Mobilisation dans toute l’Europe pour demander aux institutions publiques de #BoycottCAF

Des militants à Paris remettent sur place une lettre au bureau de CAF.

Par BDS movement, le 1er avril 2021

Pour commémorer la Journée de la terre palestinienne et dénoncer l’implication de la société espagnole CAF dans l’apartheid israélien, de nombreux évènements ont eu lieu dans toute l’Europe.

La Fédération Générale des syndicats indépendants de Palestine et la nouvelle Fédération palestinienne des syndicats ont écrit une lettre aux institutions publiques en Europe qui se lit comme suit :

« Les institutions publiques européennes, principaux clients de la société espagnole CAF, peuvent et doivent exclure CAF des appels d’offres et des contrats en raison de ses implications dans les violations flagrantes des droits humains par le biais de ses affaires avec le projet JLR illégal d’Israël, (tramway de Jérusalem) ».

Des groupes à travers toute l’Europe ont remis cette lettre à leurs élus leur demandant de ne pas attribuer de marchés publics à la société CAF, à l’entreprise française Alstom, qui figurent dans la base de données des Nations unies sur les entreprises se rendant complices des colonies de peuplement illégales israéliennes, ou à toute autre entreprise qui tire profit des violations des droits des Palestiniens.

Dans l’État espagnol, le Comité Solidaridad avec la cause arabe a remis la lettre au président de la RENFE, la société ferroviaire nationale d’Espagne. Près de 600 personnes ont adressé un courriel au ministre espagnol des Transports et à la RENFE.

Tôt dans la matinée, à Saragosse, où CAF possède l’usine qui doit fabriquer la plupart des composants du tramway de Jérusalem, plus de 20 organisations de défense des droits de l’homme et  syndicats ont remis une lettre au président de CAF et à tous ses actionnaires.

En France, des groupes se sont mobilisés à Paris et à Saint-Étienne. À Paris, un groupe a remis la lettre au bureau de CAF, où les salariés ont confirmé qu’ils étaient bien informés de la campagne de boycott et de ses exigences.

À Saint-Étienne, des personnes ont organisé une manifestation symbolique près du tramway construit par CAF. Auparavant, des groupes à Lyon avaient distribué des tracts pour informer sur la complicité de CAF dans l’annexion illégale, par Israël, de la Jérusalem-Est palestinienne.

Dans la capitale de la Norvège, à Oslo, des membres du Palestinakomiteen ont remis la lettre en mains propres aux édifices gouvernementaux et écrit une lettre ouverte au ministre des Transports, leur demandant de respecter les droits humains internationaux et que la Norvège se serve activement de sa position au Conseil de sécurité des Nations unies pour empêcher que l’État israélien n’accapare plus de terres. Près de 6000 personnes ont adressé des lettres à la compagnie ferroviaire norvégienne, Norske Tog, et au ministère norvégien des Transports, pour demander que la CAF soit exclue des appels d’offres publics.

Au Royaume-Uni, des centaines de personnes se sont joints à un twitterstorm demandant au HS2 (projet de ligne de train à grande vitesse) et au département des Transports d’écouter les organisations de défense des droits de l’homme et les experts juridiques sur l’obligation d’exclure CAF du HS2 jusqu’à ce qu’elle mette fin à son rôle dans le tramway israélien illégal de Jérusalem.

De même, plus de 700 personnes ont pris contact avec les autorités néerlandaises. Depuis 2018, CAF a obtenu au moins trois contrats importants aux Pays-Bas, ce qui a incité les militants à faire pression sur les autorités néerlandaises afin qu’elles ne les renouvellent pas, et qu’elles excluent CAF des prochains appels d’offres.

Au Pays basque, ont eu lieu d’importantes mobilisations sur la Journée de la terre palestinienne, soutenues par les principaux syndicats, afin de protester contre la complicité de CAF et des institutions basques avec l’apartheid israélien. Ces mobilisations ont eu lieu à Pampelune, Saint-Sébastien, Bilbao et Vitoria-Gasteiz.

L’entreprise française Veolia a perdu des milliards d’euros de contrats pour sa participation au tramway de Jérusalem suite aux campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) lancées contre elle. Ces pertes importantes ont finalement contraint l’entreprise à se défaire totalement de ses affaires israéliennes illégales.

Source : BDS Movement

Traduction BP pour BDS France

 




Montpellier : IAW, boycott des dattes de l’apartheid israélien

 

St Paul – La Paillade (Montpellier)

Une semaine d’actions contre l’apartheid israélien (IAW)

Samedi 20 mars à 10h30 au centre commercial St Paul .

La Campagne BDS France Montpellier avait décidé consolider la ZLAI de La Paillade (Zone Libre d’Apartheid Israélien). Quinze militant.e.s réparti.e.s en 3 groupes on parcouru les boutiques du centre commercial St. Paul du centre le La Paillade. Ils et elles ont proposé aux commerçant.e.s d’apposer dans leur vitrine l’affichette de boycott des dattes israéliennes.
Comme toujours l’accueil a été chaleureux. Le salon de thé a offert un thé vert aux 5 chanceux qui l’avaient dans leur liste. 28 affichettes ornent depuis ce matin les vitrines de ce magasins. Seulement 3 refus.
Plusieurs boutiques ont accepté de coller sur leur vitrine ou dans le magasin l’autocollant de la ZLAI (deux formats  9 et 20 cm de diam.)
Certains ont demandé des petits formats pour les mettre sur leur voiture…
(Voir le live : https://fb.watch/4zSEU9oJP4/ ).

Samedi 27 mars 2021 – Quartier Plan Cabannes – Figuerolles

Un groupe de six militant.e.s  a répété l’opération de la semaine précédente  St Paul et apposé une vingtaine d’affichettes dans une quinzaine de Magasins.
Les commerçant.e.s de ce quartier ont été largement informé.e.s de l’importance du boycott des dattes israéliennes qui pour la plupart proviennent de la Vallée du Jourdain où elles sont cultivées sur des terres volées aux palestinien.e.s. Les fruits et légumes des entreprises israéliennes étaient nombreux sur les étals mais l’intervention régulière durant plusieurs années du comité BDS France Montpellier en a réduit considérablement la présence.
Le Plan Cabannes est l’objet d’une surveillance renforcée de la police municipale qui essaye d’interdire les petites puces “sauvages” ainsi que les étals de vente de menthe et de coriandre frais qui permettent à certains de gagner quelques euros… Ici la loi “séparatisme” est déjà en application, la présence policière est renforcée, au prétexte de la chasse aux “petits trafics”. Les commerçant.e.s qui ont des boutiques sur le boulevard sont interdits d’étals sur leur devanture… Bref le climat de répression se fait lourdement sentir.
Pour autant l’accueil à la Palestine, via BDS reste chaleureux et majoritaire. (Voir la vidéo). https://youtu.be/oD91LZ9A4DY
Jusqu’au Ramadan le comité BDS France Montpellier poursuivra son action pour le boycott des dattes de l’apartheid dans ces deux quartiers.

Depuis 17 ans, la Semaine Internationale contre l’Apartheid Israélien (IAW) a pour vocation de d’intensifier la dénonciation de l’apartheid israélien, de mobiliser l’opinion et les personnes dans les campagnes BDS. Les palestinien.e.s se battent pour la Liberté, la Justice et l’Égalité. Ces mobilisations en soutien aux luttes des palestinien.e.s contribuent à dynamiser l’opinion créant ainsi un rapport de force favorable en vue de mettre fin à ce système d’oppression.

Cette année, l’IAW rejoint la Journée internationale contre le racisme du 21 mars en organisant une manifestation virtuelle mondiale et massive de résistance à la discrimination raciale, au colonialisme et à l’apartheid et pour célébrer la diversité et l’intersectionnalité de nos luttes.

Apartheid là-bas,

L’Apartheid est sans doute modèle le plus abouti de l’ État raciste. Le système mis en place par Israël depuis sa création en est l’exemple contemporain le plus flagrant. Le racisme qui s’exprime par la déshumanisation des palestinien.ne.s, leur qualification de « terroristes » et les constantes persécutions fonde et justifie la colonisation de peuplement de la Cisjordanie, le génocide progressif des palestinien .ne.s de Gaza. La loi fondamentale votée en 2018 qui fait d’Israël l’« État nation (exclusif!) du peuple juif » légalise l’apartheid à l’égard des ressortissants Palestiniens vivant en Israël.

« Séparatisme » ici !

De la même manière, la loi « Séparatisme » est en France le mode d’expression du racisme d’État – islamophobie – qui assure le continuum de domination héritée de la colonisation sur les populations issues de l’immigration coloniale. Ce continuum de racisme d’Etat s’exprime ouvertement en France dans la bien nommée loi « séparatisme ». En effet, au prétexte de lutte contre le terrorisme cette loi sépare et isole du reste de la société – pour mieux les réprimer – les populations issues de l’immigration coloniale, en particulier musulmanes, pour en faire un ennemi intérieur qui menacerait « notre république ».

Mais qui sépare, ségrègue et ghettoïse ? (plans d’urbanisme, attribution des logements sociaux, scolarité), discrimine ? (à l’emploi, au logement) traque ? depuis des décennies et parfois même assassine les habitant.e.s de ces quartiers ? si ce n’est l’Etat français lui-même dont les services publics disparaissent des quartiers populaires?

Pour une solidarité intersectionnelle et inclusive !

Nous partageons cette déclaration du Bureau national BDS Palestinien : « Les principes du mouvement BDS exigent une solidarité proactive avec les communautés opprimées du monde entier, et avec toutes les victimes des actes racistes et de la rhétorique raciste, car notre cause est une cause commune. ».

Nous considérons que le soutien aux palestiniens en lutte contre l’apartheid passe par l’ouverture ici, en France, d’un front de lutte contre le racisme d’État. Il serait illogique de soutenir les luttes contre le racisme d’État des palestinien.ne .s ou de nos frères et sœurs de BLM aux États uUnis et ne pas soutenir celles et ceux qui ici, en France subissent et s’opposent au racisme d’État.

La question palestinienne sera au coeur des luttes en cours dans la mesure où ses militant.e.s, et ses associations seront partie prenantes de ces luttes en cours.

Nous vous appelons à soutenir la lutte des palestinien.ne.s contre l’apartheid et à soutenir les luttes contre l’islamophobie et contre le séparatisme mis en place par l’État français.

 




Journée de la terre 2021 à Saint-Etienne : CAF doit descendre du train de l’apartheid !

Le 30 mars à Saint-Etienne, nous avons commémoré la journée de la terre et participé à la journée internationale d’action en direction de CAF.
 
La journée de la terre commémore la protestation du 30 mars 1976 en Palestine. 
Des milliers de personnes font grève et manifestent contre la spoliation de 6300 km2 de terres palestiniennes.
6 palestiniens sont tués et plusieurs centaines sont blessés. Chaque année, la journée de la terre est l’occasion de célébrer la résistance du peuple palestinien face à l’occupation israélienne et son apartheid….
 
Cette entreprise basque qui fabrique le tramway de Saint-Etienne, est impliquée dans la colonisation de Jérusalem. L’agrandissement de la ligne de tramway de Jérusalem contrevient au droit international qui a mis la ville de Jérusalem sous statut international. Le tramway CAF permettra de relier de nouvelles colonies illégales à la ville de Jérusalem. C’est pourquoi nous appelons les villes soucieuses du droit international à ne pas choisir l’entreprise CAF tant qu’elle ne descendra pas du train de l’apartheid ! #boycottcaf#BDS
De nombreu.ses stéphanois.e.s nous ont témoigné leur solidarité, et ont accepté de prendre des photos pour dire à CAF de descendre du train de l’apartheid.
Que vive la lutte du peuple palestinien !

Nous soutenons la campagne BDS comme résistance face à l’occupation, l’oppression et l’apartheid, pour l’égalité des droits et pour le droit au retour des réfugié.e.s

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Une critique par la société civile palestinienne de la Déclaration de Jérusalem sur l’antisémitisme

Par le Comité National Palestinien, le 25 mars 2021

La « Déclaration de Jérusalem sur l’antisémitisme » (JDA), malgré ses défauts détaillés ci-dessous, représente une alternative mainstream à la définition frauduleuse de l’antisémitisme de l’IHRA et un « guide convaincant » dans la lutte contre le véritable antisémitisme, telle que la définissent de nombreux groupes juifs progressistes – la défense des Juifs, en tant que Juifs, contre la discrimination, les préjugés, l’hostilité et la violence. Elle respecte dans une large mesure le droit à s’exprimer librement en ce qui concerne la lutte pour les droits des Palestiniens, comme le stipule le droit international, y compris par le biais du BDS, et à la lutte contre le sionisme et le régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid d’Israël.

La JDA peut contribuer à la lutte contre le maccarthysme et la répression anti-palestiniens que les partisans de la définition de l’IHRA, avec ses « exemples », ont encouragés et provoqués, à dessein. Ceci est dû aux avantages suivants de la JDA :

  • Malgré ses lignes directrices problématiques centrées sur Israël, elle fournit une définition cohérente et précise de l’antisémitisme. Ses auteurs refusent explicitement de la codifier en loi ou de l’utiliser pour restreindre l’exercice légitime de la liberté académique ou pour « supprimer le débat public libre et ouvert qui se situe dans les limites fixées par les lois régissant les crimes de haine ». Ceci est utile pour contrer les tentatives de la définition de l’IHRA de prémunir Israël de toute responsabilité envers le droit international et de protéger le sionisme de toute critique rationnelle et éthique.
  • Elle reconnaît l’antisémitisme comme une forme de racisme, avec sa propre histoire et ses particularités, réfutant largement l’exceptionnalisme que lui confère la définition de l’IHRA (avec ses exemples).
  • Reconnaissant que l’antisémitisme et l’antisionisme sont « catégoriquement différents », elle ne considère pas comme antisémite en soi le fait de plaider pour les droits des Palestiniens en vertu du droit international et pour la fin du régime d’oppression d’Israël. Elle réfute ainsi les parties les plus dangereuses et les plus agressives des « exemples » de la définition de l’IHRA. Plus précisément, la JDA reconnaît comme une liberté d’expression légitime les exemples suivants : le soutien au mouvement non violent BDS et à ses tactiques ; la critique ou l’opposition au sionisme ; la condamnation du colonialisme de peuplement ou de l’apartheid d’Israël ; l’appel à l’égalité des droits et à la démocratie pour tous en mettant fin à toutes les formes de suprématie et de « discrimination raciale systématique » ; et la critique de la fondation d’Israël et de ses institutions ou politiques racistes.
  • Elle stipule que « tenir les juifs collectivement responsables de la conduite d’Israël ou traiter les juifs, simplement parce qu’ils sont juifs, comme des agents d’Israël » est antisémite, une règle que nous approuvons pleinement. Nous demandons l’application systématique  de cette règle, alors même qu’Israël et les sionistes, qu’ils soient juifs ou chrétiens fondamentalistes, sont coupables de la violer. Les dirigeants sionistes et israéliens fanatiques, comme Netanyahou, par exemple, parlent souvent au nom de tous les Juifs et encouragent les communautés juives des États-Unis, du Royaume-Uni, de France et d’ailleurs à « rentrer à la maison » en Israël.
  • Elle reconnaît théoriquement que le contexte importe au sens où des situations particulières ont une influence sur la possibilité de considérer antisémite ou non une expression ou une action.

Pour autant, les Palestiniens, le mouvement de solidarité avec la Palestine et tous les progressistes sont invités à aborder la JDA avec un esprit critique et une certaine prudence en raison de ses défauts, dont certains lui sont inhérents :

  1. Avec son titre malvenu et la plupart de ses directives, la JDA se concentre sur la Palestine/Israël et sur le sionisme, renforçant de manière injustifiée les tentatives de coupler le racisme anti-juif avec la lutte pour la libération palestinienne, et ayant donc un impact sur notre lutte. Malgré cet impact, la JDA exclut les perspectives palestiniennes représentatives, une omission qui en dit long sur les relations asymétriques de pouvoir et de domination et sur la façon dont certains libéraux essaient encore de prendre des décisions qui nous affectent profondément, sans nous. Les Palestiniens ne peuvent pas permettre qu’une définition de l’antisémitisme soit utilisée pour contrôler ou censurer la défense de nos droits inaliénables ou le récit de nos expériences vécues et de l’histoire de notre lutte contre le colonialisme et l’apartheid.
  2. Son omission malencontreuse de toute mention de la suprématie blanche et de l’extrême-droite, principales responsables des attaques antisémites, laisse involontairement l’extrême-droite hors d’atteinte, malgré une brève mention dans la rubrique des questions fréquemment posées (FAQ). La plupart des groupes d’extrême droite, en particulier en Europe et en Amérique du Nord, sont profondément antisémites mais aiment Israël et son régime d’oppression.
  3. Même si la JDA affirme la liberté de parole dans ses FAQ, ses « lignes directrices »  essaient toujours de contrôler certains discours critiques de la politique et des pratiques d’Israël, échouant à respecter pleinement la distinction nécessaire entre l’hostilité ou les préjugés à l’égard des Juifs, d’une part, et l’opposition légitime aux politiques, à l’idéologie et au système d’injustice israéliens, d’autre part. Par exemple, la JDA considère comme antisémites les cas suivants :
  1. « Présenter Israël comme le mal absolu ou exagérer grossièrement son influence réelle » comme une possible « manière codée de racialiser et de stigmatiser les Juifs ». Si dans certains cas, une telle représentation d’Israël ou une exagération grossière de son influence peuvent indirectement révéler un sentiment antisémite, dans la majorité absolue des cas liés à la défense des droits des Palestiniens, une telle déduction serait totalement déplacée. Lorsque des Palestiniens qui perdent leurs proches, leurs maisons et leurs vergers en raison des politiques d’apartheid israéliennes condamnent publiquement Israël comme « le mal absolu », par exemple, cela ne peut raisonnablement être interprété comme une attaque « codée » contre les Juifs.

Interpréter l’opposition aux crimes et au régime d’oppression israéliens comme anti-juive, comme le font souvent Israël et ses partisans de droite anti-palestiniens, rend effectivement Israël synonyme de ou coextensif à « tous les Juifs ». D’un point de vue éthique, en plus d’être anti-palestinienne, cette équation est profondément problématique car elle essentialise et homogénéise toutes les personnes juives. Cela contredit la déclaration initiale de la JDA selon laquelle il est « raciste d’essentialiser … une population donnée ».

  1. « Appliquer les symboles, les images et les stéréotypes négatifs de l’antisémitisme classique … à l’État d’Israël ». Comme la JDA l’admet elle-même ailleurs, une telle généralisation est fausse dans tous les cas « fondés sur des preuves ». Considérez, par exemple, les Palestiniens condamnant le premier ministre israélien Netanyahou comme « tueur d’enfants », étant donné qu’au moins 526 enfants palestiniens ontn été assassinéslors du massacre israélien de 2014 à Gaza, sur lequel la Cour pénale internationale a récemment décidé d’enquêter. Peut-on considérer cela comme de l’antisémitisme ? Bien que les preuves tangibles soient incontestables, les Palestiniens devraient-ils éviter d’utiliser ce terme dans ce cas, simplement parce qu’il s’agit d’un trope antisémite et que Netanyahou se trouve être juif ? Est-il islamophobe de qualifier de boucher le dictateur saoudien Muhammad Bin Salman – qui se trouve être musulman – parce qu’il aurait orchestré le meurtre macabre de Khashoggi, sans parler des crimes contre l’humanité commis par le régime saoudien au Yémen ? Montrer MBS tenant un poignard ensanglanté serait-il considéré comme un trope islamophobe, étant donné que les caricatures islamophobes représentent souvent des hommes musulmans avec des épées et des poignards ensanglantés ? Il est clair que non. Alors pourquoi rendre Israël exceptionnel ?

 

  1. « Nier le droit des Juifs de l’État d’Israël à exister et à s’épanouir, collectivement et individuellement, en tant que Juifs, conformément au principe d’égalité ». Le principe d’égalité est absolument primordial pour protéger les droits individuels dans tous les domaines ainsi que pour sauvegarder les droits collectifs culturels, religieux, linguistiques et sociaux. Mais certains peuvent abuser de ce principe pour impliquer des droits politiques égaux pour les colonisateurs et les collectifs colonisés dans une réalité coloniale, ou pour les dominants et les collectifs dominés dans une réalité d’apartheid, perpétuant ainsi l’oppression. Ancré dans le droit international, après tout, le principe fondamental d’égalité n’est pas destiné à, et ne peut pas être utilisé pour, exonérer les crimes ou légitimer l’injustice.

Qu’en est-il du « droit » supposé des colons juifs israéliens à remplacer les Palestiniens sur les terres ethniquement nettoyées de Kafr Bir’im en Galilée ou d’Umm al Hiran dans le Naqab/Negev ? Qu’en est-il du prétendu « droit » de mettre en oeuvre des comités d’admission racistes dans des dizaines de colonies exclusivement juives dans l’Israël d’aujourd’hui, qui refusent l’admission de citoyens palestiniens d’Israël pour des raisons « culturelles/sociales » ? De plus, les réfugiés palestiniens devraient-ils être privés de leur droit au retour, stipulé par l’ONU, afin de ne pas perturber un supposé « droit collectif juif » à la suprématie démographique ? Qu’en est-il de la justice, du rapatriement et des réparations conformément au droit international et de leur impact sur certains « droits » supposés des Israéliens juifs occupant des maisons ou des terres palestiniennes ?

 

Et surtout, qu’est-ce que tout cela a à voir avec le racisme anti-juif ?

 

1.Comme l’a récemment révélé Der Spiegel, un rapport de police en Allemagne, par exemple, montre que la droite et l’extrême droite étaient en 2020 responsables de 96% de tous les incidents antisémites en Allemagne qui sont attribuables à un motif clair. https://twitter.com/bdsmovement/status/1362411616638275586.

Source : BDS Movement

Traduction SF pour BDS France




[Communiqué] Le harcèlement des politiciens soutenant l’IHRA ne nous intimide pas !

Le harcèlement des politiciens soutenant l’IHRA ne nous intimide pas !

Communiqué du 27 mars 2021

L’État israélien et ses amis tentent désespérément de faire taire les gens de plus en plus nombreux qui dénoncent son régime colonial et d’apartheid, et pratiquent le BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) pour mettre fin aux violations du droit international par cet État.

Pour cela, ils essaient de faire adopter par des villes, et autres entités territoriales, la définition de l’antisémitisme de l’IHRA (alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste), assortie d’exemples protégeant la politique israélienne et permettant d’entraver les actions de BDS en les qualifiant d’antisémites.

Cette définition a été condamnée par la Commission Nationale Consultative des Droits Humains. Pour voir la déclaration, cliquez ici.

Comme leurs interlocuteurs sont de moins en moins dupes, ils essaient sournoisement de la faire voter en faisant croire qu’il s’agit d’une simple mise au point, qui n’empêche pas toute critique de la politique israélienne.

Le 16 mars au « sommet mondial numérique des grandes villes contre l’antisémitisme » organisé par la municipalité de Francfort, la participation française a été un fiasco. Celle de la Maire d’Amsterdam, Mme Halsema, s’est traduite par un procès en bonne et due forme contre les amalgames de la définition de l’IHRA.

Le 22 mars à Strasbourg, lors de la réunion du Conseil municipal, la tentative pour faire adopter la définition de l’IHRA a été largement rejetée. Plusieurs oratrices et orateurs, en particulier la Maire et son premier adjoint, ont condamné son caractère clivant et refusé l’instrumentalisation de la question de l’antisémitisme. Mme la Maire a insisté sur la nécessité de travailler concrètement contre tous les racismes.

Ces échecs des soutiens du régime d’apartheid israélien encouragent les défenseurs du droit et de la justice pour le peuple palestinien, et annoncent de nouveaux développements de la campagne BDS, que ce soit à Strasbourg ou ailleurs.

Nous continuerons à mettre en garde les élus municipaux, régionaux ou nationaux, et défenseurs des droits humains, sur ce que cache l’offensive de l’IHRA.

Pour les droits du peuple palestinien, contre la politique coloniale et d’apartheid israélienne, renforçons le BDS !

 

La campagne BDS France




AXA continue à investir dans l’apartheid israélien. Boycottons AXA dès maintenant !

Le 19 mars 2021

En mars 2021, la coalition Stop au soutien d’AXA à l’apartheid israélien a commandé à Profundo une enquête sur les liens financiers entre d’un côté AXA et Equitable Holdings (anciennement AXA Equitable Holdings) et d’un autre côté cinq banques israéliennes: Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Israel Discount Bank, et Mizrahi Tefahot Bank – ainsi que la plus grosse société israélienne d’armement, Elbit Systems, toutes profondément complices de l’apartheid israélien. Profundo ayant fourni les données demandées, la coalition prend la responsabilité de leur interprétation et des conclusions de cette mise à jour.

AXA a désinvesti plus d’un million de dollars (843 000 €) des banques israéliennes au cours de l’année passée. 

Les investissements d’AXA dans quatre banques israéliennes (Bank Hapoalim, Bank Leumi, Israeli Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank) ont diminué de 7,14 millions de dollars (6 millions €) en 2020 à 5,95 millions de dollars (4,21 millions €) en 2021 du fait de la vente de parts (et non des fluctuations du cours de l’action).

Depuis son désinvestissement du plus gros fabricant d’armes d’Israël, Elbit, en décembre 2018, AXA n’a pas réinvesti dans cette société.

Les investissements de Equitable dans Elbit et dans les cinq banques israéliennes ont aussi diminué de 115,6 millions de dollars (97,6 millions €) en 2020 à 95,5 millions de dollars (80,7 millions €) en 2021, baisse également causée par la vente de parts. Cette tendance à la baisse vaut pour toutes les banques sauf la banque Hapoalim. Equitable a augmenté son nombre de parts et la valeur des parts dans la banque Hapoalim. AXA, comme l’an dernier, possède 9,93% de ce que détient Equitable au 1er mars 2021.

Le fonds de pension New Zealand a récemment désinvesti des cinq principales banques israéliennes inscrites dans la base de données de l’ONU sur les entreprises complices de la colonisation illégale engagée par Israël. Ce fonds avait investi à hauteur de 6 millions de dollars (5 millions €) dans ces banques, l’équivalent de ce qu’AXA y a investi.

Une évaluation du fonds de pension néo-zélandais a conclu que la possession de parts dans les principales banques israéliennes serait une violation de sa politique d’investissement responsable. Le document citait le vote de 2016 de New Zealand en soutien à la résolution 2334 du Conseil de sécurité de l’ONU  qui réaffirme le caractère illégal des colonies d’Israël. La France aussi a voté en faveur de cette résolution historique. AXA devrait suivre et désinvestir de l’apartheid israélien.

Rejoignez des dizaines de milliers de personnes en signant l’engagement à boycotter AXA (cliquez ici) !

Source : BDS movement

Traduction SF pour BDS France




“De la Palestine à la France, nous lutterons contre toutes formes d’oppressions!”

SEMAINE INTERNATIONALE CONTRE L’APARTHEID ISRAELIEN 2021 

La Semaine contre l’Apartheid Israélien (IAW) est un outil de mobilisation au niveau mondial pour un soutien populaire au combat des Palestiniens et Palestiniennes pour la justice.

Cette année, l’angle choisi par le BNC (coordination internationale de BDS) est de faire de l’IAW une opportunité pour mettre en réseau et renforcer les liens entre la lutte de libération des Palestiniens et Palestiniennes et d’autres luttes contre le racisme, les violences d’Etat, les violences patriarcales et toutes les oppressions systémiques. 

Une série d’actions et d’événements s’organisent partout à travers le monde. En raison de la situation sanitaire, plusieurs mobilisations ont eu lieu virtuellement. 

En France, différentes actions ont été menées le samedi 20 mars :

Prise de photos devant des lieux symboliques à Paris, devant l’université de la Sorbonne et devant le Panthéon.
-Malgré l’imposition du couvre-feu, deux vidéo-projections ont pu être organisées : une à Saint-Étienne dans un lieu culturel et une à Marseille en extérieur !

Ces projections ont permis de diffuser deux montages-vidéos : 

– une vidéo réalisée par BDS Europe, de différentes personnes d’horizons variés, reprenant le message de l’IAW
– une vidéo réalisée par le groupe français de l’organisation de l’IAW, où trois intervenantes de qualité transmettent ce message de justice.

Nous les en remercions chaleureusement. 

Michèle SIBONY est une militante de longue date contre l’occupation de la Palestine. Elle est actuellement porte-parole de l’Union Juive Française pour la Paix. 

Amal BENTOUNSI est la sœur d’Amine Bentounsi, tué d’une balle dans le dos par la police en 2012. Elle s’est battue pour obtenir justice, elle est la première personne à avoir, partiellement, gagné son procès contre la police. Son combat est celui de toutes les victimes de violences policières avec le collectif Urgence notre police assassine. Ce collectif a d’ailleurs mis au point l’application Urgences Violences Policières pour mettre fin à l’impunité de la police.  

Françoise VERGES est écrivaine et universitaire féministe, antiraciste décoloniale. Elle a rendu publics les crimes commis par le gouvernement français à la Réunion, où des femmes ont été enlevées et stérilisées. Elle est l’auteure de plusieurs livres dont le dernier Une théorie féministe de la violence 

Cette dernière a accepté, ainsi que Nada Awad et Sihame Assbague, d’intervenir publiquement sur la Palestine dans le cadre de la Semaine 2021 contre l’apartheid israélien. 

Nada AWAD est palestinienne de Jérusalem. Elle est chargée de plaidoyer international à l’Institut du Caire pour les Human Right Studies. 
Sihame ASSBAGUE est journaliste indépendante et militante antiraciste. 

Elles discuteront des réalités (post)coloniales en France et en Palestine. Elles reviendront sur les résistances possibles à l’apartheid, aux violences policières et aux logiques racistes. 

L’engagement de ces grandes dames inspirantes nous aide à appréhender comment construire une vraie convergence des luttes.

Ce sera le dernier évènement et il clôturera l’édition 2021 de la semaine internationale contre l’apartheid israélien.

Il sera à suivre sur la page Facebook de BDS France et sur Youtube, ici-même :

 

« De la Palestine à la France, nous résisterons face aux oppressions et à la violence ! »




Les Maires de Bologne et Palerme se retirent d’un Sommet destiné à protéger Israël de sa responsabilité

Par BDS Italia, le 15 mars 2021

Virginio Merola, Maire de Bologne, et Leoluca Orlando, Maire de Palerme, se sont retirés d’un sommet international de maires destiné à protéger Israël de la critique de ses violations des droits humains des Palestiniens et du droit international.

La réunion du mardi 16 mars prétend contribuer à « éradiquer les préjugés et la haine de nos villes ». Au contraire, comme l’ont écrit 14 organisations juives du monde entier dans une lettre ouverte, le sommet vise à promouvoir la « définition » frauduleuse et largement critiquée de l’antisémitisme par l’Alliance Internationale pour la Mémoire de l’Holocauste (IHRA). Sept des onze exemples de la définition de l’IHRA assimilent faussement la critique d’Israël à la haine anti-juive.

Des organisations juives, dont Jewish Voice for Peace, qui compte plus de 70 sections aux États-Unis, ont appelé les maires à ne pas participer et à « rejoindre la lutte collective contre le racisme, l’antisémitisme et l’islamophobie ».

Les organisations juives notent que la définition promue par l’IHRA est utilisée « pour mettre fin aux initiatives locales de nombreuses communautés qui sont résolument opposées aux violations des droits humains par Israël » et que, comme pour tout autre pays, « les actions d’Israël peuvent et doivent être critiquées ». De plus en plus, la définition de l’IHRA est utilisée pour tenter d’arrêter le mouvement non violent de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, qui est en pleine expansion.

Le ministère israélien des Affaires étrangères est l’un des principaux sponsors du sommet.

L’un des trois panels du sommet, où le maire Merola devait s’exprimer, est en fait consacré à la définition controversée de l’IHRA.

Le maire de Modiin-Maccabim-Reout, une ville israélienne partiellement construite sur le territoire palestinien occupé en violation du droit international, prendra la parole lors de la session plénière où le maire Orlando devait s’exprimer.

Remerciant les maires, l’éminent dramaturge et acteur juif italien Moni Ovadia a déclaré :

« Aucune définition manipulatrice de l’antisémitisme ne réussira à nous faire fermer les yeux sur la politique d’apartheid et sur l’oppression systématique pratiquée par le gouvernement israélien à l’encontre du peuple palestinien, dans le silence d’une grande partie de la communauté internationale. Ceux qui croient que le droit de chaque peuple à l’autodétermination est inviolable savent l’exprimer avec courage et détermination, comme le font de nombreux Juifs et Israéliens ».

Luisa Morgantini, ancienne vice-présidente du Parlement européen et présidente d’AssoPace Palestine, a fait le commentaire suivant :

« Les maires Merola et Orlando ont toujours exprimé leur engagement contre toutes les formes d’antisémitisme. Pour eux, la phrase « plus jamais ça » n’est pas seulement un mot, mais un mode de vie. C’est pourquoi ils sont aux côtés de ceux qui souffrent de toutes les formes de maltraitance et croient en l’inviolabilité des droits humains et en la légalité internationale, tout comme les organisations juives qui ont exhorté les maires à ne pas se prêter à cette imposture assimilant la critique de l’État d’Israël à de l’antisémitisme ».

Raffaele Spiga, de BDS Italia, a remercié les maires, ajoutant :

« BDS Italia, une organisation antiraciste qui lutte contre toutes les formes de discrimination sur des bases ethniques, religieuses et civiles et qui défend les droits du peuple palestinien, exprime sa gratitude et sa reconnaissance envers la décision des maires de Bologne, Virginio Merola, et de Palerme, Leoluca Orlando, de ne pas participer au sommet. Nous devons faire crédit à ces maires d’avoir tenu compte de façon cohérente et selon des principes, de l’idée que tous les peuples du monde souffrant d’oppression et de répression méritent notre solidarité. Ceux qui croient vraiment en la lutte contre le racisme, y compris l’antisémitisme, ne resteront pas les bras croisés lorsqu’on l’exploite pour protéger l’impunité d’Israël alors qu’il impose un régime d’apartheid au peuple palestinien ».

Un nombre croissant de personnes et d’organisations s’opposent désormais à l’adoption de la définition belliqueuse de l’IHRA ; on compte parmi eux ,des universitaires israéliens  dont beaucoup ont perdu des membres de leur famille dans l’holocauste, le Directoire de l’University College de Londres, des intellectuels palestiniens et d’autres intellectuels arabes, le directeur de l’Institut Pears pour l’étude de l’antisémitisme, 40 organisations juives, et même l’auteur initial de la définition, Kenneth Stern.

En Italie, des intellectuels et des artistes comme Salvatore Settis, Livio Pepino, Carlo Rovelli, Marco Paolini, Moni Ovadia et Alessandra Farkas ont signé une lettre dans laquelle ils déclarent que « la lutte contre l’antisémitisme ne doit pas être transformée en stratagème destiné à discréditer le combat contre l’oppression des Palestiniens par Israël, sa négation de leurs droits et l’occupation de leur terre qu’il perpétue ».

Assopace Palestine et BDS Italia réaffirment leur engagement à combattre toutes les formes de discrimination, dont le système d’apartheid israélien qui oppresse des millions de Palestiniens ; ils réaffirment aussi leur détermination à continuer à promouvoir le respect des droits humains et du droit international.

 

Assopace Palestina
assopacepalestina.org
facebook.com/assopace.palestina
@Pace_Palestina

BDS Italia
Bdsitalia.org
bdsitalia@gmail.com
facebook.com/BDSItalia
@bdsitalia

Source : BDS Italia

Traduction SF pour BDS France

 




Les vegans disent NON à l’expansion de PLANTX en Israël

Rejoignez les Vegans pour BDS en demandant à PlantX d’arrêter de s’étendre et d’investir en Israël !

Pour écrire à PlantX, cliquez sur « Start Writing » ici

Vegans pour BDS a contacté en mars 2021 PlantX, une société canadienne spécialisée dans la vente de produits de consommation à base de plantes, qui se lance dans une expansion internationale de grandes surfaces de vente. En mars 2021, ils prévoient d’ouvrir une immense grande surface à Tel Aviv, en Israël. Tout cela est financé par la société d’investissement israélienne Psagot, dont les investissements sont liés à l’occupation militaire d’Israël et à la colonisation de peuplement de la Palestine (détails fournis dans la déclaration jointe) et correspondent à de nombreuses violations du droit international et des droits humains.

Nous vous demandons de bien vouloir respecter les revendications de la société civile palestinienne qui exige que Plantx :

  1. annule immédiatement son projet d’expansion en Israël
  2. supprime ses liens professionnels avec Psagot

Prenez connaissance de toute notre campagne et des liens de Plantx avec l’occupation israélienne et le détournement du végétalisme ici 

Merci pour votre solidarité!

Source : Vegans for BDS

Traduction SF pour BDS France

 

 




Le boycott d’Israel à Cébazat (63)

Une dizaine de militant-e-s AFPS-BDSF 63 ont déployé le 7 mars 2021 une banderole et deux drapeaux sur le marché de Cébazat (63), « place de la Commune 1871 ». Ils ont distribué plus de 350 tracts sur la légalité de l’appel au boycott, sur la campagne BDS et l’arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme, avant d’être interrompus par une forte pluie.
Le marché comportait moins de commerçants qu’avant la période Covid. L’accueil a été partagé entre indifférents, hostiles (« on a d’autres priorités ») et encouragements. Des discussions intéressantes ont eu lieu, notamment avec un salarié de l’usine voisine de LUXFER bradée par le capitalisme international, et un citoyen d’origine portugaise sur le salazarisme et le colonialisme portugais.



[Lettre ouverte] Stevie Wonder, s’il-vous-plaît, dites non à Israël de l’apartheid

Par la Campagne américaine pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (USACBI)

 

Cher Stevie Wonder,

 

Le Collectif d’organisation de la Campagne américaine pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (USACBI) et les soussigné.e.s vous écrivent pour vous exhorter à rester ferme sur votre opposition à l’Apartheid en refusant le Prix Wolf d’Israël.

 

Nous aimerions tout d’abord vous exprimer notre reconnaissance et nos remerciements pour votre soutien passé, ferme et réfléchi, aux droits et à la dignité de la personne humaine à travers le monde, ainsi que pour vos actions en tant que musicien de renommée mondiale et votre statut de « Messager de la Paix » de l’ONU.

 

Par votre refus de jouer à l’occasion d’une collecte de fonds pour les Amis des FDI en 2012, vous avez clairement poursuivi votre opposition au régime d’apartheid en Afrique du Sud. A ce moment là, vous avez reconnu un fait que Desmond Tutu a lui aussi reconnu ; le régime israélien d’apartheid est pire que celui d’Afrique du Sud.

 

Nous sommes sûrs que vous voir remettre le « Prix Wolf » peut vous sembler être un grand honneur, mais nous vous prions de bien vouloir considérer ce que vous allez ratifier si vous l’acceptez : l’occupation et la répression du peuple palestinien ; l’incarcération indéfiniment renouvelable de ses membres sans charge ni procès dans les prisons israéliennes ; la punition collective illégale dont les Palestinien.ne.s souffrent quotidiennement dans toute la Palestine occupée ; le déni du droit au retour pour les Palestinien.ne.s sur leur terre natale – volée et colonisée en 1948 ; et les pratiques continuelles d’apartheid – y compris le refus d’Israël de vacciner la population palestinienne sous son occupation armée contre la COVID, tandis qu’il vaccine les citoyens israéliens.

 

Tout ceci est aux mains du régime d’apartheid israélien, et ce prix reflète cette politique.

 

Nous restons inspirés par vos actions en 1985 quand, en l’honneur de votre 35ème anniversaire, vous avez parlé et chanté si justement à l’ONU pour défendre l’égalité raciale et dénoncer l’apartheid Sud africain.

 

Nous vous demandons de rester fidèle à ces mêmes engagements et d’exiger justice et liberté pour la cause palestinienne de libération nationale.

 

Dites NON à ce « Prix », dites NON à la normalisation de l’Apartheid israélien, et soutenez la Justice, l’Égalité et la Liberté pour le peuple palestinien tout entier.

La Campagne américaine pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël

 

Rejoignez l’appel à Stevie Wonder : Dites Non à l’Apartheid israélien

Inscrivez-vous ici pour ajouter votre organisation ou votre nom aux signatures de la lettre ouverte de l’USACBI à Stevie Wonder.

 

Source : USACBI

Traduction J.Ch pour BDS France

 




“She moves us”. Mais Puma participe à l’oppression des femmes palestiniennes. 

Par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI), le 7 mars 2021

À l’occasion de la Journée internationale des droits des femmes, alors que Puma lance sa campagne de marketing «She Moves Us» tout en soutenant l’apartheid israélien, les femmes palestiniennes et du monde entier qui évoluent dans le milieu du sport répondent avec #SheBoycotts.

Aujourd’hui, Journée internationale des droits des femmes, Puma lance «She Moves Us», une campagne de marketing pour «célébrer les femmes qui ont fait avancer la culture et le sport».

Cependant, Puma soutient les colonies israéliennes illégales obligeant les femmes palestiniennes et leurs familles à quitter leurs maisons. “She moves us” (elle nous fait bouger), mais Puma soutient l’occupation militaire israélienne qui empêche les athlètes palestiniennes de se rendre aux matchs. Elle nous fait bouger, mais Puma soutient l’apartheid israélien, y compris l’apartheid médical refusant des millions de vaccins aux Palestiniens pendant une pandémie. 

Rejoignez-nous pour célébrer les femmes palestiniennes dans le sport. Partagez la vidéo d’athlètes palestiniennes, dont une joueuse de l’équipe nationale féminine de football, appelant à boycotter Puma jusqu’à ce qu’il mette fin à son soutien à l’apartheid israélien.

Agissez: dites à Puma que son soutien de l’apartheid israélien opprime les femmes palestiniennes

Vous pouvez tweeter : #SheMovesUs, mais @PUMA soutient l'apartheid israélien qui opprime les Palestinien.ne.s, en particulier les femmes. À l'occasion de la Journée internationale des droits des femmes, rejoignez #SheBoycotts. Choisissez #BoycottPuma, pas… Cliquez pour tweeter

Des sportives du monde entier rejoignent leurs collègues palestiniennes, notamment une professeure de yoga en France, des danseuses acrobatiques en Italie, des cyclistes au Royaume-Uni et des coaches de course à pied aux États-Unis. Elles demandent à Puma de mettre fin à son soutien à l’apartheid israélien qui sépare les familles palestiniennes, démolit les maisons palestiniennes et font sortir les enfants palestiniens de leurs lits lors de raids nocturnes.

Partagez la vidéo de ces femmes issues du milieu du sport et rejoignez  #SheBoycotts.

Agissez: dites à Puma qu’on ne peut pas promouvoir l’égalité des sexes et aider à l’émancipation de certaines femmes tout en soutenant l’apartheid israélien qui opprime des millions de Palestiniennes.

Vous pouvez tweeter : #SheMovesUs mais @PUMA soutient l'apartheid israélien qui opprime des millions de Palestiniennes. Les femmes dans le sport se joignent aux athlètes palestiniennes pour #SheBoycotts lors de l'# IWD2021 Choisissez #BoycottPuma, pas… Cliquez pour tweeter

Vous pouvez également enregistrer votre propre vidéo et la partager sur les réseaux sociaux avec les hashtags #SheMovesUS et #SheBoycotts. Assurez-vous de taguer @Puma.

Source : BDS Movement

 

 

 

 




Le fonds de pension national de la Nouvelle-Zélande désinvestit des banques israéliennes

2021

Le fonds de pension national de la Nouvelle-Zélande (33 milliards de USD) a exclu cinq banques israéliennes de son portefeuille en raison de leur rôle dans le financement des colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.

Une évaluation opérée par le NZ Super Fund a conclu que détenir des parts dans les principales banques d’Israël violerait sa politique d’investissement responsable.

Le document cite le vote par la Nouvelle-Zélande, en 2016, en faveur de la Résolution 2334 du Conseil de sécurité des Nations unies, qui réaffirme l’illégalité des colonies, ainsi que des déclarations du Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou disant qu’il a l’intention de procéder à des annexions à grande échelle de terres palestiniennes occupées.

La mise en place de colonies par Israël est un crime de guerre.

C’est l’une des questions actuellement soumises à la Cour pénale internationale, dont les juges, le mois dernier, ont ouvert la voie à une enquête officielle sur les actions d’Israël en Cisjordanie occupée et dans la bande de Gaza.

Dans un rapport de 2018, Human Rights Watch expliquait le rôle essentiel des banques israéliennes dans la mise en place des colonies et la perpétration d’abus à grande échelle envers les droits humains palestiniens.

Les institutions financières exclues sont la First International Bank of Israel, l’Israel Discount Bank, la Bank Hapoalim, la Bank Leumi et la Bank Mizrahi-Tefahot.

Toutes cinq sont désormais reprises sur la liste d’exclusion du NZ Super Fund.

Elles rejoignent ainsi d’autres sociétés israéliennes impliquées dans les violations des droits palestiniens et qui ont déjà été exclues par le fonds : les fabricants d’armes Elbit Systems et Ashot ainsi que les entreprises de construction de colonies Africa-Israel et Shikun & Binui.

La décision du fonds néo-zélandais est significative de la tendance internationale croissante à tenir les sociétés israéliennes pour responsables dans leur participation aux crimes de guerre israéliens.

L’été dernier, ABP, le plus important fonds de pension hollandais et l’un des plus importants au monde, a cessé d’investir dans deux banques israéliennes en raison de leur rôle dans la mise en place de colonies.

Les activistes en Nouvelle-Zélande ont accueilli favorablement cette décision du fonds national de pension, géré de façon indépendante, mais ils disent que le fonds et le gouvernement de leur pays doivent en faire davantage.

« La décision éthique du New Zealand Superannuation Fund de désinvestir des banques israéliennes devrait être suivie par notre gouvernement”, a déclaré mardi Aoteaora, le réseau de solidarité avec la Palestine (PSNA).

« Le fonds a toujours des investissements dans d’autres sociétés israéliennes et il affirme qu’il consacrera une attention soutenue à tout rapport futur émanant du haut-commissaire des Nations unies pour les droits de l’homme à propos de la culpabilité d’autres sociétés israéliennes dans la construction de colonies illégales », a fait remarquer Janfrie Wakim, porte-parole du PSNA.

Wakim a ajouté que le NZ Super Fund avait exclu le fabricant d’armes israélien Elbit en 2012. « Pourtant, le gouvernement néo-zélandais a admis qu’il achetait des équipements militaires d’Elbit Systems testés sur le terrain, c’est-à-dire sur les Palestiniens. »

Source : AURDIP




La Semaine contre l’Apartheid Israélien (IAW) ; de quoi parle t-on?

Lancée en 2005, à Toronto par des étudiant-e-s arabes, la semaine contre l’apartheid israélien (IAW) est aujourd’hui un important événement international en solidarité avec la Palestine qui à l’origine visait à parler de la Palestine dans les universités, campus, etc.

Depuis 2005, la semaine contre l’apartheid israélien (IAW) a lieu dans plus de 200 universités et villes partout dans le monde. Des projections de films, des conférences et des actions sont mises en place durant cette semaine en vue :

 – d’alerter l’opinion publique sur le projet colonialiste en cours d’Israël et sur sa politique d’apartheid vis-à-vis du peuple palestinien

– d’accroitre le soutien à la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), initiée par les Palestinien-ne-s dans leurs luttes pour la justice et la liberté.

Depuis deux ans, l’enjeu est également de (re)créer des liens avec les mouvements/ les luttes anti racistes dans un contexte de luttes mondiales contre les oppressions systémiques (capitalisme/patriarcat/(néo)colonialismes) que combattent également les Palestinien-ne-s.

L’IAW procure une opportunité pour mettre en réseau et renforcer les liens entre la lutte de libération des Palestiniens/ Palestiniennes et d’autres luttes contre toutes formes d’oppressions systémiques.

En 2021, comme tous les ans depuis 2005, nous allons à nouveau unir nos voix pour dénoncer l’apartheid. Pendant la semaine du 14 mars au 21 mars 2021, nous allons organiser une série d’actions et d’événements tels que des vidéos réunissant des personnes influentes dans leurs combats contre les mécanismes d’oppressions, des webinaires, des manifestations virtuelles….

Et c’est Angela Davis qui a lancé cette édition 2021 dans cette vidéo

Le racisme, la discrimination, la xénophobie et l’inégalité continuent d’augmenter à travers le monde.

Nous avons vu comment des millions de personnes autour du monde ont occupé les rues pour protester contre le racisme systémique, les violences patriarcales, l’injustice climatique, l’austérité néolibérale, et l’inégalité économique, parmi d’autres oppressions qui continuent de nous asphyxier. Ces manifestations pour une justice si longtemps déniée nous ont incité à continuer de résister à l’injustice, à continuer de rêver de liberté, et à continuer de réclamer nos droits, dans un front mondial uni contre le racisme et les oppressions.

Maintenant plus que jamais, nous avons besoin que toutes nos voix s’unissent à travers le monde pour mettre fin au racisme, au colonialisme et à l’apartheid.

La Palestine reste un terrain d’expérience central pour la répression mondiale. Le régime d’apartheid israélien teste ses idéologies militaristes et racistes, ses outils de surveillance et ses armes d’oppression et de domination raciale sur le corps des Palestiniens et des Palestinien-ne-s et leur société pour les exporter dans le monde comme « testés sur le terrain ». Ces outils finissent par aggraver l’oppression militarisée et raciale dans de nombreux pays à travers le monde, de la forteresse d’Europe aux Etats Unis, de l’Inde au Myanmar, du Brésil et du Honduras au Sud Soudan et au Rwanda, et bien au-delà.

Ces 17 dernières années, l’IAW s’est organisée à travers la planète pour protester contre certaines de ces injustices et pour défendre la liberté, la justice et l’égalité comme faisant partie de la lutte pour parvenir à notre justice indivisible. Continuons de tisser des réseaux toujours plus puissants d’espoir et de solidarité mutuelle et entrecroisée. Ensemble, personne ne peut nous arrêter.

#UnitedagainstRacism

Restez connecté-e-s!

 

Plus d’informations sur la page Facebook d’Israeli Apartheid Week – France

Peut être une image de 2 personnes, personnes debout et texte qui dit ’(ISRAELI APARTHEID WEEK) SEMAINE INTERNATIONALE CONTRE L'APARTHEID ISRAELIEN EDITION 2021 "De la Palestine la France, nous lutterons contre toutes formes d'oppressions!" DU 14 MARS AU 21 MARS Manifestationsvirtuelles Réalisations de Mise MeenpaceI... en RESTEZ CONNECTÉ-E-S! #UNITEDAGAINSTRACISM RETROUVEZ TOUTES LES INFOS SUR LA PAGE FB IAW-FRANCE BDS:’

 




Nouveau procès suite à une action TEVA à Lyon : Droit au boycott !

Nouveau procès suite à une action TEVA à Lyon : Droit au boycott !

Un procès intenté par l’entreprise pharmaceutique TEVA à l’association Europalestine doit avoir lieu le 16 mars prochain à 14H à Lyon.

Il fait suite à la publication par le site  de cette association du compte rendu d’une action BDS menée en novembre 2016 par le collectif 69 Palestine, membre de la campagne BDS France.

L’entreprise israélienne TEVA veut  ainsi empêcher toute visibilité des actions BDS contre elle. 

La Campagne BDS France tient à rappeler qu’il est parfaitement légitime et légal de pratiquer le boycott en France, comme l’a rappelé l’arrêt de la CEDH en juin dernier ( voir ou revoir le communiqué de la Campagne BDS France sur ce sujet )

C’est pourquoi nous demandons la relaxe immédiate de la directrice de publication du site Europalestine Olivia Zémor.

Nous appelons à participer aux rassemblements qui seront organisés contre ce procès, et à continuer à développer la campagne BDS en France.

La campagne BDS France, le 2 mars 2021

 




Mobilisation du 24 février devant les locaux de Facebook à Paris « Facebook, il faut qu’on parle »!

Dans le cadre de la campagne « Facebook, il faut qu’on parle », initiée notamment par Jewish Voice for Peace et le BNC – et à laquelle la Campagne BDS France a pris part, une journée d’action internationale a eu lieu le 24 février 2021 dans dix-huit pays. A cette occasion, BDS France s’est mobilisé devant les locaux de Facebook a Paris et a remis au siège de l’entreprise la pétition signée par plus de 50 000 personnes demandant à Facebook de ne pas protéger le gouvernement israélien en censurant des mots tels que « sionisme » ou « sioniste ». Cette censure limiterait toute critique du régime d’apartheid israélien, empêcherait les Palestinien.ne.s de décrire les situations d’oppressions dont ils/elles sont victimes et représenterait un obstacle à leur lutte pour la liberté et l’égalité. Facebook, nous devons parler ! #FacebookWeNeedToTalk

L’action BDS France du 24 février sur les réseaux sociaux

Plus d’informations sur les dangers de l’ajout des termes « sioniste » et « sionisme » à la politique de lutte contre la haine de Facebook

Intervention de BDS France devant les locaux de Facebook

La mobilisation en images



Des artistes se tiennent aux côtés de Ken Loach et contre le McCarthyisme

Par Artists for Palestine UK, le 8 février 2021

« Nous sommes profondément perturbés d’entendre parler d’une campagne maccarthyste qui demande à l’université d’Oxford d’annuler un événement public où le réalisateur Ken Loach viendrait débattre de sa brillante carrière dans le cinéma. La campagne pour réduire au silence un artiste de renommée mondiale, qui s’est activée en coulisses et n’est devenue publique qu’à la dernière minute, se sert de la définition controversée de l’antisémitisme par l’IHRA pour essayer d’empêcher un événement culturel d’avoir lieu. S’il était besoin d’une preuve quelconque supplémentaire pour démontrer comment on déploie une définition vaguement formulée pour faire taire les critiques de la politique israélienne envers les Palestiniens – alors, nous y voilà.

Nous avons été alertés par des universitaires palestiniens respectés, des chercheurs israéliens, des experts reconnus de l’antisémitisme, des dizaines d’associations juives progressistes, et d’autres qui disent que cette définition est utilisée comme une arme politique. Nous ne pouvons combattre le racisme, dont l’antisémitisme, en diabolisant et en réduisant au silence les défenseurs des droits des Palestiniens. »

Signataires :

Hany Abu-Assad, filmmaker

Raed Andoni, filmmaker

Hanan Ashrawi, Palestinian parliamentarian, scholar and civil society leader

Nahed Awwad, filmmaker

Victoria Brittain, journalist, author, playwright

Judith Butler, philosopher and gender theorist

David Calder, actor

Dame Carmen Callil, publisher, editor

Julie Christie, actor

Caryl Churchill, playwright

Steve Coogan, actor, comedian, producer

Dror Dayan, filmmaker, senior lecturer

Raymond Deane, composer, author

Esther Ruth Elliott, actor, director

Brian Eno, musician, producer

Peter Gabriel, musician, founder Womad music festival

Tony Graham, theatre director

Ohal Grietzer, composer and mixed-media performer

Barbara Harvey, civil rights and labor lawyer

Trevor Hoyle, novelist and radio dramatist

Ronnie Kasrils, former South African Government Minister

Mike Leigh, screenwriter, director

Zwelivelile “Mandla” Mandela, South African Parliamentarian

Jean Said Makdissi, writer

Samir Makdissi, Professor Emeritus of Economics, AUB

Kika Markham, actor

Mai Masri, filmmaker

Thurston Moore, musician

David Morrisey, actor

Rebecca O’Brien, producer

Ruth Padel, poet

Maxine Peake, actor

Mark Rylance, actor

Alexei Sayle, comedian

Eyal Sivan, filmmaker

Rosemary Sayigh, journalist and scholar

Ahdaf Soueif, author, founder PalFest

Rima Tarazi, Palestinian pianist, composer and social activist

Harriet Walter, actor

Roger Waters, musician

Samuel West, actor, director

Rabbi Alissa Wise, deputy director of Jewish Voice for Peace

Source : Artists for Palestine UK

Traduction : J. Ch. pour BDS France




[Communiqué] Approbation de la définition de l’antisémitisme de l’IHRA au Conseil de la ville de Paris ; calcul électoral ou conviction ?

A l’heure précise où la Chambre préliminaire de la Cour Pénale Internationale (CPI) se prononçait en faveur de l’ouverture d’une enquête dans la situation de Palestine pour l’examen des crimes commis sur le territoire palestinien dans le contexte de l’occupation israélienne, quelques mois après l’arrêt de la Cour Européenne des Droits de l’Homme condamnant la France pour non-respect de la liberté d’expression de militants appelant au boycott de produits israéliens, le Conseil de la ville de Paris, sous la direction d’Anne Hidalgo, maire de Paris, approuvait la définition opérationnelle de l’antisémitisme utilisée par l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).
Les élu-e-s de la majorité de ce conseil sont resté-e-s insensibles à la force symbolique portée par la décision de la CPI et ont persisté dans la défense d’une périlleuse équation : « antisionisme = forme réinventée de l’antisémitisme »

Madame Hidalgo, sans doute emportée par la naissance d’une vague électorale la concernant, passe près de trois minutes, à l’issue du débat sur ce vœu proposé par Francis Szpiner, maire du 16e arrondissement, à se contorsionner pour faire croire à l’utilité de l’adoption d’une définition au mieux maladroite, au pire toxique, qui ne tient aucun compte de l’universalité de l’antiracisme.

Madame Hidalgo et les élus du Conseil de Paris ne convaincront personne du fait que cette définition peut servir d’ « instrument de prévention, d’éducation et de formation » contre l’antisémitisme. Elle ne servira qu’à faire croire que certaines formes de racisme sont plus graves que d’autres et aura du mal à masquer son objectif : défendre le régime raciste israélien qui a voté la loi « État nation du peuple juif » institutionnalisant ainsi l’apartheid de fait.

La Campagne BDS France continuera à dénoncer toute forme de racisme, dont l’antisémitisme, l’islamophobie, la négrophobie ou la romophobie, en France, en Israël, et ailleurs. Plus qu’une simple dénonciation, nous appelons les personnes de conscience à se joindre à nous et à appeler au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre l’État israélien, tant que dureront l’occupation, la colonisation, les discriminations, les violations du droit international, des droits humains et des droits fondamentaux du peuple palestinien, en Israël, en Cisjordanie, à Gaza, à Jérusalem Est, dans le Golan et dans les camps de réfugiés du monde entier.

Par l’équipe d’animation de BDS France

Le vote de la résolution Maillard : censure politique et division sociale – UJFP

Appel de 127 universitaires juifs aux députés français : « Ne soutenez pas la proposition de résolution assimilant l’antisionisme à l’antisémitisme » – UJFP

 

 




Rejoignez les 10 000 personnes qui se sont engagées à boycotter AXA !

Le 9 février 2021

En novembre dernier, plus de 10 000 personnes et de 250 organisations, syndicats et entreprises se sont engagés à boycotter AXA. Rejoignez-les !

Plus de 10 000 personnes et de 250 organisations, syndicats et entreprises ont signé l’engagement à boycotter AXA. Parmi les organisations signataires figurent Sabeel-Kairos (Royaume-Uni), l’Université bénédictine (États-Unis), l’Union syndicale Solidaires (France) et la Coordination nationale d’action pour la Paix et la Démocratie (Belgique).

L’éminent universitaire et militant états-unien Noam Chomsky fait partie des signataires à titre individuel.

De plus, des dizaines de particuliers et organisations ont annulé leur police d’assurance AXA, notamment les ONGs belges Viva Salud, ManiFiesta et Intal Globalize Solidarity.

Les groupes membres de la coalition Stop Axa Assistance to Israeli Apartheid ont adressé une lettre signée par tous au P-DG d’AXA, Thomas Buberl et au P-DG AXA de leur pays respectif, mais AXA n’a pas répondu.

Même si AXA fait semblant de nous ignorer, nous savons que notre campagne est efficace et qu’AXA ressent notre pression. Nous avons besoin de plus de signatures encore pour faire monter la pression.

Depuis que nous avons commencé notre campagne, AXA s’est séparé d’Elbit Systems et a considérablement réduit ses parts dans Equitable Holdings (anciennement AXA Equitable Holdings). Mais AXA continue d’investir dans les banques israéliennes qui sont des complices de l’occupation et de l’apartheid israéliens.

Si vous n’avez pas encore signé l’engagement à boycotter AXA, s’il vous plaît, remplissez le formulaire ci-dessous. Si vous l’avez fait, encouragez d’autres personnes et organisations à le signer.

Pour accéder au formulaire, cliquez ici

Nous comptons sur vous pour obtenir d’AXA qu’il se sépare de l’apartheid israélien !

Source : BDS Movement

Traduction : BP pour BDS France




Mettre fin à l’apartheid israélien : comment surmonter les pressions des lobbies sionistes ?

Intervention de Jean-Guy Greilsamer le mardi 9 février dans le cadre de la Semaine Anticoloniale

Je vais intervenir sur la question suivante : Pour mettre fin à l’apartheid israélien, comment peut-on surmonter efficacement les pressions des lobbys sionistes, que l’on peut désigner aussi par l’expression « groupe de pression pro-Israël » ?

Je suis membre de la coordination nationale de l’UJFP. L’UJFP est une association juive antisioniste, solidaire du peuple palestinien et des anticolonialistes juifs israéliens. Nous sommes révoltés par la politique criminelle que l’Etat d’Israël mène au nom des Juifs du monde entier et sommes mobilisée contre tous les racismes en nous inscrivant dans le contexte de notre époque.

Je vais rappeler la nature du régime israélien et m’exprimer sur l’importance et l’enjeu international de mettre fin à son impunité, sur la nature des pressions des lobbys sionistes, sur le BDS, mouvement international auquel adhère l’UJFP, sur comment surmonter les pressions des lobbies sionistes, et sur ce que nous pouvons faire pour contribuer efficacement à mettre fin à l’impunité d’Israël.

L’Etat d’Israël développe depuis sa création une politique coloniale, d’apartheid et d’épuration ethnique, commet de nombreux assassinats ou massacres, impose depuis longtemps le blocus criminel de Gaza, persécute les résistants, cherche à acculer le peuple autochtone palestinien au désespoir et à le faire capituler.

Il bafoue constamment le droit et les résolutions internationales, notamment le droit au retour  des réfugiés (environ 800 000 ont été expulsés lors de la Nakba), et bénéficie d’une impunité résultant de la protection ou du silence des grandes puissances. Cette situation menace la survie du droit international et la paix dans le monde. L’Etat israélien est pourvoyeur d’armes et d’autres produits de haute technologie testés sur les Palestiniens, par exemple des drones qui servent à contrôler et réprimer les mouvements migratoires, ou des logiciels qui servent à ficher les populations.

Il est à l’avant-garde d’un type de société capitaliste discriminatoire, colonialiste, raciste, sécuritaire, xénophobe, anti-migrants.

L’apartheid israélien a été officialisé par la loi Etat-Nation du peuple juif, votée en juillet 2018 par la Knesset, le parlement israélien. Cette loi stipule que le droit d’exercer l’autodétermination nationale dans l’État d’Israël n’appartient qu’au peuple juif, elle encourage la colonisation et relègue le peuple palestinien au statut de citoyens de seconde zone. Le fait que le régime israélien est un régime d’apartheid est de plus en plus reconnu au niveau international non seulement dans l’opinion publique mais aussi par des organismes ayant pignon sur rue. Ainsi l’importante O.N.G. israélienne B’Tselem a récemment publié un texte remarquable sur ce sujet.

Israël commet des crimes d’apartheid : de tels crimes sont considérés par le statut de Rome de 1998 fondant la Cour Pénale Internationale (CPI) instituée en 2002 comme des crimes contre l’humanité, imprescriptibles et exposant leurs responsables à des sanctions sévères.

Face aux exactions de l’Etat israélien et malgré les pressions multiples de cet Etat et ses soutiens, la solidarité avec la Palestine s’est développée. Malgré un contexte international difficile elle persévère et remporte des victoires, en particulier celles du mouvement BDS, Boycott, Désinvestissement Sanctions jusqu’à ce que l’Etat d’Israël se conforme au droit international.

Une victoire importante a été l’arrêt du 11 juin dernier de la CEDH, la Cour européenne des droits de l’homme, condamnant la France. Un jugement de la cour d’appel de Colmar confirmé la Cour de cassation, avait condamné des militants BDS de la région de Mulhouse qui intervenaient auprès des clients d’un supermarché. Il les avait condamnés pour incitation à la discrimination économique envers des personnes en raison de leur appartenance à une nation. Un recours a alors été engagé auprès de la CEDH, qui est une juridiction qui s’adresse à 47 états européens. La CEDH a alors dans son arrêt du 11 juin souligné que les actions et les propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’Etat d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale.

Elle a rappelé que en droit international, le boycottage est considéré comme une forme légitime d’expression politique, et que les manifestations non violentes de soutien aux boycotts relèvent, de manière générale, de la liberté d’expression légitime qu’il convient de protéger.

La CEDH a condamné la France à des dédommagements d’un montant total de 100 000 euros, pour les frais de justice et pour des amendes au bénéfice des militants poursuivis.

Ces condamnations, les lobbys sionistes ne peuvent pas les supporter. Le sionisme, c’est l’idéologie et la politique israéliennes, dont l’objectif est d’imposer la suprématie juive dans la Palestine historique et d’exclure le peuple autochtone palestinien. Il se base sur l’escroquerie politique selon laquelle le soi-disant peuple juif reviendrait sur ses terres après 2000 ans d’exil.

Les lobbys sionistes sont des groupes de pression qui incluent énormément de personnes qui ne sont pas juives, dont certaines sont d’ailleurs ouvertement antisémites, par exemple les Chrétiens évangéliques, qui aux Etats-Unis sont beaucoup plus nombreux que les Juifs dans le monde entier. Il est important de préciser aussi que beaucoup de personnes juives sont antisionistes ou reconnaissent que l’antisionisme, historiquement né parmi les populations juives, relève de la liberté d’expression. Parmi les associations juives antisionistes, je mentionne en particulier l’association étasunienne « Jewish Voice for Peace » qui a une audience réelle, notamment dans les milieux universitaires.

Parmi les lobbys sionistes en France il y a notamment le CRIF, Conseil soi-disant Représentatif des Institutions Juives de France, le BNVCA, Bureau National de Vigilance contre l’antisémitisme, l’association France Israël, Avocats sans Frontière de l’avocat Goldnadel, ELNET, qui est un réseau européen qui œuvre à renforcer les liens entre la France et Israël en ciblant les leaders, patrons et élus pour leur vendre le produit Israël, ses start-up et ses colonies (il y a d’ailleurs un récent article intéressant du journaliste Jean Stern concernant ELNET), la LICRA toujours prompte à protéger la politique israélienne, et de nombreuses personnalités politiques (par exemple Aurore Bergé, élue médiatisée de LREM dont Jean Stern décrit l’admiration pour Israël, Estrosi le maire de Nice, etc)  Il y a aussi des groupes fascistes violents tels que la Ligue de Défense Juive.

Les pressions des lobbys sionistes consistent à essayer de faire croire que les résistants palestiniens qui refusent de se soumettre aux injonctions des autorités israéliennes sont des terroristes, que l’antisionisme est antisémite, que le BDS est antisémite, que l’antisémitisme est aujourd’hui un racisme beaucoup plus dangereux que tout autre racisme et qu’il doit être dissocié des autres racismes.

Ces lobbys pour tenter de protéger la politique israélienne, n’hésitent pas à brandir des injonctions fascisantes dans le but de faire taire les antisionistes. Ils surveillent minutieusement leurs propos et leurs écrits, traquent la moindre virgule mal placée, sont prompts à détacher une phrase de son contexte pour accuser d’antisémitisme son auteur(e). C’est ce qui est arrivé récemment à Houria Bouteldja à propos d’une phrase sur le rapport des Israéliens à leur identité. Peu après, André Rosevégue, représentant l’UJFP en Aquitaine, a suscité la colère du CRIF et de la LICRA à Bordeaux parce qu’il critiquait la formule « contre le racisme et l’antisémitisme » dissociant l’antisémitisme des autres racismes. Pour ces gens du CRIF et de la LICRA, toute activité antiraciste ne peut que dissocier l’antisémitisme des autres racismes.

Une bataille actuelle des lobbys sionistes est d’essayer d’imposer la définition de l’antisémitisme par l’IHRA, l’Alliance internationale pour la mémoire de l’holocauste, et en réalité d’imposer les exemples d’antisémitisme qui ont été rajoutés à cette définition, qui est elle-même banale.

Voici trois exemples significatifs.

1. Serait antisémite Le refus du droit à l’autodétermination des Juifs, en affirmant par exemple que l’existence de l’État d’Israël est le fruit d’une entreprise raciste, ce qui signifie donc qu’il serait antisémite de critiquer l’histoire et la nature de l’Etat d’Israël

2. Serait également antisémite Le traitement inégalitaire de l’État d’Israël, à qui l’on demande d’adopter des comportements qui ne sont ni attendus ni exigés de tout autre État démocratique, ce qui signifie que l’Etat d’Israël est démocratique et que l’existence d’oppressions coloniales aussi fortes que celles que subissent les Palestiniens ne peut provenir que d’Etats non démocratiques ce qui interdirait de critiquer Israël

3. Autre citation : L’antisémitisme peut se manifester par des attaques à l’encontre de l’État d’Israël lorsqu’il est perçu comme une collectivité juive. Commentaire : c’est bien l’Etat d’Israël lui-même qui s’affiche comme une collectivité à suprématie juive !

Je précise que l’auteur de la définition initiale de l’antisémitisme sans les exemples s’est désolidarisé des exemples, estimant qu’il s’agit d’une manipulation politique.

Je précise aussi que la maire de Paris Anne Hidalgo, qui a des ambitions nationales, a voté récemment pour la définition de l’IHRA.

Cette utilisation de la définition de l’IHRA fait l’objet de nombreuses mobilisations. Mobilisation des lobbys sionistes qui la promeuvent partout où ils peuvent : dans les Etats membres de l’Union Européenne, aux Etats-Unis, au Canada, dans les universités. Mais le mouvement de solidarité avec le peuple palestinien se mobilise aussi pour s’y opposer, en particulier dans les universités, que ce soit au Canada, aux Etats-Unis, et cela commence en France.

Le 3 décembre 2019 l’Assemblée Nationale a voté la résolution Maillard qui s’appuie sur la définition de l’IHRA et considère dans ses attendus que l’antisionisme est une des formes contemporaines de l’antisémitisme, pour reprendre les mots du Président de la République.

Le 20 octobre 2020 le garde des sceaux, ministre de la justice français, a publié une dépêche relative à la répression des appels discriminatoires au boycott des produits israéliens. Ce document, établi manifestement pour répondre aux demandes du CRIF et autres lobbys sionistes, a été interprété par beaucoup de militants du mouvement de solidarité comme maintenant la circulaire Alliot Marie de 2010 appelant les parquets à poursuivre les militants appelant au boycott des produits israéliens.

Face à toutes ces pressions des lobbys sionistes, la question à résoudre est alors : comment faire en sorte que ces pressions ne soient pas un obstacle aux actions pour mettre fin à l’impunité de l’Etat d’Israël et développer la solidarité avec le peuple palestinien ?

A cette question il y a lieu d’apporter plusieurs réponses.

D’une part il ne faut pas sous-estimer les capacités de nuisances de dispositions comme la définition de l’IHRA, la résolution Maillard ou la dépêche du ministre de la justice relative à la répression des appels discriminatoires au boycott des produits israéliens. Par exemple des réunions publiques, des réservations de salles ou des participations à des évènements culturels ont été interdites en Angleterre ou en Allemagne en s’appuyant sur la définition de l’IHRA. En France il y a des pressions similaires aussi.

Mais d’autre part il ne faut pas non plus surestimer le contenu de ces dispositions. Ces textes, résolutions, circulaires ou dépêches, ne sont pas des lois, ils sont des recommandations, ils sont juridiquement non contraignants, et leurs contenus peuvent être retournés contre les lobbys qui les brandissent.

L’utilisation de la définition de l’IHRA, ou antérieurement la publication de mesures gouvernementales, fédérales ou régionales  anti-BDS, ont fait l’objet de nombreux jugements de tribunaux rappelant que le BDS relève de la liberté d’expression, que ce soit aux Etats Unis, en Allemagne ou en Grande Bretagne.

En France de nombreuses associations connues telles que la Ligue des Droits de l’Homme s’opposent à la définition de l’IHRA au nom du respect de la liberté d’expression.

La résolution Maillard a été votée par une minorité de députés et a même divisé la majorité La République en Marche.  Son article unique n’évoque pas l’antisionisme et son auteur Maillard a précisé que les exemples associés à la définition de l’IHRA n’étaient pas inclus.

Quant à la dépêche du ministère de la justice, nulle part elle ne condamne le jugement de la CEDH condamnant la France.

Avant d’en venir à d’autres questions, je veux préciser que s’il est important de ne pas négliger les diffamations des lobbys sionistes, il est important aussi de ne pas se concentrer dans un militantisme ciblé essentiellement contre chaque diffamation, de ne pas se laisser enfermer dans un tête-à-tête constant avec les lobbys sionistes, parce que beaucoup de sionistes souhaiteraient dévoyer ainsi notre travail de sensibilisation au sort du peuple palestinien. Il s’agit donc de sélectionner nos ripostes aux pressions sionistes.

Ces ripostes sont principalement de trois ordres : sur le terrain juridique, sur le terrain de la solidarité avec le peuple palestinien et contre l’impunité d’Israël et sur le terrain de l’antiracisme.

1. Sur le terrain juridique d’assez nombreux/breuses juristes sont intervenu-e-s contre les mesures ciblant ouvertement ou insidieusement la solidarité avec le peuple palestinien. Ils et elles effectuent un travail important au service du mouvement de solidarité et pour rallier d’autres juristes. Il est nécessaire de faire face aux procès intentés par les lobbys sionistes contre les militant-e-s. Il est nécessaire aussi d’intenter nous-mêmes des procès contre les diffamations les plus flagrantes, de ne pas rester sur la défensive. Le droit est de notre côté.

2. Sur le terrain de la solidarité avec le peuple palestinien, il y a de multiples possibilités : le lobbying auprès de certains élus pour contrecarrer utilement le lobbying sioniste qui leur est infligé, la médiatisation de l’aide à des projets ou des activités économiques, sociaux, culturels au service des Palestiniens et assurant leur autonomie, et surtout la poursuite du mouvement BDS sans se laisser intimider est une activité décisive pour neutraliser les lobbys sionistes.

Ce mouvement est international, non violent, citoyen et antiraciste.

Il se fonde exclusivement sur le droit international et les droits humains universels

Il remporte de nombreux succès, rallie d’importants syndicats, églises, associations universitaires, personnalités des mondes culturel, sportif et politique. De nombreuses personnes et associations juives participent au BDS.

Il y a eu des victoires contre des sociétés qui étaient complices de l’apartheid et de la colonisation : la société Agrexco de commercialisation de fruits et légumes qui a fait faillite, l’entreprise Veolia qui s’est retirée d’Israël, la société de téléphonie Orange qui avait un accord avec une entreprise de téléphonie israélienne intervenant dans les colonies. Des entreprises hésitent désormais à investir en Israël.

En février 2020, le Bureau du Haut-Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies a publié une liste noire de 112 entreprises contribuant aux implantations coloniales israéliennes, toutes illégales. Cette liste, encore incomplète et qui doit être actualisée tous les ans, est un moyen de pression sur les entreprises : elle contient 3 entreprises françaises (Alstom, Egis et Egis rail) et plusieurs entreprises pas françaises mais commercialisant des produits ou services en France : Altice Europe, entreprise néerlandaise incluant SFR, Airbnb et TripAdvisor, entreprises américaines, booking.com entreprise néerlandaise, General Mills USA, qui commercialise Yoplait et les glaces Häagen-Dazs.

Ce 5 février 2021 a été marqué par un évènement important : la Cour Pénale Internationale confirme enfin sa compétence sur le Territoire Palestinien Occupé. Elle peut donc, même si cela n’est pas encore gagné, condamner de hauts responsables israéliens à de lourdes peines pour crimes de guerre ou pour crimes d’apartheid. Netanyahou a bien entendu crié que c’est du pur antisémitisme, mais le président étasunien Biden a lui aussi rejeté la compétence de la CPI.

Dans la période actuelle le mouvement BDS développe des campagnes ciblant plusieurs sociétés : la compagnie d’assurance et groupe bancaire AXA, qui investit dans  des banques finançant les colonies et a des capitaux dans une société participant au financement de l’industrie israélienne d’armement Elbit Systems, l’équipementier sportif PUMA qui sponsorise l’Association Israélienne de Football dont ses équipes implantées dans les colonies, la société espagnole de matériel de transport CAF, qui participe à la création d’une nouvelle ligne de tramway reliant Jérusalem aux colonies.

Le boycott culturel, le refus de nombreux artistes de participer  à des initiatives sponsorisées par Israël, ont un impact considérable ; Israël échoue à se servir de la culture pour tenter de redorer son image. Récemment plus de 1000 artistes irlandais se sont engagés pour le boycott. Les refus d’artistes de se produire à des festivals sponsorisés par le régime israélien ne fléchissent pas.

La semaine internationale contre l’apartheid israélien aura bientôt lieu.

Les interventions pour l’embargo militaire sur le commerce d’armes avec Israël se poursuivent.

Les zones libres d’apartheid ont continué de se multiplier malgré le COVID, notamment en Italie, ces zones concernant des commerces, des lieux culturels ou des quartiers.

De même que le boycott de l’Afrique du Sud avait contribué à mettre fin à l’apartheid dans ce pays, le Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre l’Etat d’Israël continue de progresser et progressera jusqu’à ce que cet Etat se conforme au droit international.

3. Une autre riposte aux lobbys sionistes, non moins importante, est la participation au mouvement antiraciste décolonial qui rassemble les acteurs de l’antiracisme politique de notre époque.

Le sens des accusations d’antisémitisme proférées par les lobbys sionistes contre les antisionistes est de propager une politique elle-même raciste.

L’antisémitisme en France est bien réel et doit être combattu. Il s’agit d’un antisémitisme de période de crise, meurtrier, s’appuyant sur la représentation complotiste des Juifs qui chercheraient à dominer le monde, reprenant ou continuant les clichés de l’extrême droite historique. Mais les tentatives d’infiltrations du mouvement de solidarité avec la Palestine par des antisémites ne sont pas plus importantes que toute tentative d’infiltration d’autres bonnes causes par des gens racistes et, surtout, la politique israélienne et les objectifs des lobbys sionistes ne peuvent que favoriser l’antisémitisme.

Il s’agit pour eux d’identifier toute la population juive comme défendant à juste titre un régime colonial, de protéger un Etat israélien qui a noué de solides relations avec des politiciens antisémites tels qu’en Hongrie avec Orban, en Pologne, etc, sans oublier Bolsonaro et les antisémites qui gravitent autour de Trump. Il s’agit en France de se servir des Juifs contre les victimes du racisme institutionnel et systémique, en particulier les victimes de la politique islamophobe, les Juifs étant alors considérés comme les bons élèves de la République.

Face à cette situation l’antisémitisme et les pressions sionistes en faveur de l’impunité d’Israël nécessitent de rompre avec l’exclusivisme de l’antisémitisme et de soutenir le front des populations racisées c’est-à-dire victimes des politiques racistes, d’inspiration coloniale et suprématiste, qu’il s’agisse des musulmans ou supposés tels, des populations Noires, des R’roms, des asiatiques. C’est pourquoi l’UJFP travaille à construire, avec la BAN (Brigade Anti Négrophobie), avec le CRAN (Conseil Représentatif des Associations Noires), avec La Voix des Rroms, et avec le CCIF (Collectif contre l’islamophobie en France) avant qu’il soit injustement dissous, une plateforme antiraciste qui s’adresse à toutes les victimes du racisme et dénonce toutes ses formes.

Cette résistance au racisme se manifeste dans la défense juridique mutuelle, dans les constitutions de partie civile dans des procès, dans la solidarité contre les manifestations les plus marquantes du racisme institutionnel et systémique, en particulier concernant les violences policières.

L’UJFP s’était constituée partie civile aux côtés du CCIF pour son procès contre Clavreul, qui était responsable de la DILCRA, Délégation interministérielle à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme. Clavreul avait sur facebook accusé le CCIF d’antisémitisme et le CCIF avait gagné le procès. Il y a eu aussi un procès contre Zemmour, connu pour ses envolées racistes et l’indulgence voire le soutien de grands médias dont il bénéficie.

L’UJFP participe aux manifestations pour la régularisation des sans-papiers, pour la fermeture des centres de détention, pour la solidarité avec les migrants, victimes de politiques scandaleuses et inhumaines. Nous sommes mobilisés contre les mesures liberticides et contre la loi sur le séparatisme.

Toutes ces mobilisations promeuvent un antiracisme respirable, correspondant aux réalités de notre époque, un antiracisme qui s’est dégagé des discours et des pressions des lobbies sionistes.

Pour laisser place aux questions et discussions, c’est le moment de conclure cet exposé.

Les mobilisations contre les pressions des lobbys sionistes font partie des luttes pour un monde décolonisé, pour un vivre ensemble dans la justice, l’égalité et la dignité.

Dans la période que nous vivons, l’avenir est incertain. Mais les régimes d’apartheid ne durent pas éternellement, et les résistances aux racismes telles que je les ai évoquées se développent malgré les mesures gouvernementales actuelles et les discours et pratiques discriminatoires de divers courants politiques. L’UJFP est engagée dans ces résistances.

S’engager dans la Campagne BDS et dans les mobilisations antiracistes décoloniales permet de contribuer à mettre fin à l’apartheid et au régime colonial israéliens. C’est un devoir politique et moral de s’y implique