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22/01/26

Une vague mondiale de résistance à l’empire étasunien doit commencer en mettant fin au génocide israélien

« La Palestine est vraiment le centre du monde. » – Angela Davis

Date d'origine : 20/01/2026
Auteur : Comité National Palestinien BDS (BNC)
Source : Site du BNC

L’administration étasunienne a annoncé unilatéralement la création d’un soi-disant « Conseil de paix » pour Gaza, dirigé par le président étasunien Trump, dans une déclaration qui omettait complètement toute mention des Palestinien·nes. Ce conseil est composé de politicien·nes et de milliardaires pro-israélien·nes et nomme un ancien envoyé des Nations unies, partial envers Israël, comme vice-roi colonial sur Gaza. Le mouvement BDS condamne et rejette cette tentative à peine voilée de normaliser le génocide en cours perpétré par Israël, de réhabiliter son régime génocidaire et de le sauver de son isolement mondial. Le peuple palestinien indigène n’abandonnera jamais ses droits inaliénables.

Les ambitions de l’empereur autoproclamé des États-Unis vont bien au-delà de Gaza, comme en témoignent son attaque contre le Venezuela et ses plans avancés pour occuper le Groenland. Son désir déclaré de remplacer progressivement l’ONU par son « Conseil de paix » afin de « médiatiser » les conflits mondiaux et de dicter des politiques aux nations plus faibles prouve, au-delà de toute spéculation, que le scénario étasuno-israélien pour Gaza est destiné à être appliqué à l’échelle mondiale. Tous ces éléments indiquent le début de la fin du système international dominé par les États-Unis.

Comme l’a averti la société civile palestinienne et comme l’a déclaré le président colombien Gustavo Petro, « Gaza n’est que la première expérience visant à nous considérer tous comme jetables ».

La « doctrine Donroe » de Trump n’aurait pas été possible sans l’« expérience » de Gaza, car « dans un monde où même le génocide n’est pas une ligne rouge, il n’y a pas de lignes rouges », déclare Craig Mokhiber, ancien haut responsable des droits humains à l’ONU. Le génocide israélien, armé et soutenu par les États-Unis et d’autres puissances occidentales, normalise cette ère où la loi du plus fort prévaut. Tout État, même parmi les puissances coloniales européennes de plus en plus pathétiques, qui pensait être en sécurité doit désormais revoir son jugement.

Ce comité fait partie du plan génocidaire de Netanyahu et Trump visant à créer une coalition prétendument « internationale » pour contrôler Gaza au nom du régime israélien qui, malgré ses crimes innommables, n’a finalement pas réussi à faire plier le peuple palestinien ni à lui faire renoncer à ses droits. Le plan consiste à donner à Israël un soutien international pour maintenir une forme de génocide moins visible et moins intense. Après tout, depuis la Nakba de 1948, l’objectif ultime d’Israël a toujours été le nettoyage ethnique du plus grand nombre possible de Palestinien·nes indigènes. Tout État ou individu participant à ce « Conseil de paix » doit donc être tenu responsable de complicité de génocide, d’apartheid et d’occupation illégale.

Nous réitérons ce que nous avons déclaré lorsque ce plan a été annoncé pour la première fois en octobre 2025 :

« Les droits inaliénables du peuple palestinien autochtone sont inhérents et stipulés dans le droit international. Ils ne peuvent être supprimés… ni redéfinis. »

Il est désormais vital pour l’humanité de créer un mouvement mondial de résistance contre les visées impérialistes des États-Unis. Cela nécessite une mobilisation massive et intersectionnelle des mouvements populaires et de la société civile à travers le monde. La phase actuelle de l’impérialisme étasunien s’appuie sur des doctrines et des mécanismes testés pour la première fois sur les Palestinien·nes, et elle est encouragée par « l’expérience » génocidaire menée par Israël à Gaza et par « l’impunité totale » dont il a bénéficié pour la mener à bien. Pour mettre fin à l’empire, il faut d’abord arrêter Israël et lui demander des comptes.

La majorité mondiale doit imposer des limites à l’axe génocidaire étasuno-israélien afin de pouvoir faire respecter le droit international partout dans le monde. Cela signifie mettre fin au génocide israélien et lui imposer des sanctions légales sévères. Les coalitions d’États, en particulier le Mouvement des non-alignés (NAM), l’Organisation de la coopération islamique (OCI), l’Union africaine, le Groupe de La Haye, etc. doivent unir leurs forces et agir dès maintenant. À cette fin, le mouvement BDS appelle à faire pression sur tous les États pour qu’ils :

  1. Affirment la primauté et l’applicabilité universelles du droit international.
  2. Cela doit commencer par la rupture des liens militaires, économiques, commerciaux, diplomatiques et universitaires avec l’apartheid israélien.
  3. Rejeter les conseils de « paix » de Trump, protéger et réformer l’ONU et ses institutions : activer immédiatement les mécanismes de l’ONU pour contrer l’ère de la loi du plus fort et décoloniser l’ONU afin de la rendre plus représentative de la majorité mondiale.
  4. Affirmer le droit des nations à obtenir réparation pour le fléau du colonialisme (y compris l’esclavage).

Nous appelons à intensifier toutes les formes de pression BDS et à former les coalitions intersectionnelles les plus larges possibles pour défendre ce qui précède. Sauver l’humanité n’est évidemment pas la tâche des seul·es Palestinien·nes. Mais comme « la Palestine est devenue le test décisif pour les droits humains », comme l’a déclaré le juriste sud-africain John Dugard, nous tirons la sonnette d’alarme : il faut demander des comptes à Israël pour mettre fin à l’empire étasunien et œuvrer en faveur de la justice et de la paix pour tou·tes, sinon l’humanité toute entière perdra tout.