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L’artiste Aziza Brahim annule son concert à Jérusalem occupée

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La Campagne BDS France félicite l’artiste Aziza Brahim d’avoir annulé son concert à Jérusalem occupée

Voir sa déclaration publique publiée sur facebook:  https://www.facebook.com/aziza.brahim.official?fref=ts

La Campagne BDS France avait rédigé avec RESCOP (Espagne) une lettre à son attention, que vous trouverez ci-dessous.

Nous invitons Vieux Farka Touré, dont un concert est annoncé en Israël le mois prochain à prendre la même décision et à ne pas blanchir par son concert là bas l’apartheid israélien.


Lettre ouverte de la campagne BDS France et de la RESCOP en Espagne à Aziza Brahim

A l’annonce de votre prochain concert à Jérusalem Est occupée au cours du Festival de musique sacrée début septembre 2015, nous, campagne BDS France (Boycott Désinvestissement Sanction contre Israël) et la RESCOP d’Espagne (Red Solidaridad Contra la Occupacion de Palestina), avons décidé de vous écrire.

En 2004, inspirée par le boycott culturel triomphant de l’Afrique du Sud de l’apartheid et soutenue par les principaux syndicats et associations culturelles palestiniens, le PACBI (Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel) a lancé un appel à la résistance sous la forme d’un boycott universitaire et culturel des institutions impliquées dans l’occupation et l’apartheid israéliens. Dans cette lettre que nous vous adressons, nous souhaitons souligner l’importance de cet appel palestinien et mettre l’accent sur le bien-fondé du mouvement mondial de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël.

L’appel palestinien de 2004 demande aux artistes internationaux de refuser de se produire en Israël ou de participer à des événements servant à mettre à égalité l’occupant et l’occupé et à contribuer ainsi à la poursuite de l’injustice. Par la suite, en 2005, une majorité écrasante de la société civile palestinienne a appelé à une campagne BDS globale fondée sur les principes des droits de l’Homme, de justice, liberté et égalité. Le mouvement BDS adopte une stratégie non violente moralement cohérente pour tenir Israël pour responsable selon les mêmes normes de droits de l’Homme que les autres nations.

Il y a 40 ans, le Sahara Occidental a été envahi par le Maroc agissant comme une puissance coloniale, votre famille, comme une grande partie de la population, a dû s’exiler dans les camps de réfugiés en Algérie près de Tinduf, et vous-même êtes née dans un camp de réfugiés sahraouis.

Votre réputation est intimement et justement liée à votre talent mais aussi à votre expression constante contre l’occupation, l’injustice et l’oppression, celle des prisons comme celle que subissent les femmes, pour la résistance, la libération nationale ou encore les conséquences de l’exil. Le titre « Lagi » raconte l’exil que connait une partie des sahraouis ainsi que d’autres peuples comme les palestiniens auxquels vous faites référence.

La chanson « Gdeim Izik » est un hommage au tournant historique de la résistance sahraouie face à la répression féroce des forces d’occupation marocaines.

Certaines de vos chansons sont des textes écrits par votre grand mère, grande poétesse sahraouie,  combattante et résistante.

 

Et aujourd’hui,  nous ne comprenons pas, est-ce à Jérusalem occupée que vous voulez aller chanter cela… ?

Vous, défenseuse de la résistance palestinienne, contre l’occupation et ses conséquences terribles que vous connaissez si bien, nous ne comprenons pas qu’en tant qu’artiste Sahraouie, qui chantez l’autodétermination des peuples, vous puissiez  accepter de vous produire en Israël.

Quel goût amer aura dans ce concert – et par la suite- la liberté que vous chantez.

Quel goût amer aura, à Jerusalem, le slogan sahraoui que vous lancez aussi pendant vos concerts et qu’on entend en fond dans l’un de vos album « LA BADIL, LA BADIL, AAN TAKRIR EL MASSIR » (« Il n’y a pas d’alternative au droit à l’autodétermination »).

 

Vous ne pouvez pas ignorer les relations qu’Israël entretient avec le régime marocain, le rôle joué par Israël dans la conception et la construction du « mur de la honte marocain » qui divise la terre sahraouie. Et Israël, en plus de fournir des armes et de la technologie militaire au Maroc, fournit aussi renseignements et sécurité militaire et policière.

Peut-être espérez-vous, en vous rendant à Jérusalem Est, avoir l’occasion de rencontrer les Palestiniens et leur délivrer un message de soutien. N’ayez pas cette illusion. Le festival se tiendra dans la vieille ville de Jérusalem occupée par Israël depuis 1967, à l’emplacement de la citadelle Mamelouk El Kal’a, dénommée faussement « Tour de David » par les Israéliens. La « Tour de David » est le centre d’activités culturelles, festivals et commémorations des croisades, sur lesquelles les Palestiniens de Jérusalem n’ont pas leur mot à dire. Pendant ces événements, la vieille ville est envahie de touristes occidentaux, d’Israéliens, et ses habitants Palestiniens restent enfermés chez eux. Ces événements font partie de la colonisation de Jérusalem. Tandis que les festivals et manifestations culturelles organisés par les Palestiniens sont systématiquement réprimés, leurs locaux vandalisés et fermés par la police.

Vous savez aussi que les forces d’occupation israéliennes entravent les activités des artistes palestiniens, limités continuellement dans leurs déplacements en Cisjordanie et interdits de sortir de Gaza. Beaucoup d’entre eux ne peuvent participer à des festivals internationaux, et nombreux sont ceux emprisonnés dans les prisons israéliennes pour s’être engagés dans la résistance culturelle.

Vous produire en Israël constituerait un rejet de l’appel de plus de 170 organisations de la société civile qui composent le mouvement palestinien BDS. Nous vous enjoignons de ne pas blanchir par votre concert l’apartheid israélien.

Alors que de plus en plus d’artistes informés et conscients (Laureen Hill, Roger Waters, Richard Bona…) refusent d’êtres complices en rejetant toute participation aux événements organisés par les institutions israéliennes, nous vous demandons de ne pas servir de caution, à travers votre présence au « festival de musique sacrée » à une opération qui vise à marginaliser, à déposséder toujours plus les Palestiniens.

Mme Aziza Brahim, ne coopérez pas avec la colonisation israélienne, ne vous produisez pas à Jérusalem occupée en septembre !

LA BADIL, LA BADIL…!

 

La Campagne BDS France  (www.bdsfrance.org),
et la RESCOP d’Espagne (Red Solidaridad Contra la Occupacion de Palestina)
(http://www.causapalestina.net// )
(Le site internet du Comité National Palestinien de BDS : http://www.bdsmovement.net/)


Aziza Brahim cancela su concierto en Jerusalén Este ocupado

La cantante saharaui Aziza Brahim, nacida en los campamentos de refugiados de Tinduf, ha decidido a través de un mensaje en Facebook cancelar el concierto que tenía planeado dar para el régimen de apartheid israelí en Jerusalén Este ocupado.

La decisión de Aziza viene tras semanas de presión del movimiento BDS y de grupos de solidaridad con el pueblo saharaui de todo el mundo. Celebramos la valiente decisión de Aziza de escuchar la llamada al BDS y de mostrar su solidaridad internacionalista entre los pueblos saharaui y palestino.

Carta abierta de la campaña BDS Francia y de la RESCOP a Aziza Brahim

Después del anuncio de su próximo concierto en Jerusalén Este que tendrá lugar durante el Festival de Música Sagrada de principios de septiembre de 2015, nosotros, campaña BDS Francia (Boicot, Desinversiones y Sanciones contra Israel) y la RESCOP en el Estado español, hemos decidido escribirle.

En 2004, inspirada por el boicot cultural triunfante contra el apartheid sudafricano, y sostenido por los principales sindicatos y asociaciones culturales palestinas, el PACBI (Campaña Palestina para el Boicot Académico y Cultural a Israel, por sus siglas en inglés), ha lanzado una llamada a la resistencia bajo la forma de un boicot universitario y cultural de las instituciones implicadas en la ocupación y el apartheid israelí. En esta carta que le dirigimos, deseamos señalar la importancia de esta llamada palestina, así como las razones bien fundamentadas del movimiento mundial de Boicot, Desinversiones y Sanciones (BDS) contra Israel.

La llamada palestina de 2004 pide a los artistas internacionales que rechacen trabajar en Israel o de participar en acontecimientos que ayuden a representar como iguales a los ocupantes y a los ocupados y a contribuir así al mantenimiento de la injusticia. Seguidamente, en 2005, una mayoría aplastante de la sociedad civil palestina ha llamado a una campaña BDS global fundada sobre los principios de los Derechos Humanos, de justicia, libertad e igualdad. El movimiento BDS adopta una estrategia no violenta moralmente coherente por considerar a Israel como responsable según las mismas normas de los Derechos Humanos que a las otras naciones.

Hace 40 años, el Sáhara Occidental fue invadido por Marruecos actuando como una potencia colonial. Su familia, al igual que una gran parte de la población, se ha visto forzada a exiliarse a los campos de refugiados en Argelia, cerca de Tindouf, y usted misma ha nacido en un campo de refugiados saharauis.

Su reputación está íntima y justamente ligada a su talento, pero también a su expresión constante contra la ocupación, la injusticia y la opresión, tanto de las personas como la que padecen las mujeres, por la resistencia, la liberación nacional o hasta las consecuencias del exilio. El tema Lagi explica el exilio que conocen una parte de los saharauis, así como otros pueblos como el palestino a quienes hacemos referencia.

La canción Gdeim Izik es un homenaje al giro histórico de la resistencia saharaui contra la represión feroz de las fuerzas de ocupación marroquí.

Algunas de sus canciones son textos escritos por su abuela, gran poetisa saharaui, combatiente y resistente.

Y hoy, no comprendemos, ¿realmente va a ir al Jerusalén ocupado a cantar?

Usted, defensora de la resistencia palestina, contra la ocupación y sus terribles consecuencias que conoce tan bien, no entendemos que, como artista saharaui, que canta por la autodeterminación de los pueblos, actúe para Israel.

Qué gusto amargo tendrá en ese concierto –y después de él– la libertad que canta.

Qué gusto amargo tendrá, en Jerusalén, el eslogan saharaui que lanzan también durante sus conciertos y que podemos escuchar de fondo en uno de sus álbumes “La badil, la badil, aan takrir el massir” (“No hay ninguna alternativa que no sea el derecho a la autodeterminación”).

No puede ignorar las relaciones que Israel mantiene con el régimen marroquí, el rol jugado por Israel en la concepción y construcción del “muro de la vergüenza marroquí” que divide la tierra saharaui. E Israel, además de proveer de armes y de tecnología militar a Marruecos, le suministra también información y Seguridad militar y policial.

Aziza Brahim

Puede ser que espera, yendo a Jerusalén Este, tener la ocasión de reencontrarse con los palestinos y enviarles un mensaje de apoyo. Pero no tanga esa ilusión. El festival tendrá lugar en la Ciudad Antigua de la Jerusalén ocupada por Israel desde 1967, en el emplazamiento de la ciudadela Mamelouk El Kal’a, renombrada falsamente “Torre de David” por los israelíes. La “Torre de David” es el centro de actividades culturales, festivales y conmemoraciones de las cruzadas, sobre las cuales los palestinos de Jerusalén no tienen ni una palabra a decir. Durante el desarrollo de los acontecimientos, la ciudad antigua es invadida por turistas occidentales e israelíes, y sus habitantes palestinos permanecen encerrados en sus casas. Estos acontecimientos forman parte de la colonización de Jerusalén. Mientras que los festivales y manifestaciones culturales organizados por los palestinos son sistemáticamente reprimidos, sus locales saqueados y cerrados por la policía.

Sepa usted también que las fuerzas de ocupación israelíes ponen trabas a las actividades de los artistas palestinos, limitados continuamente en sus desplazamientos en Cisjordania y con la prohibición de salir de Gaza. Muchos de ellos no pueden participar en los festivales Internacionales, y muchos de ellos son encarcelados en las prisiones israelíes por haberse implicado en la resistència cultural.

Si actúan usted y su grupo en Israel, constituiría un rechazo al llamamiento de más de 170 organizaciones de la sociedad civilque componen el movimiento palestino BDS. Así, le pedimos que no legitime con su concierto el apartheid israelí.

Mientras que más y más artistas informados y conscientes (Lauryn HillRoger WatersRichard Bona…) rechazan ser cómplices rehusando toda participación en acontecimientos organizados por las Instituciones israelíes, le pedimos a usted y a su grupo no servir de justificación, mediante su presencia en el Festival de Música Sagrada, con una operación que lleva a marginar y desposeer todavía más a los palestinos.

Sra. Aziza Brahim, ¡no coopere con la colonización israelí, no actúe en Jerusalén ocupado en septiembre!

¡La badil, la badil…!

Campagne BDS en France
Red Solidaria Contra la Ocupación de Palestina (RESCOP)

http://boicotisrael.net/bds/aziza-brahim-cancela-concierto-jerusalen/

Visuel de la page facebook : Aziza, don’t sing for apartheid Israel in Jerusalem

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