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La Semaine contre l’Apartheid Israélien (IAW) ; de quoi parle t-on?

Lancée en 2005, à Toronto par des étudiant-e-s arabes, la semaine contre l’apartheid israélien (IAW) est aujourd’hui un important événement international en solidarité avec la Palestine qui à l’origine visait à parler de la Palestine dans les universités, campus, etc.

Depuis 2005, la semaine contre l’apartheid israélien (IAW) a lieu dans plus de 200 universités et villes partout dans le monde. Des projections de films, des conférences et des actions sont mises en place durant cette semaine en vue :

 – d’alerter l’opinion publique sur le projet colonialiste en cours d’Israël et sur sa politique d’apartheid vis-à-vis du peuple palestinien

– d’accroitre le soutien à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), initiée par les Palestinien-ne-s dans leurs luttes pour la justice et la liberté.

Depuis deux ans, l’enjeu est également de (re)créer des liens avec les mouvements/ les luttes anti racistes dans un contexte de luttes mondiales contre les oppressions systémiques (capitalisme/patriarcat/(néo)colonialismes) que combattent également les Palestinien-ne-s.

L’IAW procure une opportunité pour mettre en réseau et renforcer les liens entre la lutte de libération des Palestiniens/ Palestiniennes et d’autres luttes contre toutes formes d’oppressions systémiques.

En 2021, comme tous les ans depuis 2005, nous allons à nouveau unir nos voix pour dénoncer l’apartheid. Pendant la semaine du 14 mars au 21 mars 2021, nous allons organiser une série d’actions et d’événements tels que des vidéos réunissant des personnes influentes dans leurs combats contre les mécanismes d’oppressions, des webinaires, des manifestations virtuelles….

Et c’est Angela Davis qui a lancé cette édition 2021 dans cette vidéo

Le racisme, la discrimination, la xénophobie et l’inégalité continuent d’augmenter à travers le monde.

Nous avons vu comment des millions de personnes autour du monde ont occupé les rues pour protester contre le racisme systémique, les violences patriarcales, l’injustice climatique, l’austérité néolibérale, et l’inégalité économique, parmi d’autres oppressions qui continuent de nous asphyxier. Ces manifestations pour une justice si longtemps déniée nous ont incité à continuer de résister à l’injustice, à continuer de rêver de liberté, et à continuer de réclamer nos droits, dans un front mondial uni contre le racisme et les oppressions.

Maintenant plus que jamais, nous avons besoin que toutes nos voix s’unissent à travers le monde pour mettre fin au racisme, au colonialisme et à l’apartheid.

La Palestine reste un terrain d’expérience central pour la répression mondiale. Le régime d’apartheid israélien teste ses idéologies militaristes et racistes, ses outils de surveillance et ses armes d’oppression et de domination raciale sur le corps des Palestiniens et des Palestinien-ne-s et leur société pour les exporter dans le monde comme « testés sur le terrain ». Ces outils finissent par aggraver l’oppression militarisée et raciale dans de nombreux pays à travers le monde, de la forteresse d’Europe aux Etats Unis, de l’Inde au Myanmar, du Brésil et du Honduras au Sud Soudan et au Rwanda, et bien au-delà.

Ces 17 dernières années, l’IAW s’est organisée à travers la planète pour protester contre certaines de ces injustices et pour défendre la liberté, la justice et l’égalité comme faisant partie de la lutte pour parvenir à notre justice indivisible. Continuons de tisser des réseaux toujours plus puissants d’espoir et de solidarité mutuelle et entrecroisée. Ensemble, personne ne peut nous arrêter.

#UnitedagainstRacism

Restez connecté-e-s!

 

Plus d’informations sur la page Facebook d’Israeli Apartheid Week – France

Peut être une image de 2 personnes, personnes debout et texte qui dit ’(ISRAELI APARTHEID WEEK) SEMAINE INTERNATIONALE CONTRE L'APARTHEID ISRAELIEN EDITION 2021 "De la Palestine la France, nous lutterons contre toutes formes d'oppressions!" DU 14 MARS AU 21 MARS Manifestationsvirtuelles Réalisations de Mise MeenpaceI... en RESTEZ CONNECTÉ-E-S! #UNITEDAGAINSTRACISM RETROUVEZ TOUTES LES INFOS SUR LA PAGE FB IAW-FRANCE BDS:’

 




Le Président de l’Université Jean Jaurès (Toulouse) veut interdire une réunion publique de la Semaine contre l’apartheid israélien

Le Président de l’Université Jean Jaurès (Mirail – Toulouse) veut interdire une réunion publique de la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW) prévue jeudi 9 mars à 12h30

Nous avons appris mardi 28 février que Daniel Lacroix, président de l’Université Jean Jaurès, avait l’intention (verbale à ce jour) d’interdire la réunion organisée par le syndicat UET (Union des Etudiants de Toulouse) dans le cadre de la Semaine contre l’apartheid israélien avec la participation de Hazem Jamjoum*.

Chaque année, la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW) se déroule dans le monde entier dans plus de 200 universités et villes. L’objectif est de sensibiliser le public sur le projet colonial et les politiques d’apartheid israéliennes en cours contre le peuple palestinien. Des débats, des projections et des actions créatives – comme prévus à l’Université Jean Jaurès – apportent soutien à un des outils de résistance populaire qu’est la campagne de Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) lancée par la société civile palestinienne en 2005.

M. Lacroix bafoue la liberté d’expression au mépris de la tradition des libertés académiques.

A moins qu’il ne considère que le droit de critiquer un Etat qui ne respecte pas le droit international, qui occupe, colonise et pratique une politique d’apartheid, puisse être remis en question. Alors que ce droit se trouve au cœur même de la notion de société démocratique.

Vous pouvez joindre la présidence de l’Université (presidence@univ-tlse2.fr) pour lui rappeler qu’une de ses fonctions est bien de respecter la liberté d’expression, y compris pour la solidarité au peuple palestinien.

Enfin nous donnons rendez-vous à la réunion jeudi 9 mars à 12h30 à l’amphi 9.

*Hazem Jamjoum : doctorant en Histoire et en études du Moyen-Orient à l’Université de New York et a été l’un des organisateurs de la première Semaine de l’Apartheid Israélien en 2005. De 2008 à 2010, il était le chargé de communication du Centre de ressources Badil (http://www.badil.org) à Bethléem, en Palestine et l’éditeur de sa publication trimestrielle en langue anglaise, al-Majdal. Il a également été l’un des organisateurs fondateurs de la Coalition contre l’apartheid israélien à Toronto. (Plus d’infos: https://electronicintifada.net/people/hazem-jamjoum)

Toulouse, le 2 mars 2017

BDS France Toulouse
bdsfrance.toulouse@yahoo.fr




L’Israeli Apartheid Week 2016 : succès d’un événement populaire dans toute la France !

L’Israeli Apartheid week (IAW) est une série d’initiatives internationales organisées initialement dans les universités en vue de sensibiliser la jeunesse et l’opinion publique sur le projet colonial en cours de l’état sioniste et les politiques d’apartheid sur le peuple palestinien. Cette année, plus de 175 villes ont participé à l’IAW dans le monde.
L’objectif de cette semaine internationale est simple : dénoncer le système d’apartheid israélien et renforcer le soutien au mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions qui ne cesse de s’accroître partout dans le monde depuis 2005.

Pour l’édition 2016 et à l’image des années précédentes, la campagne BDS France a répondu présente au rendez-vous de l’IAW en organisant de nombreux événements dans toute la France.
Conférences, expositions photos, actions de rue, débats, projections de films et de documentaires, ateliers créatifs, défilés populaires, matchs de foot, etc. en somme, plus de 30 initiatives ont eu lieu dans les villes de Bordeaux, Grenoble, Lille, Marseille, Montpellier, Nantes, Nîmes, Paris, Rennes, Rouen, Saint-Etienne et Toulouse.

En outre, cette édition a particulièrement été riche en échanges et en réflexions puisque nous avons organisé pour cette semaine contre l’apartheid deux tournées politiques, l’une avec Kristian Davis Bailey et l’autre avec Naji Owdah et Wadia Layla, tous deux palestiniens.

Journaliste indépendant, originaire de Détroit (Etats-Unis), Kristian Davis Bailey était en France pour représenter Black4Palestine (B4P), une campagne héritière des mouvements Noirs Américains, qui suite au massacre de Gaza en 2014, s’est emparée de la question palestinienne et a exprimé à travers un communiqué toute sa solidarité avec le peuple palestinien. Elle s’est également efforcée à construire des ponts entre la lutte des noirs américains et la lutte des palestiniens pour la justice et l’égalité.
Très actif dans le milieu associatif à l’université, tant à l’échelle de son campus qu’à l’échelle nationale, Kristian a coordonné le communiqué de B4P qui avait accueilli en 2015 plus de 1000 signatures d’organisations et de personnalités noires américaines, d’universitaires, d’artistes et de prisonniers politiques.
Durant sa tournée en France, Kristian est revenu sur la création de B4P et a concentré ses interventions autour des questions de convergences des répressions et oppressions qui unissent palestiniens et noirs américains face aux politiques et gouvernements racistes ainsi que des Etats qui se soutiennent dans leurs crimes.
Il a surtout été très intéressant de découvrir les mécanismes de solidarité que B4P et les mouvements de jeunesse palestinienne se sont mutuellement apportés et échangés en marge de la mobilisation pour la campagne BDS dans les universités américaines.

En parallèle, Naji Owdah (membre du BNC palestinien et directeur de l’association d’éducation populaire Laylac) et Wadia Layla (étudiant et militant), ont entamé leur tournée au sein des universités françaises.
Originaires du camp de refugiés de Dheisheh près de Bethleem, l’objectif principal de leur venue était de transmettre le message porté par le mouvement populaire de la jeunesse palestinienne qui résiste tant à l’armée israélienne qu’à la police de l’autorité palestinienne au quotidien.
Leurs interventions ont permis au public de découvrir et de comprendre les points de convergence et de comparaison possibles entre la situation d’apartheid sud Africaine et le processus de ségrégation et de colonisation en cours en Palestine depuis avant 1948.
Wadia, en tant qu’ancien étudiant a pu quant à lui témoigner des dangers et des difficultés auxquels sont constamment confrontés les étudiant-e- s palestinien-n- e-s de part l’occupation israélienne ( checkpoint, invasion des universités par l’armée sioniste, arrestation, etc.). Plus largement, ils ont ainsi pu témoigner des exactions quotidiennes commis par l’État sioniste.

Leurs interventions se sont conclues systématiquement par la présentation des moyens de résistances possibles dont la campagne de Boycott Désinvestissement Sanction. Ils ont eu le temps d’expliquer l’origine de la campagne BDS, son histoire, ses valeurs, ses objectifs dont la nécessité de construire un mouvement uni, transversal et qui s’inscrit dans une lutte plus globale, à savoir celle d’un mouvement de solidarité international contre le système d’oppression israélien.
Et pour cause, la convergence des luttes, thématique centrale de l’IAW en 2016, a été au cœur des divers événements organisés. Cette connexion des luttes de libération a été soulevée non seulement dans les sujets évoqués mais s’est également traduite par la mobilisation de divers acteurs de ces mêmes luttes qui se sont associés à BDS France pour organiser les différentes initiatives.
Ainsi plusieurs conférences se sont tenues sur les questions de luttes contre le racisme structurel et institutionnel, l’Islamophobie, les violences policières, l’exploitation et la répression, le colonialisme ou encore la solidarité avec les prisonniers politiques.

Malgré l’exacerbation de la criminalisation du mouvement BDS en France et les menaces de censure, nos événements se sont déroulés dans plusieurs universités françaises mobilisant largement les étudiant-e-s ainsi que des membres du corps enseignant, suscitant un véritable engouement et un réel intérêt pour les questions de Boycott et de solidarité avec la résistance du peuple Palestinien.
L’occasion ainsi de continuer à créer des liens, des ponts en vue de la préparation de la prochaine édition de la semaine contre l’apartheid israélien !




IAW 2016 : Participez dans votre ville!

Un an après le succès de la semaine contre l’apartheid israélien 2015, la campagne BDSFrance vous invite à participer à l’édition 2016 dans votre ville!Affiche_IAW_FR_2016
Cette semaine contre l’apartheid (IAW), commencée en 2005, a lieu dans plus de 150 villes dans l’objectif de dénoncer le projet colonial israélien et développer la campagne de Boycott, Désinvestissement, Sanctions.

Depuis octobre dernier, des dizaines de milliers de Palestiniens se soulèvent contre le régime colonial israélien à travers toute la Palestine historique. Ce soulèvement, mené par les jeunes palestiniens dont de nombreux étudiants, est une réponse à l’intensification du nettoyage ethnique et à la politique d’oppression mise en place par Israël à Jerusalem (capitale de la Palestine) et dans tout le pays.

Alors que le gouvernement français, soutien officiel du régime sioniste, réprime le mouvement de soutien au peuple palestinien, ces évènements seront l’occasion d’envoyer un message clair: face à la répression et aux intimidations, nous continuerons à affirmer notre solidarité avec la résistance du peuple palestinien et à soutenir l’appel au Boycott, Désinvestissement, Sanctions lancé par la société civile palestinienne elle-même.

Au programme actions de rue, expositions photos, conférences, projections et rencontres !
IsraeliApartheidWeek en France
IsraeliApartheidWeek international

#IsraeliApartheidWeek 2016: le programme complet!

Bordeaux (Plus d’infos à venir)
*14 mars à 18H : Conférence avec Yasser Qous, Kristian Davis Bailey et Siham Assbague
*16 mars à 18H : Conférence avec Julien Salingue, Naji Owdah et Wadia Layla
Université de Bordeaux

Grenoble (Plus d’infos à venir)
*16 mars : Défilé anti-apartheid avec une troupe de Batucada dans le quartier de la Villeneuve
20h : Conférence « histoire populaire des luttes anti-apartheid » avec Kristian Davis Bailey, Kenjah Comité Traite Négrière Esclavage (CTNE)
salle polyvalente des Balladins
Organisateurs: BDS, FUIQP, Comité Traite Négrière Esclavage (CTNE)

Lille (Plus d’infos à venir)
*8 mars à 19h: »la lutte des femmes ici et ailleurs » A la salle concorde de Lille, 65 rue Saint Bernard 59000 Lille (métro porte des postes) avec Fatiha Ajbli, Docteure en Sociologie spécialisée sur les problématiques d’emploi des nouvelles générations de Françaises musulmanes
*9 mars à 18H: Conférence « Les violences d’Etat » avec Kristian Davis Bailey Yasser Qous et Said Bouamama – MDE de Lille1 avenue Carl Gauss Villeneuve d’Ascq – Metro Cité Scientifique + buffet et concert
Organisateurs : Generation Palestine Lille
Plus d’infos : https://www.facebook.com/events/957360547646687/

Marseille (Plus d’infos à venir)
Expositions Photo
Projection : Les prisonniers Palestiniens
*17 mars : Conférence « solidarité et militantisme en milieu universitaire »

Montpellier (Plus d’infos à venir)
*1er Mars 20h – cinema Utopia : « Roadmap to Apartheid » à l’initiative du comité BDSFrance34
*12 mars – Action de boycott contre l’apartheid
*13 mars 15h – Cimade – Liberté pour les prisonniers palestiniens avec Shadid Atili (ex ministre de l’eau), Raed Amer (Pdt du club des prisonniers Palestiniens) et Issa Qaraqe (Responsable du comité pour les prisonniers palestiniens)
*17 mars : Université Paul Valery
Co-organisé par Solidaires Etudiant-e-s (Univ. Paul Valéry) et le Comité BDSFrance 34.
– 12h-14h Animations, stand, prises de parole, diffusion de tracts…sur le campus.
– 18h  L’apartheid israélien : Témoignages Palestiniens
– Wadia Layla, étudiant, réfugié, camp de Deishe (au sud de Betléem)
– Naji Owdah, animateur, réfugié, Camp de Deishe.
Soutenue par (premiers signataires) : Alternative Libertaire (AL), Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon,(APLR), ATTAC Montpellier, Campagne Civile internationale pour la Protection du Peuple Palestinien ( CCIPPP34), CIMADE L.R, Collectif des musulmans de france (CMF), Comité de soutien à Georges Ibrahim Abdallah (CSGIA), Mouvement pour une Alternative Non-violente (MAN), Tricoteuses en furie (TF), Union Juive Française pour la Paix (UJFP),

Nantes (Plus d’infos à venir)
*9 Mars à 17h30, Salle de conférence (Censive) : « Colonisation et Apartheid vus du ciel », par Génération Palestine,
*11 Mars à 12h30, Amphi A (Tertre) : « La résistance de la jeunesse palestinienne », avec Kristian Davis Bailey (Black4Palestine) et Wadia Layla (Militant palestinien),
*12 Mars à 18h, à B17 : « Répression des luttes aux Etats-Unis, en Palestine et en France », avec Kristian Davis Bailey (Black4Palestine) et le collectif « Nantes en résistances »,
*14 Mars à 12h, Amphi C (Tertre) : « Le mouvement BDS en France », avec Marie-France Cohen-Solal (Campagne BDS),
*16 Mars à 17h30, Salle de conférence (Censice) : Projection de « Roadmap to Apartheid », de Ana Nogueira et Eron Davidson.
Organisateurs : Solidaires Etudiant-e-s et Generation Palestine 44
Plus d’infos : https://www.facebook.com/events/462993230570098/

Nîmes (Plus d’infos à venir)
* 2 mars :
– de 11h30 à 14h30 => stand d’information et saynettes de rue,  à l’entrée de la Faculté Vauban, Montée du Fort
– de 17h30 à 19 h => rassemblement de solidarité avec les prisonniers palestiniens et saynettes de rue, avenue Feuchères (près de la gare SNCF)
co-organisée par le Comité BDSF30, l’AFPS Nîmes, Femmes en Noir, UJFP, Europalestine

Paris (Plus d’infos à venir)
*14 mars, « Education contre l’occupation », 18H30 – 21H00: Projection du film « Depuis que je suis né » à l’université Paris 8, suivie d’un échange avec la réalisatrice puis d’une conférence débat avec Nadji Owdah et Wadia Layla. Organisée par le Collectif Palestine Paris 8 et le syndicat Solidaires Etudiant-es.
https://www.facebook.com/events/921188327970620/
*19 mars, Soirée de soutien à Georges Ibrahim Abdallah, 19h, au CICP, suivi d’un concert de Rap
*20 mars, match amical organisé par le Ménilmontant Football Club 1871 (AFA) et Generation Palestine Paris dans l’après midi suivi d’un débat/échange avec Kristian Davis Bailey et les militants.
*22 mars, conférence sur « Lutter contre l’apartheid à l’université », à partir de 18h à l’université Paris 8. Organisée par Generation Palestine Paris et le Collectif Palestine Paris 8. Kristian Davis Bailey et unE militantE du collectif seront les principaux intervenants.
https://www.facebook.com/events/209980499355607/
*23 mars : Soirée sur le thème « Racisme structurel et institutionnel, cas des USA, de la France et de la Palestine », organisée par Generation Palestine Paris à la Maison de la citoyenneté, Ivry, à partir de 18H30. Les invités sont Kristian Davis Bailey, Marjorie Moya et unE militant de GP
https://www.facebook.com/events/197770277245966/

Rennes (Plus d’infos à venir)
*14 mars Porteur de Parole – métro Villejean-Université
*15 mars à partir de 17h30 : conférence avec Nadji Owdah et Wadia Layla – Université de Rennes 2, amphi E3
*16 mars à partir de 17h30: ciné-débat, présentation et diffusion entre autre d’un court métrage réalisé par un groupe de jeunes partis l’été dernier en Palestine – Université de Rennes 2, amphi E3
*19 Mars : action BDS
*23 mars : conférence avec Julien Salingue présentation de son dernier ouvrage, la Palestine des ONG – IEP de Rennes

Rouen (Plus d’infos à venir)
Programme du Groupe AFPS et CRPJDPI (Collectif Rouennais pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens)
* 2 mars – 18h – Maison de l’université – Mont Saint Aignan – Amélie LEFEBVRE, avocate au barreau de Paris, spécialiste de la CPI : « La cour pénale internationale et la Palestine. Etat de droit ou loi de la jungle? »
* 19 mars – 14h30 – Action BDS- camp de Gaza, Parvis Saint Sever, Rouen gauche
* 30 mars : Bernard Pellegrin. Les relations diplomatiques France / Israël de 1945 à 2012. De la fission au fusionnel. Une relation compliquée! !
* 23 avril – 14h30 – Action BDS- camp de Gaza, Parvis Cathédrale Rouen,

Saint-Etienne (Plus d’infos à venir)
BDS42 et Union des étudiants communistes Loire
* 1er Mars à partir de 18h  à l’université Jean Monnet => Projection Les Panthères Noires d’Israël parlent »
* 12 mars Conférence – débat avec Mustafa Muhammad
* 22 mars conférence débat avec Eric Hazan
(Plus d’infos à venir) : Diffusion de « Roadmap to Apartheid » suivi d’une discussion et présentation de la campagne BDS

Toulouse (Plus d’infos à venir)
* 15 mars – 12h30 – Université Jean Jaurès/Mirail amphi 9  => rencontre avec Kristian Davis Bailey (Black for Palestine)
* 15 mars – 20h30 – Maison de Quartier de Bagatelle => rencontre avec Kristian Davis Bailey (Black for Palestine)
« L’apartheid universitaire en Palestine et les luttes de la jeunesse en Palestine, aux Etats-Unis et en France ».
* 16 mars – 12h30 – Université Jean Jaurès/Mirail amphi 9 => Projection/débat autour du film Roadmap to Apartheid
* 17 mars – 12h30/14h – Université Jean Jaurès/Mirail => interventions artistiques en solidarité avec la Palestine (cirque, graf’, buffet)
* 18 mars – 18h – terrain de foot de l’Université Jean Jaurès/Mirail => tournoi de foot en solidarité avec la Palestine
Organisateurs : BDS France Toulouse
Plus d’infos : https://www.facebook.com/events/754776691289453/

 




Bordeaux : Quatre organisations s’attaquent à la liberté d’expression

Du 24 au 30 mars dernier, la LICRA Bordeaux Gironde, l’UEJF, l’UNEF Science Po Bordeaux et MET Science Po Bordeaux ont fait pression sur la direction de Science-Po Bordeaux pour interdire la conférence du Professeur sud africain Farid Esack, prévue le 30 mars à l’IEP dans le cadre de la semaine contre l’apartheid israélien 2015*.

Farid Esack est une figure majeure de la lutte sud africaine pour la libération, ancien commissaire pour l’égalité des genres nommé par Nelson Mandela et éminent universitaire international.

Sa conférence à Bordeaux ayant pour objet de nous proposer une étude comparative entre l’apartheid israélien et l’apartheid sud africain et les raisons qui motivent l’appel au boycott académique d’Israël, nous nous attendions à quelques réactions hostiles exercées habituellement dans le cadre de la vie démocratique (manifestation, tractage, intervention lors de la conférence, etc).

Cependant la LICRA Bordeaux Gironde, l’UEJF, l’UNEF Science Po Bordeaux et MET Science Po Bordeaux ont choisi d’user de la diffamation pour tenter de faire censurer la conférence en colportant publiquement via les réseaux sociaux, tracts et au directeur de l’IEP que le Professeur Esack était antisémite : «L’uejf et la LicraBordeaux33 demandent à ScPoBx d’interdire la venue du pdt du BDS Afrique du Sud réputé pour ses actions antisémites! » Tweets de La LICRA et de l’UEJF / « BDS (Boycott Désinvestissements Sanctions) et Solidaires Etudiants IEP invitent Farid Esack, président BDS Afrique du Sud, organisation réputée pour ses actions violentes et antisémites.» Extrait du tract signé par UNEF Science Po Bordeaux, MET Science Po Bordeaux et UEJF.

Une pétition est lancée le 26 mars dernier afin de demander le maintien de la conférence. Celle-ci sera signée par 5 ministres sud-africains et plus de 400 universitaires renommés dans le monde entier et souligne que «le professeur Esack, dans toutes ses publications et discours, a montré un engagement remarquable pour les principes de justice et de lutte contre toutes formes de racisme -y compris l’antisémitisme, le sexisme, l’exploitation économique et l’homophobie. Son engagement dans la lutte pour la justice en faveur du peuple palestinien n’est que la suite logique d’une vie d’engagement pour la justice.»

En amont de la conférence, le directeur de Sciences Po Bordeaux, Vincent Hoffmann-Martinot, nous a adressé par message sa position en indiquant ne «pas souhaiter donner suite aux différentes demandes qui lui ont été adressées visant à annuler la conférence prévue […]. Le principe de respect de la liberté d’expression a motivé cette décision..» La conférence s’est donc bien tenu le 30 mars.

Alors que la LICRA Bordeaux Gironde, l’UEJF et MET Science Po Bordeaux ne semblent plus vouloir s’exprimer sur ce sujet, nous nous interrogeons quant à la crédibilité de ces organisations qui usent de la diffamation sans scrupule et s’attaquent à l’un des droit fondamental de la démocratie à savoir la LIBERTE D’EXPRESSION.

Nous rappelons que d’après la loi du 29 Juillet 1881, l’article 29 stipule que: « Toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation ». La diffamation est donc passible de sanction au regard de la loi.

Nous exigeons de la LICRA Bordeaux Gironde, l’UEJF et MET Science Po Bordeaux une explication claire concernant les graves allégations colportées et leurs positions tenues publiquement du 24 au 30 mars 2015.

L’UNEF s’est d’ores et déjà désolidarisé de la position de l’UNEF Science-Po Bordeaux via un communiqué de presse défendant le respect du principe de liberté d’expression.

* La Semaine contre l’apartheid israélien consiste en une série d’initiatives internationales qui visent à  sensibiliser l’opinion sur le système d’apartheid contre le peuple palestinien et à renforcer le soutien au mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

GENERATION PALESTINE et SOLIDAIRES ETUDIANT-E-S
Avec le soutien de la CAMPAGNE BDS FRANCE




« Un de nous est blessé… » par Farid Esack

Farid Esack est en tournée en France dans le cadre de l’édition 2015 de l’Israeli Apartheid Week.

Introduction à la vidéo de Sally Shawl, texte lu par Farid Esack, An Open Letter to the Palestinian People, https://www.youtube.com/watch?v=1skU_nVaMl8.

Je suis allé en Israël et en Cisjordanie en novembre 2010 pour y voir sur place la situation : pour rencontrer les gens et entendre leurs histoires ; pour sentir la réalité de la vie quotidienne de part et d’autres d’Israël comme de la Cisjordanie.

En chemin entre une rencontre à Jérusalem et une autre près de Ramallah, la route nous a mené au long du mur de séparation froid et gris érigé par Israël. Alors que nous roulions, j’ai commencé à remarquer qu’il y avait un texte près du sommet, qui s’étendait dans les deux sens aussi loin que l’on pouvait voir. Il ressemblait à un message parlant de l’apartheid. Nous avons fait demi-tour, nous sommes revenus au début et nous l’avons filmé dans sa totalité. Comme il s’est avéré, c’est une Lettre ouverte au peuple de Palestine du théologien sud-africain le docteur Farid Esack. Voici son message ci-après.

Un de nous est blessé…

Mes chers sœurs et frères palestiniens,

Je suis arrivé dans votre pays, et j’y ai reconnu les ombres qui ont plané sur mien. Mon pays a été, autrefois, un pays où certains s’imaginaient pouvoir construire leur sécurité au dépens de la sécurité d’autres personnes. Selon eux, leur peau plus claire et leurs origines européennes leur donnaient le droit de déposséder ceux à la peau plus noire qui vivaient dans le pays depuis des millénaires. Je viens d’un pays où un groupe de personnes, les Afrikaners, ont connu de réelles souffrances aux mains des Anglais.  Ces Anglais les méprisaient et en ont emprisonné beaucoup dans des camps de concentration. Près d’un sixième de leur population a péri à l’époque.

Alors les Afrikaners ont dit, “Plus jamais !” Ils voulaient dire par là qu’il ne fallait plus jamais qu’on les fasse souffrir sans comprendre que leur humanité était liée à celle de tous autres humains. De leur douleur est née l’idée qu’ils étaient un peuple élu par Dieu pour vivre dans une Terre Promise. Et c’est ainsi qu’ils ont occupé cette terre, cette terre qui appartenait à d’autres, et qu’ils se sont construit leur sécurité aux dépens de la sécurité du peuple noir. Plus tard, ces Afrikaners se sont alliés aux descendants de leurs ennemis d’autrefois, ceux qu’on appelait « les Anglais ». Les nouveaux alliés, appelés maintenant simplement « les Blancs », se sont dressés contre les Noirs, qui ont du payer un terrible tribut : dépossédés, exploités et marginalisés par le racisme des Blancs qui s’est entremêlé avec les peurs des Afrikaners et l’idée du peuple élu. Et bien sûr, avec ce crime vieux comme le monde : la rapacité.

Je suis issu de l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid.

A mon arrivée dans votre pays, le sentiment du « déjà vu » était incontournable. Je suis frappé par les similitudes. Nous sommes tous en quelque sorte les enfants de notre histoire. Mais nous pouvons aussi choisir d’être touchés par les histoires des autres. Cette capacité est sans doute ce que nous appelons la moralité. Nous ne sommes pas toujours en mesure d’agir face à ce que nous voyons, mais nous avons toujours la liberté de voir, et d’être touchés.

Je viens d’un pays où des gens, au nom de la liberté, ont affronté des attaques au bulldozer, des tirs de fusil, de mitrailleuse et de gaz lacrymogènes. Nous avons résisté à une époque où résister n’était pas à la mode. Et maintenant que nous sommes libres, tout le monde affirme qu’ils ont toujours été avec nous. C’est un peu comme en Europe après la deuxième guerre mondiale. Pendant la guerre, les résistants étaient peu nombreux. Après, on ne trouvait plus un seul sympathisant des nazis, et la très grande majorité déclarait avoir toujours soutenu la résistance.

Je suis étonné de voir à quel point des gens tout à fait honnêtes et bien intentionnés par ailleurs se mettent à tergiverser dès qu’il est question d’Israël et des souffrances des Palestiniens. Voyant cela, je me pose des questions sur ce que nous entendons par honnêteté. L’objectivité, la modération, la capacité de voir les choses des deux côtés, tout ce qui marque la pensée honnêtes, n’ont-elles pas des limites? La modération en présence d’une réelle injustice est-elle réellement de mise ? Les deux parties méritent-elles toujours le même traitement, par exemple dans une situation de violence conjugale – une femme battue par un homme qui avait lui-même subi des violences de son père il y a longtemps – parce l’homme aussi est une « victime »?

Nous demandons au monde d’agir maintenant pour mettre fin à la dépossession des Palestiniens. Nous devons faire cesser leur humiliation quotidienne aux checkpoints, en finir avec la honte de ce Mur de l’Apartheid qui coupe les gens de leurs terres, de leur travail et de leur histoire, et lutter contre la torture, l’incarcération sans jugement et les assassinats ciblés de ceux qui osent résister. Notre humanité exige que chacun qui reconnaît le mal en son temps se dresse contre lui, même si ce n’est pas à la mode. Reconnaître et agir contre le mal, c’est réellement renforcer notre humanité. Devant l’oppression, la dépossession ou l’occupation, nous agissons pour que notre propre humanité ne soit pas diminuée par notre silence face à la dégradation d’autres membres de notre famille humaine. Si on vous dévalorise en tant qu’être humain, on me dévalorise aussi. En agissant pour vous défendre, je me défends aussi – je défends l’humain que je suis aujourd’hui, mais aussi mon humanité vulnérable de demain.

Parler de moralité, c’est parler de la capacité d’être touché par des intérêts au-delà de son appartenance ethnique, religieuse ou nationale. Quand notre vision du monde et nos relations avec les autres sont modelés par l’égocentrisme — vis à vis de notre religion, notre survie, notre sécurité ou notre ethnicité – alors, inéluctablement, nous en deviendrons  tôt ou tard les victimes à notre tour. Quand les humains revendiquent « la réalité », ou la « realpolitik », comme des valeurs en soi, ils le font en général dans leur propre intérêt, même s’ils le justifient selon une logique fondée sur l’ethnicité. Ainsi, même si le but de votre action est d’obtenir du pétrole ou un avantage stratégique, vous la justifiez en invoquant la nécessité d’instaurer la démocratie. Ou encore, vous cherchez à justifier votre pratique de l’esclavage sous le prétexte rassurant que les victimes noires du système seraient peut-être mortes de faim si on les avait laissé en Afrique. Etre un humain, un vrai – être mensch – c’est autre chose. C’est être capable de dépasser les intérêts particuliers et de comprendre que l’approfondissement de l’humanité est liée au bien de l’autre. Quand la ségrégation des humains devient un dogme et une idéologie, quand elle est imposée et mise en application par la loi, cela s’appelle l’apartheid. Quand certains sont privilégiés simplement parce qu’il sont nés dans un groupe ethnique donné et qu’ils exploitent leurs privilèges pour déposséder d’autres personnes et user de pratiques discriminatoires à leur encontre, cela s’appelle l’apartheid. Aussi réel que soit le traumatisme qui l’a engendré, aussi profonde que soit la croyance religieuse qui sous-tend le tout, cela s’appelle l’apartheid. Notre façon de répondre à notre propre souffrance et à l’indifférence ou la culpabilité du monde ne justifie jamais le fait de faire souffrir d’autres personnes ou de rester indifférent face au traumatisme qu’ils subissent. La ségrégation devient alors un principe qui permet d’ignorer l’existence de l’autre avec lequel nous partageons un espace de vie. Et il devient aussi le moyen de nier les souffrances et les humiliations subies par l’autre.

Nous ne nions en aucun cas les souffrances subies par les oppresseurs au cours de leur existence individuelle ou collective; simplement, nous refusons l’idée que d’autres doivent en devenir les victimes par la suite. Nous refusons la manipulation de ces souffrances pour servir des intérêts politiques et expansionnistes. Nous n’acceptons pas de payer le prix de la dépossession parce qu’une puissance impérialiste a besoin d’un allié solide en cette partie du globe.

Pour les Sud-africains, s’exprimer sur la vie ou la mort du peuple palestinien, c’est aussi tenter de préserver notre idéal d’une société morale qui ne serait jamais complice de la souffrance des autres. Il existe bien sûr d’autres exemples d’oppression, de dépossession et de marginalisation dans le monde. Pourtant, aucun n’est aussi reconnaissable pour nous qui avons subi, survécu et finalement surmonté l’apartheid. Pour ceux d’entre nous qui avons vécu l’apartheid en Afrique du Sud et lutté pour nous libérer de ce régime et de tout ce qu’il représentait, la Palestine illustre à bien des égards ce qui reste inachevé dans notre lutte.

Je suis donc venu ici, comme beaucoup d’autres qui ont participé à la lutte contre l’apartheid, et nous avons vu des choses qui nous rappellent ce que nous avons subi. L’Archevêque Desmond Tutu avait évidemment raison de dire à quel point la condition des Palestiniens lui rappelait ce qui nous était arrivé en Afrique du Sud, et de se demander: “Pourquoi avons-nous la mémoire si courte ?  Les Juifs qui sont nos frères et sœurs ont-ils oublié leur propre humiliation ?” Pourtant, à plusieurs égards, ce que nous voyons ici dans votre pays est plus brutal encore, plus implacable et plus inhumain que tout ce que nous avons vécu pendant l’apartheid. En quelque sorte, mes frères et sœurs, je suis gêné de vous voir obligés d’utiliser ce mot qui était autrefois réservé à notre situation, afin d’attirer l’attention à la vôtre.

Les Blancs d’Afrique du Sud ont bien sûr essayé de contrôler les Noirs. Cependant, ils n’ont jamais tenté de nier l’existence même des Noirs, ni entretenu le fantasme de leur disparition pure et simple. Nous n’avons pas vécu une occupation militaire qui privait les occupés de tous leurs droits. Nous n’avons pas connu la barbarie multiforme de ces punitions collectives consistant à démolir les maisons et détruire les vergers appartenant aux familles de rebelles présumés, ni l’expulsion physique de ces familles. Les tribunaux de l’apartheid en Afrique du Sud n’ont jamais légitimé la torture. Les Blancs sud-africains n’ont jamais eu carte blanche pour humilier les Sud-africains noirs comme les colons semblent l’avoir ici. Mêmes les pires fanatiques n’auraient jamais imaginé quelque chose d’aussi macabre que ce mur. Ni la police ni l’armée de l’apartheid n’a jamais tiré des missiles ou envoyé des bombes sur des cibles majoritairement civiles. Les Blancs en Afrique du Sud formaient une communauté stable qui, au bout de plusieurs siècles, a finalement du composer avec les Noirs (ne serait-ce que parce que leur économie en dépendait). L’idée sioniste qui fait d’Israël le lieu de rassemblement de tous les Juifs – anciens et nouveaux, convertis, reconvertis ou « régénérés » – est profondément problématique, car l’idée de tendre la main à son voisin n’y a aucune place.  L’idée semble au contraire de se débarrasser de ses voisins –  ce l’on appelle le nettoyage ethnique – et de les remplacer systématiquement par d’autres.

Au temps de notre résistance à l’apartheid, nous étions conscients de la contribution inestimable de la solidarité internationale à la lutte pour mettre fin à des siècles d’oppression.   Aujourd’hui, nous n’avons d’autre choix que de contribuer à notre tour au combat des Palestiniens pour la liberté. Nous le faisons en ayant pleinement conscience que votre liberté contribuera aussi à la liberté de bien des Juifs de réaliser pleinement leur humanité, tout comme la fin de l’apartheid a rendu cette même liberté aux Blancs d’Afrique du Sud. Au plus fort de notre combat pour la liberté, nous n’avons jamais cessé de rappeler à notre peuple que notre combat était aussi un combat pour la libération des Blancs. L’apartheid diminuait les Blancs dans leur humanité tout comme l’injustice envers les femmes diminue l’humanité des hommes. C’est la libération qui permet à l’oppresseur de reconquérir son humanité, et Israël ne fait pas exception à cet égard. Lors des rassemblements publics pendant le combat pour la liberté en Afrique du Sud, l’orateur du moment lançait souvent « Un de nous est blessé… » et la foule répondait « …Nous sommes tous blessés! ». A l’époque, pour nous, la portée de cette phrase était quelque peu limitée, et peut-être en sera-t-il toujours ainsi. Mais ce que nous savons, c’est que la blessure infligée au peuple palestinien est une blessure pour nous tous. Inéluctablement, une blessure infligée à autrui revient hanter l’agresseur. Il est impossible d’arracher la peau d’un autre humain sans porter atteinte en même temps à sa propre humanité. Face à cette monstruosité, ce Mur de l’apartheid, nous vous offrons autre chose – notre solidarité avec le peuple palestinien. Nous vous déclarons notre engagement à vos côtés dans votre combat pour mettre fin à la ségrégation, pour surmonter l’injustice et pour venir à bout de la rapacité, la division et l’exploitation.

Nous avons vu que nos opprimés de hier – en Afrique du Sud pendant l’apartheid et en Israël aujourd’hui – peuvent devenir les oppresseurs d’aujourd’hui.  Nous sommes donc à vos côtés pour réaliser votre rêve de créer une société où tous, de toutes origines ethniques et de toutes religions, vivront libres et égaux.

Nous continuons à nous inspirer des paroles de Nelson Mandela, père de notre nation et héros du peuple palestinien. En 1964, il a été jugé coupable de trahison et condamné à mort. Il s’est tourné vers les juges et leur a dit: « J’ai lutté contre la domination des blancs, et j’ai lutté contre la domination des noirs. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle tout le monde vivrait en harmonie et avec les mêmes chances. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre. Mais, s’il le faut, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ».

 

Traduit en français par Ilona Bossanyi

Texte original: Farid Esack: Open Letter to the Palestinian People

Source: An Injury to one… http://electronicintifada.net/content/injury-one/8223

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Je suis allé en Israël et en Cisjordanie en novembre 2010 pour y voir sur place la situation : pour rencontrer les gens et entendre leurs histoires ; pour sentir la réalité de la vie quotidienne de part et d’autres d’Israël comme de la Cisjordanie.

En chemin entre une rencontre à Jérusalem et une autre près de Ramallah, la route nous a mené au long du mur de séparation froid et gris érigé par Israël. Alors que nous roulions, j’ai commencé à remarquer qu’il y avait un texte près du sommet, qui s’étendait dans les deux sens aussi loin que l’on pouvait voir. Il ressemblait à un message parlant de l’apartheid. Nous avons fait demi-tour, nous sommes revenus au début et nous l’avons filmé dans sa totalité. Comme il s’est avéré, c’est une Lettre ouverte au peuple de Palestine du théologien sud-africain le docteur Farid Esack. Voici son message ci-après.

(Introduction à la vidéo de Sally Shawl, texte lu par Farid Esack, An Open Letter to the Palestinian People, https://www.youtube.com/watch?v=1skU_nVaMl8).

Un de nous est blessé…

Mes chers sœurs et frères palestiniens,

Je suis arrivé dans votre pays, et j’y ai reconnu les ombres qui ont plané sur mien. Mon pays a été, autrefois, un pays où certains s’imaginaient pouvoir construire leur sécurité au dépens de la sécurité d’autres personnes. Selon eux, leur peau plus claire et leurs origines européennes leur donnaient le droit de déposséder ceux à la peau plus noire qui vivaient dans le pays depuis des millénaires. Je viens d’un pays où un groupe de personnes, les Afrikaners, ont connu de réelles souffrances aux mains des Anglais.  Ces Anglais les méprisaient et en ont emprisonné beaucoup dans des camps de concentration. Près d’un sixième de leur population a péri à l’époque.

Alors les Afrikaners ont dit, “Plus jamais !” Ils voulaient dire par là qu’il ne fallait plus jamais qu’on les fasse souffrir sans comprendre que leur humanité était liée à celle de tous autres humains. De leur douleur est née l’idée qu’ils étaient un peuple élu par Dieu pour vivre dans une Terre Promise. Et c’est ainsi qu’ils ont occupé cette terre, cette terre qui appartenait à d’autres, et qu’ils se sont construit leur sécurité aux dépens de la sécurité du peuple noir. Plus tard, ces Afrikaners se sont alliés aux descendants de leurs ennemis d’autrefois, ceux qu’on appelait « les Anglais ». Les nouveaux alliés, appelés maintenant simplement « les Blancs », se sont dressés contre les Noirs, qui ont du payer un terrible tribut : dépossédés, exploités et marginalisés par le racisme des Blancs qui s’est entremêlé avec les peurs des Afrikaners et l’idée du peuple élu. Et bien sûr, avec ce crime vieux comme le monde : la rapacité.

Je suis issu de l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid.

A mon arrivée dans votre pays, le sentiment du « déjà vu » était incontournable. Je suis frappé par les similitudes. Nous sommes tous en quelque sorte les enfants de notre histoire. Mais nous pouvons aussi choisir d’être touchés par les histoires des autres. Cette capacité est sans doute ce que nous appelons la moralité. Nous ne sommes pas toujours en mesure d’agir face à ce que nous voyons, mais nous avons toujours la liberté de voir, et d’être touchés.

Je viens d’un pays où des gens, au nom de la liberté, ont affronté des attaques au bulldozer, des tirs de fusil, de mitrailleuse et de gaz lacrymogènes. Nous avons résisté à une époque où résister n’était pas à la mode. Et maintenant que nous sommes libres, tout le monde affirme qu’ils ont toujours été avec nous. C’est un peu comme en Europe après la deuxième guerre mondiale. Pendant la guerre, les résistants étaient peu nombreux. Après, on ne trouvait plus un seul sympathisant des nazis, et la très grande majorité déclarait avoir toujours soutenu la résistance.

Je suis étonné de voir à quel point des gens tout à fait honnêtes et bien intentionnés par ailleurs se mettent à tergiverser dès qu’il est question d’Israël et des souffrances des Palestiniens. Voyant cela, je me pose des questions sur ce que nous entendons par honnêteté. L’objectivité, la modération, la capacité de voir les choses des deux côtés, tout ce qui marque la pensée honnêtes, n’ont-elles pas des limites? La modération en présence d’une réelle injustice est-elle réellement de mise ? Les deux parties méritent-elles toujours le même traitement, par exemple dans une situation de violence conjugale – une femme battue par un homme qui avait lui-même subi des violences de son père il y a longtemps – parce l’homme aussi est une « victime »?

Nous demandons au monde d’agir maintenant pour mettre fin à la dépossession des Palestiniens. Nous devons faire cesser leur humiliation quotidienne aux checkpoints, en finir avec la honte de ce Mur de l’Apartheid qui coupe les gens de leurs terres, de leur travail et de leur histoire, et lutter contre la torture, l’incarcération sans jugement et les assassinats ciblés de ceux qui osent résister. Notre humanité exige que chacun qui reconnaît le mal en son temps se dresse contre lui, même si ce n’est pas à la mode. Reconnaître et agir contre le mal, c’est réellement renforcer notre humanité. Devant l’oppression, la dépossession ou l’occupation, nous agissons pour que notre propre humanité ne soit pas diminuée par notre silence face à la dégradation d’autres membres de notre famille humaine. Si on vous dévalorise en tant qu’être humain, on me dévalorise aussi. En agissant pour vous défendre, je me défends aussi – je défends l’humain que je suis aujourd’hui, mais aussi mon humanité vulnérable de demain.

Parler de moralité, c’est parler de la capacité d’être touché par des intérêts au-delà de son appartenance ethnique, religieuse ou nationale. Quand notre vision du monde et nos relations avec les autres sont modelés par l’égocentrisme — vis à vis de notre religion, notre survie, notre sécurité ou notre ethnicité – alors, inéluctablement, nous en deviendrons  tôt ou tard les victimes à notre tour. Quand les humains revendiquent « la réalité », ou la « realpolitik », comme des valeurs en soi, ils le font en général dans leur propre intérêt, même s’ils le justifient selon une logique fondée sur l’ethnicité. Ainsi, même si le but de votre action est d’obtenir du pétrole ou un avantage stratégique, vous la justifiez en invoquant la nécessité d’instaurer la démocratie. Ou encore, vous cherchez à justifier votre pratique de l’esclavage sous le prétexte rassurant que les victimes noires du système seraient peut-être mortes de faim si on les avait laissé en Afrique. Etre un humain, un vrai – être mensch – c’est autre chose. C’est être capable de dépasser les intérêts particuliers et de comprendre que l’approfondissement de l’humanité est liée au bien de l’autre. Quand la ségrégation des humains devient un dogme et une idéologie, quand elle est imposée et mise en application par la loi, cela s’appelle l’apartheid. Quand certains sont privilégiés simplement parce qu’il sont nés dans un groupe ethnique donné et qu’ils exploitent leurs privilèges pour déposséder d’autres personnes et user de pratiques discriminatoires à leur encontre, cela s’appelle l’apartheid. Aussi réel que soit le traumatisme qui l’a engendré, aussi profonde que soit la croyance religieuse qui sous-tend le tout, cela s’appelle l’apartheid. Notre façon de répondre à notre propre souffrance et à l’indifférence ou la culpabilité du monde ne justifie jamais le fait de faire souffrir d’autres personnes ou de rester indifférent face au traumatisme qu’ils subissent. La ségrégation devient alors un principe qui permet d’ignorer l’existence de l’autre avec lequel nous partageons un espace de vie. Et il devient aussi le moyen de nier les souffrances et les humiliations subies par l’autre.

Nous ne nions en aucun cas les souffrances subies par les oppresseurs au cours de leur existence individuelle ou collective; simplement, nous refusons l’idée que d’autres doivent en devenir les victimes par la suite. Nous refusons la manipulation de ces souffrances pour servir des intérêts politiques et expansionnistes. Nous n’acceptons pas de payer le prix de la dépossession parce qu’une puissance impérialiste a besoin d’un allié solide en cette partie du globe.

Pour les Sud-africains, s’exprimer sur la vie ou la mort du peuple palestinien, c’est aussi tenter de préserver notre idéal d’une société morale qui ne serait jamais complice de la souffrance des autres. Il existe bien sûr d’autres exemples d’oppression, de dépossession et de marginalisation dans le monde. Pourtant, aucun n’est aussi reconnaissable pour nous qui avons subi, survécu et finalement surmonté l’apartheid. Pour ceux d’entre nous qui avons vécu l’apartheid en Afrique du Sud et lutté pour nous libérer de ce régime et de tout ce qu’il représentait, la Palestine illustre à bien des égards ce qui reste inachevé dans notre lutte.

Je suis donc venu ici, comme beaucoup d’autres qui ont participé à la lutte contre l’apartheid, et nous avons vu des choses qui nous rappellent ce que nous avons subi. L’Archevêque Desmond Tutu avait évidemment raison de dire à quel point la condition des Palestiniens lui rappelait ce qui nous était arrivé en Afrique du Sud, et de se demander: “Pourquoi avons-nous la mémoire si courte ?  Les Juifs qui sont nos frères et sœurs ont-ils oublié leur propre humiliation ?” Pourtant, à plusieurs égards, ce que nous voyons ici dans votre pays est plus brutal encore, plus implacable et plus inhumain que tout ce que nous avons vécu pendant l’apartheid. En quelque sorte, mes frères et sœurs, je suis gêné de vous voir obligés d’utiliser ce mot qui était autrefois réservé à notre situation, afin d’attirer l’attention à la vôtre.

Les Blancs d’Afrique du Sud ont bien sûr essayé de contrôler les Noirs. Cependant, ils n’ont jamais tenté de nier l’existence même des Noirs, ni entretenu le fantasme de leur disparition pure et simple. Nous n’avons pas vécu une occupation militaire qui privait les occupés de tous leurs droits. Nous n’avons pas connu la barbarie multiforme de ces punitions collectives consistant à démolir les maisons et détruire les vergers appartenant aux familles de rebelles présumés, ni l’expulsion physique de ces familles. Les tribunaux de l’apartheid en Afrique du Sud n’ont jamais légitimé la torture. Les Blancs sud-africains n’ont jamais eu carte blanche pour humilier les Sud-africains noirs comme les colons semblent l’avoir ici. Mêmes les pires fanatiques n’auraient jamais imaginé quelque chose d’aussi macabre que ce mur. Ni la police ni l’armée de l’apartheid n’a jamais tiré des missiles ou envoyé des bombes sur des cibles majoritairement civiles. Les Blancs en Afrique du Sud formaient une communauté stable qui, au bout de plusieurs siècles, a finalement du composer avec les Noirs (ne serait-ce que parce que leur économie en dépendait). L’idée sioniste qui fait d’Israël le lieu de rassemblement de tous les Juifs – anciens et nouveaux, convertis, reconvertis ou « régénérés » – est profondément problématique, car l’idée de tendre la main à son voisin n’y a aucune place.  L’idée semble au contraire de se débarrasser de ses voisins –  ce l’on appelle le nettoyage ethnique – et de les remplacer systématiquement par d’autres.

Au temps de notre résistance à l’apartheid, nous étions conscients de la contribution inestimable de la solidarité internationale à la lutte pour mettre fin à des siècles d’oppression.   Aujourd’hui, nous n’avons d’autre choix que de contribuer à notre tour au combat des Palestiniens pour la liberté. Nous le faisons en ayant pleinement conscience que votre liberté contribuera aussi à la liberté de bien des Juifs de réaliser pleinement leur humanité, tout comme la fin de l’apartheid a rendu cette même liberté aux Blancs d’Afrique du Sud. Au plus fort de notre combat pour la liberté, nous n’avons jamais cessé de rappeler à notre peuple que notre combat était aussi un combat pour la libération des Blancs. L’apartheid diminuait les Blancs dans leur humanité tout comme l’injustice envers les femmes diminue l’humanité des hommes. C’est la libération qui permet à l’oppresseur de reconquérir son humanité, et Israël ne fait pas exception à cet égard. Lors des rassemblements publics pendant le combat pour la liberté en Afrique du Sud, l’orateur du moment lançait souvent « Un de nous est blessé… » et la foule répondait « …Nous sommes tous blessés! ». A l’époque, pour nous, la portée de cette phrase était quelque peu limitée, et peut-être en sera-t-il toujours ainsi. Mais ce que nous savons, c’est que la blessure infligée au peuple palestinien est une blessure pour nous tous. Inéluctablement, une blessure infligée à autrui revient hanter l’agresseur. Il est impossible d’arracher la peau d’un autre humain sans porter atteinte en même temps à sa propre humanité. Face à cette monstruosité, ce Mur de l’apartheid, nous vous offrons autre chose – notre solidarité avec le peuple palestinien. Nous vous déclarons notre engagement à vos côtés dans votre combat pour mettre fin à la ségrégation, pour surmonter l’injustice et pour venir à bout de la rapacité, la division et l’exploitation.

Nous avons vu que nos opprimés de hier – en Afrique du Sud pendant l’apartheid et en Israël aujourd’hui – peuvent devenir les oppresseurs d’aujourd’hui.  Nous sommes donc à vos côtés pour réaliser votre rêve de créer une société où tous, de toutes origines ethniques et de toutes religions, vivront libres et égaux.

Nous continuons à nous inspirer des paroles de Nelson Mandela, père de notre nation et héros du peuple palestinien. En 1964, il a été jugé coupable de trahison et condamné à mort. Il s’est tourné vers les juges et leur a dit: « J’ai lutté contre la domination des blancs, et j’ai lutté contre la domination des noirs. J’ai chéri l’idéal d’une société libre et démocratique dans laquelle tout le monde vivrait en harmonie et avec les mêmes chances. C’est un idéal pour lequel j’espère vivre. Mais, s’il le faut, c’est un idéal pour lequel je suis prêt à mourir ».

Traduit en français par Ilona Bossanyi

Texte original: Farid Esack: Open Letter to the Palestinian People

Source: An Injury to one… http://electronicintifada.net/content/injury-one/8223




CHANGEMENT DE DATE ! L’apartheid israélien s’invite à Sciences Po !

La semaine contre l’Apartheid israélien, qui dénonce chaque année dans les universités du monde entier la politique coloniale d’Israël, est encore une fois victime de la censure en France. Le 9 mars dernier, la présidence de Paris 8 tentait en effet d’empêcher une conférence-débat portant sur le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions), qui vise à mobiliser la société civile internationale pour mettre fin à la politique expan-sioniste israélienne. L’université Paris 1 souhaite désormais interdire la tenue d’une conférence le 26 mars à laquelle devait participer un ancien conseiller du président Mandela, sur la base de motifs administratifs fallacieux.Alors que toute critique radicale de la politique israélienne est menacée de censure dans les universités françaises, Sciences Po autorise la tenue d’une conférence propagande qui, sous couvert d’un thème progressiste, normalise la politique criminelle de l’État israélien contre les Palestiniens.

Le lundi 30 mars [REPORTE AU MERCREDI 1ER AVRIL], l’association « Paris Tel-Aviv » organise une conférence sur le thème « Être femme en Israël ». Parmi les invitées figurent Michal Philosph, porte-parole de l’ambassade d’Israël en France. Celle-ci déclarait à l’antenne de la radio RMC le 19 novembre 2014 que la colonisation israélienne, illégale au regard du droit international, n’était que « le fruit d’une croissance naturelle » des colonies. Bar Ben Yaacov, autre invitée de la conférence, est quant à elle déléguée de l’Agence Juive, institution-clef de la colonisation israélienne. M. Bar Ben Yaacov est par ailleurs ancienne officier de l’armée israélienne, responsable de la mort de plus de 2100 personnes, dont 70% de civils, lors de la dernière agression contre Gaza. « Paris Tel Aviv » invite enfin Muriel Touaty, président de l’Association France du Technion, qui collabore directement avec l’industrie militaire israélienne responsable des massacres de civils palestiniens.

Cette conférence ne se contente pas de normaliser la politique criminelle de l’Etat israélien. Sous couvert d’un thème progressiste, celui de l’autonomisation des femmes, elle invite en plus ses représentantes officielles, y compris  une ancienne officier de l’armée !

Contre la normalisation de l’Etat d’apartheid israélien, nous exigeons l’annulation de cette conférence qui offre une tribune scandaleuse à des représentants officiels d’un Etat voyou. Si celle-ci ne devait pas être annulée, nous appelons à un

 

Rassemblement de protestation devant Sciences Po le MERCREDI 1ER AVRIL dès 17h au 27 rue Saint-Guillaume

 

​Premiers signataires :
​Solidaires Etudiant-e-s Sciences Po, BDS, Sortir du Colonialisme, PIR, UJFP, Collectif Palestine P8, Americans Against the War et Génération Palestine​


SciencesPo rolls out the red carpet to the Israeli apartheid

The Israeli Apartheid Week, that aims to advocate against the Israeli Apartheid policies on campus world wide, is once again tried to be shut down in France. The Mars 9, the Presidency of Paris 8 Saint-Denis tried to prevent the conference on the BDS campaign, that mobilizes the international civil society to end the Israeli expan-sionist-ic policy. Paris 1 Sorbonne refuses to host too a conference that condemn the Israeli criminal policy. The censorship of the conference, featuring Mandela former appointee, has been as always justify by spurious administrative excuses.

While any radical criticisms againt the israeli policies are threatened to be censored in every french universities, SciencesPo hosts a propaganda conference that, under the guize of progressive themes, normalizes the criminal policies of the State of Israel against the Palestinians.

In deed, Monday March the 30th, the student association « Paris Tel aviv » organized a conference on « Being a woman in Israel ». Among the speaker, Michal Philosoph, spokesperson of the Israeli embassy in France, who declared on the radio RMC November 19 2014 the colonization, illagale according to international laws, is « the outcome of the natural growing » of the settlements.

Bar Ben Yaacov is representative of the Jewish Agency, zionist organization that acttively promote the jewish immigration to israel, while millions of Palestinians living in refugees camps are still forbidden to return to their home land. She is also a former officer of the IDF, the « most moral army in the world », this army responsible of the death of more than 2100 people, 70% civilians according to the UN, last summer attack on Gaza.

If this was not enough already, Paris Tel Aviv, misleadingly a cultural association, invites Muriel Touaty, president of the Association France du Technion, that collaborates with the military-industrial complex, responsible of killing Palestinians civilians. This conference, with every others actions of Paris Tel Aviv, is not only aiming to normalize the criminal policy of the State of Israel, it also invites its official representatives, including former military officer. Adding insult to injury, it does this under the guize of the progressive subject that are women rights.

Against the normalization of the Israeli Apartheid State, we demands the cancellation of the conference, that offers a scandalous forum to officials representatives of a rogue State. If this was cancelled, we are calling for

a demonstration before SciencesPo, Wednesday April the 1st starting at 5pm, 27 rue saint Guillaume

 

​​First signatories :

Solidaires Etudiant-e-s Sciences Po, BDS, Sortir du Colonialisme, PIR, UJFP, Collectif Palestine P8, Americans Against the War et Génération Palestine​​
 alt tract_BDS_Sciences_po_recto.jpg
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Bordeaux 4 : Succès IAW malgré les menaces d’attaque pour interdire la conférence

Conférence Israeli Apartheid Week à Bordeaux le 10 mars 2015 avec Ayssar Al Saifi, Max Blumenthal et Michèle Sibony

La Conférence qui s’est tenue le 10 mars dernier à l’Université Bordeaux 4 a été un franc succès, avec des interventions de qualité d’Ayssar Al Saifi, Max Blumenthal et Michèle Sibony.

Dans un amphi plein, les intervenants ont apporté leur analyse afin d’expliquer le système d’apartheid contre le peuple palestinien et ont lancé un appel à renforcer le soutien à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

L’administration de l’Université de Bordeaux 4 a indiqué aux organisateurs de la conférence IAW avoir reçu des menaces revendiquées par le groupe sioniste Haverim. Ce groupe a contacté l’administration le 10 mars afin de leur ordonner d’interdire la conférence se tenant le jour-même. Haverim a ensuite demandé à ce que la police soit contacté pour empêcher la conférence de se tenir. Devant le refus de l’administration, le groupe a finalement indiqué qu’il se chargerait lui-même d’empêcher la conférence en venant sur place.

Cette volonté d’interdire toute expression critique du sionisme et de la politique d’apartheid qui y est associée sont révélatrices de la défaite des groupes sionistes au sein de l’opinion.

Ces organisations usent d’un seul refrain «ceux qui critiquent Israël sont antisémites».
Le disque est rayé : l’argument est utilisé sans cesse pour interdire des conférences, porter plainte contre des militants, tenter de décrédibiliser ceux qui sont solidaires avec le peuple Palestinien.

Mais le refrain n’est plus valable: ces organisations ont beau avoir le soutien d’hommes politiques ou de médias de masse, ils sont aujourd’hui en décalage avec ce que représente réellement Israël aux yeux du monde: un régime d’apartheid qui massacre hommes, femmes et enfants et volent la terre de Palestine.

Prochain RDV pour l’IAW à Bordeaux: le 30 mars à l’IEP à 17h30 avec Farid Esack, militant anti-apartheid, Professeur à l’Université de Johannesburg et Président de BDS Afrique du Sud

Vive la Palestine libre ! Boycott Israël Apartheid




Tournée de Farid Esack, militant sud-africain anti-apartheid

Actuellement Professeur d’études islamiques à l’université de Johannesbourg, ce militant politique a développé une théologie islamique de la libération, en écho au courant chrétien de lutte contre les inégalités initié en Amérique du Sud. Il a notamment été révélé au public français avec son ouvrage Coran, mode d’emploi (Ed. Albin Michel, 2004), mais il est l’auteur de nombreux livres sur le combat islamique pour la justice sociale, religieuse et ethnique, dont Qur’an, Liberation and Pluralism (Oxford).

Né en 1959 dans une famille musulmane indo-pakistanaise de la banlieue du Cap, sa lutte contre l’apartheid commence dès 1974, quand il devient le président d’un groupe local de lutte contre la ségrégation. Il participa en 1993 à la création de l’organisation sud-africaine Muslims against Oppression qui prendra le nom de Call of Islam. Celle-ci deviendra une filiale importante de l’United Democratic Front, qui figure parmi les plus importantes organisations de lutte contre l’apartheid dans les années 1980.

Devenant l’une des principales figures de la Conférence mondiale des religions pour la paix, il organisa des centaines de manifestations contre l’apartheid, notamment en compagnie des autres religions, insistant sur la nécessité du rapprochement entre les religions dans le combat pour la justice.

Défenseur de toutes les formes d’égalité, Farid Esack est également connu pour sa dénonciation de la politique sioniste, qu’il compare à l’apartheid.

Nous vous invitons à venir le rencontrer dans votre ville :

– Jeudi 26 mars: Conférence à Paris
18h30 : Paris 1 Panthéon Sorbonne – 90, rue de Tolbiac, 75013 Paris – Métro Olympiades ligne 14 / Rdv dans la fosse (devant la fac)
https://www.facebook.com/events/723659931082049/

– Vendredi 27 mars: Conférence à Lyon
19h : Bourse du Travail – Place Guichard, Lyon 3ème (métro B – Guichard) Salle Moissonnier 3° étage (Entrée rue Créqui au n° 205)
https://www.facebook.com/events/1593593640853956/

– Samedi 28 mars : Rencontre inter universitaire avec l’Aurdip et rencontre interne avec le réseau Palestine

– Dimanche 29 mars : Conférence à Lille

15h : Maison des étudiants (MDE) de Lille 1- Avenue Carl Gauss, 59650 Villeneuve-d’Ascq
https://www.facebook.com/events/1598682983702263/

– Lundi 30 mars: Conférence à Bordeaux
17h30 : IEP/Science Po – Amphi C (Tram B – Montaigne Montesquieu)

– Mardi 31 mars: Conférence à Toulouse
12h30 : Université Mirail -Jean-Jaurès
20h30 : Salle Barcelone – 22 allées de Barcelone (métro B – Compans Caffarelli)
https://www.facebook.com/events/1810622669163175/

– Mercredi 1 avril: Conférence à Montpellier

* La Semaine contre l’apartheid israélien (IAW), mise en place depuis 2005, consiste en une série d’initiatives internationales qui visent à sensibiliser l’opinion sur le système d’apartheid contre le peuple palestinien et à renforcer le soutien au mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). En 2014, les initiatives de l’IAW, comprenant des rassemblements, conférences, spectacles culturels, projections de film, expositions multimédias et actions BDS, ont été organisées dans plus de 200 villes et campus universitaires, dans 28 pays.
http://apartheidweek.org/




Semaine contre l’apartheid israélien 2015 – #IsraeliApartheidWeek

Appel pour la Semaine contre l’apartheid israélien

« Maintenant, notre combat pour tenir Israël responsable de ses nouveaux crimes de guerre et crimes contre l’humanité a commencé. Le résultat de cette bataille pour mettre fin à l’impunité d’Israël déterminera si la récente agression d’Israël va représenter une nouvelle étape dans le « génocide incrémentiel » commis par Israël contre les Palestiniens ou un point charnière qui conduira à la fin du statut d’Israël en tant qu’entité au-dessus du droit – le dangereux paria du monde. Le résultat de cette bataille dépend de vous. »

Déclaration d’organisations de la société civile de Gaza – septembre 2014

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Semaine contre l’apartheid israélien 2015 – #IsraeliApartheidWeek

 

La Semaine contre l’apartheid israélien (IAW) consiste en toute une série d’initiatives internationales qui cherchent à sensibiliser l’opinion sur le système d’apartheid d’Israël contre le peuple palestinien et à renforcer le soutien au mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) qui se développe.

En 2014, les initiatives de l’IAW, comprenant des rassemblements, conférences, spectacles culturels, projections de film, expositions multimédias et actions BDS, ont été organisées dans plus de 200 villes et campus universitaires, dans 28 pays.

Les gens, dans un nombre sans précédent, sont descendus dans les rues pour manifester contre le récent massacre par Israël de plus de 2300 Palestiniens dans la bande de Gaza, mais la plupart des gouvernements et de nombreuses entreprises continuent d’apporter à Israël leur soutien à ses crimes. L’IAW est une occasion pour s’exprimer sur les crimes de guerre récents d’Israël et sur toutes ses violations du droit international, et aussi un moyen de mener campagne pour mettre fin à son soutien international.

Dix années après le lancement de la campagne BDS, la Semaine contre l’apartheid israélien offre aussi cette année la possibilité de réfléchir au succès que connaît le mouvement à ce jour, et de jeter les bases pour qu’il continue à se développer et pour l’impact de nos campagnes BDS.

Si vous souhaitez organiser une Semaine contre l’apartheid israélien et en être partie prenante, sur votre campus ou dans votre ville, examinez quelles sont les initiatives déjà programmées sur le site apartheidweek.org, ou prenez-contact avec nous à l’adresse iawinfo@apartheidweek.org. Retrouvez-nous aussi sur Facebook et sur Twitter.
Être partie prenante dans la Semaine contre l’apartheid israélien est facile ; voici 5 choses que vous pouvez faire :

1 – Organiser une projection de film

Pensez à accueillir un film. Pour plus d’informations ou pour des suggestions, consultez notre page ressources ou contactez-nous à iawinfo@apartheidweek.org.

2 – Organiser une conférence, un atelier, un rassemblement ou une manifestation

Il y a de nombreux orateurs, des universitaires, des politiques, des syndicalistes et des militants culturels, que nous pouvons vous proposer d’accueillir. Prenez contact avec nous et nous pourrons vous mettre en rapport avec eux.

3 – Organiser une action BDS

Organisez une action de boycott d’Israël ou présentez une motion pour le boycott, le désinvestissement et des sanctions (BDS) à votre conseil d’étudiant, à votre fédération syndicale ou à votre municipalité. Si vous militez déjà dans une campagne BDS, la Semaine contre l’apartheid israélien peut être une grande opportunité pour intensifier cette campagne et la mener vers un public plus large.

4 – Nous rejoindre en ligne – #IsraeliApartheidWeek

Aidez-nous à faire passer le message en ligne sur la Semaine contre l’apartheid israélien. Suivez la Semaine contre l’apartheid israélien sur Twitter et sur Facebook, notamment en utilisant le hashtag #IsraeliApartheidWeek et diffusez des photos et des articles sur les évènements que vous organisez ou auxquels vous participez.

5 – Être créatifs

Soyez créatifs ! Attirez l’attention sur l’apartheid israélien en fabriquant des maquettes du Mur d’apartheid ou de check-points israéliens, en organisant des manifestations éclair ou créatives, ou un concert, ou encore une lecture de poèmes.

Si vous organisez des initiatives pour l’IAW dans votre ville, merci d’entrer en contact avec nous par iawinfo@apartheidweek.org, ainsi nous pourrons ajouter vos initiatives sur notre site et les partager sur les réseaux sociaux.

http://apartheidweek.org/call-out/

traduction : JPP pour BDS FRANCE




La vidéo de la Semaine contre l’apartheid israélien à Bordeaux.

La vidéo de la semaine contre l’apartheid israélien à Bordeaux.

http://apartheidweek.org/




IAW 2014 en France : Premiers comptes rendus et photos

Ci-dessous, quelques retours des premières conférences-débats organisées dans le cadre de la semaine  internationale contre l’apartheid  israélien

Page facebook d’Israeli Apartheid Week – France

PARIS: A Sciences-Po le 4 mars – Organisé par l’AFPS Sciences Po et Solidaires Sciences Po

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Succès de cette conférence avec plus de 100 personnes venues participer à celle-ci.
La vidéo de la conférence « Apartheid israélien et luttes palestiniennes »:
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Le communiqué de Solidaires Sciences-Po:  Pourquoi avons-nous co-organisé l’Israeli Apartheid Week à Sciences Po ?


PARIS: A l’université Paris 8 le 5 mars:

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PHOTO: Israeli Apartheid Week à l’Université Paris 8 ce soir: Un succcès, malgré les attaques du CRIF contre la liberté d’expression, qui avait appelé à la censure de ce débat. Près d’une centaine de participants, et le débat après le film a bien mobilisé le public.Bravo aux camarades du Collectif-Falesteen Paris et de Génération Palestine ! #ApartheidWeek!

LYON : Le 6 mars:

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« Israël : nouvel Apartheid ! » Plus de 200 personnes à Lyon le 6 mars dernier à la conférence « Israël : nouvel Apartheid ! » avec Frank Barat et Michel Warschawski dans le cadre de la semaine internationale contre l’apartheid israélien: Bravo!

Lire le compte rendu : http://collectif69palestine.free.fr/spip.php?article677

STRASBOURG: Le 6 mars:

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« La soirée du 6 mars à Strasbourg organisée  par le CJACP, l’ATMF, le MRAP, les Amis du Monde Diplomatique et l’UJFP,  au cours de laquelle le film “Roadmap for apartheid” a été  présenté, fut une réussite, avec presque une centaine de personnes présentes, attentives à un film-documentaire vraiment poignant!
Une bonne partie des gens présents  est restée après ce (long) film, pour suivre une discussion intéressante sur le mouvement BDS notamment. Une collecte pour soutenir nos 12 camarades de Mulhouse condamnés pour l’appel au boycott de produits israéliens, a été effectuée. Nous allons poursuivre cette collecte nécessaire »

LILLE : Le 8 mars:

Dans le cadre de la Semaine contre l’Apartheid israélien,Génération Palestine Lille et le Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires organisaient Samedi dernier une action « Porteur de Paroles ».
Qu’est-ce qu’un porteur de paroles??
Réponse en vidéo et en article! : http://www.youtube.com/watch?v=UqclOJkfPS0

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BORDEAUX: Le 11 mars:

Génération Palestine Bordeaux:

La première conférence à l’IUT Montaigne s’est bien passé à Bordeaux . Nous préparerons une vidéo.  Voici ci-dessous  une photo que nous avons fait à la fin.

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Semaine Contre l’Apartheid Israélien 2014

26 février 18h15 Grenoble
Université Pierre Mendès-France, UFR de Sciences Humaines, campus de Saint Martin d’Hères, 181 avenue Centrale, bâtiment ARSH, salle 5
(organisation: Groupe de coordination BDS de Grenoble)
Débat: « Comment agir à l’Université pour les droits du peuple palestinien »

26 février 18h30 Paris – Université Paris 8, Amphi X
(organisation: Génération Palestine et le Collectif Palestine Paris 8)
Projection du film « Roadmap To Apartheid » de Ana Noguera et Eron Davidson
Conférence avec Julien Salingue et Taher Elabadi

4 mars – Science Po –
(organisation: AFPS Sciences Po- Solidaires Sciences Po
Conférence – Débat: « Apartheid et luttes palestiniennes » à 19h
Avec Julien Salingue, Jean Guy Greilsamer et un étudiant palestinien

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5 mars 18h30 Paris – Université Paris 8, Amphi X
(organisation: Génération Palestine et le Collectif Palestine Paris 8)
Projection du film « Cinq caméras brisées » Emad Burnat et Guy Davidi
Conférence avec Ibrahim Burnat et Jean Guy Greilsamer de l’Union Juive Française pour la Paix

6 mars 18h30 Lyon – Bourse du Travail, 205 rue Créqui, Salle Moissonnier, 3ème étage
(organisation: Collectif Palestine 69)
Réunion publique « ISRAËL : LE NOUVEL APARTHEID ! », avec Frank Barat, Michel Warschawski et Guy Fischer

6 mars 19h Strasbourg – Maison des Associations, place des Orphelins
(organisation: Collectif judéo-arabe citoyen pour la Palestine, Association des Travailleurs Maghrébins de France (Alsace), Union Juive Française pour la Paix (Alsace), les Amis du Monde Diplomatique (67) et le comité de Strasbourg du Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples)
Projection du film « Roadmap to apartheid » de Ana Noguera et Eron Davidson

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7 mars 19h Lille – Cinéma l’Univers, 16 rue Georges Danton
(organisation: Génération Palestine)
Projection du film « Le Jardin de Jad » de Georgi Lazarevski

13 mars 17h à Lille 1: Amphy Cauchy

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7 mars Metz – A partir de 17h : Julien Salingue dédicacera son livre au centre documentaire Ritimo (boutique Artisans du Monde),  11 Place Jean-Paul II Cour Saint-Etienne 57000 Metz (organisation: Collectif Palestine Metz BDS)

7 mars 20h30 Metz – Conférence-débat sur le thème de  l’apartheid israélien et des campagnes BDS au Foyer des jeunes travailleurs (FJT), Espace Pilâtre de Rozier, 2 rue Georges Ducrocq ( et non pas  au Grand Grenier des Récollets). (organisation: Collectif Palestine Metz BDS)

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11 mars 18h Lille – I.U.T Montaigne amphi 1
(organisation: Génération Palestine Bordeaux, Solidaires étudiant-e-s, Laylac, Keffieh Center)

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12 mars 18h Lille – IEP de Bordeaux
(organisation: Génération Palestine Bordeaux, Solidaires étudiant-e-s
Conférence avec Michel Bôle Richard et Fouad Muaddi

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 Nantes – Vendredi 14 mars
(organisation: Génération Palestine)
Projection débat autour du film « The Lab » de Yotam Feldman à 19H30

Rennes – Mardi 18 mars
(organisation: étudiant-e-s de sciences Po et AFPS Rennes avec soutien CCFD et LDH)

Soirée débat à l’IEP 18h30 Projection du film ROUTE 60 puis débat avec le réalisateur Alaa Ashkar

Dominique Maliesky, Maître de conférences en Science Politique et Responsable pédagogique de la 3ème année introduira le film.

INSTITUT D’ETUDES POLITIQUES DE RENNES 104, bd de la Duchesse Anne
35700 Rennes – France

Nantes – Jeudi 20 mars – 14h
Présentation-débat « Apartheid & boycott: de l’Afrique du Sud à Israël », avec Solidaires Etudiants-Nantes

Vendredi 21 mars – 19h30
Soirée témoignages « Retours de Palestine » précédé d’un buffet palestinien.

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Marseille – IEP
(organisation: Génération Palestine)
Conférence avec Michel Bôle Richard
Projection de film
Expo photos

Lyon – IEP
(organisation: Génération Palestine)

Tours
(organisation: Collectif BDS 37):
Conférence avec Julien Salingue le 19 mars à 19h au Serpent Volant
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Conférence-débat à Metz pour la Semaine contre l’Apartheid israélien

A Metz le 28 février, dans le cadre de la Semaine contre l’apartheid israélien, conférence-débat avec Jean-Guy Greilsamer, coprésident de l’UJFP et militant de la Campagne BDS (flyer ci-joint)

Solidarité avec le peuple palestinien dans le cadre de la Semaine contre l’apartheid israélien

Depuis plus de 60 ans, Israël poursuit en Cisjordanie une politique méthodique de colonisation et de totale dépendance des Palestiniens, au mépris du droit international. En réponse à la reconnaissance par l’ONU du droit de la Palestine à constituer un État, Israël construit 3000 nouveaux logements illégaux à Jérusalem Est et en Cisjordanie. L’économie palestinienne est réduite à néant par la construction du Mur, les multiples contrôles et barrages militaires…. Vivant sous blocus, les habitants de Gaza subissent des agressions militaires permanentes.

Des lois spéciales régissent dans le plus infime détail la vie quotidienne des Palestiniens d’Israël qui sont devenus des étrangers dans leur propre pays.

Ce système a pour nom : « Apartheid » !

A nous de peser sur la « communauté internationale » complice de ce système, à nous d’agir, comme dans le cas de l’Afrique du Sud, par le boycott des entreprises qui tirent profit de la colonisation pour que le peuple palestinien puisse exercer son droit à l’autodétermination !

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