La Campagne BDS France à la fête de l’Humanité 2019

Comme chaque année, la campagne BDS France sera présente à la

FÊTE DE L’HUMANITÉ DU 13 AU 15 SEPTEMBRE 2019,

VILLAGE DU MONDE

 

Venez rencontrer les militants qui pourront vous renseigner sur les différents volets de la campagne!

Des livres, dvd, documents, tee-shirts, stickers, drapeaux palestiniens, keffiehs et autres matériels militants seront en vente.

Deux  débats sont organisés  sur notre stand.

Voir le programme ci-dessous:

  • UJFP/BDS France : SAMEDI 14 septembre 2019 de 14h00 à 15H45

Débat : De la partition à l’apartheid

Intervenants : Madj Kayyal,  journaliste et romancier de Haifa, Jim Cohen, universitaire, un militant du Sinn Féin irlandais (sous réserve)

  • BDS France : SAMEDI 14 septembre 2019 de 16h00 à 17H30 

 10 ans de campagne BDS France 

Avec  plusieurs membres de l’Équipe d’animation de la Campagne BDS France

 

  • BDS France : DIMANCHE 15 septembre 2019 de 13h00 à 14H30

Résistances populaires en Palestine occupée et rôle du BDS – Focus sur Jérusalem

Rencontre avec Amany Khalifa, coordinatrice palestinienne de « Grassroots Jerusalem » et Salah Hamouri, avocat franco-palestinien

 

Infos pratiques pour venir à la fête :

https://fete.humanite.fr/Venir




Des artistes israéliens : « Boycottez le festival Pop-Kultur de Berlin »

9 août 2019 – Artists for Palestine UK

Nous sommes fiers de publier la lettre ouverte qui suit d’artistes israéliens qui soutiennent l’appel palestinien au boycott du festival Pop-Kultur de Berlin.

« Nous sommes des artistes, des musiciens, et des cinéastes israéliens, et en tant que tels, nous soutenons l’appel palestinien à boycotter le festival Pop-Kultur 2019 de Berlin, étant donné sa complicité avec le régime raciste d’Israël.

« Aussi longtemps que Pop-Kultur continuera d’avoir l’ambassade israélienne comme partenaire, toutes les représentations au festival seront exploitées par le gouvernement israélien dans le cadre de ses tentatives de blanchir son occupation et d’améliorer son image à travers la culture.

« Nous reconnaissons qu’il existe un besoin moral urgent de mettre fin à une oppression, qui dure depuis des décennies, de millions de Palestiniens par le gouvernement israélien, et que les boycotts ancrés dans le droit international et les principes universels des droits de l’homme sont une tactique légitime, non-violente et consacrée par l’usage.

« Nous sommes consternés que le directeur du festival ait, l’an dernier, condamné à tort le BDS comme ‘antisémite’ en défendant son partenariat avec l’ambassade israélienne. Même Avi Primor, lui-même ancien ambassadeur d’Israël en Allemagne, reconnaît que ‘le leitmotiv du mouvement du BDS est la justice pour les Palestiniens’.

« Nous sommes d’accord avec les 240 universitaires juifs et israéliens qui ont demandé au gouvernement allemand de ne pas approuver la récente résolution anti-palestinienne du Bundestag qui assimile faussement le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens à un sectarisme, et ils ajoutent qu’ils ‘sont choqués que les exigences d’égalité et de conformité au droit international puissent être considérées comme antisémites’.

« Nous sommes également d’accord avec Ishay Rosen Zvi, professeur de Talmud à l’Université de Tel Aviv, qui a décrié les tentatives, en Allemagne et ailleurs, ‘visant à gommer les différences entre critique du sionisme, critique d’Israël, critique de la politique du gouvernement d’Israël, et l’antisémitisme’ ».

 

Signataires

Aviad Albert, musicien

Dror Dayan, cinéaste et professeur de cinéma

Ohal Grietzer, musicien

Avi Hershkovitz, réalisateur de film

Liad Hussein Kantorowicz, artiste de scène

Jonathan Ofir, violoniste et chef d’orchestre

Michal Peleg, auteur

Ben Ronen, artiste visuel

Michal Sapir, écrivain et musicien

Yonatan Shapira, musicien

Professor Eyal Sivan, cinéaste

Oriana Weich, artiste

Eyal Weizman, artiste et architecte

Karen Zack, photographe

 

Source : Artists for Palestine UK

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Lettre ouverte à Céline Bonacina

Chère Céline Bonacina,

L’an dernier vous avez joué pour  l’association des Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine en Palestine occupée. C’était un geste musical et solidaire magnifique. Vous vous souvenez, je suis sûre, de l’enthousiasme de la salle et de notre reconnaissance envers vous et envers les autres musiciens pour cet acte généreux et sensible qui montrait que vous étiez interpellée par la situation des Palestiniens complètement coincés dans les territoires occupés, sous contrôle militaire permanent, alors qu’ils sont chez eux.

Et voici que votre programmation vous amène à un festival à Tel Aviv, capitale de l’État d’Israël, cet État qui essaie de redorer son image culturelle et artistique pour mieux cacher les meurtres quotidiens, les privations imposées en Cisjordanie et à Gaza, les maisons démolies au bulldozer à Jérusalem Est au mépris des familles qui y vivent de plein droit, les centaines de manifestants non violents tués à Gaza et les milliers d’amputés depuis qu’ils marchent pour le droit au retour. Le droit, justement, manipulé par Israël qui n’en fait qu’à sa guise, qui invente sans arrêt des lois liberticides et même ethnocidaires.

Israël qui se prétend une démocratie mais qui pratique un apartheid légalisé par la loi « État Nation du peuple juif » (que de plus en plus de juifs dans le monde, comme moi, dénoncent).

Israël est un avatar colonial qui fait dans le raffinement en matière de torture physique et morale, arrêtant tous les jours des jeunes (ou moins jeunes) Palestiniens qui sont placés en détention provisoire sans accusation ni procès…. Et c’est là que vous voulez aller jouer ?

S’il vous plaît n’y allez pas ! Faites un nouveau geste solidaire.

Invitez les musiciens israéliens et palestiniens qui viennent sans le soutien de l’État israélien à venir jouer en France ou ailleurs en Europe, mais ne vous faites pas complice de l’entreprise de blanchiment d’Israël.

Bien à vous,

Sonia Fayman, membre des Amis du Théatre de la Liberté de Jénine et de la Campagne BDS France




Que boycotter ?

 Tous ensemble dans la campagne internationale BDS !

BDS France,  août  2019

L’État israélien rejette le droit international. La majorité des gouvernements dans le monde ne fait rien pour l’en empêcher ou l’aide dans ses méfaits.

C’est pourquoi, depuis 2005, à l’appel de plus de 170 organisations représentant la société civile palestinienne, la société civile française s’engage dans la campagne citoyenne et non violente de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’État israélien, jusqu’à ce que soit respecté le droit international, à savoir : la fin de la colonisation, de l’occupation, du blocus de Gaza et du Mur de la honte; la fin de l’apartheid entre Palestiniens et Juifs en Israël ; le droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et en 1967.

Des milliers d’entreprises de tous les pays commercent, échangent et investissent avec des centaines d’entreprises israéliennes, participant au bien être de ce pays colonial, sans se soucier d’aucune obligation ni des droits des Palestiniens. Essayer de boycotter activement chaque entreprise qui collabore à l’apartheid israélien est voué à l’échec en terme d’effet concret. Pour qu’elle soit efficace, une campagne de boycott doit être ciblée, stratégique, argumentée, qu’elle ait une chance de gagner, qu’elle soit utilisée collectivement, si possible à l’échelle mondiale, et sur le long terme.

C’est pourquoi les Palestiniens eux-mêmes recommandent aux campagnes nationales BDS de choisir un nombre limité de cibles de boycott et de concentrer leurs efforts sur ces cibles. Les Palestiniens connaissent bien les sources de leurs souffrances et nous font les meilleures recommandations pour une campagne BDS efficace. Ne manquez pas de lire « Code-barres, origine des produits, Starbucks, McDonald’s et Coca Cola : les indications du Comité national palestinien de la campagne BDS ».

BOYCOTT

Le droit d’acheter ou de ne pas acheter les produits d’une entreprise et celui de faire savoir pourquoi sont des libertés fondamentales. La campagne de Boycott – le « B » de BDS – va plus loin et ce n’est pas secret : elle mène des campagnes publiques bien visibles qui visent à obtenir l’arrêt du commerce avec ces entreprises. La campagne fait des choix pour une plus grande efficacité.

En premier lieu, nous ciblons les entreprises et les produits israéliens, qu’ils proviennent des territoires de 1948 (Israël) ou de 1967 (Jérusalem-Est, la Cisjordanie, la bande de Gaza, le Golan). Nous pouvons néanmoins choisir en priorité des produits des territoires de 1967, parce que nous savons qu’il sera plus facile de constituer de larges coalitions contre eux. Lorsque nous dénonçons les boutiques qui vendent ces produits, n’oublions pas que la cible est l’entreprise israélienne. Nous n’appelons pas au boycott de la boutique, mais nous appelons la boutique à ce qu’elle cesse de vendre ce produit.

Campagnes internationales prioritaires :

  • les gazéificateurs d’eau de la marque israélienne Sodastream
  • les produits de beauté de la marque israélienne Ahava, en vente chez Sephora
  • les fruits et légumes israéliens, même biologiques, en particulier les dattes, et en particulier l’entreprise Mehadrin et les marques israéliennes Jaffa, Edom, Hadiklaim, Carmel, Jordan River, King Solomon, Top, Kedem
  • l’eau en bouteille des marques israéliennes Eden Springs et Château d’eau 

Autres produits israéliens que vous devrez éviter d’acheter :

  • les lingettes fabriquées en Israël, en vente entre autres chez Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc
  • les épilateurs de la marque israélienne Epilady
  • les produits ménagers des marques israéliennes Keter, Allibert, Hovac, Curver, Stanley et Zag
  • tous les produits dont le code-barres commence par 729 (indicatif israélien).

Téléchargez le tract recto-verso:

 

En général, la campagne BDS n’appelle pas au boycott des entreprises non israéliennes, mais quand ces entreprises trempent dans les aspects les plus abjects de la colonisation et de l’oppression des Palestiniens, en particulier l’armée, le Mur, la destruction de maisons…, nos amis Palestiniens nous y appellent. C’est le cas de l’entreprise américaine de bulldozers et de chaussures Caterpillar, parce qu’ils détruisent les maisons palestiniennes, ou de l’entreprise américaine d’informatique Hewlett Packard (HP), parce qu’elle fournit des équipements à l’armée israélienne, et PUMA , sponsor de la Fédération israélienne de football

DÉSINVESTISSEMENT

C’est le deuxième volet de la campagne BDS. Il exige des entreprises de tous les pays qu’ils « retirent leurs billes » d’Israël. Ceci concerne toutes les formes de participation financière dans les entreprises israéliennes, et comme pour le boycott, en premier lieu si ces entreprises agissent directement dans la colonisation. On peut bien sûr les boycotter soi-même mais l’objectif est avant tout de faire pression sur les entreprises par des campagnes publiques. Là aussi, le choix des cibles est décidé après étude par le BNC palestinien.

Dans tous les cas, une recherche est effectuée par le Palestinian BDS National Committee (BNC) avec ses partenaires, comme Who Profits, pour évaluer l’impact d’un boycott, pour l’entreprise comme pour les boycotteurs. En effet, une campagne de boycott est plus efficace si elle converge avec d’autres luttes, et elle est moins efficace si elle n’a aucune chance de succès ou si les consommateurs n’ont pas d’alternative, comme par exemple avec les puces de l’entreprise Intel, pourtant complice de la colonisation israélienne. Ensuite, une lettre de menace de boycott est envoyée à l’entreprise pour lui donner une chance de se défendre et de désinvestir d’Israël. Enfin, en cas d’échec, le BNC lance une campagne internationale de boycott ou de désinvestissement contre cette entreprise.

Campagnes internationales prioritaires :

  • les entreprises industrielles françaises Veolia et Alstom, parce qu’elles contribuent à la construction d’un tramway entre Jérusalem et les colonies illégales avoisinantes
  • l’entreprise anglo-danoise de sécurité G4S, parce qu’elle collabore à la sécurisation du Mur d’apartheid

SANCTIONS

Les sanctions relèvent de mesures gouvernementales ou institutionnelles.
Il est bien évident que de nombreuses sanctions aboutissent à des boycotts ou des désinvestissements. Par exemple, proscrire les produits des colonies ou décréter un embargo sur les armes sont des formes de boycott. Et une rupture de relations diplomatiques est en général assortie de boycotts et de désinvestissements.

AGIR DANS LA DURÉE

Ces campagnes n’ont d’impact que si elles se poursuivent dans la durée. Il est inutile d’organiser une action, puis de changer de cible le mois suivant. Il faut viser la même cible pendant des mois, voire des années, avant d’en voir les progrès, des effets concrets, et de pouvoir envisager une victoire, c’est à dire la fin de vente d’un produit ciblé par une boutique ou la fin d’un partenariat avec une entreprise ciblée.

CONCLUSION

Il y a beaucoup de bonnes raisons de ne pas acheter de Coca Cola, McDonald’s, Nestlé, Levi’s ou Intel, en particulier parce que ces entreprises opèrent et payent des impôts en Israël, mais sans une campagne active pour leur expliquer pourquoi vous le faites, cela n’aidera en rien la vie quotidienne des Palestiniens. D’ailleurs, les Palestiniens du BNC ne nous ont pas encore demandé de boycotter ces entreprises.

Un jour peut-être, quand nous serons plus nombreux, nous nous attaquerons à ces entreprises aussi, et pas seulement en arrêtant d’acheter leurs produits, mais en lançant d’autres campagnes de dénonciation de la collaboration de ces entreprises à l’apartheid israélien. En attendant, par souci d’efficacité, concentrons-nous sur les campagnes décrites ci-dessus.

Pour résumer, la campagne de boycott appelle à ne plus acheter de produits ou de ne plus collaborer avec des entreprises (ou des institutions) israéliennes en général, alors que la campagne de désinvestissement appelle à interpeller fortement les structures qui coopèrent avec le régime israélien afin qu’elles cessent toute collaboration.

SITES WEB :

http://www.bdsfrance.org/

https://bdsmovement.net/get-involved/what-to-boycott




Pourquoi les Américains devraient soutenir BDS

Par Omar Barghouti – 29 juillet 2019

 

Inspiré par les mouvements des droits civiques et contre l’apartheid, il appelle à la libération des Palestiniens dans des termes de pleine égalité avec les Israéliens et s’oppose catégoriquement à toutes formes de racisme dont l’antisémitisme.

 

Mardi dernier, la Chambre des Représentants a voté une résolution, HR 246, qui vise le mouvement de base mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, que j’ai contribué à fonder en 2005. C’est triste à dire, mais HR 246, qui dénature nos objectifs et déforme mes propres points de vues, n’est que la dernière tentative en date des soutiens d’Israël au Congrès  pour diaboliser et étouffer notre lutte pacifique.

HR 246 est une condamnation radicale des Américains qui plaident pour les droits des Palestiniens au moyen de BDS. Cette loi renforce d’autres mesures anti boycott qui ne sont pas constitutionnelles, dont celles votées par quelque 27 actes législatifs d’État qui rappellent « les tactiques de l’ère maccarthiste », selon l’Union Américaine des Libertés Civiles. Elle exacerbe aussi l’atmosphère oppressive que les Palestiniens et leurs soutiens subissent déjà, gelant encore plus le discours critique d’Israël au moment où le président Donald Trump traîne publiquement dans la boue des membres du Congrès qui s’expriment publiquement en soutien à la liberté pour les Palestiniens.

En réponse à HR 246 et à des mesures législatives aussi répressives, Ilhan Omar, membre du Congrès, rejointe par Rachida Tlaib, John Lewis, icône des droits civiques et 12 autres co sponsors, a introduit HR 496, qui défend « le droit de participer à des boycotts dans la recherche des droits humains et civiques dans le pays et à l’étranger, sous la protection du Premier Amendement de la Constitution ».

Inspiré par les mouvements des droits civiques des États Unis et contre l’apartheid en Afrique du Sud, BDS appelle à mettre fin à l’occupation militaire d’Israël de 1967, à la pleine égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël et au droit reconnu par l’ONU au retour des réfugiés palestiniens dans la patrie dont ils ont été déracinés.

BDS s’oppose catégoriquement à toutes les formes de racisme, dont l’antisémitisme. Contrairement à la fausse affirmation de HR 246, BDS ne cible pas des individus, mais plutôt des institutions et de grosses entreprises impliquées dans les violations systématiques par Israël des droits humains des Palestiniens.

HR 246 comporte aussi une calomnie particulière à mon égard, qui a été poussée par des groupes de lobbying pro Israël, tel AIPAC, en citant une seule phrase hors contexte d’un discours que j’avais fait en 2013. La même fausse affirmation est répétée dans une résolution semblable du Sénat, S.Res.120. 

Dans ce discours, je plaidais pour un seul État démocratique qui reconnaisse et accepte les Israéliens juifs en tant que citoyens égaux et partenaires de plein droit, pour construire et développer une nouvelle société de partage, libre de toute soumission coloniale et de discrimination raciale, et dans laquelle l’État et l’Église soient séparés. Tout le monde, y compris les réfugiés palestiniens rapatriés, jouirait des mêmes droits, quelle que soit l’identité ethnique, religieuse, de genre, sexuelle ou autre. Tout « État musulman », État chrétien » ou « État juif » fondé sur l’exclusion et le suprématisme, argumentai-je, nierait, par définition, des droits égaux pour des citoyens de diverses identités et supprimerait la possibilité d’une véritable démocratie, les conditions d’une paix juste et durable. Les résolutions de la Chambre et du Sénat, de même qu’un clip de propagande d’AIPAC, ont ôté tout ce contexte, dénaturant mes points de vue.

Pour autant, c’est mon opinion personnelle, et non la positon du mouvement BDS. Celui-ci, en tant que mouvement large et inclusif de défense des droits humains, ne prend pas position sur la solution politique ultime pour les Palestiniens et les Israéliens. Il comporte à la fois des gens qui soutiennent une solution à deux États et celle d’un seul État démocratique avec les mêmes droits pour tous.

Etant un défenseur des droits humains, je ne suis pas seulement sujet à des calomnies de routine de la part d’Israël et de ses soutiens anti Palestiniens. J’ai aussi été placé, de fait, sous une « interdiction de voyager arbitraire par Israël » selon les mots d’Amnesty International, notamment en 2018 lorsque j’ai été empêché d’aller en Jordanie accompagner ma défunte mère pour une opération d’un cancer. En 2016, le ministre israélien du renseignement m’a menacé « d’élimination civile ciblée », entraînant une condamnation de la part d’Amnesty. Et pour la toute première fois, en avril dernier, j’ai été interdit d’entrer aux États Unis, manquant ainsi le mariage de ma fille et une réunion au Congrès. Israël n’est pas simplement en train d’intensifier son système vieux de plusieurs décennies d’occupation militaire, d’apartheid et de nettoyage ethnique contre les Palestiniens ; il est incroyablement en train d’externaliser sa stratégie répressive vers l’administration américaine.

Trump est un ferme soutien du gouvernement d’extrême droite israélien qu’il protège de devoir rendre des comptes, alors que celui-ci fracasse la vie et les conditions de vie de millions de Palestiniens qui vivent sous occupation et sont assiégés à Gaza ; qu’ils sont confrontés à la dépossession et aux déplacements forcés en Cisjordanie, dont à Jérusalem Est ; et que l’égalité des droits leur est refusée dans ce qui est actuellement Israël. Il y a juste deux semaines, Trump a élevé son niveau de provocation contre ceux qui soutiennent les droits des Palestiniens, en attaquant quatre nouvelles membres progressistes du Congrès, toutes de couleur, leur disant de « s’excuser » auprès d’Israël et de « retourner » dans leurs pays d’origine, alors même que trois d’entre elles sont nées aux États Unis.

En dépit de tout cela, la guerre désespérée d’Israël contre BDS, menée avec des arguments fabriqués de toutes pièces, de la diabolisation et de l’intimidation, est en échec, comme le montre cette résolution récemment adoptée par la Chambre. Notre espoir est intact, tandis que nous sommes témoins d’un changement stimulant  dans l’opinion publique en faveur des droits humains des Palestiniens, y compris aux États Unis. La hideuse réalité du régime d’apartheid israélien et de ses alliances avec des forces xénophobes et ouvertement antisémites devient irréconciliable avec les valeurs progressistes et démocratiques, où que ce soit.

Conduits par des communautés de couleur, des groupes juifs progressistes, de principales églises, des syndicats, des associations universitaires, des groupes LGBTQI, des mouvements pour la justice envers les indigènes et par des étudiants, beaucoup d’Américains abandonnent la position intenable du point de vue éthique de « progressistes sauf pour la Palestine ». Au contraire, ils adoptent le principe moralement cohérent d’être progressistes y compris sur la Palestine.

Être progressiste aujourd’hui implique d’être moralement cohérent, d’être du côté juste de l’histoire en nous soutenant dans la quête de notre liberté, de la justice et de l’égalité, longtemps niées. 

 

Omar Barghouti

 

Omar Barghouti est un défenseur palestinien des droits humains et il est cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens. Il a été co-lauréat du prix 2017 Gandhi pour la Paix.

Source: The Nation

Traduction: SF pour BDS FRANCE




Lettre ouverte au Racing Club de Strasbourg

Chers joueurs du Racing Club,

Ce jeudi 25 juillet vous allez rencontrer le Maccabi de Haïfa dans le cadre de la coupe d’Europe.
Or Israël utilise les événements sportifs internationaux pour soutenir son image défaillante, alors que son mépris flagrant des droits des Palestiniens et du droit international suscite l’indignation croissante des peuples du monde, jusqu’en Israël même.

A Gaza, le 30 mars 2018, alors que des dizaines de milliers de Palestiniens manifestaient pacifiquement contre le déni par Israël du droit au retour dans leurs foyers, consacré par les Nations-Unies, et contre le siège inhumain de Gaza, les tireurs d’élite israéliens ont visé le footballeur M.Khalil Obeit, blessant ses deux genoux. De nombreux joueurs de l’équipe de foot de Gaza ont ainsi perdu une jambe suite aux tirs des snipers israéliens (voir photo ci-dessous).

En Cisjordanie, les Palestiniens sont confrontés, pour le foot comme pour d’autres activités, à de nombreuses formes de harcèlement : rétention par Israël de matériel sportif pour « raisons de sécurité », entraves générales à la circulation (entre autres lors des matches à l’étranger), sans oublier la destruction de stades et d’équipements sportifs.

Colonisation galopante, vols de terres, racisme, apartheid, arrestations, mauvais traitements, destructions de maisons palestiniennes, emprisonnement d’enfants pour prétendus « jets de pierres » dans des prisons où la torture a été amplement documentée par l’ACAT, Amnesty International et d’autres ONG. Et ce ne sont là que quelques exemples de l’oppression violente de 70 années contre les Palestiniens.

Le sport, souvent symbole de paix et de fraternité entre les peuples, ne doit-il pas respecter le droit international et les droits humains de façon universelle ? D’ailleurs, pourquoi Israël participe-t-il à une compétition européenne, alors que ni le Liban, ni la Jordanie n’y sont admis ?
Dans ces conditions de déni du droit international et du droit humanitaire, Israël doit être exclu de toute compétition européenne !

Chers joueurs du Racing de Strasbourg, nous défendons le droit et la justice pour les Palestiniens et soutenons leur appel de 2005 relayé dans le monde entier par des comités de solidarité, sous l’appellation de Campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement et Sanctions), dont la Campagne BDS France. Rejoignez notre combat !

Amicalement,

Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine




Axa finance des crimes de guerres israéliens

Sumofus a publié un rapport  « Quand Axa finance des crimes de guerres » qui démontre l’implication  du géant de l’assurance Axa dans l’occupation israélienne.

Axa doit se désinvestir de ses filiales complices des crimes israéliens et respecter le droit international.

Source: Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine

 

 




PAS DE TRÈVE ESTIVALE DANS LE SOUTIEN A GAZA !

Trois militant-e-s du groupe local de l’AFPS 63 et BDSF 63 se sont retrouvé-e-s sur 2 marchés de Clermont-Ferrand pour rappeler la situation calamiteuse que vivent près de 2 millions de Gazaouis après 12 ans de blocus de l’enclave palestinienne.
A ces occasions, environ 350 tracts ont été distribués. Ce qui porte à plus de 4.000 le nombre de tracts Stop blocus Gaza-Boycott Israël distribués sur l’agglomération clermontoise depuis fin mars.
Le 25 juin, sur le marché de la Gauthière, dans les quartiers nord de Clermont, l’accueil fut particulièrement chaleureux. Il n’y a pratiquement pas eu de refus de tracts, les déclarations de soutien à la résistance de la population palestinienne et à notre action ont été  nombreuses et enthousiastes. Plusieurs personnes nous ont laissé leurs coordonnées.
Le 28 juin, au marché de Montferrand, les passants ont montré davantage d’indifférence, peut-être en raison de la canicule déjà bien installée… Il y a eu cependant là aussi des discussions intéressantes avec quelques personnes bien au fait de la situation d’apartheid que subissent les Palestiniens, d’autres ont exprimé leur compassion  pour les Gazaouis abandonnés à leur sort tragique par les médias et les gouvernements… Avec les plus découragés, nous  avons parlé de l’arme citoyenne qu’est le boycott et de la nécessité de s’en emparer pour agir !



Rassemblement contre l’inauguration de la Place Jérusalem

Paris le 30 juin 2019

Les militant-e-s de BDS France Paris étaient présent-e-s au rassemblement contre l’inauguration de la Place de Jérusalem par la mairie de Paris, inauguration en présence du maire raciste et fervent acteur de la colonisation de Jérusalem annexé par l’État d’apartheid israélien.

Ce rassemblement était organisé par le Collectif « Ni guerre ni État de Guerre » et par le Collectif national CNPJDPI, qui ont rassemblé une centaine de manifestant-e-s Place du Maréchal Juin dans le 17ème arrondissement, non loin de la Place de Jérusalem.

Album Photo du rassemblement, merci à Jean-Claude Saget, photographe

Photo : Jean-Claude Saget




Montpellier : match Chine-Italie et boycott de PUMA

Mardi 26 juin devant le stade de la Paillade à Montpellier

 

Mardi 25 juin, dès 16h30 un petit groupe de militant.e.s de BDS France Montpellier s’est posté à l’entrée du stade pour diffuser le tract appelant au boycott de Puma.

Assez rapidement des organisateurs de l’événement sont venus nous dire qu’il était interdit de distribuer des tracts à cet endroit, « c’est le règlement ».

Décidément il devient de plus en plus difficile de s’exprimer dans ce pays !

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Première sommation. On a attendu la suite… et une dizaine de minutes plus tard….

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Appelée par les organisateurs la police vient nous demander de sortir du périmètre de « sécurité ».

Nous nous déplaçons de quelques dizaines de mètres et continuons la diffusion. 500 tracts sont distribué en de temps à des gens pressés et peu disponible à la discussion. Pour autant la vue du drapeau palestinien a suscité quelques remarques sympathiques, des sourires et des mains tendues pour prendre le tract.




Plus de cent activités commerciales, culturelles et sportives d’Italie se déclarent libres de l’apartheid israélien

BDS Italie – 5 juillet 2019

Des syndicats, des mouvements, des artisans, des entreprises, des centres culturels, récréatifs et sportifs se joignent à la campagne pour les droits des Palestiniens en prenant également une position claire contre le racisme et le rejet nationaliste croissants qui fomentent la haine et l’intolérance en Europe et partout dans le monde.

Plus d’une centaine d’associations, de syndicats, de mouvements, d’artisans, d’entreprises et de centres culturels, récréatifs et sportifs en Italie se sont déclarés libres de l’apartheid israélien (Spazi Liberi dall’Apartheid Israeliana – SPLAI). Tout en veillant à ce que l’éthique soit intégrée dans leurs activités, ils prennent position pour la défense des droits de l’homme et contre toutes les formes de discrimination, en solidarité avec l’exigence du peuple palestinien pour la liberté, la justice et l’égalité (liste des participants : https://www.bdsitalia.org/index.php/aderenti-splai/2480-mappa-splai)

Ce jour, 5 juin 2019, marque le 52e anniversaire de la Naksa, quand Israël a occupé la Cisjordanie, avec Jérusalem-Est, et la bande de Gaza, lors de la guerre dite des Six-Jours, plaçant la totalité de la Palestine historique sous son contrôle tout en intensifiant sa politique de nettoyage ethnique, de dépossession et de colonialisme, une politique engagée en Palestine bien avant 1948.

Des campagnes identique de Zone libre d’apartheid existent dans plusieurs pays, dont la Belgique, la Norvège et l’État espagnol, avec plus de trois cents participants, incluant des dizaines d’administrations locales. La campagne Zone libre d’apartheid promeut une solidarité réelle avec le peuple palestinien par la création d’un réseau d’espaces se déclarant libres de toute forme de discrimination et s’engageant à n’avoir aucune relation avec les institutions et entreprises qui se rendent complices des violations systématiques du droit international par Israël.

Le lancement de la campagne en Italie exprime également une position claire à l’encontre de la vague montante du racisme et du rejet nationaliste qui fomentent la haine et l’intolérance (dont de véritables formes d’antisémitisme), pas seulement en Italie mais dans toute l’Europe et le monde.

La brasserie de bière artisanale Birstrò à Rome a fait observer ceci :

« La bière, c’est 90% d’eau. Nous connaissons les problèmes auxquels sont confrontées les brasseries palestiniennes en raison du vol et des restrictions imposés sur l’eau par Israël. Faire partie du réseau SPLAI était pour nous un choix naturel. Notre brasserie de bière artisanale diffuse une culture qui est respectueuse de la Terre et des humains. La bière ne va pas bien avec un apartheid ».

La boutique de commerce équitable ExAequo à Bologne a déclaré :

« Notre coopérative sociale, qui traite du commerce équitable et de la consommation éthique par le biais de sa gestion de sa Bottega del Mondo tout comme nous soutenons les droits des petits producteurs du Sud et d’ailleurs, approuve volontiers la campagne SPLAI parce que nous avons toujours soutenu les droits du peuple palestinien qui lui sont refusé en raison de la politique stupide et oppressive d’Israël ».

Le B&B Domu’e Luna en Sardaigne a expliqué :

« La philosophie de notre B&B est axée sur l’hospitalité, l’ouverture, et elle combat toutes les formes de discrimination. Pour nous, rejoindre SPLAI, ça veut dire contribuer à la diffusion d’une culture antiraciste et nous tenir aux côtés des opprimés ».

Le Caffè Basaglia, un club culturel ARCI à Turin créé pour une intégration sociale et professionnelle des malades psychiatriques et engagé dans l’inclusion, l’échange et la solidarité, a déclaré :

« Nous approuvons la campagne parce que les intérêts politiques et économiques ne doivent jamais être des moyens pour étouffer les aspirations à la liberté d’un peuple, de tout peuple ».

La campagne Zone libre d’apartheid s’intègre dans le mouvement international de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’apartheid israélien. Créé en 2005 par plus de 170 organisations de la société civile palestinienne, le mouvement BDS pratique une résistance non violente pour mettre fin aux politiques d’occupation, de colonisation et d’apartheid conduites par Israël.

Le mouvement BDS est soutenu par des syndicats, des mouvements, des Églises et des ONGs du monde entier, de même que par des artistes et intellectuels, notamment Ken Loach, Roger Waters et l’archevêque sud-africain et prix Nobel de la paix, Desmond Tutu. S’inspirant de la lutte historique pour l’abolition de l’apartheid en Afrique du Sud, le mouvement BDS se base sur le respect du droit international et la protection des droits universels des êtres humains, et il soutient l’égalité de droits pour tous. Le mouvement BDS s’oppose fermement à toute forme de racisme, fascisme, sexisme, antisémitisme, islamophobie, discrimination éthique et religieuse.

BDS ITALIE

Source : BDS Movement

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Couserans Palestine : mobilisations #BoycottPUMA

Après une première action #Boycott Puma devant le Décathlon de Foix  en Ariège en février 2019,

nous avons mené  une autre action Boycott Puma devant le magasin Sport 2000 à Pamiers le 15 juin.

Couserans Palestine




Première action à Rennes dans le cadre de la journée internationale d’action contre #PUMA

Ce lundi 17 Juin à Rennes, plus de 10 personnes se sont réunies devant le stade Rennais et ont pu distribuer plus de 600 flyers.
Objectifs: informer les spectatrices et spectateurs venu.e.s assister au match de la FIFA du rôle et des actions d’un des équipementiers du stade Rennais: l’entreprise PUMA.
PUMA qui est le 1er équipementier de la Ligue 1 : Amiens, Bordeaux, Marseille, Nîmes et Rennes.
Fabricant mondial d’articles de sport, Puma est le principal sponsor de l’Association du Football Israélien (IFA) qui comporte des équipes dans les colonies israéliennes illégales sur la terre volée aux Palestinien-ne-s.

La colonisation israélienne est illégale selon le droit international, comme cela a été rappelé par la résolution 2334 du Conseil de Sécurité de l’ONU du 23 décembre 2016. L’IFA en affiliant des clubs de colonies israéliennes est complice de la colonisation.
A Rennes, bon accueil du public et des discussions intéressantes. Quelques supporters et supportrices ont également accepté de prendre une photo avec un petit message adressé au stade Rennais. Un courrier visant à une rencontre va également être envoyé à la direction du stade…
Un correspondant pour le Monde live a également réalisé un post ( à voir tout au début avant le coup d’envoi)…
Stop au sponsoring du foot colonial!
Israël Apartheid, PUMA complice !




Le 15 juin à Lyon : action #BoycottPUMA

Ce samedi 15 juin, en l’absence de magasin PUMA à Lyon, nous avions ciblé ses 4 magasins-revendeurs, au centre commercial de la Part-Dieu. Tout avait bien commencé. Nous étions une quinzaine de militantes et militants, avec le tract BDS-France, des panneaux anti-PUMA et la grande banderole BDS, installé.e.s devant GO SPORT.

Les réactions des personnes abordées étaient très positives.

Mais au bout d’une vingtaine de minutes, alors que nous avions déjà recueilli 20 signatures de cartes (que nous enverrons de façon groupée), les « agents de sécurité » du centre commercial sont venus nous prier de sortir, intervention suivie de celle de la police, beaucoup plus ferme. La pluie ne nous a pas permis de poursuivre l’action à l’extérieur.

Avant de quitter les lieux, nous avons remis le courrier BDS France à GO SPORT, DECATHLON, COURIR et FOOT LOCKER (portant leurs adresses respectives). Chaque fois, leurs responsables nous ont reçu cordialement et se sont engagé.e.s à le transmettre à leur hiérarchie.

 

Bref, même si notre action a tourné court, le mini-attroupement provoqué par l’arrivée de la police a encore renforcé sa visibilité !

Et finalement, environ 400 tracts ont pu être distribués.




#BoycottPUMA à Metz le 15/06/2019

Ce samedi 15 juin à Metz, le collectif BDS 57 avait appelé à une action boycott Puma devant le magasin GO Sport situé au centre-ville.

Nous avions déclaré l’action à la Préfecture : pas de soucis avec le service d’ordre, ni non plus avec le gérant du magasin qui a accepté de relayer à sa direction nos doléances et n’a pas vu d’inconvénients à notre présence active à l’entrée de son commerce.

Nous avons bénéficié d’une belle visibilité.

L’accueil a été positif : 250 tracts distribués, 45 personnes ont signé les cartes et 28 la pétition. Discussions enrichissantes et encourageantes autour de notre documentation en ce samedi ensoleillé. Pas d’incidents.

Le collectif BDS 57.

 




Samedi 15 juin : Journée internationale pour le boycott de PUMA

La Campagne BDS France Montpellier était présente place de la comédie samedi 15 juin 2019 pour participer à la journée internationale de boycott de PUMA.

Plus de 500 tracts ont été distribués, de nombreux contacts pris et signatures recueillies sur le stand où comme d’habitude se pressent de nombreux passant.e.s.

Carton rouge pour PUMA qui sponsorise les équipes israéliennes de colonies !

Microsoft Word - Tract PUMA1.docx

 

et bien sûr nous recevons la visite amicale et solidaire des Gilets jaunes …

 




Action #PUMA à Strasbourg

Action à Strasbourg, ce samedi 15 juin, journée internationale contre le financement par PUMA des clubs de foot dans les colonies israéliennes en Cisjordanie.
70 cartes postales adressées à PUMA signées! Beaucoup de gens très intéressés, notamment beaucoup de jeunes qui demandaient: que se passe-t-il avec Puma !

Quelques photos sur la page Facebook du CJACP




Action BDS à Paris : Israël apartheid, PUMA complice !

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

Samedi 15 Juin 2019

Action BDS à Paris : Israël apartheid, PUMA complice !

 À l’appel d’associations sportives et de la société civile palestiniennes, ce samedi 15 juin était une journée d’action internationale visant la société allemande spécialisée dans le sport Puma, pour protester contre son sponsoring de l’Association israélienne de football – l’Israel Football Association (IFA) – car celle-ci intègre 6 clubs des colonies illégales. Des mobilisations avaient lieu dans plus de 20 pays dans le monde.

Dans ce cadre, vingt-cinq militant·e·s de la Campagne BDS France à Paris se sont réuni·e·s devant le Puma Store, Boulevard Sébastopol, pour exhorter l’équipementier à mettre fin à ce sponsoring de l’Association Israélienne de Football.

Après avoir rencontré et dialogué dans un échange constructif avec le responsable du Puma Store, lequel s’est engagé à transmettre les raisons de cette interpellation à la direction de Puma, les militant·e·s de la Campagne BDS se sont disposé·e·s devant l’enseigne afin d’informer les passant·e·s du sponsoring honteux, qui lie Puma à l’IFA. Ils ont notamment dénoncé le fait que six colonies israéliennes en Cisjordanie occupée ont des clubs affiliés à l’IFA. Ainsi, lorsque Puma sponsorise l’IFA, elle participe à l’essor du football dans les colonies illégales et donne par conséquent son aval au développement des colonies et de la politique d’apartheid israélienne.

 La LDJ, groupuscule violent d’extrême droite pro-israélien, a tenté d’empêcher ce rassemblement en agressant physiquement et verbalement les militant·e·s de la campagne BDS. Mais sans succès, puisque la police est intervenue et les a neutralisés. Cela a même eu l’effet inverse puisque de nombreux·ses passant·e·s, choqués par leur brutalité, se sont interposé·es, ont filmé ces agressions et ont repris les slogans « Israël Apartheid Boycott », « Hey Puma, on est là et on lâchera pas », « Boycott Puma ».

Cette action BDS a donc pu se dérouler jusqu’à ce que les militant·e·s y mettent un terme, et fut même une réussite puisqu’une prise de parole a été réalisée, que trois cents tracts ont été rapidement distribués dans ce quartier central et très passant. De très nombreuses personnes ont pu constater que les défenseurs du régime d’apartheid israélien n’avaient pour seuls arguments que la haine et la violence.

Les militant·e·s de la Campagne BDS ne se laisseront en aucun cas intimider et continueront à se mobiliser jusqu’à ce que Puma respecte sa charte éthique et le droit international en cessant de sponsoriser l’Association israélienne de football !

Plus de photos ICI

 

 




Notre action #BoycottPuma à Marseille

La colonisation est un crime de guerre. Puma sponsorise la Fédération de football israélien qui comprend 6 clubs venant des colonies en Cisjordanie occupée … la suite est facile à comprendre !

Dans le cadre de la semaine internationale (21 pays, et 9 villes en France), à Marseille, à 17h30 une quinzaine de personne se retrouvent devant l’Alcazar, sur le Cours Belsunce, très fréquenté un vendredi soir.
Étudiant.e.s qui sortent de la bibliothèque ou de la fac de Sciences éco, enfants rentrant de l’école, maman qui les accompagnent, travailleurs qui rentrent du boulot…. en moins d’une heure 1000 tracts sont distribués, seuls 3 seront retrouvés par terre.

Merci à la personne qui a offert des bouteilles d’eau très appréciées, merci pour les applaudissements et les encouragements.

De belles discussions, des contacts pris pour participation à de prochaines actions et à 18h30 défilé sur le Cours Belsunce pour remettre le dossier Puma aux différentes boutiques distribuant les produits de cette entreprise.
Sur la Canebière se trouve la boutique de l’OM dont le sponsor n’est autre que PUMA, un dossier est remis à la gérante à l’accueil plutôt glacial ce qui ne surprend pas. Après photos et chansons à la fermeture de la boutique, l’action se termine alors que le sirocco souffle sur la ville.

Appliquant la devise de l’OM, DROIT AU BUT, l’équipe de BDS France Marseille s’engage à cadrer ses actions afin de marquer le plus de but possible à PUMA aussi longtemps que l’équipementier contribuera à la colonisation de la Palestine.

Plus de photos sur Facebook




Montpellier : Israël fête discrètement sa 42ème « journée coloniale »

Environ 80 personnes (d’une moyenne d’âge élevée) ont assisté à la soirée coloniale du CCCJ de Montpellier

UNE « fête » QUI CÉLÈBRE L’ANNEXION DE JÉRUSALEM PAR ISRAËL

Depuis 1967 chaque année  Israël commémore sous l’intitulé « Journée de Jérusalem » la prise militaire de Jérusalem et son occupation militaire. Depuis 42 ans, au mois de juin, se tient à Montpellier à l’initiative du Centre Communautaire Culturel Juif de Montpellier la journée dite de « Jérusalem ». Il s’agit en Israël comme à Montpellier, de commémorer la conquête militaire de la ville par l’armée israélienne,  ce que la novlangue des colonisateurs appelle la « libération » de Jérusalem et sa « réunification ». Il s’agit par la même occasion de consacrer, en violation du droit international, Jérusalem comme « capitale une et indivisible de l’État nation du peuple juif ».

Alors même que selon le partage de la Palestine en 1948, la vieille ville de Jérusalem est en territoire palestinien et que la ville est placée sous juridiction internationale.  Depuis 1967, Jérusalem est colonisée, sous occupation militaire israélienne et en butte au nettoyage ethnique qui chasse les Palestiniens, musulmans ou chrétiens, pour les remplacer par des juifs. Avec l’appui de Trump, Israël a annexé Jérusalem, territoire palestinien.

A Montpellier, depuis 42 ans, les exécutifs territoriaux, jusqu’ici tous à majorité PS :  Région, Département, Ville et maintenant Métropole, soutiennent financièrement et politiquement cette manifestation. Chaque année les élu.e.s se pressent sans vergogne à ce petit « dîner du CRIF ».

Tsahal libère Jérusalem-1

M. Luc Albernhe (élu Montpellier, en charge de la voirie) et Mme. Claparède Albernhe présidente de France Israël Montpellier. L’élu Albernhe se distingue par son acharnement à faire arracher par les employés municipaux les affiches BDS et à dénigrer BDS sur les réseaux sociaux. D’où les remerciements, ici,  de M. Zylberman, président du CRIF Région Occitanie.

On aurait pu s’attendre à ce que les successifs massacres de la population civile de la Bande de Gaza et la condamnation mondiale de la reconnaissance de Jérusalem capitale d’Israël par le raciste Trump incitent les élu.e.s à revoir leur position concernant cette fête qui viole le droit et dont le soutien à la politique coloniale israélienne est un fait incontestable.

Mais il n’en est rien ! Main dans la main avec les racistes Trump et  Netanyahou, « nos » élu.e.s continuent à commémorer Jérusalem capitale d’Israël et ainsi à collaborer avec l’état raciste et d’apartheid israélien. Le maire de Montpellier s’affiche dans ce soutien direct à l’apartheid israélien mais également dans la répression directe qu’il mène via sa police et les procès verbaux pour interdire l’expression de toute solidarité avec la Palestine place de la Comédie et ailleurs.

Etaient présents :  P. Saurel, Maire de Montpellier, président de la Métropole, M. Lévita, adjoint au maire et vice président Métropole,  L. Albernhe, élu majorité Montpellier, M. Delafosse, élu Montpellier, représentant M. Mesquida du Département et candidat à la mairie de Montpellier. H. Bourgi, secrétaire fédéral PS 34, conseiller régional, représentant Carole Delga (PS) Présidente de la  Région,  P. Danan, élue majorité Montpellier, Pdte du CRIF Languedoc-Roussillon. Mais aussi : L. Bonnet président LICRA Montpellier, R. Siboni Pdt. de la Chambre de commerce Franco-Israélienne créée début juin 2019 ! A. Zylberman, Pdt du CRIF Région Occitanie…et enfin, Mme. A. Mazor, ministre auprès de l’ambassade israélienne à Paris.

Les exécutifs  Région, Département, Ville et Métropole célèbrent Jérusalem capitale d’Israël :

 

UNE ÉLITE POLITIQUE SOURDE AUX REVENDICATIONS DE LA POPULATION.

JUSQU’À QUAND ?

Ce type d’événement met en évidence le décalage, voire la rupture existante entre les élites au pouvoir et la population. De par les faits et les actes commis, la politique israélienne et aujourd’hui l’État d’Israël lui même, sont condamnés en raison des violations du droit international et des droits humains, par un vaste courant d’opinion international.  Mais comme dans tous les autres domaines du social et du politique, on le voit avec les Gilets jaunes,  les élu.e.s refusent de prendre en compte les opinions, les avis, les souhaits, demandes et revendications de la population. A Montpellier le courant de sympathie pour le peuple Palestinien est très fort. Ainsi en 2014 des milliers de personnes ont marché sur la mairie pour exprimer leur volonté de rompre le commerce et les liens avec Israël (suspension du jumelage avec une ville israélienne mais arrêt du soutien à la journée dite de Jérusalem…) Mais la mairie est sourde aux revendications de ces milliers de personnes qui sont méprisées…tout comme les centaines de signataires de la pétition contre la tenue de la journée sioniste de Jérusalem lancée par une douzaine d’organisations et associations …

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Plus de 2500 personnes ont manifesté ce jour-là à l’appel de BDS France Montpellier. La marche sur la mairie soutenait la rupture des accords commerciaux avec Israël, la suspension du jumelage avec la ville de Tibériade et le boycott par les élus de la journée dite de « Jérusalem ».

NOUS LES AVONS QUAND MÊME FAIT FAIT RECULER !

 LA PROPAGANDE ARROGANTE DU SIONISME N’EST PLUS POSSIBLE

Finies les « journées » fastueuses dans le parc de Grammont gracieusement offert par la municipalité de Montpellier, finies les annonces en grande pompe et affichages payants (offerts, malgré eux, par les contribuables de la Ville du Département et de la Région).

 

Finis les appels et vociférations d’un sionisme triomphant. Aujourd’hui la célébration de la journée coloniale dite de « Jérusalem »  se fait en soirée, au tarif fort (40€/30€) et dans une salle de sport en périphérie de la ville. La fréquentation ne dépasse pas les abonnés  et le soutien financier est quasi inexistant ( seulement dix personnes ont souscrit au « pot commun » pour les frais de location cette année.)

On est loin de 2010, quand le Président du Centre Culturel et communautaire Juif de Montpellier, filiale du CRIF,  annonçait sa « journée de Jérusalem » à Montpellier,  :

«  A travers le symbole de cette journée, nous crions, avec tous nos amis, haut et fort, notre sionisme et notre soutien à l’État d’Israël !…  Jérusalem est et doit rester la capitale de l’État d’Israël (…) Venez très nombreux commémorer ce 33ème anniversaire de la Journée de Jérusalem et soutenir ainsi l’État d’Israël, seul rempart de notre Peuple. Vive Israël ! ».

Violant ainsi les 4 résolutions de l’ONU qui réaffirment que Jérusalem est sous juridiction internationale et que la capitale d’Israël est Tel Aviv et révélant ainsi la nature sioniste de la manifestation et de son prétendu « culturel » centre communautaire !.

Depuis 2009 les campagnes et actions répétées du BDS France Montpellier ont contraint les organisateurs (Le Centre communautaire et culturel juif de Montpellier, filiale du CRIF) à rabattre leur arrogante propagande sioniste.  On est passé de l’affichage public payant  «  Jérusalem capitale éternelle du peuple juif »  et des grandes banderoles tendues entre les platanes de l’esplanade « Jérusalem capitale une et indivisible du peuple juif« , à une série de déclinaisons destinées à masquer publiquement la nature sioniste de l’événement, où la revendication politique n’est plus affichée ouvertement.

« Jérusalem danse », « Jérusalem show »… on frôle le concept « boite de nuit »…

 

Malgré ces tentatives de camouflage, la tenue d’une telle manifestation de célébration d’un fait colonial qui viole le droit avec de surcroît la présence d’une ministre de l’État d’apartheid israélien, est une injure faite aux montpelliérain.e.s.

Les exécutifs territoriaux et les élu.e.s qui participent à ces manifestations sont-ils conscients que ce faisant ils collaborent avec un État raciste d’apartheid ?