Avant que la CAF ne réunisse son Assemblée générale annuelle, dites-lui de descendre du train d’apartheid d’Israël

 

Avant la tenue de l’assemblée des actionnaires de la société CAF (Construcciones y Auxiliar de Ferrocarriles – constructeur ferroviaire espagnol), le 13 juin, exigez de cette société qu’elle mette fin à son rôle dans le projet illégal israélien de tramway de Jérusalem (JLR – Jerusalem Light Rail), projet qui permet de réaliser l’annexion en cours du territoire palestinien occupé.

Le 13 juin, la société basque CAF va tenir son assemblée annuelle des actionnaires. Nous devons nous assurer que l’implication de la CAF dans la violation par Israël des droits humains des Palestiniens et du droit international est bien à l’ordre du jour.

L’AG annuelle de la CAF coïncide avec les projets annoncés par le gouvernement extrémiste israélien qui vise à annexer officiellement, à compter du 1er juillet, une partie cruciale de la Cisjordanie palestinienne occupée.

Le tramway de Jérusalem entre dans le processus en cours visant à enraciner l’entreprise coloniale illégale de peuplement d’Israël et de vol de la terre palestinienne. Le tramway de Jérusalem relie les colonies de peuplement, qui sont illégales et considérées comme des crimes de guerre par le droit international, et construites sur une terre palestinienne volée, à l’ouest de Jérusalem.

Shapir, le partenaire israélien de la société CAF pour le projet JLR, figure dans la base de données des Nations-Unies sur les entreprises complices et avec lesquelles les relations économiques doivent être interrompues en raison de leur violation du droit international.

Nous ne resterons pas silencieux. Nous avons 13 jours avant l’AG annuelle de la société CAF, assurons-nous que la CAF reçoive notre message !

1 – Action sur les médias sociaux

Du 1er au 13 juin, nous voulons faire beaucoup de bruit ! Utilisez vos réseaux pour mobiliser et sensibiliser. Agissez comme suit :

a)  Imprimez cette image

b) Prenez une photo de vous tenant l’image

c)  Partagez la photo sur les médias sociaux avec ce texte :

Israël prévoit d’annexer officiellement les terres palestiniennes de Cisjordanie. La société CAF met au point un tramway qui enracinera les colonies de peuplement israéliennes, illégales, sur une terre volée aux Palestiniens et destinée à être annexée.

 

#CAFGetOffIsraelsApartheidTrain End implication dans le tramway de Jérusalem : https://bit.ly/2AhiTui

 

Utilisez le hashtag suivant : #CAFGetOffIsraelsApartheidTrain

et suivez la campagne de la société CAF sur twitter : @eaudecaf

 

2 – Une masse de courriels

Envoyez un courriel au directeur général de la société CAF avant que ne se tienne l’assemblée des actionnaires en exigeant que la société abandonne le projet de tramway de Jérusalem et cesse de soutenir l’occupation militaire, l’annexion et l’apartheid d’Israël.

Utilisez le formulaire sur le côté droit de cette page.

Formulaire du courriel au directeur général de la CAF (à droite de la page à la source) :

Texte du courriel :

Cher M. Arizkorreta,
Je vous écris avant la réunion des actionnaires de la CAF pour exiger que la CAF mette fin à sa participation au développement

et à la maintenance du projet illégal de tramway israélien de Jérusalem (JLR).

Le projet JLR est un élément clé de la stratégie des autorités israéliennes pour officialiser l’annexion en cours du territoire palestinien occupé

et pour priver le peuple palestinien de ses droits fondamentaux en vertu du droit international.

X – Je souhaite rejoindre la campagne et recevoir des mises à jour par email du mouvement BDS

3 – Appelez la société CAF

Contactez la société par téléphone pour demander que la société CAF cesse de participer au projet de tramway de Jérusalem. Vous pouvez soit appeler le siège de la CAF au +34 943 88 01 00, soit son bureau dans votre pays, (voir liste :

https://www.caf.net/en/compania/instalaciones.php)

À savoir pour la France :

CAF France (avec la carte) : 16 rue Friant – 75014 Paris

http://www.caf-France.net

Téléphone : + 33 1 82 73 01 00

Fax:+ 33 5 62 91 05 77

Suivez simplement les principaux points ci-dessous, et  rappelez-vous que le personnel du service client n’est pas responsable des choix politiques de la CAF. Soyez toujours poli, mais ferme, en demandant que votre message soit transmis.

Voici les principaux points à garder à l’esprit en faisant cet appel :

–     Votre interlocuteur n’est pas responsable de ce contrat, mais vous pouvez lui demander de prendre note et de transmettre ce message au Conseil de surveillance de la CAF

–     Les Nations-Unies ont appelé à mettre fin au projet illégal israélien de train léger sur rail de Jérusalem.

–     L’objectif du train léger sur rail de Jérusalem est de relier les colonies de peuplement, qui constituent des crimes de guerre en droit international, à Jérusalem-Ouest.

–     La société CAF viole le droit international en s’impliquant dans ce contrat et elle porte atteinte aux droits du peuple palestinien.

–     Le partenaire de la CAF pour ce projet, Shapir, figure sur la liste des Nations-Unies des entreprises complices impliquées dans les colonies de peuplement illégales d’Israël, avec lesquelles les affaires doivent cesser.

–     Les manifestations et l’indignation sur l’implication de la CAF dans l’occupation militaire israélienne vont se poursuivre tant que la CAF n’aura pas quitté le projet illégal de train léger sur rail de Jérusalem.

–     La CAF doit entendre ses salariés : le plus important des comités de salariés de la CAF a demandé à la société d’abandonner ce projet illégal.

Après votre appel, merci de remplir ce formulaire pour nous faire savoir comment s’est déroulé votre appel.

(https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSdnCrLzk3X7RAIAyE_Bo0jLLQdKvUVR4ZAyxvfusY9hqKRi5Q/viewform?vc=0&c=0&w=1)

 

Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : BDS Movement




Strasbourg : rassemblement #BlackLivesMatter

Hier mercredi 3 juin 2020, rassemblement  à Strasbourg sur le thème #BlackLivesMatter en l’honneur de George Floyd  et d’AdamaTraoré, organisé par Justice & Libertés. Nous, le comité BDS 67 y avons participé et diffusé le communiqué du BNC : Nous ne pourrons respirer que lorsque nous serons libres ! Les Palestiniens sont solidaires des Noirs américains

Malgré l’organisation très rapide de ce rassemblement, il a pu réunir une centaine de personnes dont pas mal de jeunes. Plusieurs personnes, dont  des racisé-e-s,  ont rejoint le rassemblement avec leurs propres pancartes. Un groupe de jeunes appelle à un nouveau rassemblement contre le racisme et les violences policières demain place Kléber à 19h et nous y participerons, bien sûr!. Le mouvement anti-colonial, et anti-raciste se développe des Etats-Unis à la Palestine en passant par la France!

#BlackLivesMatter

#PalestinianLivesMatter

 




Les Speed Sisters à la Série W de courses de femmes : S’il vous plaît, abandonnez Puma

Agissez pour envoyer cette lettre aux pilotes de la série W ! 

 

Chère Catherine Bond Muir, chers pilotes de la série W,

Nous vous écrivons depuis le territoire palestinien occupé. Nous sommes les Speed Sisters, la première équipe professionnelle féminine de conduite de voitures de course au Moyen-Orient.

Nous avons été ravies d’apprendre l’existence de la série W et de votre mission de promotion de la participation des femmes aux sports automobiles. Comme vous, nous avons travaillé longtemps et dur pour perfectionner notre sport et surmonter les obstacles.

Nous vous adressons notre solidarité en ces temps incertains. Nous avons appris que votre test d’avant-saison a récemment été annulé en raison de la pandémie de Covid-19. Nous savons à quel point vous devez être déçus et combien il est difficile de s’entraîner lorsque les courses prévues sont incertaines. Nous espérons que vous et vos proches êtes en sécurité.

Compte tenu de votre mission visant à faire progresser l’égalité et la diversité, nous voulions également vous faire part de nos préoccupations concernant votre partenariat avec Puma. Nous ne savons que trop bien à quel point il peut être difficile de trouver des sponsors pour le sport féminin. Cependant, nous étions certaines que vous voudriez savoir ce qu’il en est de l’implication de Puma dans de graves violations du droit international et des droits humains.

Puma est le sponsor principal de l’Association israélienne de football (IFA) qui, comme l’a montré Human Rights Watch, regroupe des clubs de football basés dans des colonies israéliennes illégales sur des terres palestiniennes occupées, en violation du droit international. En outre, le licencié exclusif de Puma en Israël, Delta Israël, a été répertorié dans la base de données des Nations unies récemment publiée sur les entreprises impliquées dans des activités liées aux colonies israéliennes.

Les colonies israéliennes sont des accaparements illégaux de terres qui poussent les familles palestiniennes autochtones à quitter leurs maisons et nous privent de nos ressources naturelles. Elles font partie intégrante de l’occupation militaire israélienne qui dure depuis 53 ans et qui refuse aux Palestiniens notre droit à la liberté de mouvement, entravant le développement des sports palestiniens et la carrière des athlètes palestiniens.

Vous ne pouvez qu’imaginer ce que cela signifie pour nous, en tant que pilotes de course automobile. Quelle que soit la direction que nous prenons dans le territoire palestinien occupé, nous nous heurtons aux barrages routiers militaires d’Israël, au mur de séparation et à la ségrégation des routes réservées aux Israéliens et des colonies.

Les colonies israéliennes créent également des obstacles à l’accès des Palestiniens à l’eau potable et à des services comme les soins de santé, ce qui rend les familles palestiniennes encore plus vulnérables en cette période de pandémie mondiale.

La Fédération israélienne de football a refusé de prendre des mesures pour mettre fin à sa complicité dans l’entreprise de colonisation d’Israël, malgré la condamnation d’un conseiller des Nations unies, de plus de 150 élus, dont des membres du Parlement européen, du Parlement suisse, du Parlement danois et de la Chambre des communes britannique, de personnalités publiques de premier plan, dont Miriam Margolyes, Noam Chomsky et Ken Loach, et de groupes internationaux de la société civile et des droits humains représentant des millions de personnes.

Plus de 200 équipes sportives et athlètes palestiniennes, dont Aya Khattab, joueuse de l’équipe nationale féminine de football palestinienne, ont demandé à Puma de cesser de soutenir l’occupation militaire israélienne en mettant fin à son accord de parrainage de l’IFA. Bien que Puma ait répondu aux équipes palestiniennes, il n’a pas abordé, même de loin, les questions soulevées, affirmant plutôt une « dévotion à l’égalité universelle ».

Le parrainage de Puma, qui est l’un des plus grands fabricants de vêtements de sport au monde, apporte une légitimité internationale à l’IFA et contribue à maintenir l’implication directe de l’IFA dans les violations des droits humains et du droit international hors des projecteurs.

Dans le même temps, le parrainage de l’IFA et les activités de Puma dans les colonies israéliennes illégales ternissent la propre réputation de Puma et remettent en question le bon travail que fait Puma pour faire progresser la justice sociale, y compris l’égalité de genre.

Nous sommes inspirées par le large soutien apporté à l’appel par les équipes et les athlètes palestiniens, en particulier par le monde du sport. La plus grande université de Malaisie a abandonné Puma comme sponsor de son équipe de football. Suite à des dizaines de milliers de messages adressés aux clubs de football britanniques, le Chester FC a décidé de ne pas renouveler son contrat avec Puma, citant parmi ses critères des « pratiques de travail éthiques ».

L’ancien joueur du FC Barcelone, Oleguer Presas, le Donegal Celtic FC de Belfast et des dizaines d’équipes masculines et féminines de rugby, de football et de basket-ball amateurs soutiennent également la campagne. Deux journées d’action mondiales ont été organisées avec succès et ont donné lieu à des protestations dans plus de 20 pays. Le hashtag #BoycottPuma a généré des millions d’impressions.

Nous vous demandons instamment de mettre fin au partenariat de la série W avec Puma jusqu’à ce que la société suspende son parrainage de l’IFA et toute activité dans les colonies israéliennes illégales.

Nous vous prions d’agréer, Monsieur le Président, l’expression de nos salutations distinguées,

Les Speed Sisters

Traduction SF pour BDS France

Article original : https://bdsmovement.net/news/speed-sisters-w-series-womens-race-series-please-drop-puma




A Marseille manifestation : Justice pour Adama

BDS France Marseille s’est joint à l’appel de l’organisation du rassemblement le 2 juin à 19h sur le Vieux-Port.

Une formidable énergie, beaucoup de jeunes, très jeunes… La manifestation qui s’est formée sur le port a ensuite remonté la Canebière pour se diriger vers la Préfecture après une halte devant le commissariat central de Noailles. Plus de 2000 personnes pour une organisation faite sur une journée. BRAVO!

 




La Mairie de Montpellier perd son second procès contre BDS France Montpellier

UNE INSTRUMENTALISATION DE LA JUSTICE À DES FINS POLITIQUES

En un quart d’heure l’audition était « pliée ». La juge qui avait déjà prononcé la relaxe lors du premier procès de la Mairie contre José-Luis a estimé, à juste titre, que déjà trop de temps avait été perdu. Tout en respectant scrupuleusement la procédure elle a prononcé la relaxe : « Tapage nocturne à 19h39 au mois de juin à Montpellier, j’ai quand même vérifié les horaires de lever et coucher du soleil mais il faisait soleil. » Le commissaire représentant le ministère public n’a fait aucun commentaire ni posé aucune question au prévenu ni aux témoins, pressé lui aussi d’en finir. Le prévenu et son avocat ont également abrégé leur défense tant il était évident que le tribunal avait conscience de l’instrumentalisation de la justice à des fins politique par la mairie de Montpellier…

LE HARCELLEMENT DE BDS FRANCE MONTPELLIER DOIT CESSER !

L’affaire n’en coûtera pas moins de 1000€ environ pour BDS France Montpellier et beaucoup de temps perdu. Mais aussi un climat de stress permanent bien entretenu par la mairie de Montpellier qui depuis 2015 s’efforce – en vain ! – de chasser de la Comédie les drapeaux palestiniens, les panneaux d’informations, les diffusions de tracts et les explications et informations fournies par les militant.e.s BDS à l’occasion des nombreux stands. En effet malgré les intimidations , les plaintes et PV, BDS France Montpellier a maintenu les stands jusqu’à ce que la police nationale, sur ordre du préfet, démonte et emporte le 7 mars chapiteau et deux tables (qu’ils refusent de rendre!). C’est le second chapiteau mis hors service par la police. D’où les nouvelles formes d’intervention du comité pour maintenir la visibilité de la Palestine sous apartheid et sous pandémie pendant l’état d’urgence pseudo sanitaire en France.

LES PROCHAINES ÉCHÉANCES SERONT UN TEST

3 contraventions pour « bruit » ont été dressées par la police municipale: 18 mai, 16 juin et 30 juin 2018. Nous avons refusé de payer les deux premieres d’où les procès intentés – et perdus – par la Mairie. Après deux procès perdus, la Mairie va -t-elle persévérer dans l’échec ou va t-elle renoncer au troisième procès en cours de procédure mais non encore annoncé ?

Le 16 mai dernier lors de notre première action de déconfinement place de la Comédie le préfet a envoyé sa police distribuer 6 contraventions de 4ème catégorie (135 €) aux militant.e.s BDS pour « participation à une manifestation interdite sur la voie publique ». Cette verbalisation relève du même tribunal de police que les précédents procès. Nous allons contester le motif de la verbalisation… la préfecture va t-elle tirer les leçons des précédents procès perdus ou foncer tête baissée dans le rouge du drapeau palestinien ?

C’EST GRÂCE À VOTRE SOLIDARITÉ ET VOTRE SOUTIEN QUE NOUS CONTINUONS À PORTER LA PALESTINE PLACE DE LA COMÉDIE (et ailleurs) !

Merci à vous tous et vous toutes ! En 2015 pendant que la police tentait d’embarquer le stand (et à fini par casser l’armature), vous avez versé plus de 300€ au moment même de l’agression. Nous avons ainsi pu racheter un chapiteau. Le 7 mars dernier idem, pendant que la police démontait le stand et malgré le barrage de la police qui tentait d’isoler le stand, vous avez versé 174€ en quelques minutes. Les frais du premier procès ont été entièrement couverts par la collecte et la nouvelle collecte lancée le 21 mai dernier pour les frais du second procès a très bien démarré… Alors « on est là ! ».

AVEC VOUS ET GRÂCE À VOUS : ON LÂCHE RIEN !

 




Participation de BDS France Paris à la Marche des solidarités du 30 mai.

BDS France Paris a participé à la Marche des solidarités appelée le 30 mai par environ 200 associations.
Cette marche des solidarités pour la régularisation des sans-papiers, la fermeture des centres de rétention et les droits des immigrés vivant dans des foyers a été à Paris un grand succès malgré son interdiction officielle..
Voici le communiqué final de la Marche des solidarités :
https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/300520/30-mai-par-milliers-les-sans-papiers-imposent-le-droit-de-manifester
Nous avons tenu à manifester notre solidarité avec toutes les victimes des politiques racistes et sécuritaires, que ce soit ici, en Palestine ou ailleurs.
La répression actuelle des populations noires aux Etats-Unis, durement touchées par le Covid 19 et par un racisme systémique, nous rappelle ce devoir de solidarité.
Notre présence a été très appréciée et nos visuels très photographiés
Voici quelques photos :
https://photos.app.goo.gl/tsst41WdtNApJ9Hc8
BDS France Paris, le 1er juin 2020



Succès de la 3ème Journée d’action internationale contre Puma (en ligne)

#BoycottPuma   #PumaFam

Message à faire passer : #BoycottPuma jusqu’à ce que Puma mette fin à son soutien des colonies israéliennes illégales

Bilan :

  • Tempête sur les réseaux sociaux : 12 millions d’impressions des hashtags #BoycottPuma #PumaFam sur Facebook, Twitter, Instagram tout au long de la journée du 4 mai,  59% des tweets liés à Puma avaient une connotation « négative » envers Puma.
  • Envoi de mails aux bureaux Puma : en France à peu près 2000 mails ont été envoyés, entrainant des réponses automatiques.
  • Envoi de mails aux boutiques commercialisant des produits Puma, aux clubs sportifs sponsorisés ou non par Puma pour les informer…
  • Appels téléphoniques au siège de Puma : en France, une centaine d’appels ont été passés, au siège de Puma (répondeur auquel nous avons laissé un message, à la fin de la journée le répondeur était saturé…) au service client de Puma : discussion avec un-e conseiller-ère qui prend note et promet de faire remonter notre message à sa hiérarchie…)

En Australie, Suisse, Royaume-Uni, Syrie, USA, Espagne, Italie, Irlande, Suède, Ecosse, Pays de Galles, Allemagne, Malaisie, Japon,  de nombreux appels téléphoniques ont été passés par les militants  dans les bureaux de Puma, des courriers électroniques envoyés dans les bureaux Puma, des courriers à des clubs sportifs sponsorisés par Puma….

Liens d’images internationales :

1. Magnifique mobilisation en Malaisie contre Puma! #BoycottPuma
Nos camarades malaisiens et malaisiennes étaient là aussi le 4 mai, journée internationale contre Puma….

2. De nos ami-e-s espagnol-e-s pour l’action du 4 mai #BoycottPuma

3. De la part de nos ami-e-s du Japon ! bravo à eux-elles pour cette belle action #BoycottPuma

4. BDS Belfast & capitaine de l’équipe de football celtique de Donegal Niall Peoples rejoignent #Round3 de la journée internationale d’action marquant les buts de #BoycottPuma pour les droits de l’homme

Publiée par BDS Belfast sur Lundi 4 mai 2020

 

5. Plus de 20 pays ont participé à cette action d’action en ligne contre Puma. le Royaume-Uni a été très actif…#BoycottPuma

Today is PUMAs AGM and even if we can’t protest outside, we can take action online! Puma sponsor the Israeli Football…

Publiée par Huda Ammori sur Lundi 4 mai 2020

 

6. De notre ami de Manchester
#BoycottPuma

My call now joining other calls around the world to boycott Puma until they end their complicity with Israeli Apartheid…

Publiée par Adie Nistelrooy sur Lundi 4 mai 2020

Perspectives :

  • Une campagne internationale est mise en place auprès d’un footballeur de haut niveau Rahim Sterling de Manchester City. Puma offre à Sterling, qui a pris position contre le racisme, un accord record. Il semble être suspendu, au moins en partie, en raison des tensions au sein de Puma au sujet d’un accord de 100 millions d’euros alors que le personnel est en congé. L’accord de Sterling avec Nike se termine ce mois-ci.Vous êtes invités, ainsi que tous vos réseaux, camarades et sympathisant-e-s à exhorter la super star du football Rahim Sterling à ne pas signer avec PUMATout est expliqué sur ce lien :https://www.bdsfrance.org/exhortez-la-superstar-du-football-rahim-sterling-a-ne-pas-signer-avec-puma/
  • Nouvelles informations concernant les accords entre Delta, l’IFA  et Puma : Puma a un accord de parrainage avec l’IFA jusqu’en 2022 mais ce contrat est subordonné au contrat de licence exclusive que Puma a avec Delta et cet accord se termine fin 2020.Si le contrat de Puma avec Delta prend vraiment fin à la fin 2020, le contrat de licence de Puma pourrait être transféré au groupe Irani.  Aucune confirmation de changement pour l’instant, mais dans ce cas,  Puma perdrait une partie de sa complicité en mettant fin à son accord avec Delta, mais juste une partie s’il maintient  l’accord avec l’IFA jusqu’à la fin du contrat actuel 2022. Donc nous continuons à faire campagne comme avant. Notre objectif reste le parrainage de l’IFA. La relation de Puma avec Delta est toujours une indication de complicité.
  • Une sensibilisation plus poussée auprès de personnes-clés au sein de Puma va être faite (responsables du développement durable, responsables de la communication…)



Biden s’attaque scandaleusement à la lutte non violente mondiale pour la justice, l’égalité et la liberté des Palestiniens

 

Par Comité National Palestinien pour le boycott d’Israël (BNC) / États-Unis, 20 mai 2020

La suppression de l’aide militaire des États-Unis à Israël tient une place centrale dans le programme progressiste de #HealthcareNotWarfare (Des soins au lieu des armes) et pour la justice sociale, raciale, climatique et de genre.

 

Joe Biden rejette “fermement” le mouvement BDS, s’attaquant scandaleusement à la lutte non violente mondiale pour la justice, l’égalité et la liberté des Palestiniens. La suppression de l’aide militaire des États-Unis à Israël tient une place centrale dans le programme progressiste de #HealthcareNotWarfare (Des soins au lieu des armes) et pour la justice sociale, raciale, climatique et de genre.

En rejetant le BDS, Joe Biden reprend à son compte la complicité des États-Unis avec le système d’occupation, de colonialisme et d’apartheid pratiqué depuis des décennies par Israël, et soutient une politique consistant à nous priver, nous les Palestiniens, de nos droits humains fondamentaux.

À l’heure où Israël agite la menace d’une annexion de jure, Biden fait la promotion du financement militaire d’Israël par les États-Unis en assurant qu’il s’agit de “notre meilleur investissement de 3 milliards de dollars”. Cet “investissement” rend cependant possible les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par Israël – massacres, nettoyage ethnique, démolition d’habitations, siège de Gaza. Aujourd’hui, la plupart des électeurs démocrates approuvent le fait de prendre des sanctions contre Israël, et notamment le fait de rendre l’aide militaire conditionnelle.

Les Américains devraient déplorer la complicité avec l’oppression infligée par Israël, surtout au moment où s’exerce une répression plus forte sous le couvert du COVID-19. #SpreadSolidarity

[Tweet] Joe Biden “firmly” rejects the BDS movement, shamefully opposing the global nonviolent struggle for Palestinian freedom, justice & equality. Cutting US military aid to Israel is vital to the progressive agenda of #HealthcareNotWarfare and social, racial, climate & gender justice. pic.twitter.com/JtMHYocXnU — BDS movement (@BDSmovement) May 20, 2020

Traduction : S. pour BDS France

Source : BDS Movement




Plus de 375 universitaires et artistes signent leur opposition à l’usage croissant en Allemagne de critères décisionnels de nature politique dans leur champ d’expertise

Par Opposing Political Litmus Tests,11 mai 2020

« Les signataires s’engagent à ne pas participer à des jurys de prix ou à des comités de recrutement universitaire en Allemagne s’il y a des indicateurs convaincants qu’ils pourraient être sujets à une interférence politique ou à des critères décisionnels de nature politique ».

 

377 universitaires et artistes de plus de 30 pays ont signé un engagement s’opposant à l’usage de critères décisionnels de nature politique et à l’interférence politique d’institutions, de municipalités et de responsables publics en Allemagne, qui viseraient à réduire au silence les défenseurs des droits palestiniens selon le droit international.

Les signataires s’engagent à ne pas participer à des jurys, à des comités de prix ou à des consultations en vue d’un recrutement universitaire en Allemagne chaque fois qu’il y aura « des indicateurs convaincants que leurs décisions pourraient être sujettes à une interférence idéologique ou politique ou à des critères décisionnels de nature politique ».

Les signataires incluent de nombreuses personnalités éminentes, dont les philosophes Judith Butler et Étienne Balibar, le scénariste et producteur primé James Schamus, le lauréat du prix Nobel de chimie George P. Smith, le linguiste et critique social Noam Chomsky, la théoricienne de la littérature et du post-colonialisme Gayatri Chakravorty Spivak, l’écrivaine Ahdaf Soueif, l’ancien Secrétaire général adjoint des Nations Unies Hans-Christof von Sponeck, le professeur et historien de l’Holocauste Amos Goldberg, l’artiste et écrivaine Molly Crabapple. L’architecte renommé Michael Sorkin a lui aussi signé cet engagement avant de mourir fin mars du COVID-19.

Cet engagement est une réponse aux nombreuses occasions dans lesquelles des artistes et des universitaires soupçonnés de soutenir le mouvement non-violent de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) en faveur des droits palestiniens ont été soumis à une interférence politique répressive et à des campagnes de diffamation.

En mars, des responsables publics ont fait pression sur le festival triennal de la Ruhr afin de désinviter le philosophe Achille Mbembe, qui devait prononcer le discours inaugural du festival. Le festival a été annulé depuis à cause de la pandémie de coronavirus. L’an dernier, la ville de Dortmund est revenue sur la décision d’accorder à l’écrivaine Kamila Shamsie le prix Nelly Sachs de Littérature.

Shamsie et Mbembe ont tous deux signé cet engagement.

Les signataires de l’engagement affirment que « modifier la décision du jury d’un prix ou retirer une invitation sur des bases idéologiques est une interférence intolérable que nous ne pouvons cautionner, quand ce ne serait même que par notre participation aux jurys sujets à une telle interférence. »

Ils et elles affirment que rendre ces décisions dépendantes d’un engagement à désavouer BDS viole la liberté académique et la liberté d’expression et constitue « une moquerie du système et de l’objectif mêmes d’attribuer des prix à des individus considérés comme des leaders dans leurs domaines. »

Il est notable que plus de 40 signataires de cet engagement viennent d’Allemagne, dont des dirigeants d’institutions culturelles importantes.

La tendance inquiétante en Allemagne de réduire au silence des voix critiques, en particulier celles de personnes de couleur, a été notée avec une indignation croissante dans le monde entier. Des centaines d’écrivains et de personnalités de la culture ont fustigé le retrait du prix de Kamila Shamsie. Plus d’une centaine de personnalités publiques ont condamné la décision du Festival Open Source de Düsseldorf de désinviter le rappeur noir américain Talib Kweli l’année dernière.

En 2018, 75 personnalités ont condamné la décision de la Triennale de la Ruhr de désinviter le groupe musical des Young Fathers, et en conséquence, plusieurs artistes et groupes ont annulé leur participation au festival, contraignant le festival à ré-inviter les Young Fathers.

Le mois dernier, des dizaines d’universitaires juifs et israéliens, dont beaucoup sont des spécialistes de l’antisémitisme, des études juives, des études sur Israël ou des études sur l’Holocauste, ont appelé le gouvernement allemand à remplacer Felix Klein, le Commissaire fédéral sur l’antisémitisme, à cause de sa « honteuse » diffamation d’Achille Mbembe et de son « rôle clé dans l’usage de l’antisémitisme comme d’une arme contre les critiques vis-à-vis du gouvernement israélien et contre les militants exerçant leur liberté de parole et de réunion pour protester contre les violations par Israël des droits fondamentaux des Palestiniens ».

Le philosophe Étienne Balibar a déclaré : « Nous vivons dans une période dangereuse pour la paix et pour les droits humains dans le monde, une période qui inclut un nationalisme croissant, de la xénophobie, de l’antisémitisme et de l’islamophobie. Il est important que la liberté d’expression soit préservée et que la défense des valeurs universelles ne soit pas instrumentalisée par des politiciens qui cherchent à protéger de la critique internationale des régimes d’occupation coloniale et de discrimination raciale, et à réduire au silence les voix qui les dénoncent publiquement. Cette perversion de la justice est particulièrement regrettable quand elle a lieu en Allemagne, un pays qui veut être une démocratie modèle, tirant les leçons d’une histoire tragique, un effort que beaucoup d’entre nous ont admiré. Pour cette raison je rejoins avec regret mais sans hésitation la protestation internationale d’universitaires et d’écrivains contre des cas récents de censure et de discrimination ciblant des intellectuels éminents d’une valeur morale indiscutable — le professeur Achille Mbembe étant le cas le plus récent. Cela ne devrait pas continuer, pour la réputation de l’Allemagne autant que pour la cause de la démocratie. »

Les signataires de l’engagement déclarent qu’ils et elles « adoptent des positions diverses vis-à-vis de BDS, mais [sont] d’accord avec les 40 organisations juives et également avec les trois tribunaux allemands — le plus récent étant la Cour administrative de Köln [Cologne], en septembre 2019 — qui ont réaffirmé que le soutien à BDS est un exercice légitime du droit universellement reconnu à la liberté d’expression ». Les signataires déclarent aussi que les fausses accusations du type de celles lancées par des fonctionnaires allemands contre Shamsie, Mbembe et les autres « ont pour intention de réduire le cadre des discussions à l’antisémitisme et à ses impacts pernicieux seulement » et « sont conçues pour détourner l’attention de tout intérêt critique envers le traitement des Palestiniens en Israël-Palestine, et pour le réduire au silence ».

L’écrivaine Ahdaf Soueif a remarqué : « J’espère que le fait que tant d’entre nous — venant d’une telle diversité de convictions politiques — ressentent le besoin de publier cette déclaration alertera nos collègues en Allemagne sur la gravité de ces interventions politiques et idéologiques persistantes dans leur champ et les poussera à leur résister avec nous ».

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement




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La Campagne BDS France Montpellier est membre de la Campagne BDS France, composante de la Campagne BDS internationale sous direction palestinienne lancée en 2005 par 372 organisations palestiniennes. Les succès internationaux du BDS en ont fait la cible du gouvernement Netanyahu qui le considère comme « une menace existentielle pour Israël ». Cela a pour conséquence de multiples opérations bien orchestrées, de dénigrement et de poursuites judiciaires, de votes de motions ou lois amalgamant l’antisionisme à l’antisémitisme, en particulier en Europe et aux Etats-Unis.

C’est dans ce contexte que depuis 2015, BDS France Montpellier est devenu la cible du CRIF régional et de ses satellites dont la LICRA qui ont tout mis en œuvre pour interdire l’expression publique de BDS France Montpellier, en particulier Place de la comédie. Ce courant qui se revendique ouvertement du sionisme a trouvé un partenaire et allié en la personne du Maire de Montpellier qui depuis 2015 tente d’interdire à BDS la place de la Comédie en envoyant sa police municipale dresser des PV (près d’une vingtaine à ce jour), soutenu en cela par le Préfet qui envoie sa police et ses gendarmes confisquer le chapiteau et le matériel BDS et expulser ses militant.e.s.

En 2018 et 2019 à l’occasion des stands BDS de soutien aux grandes marches du Retour à Gaza, 13 PV nominatifs pour « occupation illégale de l’espace public » ont été dressés et 3 contraventions nominatives pour « bruit et nuisance sonores ». Depuis 2015, quatre militant.e.s totalisent plus de 20 auditions libres suite à des plaintes diverses du CRIF, de la Mairie…

1er Procès 16 octobre 2019 : RELAXE !

Suite à la contestation puis l’opposition au paiement de la première contravention la mairie a assigné au tribunal de police José-Luis Moraguès le 16 octobre 2019, pour « Émission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme » le 19 mai 2018 place de la Comédie à 16h01. Le tribunal a relaxé le militant BDS !

2ème procès : 3 juin 2020 8h au TGI, place Pierre Flotte Montpellier.

Suivant la même procédure la Mairie a assigné au tribunal de police le même militant pour « Bruit ou tapage nocturne troublant la tranquillité d’autrui » place de la Comédie le 16 juin 2018 à 19h39. La seule citation de 2 témoins pour le procès coûte 298€ ! Et nous aurons environ 700 pour l’avocat…

Le samedi 16 mai 2020, respectant scrupuleusement les consignes de sécurité sanitaires (en nombre, masques et distances) 10 militant.e.s BDS immobiles et aligné.e.s, portant pancartes contre le blocus de Gaza, l’annexion de la Palestine etc. et drapeaux palestiniens 6 d’entre nous ont reçu une contravention de catégorie 4 (135€) pour « manifestation interdite » soit 810€ …

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN,

CE NE SONT PAS LES RICHES QUI NOUS SOUTIENNENT !

CHAQUE EURO EST IMPORTANT CAR IL PORTE VOTRE SOLIDARITÉ !

MERCI DE NOUS AIDER À DÉVELOPPER LE BDS PALESTINIEN POUR

LA LIBERTÉ, LA JUSTICE ET L’ÉGALITÉ !

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#HealthcareNotWarfare (Des soins au lieu des armes)

 

Par le comité palestinien pour le BDS (BNC)
Téléchargez une version PDF de notre fiche d’information de mai 2020. Plus bas, ces images sont une version texte de la fiche d’information, avec des hyperliens vers des sources.

La pandémie du COVID-19 a mis clairement en évidence les effets dévastateurs des politiques raciales discriminatoires, des coupes dans les services publics et des dépenses militaires et de sécurité excessives des gouvernements répressifs.

• Les personnes de couleur meurent dans des proportions beaucoup plus élevées en raison du #CoronaRacism.

• Des millions de personnes dont les logements sont trop petits et les revenus insuffisants ne peuvent pas pratiquer la distanciation sociale et sont menacés par la faim du fait du confinement.

• Les travailleurs de première ligne reçoivent des salaires injustes et des équipements de protection individuelle inadéquats.

 

L’occupation militaire israélienne, qui dure depuis des décennies, a été désastreuse pour le système de santé des Palestiniens. Après 13 ans de siège israélien, les deux millions de Palestiniens de Gaza sont confrontés à la bombe à retardement du COVID-19 avec seulement 63 respirateurs et 78 lits en soins intensifs.

Israël est l’un des principaux bénéficiaires de la militarisation mondiale. Il a fourni des armes et des entraînements à des régimes dictatoriaux et génocidaires, de l’Afrique du Sud de l’apartheid, le Rwanda et le Chili sous Pinochet, au Myanmar et au Sud Soudan. Il est l’un des principaux fournisseurs de technologies militaires et d’espionnage aux gouvernements du monde entier.

Parmi les gouvernements ayant des échanges militaires et sécuritaires importants avec Israël, qui contribuent à permettre son oppression des Palestiniens, on peut citer :

• L’Inde : qui dépense plus de deux fois plus pour son armée que pour la santé publique, y compris pour l’achat d’un milliard de dollars d’armes israéliennes par an. L’Inde gaspille 1,6 million de dollars pour des fusils israéliens, alors que le COVID-19 se répand. L’Inde ne dispose que de 2,3 lits de soins intensifs pour 100 000 personnes, et de moins d’un médecin pour 1 000 personnes.

• Les États-Unis : leader mondial en matière de dépenses militaires, ils sont également en tête pour le nombre de décès dus aux coronavirus. Les États-Unis donnent à Israël 3,8 milliards de dollars par an pour des armes, argent qui pourrait plutôt financer 76 000 respirateurs ou 760 millions de masques N-95.

• Le Brésil : avec ses dépenses militaires en hausse. Le président brésilien Bolsonaro minimise la menace du coronavirus, bien que les unités de soins intensifs du pays soient pleines. Les liens militaires croissants du Brésil avec Israël comprennent 100 millions de dollars d’armes télécommandées.

• L’UE : qui compte désormais 1 million de cas de coronavirus, a dépensé 69 millions de dollars depuis 2018 en technologies militaires et de surveillance israéliennes, testées sur le terrain sur les Palestiniens, afin de militariser davantage les frontières de l’Europe.

• Les EAU : qui en 2017 avaient des dépenses militaires vingt fois supérieures à leurs dépenses de santé. Son régime impitoyable a payé 6 milliards de dollars pour des infrastructures de sécurité israéliennes et 846 millions de dollars pour des avions de surveillance israéliens.

Arrêtez de financer la militarisation, financez des soins de santé adéquats pour tous et cessez de soutenir les régimes oppressifs, y compris le régime israélien d’apartheid.

Traduction : MUV pour BDS France

Source : BDSmovement.net

 




État d’urgence sanitaire et État de guerre contre le mouvement social

La Campagne BDS France Montpellier est depuis des années largement impliquée dans les mouvements sociaux de ces dernières années, de façon plus soutenue depuis le mouvement des Gilets Jaunes (Novembre 2018) et plus récemment le mouvement pour le climat. Suivant en celà les recommandations maintes fois affirmées du Comité National BDS Palestinien et en particulier d’Omar Barghouti qui en 2016 déclarait : « Il est très important de créer des coalitions intersectionnelles avec des groupes de Noirs, de Latinos, de femmes et tant de groupes opprimés dans le monde ou ceux qui luttent pour toutes formes de justice. Il nous faut voir BDS pour les Palestiniens comme partie intégrante de cette communauté  mondiale luttant pour la justice et pour une paix véritable basée sur l’égalité des droits, sur la liberté et la dignité de tous. »  On ne peut pas d’un côté demander au mouvement social l’inclusion de la solidarité avec le peuple Palestinien et de l’autre tenir le mouvement de solidarité à la Palestine à l’extérieur de ce même mouvement social. Ainsi le matin du samedi 16 mai, certain.e.s d’entre nous participaient à une action antipub d’Extinction Rébellion.

C’est la raison pour laquelle la Campagne BDS France Montpellier a décidé d’être présente, place de la Comédie ce samedi, premier samedi du déconfinement malgré l’interdiction de la manifestation appelée par tout un courant du mouvement social montpelliérain. Nous voulions  montrer à ce gouvernement que nous n’étions pas dupes et que nous refusions l’instrumentalisation de la crise sanitaire au profit d’un « état d’urgence – arme de guerre ». « Arme de guerre » contre toute contestation de la politique gouvernementale (et la désignation des habituels boucs émissaires), contestation du système néo-libéral aussi bien sur le plan intérieur que sur le plan international (Palestine bien sûr mais également Afrique et Mali en particulier).

L’ÉTAT D’URGENCE SANITAIRE POUR LA RÉPRESSION DU MOUVEMENT SOCIAL

La répression et les tentatives d’interdire l’expression de BDS France Montpellier place de la Comédie datent de 2015. Après un an de répit en 2019, obtenu grâce au soutien des Gilets jaunes en 2019, dès 2020 la répression s’est affirmée plus violente jusqu’à la confiscation du chapiteau et des tables du comité et l’usage de tirs de canon à eau contre les militant.e.s BDS avant les problèmes du virus.

Samedi 16 mai, respectant les consignes sanitaires :  10 membres de BDS France Montpellier se sont placé.e.s à l’endroit habituel de la sortie du parking place de la comédie. Masqué.e.s, à plus de 1m de distance, trois d’un côté et 5 de l’autre (voir photos) et deux autres qui filmaient.

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En moins de demie-heure police nationale et gendarmerie dont on aperçoit les fourgons bleus (sous les arbres) détachaient une dizaine de policiers sans doute de la police judiciaire qui dressaient des PV (catégorie A) à 6 militant.e.s au motif que les manifestations étaient interdites par ordre du préfet.

Nous avons expliqué que nous étions dix, que les rassemblements de plus de dix étaient interdits et pas ceux de 10, que nous portions tous.tes des masques et que nous étions à distance les un.e.s des autres… mais rien n’y a fait.

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On voit ici « l’espace BDS initial »quadrillé par les policiers qui continuent d’interroger certain.e.s militant.e.s BDS après avoir confisqué les pancartes et 3 drapeaux palestiniens (!). Au fond devant le théâtre : les manifestant.e.s regroupé.e.s malgré l’interdiction de manifester.

Après confiscation du matériel les membres de BDS Montpellier sont resté.e.s sur place avec tee shirts… la police nationale et la gendarmerie sont allés « s’occuper » des manifestant.e.s et appliquer « leurs gestes barrières »…

Plusieurs arrestations également, dont ces deux-ci …




Campagne BDS France : solidarité, justice et liberté pour la Palestine

Sur Radio Arts-Mada, arts-mada.fr média citoyen en Ile-de-France, dans le cadre de l’émission « Résistances, Chroniques palestiniennes » interview de Jean-Guy Greilsamer, membre de l’équipe d’animation de BDS France et de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP), sur le thème : Campagne BDS France : solidarité, justice et liberté pour la Palestine.
L’émission peut être écoutée sur ce lien :
http://arts-mada.fr/podcasts/resistance-chroniques-palestiniennes-182/resistance-chronique-palestinienne-campagne-bds-solidarite-justice-et-liberte-pour-la-palestine-707

Elle commence après 1mn 55s d’introduction musicale



Levez le siège : Des artistes appellent à mettre fin au siège de Gaza par Israël lors de la crise de coronavirus 

Source : https://liftthesiege.com/fr/

Philip Pullman, Ariane Ascaride, Peter Gabriel et 350 autres signataires appuient l’appel d’Amnesty International à un embargo militaire sur Israël « jusqu’à ce qu’il respecte pleinement ses obligations selon le droit international ».

Ajoutez votre nom

Alain Damasio, Ariane Ascaride, Peter Gabriel, Rokhaya Diallo et Viggo Mortensen Jr. figurent parmi les artistes appelant à mettre fin au siège de la Bande de Gaza par Israël lors de la crise de coronavirus.

Dans une lettre ouverte publiée ce mercredi, ils écrivent : «  Les près de deux millions d’habitant-e-s de Gaza, en majorité des réfugié-e-s, sont confronté-e-s à une menace mortelle dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde ».

Les premiers cas de coronavirus à Gaza sous blocus ont été rapportés en mars. Les organisations humanitaires et de défense des droits humains, tant palestiniennes qu’israéliennes ou internationales, ont appelé à la levée du siège israélien pour que Gaza puisse remédier à ses pénuries sévères d’équipement médical.

Les écrivain-e-s Annie Ernaux et Bernard Noël, les chorégraphes Régine Chopinot et Nacera Belaza, le sculpteur Antony Gormley sont aussi des signataires de la lettre, qui déclare :

« La pression internationale est nécessaire de toute urgence pour rendre la vie à Gaza vivable et décente. Le siège israélien doit s’arrêter. Et plus urgent encore, une épidémie potentiellement dévastatrice doit être évitée ».

Marquant les deux années depuis qu’Israël a tué soixante manifestant-e-s palestinien-ne-s à Gaza, les signataires — qui incluent le romancier irlandais Colm Tóibín, l’artiste Kevin Beasley, le cinéaste Gérard Mordillat, l’artiste plasticien Ernest Pignon-Ernest et les co-récipiendaires du Prix Turner 2019, Tai Shani et Lawrence Abu Hamdan — continuent :

« Ce qui arrive à Gaza est un test pour la conscience de l’humanité. Nous appuyons l’appel d’Amnesty International à tous les gouvernements du monde pour imposer un embargo militaire sur Israël jusqu’à ce qu’il respecte pleinement ses obligations selon le droit international ».

Le producteur et directeur de films James Schamus, la danseuse et chorégraphe Emmanuelle Huynh, Peter Mullan et Liam Cunningham ainsi que les artistes Charlotte Prodger et Helen Marten se joignent au poète pionnier K. Satchidanandan, à la romancière et scénariste Candace Allen, au compositeur et producteur Brian Eno et aux musiciens Roger Waters et Massive Attack pour signer la lettre, qui conclut :

«  Nous considérons que les droits garantis aux réfugié-e-s par la Déclaration universelle des droits humains doivent être respectés également pour les Palestinien-ne-s.

Dans ces temps de crise internationale, nous devons défendre la justice, la paix, la liberté et des droits égaux pour tous, indépendamment des identités ou des croyances. Même si nous restons confiné-e-s à la maison, notre responsabilité éthique ne devrait pas l’être. »

Lire la lettre en entier :

Bien avant que l’épidémie mondiale de COVID-19 ne menace de submerger le système de santé déjà dévasté de Gaza, les Nations-Unies avaient prédit que la bande côtière sous blocus serait invivable dès 2020. Avec la pandémie, les presque deux millions d’habitant.es de Gaza, principalement des réfugié.es, sont confronté.es à une menace mortelle dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde.

Il y a deux ans aujourd’hui, des snipers israéliens ont tué soixante Palestinien.nes de Gaza, hommes, femmes et enfants, dans une totale impunité. Les manifestations de masse hebdomadaires de la Grande Marche du Retour, en grande majorité pacifiques, actuellement suspendues à cause de la menace du coronavirus, ont été confrontées à une violence brutale.

Bien avant la crise actuelle, les hôpitaux de Gaza étaient déjà arrivés au point de rupture par manque de ressources essentielles, bloquées à cause du blocus exercé par Israël. Son système de santé ne pouvait pas faire face aux milliers de blessures par balles, ce qui a conduit à de nombreuses amputations.

Les premiers cas rapportés de coronavirus dans la bande de Gaza densément peuplée sont donc profondément perturbants. Comme plusieurs professionnel.les de santé l’ont récemment écrit: « Les épidémies (et évidemment les pandémies) sont d’une violence disproportionnée pour les populations accablées par la pauvreté, l’occupation militaire, la discrimination et l’oppression institutionnalisée. »

Pourtant le blocus d’Israël entrave la circulation des fournitures médicales, du personnel et de l’aide humanitaire fondamentale. La pression internationale est nécessaire de toute urgence pour rendre la vie à Gaza vivable et digne. Le siège d’Israël doit être levé. Et plus urgent encore, une épidémie potentiellement dévastatrice doit être évitée.

Ce qui arrive à Gaza est un test pour la conscience de l’humanité. Nous soutenons l’appel d’Amnesty International à tous les gouvernements du monde pour imposer un embargo militaire à Israël jusqu’à ce qu’il respecte pleinement ses obligations selon le droit international. Nous reconnaissons que les droits garantis aux réfugiés par la Déclaration universelle des droits de l’homme doivent être respectés également pour les Palestinien.nes.

En ces temps de crise internationale, nous devons défendre la justice, la paix, la liberté et des droits égaux pour tou.tes, indépendamment des identités ou des croyances. Nous restons confiné.es chez nous, mais notre responsabilité éthique ne devrait pas l’être.

Signataires:

Lawrence Abu Hamdan, artiste
Taha Adnan, poète
Giannis Aggelakas, chanteur, compositeur, poète
Mania Akbari, cinéaste
Fatiha al Ghorri, comédienne
Pau Alabajos, chanteur, compositeur
Senad Alic, artiste visuel
Simon Allemeersch, créateur de théâtre
Candace Allen, écrivaine
Udi Aloni, cinéaste
Rafael Alvarez, chorégraphe, danseur
Miren Amuriza, écrivaine
Lisa Appignanesi, écrivaine
Ariane Ascaride, actrice
Austra, artiste solo
Ariella Azoulay, écrivaine, cinéaste
Kobe Baeyens, chanteur classique
Balkan Bomba, groupe
Sibaji Bandyopadhyay, auteur, interprète
Kevin Barry, écrivain
Kevin Beasley, artiste
Patrick Bebi, Metteur en scène de théâtre, acteur, professeur
Nacera Belaza, chorégraphe
Yacine Belhacene, chanteur
Bella Cuts, DJ, producteur
Ronan Bennett, scénariste
Rimli Bhattacharya , écrivain, universitaire
Akeel Bilgrami, philosophe
Mary Black, chanteuse
Bruno Boussagol, metteur en scène
Tove Bøygard, chanteuse, compositrice, écrivaine
Howard Brenton, auteur
Adam Broomberg, artiste
Pankaj Butalia, cinéaste
Teresa Cabral, peintre
Burt Caesar, acteur, réalisateur
Paulo Caetano, auteur, photographe
Carmen Callil, éditrice, écrivaine, critique
Dayana Cata, écrivaine, artiste
Oliver Chanarin, artiste
Pascal Chardome, musicien, compositeur
Sheba Chhachhi, photographe
Régine Chopinot, choregraphe
Julie Christie, actrice
Chullage, rappeur
Ciel, DJ, producteur
Luís Cília, musicien, chanteur
Céline Condorelli, artiste
Steve Coogan, comédien, acteur
Molly Crabapple, écrivaine
Crisis de los 40, groupe
Darren Cullen, artiste
Liam Cunningham, acteur
Sinéad Cusack, acteur
Bruna Cusí, actrice
Alain Damasio, écrivain
Jesse Darling, artiste
Eva De Roovere, Chanteuse, compositrice
Foivos Delivorias, chanteur, compositeur
Rokhaya Diallo, écrivaine, réalisatrice
Doctor Prats, groupe
Mark Donne, cinéaste
Geoff Dyer, écrivain
Galit Eilat, conservatrice, écrivaine
Radhouane El Medebb, chorégraphe
Fons Elders, écrivain
Brian Eno, musicien
Anne Enright, écrivaine
Annie Ernaux, écrivaine
Charles Esche, directeur de musée, professeur
Marcelo Evelin, chorégraphe
Tristan Faes, chanteur classique
Shepard Fairey, artiste
David Farr, scénariste
Isabel Fazenda, écrivaine
Mark Fell, musicien électronique
Simon Fisher Turner, compositeur, producteur, acteur
Annar Follestø, violoniste, directeur artistique
Cesk Freixas, chanteur, compositeur
Peter Gabriel, musicien, fondateur d’un festival de musique
Dimitra Galani, chanteuse, compositrice
Rashna Gandhy, auteure, psychologue
Sylvain George, cinéaste
Katia Gerou, actrice, écrivaine
Gigakoops, musicien électronique
Jordi Ginesta, chanteur
Thea Glenton Raknes, musicien
Sérgio Godinho, musicien, chanteur
Priyamvada Gopal, écrivaine, universitaire
Antony Gormley, artiste
Gossos, groupe
Øyvind Grande, compositeur
Andre Gregory, acteur, directeur de théâtre
Ohal Grietzer, compositrice, artiste de techniques mixtes
Trevor Griffiths, dramaturge
Probir Gupta, artiste
Gwenno, musicienne, compositrice
Ella Maria Hætta Isaksen, artiste, chanteuse
Maysaloun Hamoud, réalisatrice
Nir Harel, artiste
Githa Hariharan, écrivaine
Tobi Haslett, écrivain, critique d’art
Justin Hayward-Young, musicien
Charles Hayward, musicien
Tzion Abraham Hazan, artiste
Kristien Hemmerechts, écrivaine
Dalilla Hermans, écrivaine, journaliste
Claire Hilger, artiste visuel, designer graphique
Hiro Kone, DJ, producteur
Martin Horntveth, musicien, compositeur, artiste
Gemma Hummet, chanteur
Asad Hussain, écrivain, monteur
Emmanuelle Huynh, danceuse, chorégraphe
Trond Ingebretsen, musicien, chanteur
Marc Isaacs, cinéaste documentaire
Vanessa Jackson, artiste
Julie Jaroszewski, chanteuse, cinéaste, actrice
Terry Johnson, dramaturge, directeur
Filip Jordens, chanteur, acteur
Em Joseph, artiste
Embla Karidotter, musicien
Ioanna Karystianni, écrivaine
Kyriakos Katzourakis, artiste, réalisateur
Patrick Keiller, artiste, cinéaste
A.L. Kennedy, écrivaine
Chris Keulemans, écrivain
Naomi Klein, écrivaine
La Kruel band groupe
Lágrimas de Sangre, groupe
Lankum, groupe
Mike Leigh, scénariste, réalisateur
Leo Leonhardsen, musicien
Faustin Linyekula, chorégraphe
Lluís Llach, chanteur, parolier
Ken Loach, réalisateur
Jen Long, artiste, DJ
Josie Long, comédien
Los Castos, groupe
Los Chikos del Maíz, groupe de rap
Dónal Lunny, musicien
Nightmare Lyre, musicien
Mammút, group
Esther Manito, comédienne
Kika Markham, actrice
Yann Martel, écrivain
Helen Marten, artiste
Emer Martin, écrivain
Raoul Martinez, artiste, écrivain
Marwan, chanteur,compositeur, poète
Massive Attack, groupe
Tom McCarthy, écrivain
Vic Mensa, artiste rap
Marc Mercier, directeur artistique
China Miéville, écrivain
Luc Mishalle, musicien
Thurston Moore, musicien
Christy Moore, chanteur
Gérard Mordillat, cinéaste
Viggo Mortensen Jr., acteur, musicien, écrivain
Junior Mthombeni, directeur de théâtre, acteur, musicien
Peter Mullan, acteur, réalisateur
Rita Natálio, artiste, chercheuse
Nel Tardiu, group
Jef Neve, pianiste, compositeur
Courttia Newland, auteur
Bernard Noël, écrivain
Object Blue, DJ
Joff Oddie, musicien
Joan Miquel Oliver, Chanteur, compositeur
Ragnar Olsen, chanteur
Susie Orbach, psychanalyste, écrivain
Jørn Simen Øverli, chanteur, artiste
Ruth Padel, poète
Carmen París, chanteuse, compositrice
Melissa Parmenter, compositrice, productrice de films, pianiste
Anand Patwardhan, Réalisateur de documentaire
Maxine Peake, acteur
Eddie Peake, artiste
Mireille Perrier, actrice
Dimitris Piatas, acteur, écrivain
Ernest Pignon-Ernest, artiste
Marijke Pinoy, actrice
Alain Platel, choregraphe
Jocelyn Pook, compositrice
Patrícia Portela, écrivaine, dramaturge
Aaron Porter, artiste solo
Charlotte Prodger, artiste
Philip Pullman, écrivain
Pupil·les, groupe
Michael Radford, réalisateur
Roland Ramade, chanteur
RAVI, artiste compositeur
Stephen Rea, acteur
Ian Rickson, directeur de théâtre
Tiago Rodrigues, Directeur d’un théâtre national, dramaturge
Luz Room for Resistance, DJ
Rrose, musicien
Liv Runesdatter, chanteuse, compositrice
Pilar Salamanca, écrivaine
Xavi Sarrià, musicien
K. Satchidanandan, écrivain
Aura Satz, artiste
James Schamus, réalisateur, producteur
Noémie Schellens, chanteuse classique, actrice
Gaea Schoeters, écrivaine, journaliste, scénariste
Mim Shaikh, écrivain, acteur
Tai Shani, artiste
Alia Shawkat, actrice, artiste
Sindicat de Músics Activistes de Catalunya – SMAC syndicat de musiciens
Robyn Slovo, producteur de films
John Smith, artiste cinéaste
Smoking souls, groupe
Patrick Staff, artiste
Stay at Homas, groupe
Janneke Stegeman, théologien, écrivain
DAAN Stuyven, chanteur, compositeur
Vivan Sundaram, artiste
BV Suresh, artiste
Nick J. Swarth, Poète,interprète, musicien, artiste visuel
Guy Swinnen, chanteur
Jakob Thonander Glans, compositeur, musicien
Colm Tóibín, écrivain
Sílvia Tomàs, chanteuse, compositrice
Ricky Tomlinson, acteur
Tudanca, groupe
Dirk Tuypens, acteur
Merlijn Twaalfhoven, compositeur
Txarango, groupe
Adil Tyabji, éditeur
V (formerly Eve Ensler), dramaturge, activiste
Myriam Van Imschoot, performance, théâtre, musique
Michiel Vandevelde, chorégraphe
Judith Vanistendael, auteur de bande dessinée
David Verdaguer, acteur
Violet, DJ, producteur
Erik Vlaminck, écrivain
Pantelis Voulgaris, réalisateur
Naomi Wallace, dramaturge
Mark Wallinger, artiste
Harriet Walter, acteur
Roger Waters, musicien
Einat Weizman, réalisatrice, écrivaine, actrice
Irvine Welsh, écrivain
Michael Wiehe, chanteur, musicien
Unni Wilhelmsen, musicien, compositeur, écrivain
Jeanette Winterson, écrivaine
Bent Wold, chanteur
XY, groupe
Luke Younger, musicien experimental
Zoo, groupe

UPDATE 15/5:

Tulika Aasma, Visual Artist
Majed Abusalama, Journalist, Producer
Hamja Ahsan, Artist, writer, curator
Nathaniel Andrews, Musician
Zaina Arekat, Musician
Mert Bagcan, musician
Matthew Barnes, Artist
Bernardo Barro, musician
Vinod Bhardwaj, Art Critic and Writer
Ira Bhaskar, Cinema Scholar
Daria Birang, Artist
Tove Bornhøft, artistic theatre director
Jen Brister, comedian
Melanie E L Bush, Academic
Indira Chandrasekhar, Publisher
Jesper Christensen, Actor
Simon Coates, artist
Maggie Cronin, Actor
Lebuïn D’Haese, sculptor, visual artist
Dror Dayan, Filmmaker and Lecturer
Corrado Maria De Santis, Musician
Raymond Deane, Composer, author
Satish Deshpande, Academic
Sudhanva Deshpande, Theatre Director, Actor
Dreamtrip, Music Producer ,DJ
Madhusree Dutta, Filmmaker, Artistic Director
Electric Litany, band
Tina Enghoff, Visuel artist
Naima Fatima, Filmmaker
Samuel Francis, Filmmaker
Sabeena Gadihoke, Photography and Cinema Scholar
Munishwar Nath Ashish Ganju, Sustainable Architect
Tim Garratt, Musician
Lena Ghannam, artist
Arundhati Ghosh, Curator
Sanchayan Ghosh, Professor of Fine Arts
Nida Ghouse, Writer, Curator
Shanta Gokhale, Writer and Theatre Critic
Lalitha Gopalan, Film Scholar
Rabbi Lynn Gottlieb, visual artist
Spyros Grammenos, musician
Cathy Gulkin, Filmmaker
Latika Gupta, Curator
Parul Gupta, Artist
Síomha Hennessy, Sisterix (band)
Trevor Joyce, Poet
Susanne Kahlil Yusef, artist
Geeta Kapur, Art Curator
Anuradha Kapur, Theatre Director
Sam Karam, Musician/DJ
Nuzhat Kazmi, Art Historian
Judith Knight, Arts producer
Thanos Kois, musician
Billie Koppel, Singer
Ashish Kothari, Environmentalist
R. Siva Kumar, Art Historian
Vicky Langan, Artist
Paul Laughlin, Poet
Britta Lillesøe, Actress, Cultural Coordinator, Event Maker
Ben Lunn, Composer
Mafalda, band
Alessandro Magania, performer, choreographer, visual artist
Jim Maginn, Photographer
Harsh Mander, Author and Columnist
Marinah, singer
Niall McDevitt, Poet
Hugh McFadden, Poet/ writer
Cahal McLaughlin, filmmaker
Wency Mendes, Filmmaker
Stamatis Morfonios, Musician
Danny Morrison, Writer
Jimmy Murphy, Playwright
Pushpamala N, Artist
Marco Ormas, musician
Chitra Ravi, Pedagogy Expert
Gauhar Raza, Poet and Scientist
Luigi Rizzo, Film editor
Andrew Ross, Writer
Shermine Sawalha, Producer
Zachary Seely, Musician
Jai Sen, Academic
Shuddhabrata Sengupta, Artist, Curator
Refqa Shaqoor, Docent
David Shock, Artist
SB Stokes, poet
Nandini Sundar, Academic
Susie Tharu, Writer
Kirsten Thorup, novelist
Joëlle Tuerlinckx, visual artist
Uzramma, Artisanal Textile Manufacturer
Niall Vallely, Musician, composer
Jaap van der Vinne, Fotographer
Achin Vanaik, Academic
Pramila Vasudevan, Choreographer, Interdisciplinary Artist
Nils Vest, Film director
Sonia Wickham, Visual artist
Karina Willumsen, Musician
Wolf Alice, band
Arne Würgler, Musician
Christoforos Zaralikos, comedian




La résistance palestinienne au Plan Trump-Netanyahou : Quand la quarantaine prendra fin, la lutte commencera

Noura Erakat et Yara Hawari ont débattu sur le racisme et le colonialisme et les outils du droit international pour la Semaine de l’Apartheid Israélien.

« Quand la quarantaine prendra fin, la lutte contre ce que la crise du COVID-19 a mis en évidence commencera à peine », moments forts de la conférence en ligne « Résistance palestinienne au plan Trump-Netanyahou par temps de pandémie mondiale »

Le lundi 6 avril, Noura Erakat, défenseure des droits de l’Homme, et Yara Hawari, écrivaine et analyste politique principale, ont rejoint une conférence en ligne organisée par le Comité National du Boycott (BNC) du mouvement BDS. L’événement faisait partie d’une série de conférences en ligne organisées pour la Semaine de l’Apartheid Israélien qui était organisée cette année autour du thème Unis Contre le Racisme et se tenait autour du 21 mars, commémoration du massacre de Sharpeville commis en 1960 par le gouvernement d’apartheid d’Afrique du Sud.

Plus de 500 personnes de 35 pays différents ont participé à cet événement en ligne, et la vidéo a déjà été vue plus de 9.000 fois.

Yara Hawari a ouvert le webinar par une réflexion sur ce que le « Deal du Siècle » signifie pour les Palestiniens, puisque ce que le deal envisage, c’est de proposer une capitulation aux Palestiniens. Il demande aux Palestiniens d’être enfermés dans des bantoustans, à Gaza de rester assiégée, et aux réfugiés palestiniens de n’avoir aucun droit. Yara a ajouté que ce deal suivait la route prise par les nombreuses propositions qui, au cours des années, auraient ignoré et effacé les aspirations des Palestiniens à la souveraineté. Le Deal du Siècle est simplement plus flagrant que les anciennes propositions et énumère ce que l’administration américaine veut depuis longtemps : des terres palestiniennes sans continuité, ou bantoustans, contrôlées par Israël, et pas d’État palestinien. La carte qui sort de ce deal, qui en a surpris beaucoup dans la communauté internationale, montre en fait la réalité géopolitique actuelle des terres palestiniennes. La déshumanisation et l’infantilisation des Palestiniens, comme on le voit dans le « deal », n’a rien de nouveau non plus, et la tiède réaction de la communauté internationale le conforte. Il propose l’annexion et la violation de toutes les normes du droit international.

Mais Yara a conclu en disant que le « Deal du Siècle » fournit une occasion de revoir nos stratégies et d’envisager une perspective internationaliste, en même temps que la pandémie du coronavirus nous oblige à adopter une perspective internationaliste. Oui, le virus ne fait pas de différence entre qui il attaque, mais les conditions socio-économiques déterminent comment nous pourrons le combattre. Les communautés pauvres et opprimées seront inévitablement plus touchées. Les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza doivent affronter cette pandémie alors qu’ils vivent sous le contrôle des Israéliens.

C’est significatif que le Secrétaire Général de l’ONU Antonio Guterres ait appelé à un cessez-le-feu mondial pendant cette période, mais n’ait pas inclus dans cet appel l’occupation, qui se poursuit. Les Palestiniens font face à des démolitions de maison, des raids, mais voient aussi leurs efforts pour tacler le virus bloqués (un dispensaire de campagne dans la vallée du Jourdain détruit, des bénévoles arrêtés dans la Vieille Ville de Jérusalem). Les prisonniers politiques palestiniens se retrouvent devant un risque augmenté d’infection.

Noura Erakat a commencé en partageant l’antécédent historique du contexte internationaliste et la stratégie palestinienne orientée vers la lutte dans les années 60 et 70, les reliant aux luttes anti-racistes et anti-apartheid. Elle a rappelé qu’en 1975, l’Assemblée Générale de l’ONU avait voté la Résolution 3379 qui a ‘défini que le Sionisme est une forme de racisme et de discrimination raciale’. Ceci reposait sur la résolution 3151, votée en 1973 à l’ONU, qui condamnait, entre autres, l’alliance contre nature entre le racisme sud-africain et le sionisme. A cette époque, l’OLP n’avait pas pu susciter de soutien pour sortir Israël de l’Assemblée Générale de l’ONU, comme l’Afrique du Sud l’avait été. Cette résolution était la consolation.

Ceci, du coup, a fait suite au non respect par Israël de la résolution 242 de 1967 qui affirmait qu’Israël devait se retirer des territoires occupés en 1967. Non seulement Israël ne s’est pas retiré des territoires occupés, mais en plus, les négociations qui ont suivi ont exclu l’OLP et ont fini en conversations bilatérales avec les Etats Arabes. Avec le soutien d’une majorité de nations post-coloniales, et sous la direction d’Abdelaziz Bouteflika, l’Afrique du Sud a été expulsée des Nations Unies en 1974. L’OLP s’est inspirée de ce geste.

Cependant, en ce moment même, il est clair que le « Deal du Siècle » est la culmination logique d’Oslo, qui est ce qui a ouvert la voie en délimitant les zones A,B,C et en transmettant le contrôle de la terre et des ressources à Israël.

Noura a également fait remarquer que l’internationalisme ou l’intersectionnalité ne sont pas que de nobles slogans. Il y a des réclamations et des actions qui les rendent réels et condamnables tous les jours. Nous avons surveillé avec angoisse le COVID-19 frapper Gaza, et le régime des sanctions israéliennes la rend invivable. Yara a ajouté qu’une façon concrète de défendre les droits des Palestiniens, c’est de soutenir le travail accompli sur le terrain pour l’assistance et le soutien médical. C’est important de soutenir les populations vulnérables, tels que les prisonniers politiques bloqués dans des prisons surpeuplées, avec les autorités israéliennes qui refusent de les tester ou de leur fournir aucune aide. On peut faire le lien entre l’exigence de sécurité pour les prisonniers politiques et une plus large exigence d’abolitionnisme dans d’autres endroits où les prisonniers sont libérés pour empêcher l’expansion du coronavirus.

Noura nous a rappelé que, pendant cette quarantaine, nous devons être bienveillants et humains à tous les niveaux. Car quand la quarantaine prendra fin, le combat contre ce que la crise du COVID-19 a produit commencera à peine. Nous devrons mettre l’accent sur beaucoup de choses qui ont été éclaircies aujourd’hui : que le capitalisme c’est la maladie, et que les régimes carcéraux ne sont pas supportables. Nous devrions aussi regarder avec attention les exemples positifs qui émergent comme la libération de prisonniers en Iran, et la nationalisation d’hôpitaux en Irlande.

Il faut demander pourquoi les lits d’isolement et les respirateurs sont limités ? C’est parce que la gestion des hôpitaux est focalisée sur les profits, pas sur les situations d’urgence sanitaire.

La conférence en ligne s’est conclue avec Noura qui a insisté sur le fait que le contexte n’est plus aujourd’hui dominé par des gouvernements anti-coloniaux, mais que l’ossature anti-coloniale existe bien dans les mouvements sociaux. Il n’y a pas de révolte mondiale, mais l’anticolonialisme est un projet inachevé. Le monde est maintenant dominé par des formes de néocolonialisme du Nord global et des institutions financières comme le FMI et la Banque Mondiale qui ont dérégulé les industries, tué le secteur public, et imposé des dettes débilitantes. Ce néocolonialisme, c’est ce qu’il faut combattre. Yara a rappelé les nombreuses manifestations contre le néolibéralisme qu’on a récemment vues au Chili, en Irak, au Liban, au Soudan et d’autres endroits l’année dernière, ce qui prouve qu’il y a coalescence entre les mouvements. Elle a par ailleurs ajouté que la société civile palestinienne et son langage ont été ONGisée – adoptant des constructions post-coloniales, voilant l’inégalité économique, et que tout ceci il faut aussi le défier.

 

Si vous avez raté la conférence en ligne, vous pouvez encore la regarder ici.

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BDS




#BoycottPuma : montage pour la journée d’action internationale




Le mouvement BDS porte le deuil de Denis Goldberg, icône disparue de la lutte anti- apartheid

7 mai 2020 – Le Comité National Palestinien de BDS (BNC) – Afrique du Sud

« En même temps nous nous inspirons de la vie de Denis Goldberg et de la riche tradition de sa lutte pour la liberté et la justice. »

Le Comité National Palestinien de BDS, la plus large coalition de la société civile palestinienne, qui dirige le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens, est fortement attristé par la perte de Denis Goldberg, le symbole de l’anti apartheid sud africain et adresse ses profondes condoléances à sa famille et à ses amis. 

En même temps nous nous inspirons de la vie de Denis Goldberg et nous héritons de la richesse de sa lutte pour la liberté et la justice. En tant que dirigeant juif blanc de l’ANC, qui a lutté en solidarité  avec ses camarades noirs pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, Goldberg a incarné des valeurs universelles et révolutionnaires.

Bien qu’il ait été arrêté en même temps que Nelson Mandela et emprisonné 22 ans pour résistance à l’apartheid, il a dit qu’il « n’avait jamais abandonné l’espoir »  et « n’avait jamais regretté un seul jour de sa vie de lutte ». 

L’engagement de Denis pour la libération de la discrimination et de l’oppression et pour l’égalité pour tous comportait une profonde opposition au régime israélien d’apartheid contre le peuple palestinien. Il a écrit : « La violence du régime d’’apartheid (sud africain) n’était rien en comparaison de la brutalité absolue de l’occupation par Israël de la Palestine ». Il a activement soutenu le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) comme moyen d’assurer la liberté, la justice, l’égalité et l’autodétermination du peuple indigène de Palestine.

Dans notre résistance contre le régime israélien raciste et brutal, l’espoir sans faille et l’engagement de Denis dans une vie de lutte pour la liberté et l’égalité nous inspirent et renouvellent nos certitudes que nous aussi nous finirons par réussir à mettre fin au cauchemar de l’apartheid.

Traduction SF pour BDS France

Source: BDS Movement




3 actions à faire pour la 3ème Journée d’action mondiale Boycott Puma (en ligne)

30 avril 2020
/ par Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d'Israël (PACBI) /

Avant l’assemblée des actionnaires de Puma, aider à garantir que cesse le soutien de Puma à
l’occupation militaire illégale d’Israël, qui rend les familles palestiniennes encore plus vulnérables à
un moment de pandémie mondiale, est à l’ordre du jour.

Dans quelques jours, Puma tiendra l’assemblée annuelle de ses actionnaires.

Assurons-nous que l’ordre du jour inclut de mettre fin au soutien de Puma pour l’occupation militaire illégale d’Israël, qui rend les familles palestiniens encore plus vulnérables à un moment de pandémie mondiale.

Puma est impliqué dans de multiples activités dans des colonies israéliennes illégales situées sur des terres palestiniennes volées.

L’occupation militaire et les colonies d’Israël, considérées comme des crimes de guerre en droit international, expulsent des familles palestiniennes de leurs maisons, entassent les Palestiniens dans des camps de réfugiés densément peuplés et limitent leur accès à l’eau potable et aux soins.

Nous restons à la maison, mais nous ne resterons pas silencieux ! Aujourd’hui, rejoignez d’autres personnes du monde entier à un rassemblement #BoycottPuma en ligne pour les droits palestiniens.

Faites trois choses pour la 3ème Journée d’action mondiale de boycott de Puma.
 

  • Tempête sur les réseaux sociaux : Cliquez pour rejoindre la tempête de tweets ou postez l’image ci-dessus sur Facebook ou Instagram avec le message suivant : Les colonies israéliennes expulsent les familles palestiniennes de leurs maisons, entassent les Palestiniens dans des camps de réfugiés et limitent leur accès à l’eau potable et aux soins. Je #BoycottPuma jusqu’à ce que @Puma mette fin à sa complicité. Je ne ferai pas partie de #PumaFam. 
    Utilisez les hashtags #BoycottPuma et #PumaFam.

  • Embouteillage de mails : Utilisez la fiche jointe pour envoyer un message exhortant Puma à cesser de soutenir les colonies israéliennes illégales.
  • Manifestation par téléphone : Appelez le siège de Puma en Allemagne ou votre bureau local de Puma. Voir texte ci-dessous.

Puma sponsorise l’Association de football d’Israël, qui inclut des clubs des colonies illégales israéliennes et son concessionnaire exclusif en Israël est listé dans la  banque de données des Nations Unies sur les entreprises coloniales illégales.

Des équipes sportives  laissent tomber le sponsoring de Puma et s’engagent à ne pas rejoindre la #PumaFam jusqu’à ce que Puma mette fin à sa complicité dans les violations des droits palestiniens par Israël.

Puma nous écoute. Un avocat de Puma nous a dit que nos appels à boycotter Puma rendaientt leur vie « misérable  ».

Mettre fin au  soutien déjà profondément immoral de Puma aux violations des droits palestiniens par Israël est plus urgent que jamais.

Prenez quelques minutes seulement pour faire savoir aux actionnaires de Puma que soutenir l’apartheid israélien n’est pas seulement immoral, mais a aussi un coût.

Téléphonez au siège de Puma en Allemagne : +49 9132 810 ou à votre bureau local de Puma.

Suivez simplement le script ci-dessous et, s’il vous plait, souvenez-vous que l’assistant ou assistante du service client n’est pas responsable de la politique de Puma. Soyez toujours poli.e, mais ferme en demandant que votre message soit transmis.

Prenez une photo ou une vidéo de vous en train d’appeler Puma et twittez ou postez avec le hashtag #BoycottPuma !

Après avoir appelé les bureaux de Puma, faites-nous savoir comment cela s’est passé en complétant ce formulaire.

Exemple de script téléphonique

Bonjour,

J’appelle parce que je suis un client/une cliente sérieusement inquiet/inquiète à propos du sponsoring actuel de l’Association de football israélienne par Puma.

Je comprends que personnellement vous n’êtes pas responsable de cela, mais je vous demande de faire une note et d’avoir la gentillesse de transmettre mon message à la direction de Puma et au conseil d’administration de Puma.

L’Association de football d’Israël opère dans des colonies israéliennes illégales, sur des terres volées aux Palestiniens. Le sponsoring de Puma apporte une légitimité internationale à l’Association de football d’Israël et aide à soutenir l’infrastructure des colonies illégales.

Chaque colonie est un crime de guerre selon le droit international. Les colonies expulsent des familles palestiniennes de leurs maisons, entassent les Palestiniens dans des camps de réfugiés densément peuplés et limitent leur accès à l’eau potable et aux soins. Les colonies rendent les familles palestiniennes encore plus vulnérables à un moment de pandémie globale.

En plus, le concessionnaire exclusif de Puma en Israël —Delta— a été listé dans une banque de données des Nations Unies des compagnies coloniales complices.

Je rejoins plus de 200 équipes palestiniennes de football appelant Puma à mettre fin à l’accord de sponsoring avec l’IFA et à tout soutien à l’occupation militaire par Israël.

Je suis extrêmement surpris/surprise que Puma ait continué son sponsoring immoral de l’Association de football d’Israël et j’appelle pour dire que je vais personnellement boycotter Puma aussi longtemps qu’il restera complice dans les crimes de guerre israéliens.

S’il vous plait, transmettez ce message. Merci

Après avoir appelé les bureaux de Puma, faites-nous savoir comment cela s’est passé en complétant ce formulaire. https://docs.google.com/forms/d/e/1FAIpQLSfFTNMI-vFguUifbIr-JRLcmAfsordfjbsOam4z5IglYQXK5w/viewform

 

——

Proposition de courrier électronique

Dites à Puma de mettre fin à son soutien des colonies israéliennes illégales

Ecrivez à la direction de Puma

 

Texte pour un courrier électronique

Cher Bjørn Gulden, chers membres du Conseil d’administration de Puma, chers actionnaires de Puma,

Puma participe à de sérieuses violations des droits humains palestiniens, rendant les familles palestiniennes encore plus vulnérables à un moment de pandémie mondiale.

Puma est le principal sponsor de l’Association de football d’Israël (IFA), qui inclut des clubs dans les colonies israéliennes illégales. Le concessionnaire exclusif de Puma en Israël a des branches dans les colonies illégales et est listé dans la banque de données des Nations Unies sur les entreprises coloniales illégales.

L’occupation militaire d’Israël expulse les familles palestiniennes de leurs maisons, entasse les Palestiniens dans des camps de réfugiés densément peuplés, crée des obstacles pour leur accès à l’eau potable et aux soins. Elle dénie aussi aux Palestiniens le droit à la liberté de mouvement et entrave le développement des sports palestiniens.

Soutenir l’apartheid israélien a un coût.

La plus grande université de Malaisie a laissé tomber Puma en tant que sponsor de son équipe de football. A la suite de dizaines de milliers de messages à des clubs de football britanniques, Chester FC a décidé de ne pas renouveler son contrat avec Puma, mentionnant des « pratiques de travail éthiques » parmi ses critères de choix, Forest Green Rovers FC a déclaré qu’ils ne signeraient pas avec Puma et Liverpool FC a chois un autre sponsor.

L’ancien joueur du Barcelona FC Oleguer Presas, le Donegal Celtic FC à Belfast, et des dizaines d’équipes amateurs, hommes et femmes, de rugby, de football et de basketball, soutiennent l’appel de plus de 200 équipes sportives palestiniennes exhortant Puma à mettre fin à son soutien de l’occupation militaire d’Israël.

La pandémie mondiale montre que maintenant plus que jamais nous devons prendre position pour garantir que personne n’est laissé derrière.

Aussi longtemps que Puma soutiendra l’occupation militaire d’Israël, je respecterai l’appel des athlètes palestiniens à boycotter Puma.

Cordialement,




Une grande victoire pour le droit au BDS en Grande Bretagne

Communiqué, 28 avril 2020:

La PSC (groupe londonien de solidarité avec la Palestine) est ravie d’annoncer que nous avons gagné une grande victoire dans le combat pour défendre le droit d’intervenir au Royaume-Uni en soutien des droits palestiniens.

Depuis 2017 nous avons combattu le gouvernement du Royaume-Uni dans les tribunaux, protégeant le droit d’entreprendre des campagnes BDS au Royaume-Uni. Nous avons gagné à la Haute Cour, puis perdu à la Cour d’appel mais aujourd’hui le verdict final de la Cour suprême est tombé — et nous avons gagné !

Avec le soutien via des actes déposés par les Quakers, la Campagne contre le commerce des armes et War on Want [Guerre contre la misère] et avec un énorme quantité de petites donations de milliers de membres et de soutiens pour financer la contestation juridique, nous avons réussi à faire échec aux réglements qui auraient empêché les régimes de retraite des autorités locales de désinvestir des compagnies complices dans l’oppression du peuple palestinien par Israël, et aussi de désinvestir de l’industrie de défense britannique. 

La Cour suprême a tranché en notre faveur et les réglements introduits par le gouvernement en 2016 sont maintenant déclarés illégaux, de manière fixée et définitive, et sont rejetés. 

Depuis plusieurs années, Israël et ses alliés ont été engagés dans un combat pour délégitimer le militantisme en faveur des droits palestiniens et, en particulier, pour essayer de criminaliser l’action en faveur de l’appel palestinien pour le Boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS).

Les tentatives du gouvernement britannique d’introduire ces réglements doivent être comprises dans ce contexte. Le gouvernement a annoncé lors du Discours de la reine son intention d’introduire de nouvelles lois anti-BDS. Notre victoire à la Cour suprême aujourd’hui pourrait servir de coup de semonce.

Mais nous savons que nous aurons besoin de faire plus et la Campagne de solidarité avec la Palestine bâtit une campagne avec une large gamme d’alliés qui s’inquiètent des tentatives d’introduire des lois visant à empêcher des organisations publiques de prendre leurs propres décisions sur le fait de ne pas investir dans des compagnies complices de violations du droit international — que ce soit en relation avec la Palestine ou ailleurs.

Aujourd’hui est une grande victoire dont nous tirerons des forces pour les combats à venir. Lisez notre communiqué de presse complet ci-dessous !

_________________________________________

La PSC remporte une victoire contre le gouvernement du Royaume-Uni à la Cour suprême à propos du désinvestissement éthique de fonds de retraite 

  • La Cour suprême a jugé que l’interdiction actuelle du gouvernement sur le désinvestissement éthique de fonds de retraite est illégal, infirmant la décision précédente de la Cour d’appel. 
  • L’appel couronné de succès à la Cour suprême a été déposé par la Campagne de solidarité avec la Palestine, la plus grande organisation britannique militant en faveur des droits palestiniens.
  • Les militants saluent une « victoire historique » contre le gouvernement britannique en faveur de la démocratie, de la liberté d’expression et de la justice.

La Campagne de solidarité avec la Palestine (PSC) a gagné un cas de jurisprudence à la Cour suprême en remettant en question les règlements du gouvernement britannique qui empêchaient les régimes de retraite des gouvernements locaux (LGPS) de désinvestir d’une manière contraire à la politique étrangère et de défense du Royaume-Uni, limitant par là leur possibilité de désinvestir des compagnies impliquées dans les violations des droits humains par Israël. 

En portant le cas devant la justice, PSC — la plus vaste organisation du Royaume-Uni militant pour les droits humains palestiniens — avait attiré l’attention sur les menaces ainsi posées à la liberté d’expression, sur la main mise exagérée du gouvernement sur la démocratie locale, et sur le droit des bénéficiaires des pensions d’avoir leur mot à dire sur l’investissement et le désinvestissement des fonds.

En 2016, le Département pour les communautés et le gouvernement local avait publié des directives qui interdisaient aux régimes de retraite des gouvernements locaux (LGPS) de poursuivre leur désinvestissement des nations étrangères et des industries de défense britanniques. Cela incluait l’interdiction de se désinvestir de compagnies pour la raison qu’elles feraient du commerce de produits issus des territoires palestiniens occupés, par exemple, même si c’était la volonté des membres des LGPS. 

En juin 2017, PSC avait déclenché une procédure de recours judiciaire qui a abouti au jugement de la Cour administrative, selon lequelle la décision d’interdire aux fonds LGPS cette sorte de désinvestissement était illégale. La Cour d’appel a renversé le jugement de la Cour administrative à une audition de mai 2018. Il a été annoncé aujourd’hui que la Cour suprême avait tranché en faveur de PSC.

Le jugement arrive quelques mois seulement après que le gouvernement britannique a annoncé son intention d’introduire une législation qui interdirait aux organismes publics d’imposer leur propres campagnes directes ou indirectes de boycott, de désinvestissement et de sanctions contre des pays étrangers — un changement qui a été largement condamné par les militants des droits humains en tant qu’attaque sur les libertés civiles.

PSC a affirmé que la défaite du gouvernement britannique à la Cour suprême démontre l’illégitimité de ses tentatives pour supprimer les campagnes BDS.

Kamel Hawwash, Président de la PSC Campagne de solidarité avec la Palestine, a dit : «  Cette victoire historique représente un gain majeur, pas seulement pour la campagne en faveur des droits palestiniens, mais aussi pour les principes fondamentaux de la démocratie, de la liberté d’expression et de la justice. La décision de la Cour suprême envoie un message décisif au gouvernement britannique, à savoir qu’ils ne devraient pas dicter comment les régimes de tretraite des gouvernements locaux choisissent d’investir leurs fonds, y compris s’ils choisissent de ne pas investir dans des compagnies complices des violations des droits humains d’Israël. A un moment où Israël continue à intensifier son oppression du peuple palestinien et ses actions illégales, y compris en annexant de vastes pans de la Cisjordanie illégalement occupée, le gouvernement devrait agir pour faire respecter le droit international et défendre les droits humains, au lieu d’attaquer des campagnes pacifiques qui cherchent justement à le faire. PSC continuera à résister à toutes les tentatives pour supprimer le militantisme BDS et j’adresse mes profonds remerciements à tous nos membres et soutiens qui nous ont aidés à chaque étape du chemin de cette action en justice. Nous avons montré à quel point ce mouvement est puissant. »

Jamie Potter, associé de l’équipe de droit public et de droits humains à Bindmans LLP et avocat de PSC, a dit : «  Nous saluons la confirmation de la Cour suprême que le gouvernement est allé trop loin en imposant ses opinions politiques sur la gestion de l’argent des membres des LGPS. Les membres des LGPS ont maintenant la liberté de suivre leurs propres principes par rapport au rôle du commerce d’armes et des pays étrangers violant les droits humains dans le monde entier, lorsqu’ils déterminent comment l’argent de leurs pensions est investi. »

  • Pour plus d’information, de clarifications et de demandes de commentaires, contactez media@palestinecampaign.org
  • Pour des demandes d’interview, contactez 07590862267

NOTES POUR LES REDACTEURS :

  • PSC est représenté par Jamie Potter et Jessie Brennan de Bindmans LLP, avec Nigel Giffin QC et Zac Sammour de 11KBW.
  • Dans son examen judiciaire de 2017, le juge de la Cour administrative, Sir Ross Cranston, a déterminé que le gouvernement avait agi illégalement en essayant d’empêcher les conseils locaux de poursuivre des actions BDS contre des nations étrangères (comme l’état d’Israël) et contre des compagnies de défense britanniques via leurs régimes de retraite sur la base que le Secrétaire d’Etat agissait à des fins irrégulières.
  • La directive du gouvernement a été annoncée par le Département pour les communautés et le gouvernement local en septembre 2016, spécifiquement pour entraver les campagnes de désinvestissement contre les entreprises israéliennes et internationales impliquées dans les violations par Israël du droit international, ainsi que pour protéger l’industrie de défense du Royaume-Uni. Ceci a eu lieu malgré une consultation publique indiquant que 98% des répondants pensaient que c’était la mauvaise chose à faire. Les bénéficiaires de pension auraient été forcés d’investir dans des compagnies complices de violations des droits humains contrairement à leur conscience et à leurs croyances. 
  • La Campagne de solidarité avec la Palestine a demandé un examen judiciaire des nouvelles mesures gouvernementales pour les LGPS en décembre 2016. La demande a été défendue à la Haute Cour en juin 2017. 
  • Le sondage YouGov sur les attitudes du public britannique vis-à-vis de la Palestine montre que 43% du public considère le mouvement BDS comme raisonnable.
  • En 2005 la société civile palestinienne a appelé à une campagne de mesures de boycott, de désinvestissement et de sanctions jusqu’à ce qu’Israël respecte ses obligations selon le droit international. Cet appel était modelé sur le boycott anti-apartheid victorieux en Afrique du Sud des années 1980. Divers conseils locaux ont répondu à l’appel palestinien en faisant passer des motions destinées à boycotter les biens des colonies israéliennes illégales. 
  • Le gouvernement israélien a mis en place un ministère consacré aux activités anti-BDS, et des lois ont été introduites aux Etats-Unis, en France et ailleurs pour tenter de criminaliser BDS.

Trad. CG pour BDS France

Source: PSC




DEMAIN EST AUJOURD’HUI ET LA PALESTINE EN FAIT PARTIE (2)

 « L’internationalisme n’est pas un ajout à une politique locale et nationale, il est l’essence même de la capacité à remettre en question le système qui nous a desservis, tous, d’une manière ou d’une autre. »[1]

La Campagne BDS France Montpellier est un mouvement non-violent, antiraciste et populaire, membre de la Campagne BDS France, composante de la Campagne internationale BDS sous direction palestinienne. Nous sommes avec ceux et celles qui disent qu’il faut, dès aujourd’hui, reconstruire ensemble le jour d’après et nous partageons la position que cette construction devra être en rupture avec les politiques menées jusqu’ici.

Notre contribution sur le sujet, limitée à la Palestine, portera sur la question de comment, face à la crise écologique, intégrer dans le quotidien de la vision de l’avenir, dans les revendications et dans les luttes des mouvements sociaux pour la justice climatique et sociale :

– La question coloniale et son corollaire : l’autodétermination des peuples et en particulier, celle du peuple palestinien,

– Le problème du racisme structurel au fondement de l’idéologie coloniale occidentale, qui se perpétue dans les formes contemporaines de la colonialité constitutives de la mondialisation capitaliste.

 

CENTRALITÉ DE LA CRISE ÉCOLOGIQUE

La succession de catastrophes dites « naturelles » (inondations, raz-de marées, typhons, incendies, épidémies…) survenues ces dernières années et les alertes répétées des scientifiques spécialistes de la biodiversité et des écosystèmes ont porté sur le devant de la scène la crise écologique. A eux seuls, le réchauffement climatique et son impact dans de nombreux domaines attestent que désormais l’étendue de la crise écologique est planétaire. Les conséquences de cette crise (émission du CO2 et réchauffement climatique, extinction des espèces etc.) qui affectent déjà la biodiversité constitueraient à terme une menace existentielle pour l’espèce humaine, animale et l’ensemble du vivant sur la planète Terre.

Dans ce contexte de crise écologique et comme pour en faire mesurer la gravité, surgit la pandémie du Corona Virus dont l’urgence sanitaire surpasse l’urgence climatique et mobilise-immobilise la planète.

2-

BDS France Montpellier présent en soutien à une action des jeunes pour le climat (Youths for climate) 21 septembre 2019

 

Vouloir introduire la question de la Palestine en ce moment, autrement que sur le versant de l’aide humanitaire sanitaire, pourra paraitre à beaucoup déplacé.

De la même manière, poser aujourd’hui la question des choix politiques qui ont produit les vulnérabilités économiques et sociales et conduit au désastre sanitaire actuel responsable de milliers de morts par manque de lits hospitaliers, de personnels soignants, de masques, de tests, de matériels spécialisés, de médicaments etc. est considéré comme déplacé ou manœuvre politicienne.

La question écologique n’est sûrement pas une priorité du gouvernement et il est hors de son horizon de mettre en cause la mondialisation capitaliste dans les crises actuelles.

Aux questions sur le sujet, M. Castaner répond invariablement : « L’heure n’est pas aux introspections mais à l’action ! » ce qui est inquiétant venant du ministre de la répression que l’on sait.

  1. Macron dès le discours du 17 mars 2020 a brandi le bouclier habituel de « l’union nationale ». Mais chute dans les sondages d’opinion oblige, il conclue « le jour d’après, quand nous aurons gagné, ce ne sera pas un retour au jour d’avant. Nous serons plus forts moralement, nous aurons appris et je saurai aussi avec vous en tirer toutes les conséquences, toutes les conséquences ». Toutes les promesses sont bonnes pour désamorcer le mécontentement. Il déclarera aussi « qu’il est des biens et des services qui doivent être placés en dehors des lois du marché », il envisagera la possibilité de nationalisations…

Le discours du 16 avril délivre une autre musique, il ne s’agit plus de « tirer toutes les conséquences, toutes les conséquences » (bis). Le problème désormais serait psychologique :  « (…) le moment que nous vivons est un ébranlement intime et collectif, sachons le vivre comme tel (…) et ne cherchons pas tout de suite à y trouver confirmation de ce en quoi nous avions toujours cru. Sachons en ce moment sortir des sentiers battus, des idéologies et nous réinventer, moi le premier ». Faisons table rase ! Comme si rien ni personne n’avait auparavant dénoncé les plans d’austérité hospitaliers, ni lancé d’alerte plus globale sur la crise écologique à venir et ses conséquences observables déjà dramatiques.  Et il annonce la construction d’un « autre projet, dans la concorde » dont il tâchera (lui-même bien sûr) de « dessiner le chemin » qui nous permettra de… « retrouver les jours heureux ». Retrouver, la période des jours heureux, d’avant la crise évidemment.

Nous n’avons rien à attendre de ce président, de son gouvernement, de ses amis d’hier et de demain. Au contraire tout est à craindre y compris et surtout la « stratégie du choc » (Naomi Klein) qui décrit comment les gouvernements néo libéraux profitent des crises pour imposer leur politique. Des sortes de coup d’État à coup « d’États d’urgence ». On a connu ça avec avec Hollande au prétexte de la lutte contre le terrorisme. L’État d’urgence sanitaire pourrait être le nouveau coup d’État pour imposer une sortie de crise conforme au vœux du MEDEF et des Banques.

S’ATTAQUER AUX CAUSES DE LA CRISE ÉCOLOGIQUE (ET SANITAIRE)

La crise écologique : une priorité ?

La gravité et l’urgence du problème font dire à certain.e.s que la question écologique est désormais prioritaire car elle dépasse, surpasse voire sur-détermine toutes les autres questions. Effectivement, vu sous l’angle des conséquences de la crise, dès lors que l’humain et le vivant dans son ensemble sont menacés, cette problématique devient prioritaire. Elle « chapeaute » « englobe » tous les autres problèmes. Ce qui signifierait que toutes les activités de ceux et celles qui luttent pour de vrais changements devraient intégrer, inclure cette question dans leur agenda (penser global) soutenir et participer aux initiatives dans ce domaine.

Mais certains dirigeant.e.s des partis politiques « verts » prennent une autre direction quand ils affirment que « la question écologique transcende la question sociale ». Une telle opération qui se prévalant de la gravité des conséquences de la crise écologique, écarterait toute possibilité d’analyse et de mise en évidence des causes de cette crise, non seulement sèmerait la confusion, mais surtout nous priverait des possibilités de lutter efficacement contre la crise écologique, dont la crise sanitaire actuelle est un des rejetons directs.

Preuve en est l’actuelle pandémie.  Produit de la crise écologique, la pandémie du Covid 19  est une conséquence de l’anthropocène [2]: les déforestations massives bouleversent l’habitat animal qui migre. Les virus avec, qui passant par d’autres animaux, mutent (zoonose) et finissent par contaminer mortellement les humains (Sras, Ebola, Mers, Nipah…)… La rapidité inouïe de la diffusion du Covid-19, se fait aussi grâce à la mondialisation intense des échanges aériens entre les pays du Nord Global (pays de l’hémisphère nord) qui sont de ce fait les plus touchés.

Web conférence du professeur au Collège de France Philippe Sansonetti prononcée le 16 mars 2020

Une crise de la mondialisation capitaliste

Si l’on veut apporter des réponses sérieuses et durables à la crise écologique et au désastre sanitaire que la pandémie révèle, il faut s’attaquer aux causes de cette crise et les causes de la vulnérabilité de nos sociétés qui transforment les aléas, les accidents, en catastrophes.

Sans titre

Tout un courant de la société civile, des mouvements sociaux et de chercheurs ont depuis longtemps montré que la « mondialisation capitaliste » dans sa course au profit immédiat et maximum est à l’origine de cette crise écologique. Les vulnérabilités mises à jour par la crise sanitaire révèlent à leur tour les liens structurels entre la crise sociale-économique et la crise écologique puisque toutes deux issues de la mondialisation capitaliste.

Et aujourd’hui les faits leur donnent pleinement raison !

Les choix économiques néolibéraux (circulation sans entrave de capital, division du travail, délocalisations, plans d’austérité draconiens dans les services publics etc.), ont pour conséquence des milliers de morts en raison de l’impossibilité de prévention et de soins adaptés.

Dans un précédent article «Palestine : Ne laissons pas le virus masquer l’apartheid » nous avons montré comment le colonialisme et l’apartheid israélien en Palestine avec notamment 14 ans de blocus pour près de 2,5 millions de palestiniens de la Bande de Gaza, étaient la cause d’une vulnérabilité maximale face à la pandémie. Depuis, les sabotages et attaques directes des colons et de l’armée israélienne d’occupation contre des installations de prévention ou de soins palestiniens se sont multipliés.

JUSTICE CLIMATIQUE & JUSTICE SOCIALE POUR QUI ? …

Ces deux mots d’ordre portés ensemble marquent la jonction, l’interdépendance et la volonté de mener de front ces deux thématiques par des courants importants du mouvement social les Gilets Jaunes inclus.e.s dont une bonne partie a intégré ce nouveau périmètre d’action. La cible est désignée, le « système », la mondialisation capitaliste.

L’idée d’une justice climatique apparaît en 2003 avec le constat que les pays du Nord sont les principaux responsables du réchauffement climatique (émission de CO2) et que ce sont les populations des pays du Sud, dits en développement, qui en subissent les plus graves conséquences. Privés des infrastructures de base et précarisées ces populations sont plus vulnérables aux aléas climatiques et sanitaires. Ainsi entre 2008 et 2015, 203,4 millions de personnes ont été déplacées en raison de catastrophes naturelles et ce chiffre a doublé depuis 1970 au motif des catastrophes climatiques. L’afflux de réfugié.e.s dans les pays du Nord et en Europe en particulier n’est évidemment pas étranger à la prise en compte du problème.

Aujourd’hui en Europe et en France le terme de « Justice climatique » qui rassemble l’ensemble des courants mobilisés sur le « Climat » s’oriente, en matière de justice, vers la mise en cause des États que ne respectent pas leurs engagements des accords européens et de l’Accord de Paris de 2015, comme par exemple « L’Affaire du siècle ».

Concernant la justice climatique dans un communiqué du 29 novembre 2019 le Bureau National BDS Palestinien déclarait : « L’apartheid israélien n’est pas « vert » (…) Les luttes contre le colonialisme, le racisme et la militarisation, et pour le climat, la justice économique et sociale, sont profondément interconnectées. Les Palestiniens, comme tous les peuples du monde, recherchent la justice climatique en tenant pour responsables les gouvernements et les sociétés (..) ».

 

La notion de Justice sociale est plus ancienne et mieux connue. Apparue au milieu du XIX siècle portée par le mouvement ouvrier, elle se définit comme un principe moral et politique qui vise à réduire les inégalités de droits, de salaire, de sexe, de situation etc. par une redistribution plus équitable des richesses entre les membres d’une même société. Relancée avec force par le mouvement des Gilets Jaunes, la justice sociale a élargi son périmètre au fur et à mesure de la prise de conscience du mouvement qui aujourd’hui remet en cause « le système » dans sa totalité.

BDS France Montpellier acte dès novembre 2018 son soutien aux GJ sur la base du partage des mêmes valeurs de Liberté, Justice et Égalité et de la lutte contre la répression policière et judiciaire.

 

Ces revendications sont évidemment justifiées et indiscutables. Mais alors qu’il est question de mondialisation, les réponses, notamment pour la justice sociale sont généralement restreintes à l’hexagone et la dimension économique y est dominante. C’est également le cas pour la justice climatique : (…) L’aide aux pays du Sud devrait prendre la forme d’une aide directe plutôt que de prêts assortis de conditions néolibérales. La dette publique devrait être annulée afin que les pays puissent réorienter leurs ressources vers la lutte contre la crise sanitaire.(…) Déclaration des Attac d’Europe – Un autre avenir après le Covid-19. 16 avril 2020.

Revendications justifiées et pertinentes mais à nouveau le rapport de domination sur ces pays et peuples du Sud est vu sous l’angle de l’exploitation économique de la force de travail. Comment ne pas souligner l’absence d’une solidarité internationale politique avec les peuples du Sud, contre l’impérialisme, le colonialisme, le néo-colonialisme, « la françafrique » qui mettrait l’accent sur l’aspect racial de la domination coloniale. C’est pourtant cet aspect qui se manifeste dans les métropoles occidentales à l’encontre des populations immigrées ou issues de l’immigration coloniale qui sont racialisé.e.s[3]. Ceux là mêmes qui sont les premières victimes des crises écologique, économique et de la pandémie.

Sur la justice sociale, dans un communiqué du 7 mars 2017 « Le racisme, la discrimination raciale sont les antithèses de la Liberté, de la justice et de l’Egalité » le Bureau national BDS Palestiniens déclarait :

« Adhérant à la définition des Nations-Unies pour la discrimination raciale, le mouvement BDS ne tolère aucun acte ni discours qui adopte ou promeut, entre autres, le racisme anti-Noir, le racisme anti-Arabe, l’islamophobie, l’antisémitisme, le sexisme, la xénophobie, ou l’homophobie. (…) »

Sur la base de ces valeurs, nous sommes solidaires des personnes d’origine africaine, des peuples indigènes, des sans-terre, des réfugiés et des migrants, des personnes exploitées et opprimées pour le progrès économique de quelques-uns, et de celles qui sont discriminées et persécutées pour leurs croyances ou leur identité, incluant la caste. Nous soutenons leurs luttes respectives pour la justice raciale, économique, sexuelle, environnementale et sociale.

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12 Octobre 2019. Rassemblement de soutien à BDS France Montpellier contre la répression judiciaire et policière

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Aux États-Unis, les afro-américains, principales victimes du covid-19

La crise sanitaire révélée par la pandémie met en évidence la vulnérabilité des populations les plus pauvres, les plus précarisées qui sont généralement les personnes racisées.

Il n’est pas surprenant que l’exemple le plus méprisable en la matière nous vienne des Etats-Unis qui ont été parmi les derniers à abolir l’esclavage en 1865, vite remplacé par la ségrégation officielle des Noirs jusqu’au rétablissement des droits civiques le 3 juillet 1964 et des mariages mixtes en 1967. C’est dire le lourd héritage d’un racisme d’État structurel, à ciel ouvert qui se perpétue dans ce pays reconnu comme avant-garde et modèle de la démocratie occidentale.

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Les travailleurs Noirs s’exposent à de grands risques personnels dans le domaine des soins de santé et des services essentiels. Photographie : William Volcov/Rex/Shutterstock

Après plusieurs articles, dès le 7 avril 2020 dans le Washington Post (puis dans The Guardian), l’AFP a diffusé une dépêche largement reprise en France. On y apprend que les Noirs sont les principales victimes du Codiv19 :  « Mais d’autres juridictions ont choisi de publier des chiffres qui sont alarmants: dans l’Illinois, les Noirs représentent 14% de la population mais 42% des décès de l’épidémie. A Chicago, c’est 72% des morts, alors qu’ils représentent moins d’un tiers des habitants: des disparités qui «coupent le souffle», a dit la maire de la ville, Lori Lightfoot. »

A Washington, 13 des 22 morts étaient Noirs. «J’ai très peur de l’impact disproportionné que ce virus aura sur les Afro-Américains», a dit mardi la maire de la capitale américaine, Muriel Bowser, sur MSNBC. En Caroline du Nord, 31% des morts étaient Noirs, contre 22% de la population. En Louisiane, où se trouve La Nouvelle-Orléans, la disproportion est plus grande encore: 33% des habitants sont Noirs mais 70% des morts l’étaient. »

« Cette pandémie est également révélatrice de disparités raciales qui existent depuis longtemps en matière de santé. En raison de facteurs structurels tels que le racisme, la discrimination en matière de logement, la pauvreté et le traitement inégal et discriminatoire dans le système médical, les Noirs américains sont plus susceptibles de présenter un certain nombre de comorbidités en matière de santé qui font courir aux individus un risque plus élevé de décès par Covid-19. »(The Guardian):Le fardeau des coronavirus pèse lourdement sur les Noirs américains. Pourquoi ?)

En France, dans les quartiers populaires également…

Le problème est de même nature dans les quartiers populaires en France compte tenu de la « gestion coloniale des quartiers » qu’on peut voir à l’œuvre une fois de plus.

Inégalités sociales

Dans Médiapart du 14 avril 2020 et intitulé : « Covid-19 : Les quartiers populaires en première ligne » on peut lire :

« Nombre de personnes ont eu des proches atteints gravement par le virus, et beaucoup sont morts. Les premiers chiffres en attestent, avec l’augmentation de plus de 40% du taux de mortalité en un mois en Seine-Saint-Denis. Si le virus provient du pangolin, ce n’est pas lui le responsable. Par contre, ce sont bien les inégalités sociales et raciales qui contribuent à tuer ces habitants à petit feu.

Depuis des décennies, les moyens pour la santé sont de plus en plus rares. Les lits en réanimation par habitants sont moins nombreux dans les quartiers populaires et certaines campagnes qu’ailleurs. Concernant les médecins, on compte 54,6 médecins généralistes pour 100 000 habitants dans le 93 contre 71,7 en Ile de France. Les gens meurent car il est devenu de plus en plus difficile pour eux d’avoir accès aux soins. Les inégalités perdurent pendant le confinement.(…) ».

La répression policière est omniprésente comme toujours.

« (…) Rappelons que le premier jour du confinement, le département de Seine-Saint-Denis, qui représente 2,4 % de la population française, avait concentré à lui seul 10 % des verbalisations.(…) ».

Racisme et répression,

Médiapart publie quelques extraits de propos échangés par les membres des forces de l’ordre sur un  groupe FaceBook privé de 7000 membres révélant ainsi le racisme qui s’y exprime à l’état brut : « (…) Au milieu de propos outranciers comparant les habitants des banlieues à des « animaux », les traitant de « connards » ou appelant à les « laisser mourir » après les avoir entourés de barbelés, les membres du groupe rivalisent d’inventivité dans leurs commentaires.

        Quartier du Petit Bard à Montpellier, hommage à Abdenour TATAÏ, animateur du MIB local, prématurément décédé.

 

La plupart ont pris suffisamment de précautions pour ne pas être identifiables. Un commandant de police à la retraite, par ailleurs adjoint au maire d’une petite commune dans l’Ardèche, s’en donne néanmoins à cœur joie sous son vrai nom. « Ne dispersons pas notre énergie à courir après eux. Faisons le “siège” (comme à l’époque féodale) de ces quartiers. Plus personne ne rentre ou n’en sort. Verrouillage absolu des voies d’accès (barrage – herse – chicane – couvre-feu). On les laisse mariner dans leur jus… À l’issue, dans 3 ou 4 semaines, la sélection naturelle aura fait son choix. » (…) ».

LE JOUR D’APRÈS … AVEC QUI ET POUR QUI ?

Comment construire le jour d’après sans la population des quartiers populaires qui compte parmi la plus opprimée, discriminée, exploitée et réprimée. Il ne s’agit pas d’une question de morale ou de charité. Il s’agit de décoloniser notre vision du monde. La disparition en tant que telles des colonies n’a pas entrainé la disparition du système de domination qui a muté et déployé ses tentacules jusqu’à produire le modèle occidental de la mondialisation.

Notre monde, notre civilisation occidentale, se sont construits – à tous les niveaux – dans la colonisation et la domination des autres peuples.

Les études décoloniales mettent l’accent sur la base raciale de la domination coloniale, laquelle se poursuit malgré la disparition de l’appareil administratif et militaire de la métropole. La Colonialité [4]  se constitue à partir d’un enchevêtrement d’hégémonies politiques, économiques et culturelles basées sur la domination raciale héritée du colonialisme. Ces réseaux constituent la structure de la modernité occidentale et leurs articulations au niveau planétaire le système de pouvoir occidental.

Selon Ramon Grosfoguel : « (…) Il s’agit d’une civilisation ayant produit un système économique et non pas d’un système économique ayant produit une civilisation[5]. Il s’agit d’une civilisation qui a détruit toutes les autres civilisations et qui est devenue, à partir du début du XXe siècle, une civilisation planétaire.(…)  Cette civilisation produit de la richesse, de la vie et des privilèges pour une très faible partie de la population tout en produisant de la pauvreté, de la violence et la mort pour le reste de l’humanité. »

Dans le même sens on ne saurait réduire les dimensions coloniales, racistes et déshumanisantes des États-nation et la matrice de pouvoir mondial à sa dimension capitaliste : « (…) Fanon lui-même, dans Les Damnés de la terre, mettait en garde contre les propositions qui réduisent le problème du colonialisme et du racisme à une problématique de classe : « Aux colonies l’infrastructure économique est également une superstructure. La cause est conséquence : on est riche parce que blanc, on est blanc parce que riche. C’est pourquoi les analyses marxistes doivent être toujours légèrement distendues chaque fois qu’on aborde le problème colonial  » (1981 : 9)[6].

La discrimination raciale qui déshumanise ces populations est perçue par elles comme plus importante que la question économique car il y va de leur dignité à être traitées comme des êtres humains à part entière.

Pour toutes ces raisons, si nous voulons un « jour d’après » inclusif, ouvert aux populations racisées des quartiers populaires, prendre en compte et respecter leurs priorités amènerait à considérer la question du racisme d’État comme centrale et à l’intégrer dès aujourd’hui dans nos agendas et actions [7].

ET LA PALESTINE ?

La Palestine est au cœur de ces problématiques de justice climatique, justice sociale, domination coloniale racialisée, apartheid…

L’État d’Israël est à la fois :

-Un reliquat de l’extrême barbarie du mode de colonisation initial (première génération),

– Le prototype de la colonialité occidentale contemporaine dans le domaine de la barbarie numérique et sécuritaire,

– Le chef de file d’un courant raciste, fascisant et suprémaciste qui rêve d’une planète far-west à dominer où règne la loi du plus fort, ce qui constitue une menace de guerres.

  • Le colonialisme commence en 1492 avec la « découverte »( !) de l’Amérique par Christophe Colomb. «Le colonialisme c’est l’occupation militaire violente, l’esclavage et le travail forcé comme mode d’exploitation brutale du travail et l’extermination des peuples colonisés pendant quatre cents ans » nous disent les décoloniaux d’Amérique latine. Un demi siècle environ après la « fin des colonies » la colonisation israélienne voit le jour en Palestine. A peu de choses près les méthodes et fondements du colonialisme sont les mêmes. Massacres des populations, vol des terres, tentative de destruction de la culture palestinienne, sociocide, interdiction du drapeau, emprisonnements de masse, y compris des enfants, torture, check-points, entraves à la liberté de circulation contrôle et limitation de sortie du territoire, couvre feux, attaques, terrorisme d’État, génocide progressif dans la Bande de Gaza, violations constantes du droit international, des conventions de Genève et des droits humains, refus d’appliquer les résolutions de l’ONU etc.

Il n’existe aujourd’hui aucun pays au monde aussi criminel, aussi hors la loi et aussi impuni pour ses violations du droit et des droits humains qu’Israël. Le système d’apartheid mis en place et officialisé par la loi fondamentale qui définit Israël comme « État nation du peuple juif » constitue à lui seul un crime contre l’humanité selon les critères de l’ONU. Il n’existe aucune colonisation aussi barbare et dans la durée que la colonisation de la Palestine[8]. C’est dire la complicité de la « communauté internationale » qui cautionne ces crimes depuis plus de 70 ans.

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Gaza, fresque en solidarité avec les prisonnier.e.s palestinien.e.s, pour leur libération.

  • Israël, est un laboratoire de la colonialité du pouvoir dans le domaine du « Sécuritaire » au XXI siècle. Le contrôle de masse des populations civiles et de la répression d’État s’exerce désormais via les technologies du numérique. L’industrie technologique de pointe travaille directement avec l’appareil militaire et celui du renseignement de l’État. Le matériel et les méthodes sont testées sur les cobayes palestinien.e.s lesquel.e.s vivent sous occupation militaire. Les matériels et systèmes sont estampillés « testés sur le terrain » et exportés notamment vers l’UE qui est le principal partenaire commercial d’Israël.

Les drones tueurs Hermes 900 testés sur les palestinien.e.s lors des bombardements de Gaza en 2014 sont actuellement loués par l’UE pour assister Frontex et les autorités nationales en Grèce, où migrants et réfugiés ont été ciblés en mer à balles réelles.

   Visuels de la campagne Palestinienne internationale contre le drones tueurs : https://petition.stopthewall.org/francaise/

 

Israël travaille avec plusieurs entreprises internationales dont une filiale de l’assureur AXA sur les cartes d’identité biométriques et la reconnaissance faciale. Ces technologies numériques sont testées sur les Palestinien.e.s aux check-points et maintenant sur le plan prétendument sanitaire (Covod-19).

L’État français utilise l’expertise israélienne en matière de surveillance, de contrôle, d’enfermement et de déshumanisation de catégories de populations dans la formation de ses cadres. Le champ d’application de ce « savoir-faire » testé et expérimenté dans la gestion coloniale des quartiers populaires depuis des décennies, s’est étendu à la répression des Gilets Jaunes, des militants anti-capitalistes et de tous les mouvements sociaux.

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Récemment, l’ambassadeur de l’Union européenne en Israël a annoncé le lancement de projets de coopération avec Israël dans le cadre de la lutte contre le coronavirus. Le groupe israélien NSO est à la pointe d’un projet de surveillance et du traçage des personnes atteintes du virus. Projet parrainé par le gouvernement israélien et qui pourrait être adopté dans d’autres pays. NSO Group commercialise le logiciel espion Pegasus dénoncé par Amnesty International pour surveillance abusive et utilisé entre autres gouvernements, par le Maroc, le Mexique et les Émirats arabes unis contre des journalistes et des militants des droits de l’homme.

  • Enfin, La politique coloniale de peuplement et de ségrégation israélienne trouve naturellement son écho et son soutien auprès de l’internationale fascisante de Trump, Bolsonaro, Orban, Narendra Modi, et chez les anciennes puissances coloniales européennes.

«Le modèle israélien, dans sa vision raciste et sécuritaire ainsi que dans ses productions de l’armement et cyber-technologie du contrôle de masse des populations civiles est désormais un danger, une menace pour tous ceux et celles qui se dressent contre la mondialisation capitaliste dans les champs de la justice sociale et écologique ». Car « La façon dont Israël met ces mesures en application consiste en des paradigmes répressifs et en des méthodes de son industrie militaire, qui sont testées depuis longtemps sur les Palestiniens. La porte est ouverte aux formes extrêmes du biopouvoir, ou « une explosion de techniques nombreuses et diverses pour parvenir à l’assujettissement des corps et au contrôle des populations » comme l’a dit Michel Foucault. »

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Constatant ces faits, dans une interview du 3 avril 2020 Omar Barghouti déclarait : « Eh bien, nous sommes tous liés. Le colonialisme et la politique d’apartheid d’Israël sont étroitement liés avec ce que vous voyez dans vos pays[9], et l’Italie, et les États-Unis, et les autres pays, y sont aussi liés. Soit nous allons vers un agenda plus humain, plus social, avec plus de soutien social, de soins médicaux, d’éducation, soit nous continuons vers plus de destruction de l’environnement, d’entrées en guerre, et de guerres sans fin ».

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Apartheid : La déshumanisation dans toute sa violence.

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Check point de Bethléem : Photo Anne Paq.

Dès 3h du matin les travailleurs palestiniens se pressent au check-point en espérant passer en Israël pour travailler ; souvent sans contrat, non déclarés et pour des salaires de misère.

Un jour « d’après» qui n’inclurait pas dès aujourd’hui, dans la lutte contre la mondialisation capitaliste, l’urgence de la destruction radicale du système raciste d’apartheid serait sans avenir pour les humains, le vivant et la planète.

 

Campagne BDS France Montpellier 29 avril 2020

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[1] Trois leçons qui montent de la Palestine pour surmonter la pandémie

[2] L’anthropocène qui signifie « l’ère de l’humain » correspond à la période de l’humanité durant laquelle l’action de l’homme a profondément altéré les écosystèmes et la biodiversité au point de constituer une menace létale sur l’ensemble du vivant de la planète terre.

[3] Le mot « racisé » permet de nommer ce groupe social fondé non pas sur une couleur de peau ou une supposée appartenance ethnique, mais sur le partage de l’expérience sociale qu’est le racisme. Est racisé.e celle ou celui susceptible d’être assigné.e à une catégorie raciale, c’est-à-dire perçu.e comme appartenant à un groupe altérisé, distinct du groupe majoritaire ; comme un groupe homogène partageant des pratiques, des manières d’être, de vivre et de penser.

Le qualificatif ne désigne donc pas une qualité de l’être, mais une propriété sociale. Non pas une identité, mais une position dans la société, résultant d’un processus collectif : la racisation.

[4] « La colonialité est entendue ici comme un phénomène historique, allant jusqu’à nos jours, réellement plus complexe que le colonialisme. Alors que le colonialisme se réfère à la situation de soumission de certains peuples colonisés, à travers un appareil administratif et militaire métropolitain (disparu en tant que tel sur une grande partie du globe), la colonialité consiste, elle, en l’articulation planétaire d’un système de pouvoir «occidental» [Quijano, 2000]2. Ce dernier se fonde sur une infériorisation prétendument naturelle des lieux, des groupes humains, des savoirs et des subjectivités non occidentales. Une infériorisation qui prend appui sur l’extraction des ressources et l’exploitation de la force de travail, dans une logique de reproduction élargie du capital. Cette articulation planétaire de la domination « occidentale » a survécu historiquement au colonialisme ; elle agit par les biais de dispositifs «civilisationnels» contemporains tels que les discours et les technologies du développement ou de la globalisation. Elle comprend aussi bien des dimensions ontologiques (colonialité de l’être) qu’épistémiques (colonialité du savoir), révélant diverses modalités d’eurocentrisme. La colonialité renvoie donc à un phénomène de plus grande envergure que les conceptions, quelquefois simplistes, des relations planétaires de pouvoir s’exprimant dans les termes de néo-colonialisme ou d’impérialisme culturel. (Arturo Escobar et Eduardo Restrepo, Anthropologies hégémoniques et colonialité, Cahiers des Amériques latines, 62/2009)

[5] (Souligné par nous. Ndlr).

[6] (Souligné par nous Ndlr). Cité par Nelson Maldonado-Torres, « Avec Fanon, hier et aujourd’hui ». Groupe décolonial de traduction.

[7] L’approche décoloniale a fait une percée sensible dans l’espace écologique, voir : « Sentir-penser avec la terre »,d’ Arturo ESCOBAR et l’excellente présentation par Claire Galien. Dernièrement :  Une écologie décoloniale Malcom FERDINAND. Et sur la page Face Book d’Extinction Rebellion : Pour une écologie décoloniale par Seumboy Vrainom.

[8] D’autres colonisations persistent : Colonisation du Cachemire par l’Inde, du Tibet par la chine, Des Malouines par l’Angleterre, de l’Irak et Afghanistan par les USA…

[9] « Et nous voyons une montée de l’autoritarisme et de la xénophobie dans cette forme très sauvage de capitalisme (…)»