nous sommes de taille relativement réduite et que nous sommes assez disparates, notre point fort est de travailler ensemble et de définir des stratégies. Nous devons généraliser la discussion. Quand Scarlett Johansson est entrée dans le royaume des BDS, il a fallu une poignée d’activistes pour la défier, elle et le rôle d’Oxfam. C’est devenu l’un des problèmes les plus sérieux. Quand cela arrive dans les médias américains traditionnels, c’est que nous nous y sommes bien pris. C’est un grand pas en avant.

Je pense que nous pouvons améliorer la campagne BDS en partageant des expériences, des événements qui sont organisés, et partageant des informations.

AN. Certains groupes e-mail le font sur certains sujets, par exemple, dans la mobilisation contre les sociétés qui tirent du profit de l’occupation, comme Veolia et G4S.

RB. Les groupes e-mail sont limités. Si quelqu’un d’Utrecht veut être impliqué, l’information doit être accessible. Cela ne devrait pas dépendre du fait que nous connaissez un ami qui a un ami qui pourrait avoir des informations. Les groupes Facebook peuvent agir comme une plate-forme. Le défi consiste à impliquer sans cesse de nouvelles personnes. Nous devons trouver une manière qui donne la possibilité à un nombre croissant de personnes de participer à la campagne BDS.

AN. Vous êtes objecteur de conscience. Êtes-vous en contact avec d’autres objecteurs de conscience ? Comment pouvons-nous soutenir les objecteurs ?

RB
. Quand j’étais objecteur de conscience, je n’utilisais pas cette terminologie. J’avais juste le sentiment de ne pas vouloir faire partie de l’armée. Quand j’ai été exempté de l’armée, c’était le moment où New Profile (Nouveau profil) a été créé [New Profile est un groupe qui œuvre à la démilitarisation de la société israélienne]. La principale chose qu’il y a lieu de faire est de donner des informations concises plutôt que les informations partiales ou la propagande qui sont disponibles. Et d’agir en tant que réseau de soutien.

Actuellement, il y a deux objecteurs de conscience en prison, un Druze et un Juif orthodoxe. Les objecteurs font un travail admirable en s’opposant à tout ce que représente la société israélienne. Toutefois, je ne pense que que le mouvement aille en croissant. Il y a une poignée de dissidents et c’est tout.

Tous ceux qui parlent de la gauche israélienne ou du camp de la paix, soit mentent, soit sont ignorants. Il n’y a pas de gauche israélienne et il n’y en a jamais eu. Rien qu’une poignée de dissidents.

Mais ce n’est pas qu’une question de nombres. Prendre la parole contre l’oppression est important en soi. Quand la loi anti-BDS a été adoptée, nous avons publié notre déclaration à partir de Boycott from Within. Cela s’appelait « Nous ne resterons pas silencieux » et nous tirions notre inspiration des dissidents allemands de la White Rose Society. Il est important de s’exprimer et de ne pas accorder une seule once de légitimité au projet sioniste en Palestine.

AN. Quelle est votre réponse à ceux qui prétendent que les BDS vont détruire Israël ?

RB. Oui, c’est ce qu’on entend. Si nous insistons sur l’égalité des droits pour tous [l’une des revendications de l’appel aux BDS], cela aboutira à la destruction d’Israël. Cela en dit beaucoup sur cet Israël. Détruire l’apartheid concernait l’apartheid, cela ne parlait pas de détruire l’État qu’était l’Afrique du Sud.

Les BDS soutiennent le combat pour l’égalité des droits. Les BDS s’en prennent au véritable caractère de l’État d’Israël qui s’appuie sur la séparation ethnique et sur la suprématie ethnique. Chaque gouvernement israélien est préoccupé par le maintien de la majorité démographique. Si l’appareil de sécurité de l’État estime que modifier la composition démographique constitue une menace pour la sécurité, qu’est-ce que cela dit ? Cela dit que c’est complètement illégitime.

Quand Netanyahu pose une conditions pour négocier avec Abbas autour de la reconnaissance d’Israël en tant qu’État juif, il s’agit d’une exigence totalement illégale. Aucun pays n’a le droit d’être un État suprémaciste. De la même façon que l’Afrique du Sud ne pouvait être suprémaciste pour les blancs, Israël ne peut l’être pour les Juifs.

Cette pensée ethnique suprémaciste est tellement prédominante que même les organisations prétendument libérales, qui prétendent parler en faveur de la paix et des droits de l’homme, ou qui portent les droits de l’homme dans leur dénomination, ne reconnaîtraient ces droits aux Palestiniens que s’ils n’empiétaient pas sur leurs propres droits ou privilèges.

Ils s’opposeront à l’occupation de 1967, tout en légitimant la nature suprémaciste de l’État d’Israël. Ces organisations ont développé un discours mensonger sur Israël au point d’en faire des œuvres d’art. Elles parlent de la forte base démocratique d’Israël, de combattre pour la démocratie, tout en refusant de dire un seul mot de l’apartheid ou même des réfugiés palestiniens. Elles protégeront les droits des réfugiés de l’Afrique tant qu’aucun réfugié de Palestine ne sera autorisé à rentrer chez lui.

Publié sur The Electronic Intifada le 28 mai 2014. Traduction : JM Flémal.

(*) Ronnie Barkan était également de passage en Belgique et présent à Yella Palestina.

On peut le suivre sur Twitter : @ronnie_barkan

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Adri Nieuwhof est une avocate des Droits de l’Homme, installée en Suisse et collaboratice de l’Electronic Intifadah.




Le boycott s’étend même là où on ne l’attend pas

Des pressions de l’intérieur sur les colonies israéliennes

Isaac Scharf et Aron Heller, Traduction : SF pour BDS France

Associated Press, publié le 13 février 2014 dans Israël News: http://www.ynetnews.com/articles/0,7340,L-4487794,00.html

 

Tandis que le monde entier critique les constructions d’Israël en Cisjordanie, une désapprobation persiste aussi dans le pays, depuis les protestations diplomatiques de parlementaires jusqu’au boycott de produits des colonies par des consommateurs.

Des entreprises de Cisjordanie rencontrent une résistance à leurs produits.

En ce moment, quand Yaaacov Berg tente de vendre sa ligne de vins de choix de Psagot, qui a été distinguée par des prix, il rencontre des obstacles de tous côtés. Son produit est de plus en plus mis de côté parce que venant d’une colonie de Cisjordanie. Berg, qui a 37 ans, dit que le refus ne vient pas que de l’étranger mais de Tel Aviv même : « en fait, nous avons de gros problèmes ; il est quasiment impossible de vendre aux restaurants (de Tel Aviv) » ajoute-t-il.

Alors qu’Israël est embourbé dans le combat contre les appels croissants au boycott des produits israéliens et des entreprises qui ont des liens dans les colonies controversées, on voit discrètement émerger parmi les Israéliens une campagne qui avance sans bruit et de manière plutôt informelle.

Des Israéliens partisans de longue date de la paix mais qui ont longtemps considéré que les colonies n’étaient pas tellement un problème, commencent à demander pourquoi Israël continue à y construire face à ce qui apparaît comme un consensus mondial proche de l’indignation.

Même parmi les Israéliens qui considèrent que la Cisjordanie appartient de droit à Israël, on note maintenant un certain malaise face à la poursuite d’investissements en Cisjordanie au détriment de solutions à apporter à la crise intérieure du logement et autres problèmes sociaux en Israël.

Bien qu’il n’y ait pas de mouvement organisé, il est de plus en plus évident qu’une prise de distance se manifeste de fait par rapport à la colonisation : des gens évitent notamment d’acheter des produits des colonies allant du vin à des aliments bio et aux cosmétiques de la Mer Morte.

« En tant qu’Israélien, je m’oppose à un régime que je trouve illégitime en Cisjordanie et je ne veux rien avoir à faire avec lui, aussi je fais l’effort de ne pas acheter ces produits » dit Yaron Racah, un employé de 38 ans, du secteur de l’High-tech de Tel Aviv. « Si je ne peux pas y mettre fin, je peux au moins ne pas aggraver la situation en prenant activement part à quelque chose en quoi je ne crois pas ».

Plus de 550 000 Israéliens vivent en Cisjordanie et dans Jérusalem Est, des zones voisines conquises lors de la guerre de 1967, parmi environ 2,5 millions de Palestiniens. En 2013, les autorités israéliennes ont planifié plus de 14 000 logements dans les colonies à engager en plusieurs étapes, d’après La Paix Maintenant, le groupe israélien anti-colonies.

Les Palestiniens disent que ces territoires ainsi que la bande de Gaza, de l’autre côté d’Israël, le long de la côte, devraient constituer leur futur Etat. Ils critiquent le fait que la croissance du peuplement des colonies rendra encore plus difficile la partition de la Terre Sainte entre Israël et un Etat palestinien.

Certains Israéliens voient un gros risque dans la restitution de la Cisjordanie qui commande la région montagneuse sur la partie centrale d’Israël. Beaucoup de Juifs religieux voient la Cisjordanie comme leur centre biblique.

Le problème est venu au devant de la scène dans les pourparlers de paix en cours, le secrétaire d’Etat John Kerry ayant dit que la poursuite de la construction pose la question de l’engagement d’Israël pour la paix. Avec des officiels européens de haut niveau, il a averti Israël qu’il s’exposait à un isolement croissant et à des pressions économiques si les pourparlers de paix échouaient et que les colonies se développaient.

La question pendante est de savoir ce qui se passera si Israël n’est plus du tout séparé de la Cisjordanie. Avec 6 millions de Juifs et 2 millions de citoyens arabes en Israël, une fusion avec la Cisjordanie ne ressemblerait pas tellement à un « Etat juif ».

Des deux côtés, certains disent qu’un point de non retour a déjà été atteint. Et certains israéliens sont tellement énervés à cette idée qu’ils en arrivent à des positions qui auraient semblé incroyablement radicales il y a à peine quelques années.

Zehava Galon qui est à la tête du Meretz, le parti d’opposition colombe, a dit que si elle s’oppose aux efforts de boycott international total contre Israël, elle évite de consommer des produits des colonies parce qu’il faut bien qu’il y ait « un prix à l’occupation » : « C’est inacceptable. Quiconque a pensé qu’ils pouvaient tromper le monde entier a eu raison pendant quelques années mais c’est fini » dit-elle.

Certains universitaires se sont abstenus de coopérer avec des collègues des colonies, une poignée d’acteurs a refusé de jouer dans des théâtres des colonies et il y a eu quelques cas de réservistes refusant de se présenter pour leur période de garde dans des colonies. Au Parlement, des législateurs pacifistes ont récemment argumenté en faveur de plus de transparence dans le financement des colonies.

Certains Israéliens parlent même tranquillement du besoin d’une action plus dure dans le monde, en particulier de la part de l’Union européenne qui accorde à Israël un statut spécial ; celui-ci est la clef du sentiment de normalité de son peuple qui participe aux compétitions sportives européennes et à des événements tels que le concours de chansons Eurovision.

Amira Hass, qui tient une chronique dans le quotidien Haaretz, et qui est considérée comme résolument pro-palestinienne par nombre de ses concitoyens, a  lancé un appel aux pays européens pour qu’ils cessent de délivrer des visas aux Israéliens qui en font la demande avant de voyager. « Une atteinte à notre liberté de mouvement et l’éventualité de refus de visas seraient un avertissement adéquat, qui nous dirait que notre normalité n’est qu’une illusion », a-telle écrit mercredi.

Dans la mesure où des accusations d’antisémitisme ont été prononcées en Israël contre le boycott international, ce genre de parallélisme est très sensible dans le pays.

Yoram Cohen, de la cave Tanya dans la colonie d’Ofra, a appelé les boycotteurs israéliens des hypocrites « branchés », qui n’ont pas d’états d’âme pour acheter du vin provenant de pays bien pires en ce qui concerne les droits humains. Berg a dit avoir peur qu’une minorité qui donne de la voix « empoisonne » le discours public et gagne de l’influence sur d’autres pour éviter les produits des colonies.

Les entreprises dans les colonies disent qu’elles fournissent du travail bien payé aux Palestiniens ; c’est le cas de Sodastream, fabricant international de machines à faire des boissons gazeuses, qui a récemment fait sa publicité au Super Bowl avec la participation de l’actrice Scarlett Johansson. Mais les officiels palestiniens disent que la présence des colonies étouffe leur propre développement économique.

Avec d’autres viticulteurs des colonies, Berg a récemment annoncé publiquement que des douzaines de restaurants de tel Aviv boycottaient leurs vins dans l’espoir de les faire changer de cap en leur faisant honte.

L’agence de presse a contacté plus de douze restaurants de tel Aviv, y compris certains nommés par les colons. Tous ont refusé d’aborder le sujet. Ce n’était pas seulement la peur de s’aliéner des clients qui les aurait dissuadés de parler mais également une loi israélienne de 2011 qui peut les exposer à des poursuites en cas de boycott officiel. La loi n’a pas fait de l’appel au boycott un délit, mais un problème civil qui pourrait motiver une compensation financière. Il n’y a pas encore eu de précédent.

Parmi les consommateurs, les sentiments sont mêlés : « il nous faut montrer qu’il y a des gens ici qui n’approuvent pas les colonies, que tout le monde ne pense pas que c’est OK » a dit un habitant de Tel Aviv, Chai Hazen. « Si le boycott est le moyen de le montrer… c’est ce que nous ferons ».

Mais quelqu’un d’autre, de tel Aviv également, Tali Biton, a dit que les divisions internes ne font que nuire à l’image et à l’économie du pays.

Yaniv Rosner, propriétaire d’un magasin de vins et spiritueux de la ville proche de Kfar Saba, a dit que les clients rejetant le vin des colonies étaient rares, autrement dit, le vin devrait rester à l’écart de la politique : « donnez moi un bon vin du Liban et je le vendrai aussi ».




BDS, un engagement politique majeur pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens !

D’autres articles du dossier portent sur les fondements juridiques de BDS (Maître Gilles Devers), sur son extension au domaine universitaire et scientifique (Ivar Ekeland), sur la comparaison avec le boycott de l’Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid (Pierre Lafrance), sur l’efficacité économique de la Campagne BDS, sur l’étiquetage frauduleux « Made in Israël » des produits des colonies (René Backman), sur une condamnation de la société TEVA et sur les sources documentaires sur la Campagne BDS

BDS, un engagement politique majeur pour une paix juste entre Palestiniens et Israéliens !

altAinsi que l’a souligné le numéro 47 d’octobre/novembre/décembre 2012 du Courrier du CVPR, la reconnaissance à l’ONU le 29 novembre 2012, par une large majorité d’Etats, de la Palestine comme « Etat non membre observateur » a été une avancée historique pour le peuple palestinien et ses amis.
Mais très rapidement l’Etat d’Israël avait annoncé des mesures de représailles : nouveaux programmes de constructions de logements dans les colonies de Cisjordanie et à Jérusalem Est, et gel des taxes douanières dues au peuple palestinien. Et une fois de plus, ces mesures n’ont suscité de la part des Etats occidentaux que des protestations purement verbales.

Face à cette situation, et face aux relances périodiques de « processus de paix » basés sur des « négociations sans conditions », une observation de bon sens s’impose : tant que l’Etat israélien bénéficiera d’une très large impunité sur la scène internationale, il continuera sa politique de colonisation, d’apartheid et d’épuration ethnique contre le peuple palestinien.
En même temps, toute politique pour mettre fin à cette impunité ne peut être légitime que si elle est partagée par le peuple palestinien lui-même et si elle répond à des critères politiques moraux. Il est hors de question de décider des sanctions qui ne soient pas approuvées par le peuple palestinien ou qui s’en prennent à l’ensemble de la population juive israélienne.

Naissance de BDS

C’est dans ce contexte qu’est né le mouvement BDS : Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’Etat d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international.
Le 9 juillet 2005, un an après la condamnation par la Cour Internationale de Justice du Mur dit de Séparation, condamnation restée sans suite, 172 associations de la société civile palestinienne ont lancé la campagne BDS.
Elles déclarent :

« Nous, représentants de la Société civile palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos états respectifs afin qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël. Nous invitons également les Israéliens honnêtes à soutenir cet appel, dans l’intérêt de la justice et d’une véritable paix. Ces mesures de sanction non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en :
1. Mettant fin à son occupation et à sa colonisation de toutes les terres arabes et en démantelant le Mur ;
2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité absolue ; et
3. Respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU. »

Cette campagne se développe dans de nombreux pays (en Europe, en Amérique, au Japon, au Maroc, etc), y compris en Israël où le mouvement « Boycott from Within » (Boycott de l’intérieur), bien que très minoritaire, apporte une aide précieuse à la Campagne BDS.
Elle a pris son essor en France depuis l’opération « Plomb durci » contre le peuple gazaoui au cours de l’hiver 2008-2009.
Elle est soutenue par le Tribunal Russell sur la Palestine, tribunal de conscience international regroupant d’éminents experts et personnalités et dont notre regretté ami Stéphane Hessel était président d’honneur. Ce tribunal a conclu lors de sa session du Cap en novembre 2011 que l’Etat d’Israël était coupable du crime d’apartheid tel que défini dans le droit international

Les axes de la campagne

La campagne se déploie selon plusieurs axes. Le boycott économique appelle les consommateurs à ne pas se rendre complices, même involontairement, d’une politique de violation du droit international et des droits humains en achetant des produits israéliens. Des campagnes visent la société Mehadrin, exportatrice de produits agricoles israéliens souvent issus des colonies, les magasins Séphora qui commercialisent les produits de beauté Ahava issus de la Mer Morte, les produits Sodastream (gazéificateur), Keter (petit matériel d’équipement), les médicaments génériques TEVA …
La campagne « Carton rouge pour Israël » cible l’Euro « Espoirs » 2013 de football, dont les finales sont prévues en Israël alors que cet Etat empêche le peuple palestinien de pratiquer librement les sports.
Les boycotts universitaire et culturel visent des initiatives sponsorisées par l’Etat israélien. Nous nous adressons aussi aux artistes qu’Israël invite à des festivals pour avoir l’air d’être un Etat très ouvert à tous les courants culturels, et les exhortons à ne pas accepter de servir de caution morale destinée à blanchir Israël de ses crimes.

BDS remporte des succès. Des entreprises sont mises en difficultés : faillite de l’entreprise d’exportation de produits agricoles Agrexco, grosses pertes de marchés pour les entreprises Alstom (qui a construit le tramway reliant Jérusalem à des colonies) et Véolia (également impliquée dans ce tramway et gérant en Cisjordanie deux lignes de bus au service des colons et une déchetterie), crises de la banque Dexia … Des sociétés de fonds de pension se désinvestissent de sociétés israéliennes travaillant pour l’occupation. Des artistes (musiciens, cinéastes, dramaturges …), des écrivains et des personnalités scientifiques refusent d’être complices de l’apartheid israélien – ainsi récemment le cosmologue britannique Stephen Hawking, de renommée internationale, a annulé sa venue en Israël pour une conférence de haut niveau.

L’économie israélienne est certes encore forte, notamment pour ce qui concerne la vente de matériel à usage répressif, testé sur le peuple palestinien, mais la Campagne BDS progresse inexorablement dans l’opinion publique. Elle entre en résonance avec d’autres causes, notamment l’antiracisme et les mouvements anti-guerre. Elle révèle concrètement la vérité sur ce qu’est la politique d’Israël. Elle contribue à isoler cet Etat et à rompre l’isolement du peuple palestinien.

Elle est une campagne civique, citoyenne et non-violente, qui fait pression sur les Etats pour qu’ils prennent les responsabilités qui leur incombent pour faire respecter le droit international.

Jean-Guy Greilsamer, coprésident de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP) et militant de la Campagne BDS France




« Peres n’est pas un homme de paix, il est coupable de crimes de guerre. »

Shimon Peres vient en Belgique ce mardi 5 mars. Il participera à une réception en présence du Ministre de la Défense et du recteur de l’ULB.

De nombreuses associations s’y opposent et lancent un appel : soyez présents ce mardi 5 mars 2013, dès 18h, à proximité du Palais des Académies, à Bruxelles. Plus de précision sur le lieux précis bientôt.

Tribune de membres du « Boycott from within » (Boycott de l’intérieur [d’Israël])

Nous sommes des citoyens israéliens, actifs en faveur des droits de l’homme, de la paix et de la démocratie en Israël. Nombreux sont ceux qui, parmi nous, ont assisté à la politique violente et raciste appliquée actuellement par Israël contre des millions de Palestiniens. L’un des principaux hommes politiques israéliens derrière ces décennies d’oppression n’est autre que le président israélien Shimon Peres. Monsieur Peres n’est pas un homme de paix et il ne s’exprime pas en notre nom !

Monsieur Peres a été membre de multiples gouvernements israéliens – en même temps qu’un de leurs plus importants propagandistes – qui ont utilisé des munitions à fragmentation, des obus d’artillerie à fléchettes et des bombes au phosphore blanc dans des zones civiles à forte densité de population, à Gaza et au Liban. Des gouvernements qui ont également accru le nombre de colonies dans les Territoires Palestiniens Occupés (TPO) et imposé, dans ces mêmes TPO, des systèmes de lois séparés pour les colons israéliens et pour leurs voisins palestiniens.

En tant que ministre de la Défense du premier gouvernement de Yitzhak Rabin, Monsieur Peres a été l’un de ceux qui ont pris fait et cause pour les colons de Sebastya, qui furent parmi les premiers en Cisjordanie, en 1975. Un peu plus tard, cette même année, il allait planter le premier arbre de la nouvelle colonie d’Ofra et faire partie de la commission gouvernementale censée supervisée l’installation de la colonie d’Ariel.

En septembre 1986, Monsieur Peres autorisait l’enlèvement et la torture d’un citoyens israélien à Rome, le lanceur d’alerte Mordechai Vanunu, qui est opposé à la puissance nucléaire d’Israël – ce qui constituait une violation manifeste des lois internationales. Monsieur Peres a également été l’un des architectes du Centre nucléaire militaire israélien de Dimona, un projet qui a provoqué une dangereuse course aux armements non conventionnels au Moyen-Orient. Il a accordé son soutien moral et militaire au régime brutal de l’apartheid sud-africain, ainsi qu’à son projet nucléaire.

En tant que Premier ministre, en avril 1996, et dans le cadre de l’opération israélienne « Raisins de la colère », Shimon Peres a autorisé le bombardement massif de villages du Sud-Liban, destiné à créer une vague de réfugiés censée se déverser sur Beyrouth.

Shimon Peres n’a rien d’un homme de paix. Il est directement responsable de crimes de guerre !

Shir Hever
Ofer Neiman
Renen Raz
Leehee Rothschild

Au nom de la campagne « Boycott ! Supporting the Palestinian BDS Call from Within » (« Boycott ! Soutien intérieur à l’appel palestinien aux BDS »)

http://boycottisrael.info/
Traduit de l’anglais pour ce site par JM Flémal.

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Mohammed Hajj-Moussa, jeune Palestinien du camp d’Al Bass près de Tyr dans le Sud-Liban, victime d’une bombe à fragmentation

http://boycottisrael.info/content/from%E2%80%AD-%E2%80%ACisraeli%E2%80%AD-%E2%80%ACcitizens%E2%80%AD-%E2%80%ACshimon%E2%80%AD-%E2%80%ACperes%E2%80%AD-%E2%80%ACis%E2%80%AD-%E2%80%ACnot%E2%80%AD-%E2%80%ACa%E2%80%AD-%E2%80%ACman%E2%80%AD-%E2%80%ACof%E2%80%AD-%E2%80%ACpeace%E2%80%AD-%E2%80%AC-%E2%80%AD-%E2%80%AChe%E2%80%AD-%E2%80%ACis%E2%80%AD-



Nouvelle victoire de la Campagne BDS : Lenny Kravitz annule son concert à Tel Aviv!

L’information est tombée il y a quelques heures: Lenny Kravitz vient d’annuler son concert qui était prévu à Tel Aviv:

http://www.jpost.com/ArtsAndCulture/Music/Article.aspx?id=282061

Des Israéliens pour le boycott du groupe « Boycott From within » lui avait adressé un courrier, que la Campagne BDS France avait traduit en français:

http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=865%3Alettre-disraeliens-de-qboycott-from-withinq-a-lenny-kravitz&catid=10%3Aactualites-bds-dans-le-monde&lang=fr

Une page facebook avait également été créée pour demander à l’artiste de ne pas soutenir l’apartheid israélien en se produisant à tel Aviv:

http://www.facebook.com/Lenny.Kravitz.Respect.Palestinian.Rights