1

7 points sur les principes journalistiques éthiques et professionnels dans la couverture de la guerre d’Israël contre Gaza

Le 17 mai 2021

Déclaration du Comité national palestinien de BDS (le BNC) et du Syndicat des journalistes palestiniens (PJS) sur les principes éthiques et professionnels du journalisme dans la couverture de la guerre d’Israël contre Gaza.

Dans le cadre de la guerre qu’elle mène actuellement contre les deux millions de Palestiniens de la bande de Gaza occupée et assiégée, l’armée de l’air israélienne a détruit, le 15 mai 2021, un « immeuble de 11 étages situé dans la ville de Gaza et abritant une soixantaine d’appartements résidentiels et un certain nombre de bureaux, dont ceux d’Al Jazeera Media Network et de l’Associated Press », après avoir averti ses habitants pendant une heure qu’ils devaient l’évacuer. 

Les responsables militaires israéliens ont affirmé que des responsables de la résistance palestinienne avaient pris des bureaux dans ce bâtiment, une affirmation de propagande réfutée par AP.

Indépendamment du discours d’Israël et du fait que les attaques d’Israël contre les journalistes sont routinières et systématiques, cette dernière attaque israélienne à Gaza, comme beaucoup d’autres, constitue une punition collective, un crime de guerre en vertu du droit international. La couverture par les médias principaux de l’assaut israélien contre Gaza jusqu’à ce jour porte une part de responsabilité dans la réalisation de ce crime.

La couverture de l’ensemble de l’attaque israélienne a été largement présentée comme une « riposte » aux actes commis par les groupes de résistance palestiniens. Cela place la résistance comme le premier instigateur de la « violence », ignorant le principe éthique de base selon lequel, dans une situation d’oppression, c’est précisément l’oppression qui est la cause première de la violence. Ce cadrage, associé à la répétition omniprésente et non critique des euphémismes israéliens et des affirmations non fondées de la propagande, a considérablement contribué à aseptiser, blanchir, voire justifier, les crimes israéliens et à consacrer son impunité et son absence de responsabilité vis-à-vis du droit international. 

Après tout, les affirmations et la terminologie de la propagande israélienne ont réussi à occuper une position centrale dans la couverture médiatique générale, étant donné l’accès inégalé que les médias ont accordé aux porte-parole militaires et aux politiciens israéliens. Pour exacerber ce processus, de nombreux journalistes occidentaux, sans parler des rédacteurs en chef, ont trahi les principes fondamentaux de l’éthique journalistique en offrant une tribune ouverte, non critique et non contestée aux présumés criminels de guerre israéliens pour qu’ils répètent inlassablement leur déshumanisation des Palestiniens – réduisant des populations civiles entières à un groupe de résistance particulier – et ce faisant les ont incités à de nouvelles violences raciales contre nous.

C’est ce contexte qui a permis aux forces d’occupation israéliennes d’avoir l’audace et l’impunité non seulement de raser le bâtiment abritant AP, Aljazeera et des dizaines de maisons palestiniennes en direct à la télévision, mais aussi d’échapper aux conséquences appropriées pour de nombreux crimes de guerre similaires, voire bien pires, perpétrés contre des Palestiniens au cours de cette « opération », le tout télévisé en direct.

Si la liberté d’expression est un droit pour tous, y compris pour ceux qui ont des opinions offensantes, l’engagement envers la vérité, la contestation de la propagande et la réduction des dommages sont des principes fondamentaux du journalisme. S’abstenir de permettre qu’un média soit utilisé pour inciter à la violence ou promouvoir la haine contre des groupes particuliers sur la base de leur identité ethnique, raciale, religieuse ou autre fait partie des principes éthiques cardinaux du journalisme.

Selon une déontologie journalistique largement universelle, l’obligation professionnelle de prendre en compte toutes les parties d’un débat n’inclut pas d’offrir une plateforme pour diffuser des mensonges, inciter à la violence raciale, notamment en déshumanisant les victimes de cette violence, normalisant et justifiant ainsi la poursuite de la violence à leur encontre. Cela est particulièrement vrai en période d’hostilité violente, de conflit ou d’oppression, lorsqu’une telle incitation peut coûter des vies humaines et des moyens de subsistance ou alimenter le nettoyage ethnique et d’autres crimes de guerre ou crimes contre l’humanité, tels que définis dans le droit international.

Des journalistes et des rédacteurs éthiques et bien informés sont en mesure d’identifier si certains discours sont délibérément destinés à déshumaniser un groupe particulier afin de normaliser ou de justifier le fait de le cibler violemment ou de supprimer les droits de la personne de ceux qui en font partie.

Les condamnations et les appels rhétoriques à une « action urgente » non définie ne suffisent pas.

Sur la base de ce qui précède, le Syndicat des journalistes palestiniens et le Comité national palestinien de BDS, la plus grande coalition de la société palestinienne, appellent les médias internationaux, les journalistes et les syndicats de journalistes à :

1) Confirmer leur engagement à respecter les principes fondamentaux de l’éthique journalistique, en résistant aux pressions d’Israël et de ses groupes de pression, et en contestant les lignes éditoriales biaisées et déshumanisantes ;

2) Mettre fin à toute collaboration institutionnelle avec les organisations médiatiques israéliennes qui encouragent la déshumanisation des Palestiniens, la haine raciale et la violence à notre égard ;

3) Refuser les petits voyages en Israël offerts par le gouvernement israélien ou les groupes de pression ;

4) Adhérer à une terminologie – et mettre à jour les guides de style pour s’engager à l’utiliser – qui soit fondée sur le droit international humanitaire et les droits de la personne, celle qui est utilisée par les Nations unies ou des organisations de défense des droits de l’homme faisant autorité pour décrire le contexte, par exemple en qualifiant le régime israélien d’apartheid (en suivant Human Rights Watch, B’Tselem et les organisations palestiniennes de défense des droits de la personne).

5) Éviter la répétition non professionnelle et non éthique, intentionnelle ou par inadvertance, de la terminologie de propagande propagée par le camp hégémonique/oppresseur ;

6) Respecter les droits des journalistes et des travailleurs des médias à exprimer publiquement et ouvertement leur solidarité personnelle avec la cause palestinienne (en dehors du cadre de leur activité professionnelle), sans être pénalisés.

7) Veiller à ce que les voix des personnes les plus touchées par la situation d’oppression ou d’agression soient centrales dans les reportages, au lieu d’accorder beaucoup plus d’espace/de temps aux oppresseurs dominants qui ont les moyens d’intimider et de menacer les journalistes et les médias afin de les faire plier.

Source : BDS movement

Traduction BDS France




Sur la « violence » et les « affrontements » entre les Palestinien.ne.s et l’Israël d’Apartheid

Le 11 mai 2021

La plupart des médias grand public reprennent en choeur la propagande de l’Israël d’apartheid, mettant moralement sur le même plan la violence de l’oppresseur puissance nucléaire et la résistance de l’opprimé. Dans une inversion typiquement coloniale de la vérité, ils blanchissent la violence de l’Israël d’apartheid en la qualifiant d’« affrontements violents » entre les « deux côtés ».

Voici trois points essentiels à retenir dans vos rapports ou lorsque vous réfutez ce mythe :

  1. En tant que pédagogue et philosophe brésilien, Paulo Freire dit : « Avec l’instauration d’une relation d’oppression, la violence a déjà commencé. Jamais dans l’histoire la violence n’a été initiée par les opprimés. Comment pourraient-ils en être les initiateurs si eux mêmes sont le résultat de la violence ? … Il n’y aurait pas d’opprimés s’il n’y avait une situation antérieure de violence pour établir leur assujettissement. La violence est initiée par celles et ceux qui oppriment, qui exploitent, qui ne veulent pas reconnaître les autres comme des personnes – non par ceux qui sont opprimés, exploités et non reconnus. »

 

  1. Puisque l’oppression est la cause fondamentale de la violence, pour mettre fin à toute violence – celle de l’oppresseur et celle de l’opprimé – nous devons mettre fin à l’oppression. Démasquer la complicité avec le régime israélien d’apartheid, de colonialisme de peuplement et d’occupation militaire et y mettre fin sont les formes les plus éthiques et stratégiques d’intervention pour faire cesser l’oppression et la violence.

 

  1. Celles et ceux qui, comme l’administration américaine et l’UE, ne sont pas seulement silencieux.ses face à l’oppression exercée par l’apartheid israélien, mais sont profondément impliqué.e.s dans sa mise en œuvre grâce au commerce et à la coopération militaro-sécuritaire, et dans sa protection contre toute responsabilité, n’ont aucun droit moral à faire la leçon aux Palestinien.ne.s opprimé.e.s sur notre résistance à l’oppression. Ils et elles sont complices du crime, purement et simplement.

Source : BDS Movement

Traduction J. Ch. pour BDS France

 




Sheikh Jarrah : ce qu’il se passe et comment vous pouvez agir maintenant 

Le 9 mai 2021

Regarder l’écrasement sanglant par l’apartheid Israël des manifestations populaires palestiniennes à Sheikh Jarrah nous appelle à l’action. Nous avons précédemment démontré notre capacité collective sous la forme de #BDS. Voici 9 actions que vous pouvez entreprendre pour lutter contre l’impunité israélienne et #SaveSheikhJarrah.

Au cours des derniers jours et semaines, les manifestations palestiniennes à Jérusalem-Est occupée ont pris de l’ampleur. Elles ont du faire face à une répression brutale de la part des forces de sécurité de l’apartheid israélien, notamment des policiers formés dans l’académie de formation de la police israélienne appartenant en partie à G4S et Allied Universal.

Les résidents palestiniens autochtones de Sheikh Jarrah ont mené de longues batailles juridiques devant les tribunaux israéliens contre les ordres d’expulsion qui feraient  d’eux des « nettoyés ethniquement », expulsés de force de leurs maisons et remplacés par des colons israéliens illégaux.

La semaine dernière, le 7 mai 2021, les colons israéliens ont soumis leur réponse aux réclamations légitimes des habitants de Sheikh Jarrah devant la cour israélienne, un appareil du régime d’apartheid israélien.

Les familles palestiniennes ont ensuite [reçu un délai] jusqu’à aujourd’hui, lundi 10 mai 2021, pour obtenir un «accord» avec les colons concernant le droit à disposer de leurs maisons. Sheikh Jarrah appartient aux familles palestiniennes. Il fait partie du territoire palestinien occupé et, par conséquent, toute présence de colons israéliens dans ce territoire équivaut à un crime de guerre au regard du droit international. L’entreprise de colonisation d’Israël fait partie intégrante de son système d’apartheid contre tou.te.s les Palestinien.ne.s.

 

La décision de la cour israélienne de donner un délai aux «deux parties» pour rechercher un compromis et parvenir à un accord est un détournement d’attention à visée coloniale. C’est aussi une tactique utilisée pour épuiser les protestations en cours et la pression publique sur #SaveSheikhJarrah. D’autres manifestations sont prévues dans les jours à venir, et les habitants s’engagent à rester inébranlables.

Regarder de loin la violence brutale d’Israël contre des manifestant.e.s palestinien.ne.s non armé.e.s qui défendent leurs maisons et leur dignité peut susciter des sentiments de colère mêlés d’impuissance. Nous avons déjà prouvé que l’action collective sous la forme de #BDS fonctionne au mieux pour exprimer une solidarité véritable et efficace. Voici 9 actions que vous pouvez entreprendre pour lutter contre l’impunité israélienne et #SaveSheikhJarrah

 

AGISSEZ !

  1. Premièrement, utilisez le pouvoir des réseaux sociaux pour mettre en évidence ce qui se passe. Utilisez #SaveSheikhJarrah dans tous vos messages sur les réseaux sociaux. Partagez des images et des vidéos d’activistes de Sheikh Jarrah qui font face à la censure des réseaux sociaux. Amplifiez les voix des résident.e.s palestinien.ne.s de Sheikh Jarrah.
  2. La semaine dernière, Human Rights Watch a déclaré dans son rapport novateur ce que les Palestinien.ne.s disent depuis des décennies. Israël est un État d’apartheid. Maintenant, le consensus mondial se construit. Le régime d’oppression israélien, y compris ses actions à Sheikh Jarrah, correspond à la définition de l’apartheid de l’ONU. Nous pouvons travailler ensemble pour démanteler l’apartheid israélien, car la solidarité mondiale et les boycotts ont contribué à mettre fin à l’apartheid sud-africain. Soutenez notre campagne et utilisez #UNInvestigateApartheid sur les réseaux sociaux pour ajouter votre voix à l’appel mondial.
  3. Les entreprises de sécurité israéliennes réalisent des millions de dollars d’exportations mondiales chaque année en vendant des biens et des services testés sur la population palestinienne autochtone, y compris celles et ceux qui luttent contre le nettoyage ethnique à Sheikh Jarrah. Le système de reconnaissance faciale d’AnyVision et la technologie d’espionnage de NSO sont parmi les exemples les plus évidents des outils de surveillance et de répression de masse de l’apartheid israélien. Israël les teste sur les Palestinien.ne.s et les exporte vers les dictatures et les gouvernements d’extrême droite du monde entier pour soutenir leurs crimes et leurs violations des droits de l’homme. Faites pression sur votre parlement / gouvernement pour imposer un embargo militaire contre Israël #MilitaryEmbargo contre Israël.
  4. G4S et maintenant Allied Universal détiennent une participation de 25% dans l’académie nationale de police d’Israël où la police israélienne apprend la répression brutale et violente utilisée contre les résident.e.s et les militant.e.s de Sheikh Jarrah. Certaines de ces tactiques militarisées finissent par être partagées avec les États-Unis et d’autres forces de police lors d’un entraînement conjoint. Rejoignez notre campagne et exhortez les dirigeants d’Allied Universal à se désengager de l’apartheid israélien. Sur les réseaux sociaux, utilisez #StopG4S pour exiger qu’ils se retirent de l’apartheid israélien.
  5. Hewlett Packard Enterprise et Hewlett Packard (HPE et HP) jouent un rôle clé dans le régime israélien d’occupation militaire, de colonisation et d’apartheid contre les Palestinien.ne.s autochtones. Ils fournissent des systèmes informatiques à l’armée israélienne et entretiennent des centres de données via leurs serveurs pour la police israélienne qui réprime violemment des manifestant.e.s pacifiques défendant leurs maisons à Sheikh Jarrah. Signez l’engagement international et utilisez #BoycottHP sur les réseaux sociaux.
  6. La société basque CAF a signé un contrat pour étendre le service de tramway israélien de Jérusalem Light Rail (JLR) aux colonies illégales. Les colonies sont définies comme des crimes de guerre en vertu du Statut de Rome de la Cour pénale internationale. Le JLR passe par Sheikh Jarrah où des colons illégaux soutenus par l’État israélien, leurs forces militaires et policières tentent de nettoyer ethniquement le quartier palestinien Sheikh Jarrah.Utilisez les réseaux sociaux pour demander #CAFGetOffIsraelsApartheidTrain
  7. Le fabricant allemand de vêtements de sport PUMA parraine l’Association israélienne de football, qui comprend des équipes et des terrains dans les colonies israéliennes illégales, y compris Givat HaMivtar, juste au nord de Sheikh Jarrah dans Jérusalem-Est occupée. Rejoignez la campagne lancée par 200 équipes palestiniennes pour #BoycottPuma. Partagez des actions sur les réseaux sociaux détournant la campagne #OnlySeeGreat de PUMA avec les Palestinien.ne.s #OnlySeeApartheid.
  8. Boycottez tous les produits des colonies israéliennes ! Les produits israéliens comme les dattes et les avocats, dont beaucoup sont produits par des sociétés opérant dans les colonies, se trouvent dans les supermarchés locaux. Demandez à votre supermarché de ne plus en stocker.
  9. L’action internationale peut aider à arrêter Israël sur sa lancée. Envoyez un courriel ou appelez les élus de votre pays et exhortez-les à adopter les conclusions de Human Rights Watch sur l’apartheid israélien et, surtout, ses recommandations visant à conditionner toutes les relations avec Israël au démantèlement de son régime d’apartheid.

Source : BDS Movement

Traduction RF Pour BDS France




Flashmob JERUSALEM et BDS à Clermont-Fd

Nombre de citoyen-ne-s français sont ulcérés de voir les ratonnades anti-arabes à Jérusalem par les colons et l’extrême droite, et par le silence des politiques et des médias dominants à ce sujet.

(Voir par exemple l’appel de Dominique Vidal aux journalistes ainsi que le communiqué AFPS  )

Une cinquantaine de personnes ont participé, à l’appel de l’AFPS 63-BDSF 63 sur internet la veille, au déploiement d’une grande banderole « chaine humaine » devant Radio Bleu (face à la Comédie occupée et à la station de tramway sur un boulevard passant) à Clermont-Ferrand, le 27 avril de 17h30 à 18h30 : LA PALESTINE SE MEURT.  POGROMS ANTIARABES A JERUSALEM.  LE MONDE REGARDE AILLEURS. BOYCOTT, SANCTIONS CONTRE ISRAEL ! La banderole s’est déplacée alternativement de part et d’autre du boulevard.

De nombreux drapeaux palestiniens et t-shirts BDS étaient visibles. Les manifestants ont scandé, notamment lors des arrivées du tram, les slogans « Boycott Israel, Etat criminel ! » et « Sionistes, fascistes, assassins ! ». Des interviews ont été données à Radio Bleu (rediffusée le 28 avril à 6h !), et à Médiacoop . Et des discussions animées avec les jeunes occupants de la Comédie, dont certains ont souhaité mettre un sticker sur leur carte vitale.

D’autres photos ainsi qu’un reportage avec vidéos (https://blogs.mediapart.fr/georges-andre/blog/280421/ratonnade-apartheid-et-persecutions-oqtf-pour-etudiantes-etrangeres-labandon) sont disponibles.

 




Une critique par la société civile palestinienne de la Déclaration de Jérusalem sur l’antisémitisme

Par le Comité National Palestinien, le 25 mars 2021

La « Déclaration de Jérusalem sur l’antisémitisme » (JDA), malgré ses défauts détaillés ci-dessous, représente une alternative mainstream à la définition frauduleuse de l’antisémitisme de l’IHRA et un « guide convaincant » dans la lutte contre le véritable antisémitisme, telle que la définissent de nombreux groupes juifs progressistes – la défense des Juifs, en tant que Juifs, contre la discrimination, les préjugés, l’hostilité et la violence. Elle respecte dans une large mesure le droit à s’exprimer librement en ce qui concerne la lutte pour les droits des Palestiniens, comme le stipule le droit international, y compris par le biais du BDS, et à la lutte contre le sionisme et le régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid d’Israël.

La JDA peut contribuer à la lutte contre le maccarthysme et la répression anti-palestiniens que les partisans de la définition de l’IHRA, avec ses « exemples », ont encouragés et provoqués, à dessein. Ceci est dû aux avantages suivants de la JDA :

  • Malgré ses lignes directrices problématiques centrées sur Israël, elle fournit une définition cohérente et précise de l’antisémitisme. Ses auteurs refusent explicitement de la codifier en loi ou de l’utiliser pour restreindre l’exercice légitime de la liberté académique ou pour « supprimer le débat public libre et ouvert qui se situe dans les limites fixées par les lois régissant les crimes de haine ». Ceci est utile pour contrer les tentatives de la définition de l’IHRA de prémunir Israël de toute responsabilité envers le droit international et de protéger le sionisme de toute critique rationnelle et éthique.
  • Elle reconnaît l’antisémitisme comme une forme de racisme, avec sa propre histoire et ses particularités, réfutant largement l’exceptionnalisme que lui confère la définition de l’IHRA (avec ses exemples).
  • Reconnaissant que l’antisémitisme et l’antisionisme sont « catégoriquement différents », elle ne considère pas comme antisémite en soi le fait de plaider pour les droits des Palestiniens en vertu du droit international et pour la fin du régime d’oppression d’Israël. Elle réfute ainsi les parties les plus dangereuses et les plus agressives des « exemples » de la définition de l’IHRA. Plus précisément, la JDA reconnaît comme une liberté d’expression légitime les exemples suivants : le soutien au mouvement non violent BDS et à ses tactiques ; la critique ou l’opposition au sionisme ; la condamnation du colonialisme de peuplement ou de l’apartheid d’Israël ; l’appel à l’égalité des droits et à la démocratie pour tous en mettant fin à toutes les formes de suprématie et de « discrimination raciale systématique » ; et la critique de la fondation d’Israël et de ses institutions ou politiques racistes.
  • Elle stipule que « tenir les juifs collectivement responsables de la conduite d’Israël ou traiter les juifs, simplement parce qu’ils sont juifs, comme des agents d’Israël » est antisémite, une règle que nous approuvons pleinement. Nous demandons l’application systématique  de cette règle, alors même qu’Israël et les sionistes, qu’ils soient juifs ou chrétiens fondamentalistes, sont coupables de la violer. Les dirigeants sionistes et israéliens fanatiques, comme Netanyahou, par exemple, parlent souvent au nom de tous les Juifs et encouragent les communautés juives des États-Unis, du Royaume-Uni, de France et d’ailleurs à « rentrer à la maison » en Israël.
  • Elle reconnaît théoriquement que le contexte importe au sens où des situations particulières ont une influence sur la possibilité de considérer antisémite ou non une expression ou une action.

Pour autant, les Palestiniens, le mouvement de solidarité avec la Palestine et tous les progressistes sont invités à aborder la JDA avec un esprit critique et une certaine prudence en raison de ses défauts, dont certains lui sont inhérents :

  1. Avec son titre malvenu et la plupart de ses directives, la JDA se concentre sur la Palestine/Israël et sur le sionisme, renforçant de manière injustifiée les tentatives de coupler le racisme anti-juif avec la lutte pour la libération palestinienne, et ayant donc un impact sur notre lutte. Malgré cet impact, la JDA exclut les perspectives palestiniennes représentatives, une omission qui en dit long sur les relations asymétriques de pouvoir et de domination et sur la façon dont certains libéraux essaient encore de prendre des décisions qui nous affectent profondément, sans nous. Les Palestiniens ne peuvent pas permettre qu’une définition de l’antisémitisme soit utilisée pour contrôler ou censurer la défense de nos droits inaliénables ou le récit de nos expériences vécues et de l’histoire de notre lutte contre le colonialisme et l’apartheid.
  2. Son omission malencontreuse de toute mention de la suprématie blanche et de l’extrême-droite, principales responsables des attaques antisémites, laisse involontairement l’extrême-droite hors d’atteinte, malgré une brève mention dans la rubrique des questions fréquemment posées (FAQ). La plupart des groupes d’extrême droite, en particulier en Europe et en Amérique du Nord, sont profondément antisémites mais aiment Israël et son régime d’oppression.
  3. Même si la JDA affirme la liberté de parole dans ses FAQ, ses « lignes directrices »  essaient toujours de contrôler certains discours critiques de la politique et des pratiques d’Israël, échouant à respecter pleinement la distinction nécessaire entre l’hostilité ou les préjugés à l’égard des Juifs, d’une part, et l’opposition légitime aux politiques, à l’idéologie et au système d’injustice israéliens, d’autre part. Par exemple, la JDA considère comme antisémites les cas suivants :
  1. « Présenter Israël comme le mal absolu ou exagérer grossièrement son influence réelle » comme une possible « manière codée de racialiser et de stigmatiser les Juifs ». Si dans certains cas, une telle représentation d’Israël ou une exagération grossière de son influence peuvent indirectement révéler un sentiment antisémite, dans la majorité absolue des cas liés à la défense des droits des Palestiniens, une telle déduction serait totalement déplacée. Lorsque des Palestiniens qui perdent leurs proches, leurs maisons et leurs vergers en raison des politiques d’apartheid israéliennes condamnent publiquement Israël comme « le mal absolu », par exemple, cela ne peut raisonnablement être interprété comme une attaque « codée » contre les Juifs.

Interpréter l’opposition aux crimes et au régime d’oppression israéliens comme anti-juive, comme le font souvent Israël et ses partisans de droite anti-palestiniens, rend effectivement Israël synonyme de ou coextensif à « tous les Juifs ». D’un point de vue éthique, en plus d’être anti-palestinienne, cette équation est profondément problématique car elle essentialise et homogénéise toutes les personnes juives. Cela contredit la déclaration initiale de la JDA selon laquelle il est « raciste d’essentialiser … une population donnée ».

  1. « Appliquer les symboles, les images et les stéréotypes négatifs de l’antisémitisme classique … à l’État d’Israël ». Comme la JDA l’admet elle-même ailleurs, une telle généralisation est fausse dans tous les cas « fondés sur des preuves ». Considérez, par exemple, les Palestiniens condamnant le premier ministre israélien Netanyahou comme « tueur d’enfants », étant donné qu’au moins 526 enfants palestiniens ontn été assassinéslors du massacre israélien de 2014 à Gaza, sur lequel la Cour pénale internationale a récemment décidé d’enquêter. Peut-on considérer cela comme de l’antisémitisme ? Bien que les preuves tangibles soient incontestables, les Palestiniens devraient-ils éviter d’utiliser ce terme dans ce cas, simplement parce qu’il s’agit d’un trope antisémite et que Netanyahou se trouve être juif ? Est-il islamophobe de qualifier de boucher le dictateur saoudien Muhammad Bin Salman – qui se trouve être musulman – parce qu’il aurait orchestré le meurtre macabre de Khashoggi, sans parler des crimes contre l’humanité commis par le régime saoudien au Yémen ? Montrer MBS tenant un poignard ensanglanté serait-il considéré comme un trope islamophobe, étant donné que les caricatures islamophobes représentent souvent des hommes musulmans avec des épées et des poignards ensanglantés ? Il est clair que non. Alors pourquoi rendre Israël exceptionnel ?

 

  1. « Nier le droit des Juifs de l’État d’Israël à exister et à s’épanouir, collectivement et individuellement, en tant que Juifs, conformément au principe d’égalité ». Le principe d’égalité est absolument primordial pour protéger les droits individuels dans tous les domaines ainsi que pour sauvegarder les droits collectifs culturels, religieux, linguistiques et sociaux. Mais certains peuvent abuser de ce principe pour impliquer des droits politiques égaux pour les colonisateurs et les collectifs colonisés dans une réalité coloniale, ou pour les dominants et les collectifs dominés dans une réalité d’apartheid, perpétuant ainsi l’oppression. Ancré dans le droit international, après tout, le principe fondamental d’égalité n’est pas destiné à, et ne peut pas être utilisé pour, exonérer les crimes ou légitimer l’injustice.

Qu’en est-il du « droit » supposé des colons juifs israéliens à remplacer les Palestiniens sur les terres ethniquement nettoyées de Kafr Bir’im en Galilée ou d’Umm al Hiran dans le Naqab/Negev ? Qu’en est-il du prétendu « droit » de mettre en oeuvre des comités d’admission racistes dans des dizaines de colonies exclusivement juives dans l’Israël d’aujourd’hui, qui refusent l’admission de citoyens palestiniens d’Israël pour des raisons « culturelles/sociales » ? De plus, les réfugiés palestiniens devraient-ils être privés de leur droit au retour, stipulé par l’ONU, afin de ne pas perturber un supposé « droit collectif juif » à la suprématie démographique ? Qu’en est-il de la justice, du rapatriement et des réparations conformément au droit international et de leur impact sur certains « droits » supposés des Israéliens juifs occupant des maisons ou des terres palestiniennes ?

 

Et surtout, qu’est-ce que tout cela a à voir avec le racisme anti-juif ?

 

1.Comme l’a récemment révélé Der Spiegel, un rapport de police en Allemagne, par exemple, montre que la droite et l’extrême droite étaient en 2020 responsables de 96% de tous les incidents antisémites en Allemagne qui sont attribuables à un motif clair. https://twitter.com/bdsmovement/status/1362411616638275586.

Source : BDS Movement

Traduction SF pour BDS France




APARTHEID – « Quel avenir pour Jérusalem ? » par Nada Awad

Près de 50 personnes sont venues le 13 novembre 2018 à la fac des lettres de Clermont-Ferrand écouter la conférence de Nada Awad, Palestinienne vivant à Jérusalem, diplômée de Sciences Po Paris, spécialiste de droit humanitaire. Outre des militants AFPS et de la Coalition BDS63, de nombreuses personnes inconnues, souvent jeunes. Ainsi que quatre Palestinien(ne)s de Jérusalem, Bethléem, Hébron ou Gaza.

La question de Jérusalem est une question centrale de la cause palestinienne. Après les expulsions des Palestiniens en 1948 (Nakba), l’Etat israélien et le Fond National Juif ont mis en place de nombreuses lois (1950-1965) pour légaliser la dépossession. Depuis l’occupation et l’annexion illégale de l’est de la ville en 1967, les gouvernements israéliens successifs mettent en place des politiques de transfert forcé des Palestiniens afin de changer les réalités territoriales et démographiques, pour obtenir une majorité de population juive et bloquer le développement des Palestiniens.

Ces gouvernements développent des « zones vertes » et des zones militaires fermées, pour confisquer des terres à Jérusalem Est, où seulement 13 % des terres sont constructibles pour les Palestiniens. Les Palestiniens de Jérusalem n’ont qu’un titre de séjour « permanent »… révocable à tout moment sous de nombreux prétextes, dont le manquement d’allégeance à l’occupation. Les regroupements familiaux sont très difficiles (43 % refusés). La répression est féroce (emprisonnements massifs, loi anti boycott, démolitions de maisons, rétention des corps des morts, …).

Suite à la déclaration de Trump par laquelle l’administration américaine reconnaît Jérusalem capitale d’Israël, le gouvernement israélien accélère l’adoption de lois facilitant le transfert forcé des Palestiniens de Jérusalem. Le projet du grand Jérusalem génère sur le terrain des développements inquiétants pour la population palestinienne. A ce jour, environ 220.000 colons israéliens sont installés dans Jérusalem Est.

Transfert silencieux et forcé des Palestiniens : tout est bon pour « dépalestiniser » la Palestine. Ce sont des crimes de guerre ou contre l’humanité.

L’intervention claire de Nada a capté l’intérêt de l’auditoire et un débat très riche s’est poursuivi pendant plus d’une heure, avec une large participation des jeunes auditeurs.

Parmi les thèmes abordés, celui des moyens de lutte dans un contexte de disproportion des forces. La résistance populaire est forte comme en témoigne le nombre massif des emprisonnements. La mobilisation des cours de justice internationales par les Palestiniens et leurs alliés, les mobilisations des sociétés civiles autour de BDS, sont aussi des éléments importants. Les positions du Labour Party anglais pour l’embargo militaire sont aussi évoquées.

Certains aspects de la « normalisation » sont questionnés, comme le vote aux élections municipales de Jérusalem, massivement boycotté par les Palestiniens qui refusent l’occupation et l’annexion, et encore plus maintenant avec la loi de « l’Etat Nation du peuple juif » qui discrimine constitutionnellement tous les Palestiniens, y compris à Jérusalem et en Israël. De même, les manifestations communes entre femmes israéliennes et palestiniennes, le pink washing, … ne peuvent pas cacher le fait que les participants n’ont pas les mêmes droits, et que la question centrale du droit au retour des réfugiés est souvent rejetée par les ONG israéliennes. Ce qui n’empêche pas que chacune des populations doive mener ses propres combats.

Les partis politiques sont interdits à Jérusalem. Les jeunes soldats sont tout puissants et humilient les Palestiniens, les colons assassins ont une impunité révoltante.

Nous avons terminé cette belle soirée par le partage d’un repas oriental avec Nada, une dizaine de militants et un jeune Palestinien.




Actions BDS LIDL et Intermarché au Cendre (63) contre l’annexion de Jérusalem

A l’appel de la Coalition BDS 63 (40 organisations) une vingtaine de militant(e)s (AFPS-BDSF, CGT, Amis du Diplo, ATTAC, Solidaires, LDH, Alter-écolos, …) ont participé le 9 décembre à deux actions BDS devant les magasins LIDL et Intermarché Hyper du Cendre (63). Deux dirigeant(e)s de l’Union locale CGT (Cournon) ont participé à l’action. A cette occasion l’UD-CGT 63 a aussi publié largement (site web et journal syndical départemental) le contexte de la Palestine, de Jérusalem et de la politique de Trump, et l’importance cruciale du mouvement BDS pour soutenir les Palestiniens et leurs syndicats (voir ici)

L’action devant LIDL a été écourtée par l’intervention de la police à l’appel du manager, très agressif, du magasin. La police a contrôlé l’identité d’un responsable de l’action. Environ 250 ex. du tract joint, appelant au boycott des produits Mehadrin et des autres produits de la colonisation israélienne chez LIDL ont été distribués durant une heure. Les client(e)s nous ont réservé un très bon accueil.

L’action devant Intermarché s’est déroulée sans problème, sans refus de tracts (environ 400 ex. du tract joint, appelant au boycott des produits de la colonisation et à la liberté d’appel au boycott, ont été distribués aux deux entrées du centre commercial) et avec des remerciements pour notre action. Une cinquantaine de signatures de la pétition demandant la rupture des accords d’association UE-Israël (mais peu de signataires ont accepté de donner leur adresse email).

Cette matinée, placée sous le signe du refus de l’annexion de Jérusalem dans nos contacts avec les citoyens, nous a permis d’informer les clients de nouveaux magasins sur la Palestine et l’importance du BDS, et de renforcer nos liens avec une union syndicale locale.




L’artiste Aziza Brahim annule son concert à Jérusalem occupée

La Campagne BDS France félicite l’artiste Aziza Brahim d’avoir annulé son concert à Jérusalem occupée

Voir sa déclaration publique publiée sur facebook:  https://www.facebook.com/aziza.brahim.official?fref=ts

La Campagne BDS France avait rédigé avec RESCOP (Espagne) une lettre à son attention, que vous trouverez ci-dessous.

Nous invitons Vieux Farka Touré, dont un concert est annoncé en Israël le mois prochain à prendre la même décision et à ne pas blanchir par son concert là bas l’apartheid israélien.


Lettre ouverte de la campagne BDS France et de la RESCOP en Espagne à Aziza Brahim

A l’annonce de votre prochain concert à Jérusalem Est occupée au cours du Festival de musique sacrée début septembre 2015, nous, campagne BDS France (Boycott Désinvestissement Sanction contre Israël) et la RESCOP d’Espagne (Red Solidaridad Contra la Occupacion de Palestina), avons décidé de vous écrire.

En 2004, inspirée par le boycott culturel triomphant de l’Afrique du Sud de l’apartheid et soutenue par les principaux syndicats et associations culturelles palestiniens, le PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel) a lancé un appel à la résistance sous la forme d’un boycott universitaire et culturel des institutions impliquées dans l’occupation et l’apartheid israéliens. Dans cette lettre que nous vous adressons, nous souhaitons souligner l’importance de cet appel palestinien et mettre l’accent sur le bien-fondé du mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël.

L’appel palestinien de 2004 demande aux artistes internationaux de refuser de se produire en Israël ou de participer à des événements servant à mettre à égalité l’occupant et l’occupé et à contribuer ainsi à la poursuite de l’injustice. Par la suite, en 2005, une majorité écrasante de la société civile palestinienne a appelé à une campagne BDS globale fondée sur les principes des droits de l’Homme, de justice, liberté et égalité. Le mouvement BDS adopte une stratégie non violente moralement cohérente pour tenir Israël pour responsable selon les mêmes normes de droits de l’Homme que les autres nations.

Il y a 40 ans, le Sahara Occidental a été envahi par le Maroc agissant comme une puissance coloniale, votre famille, comme une grande partie de la population, a dû s’exiler dans les camps de réfugiés en Algérie près de Tinduf, et vous-même êtes née dans un camp de réfugiés sahraouis.

Votre réputation est intimement et justement liée à votre talent mais aussi à votre expression constante contre l’occupation, l’injustice et l’oppression, celle des prisons comme celle que subissent les femmes, pour la résistance, la libération nationale ou encore les conséquences de l’exil. Le titre « Lagi » raconte l’exil que connait une partie des sahraouis ainsi que d’autres peuples comme les palestiniens auxquels vous faites référence.

La chanson « Gdeim Izik » est un hommage au tournant historique de la résistance sahraouie face à la répression féroce des forces d’occupation marocaines.

Certaines de vos chansons sont des textes écrits par votre grand mère, grande poétesse sahraouie,  combattante et résistante.

 

Et aujourd’hui,  nous ne comprenons pas, est-ce à Jérusalem occupée que vous voulez aller chanter cela… ?

Vous, défenseuse de la résistance palestinienne, contre l’occupation et ses conséquences terribles que vous connaissez si bien, nous ne comprenons pas qu’en tant qu’artiste Sahraouie, qui chantez l’autodétermination des peuples, vous puissiez  accepter de vous produire en Israël.

Quel goût amer aura dans ce concert – et par la suite- la liberté que vous chantez.

Quel goût amer aura, à Jerusalem, le slogan sahraoui que vous lancez aussi pendant vos concerts et qu’on entend en fond dans l’un de vos album « LA BADIL, LA BADIL, AAN TAKRIR EL MASSIR » (« Il n’y a pas d’alternative au droit à l’autodétermination »).

 

Vous ne pouvez pas ignorer les relations qu’Israël entretient avec le régime marocain, le rôle joué par Israël dans la conception et la construction du « mur de la honte marocain » qui divise la terre sahraouie. Et Israël, en plus de fournir des armes et de la technologie militaire au Maroc, fournit aussi renseignements et sécurité militaire et policière.

Peut-être espérez-vous, en vous rendant à Jérusalem Est, avoir l’occasion de rencontrer les Palestiniens et leur délivrer un message de soutien. N’ayez pas cette illusion. Le festival se tiendra dans la vieille ville de Jérusalem occupée par Israël depuis 1967, à l’emplacement de la citadelle Mamelouk El Kal’a, dénommée faussement « Tour de David » par les Israéliens. La « Tour de David » est le centre d’activités culturelles, festivals et commémorations des croisades, sur lesquelles les Palestiniens de Jérusalem n’ont pas leur mot à dire. Pendant ces événements, la vieille ville est envahie de touristes occidentaux, d’Israéliens, et ses habitants Palestiniens restent enfermés chez eux. Ces événements font partie de la colonisation de Jérusalem. Tandis que les festivals et manifestations culturelles organisés par les Palestiniens sont systématiquement réprimés, leurs locaux vandalisés et fermés par la police.

Vous savez aussi que les forces d’occupation israéliennes entravent les activités des artistes palestiniens, limités continuellement dans leurs déplacements en Cisjordanie et interdits de sortir de Gaza. Beaucoup d’entre eux ne peuvent participer à des festivals internationaux, et nombreux sont ceux emprisonnés dans les prisons israéliennes pour s’être engagés dans la résistance culturelle.

Vous produire en Israël constituerait un rejet de l’appel de plus de 170 organisations de la société civile qui composent le mouvement palestinien BDS. Nous vous enjoignons de ne pas blanchir par votre concert l’apartheid israélien.

Alors que de plus en plus d’artistes informés et conscients (Laureen Hill, Roger Waters, Richard Bona…) refusent d’êtres complices en rejetant toute participation aux événements organisés par les institutions israéliennes, nous vous demandons de ne pas servir de caution, à travers votre présence au « festival de musique sacrée » à une opération qui vise à marginaliser, à déposséder toujours plus les Palestiniens.

Mme Aziza Brahim, ne coopérez pas avec la colonisation israélienne, ne vous produisez pas à Jérusalem occupée en septembre !

LA BADIL, LA BADIL…!

 

La Campagne BDS France  (www.bdsfrance.org),
et la RESCOP d’Espagne (Red Solidaridad Contra la Occupacion de Palestina)
(http://www.causapalestina.net// )
(Le site internet du Comité National Palestinien de BDS : http://www.bdsmovement.net/)


Aziza Brahim cancela su concierto en Jerusalén Este ocupado

La cantante saharaui Aziza Brahim, nacida en los campamentos de refugiados de Tinduf, ha decidido a través de un mensaje en Facebook cancelar el concierto que tenía planeado dar para el régimen de apartheid israelí en Jerusalén Este ocupado.

La decisión de Aziza viene tras semanas de presión del movimiento BDS y de grupos de solidaridad con el pueblo saharaui de todo el mundo. Celebramos la valiente decisión de Aziza de escuchar la llamada al BDS y de mostrar su solidaridad internacionalista entre los pueblos saharaui y palestino.

Carta abierta de la campaña BDS Francia y de la RESCOP a Aziza Brahim

Después del anuncio de su próximo concierto en Jerusalén Este que tendrá lugar durante el Festival de Música Sagrada de principios de septiembre de 2015, nosotros, campaña BDS Francia (Boicot, Desinversiones y Sanciones contra Israel) y la RESCOP en el Estado español, hemos decidido escribirle.

En 2004, inspirada por el boicot cultural triunfante contra el apartheid sudafricano, y sostenido por los principales sindicatos y asociaciones culturales palestinas, el PACBI (Campaña Palestina para el Boicot Académico y Cultural a Israel, por sus siglas en inglés), ha lanzado una llamada a la resistencia bajo la forma de un boicot universitario y cultural de las instituciones implicadas en la ocupación y el apartheid israelí. En esta carta que le dirigimos, deseamos señalar la importancia de esta llamada palestina, así como las razones bien fundamentadas del movimiento mundial de Boicot, Desinversiones y Sanciones (BDS) contra Israel.

La llamada palestina de 2004 pide a los artistas internacionales que rechacen trabajar en Israel o de participar en acontecimientos que ayuden a representar como iguales a los ocupantes y a los ocupados y a contribuir así al mantenimiento de la injusticia. Seguidamente, en 2005, una mayoría aplastante de la sociedad civil palestina ha llamado a una campaña BDS global fundada sobre los principios de los Derechos Humanos, de justicia, libertad e igualdad. El movimiento BDS adopta una estrategia no violenta moralmente coherente por considerar a Israel como responsable según las mismas normas de los Derechos Humanos que a las otras naciones.

Hace 40 años, el Sáhara Occidental fue invadido por Marruecos actuando como una potencia colonial. Su familia, al igual que una gran parte de la población, se ha visto forzada a exiliarse a los campos de refugiados en Argelia, cerca de Tindouf, y usted misma ha nacido en un campo de refugiados saharauis.

Su reputación está íntima y justamente ligada a su talento, pero también a su expresión constante contra la ocupación, la injusticia y la opresión, tanto de las personas como la que padecen las mujeres, por la resistencia, la liberación nacional o hasta las consecuencias del exilio. El tema Lagi explica el exilio que conocen una parte de los saharauis, así como otros pueblos como el palestino a quienes hacemos referencia.

La canción Gdeim Izik es un homenaje al giro histórico de la resistencia saharaui contra la represión feroz de las fuerzas de ocupación marroquí.

Algunas de sus canciones son textos escritos por su abuela, gran poetisa saharaui, combatiente y resistente.

Y hoy, no comprendemos, ¿realmente va a ir al Jerusalén ocupado a cantar?

Usted, defensora de la resistencia palestina, contra la ocupación y sus terribles consecuencias que conoce tan bien, no entendemos que, como artista saharaui, que canta por la autodeterminación de los pueblos, actúe para Israel.

Qué gusto amargo tendrá en ese concierto –y después de él– la libertad que canta.

Qué gusto amargo tendrá, en Jerusalén, el eslogan saharaui que lanzan también durante sus conciertos y que podemos escuchar de fondo en uno de sus álbumes “La badil, la badil, aan takrir el massir” (“No hay ninguna alternativa que no sea el derecho a la autodeterminación”).

No puede ignorar las relaciones que Israel mantiene con el régimen marroquí, el rol jugado por Israel en la concepción y construcción del “muro de la vergüenza marroquí” que divide la tierra saharaui. E Israel, además de proveer de armes y de tecnología militar a Marruecos, le suministra también información y Seguridad militar y policial.

Aziza Brahim

Puede ser que espera, yendo a Jerusalén Este, tener la ocasión de reencontrarse con los palestinos y enviarles un mensaje de apoyo. Pero no tanga esa ilusión. El festival tendrá lugar en la Ciudad Antigua de la Jerusalén ocupada por Israel desde 1967, en el emplazamiento de la ciudadela Mamelouk El Kal’a, renombrada falsamente “Torre de David” por los israelíes. La “Torre de David” es el centro de actividades culturales, festivales y conmemoraciones de las cruzadas, sobre las cuales los palestinos de Jerusalén no tienen ni una palabra a decir. Durante el desarrollo de los acontecimientos, la ciudad antigua es invadida por turistas occidentales e israelíes, y sus habitantes palestinos permanecen encerrados en sus casas. Estos acontecimientos forman parte de la colonización de Jerusalén. Mientras que los festivales y manifestaciones culturales organizados por los palestinos son sistemáticamente reprimidos, sus locales saqueados y cerrados por la policía.

Sepa usted también que las fuerzas de ocupación israelíes ponen trabas a las actividades de los artistas palestinos, limitados continuamente en sus desplazamientos en Cisjordania y con la prohibición de salir de Gaza. Muchos de ellos no pueden participar en los festivales Internacionales, y muchos de ellos son encarcelados en las prisiones israelíes por haberse implicado en la resistència cultural.

Si actúan usted y su grupo en Israel, constituiría un rechazo al llamamiento de más de 170 organizaciones de la sociedad civilque componen el movimiento palestino BDS. Así, le pedimos que no legitime con su concierto el apartheid israelí.

Mientras que más y más artistas informados y conscientes (Lauryn HillRoger WatersRichard Bona…) rechazan ser cómplices rehusando toda participación en acontecimientos organizados por las Instituciones israelíes, le pedimos a usted y a su grupo no servir de justificación, mediante su presencia en el Festival de Música Sagrada, con una operación que lleva a marginar y desposeer todavía más a los palestinos.

Sra. Aziza Brahim, ¡no coopere con la colonización israelí, no actúe en Jerusalén ocupado en septiembre!

¡La badil, la badil…!

Campagne BDS en France
Red Solidaria Contra la Ocupación de Palestina (RESCOP)

Aziza Brahim cancela su concierto en Jerusalén Este ocupado

Visuel de la page facebook : Aziza, don’t sing for apartheid Israel in Jerusalem




Stop à la Journée sioniste de Montpellier

SAMEDI 30 MAI , 14h30 stand du Comité BDS France 34, Comédie
diffusion de tracts, appels au 6 et au 7 juin.

venez nombreuses et nombreux !

alt

https://www.youtube.com/watch?v=Q_oRTbU2oSI

Au JT de FR3 (2mn30) Mardi 2 juin 2015

https://www.youtube.com/watch?v=gyRBZH5DRLY
Le Comité BDS France 34 a rencontré Paul Alliès Pr. de Droit et doyen honoraire de la Faculté de droit. Il s’exprime sur la « Journée de Jérusalem » organisée par le CCCJM (Centre communautaire et culturel juif de Montpellier) qui depuis 38 ans célèbre un acte colonial condamné par l’ONU : la prise militaire, l’occupation et la colonisation de jérusalem et la déclaration : « Jérusalem une et indivisible capitale de l’état d’Israël » , ce qui n’est accepté par aucun pays, même pas les états unis. Et cette commémoration qui viole le droit international se fait en présence des élus de la Région, du Département et de la Ville de Montpellier qui subventionnent la manifestation avec les deniers publics !

alt




Jérusalem, 7 juin 1967 – 7 Juin 2015 : 48 ans d’occupation, de colonisation et de judaïsation

STOPJSION

Communiqué :

48 ANS D’OCCUPATION MILITAIRE, DE COLONISATION ININTERROMPUE, DE NETTOYAGE ETHNIQUE ET DE JUDAÏSATION DE JÉRUSALEM PAR ISRAËL

Le CCCJM (Centre Communautaire et Culturel juif de Montpellier) annonce la 38ème journée de Jérusalem à la date du 7 juin sous le slogan : « Jérusalem, l’ambition du « vivre ensemble ».

Malgré l’apparente volonté de dialogue annoncée, cette journée, sous le parrainage du Consul d’Israël constitue une double provocation qui affiche et confirme sa nature de célébration coloniale et de soutien aveugle à l’Etat d’Israël. Célébrer le 7 juin, c’est célébrer l’occupation, la colonisation et la judaïsation de Jérusalem. Si bien que le prétendu « Vivre ensemble » est un vivre ensemble entre Israéliens juifs et sans les Palestiniens.

Pour toutes ces raisons nous condamnons le soutien financier et politique des exécutifs de la Région à cette manifestation et appelons à l’interdiction de cette journée dite de Jérusalem qui n’est pas une fête communautaire religieuse juive (que nous respecterions si c’était le cas) mais une manifestation sioniste de soutien politique inconditionnel à l’Etat israélien et à ses crimes.

Une célébration en violation du droit international :

Chacun sait que le fondement de cette journée, unique en France, est de commémorer la prise de Jérusalem le 7 juin 1967 par l’armée israélienne et dans la foulée le 27 juin 1967, la déclaration à la Knesset de « Jérusalem Capitale, une et indivisible de l’Etat d’Israël ». Depuis cette date toute la ville de Jérusalem est occupée militairement et colonisée. Les sionistes disent « libérée » et « réunifiée ».

Chacun sait aussi que cette déclaration contrevient à pas moins de 4 Résolutions de l’ONU (252, 476, 478, 672) qui toutes affirment que Jérusalem est sous juridiction internationale et que Jérusalem-est est partie intégrante de la Palestine. Même les Etats-Unis ont refusé de valider Jérusalem comme capitale d’Israël.

Aussi quand le CCCJM choisit la date du 7 juin, date de l’occupation coloniale de la ville de Jérusalem en 1967, il réaffirme haut et fort son soutien à la nature coloniale de l’événement et son mépris total à l’égard du droit international et de la communauté internationale.

Un « vivre ensemble » sans les palestiniens !

Le CCCJM ne manque pas de culot. A moins de 15 jours de la mesure d’apartheid interdisant aux Palestiniens d’utiliser les mêmes bus que les Israéliens, le CCCJM ose présenter Israël comme le champion du « vivre ensemble » ! Apartheid veut dire : séparation. Israël a construit un mur de séparation (d’apartheid) de plus de 750 km pour se « séparer » des Palestiniens (en volant en maints endroit les terres fertiles et les puits).

L’ONG israélienne « Broken the silence » vient, avec courage, de dévoiler que lors de l’attaque de l’été 2014 contre la Bande de Gaza, ordre avait été donné aux soldats de tirer sur les civils.

La nouvelle ministre de la justice à peine élue a déclaré à propos des femmes palestiniennes :  « Elles doivent mourir, et leurs maisons doivent être détruites de telle sorte qu’elles ne puissent plus abriter de terroristes. ». Le 1er juillet 2014 sur sa page Facebook elle avait lancé un appel à « ne pas se contenter de tuer les terroristes palestiniens, mais la totalité du peuple palestinien qui est notre ennemi ». « Il faut détruire ce peuple, y compris ses vieillards et ses femmes, ses villes et ses villages, ses propriétés et ses infrastructures« .

Même l’Union Européenne en a assez des violations israéliennes. Pas plus tard que le 9 mai 2015, elle a dénoncé le feu vert israélien donné à la construction de 900 logements dans un quartier de colonisation à Jérusalem-Est : «  La détermination d’Israël à poursuivre dans sa politique de colonisation en dépit des avertissements de la communauté internationale ne menace pas seulement la viabilité de la solution à deux Etats mais amène également à s’interroger sur son engagement à parvenir à un accord négocié avec les Palestiniens », affirme l’UE dans un communiqué.

Il n’y a pas de « vivre ensemble » possible basé sur la violation du Droit international et des Droits Humains. Le nettoyage ethnique appliqué par Israël se traduit par un « vivre ensemble » (entre israéliens juifs) sans les Palestiniens !

Les élus de la Région, du Département et de la Métropole complices

Depuis 38 ans les exécutifs de la Région soutiennent financièrement et politiquement par leur présence et leurs discours cette manifestation coloniale. Ce faisant ils encouragent le nettoyage ethnique des Palestiniens au lieu de faire pression pour le combattre. Se déclarer pour « deux états » ne suffit pas à se blanchir du soutien apporté aux crimes, à la colonisation et à l’occupation de l’état d’Israël qu’il faut combattre.

Pour toutes ces raisons nous appelons à l’interdiction de cette journée dite de Jérusalem qui n’est pas une fête communautaire religieuse juive (que nous respecterions si c’était le cas) mais une manifestation sioniste de soutien politique inconditionnel à l’Etat israélien et à ses crimes.

Comité BDS France 34

28 mai 2015




Pendant 5 heures, nous avons occupé la rue pour demander : « Libérez Al Qods-Jérusalem ! » !

AFPS Nîmes, AFD, Les ATERNATIFS, APLR, ATTAC, CCIPPP, CIMADE, CMF, COMITÉS BDS FRANCE 30, 34-MONTPELLIER, ENSEMBLE !, MAN, MIB34, MRAP, NPA, PG, SAVE AL AQSA,, SOLIDAIRES,34, UJFP,

Pendant plus de 5h nous avons occupé la rue et la Place de la Comédie pour dénoncer Israël et exprimer notre soutien au Peuple Palestinien et en particulier aux maqdissis qui font face à une grande offensive de judaïsation d’Al QODS !

IMG_6619

13h Installation de la tente « Palestine »

 

(LES PHOTOS SONT APRÈS LE TEXTE)

Extraits et résumé de l’intervention de José Luis pour le comité BDS France 34 :

« Le 29 novembre 1947 est la date de l’adoption par l’ONU de la résolution 181 qui annonce la création d’un état juif et qui définit le Plan de partage de la Palestine. Au moment où se discute la question de la reconnaissance de la Palestine à l’ONU, vous noterez qu’en 1947 la Palestine est nommée en tant que telle, par son nom dans tous les textes et qu’elle a déjà une existence reconnue et des frontières également reconnues par la communauté internationale. Vous mesurez par la même l’énormité de la régression, l’énormité des dégâts et de la catastrophe que ce plan de partage, totalement illégitime, a engendré pour la Palestine et le peuple palestinien.

Le plan de partage de la Palestine en 1947 a ouvert la porte à l’expansionnisme colonial des sionistes juifs qui ont unilatéralement crée l’état d’Israël en 1948 .

Depuis cette date l’Etat juif mène de front une double politique. D’une part, une politique de nettoyage ethnique qui vise à chasser tous les palestiniens de toute de la Palestine historique et d’autre part, une politique de colonisation de peuplement qui consiste à importer des juifs du monde entier pour occuper les terres volées aux palestiniens. (...)

Il décrit ensuite les deux formes que prend le nettoyage ethnique. La forme violente comme en 48 (Nakba), Jenine 2002 et les attaques contre Gaza (2006, hiver 2009, 2012 et été 2014), et la formemoins violente mais tout autant destructrice, le sociocide qui vise la destruction de toute la société palestinienne dont un épisode aigüe se déroule depuis trois mois à Al Qpds-Jérusalem. Il énumère alors l’intensification de la répression et les 1300 maqdissis (habitants d’Al Qods) depuis juillet…l’intensification des expulsions et confiscations de terres, qui touchent évidemment les villages qui ont manifesté en nombre leur solidarité avec leurs frères de Gaza cet été. Et enfin il rapporté les attaques et les profanations contre les lieux saints et la mosquée Al Aqsa en particulier. Cité les Palestiniens qui du  FPLP jusqu’au Jihad islamique, affirment haut et fort : « que ce n’est pas un conflit religieux et que ça n’a jamais été un conflit religieux ! »

Car ce qu’Israël ne supporte pas c’est que les Palestiniens viennent dans leur mosquée pour y prier et y étudier sans demander la permission au colonisateur. Ce qu’Israël ne supporte pas c’est qu’en défendant Al Aqsa contre les envahisseurs, les palestiniens musulmans ne défendent pas seulement leur propre religion, mais qu’ils défendent aussi un lieu historique et une civilisation, une histoire millénaire falsifiée par les archéologues et les historiens sionistes qui travaillent à la judaïsation de la Palestine. Car c’est de cela dont il s’agit : La judaïsation totale de Al qods ! et la judaïsation ce n’est pas seulement mettre des colons sur les terres ou dans les maisons volées aux palestiniens, ce n’est pas seulement remplacer des palestiniens par des juifs venus de n’importe où. La judaïsation comme mode de nettoyage ethnique, voire d’épuration ethnique consiste en plus à effacer toute trace passée, présente et donc future de la présence palestinienne, de l’identité palestinienne, de la culture palestinienne, musulmane et arabe sur la terre de Palestine.

Ce sont les raisons pour lesquelles nous avons dédié cette manifestation à la résistance des maqdissis !

Il a conclu :

Alors que pouvons nous faire ?

Bien sûr il faut manifester comme aujourd’hui et plus nombreux encore pour montrer que nous soutenons les palestiniens, bien sûr il faut demander des sanctions européennes, mais cela ne suffit pas, il faut faire plus ici même, il faut « attaquer Israël », le démasquer et l’affaiblir pour l’obliger à reculer, arrêter ses crimes, ses massacres, le blocus de Gaza, la judaïsation d’Al Qods et de toute la Palestine. Pour cela nous avons le BDS : Boycott désinvestissement, Sanctions.  Rejoignez-nous dans les actions de boycott des entreprises israéliennes dans les magasins, rejoignez nous pour empêcher la journée sioniste de jérusalem en juin 2015 à Montpellier !!

Ainsi nous manifesterions contre la judaïsation d’Al Qods et nous laisserions ici, à Montpellier commémorer et fêter chaque année (et ça dure depuis 37 ans !!) l’acte qui a ouvert la porte à cette judaïsation ? l’acte d’occupation et de colonisation d’Al Qods en 1967 !

Ainsi nous laisserions les sionistes montpelliérains en présence du Consul d’Israël, du CRIF et de presque tous nos élus PS en particulier, nous les laisserions commémorer et fêter « Jérusalem une et indivisible capitale du peuple juif et de l’état d’Israël. ? »

Ainsi nous laisserions tranquille le jumelage de Montpellier avec la ville israélienne de Tibériade ? Comment peut-on être jumelé avec un pays qui pratique l’apartheid ? comment peut –on être jumelé avec une ville israélienne qui discrimine ses citoyens palestiniens ? Comment peut-on être jumelé avec une ville qui abrite les garnisons de soldats israéliens qui occupent militairement depuis 1967 le plateau syrien du Golan ?

Vous voyez nous avons beaucoup de choses à faire, ici même, à Montpellier, contre Israël et pour les Palestiniens. Et il y a la place pour tout le monde et du travail pour tout le monde, pour les jeunes, pour les moins jeunes, pour les mamans, les papa…

Alors laissez votre nom votre téléphone au stand, on vous contactera et ensemble nous allons faire reculer Israël !

Stop au blocus de Gaza, stop à la judaïsation de Jérusalem et de toute la Palestine !

Stop aux attaques contre Al Aqsa et les lieux saints,

Vive la Palestine Libre

Vive le BDS !

RASSEMBLEMENT, ANIMATIONS ET MANIFESTATION.

Dès 13h le comité BDSFrance 34 plantait sa tente Palestine sur la place de la Comédie. En attendant le départ de la manifestation les membres du comité on présenté des saynètes de la vie quotidienne en Palestine (Les expulsions de maisons dans les quartiers de Silwan et Cheik-Jarrah, des scènes de cheik-point).

IMG_6626

On se prépare pour la scène sur les expulsions à Siwan…IMG_6631

Ces scènes attirent beaucoup de monde

IMG_6632 IMG_6638

le cheik-point

IMG_6640

Husein, président de l’Association des Palestiniens du L.R a établit une communication en direct avec un Palestinien de Al QODS qui nous décrit la situation…

IMG_6643 IMG_6659

Départ de la manifestation, près de 200 personnes

et nous serons plus de 250 à l’arrivée !!!

IMG_6660 IMG_6663 IMG_6666 IMG_6670

Après un long parcours nous arrivons la nuit tombée. Cette année la municipalité a dressé pour les fêtes de Noël un grand globe terrestre sur la place de la Comédie. Nous avons fait une grande ronde autour du globe et scandé : « LE MONDE ENTIER SOUTIEN LA PALESTINE « !! ET PUIS:  » BOYCOTT ISRAËL »

globe




Le tramway de Jérusalem est un symbole de l’oppression israélienne

Adri Nieuwhof – The Electronic Intifada – 30 octobre 2014

En juillet, Muhammad Abu Khudair, 16 ans, était enlevé, et assassiné par un groupe d’Israéliens qui l’ont forcé à avaler de l’essence et l’ont brûlé vif.

Muhammad vivait à Shuafat, près d’une station du tramway de Jérusalem. Les manifestants palestiniens ont réagi aussitôt à la mort tragique de Muhammad en attaquant le tramway, celui-ci étant haï en tant que symbole de l’occupation israélienne de Jérusalem, ayant été conçu pour relier des colonies illégales de Cisjordanie à Jérusalem-Ouest.

Il est douloureux pour les habitants de voir les colons traverser leur quartier dans le tramway, en route vers les colonies installées sur une terre qui leur a été volée. Dans le même temps, les Palestiniens ne peuvent se déplacer librement, même dans Shuafat.

La ligne de tramway a été construite en plein milieu de la rue principale du quartier, ne laissant qu’une seule voie de circulation aux Palestiniens. Les huit feux qui se succèdent tout au long de la ligne dans Shuafat – un tous les 300 mètres – ralentissent davantage encore le trafic. Ces feux sont un fardeau : ils ne passent au vert que pour une dizaine de secondes.

Il n’est pas surprenant que ces feux furent la deuxième cible détruite par les manifestants, l’utilisateur Twitter de @BDS4Justice m’a dit dans un message qu’il m’a adressé : « Et quel soulagement. Jusqu’à maintenant, les Israéliens ne sont pas encore venus réparer les feux, et nous circulons impeccablement. » @BDS4Justice, connu aussi comme sous le nom de « Zalameh », est un habitant du quartier de Shuafat de Jérusalem.

Après la destruction de la station et deux semaines d’interruption de ses services, les employés de la multinationale à base française Alstom sont venus réparer la voie ferrée. Elle n’a pas été totalement réparée, mais suffisamment pour faire passer le tramway à travers le quartier au profit des colons israéliens. Les stations détruites à Shuafat n’ont pas été réparées et sont toujours fermées.

Les billets ne peuvent plus être achetés à la station, et de ce fait, le tramway se trouve maintenant pratiquement vide d’Arabes, dit Zalameh : « Personne ne monte ici et il n’y a qu’une ou deux personnes à y descendre, venant de l’Ouest, mais c’est vraiment minime. »

Répression

En 2011, le tramway est arrivé à Shuafat avec des gardes armés et des caméras de surveillance, renforçant le contrôle israélien sur les habitants palestiniens. Aujourd’hui, les gardes armés privés qui avaient été postés ici précédemment ont été remplacés par les forces israéliennes.

Le harcèlement israélien à Shuafat est « devenu véritablement insoutenable et pour une grande part, c’est dû au tramway, » dit Zalameh. Les forces armées israéliennes sont partout dans Shuafat – cinq soldats tous les 200 mètres. Les feux des gyrophares de leurs voitures ajoutent au sentiment de répression et « d’être surveillés ».

alt
Un panneau à la station du tramway de Shuafat indique : « Merci de noter que, provisoirement, les billets pour le tramway ne sont pas en vente à cette station ».

Le nombre en constante augmentation des arrestations à Jérusalem-Est reflète cette atmosphère de répression dure. Depuis juillet, près de 900 Palestiniens ont été arrêtés à Jérusalem, selon le ministre de la Sécurité intérieure d’Israël, Yitzhak Aharonovich, s’exprimant à une réunion d’une commission de la Knesset (Parlement d’Israël).

Le ministre déclara également qu’il était dans son intention de condamner à des amendes les parents des jeunes Palestiniens qui étaient accusés de jets de pierres : « Frapper les parents financièrement refrénera les enfants ».

Le Premier ministre israélien, Benjamin Netanyahu, est en train d’accélérer la législation qui durcira les peines pour les Palestiniens qui jettent des pierres – c’est-à-dire qu’ils vont risquer des peines de prison pouvant aller jusqu’à 20 ans.

Sous surveillance

Le maire israélien de Jérusalem, Nir Barkat, est venu à Shuafat la semaine dernière avec son chef de la police. Avec une force de police énorme à leur remorque, ils ont donné une conférence de presse tout près du tramway. En altitude, un ballon équipé d’une caméra surveillait l’évènement. Ces nouveaux « ballons d’observation » transmettent des images haute résolution à la police et sont utilisés au-dessus de Shuafat et Beit Hanina, et d’autres quartiers palestiniens occupés à Jérusalem.

En août et sur une partie de septembre, la surveillance a été assurée par des drones qui survolaient Shuafat. « Nous avons eu des hélicoptères à survoler à haute et basse altitude tout Jérusalem, pendant des heures et des heures. » dit Zalameh.

Les deux multinationales françaises, Veolia et Alstom, jouent un rôle clé dans le tramway. L’Organisation de libération de la Palestine s’est opposée à la construction du tramway, car il porte tort à la population palestinienne et à son droit à l’autodétermination, et elle a saisi les tribunaux en France contre Veolia et Alstom. Le Comité national palestinien de BDS, une coalition de plus de 170 organisations de la société civile palestinienne, a lui aussi pris une position publique contre le projet.

En dépit de cette position palestinienne claire contre le projet, Veolia a tenté de réhabiliter le tramway avec des sondages d’opinion. La société a prétendu que les enquêtes montraient un haut niveau de soutien au projet dans les quartiers palestiniens de Jérusalem-Est occupée. Cependant, la véracité des résultats n’a pu être contrôlée étant donné que Veolia n’a jamais fourni les informations concernant la méthodologie des enquêtes, des questions qui ont été posées, ou des caractéristiques de ceux qui y avaient participé.

N’empêche que le tramway de Jérusalem est devenu un symbole de l’occupation par Israël et de sa prise de contrôle de Jérusalem. C’est parfaitement clair avec la déclaration du maire Barkat, à la réunion du conseil municipal de septembre où il a dit que si les opérateurs du tramway arrêtaient le train de leur propre initiative, cela porterait atteinte à « notre souveraineté sur la cité ».

Donc, le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions va continuer à cibler Veolia et Alstom.

The Electronic Intifada : http://electronicintifada.net/blogs/adri-nieuwhof/jerusalem-light-rail-symbol-israeli-oppression

Traduction : JPP pour BDS France

Photo : Des ouvriers réparent la station du tramway à Shuafat, Jérusalem. Les Palestiniens l’ont détruite durant les manifestations contre l’assassinat de l’adolescent Muhammad Abu Khudair en juillet.
(Saeed Qaq/APa Images)



Lettre de « Boycott From Within » (Boycott de l’Intérieur) à l’Orchestre Chabab al Andalous

A l’Orchestre Chabab al Andalous,

Nous sommes des citoyens d’Israël, y compris des Jérusalémites qui sommes actifs contre les politiques de notre gouvernement d’occupation, de colonialisme, d’apartheid et de nettoyage ethnique.

Nous faisons la promotion des droits humains et de la paix depuis de nombreuses années dans notre société.

Nous avons été très déçus d’apprendre que vous participeriez au « Festival des Musiques Sacrées de Jérusalem » qui est sponsorisé par la municipalité de Jérusalem et par « l’autorité du développement » qui dirigent les opérations de nettoyage ethnique contre le peuple palestinien originel de Jérusalem.

L’État d’Israël, via la municipalité de Jérusalem, refuse de reconnaître que Jérusalem-Est est un territoire palestinien occupé quand bien même la Cour Internationale de Justice n’a aucune difficulté à établir ce simple fait [1].

En même temps, Israël et la municipalité de Jérusalem soutiennent une politique explicitement raciste qui inclut sans honte le nettoyage ethnique de la population palestinienne de la ville en lui refusant la résidence [2], la division raciste des zones d’habitat et des politiques de planification [urbaine] , la discrimination dans l’accès aux infrastructures et aux services, les incursions et les arrestations nocturnes des résidents, y compris les cas d’arrestations de nombreux enfants [3].

En plus de l’ancienne muraille de la ville l’État d’Israël a édifié un mur de béton
élevé qui coupe littéralement les faubourgs Est de Jérusalem, séparant les familles entre elles, les enfants de leurs écoles, et les malades des moyens appropriés de se soigner.
Ceux d’entre nous qui vivent à Jérusalem sont témoins de la violence d’État et de la discrimination, qui sont la pratique routinière contre la population palestinienne de la ville.

Par exemple :
+ le jour dit « jour de Jérusalem » des milliers d’Israéliens escortés par la police israélienne défilent dans Jérusalem-Est occupée en scandant « mort aux Arabes » alors que les habitants palestiniens sont forcés de se barricader chez eux [4][5].

+ des dizaines de milliers de Palestiniens de la Jérusalem-Est occupée n’ont pas d’accès a l’eau courante[6].

+ la police israélienne arrache régulièrement des enfants même de 9 ans de leurs lits au milieu de la nuit, les arrête et les maltraitent [7].
+ ces enfants qui sont emprisonnés par Israël peuvent être torturés, souvent transportés vers des centres connus de détention aux limites de la ville [8].

+ La municipalité de Jérusalem et le gouvernement israélien sont constamment en train de détruire des maisons dans la Jérusalem-Est occupée. Ces maisons qui sont construites par des Palestiniens dans leur propre pays. Car les autorités n’accordent que rarement les permis nécessaires de construction, considérant d’office toute construction palestinienne comme illégale et donc destinée à être détruite. Il a été montré que cette pratique sert l’objectif de chasser autant de Palestiniens que possible hors de la cité vers la Cisjordanie [9].
Violations des droits humains : plus rien n’est sacré. Ces pratiques que nous relevons ici ne sont qu’une partie parmi de nombreuses manifestations des politiques d’apartheid qui sont soutenues par Israël contre le peuple palestinien.

Nous vous rappelons qu’il y a seulement quelques semaines, Israël a de nouveau été engagée dans un massacre de masse et dans la destruction au sein de gaza assiégée, et ce pour la troisième fois durant ces 6 dernières années, causant plus de 2000 morts, 11000 blessés et un quart de million de personnes déplacées.

Ces crimes continus d’Israël contre le peuple palestinien – que ce soit à Gaza, en Cisjordanie, à l’intérieur de la ligne d’armistice de 1948 ou en exil – ne sauraient être ignorés.
Nous vous pressons, Orchestre Chabab el Andalous d’annuler votre participation au « Festival des Musiques Sacrées de Jérusalem » et de rejoindre la campagne internationale pour la libération de la Palestine pour l’Égalité, la Liberté et la Justice à Jérusalem et sur toute l’étendue de la Palestine historique.

Sincèrement,

Signé : Boycott ! Nous soutenons de l’intérieur l’appel palestinien du BDS

NOTES
[1] http://www.icj-cij.org/docket/files/131/1677.pdf
[2]http://pcc-jer.org/arabic/Publication/jerusalem_master_plan/JerusalemMasterPlan%20_%20study%20_final.pdf
[3] http://www.maannews.net/eng/ViewDetails.aspx?ID=725896
[4] https://www.youtube.com/watch?v=sGrOZb3WpBU
[5]
http://blogs.forward.com/forward-thinking/199123/go-to-hell-leftist-and-other-jerusalem-day-s/
[6]
http://972mag.com/photos-13-days-without-water-in-east-jerusalem/88497/
[7]
https://www.btselem.org/download/201012_caution_children_ahead_eng.pdf
[8] http://www.abc.net.au/4corners/stories/2014/02/10/3939266.htm
[9] http://www.icahd.org/the-facts




Boycott d’Hewlett-Packard : complice du nettoyage ethnique de Jérusalem

Coordination européenne des comités et associations pour la Palestine | 14 mars 2014 |

Israël maintient un système stratifié de cartes d’identité qui désigne les Palestiniens habitant en Cisjordanie avec des cartes d’identité vertes, ceux de Gaza avec des cartes d’identité rouges, et les habitants permanents de Jérusalem occupée avec des cartes d’identité bleues (distinctes de celles des citoyens israéliens). Cette structure fonctionne afin de séparer davantage encore les Palestiniens tant de l’occupant que les uns des autres, de limiter leur liberté de mouvements, et d’institutionnaliser l’inégalité et la discrimination. En outre, les cartes d’identité israéliennes permettent de différencier les citoyens palestiniens d’Israël de ses citoyens juifs, et elles sont couramment utilisées à des fins de ségrégation et pour d’autres pratiques discriminatoires. Les Palestiniens ayant un statut de résident permanent à Jérusalem se heurtent à des difficultés bien particulières en raison d’une telle division.

Bien que soumis à la législation israélienne, les habitants permanents ne bénéficient pas de la totalité des droits. Loin de là, car même s’ils sont dans la ville, leur statut les assimile à des immigrants avec des droits limités. Les cartes d’identité bleues de Jérusalem sont aussi le seul document qui leur permet de prouver qu’ils ont le droit de rester dans la ville, Israël imposant de nombreuses méthodes visant à chasser par la force la population arabe, et à judaïser Jérusalem. Entre autres méthodes, le Centre de la politique de vie, qui contraint les habitants palestiniens de Jérusalem à faire la preuve auprès du ministère de l’Intérieur que la ville reste leur lieu principal de vie et ce, au moyen d’une liste exhaustive de documents (parfois impossibles à réunir). Depuis l’annexion illégale et de facto de Jérusalem par Israël en 1967, plus de 14 000 cartes d’identité ont été retirées, obligeant ces Palestiniens soit à quitter leur ville soit à y vivre dans l’illégalité.

Le système d’enregistrement de la population « Aviv », exploité par le ministère de l’Intérieur d’Israël, est un registre de l’ensemble de la population, traitant les informations sur l’âge, la race, l’adresse, le pays d’origine et la religion, pour les citoyens israéliens et les résidents. Selon le ministère de l’Intérieur israélien, « Pour être un résident de Jérusalem, une personne doit prouver qu’Israël est son principal lieu de résidence. À défaut, le système d’enregistrement de la population doit être corrigé. » La maintenance de ce système d’enregistrement de la population est donc partie intégrante dans la répression d’Israël qui se poursuit contre la population palestinienne. Et c’est Hewlett-Packard qui gère le registre « Aviv », à la suite de son acquisition de Compaq Computers en 2002.

En 2008, il a été accordé à HP un contrat de 74 millions de dollars par le ministère de l’Intérieur israélien pour la fabrication de cinq millions de cartes d’identité biométriques, lesquelles cartes contiennent une technologie de pointe qui permet à l’Autorité israélienne de la population de suivre à la trace et de surveiller tous les citoyens et résidents d’Israël, et notamment les Jérusalémites palestiniens.

Tout comme Polaroid et IBM furent des cibles pour le boycott international en raison de leur production conjointe des livrets bancaires dans l’Afrique du Sud de l’apartheid, nous appelons la communauté internationale à boycotter HP pour sa complicité dans le nettoyage ethnique par Israël de la Jérusalem occupée.

Le soutien de HP à l’occupation israélienne

La collusion de HP avec Israël dans son occupation s’étend bien au-delà des limites de Jérusalem :

- HP fournit à Israël le Système de Bâle, système de contrôle biométrique de la main et avec reconnaissance faciale, installé sur les checkpoints en Cisjordanie et dans la bande de Gaza occupées ;

- HP alimente Ariel et Modi’in Illit – deux parmi les plus grandes colonies israéliennes (toutes étant illégales) – en différentes formes de technologie pour qu’elles répondent aux besoins d’une « croissance économique et démographique rapide » ;

- depuis 2006, HP fournit, exploite et entretient l’infrastructure informatique de l’armée israélienne, qui est utilisée pour imposer le blocus de la bande de Gaza.

Passez à l’action !

La Coalition pour le boycott de HP est pratiquement prête pour l’assemblée générale annuelle des actionnaires de HP, qui aura lieu le 19 mars. Là, les membres de la Coalition présenteront une lettre-pétition appelant la société à rompre ses liens avec Israël.

La Coalition a besoin du maximum de signatures qu’elle pourra obtenir des organisations de solidarité à travers le monde, aussi, merci de signer avant le 17 mars, et dites à HP d’arrêter de financer l’apartheid d’Israël.

IL EST TEMPS D’AGIR, MAINTENANT !

European Coordination of Committees and Associations for Palestine

traduction : JPP pour bds france




Appel à mobilisation pour la Journée de la Terre

Il y a 37 ans, l’armée d’occupation sioniste réprimait violemment dans le sang une manifestation de Palestiniens qui luttait contre la confiscation de leurs terres.

Depuis, chaque année est commémorée en Palestine et à travers le monde ce massacre du 30 mars 1976 qui porte le nom de Journée de la Terre. La terre qui est au cœur de la lutte du peuple Palestinien. Elle est la cible d’un processus continu d’expropriation et de colonisation par l’occupant. S’est également mis en place une agriculture coloniale caractérisée  par la spoliation des ressources naturelles, la destruction de l’environnement et l’exploitation des travailleurs palestiniens (dont des enfants).
Le peuple palestinien est entré en résistance pour recouvrir ses droits : le retour des millions de réfugiés et le droit de disposer librement de sa terre. Aujourd’hui encore l’occupant continue de coloniser la Palestine, de mener des opérations militaires contre son peuple et de dénigrer ses droits légitimes.
A Jérusalem, les Palestiniens subissent un véritable nettoyage ethnique, des familles entières sont expulsées de leur foyer pour y installer de nouveaux colons. La mosquée Al Aqsa, troisième lieu saint de l’Islam, est constamment profanée par soldats et colons, et de soit-disant fouilles archéologiques menacent les fondations de l’édifice.
L’année 2012 a été particulièrement intense en répression, avec la nouvelle agression contre la bande de Gaza, mais aussi en actes de résistance, comme le mouvement des prisonniers en grève de la faim, notamment Samer Issawi qui en est à plus de 230 jours sans manger et se privant de boire depuis plusieurs jours.
Cette situation générale alarmante a poussé les Palestiniens à descendre massivement dans les rues ces dernières semaines malgré la violence de l’occupant.
La résistance face à l’occupant se poursuit. Une nouvelle forme de résistance s’est développée à l’initiative de la société civile palestinienne, la campagne BDS : BOYCOTT, DÉSINVESTISSEMENT SANCTIONS contre le régime d’apartheid israélien. La campagne BDS est un moyen efficace qui a rencontré des victoires et qui permet aux citoyens du monde entier de lutter au côté du peuple palestinien.
C’est pourquoi nous vous appelons à venir commémorer la Journée de la Terre et rendre hommage à la résistance palestinienne lors d’une action symbolique
Samedi 30 mars 2013 à 14h
sur l’Esplanade du Trocadéro
alt