#BoycottPuma à Cournon (63)

Suite à l’AG de l’UD-CGT (63), des militant.e.s de l’Union Locale CGT de Cournon (20.000 habitants) sont allés le 21 septembre 2019 à la foire de la Saint-Maurice de cette grande ville du 63.

Ils ont, entre autres, distribué 300 Tract BDS PUMA – 26 cosignatures 63 qui appellent au Boycott de Puma tant que cette société sponsorisera le foot israélien et son développement dans les colonies israéliennes en Palestine. Ce fut une occasion pour nombre de citoyen.ne.s de découvrir la situation en Palestine.




De citoyens israéliens aux participants de DGTL à Tel Aviv: S’il vous plaît, ne légitimez pas I’apartheid israélien

À: Adriatique, Parallells,  I Hate Models, Bob Moses, Richie Hawtin, Amelie Lens, DJ Boring, Ben Klock, Gerd Janson, Hunee, Jan Blomqvist, Recondite,  Mind Against, Kerala Dust, Artbat, Matrixxman,

Nous sommes un millier de citoyens israéliens qui nous opposons à la politique de notre gouvernement, de colonialisme, d’occupation militaire et d’apartheid contre le peuple palestinien indigène1. Nous soutenons l’appel de la société civile palestinienne pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions (BDS) d’Israël, jusqu’à ce qu’il se plie au droit international et aux principes universels sur les droits humains2. Nous vous écrivons pour vous demander de respecter l’appel palestinien et d’annuler votre passage au festival DGTL de Tel Aviv, le 14 octobre3

Le site internet de DGTL déclare que le festival « entend maintenir par dessus tout la stabilité… élever le niveau de conscience et stimuler une participation durable de nos visiteurs . Nous partageons le progrès ouvertement et honnêtement ». Tandis que ces objectifs sont certes louables et importants, en plaçant le festival à Tel Aviv les organisateurs vont en fait agir pour détourner l’attention des problèmes nés de soixante dix ans de pillage systématique et quotidien par Israël des ressources naturelles et de l’exploitation de la terre palestinienne4, et faire en sorte qu’on ne s’y intéresse pas.

Les artistes internationaux qui se produisent en Israël servent involontairement le blanchiment que le gouvernement mène sur ses crimes de guerre contre la population palestinienne, en faisant « comme si de rien n’était », tandis que le statu quo – pour les Palestiniens, la réalité de la colonisation et de l’occupation militaire – s’est normalisé. Le maintien d’une telle atmosphère dépend largement de la possibilité de donner à Israël le visage d’un État progressiste doté d’une scène culturelle vibrante et – dans ce cas – engagé sur les thèmes environnementaux. Le gouvernement israélien, ses ambassades et organisations affiliées publient des communiqués de presse triomphants et des posts sur les réseaux sociaux confondant les concerts d’artistes internationaux avec le soutien à la politique israélienne5. Ainsi que cela a été résumé par l’ancien directeur général du ministère israélien des affaires étrangères, « nous voyons la culture comme un outil de premier plan de hasbara (propagande) et je ne fais pas la différence entre la hasbara et la culture »6.

DGTL promet un « programme de Révolution à Tel Aviv, avec des objectifs à la mesure de la ville ». Il faut se demander qui sont les gens de cette ville, bâtie sur les ruines de villages palestiniens indigènes, qui ont été violemment dépeuplés en 1948, lors de la Nakba, le nettoyage ethnique de la Palestine7. Le festival lui-même va se passer au Parc Yarkon, l’ancien village palestinien de Jarisha8.

En tant que citoyens israéliens, nous refusons de jouer le jeu, avec notre gouvernement, de l’effacement du peuple palestinien indigène et nous demandons que vous fassiez de même. S’il vous plaît, annulez votre participation au festival DGTL de Tel Aviv. 

 

Sincèrement

Boycott from within

Source: Boycott from within

 Traduction SF pour BDS France




Letter to Catherine Ringer: Please don’t sing for apartheid !

Paris, September 9, 2019

Dear Catherine Ringer,

You are scheduled to perform in concert on December 19th in Tel Aviv, a city built on the ruins of seven Palestinian villages; the recognized capital of Israel, symbol of its policy of apartheid, and the scene of its artistic whitewashing attempts to which we hereby call on you to refuse to contribute to.

You are an icon for us. We have always loved your hoarse voice, your freedom, your humor, your gravity tinged with derision. You have breathed new life into French music thanks to your openness to all influences.

Do you really plan on singing the greatest hits of Les Rita Mitsouko, the magical duo that you formed with Fred Chichin, in Tel Aviv? To end your tour there would be highly symbolic.

Today, we call on you to refuse to be used in the service of a policy of cultural whitewashing of Israeli apartheid.

Your beautiful song « Obstination » (Perseverance) seems to have been written for the Palestinian people. This song speaks of exile, asphyxiation, rage, courage, « stay or go, live or die » and ends with a magnificent hope:  » Stars bloom, the songs of hope … »

The perseverance of the seven million Palestinian refugees who will not be able to attend your concert because Israel refuses them the right to return to their country.

The perseverance of Gaza’s residents who have been blockaded by Israel for more than 12 years, lacking water, electricity and food, enduring an unprecedented humanitarian catastrophe.

The perseverance of Palestinians in the West Bank who are subjected to separation walls, checkpoints and daily humiliations, and whose access to water depends on the goodwill of Israel and who are subject to the presence of more than 600,000 settlers.

The perseverance of Palestinians from Jerusalem whose city has been illegally annexed by Israel since 1967, and whose homes are regularly seized and demolished.

And yet there is hope in your support of a campaign initiated by Palestinian civil society and supported by the most progressive elements of Israeli society.

This non-violent BDS campaign (boycott, divestment, sanctions) initiated in 2005, is inspired by the campaign against apartheid in South Africa. It does not target individuals, but a political regime and its institutions.

The call for boycott by the BDS campaign is intended to expose the ongoing violations suffered by the Palestinian people, and struggle for the equal rights of Israelis and Palestinians.

As you know, Israel has been flouting the human rights of many of its inhabitants, the Palestinians, and international law for many years.

In recent years, Israel has entered a logic of permanent war. Having passed the « Nation-State of the Jewish people » law which confers constitutional status on its apartheid regime, Israel has now set about to annex East Jerusalem with the support of Donald Trump, and soon the Golan Heights and the West Bank, despite international law.

For more than a year, every Friday, Israeli snipers have deliberately targeted unarmed Palestinian protesters in the besieged Gaza Strip, including doctors, journalists, children, and people with disabilities.

Israel’s cultural policy is no exception to this phenomenon. Indeed, the Minister of Culture Miri Regev routinely brings artists « disloyal » to Israel into line, like the rapper Tamer Nafar, the poet Dareen Tatour, the Theatreal-Midan, the Palestinian Puppet Festival and others.

Is this not the worst time to play in Israel, when you would be legitimizing by your presence, an extreme right-wing regime?

We have no doubt that you would refuse to perform, for example, in a municipality run by a fascist party. It therefore makes sense to apply this same logic and ethic to questioning your decision to hold this concert in Israel.

We understand your concern for objectivity and parity, but as an ambassador for French culture, please do not lend your image in the service of discrimination, ethnic cleansing and military occupation.

Remember the words of Desmond Tutu: « to remain neutral in the face of injustice is to choose the side of the oppressor. »

Dear Catherine, we simply ask you not to sing for apartheid!

We would like to discuss this further with you, perhaps before or after one of your concerts when your tour goes through our cities in September, October or November.

In the meantime, we would like to send you a book written by Eyal Sivan and Armelle Laborie entitled « A legitimate boycott », which will provide you with valuable information on the legitimacy of the cultural boycott.

While we wait for a favorable response from you, we are happy to share any additional useful information.

Sincerely,

Yves (Clermont-Ferrand, September 24), Dror (Paris, September 27-29), Juliette (Marseille, October 10), Elise (Rennes, November 7), André (Cenon, November 8), Perrine (Strasbourg, November 12), Olivier (Grenoble, November 13)

For the BDS France Campaign




#BoycottPuma avec Emmaüs au RIO de Clermont-Ferrand

50 tracts distribués, 27 signatures de pétition et 3 photos pour Facebook.

Cinq militant.e.s AFPS-BDSF ont informé et mobilisé une soixantaine de spectateurs sur #BoycottPuma lors de la projection le 18 septembre du film de Dominique Gautier « Parlons utopie » et du débat qui a suivi, organisé au RIO par les Amis de l’Huma 63. Ce film, disponible en DVD (2018), montre le village Emmaüs Lescar-Pau, qui accueille depuis plus de trente six ans les exclus de l’économie libérale et ses déçus qui cherchent une autre voie.

Une séquence du film montre les liens entre ce village, et les descendants du village « Emwas » de Palestine. Suite aux interventions durant le débat de deux militants AFPS-BDSF, notamment sur les actions des militants de l’AFPS de Pau (64) en lien avec Emmaüs Lescar, le réalisateur a largement illustré cet aspect des luttes du village.

Avant ou après le film, les spectateurs ont reçu le tract #BoycottPuma (signé par 26 orgas, dont les Amis de l’Huma 63), la moitié d’entre eux ont signé la pétition, et trois ont posé pour notre album facebook #BoycottPuma, dont le réalisateur du film. Soixante photos à ce jour.

Note d’information :  l’abbé Pierre a baptisé en 1949 son mouvement « compagnons d’Emmaüs » en référence biblique au village « Emwas » de Palestine. Ce village est situé dans la vallée de Latroun, et a résisté à l’attaque des armées sionistes en 1948 quand elles ont expulsé la majorité des Palestiniens de leurs terres et villages. Mais lors de la guerre de 1967, par vengeance, l’armée israélienne a rasé ce village et deux villages voisins, laissant des vieillards et des malades mourir sous les ruines. Le site a été transformé en un parc par le Fonds National Juif du Canada, dans le but d’effacer les traces et la mémoire de la Palestine.

Cette histoire est à la base de relations entre le village Emmaus-Lescar-Pau et les descendants du village Emwas de Palestine. Par exemple, un ancien habitant d’Emwas est venu participer à la construction d’une maison de style palestinien. La clé de la maison a été remise par une cinéaste originaire d’Emwas (Dima Abu Ghoush), qui a fait un film de mémoire (« Emwas, des souvenirs en construction »). Cette clé symbolise le droit au retour des millions de réfugiés palestiniens, voté par l’ONU mais jamais appliqué par Israel.

Le réalisateur Dominique Gautier a produit un court-métrage sur ce sujet : « « Il y a 50 ans … Emmaüs en Palestine »

Un diaporama sur le village Emmaüs a aussi été produit par l’AFPS 64




Rencontre le 24/09/19 : AXA, les énergies fossiles et la colonisation israélienne : Stop!

AXA dans les énergies fossiles et la colonisation israélienne:

Comment y mettre fin?

Dans le cadre de la semaine d’action internationale pour le climat, contre le greenwashing, une soirée est organisée le 24 septembre prochain à Paris, à 19H au CICP.

Les investissements d’AXA dans les énergies fossiles et la colonisation israélienne: Comment y mettre un terme?

Avec

  • Lucie Pinson des Amis de la Terre,
  • Olivier Schulz, campagne AXA à BDS France,
  • l’Union Syndicale Solidaires (sous réserve),

Invitée: Hala Marshood du centre de recherches « Who Profits »

Inscriptions à : rencontre24septembre@gmail.com

CICP : 21 ter, rue Voltaire
Métro Rue-des-Boulets ou Nation

 




Mercredi 11 septembre à Lille : Action #BoycottPuma

Lille le 16 septembre 2019

Par AFPS 59/62

 

Pour notre première action sur la campagne de boycott de Puma, 4 militantes de l’AFPS 59/62 ont distribué entre 18 et 19h ce mercredi 11 septembre, au carrefour de rues piétonnières du centre de Lille, 200 tracts et fait signer 50 « cartes » pétition (format papier) adressées à Richard Teyssier, directeur général de la branche française.

 

Lieu ciblé car à l’intersection de 3 magasins de sport. Sauf que ce Décathlon ne vend pas de Puma (sauf sur commande), le second a fermé ses portes mais le 3ème nous a très bien accueillies et pris le dossier à remettre au responsable du magasin.

 

 

 

Dossier comprenant : le courrier postal envoyé le 28 août à R.Teyssier par la présidente de notre groupe local, le tract, la carte/pétition, la charte éthique de Puma, le texte d’Amnesty International Pensez-y à deux fois et l’alerte de l’ONU de mai 2019.

 

 

Très bon accueil des passants, des échanges qui confirment une curiosité pour la « question » palestinienne et un élan de sympathie et de solidarité avec le peuple palestinien, une écoute très intéressée pour les non informés… Seuls 3 jeunes dans le négationnisme total de la colonisation et de l’apartheid, récusant même le droit international, nous ont cassé un peu les oreilles.

 

 

Nous nous inscrirons sans doute dans la 2ème journée internationale d’action Puma en octobre :

Campagne BDS France – Boycott Désinvestissement Sanctions contre Israël

Source : AFPS Nord Pas de Calais




#BoycottPuma au Forum des Associations de Clermont-Ferrand

150 tracts distribués, 86 signatures de pétition et 18 photos pour Facebook, 12 nouveaux contacts.

Cinq militant.e.s AFPS-BDSF ont tenu un stand le 14 septembre 2019 au Forum des +250 Associations de Clermont-Ferrand. La campagne #BoycottPuma était le thème principal du stand, avec deux banderoles bien visibles, le tract signé par 26 organisations de la Coalition BDS63, et la signature de la pétition correspondante.

Nous avons reçu de nombreux visiteurs/euses, très divers (dont des jeunes de Gaza, d’Iran, d’Algérie, de Syrie, sans parler de Mr le Maire de Clermont-Fd ou de celles et ceux qui rejoignaient la scène des musiques du monde voisine de notre stand, d’une élue de Clermont qui a posé pour la photo, ainsi que la représentante du comité pour Wissam, et d’un autre élu qui a signé la pétition), la plupart très encourageants, participants et demandeurs d’infos. Des cartes postales « PUMA », et des stickers Carte Vitale ont aussi été distribués en nombre. Et nous avons réalisé plus de 170 euros de ventes de produits palestiniens et cahiers de formation.

Dix huit nouvelles photos de citoyen.ne.s qui boycottent PUMA ont été ajoutées à notre album Facebook (57 photos à ce jour).




Jusqu’où ira la Mairie de Montpellier pour soutenir l’apartheid israélien ?

 

Convoqué au tribunal pour « Bruit »,  à une heure et en un lieu où il n’était pas, lors d’une manifestation (déclarée en Préfecture) !

NOUVELLE ATTEINTE FLAGRANTE A LA LIBERTÉ D’EXPRESSION DE BDS À MONTPELLIER :

Depuis le samedi 6 avril 2018, chaque samedi (jusqu’en juillet) BDS France Montpellier a tenu son stand place de la comédie en soutien à la première Grande Marche du Retour à Gaza et ce malgré les interdictions abusives de la Mairie.

Le 19 mai 2018 la Campagne BDS France Montpellier appelait à une manifestation (déclarée en préfecture) contre les assassinats de civils palestiniens par les snipers israéliens dans la Bande de Gaza et plantait son chapiteau place de la Comédie. Deux fonctionnaires de la police municipale sont rapidement passés à vélo pour dire à José-Luis Moragues qu’ils le verbalisaient pour « occupation illégale de l’espace public » et son vite partis sous les huées des manifestant.e.s rassemblés.

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La police municipale part sous les huées…

Une semaine plus tard José-Luis, militant BDS France,  reçoit à son domicile une contravention de la police municipale pour : « Émission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme » le 19 mai 2018 à 16h01, place de la Comédie.

Depuis quand faire du bruit pendant une manifestation est-il passible de poursuites ? Peut-on inculper une personne pour un délit commis en un lieu où elle n’était pas ?

A 16h01, la manifestation, qui avait quitté la place de la Comédie vers 15h40 était au niveau de la place Jean Jaurès (400m plus loin). José-Luis qui faisait des photos en tête de manifestation n’était donc pas sur la Comédie !

Parce qu’il conteste cette contravention et dénonce une nouvelle atteinte à la liberté d’expression et de manifester qui se cache derrière une prétendue infraction au code de la santé publique, José-Luis Moraguès est convoqué au tribunal de police.

Le procès est fixé au Mercredi 16 octobre 8h30 au tribunal de police, (TGI) place Pierre Flotte à Montpellier.

Vous êtes tous-tes invité.e.s au rassemblement de solidarité dès 8h pour le  Café, thé …

stand

PETITE HISTOIRE DE LA CHASSE AU BDS À MONTPELLIER

Cette contravention qui n’est pas un fait isolé,  s’inscrit dans la longue suite des attaques menées contre BDS France Montpellier depuis 2015 : plaintes contre les militant.e.s, intimidations, brimades, PV et contraventions, saccage du chapiteau BDS par la police, interdiction d’une manifestation,  une vingtaine d’auditions au commissariat, convocations en préfecture, plainte pour diffamation, rappel à la loi …

Profitant du contexte de féroce répression du mouvement des Gilets Jaunes,  la Mairie de Montpellier qui commémore chaque année avec ses amis du CRIF : « Jérusalem capitale d’Israël » multiplie les sanctions contre BDS en 2018.

                                                                                              Avril 2018

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LES MENACES, INTIMIDATIONS, RÉPRESSION ET PÉNALITÉS ILLÉGITIMES ET ABUSIVES N’ARRÊTERONT PAS L’ACTION DE LA CAMPAGNE BDS FRANCE MONTPELLIER CONTRE L’APARTHEID ISRAÉLIEN.

Créé en mars 2009 le comité BDS Montpellier a initié début mai 2009 la Coalition contre Agrexco qui s’est développée avec l’aide directe du BDS Palestinien au plan national puis européen. Coalition qui a remporté la première grande victoire de boycott contre le fleuron de l’entreprise coloniale de fruits et légumes israélienne : Agrexco-Carmel, introduite à Sète par le très pro-israélien G. Frèche dont la disparition précèdera d’un an celle d’Agrexco. La liquidation d’Agrexco sera prononcée par le tribunal de Tel Aviv en septembre 2011.

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La gerbe d’Agrexco-Carmel à l’enterrement de G. Frêche (oct. 2010)

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« La  lutte a payé, Agrexco liquidé » .  La gerbe de la Coalition contre Agrexco à l’enterrement de l’entreprise Agrexco, devant le conseil Régional (Sept. 2011).

 

Depuis, la Campagne BDS France Montpellier développe une intense activité non-violente pour le boycott d’Israël ce qui lui vaut l’animosité et la hargne des sionistes montpelliérain.e.s. qui voudraient bien le faire interdire.

En juin 2014 B. Netanyahou décrète que BDS représente une « menace stratégique » pour Israël, débloque des millions d’euros et lance une campagne internationale pour combattre BDS au prétexte que l’antisionisme serait un antisémitisme.

LE 8 juillet 2014 Israël lance son attaque contre Gaza avec la complicité des occidentaux, dont la France qui par la voix de son président (Hollande) et premier ministre (Valls) socialistes déclarent qu’Israël « peut utiliser tous les moyens pour se défendre ». BDS Montpellier, MIB34 et NPA 34 occupent les locaux de la fédération PS34 en signe de protestation à ce soutien à l’attaque contre la population civile de la Bande de Gaza. Le trésorier fédéral du PS34 présent sur les lieux, appelle la police et fait évacuer les manifestant.e.s manu militari.

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Début août 2014, alors que c’était une action collective et politique, le PS34 dépose une plainte nominative pour « dégradation de biens privés » contre un porte-parole de BDS Montpellier (José-Luis M). Vingt jours plus tard un second porte-parole BDS Montpellier (Manu R) fera l’objet d’une plainte identique. Après plusieurs auditions les plaintes resteront sans suite.

Les plaintes du PS34 en 2014 sont la première attaque directe contre BDS à Montpellier.

Mi-août 2104, dans la foulée, la LDH34, dont les liens avec le PS sont anciens, annonce le dépôt d’une plainte contre deux autres porte-parole de BDS (antisémitisme, négationnisme etc.). La plainte est déposée en octobre par la LDH nationale, suivie du MRAP et de leur partenaire : la LICRA. Suivront comme partie civiles les officines sionistes bien connues : BNVCA, France Israël et Avocats sans Frontières.

En moins de deux mois 4 porte-parole de BDS Montpellier sont l’objet de poursuites. A partir de là, à cause du procès des deux porte-parole BDS qui va durer 2 ans et demi (il sera gagné en appel),

Montpellier devient le laboratoire de la lutte contre le BDS, pour son interdiction au prétexte d’antisémitisme.

 

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Première étape : obtenir l’interdiction de toute expression publique de BDS France Montpellier. S’appuyant sur les motifs de la plainte de la LDH, la LICRA multiplie les pressions sur la préfecture et la municipalité et cible l’interdiction du stand BDS place de la Comédie.

Le 30 mai 2015 la LICRA, fer de lance du CRIF, CCCJM, B’nai B’rith et autres officines sionistes de la région, réunit 250 personnes de la région qui manifestent à Montpellier frontalement contre BDS dont ils demandent l’interdiction du stand place de la Comédie.

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Jean Luc Bonnet (au micro) , avocat, président de la LICRA Montpellier, à sa gauche le président régional du CRIF de l’époque, à sa droite l’actuelle présidente régionale du CRIF élue municipale liste P. Saurel.

 

Voici 3 de tweets de JL Bonnet , les autres sont du même style. Ils parlent d’eux mêmes !

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Le 31 mai 2015, lendemain de la manifestation le maire de Montpellier, le doigt sur la couture du pantalon, annonce dans le Midi Libre que désormais les stands BDS Montpellier sur la Comédie seront soumis à une autorisation municipale déposée 2 mois à l’avance. Alors que depuis plus de 8 ans sous 3 municipalités (Frèche, Mandroux et Saurel depuis un an) le stand Palestine avait été toléré sans autorisation.

A partir du 31 mai 2015 « la chasse au BDS » est ouverte.

Le 17 octobre 2015 la police nationale attaque et détruit le chapiteau BDS place de la Comédie. Le premier PV pour « occupation illégale de l’espace public » est dressé contre BDS France Montpellier. https://wordpress.com/post/bdsf34.wordpress.com/2846

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Le stand après le passage de la police. Une collecte faite dans les minutes après la casse auprès des personnes ayant assisté à l’attaque de la police  a rapporté 350€, juste de quoi racheter le nouveau chapiteau !

Le 31 octobre 2105, du jamais vu, la préfecture interdit en urgence une manifestation BDS déclarée dont le parcours et les modalités avaient été acceptées par les deux parties. Parmi les motifs, faisant fi de la présomption d’innocence , la préfecture mentionne le procès en cours contre les deux porte parole BDS (qui seront relaxés en appel).

LA SOLIDARITÉ S’ORGANISE

En 2016, malgré les interdictions, BDS France Montpellier sera présent avec ou sans chapiteau chaque fois que la situation en Palestine l’exigera. Trois grands rassemblements de « soutien inconditionnel à la liberté d’expression de BDS Montpellier » se tiendront, soutenus par une vingtaine de partis, syndicats et associations. Chacun tenant son propre stand en signe de solidarité et pour la liberté d’expression de tous.

Montpellier 5 nov.,10 déc.  2016 et 27 fev. 2017, Le mouvement de solidarité avec BDS occupe la Comédie !

https://wordpress.com/post/bdsf34.wordpress.com/7123

Répondant à l’appel de 20 associations, partis et syndicat, plus de cent militants-tes ont tenu une douzaine de stands sur la place de la Comédie à Montpellier le 5 novembre 2016 pendant plus de deux heures. Bravant ainsi les interdictions faites par la ville de Montpellier qui, aux ordres de la LICRA-CRIF, interdit toute expression publique du Comité BDS France 34 place de la Comédie et les intimidations de la préfecture qui convoque à la police les militants BDSF34 pour port du T-shirt « Boycott Israël Apartheid ».

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Samedi 5 novembre 2016 place de la Comédie Montpellier

 Montpellier 10 décembre 2016,  Nouvelle action de solidarité place de la comédie

à l’appel des mêmes 20 signataires.

LIBERTÉ D’EXPRESSION ET D’OPINION POUR TOUS !

SOUTIEN INCONDITIONNEL À L’EXPRESSION DE BDSF34 !

RASSEMBLEMENT SAMEDI 10 DÉCEMBRE 2016

PLACE DE LA COMÉDIE DE 14h30 À 17h30

Le comité BDSF34 est l’objet d’une répression ciblée sans précédent de la part de la Mairie de Montpellier et de la préfecture. Cette répression porte gravement atteinte à sa liberté d’expression et d’opinion. La mairie interdit toute possibilité de stand « Solidarité avec la Palestine » place de la Comédie, la préfecture envoie sa police et fait convoquer au commissariat trois militants BDS pour port du T-Shirt en raison de la mention « Boycott Israël apartheid ». Ainsi la France est un des seul pays avec Israël (!) à interdire l’appel au boycott !

Cette offensive est partie intégrante du contexte d’État d’urgence et de régression sociale (Interdiction de manifester et répression pendant la COP21, loi travail imposée, criminalisation des syndicats, répression violente et judiciaire des syndicalistes et des manifestants etc.).

À ce titre l’attaque contre BDSF34 ne concerne pas seulement les associations, partis et syndicats adhérents au plan national de la Campagne BDS France mais l’ensemble des acteurs du mouvement social, écologique, politique, alternatif. Ensemble ils doivent faire bloc et riposter pour imposer, sur tous les terrains la défense de leur liberté d’expression et d’opinion, notamment en revendiquant l’occupation de l’espace public comme espace d’information, d’expression et de rencontre avec la population.

Le 5 novembre nous étions plus de 100 personnes place de la Comédie avec une douzaine de stands, à répondre à un premier Appel appel sur le même thème. La seule réponse de la Mairie a été d’envoyer la police municipale dresser un constat d’occupation illégale du domaine public et la préfecture a demandé au parquet de convoquer trois militants BDSF34 à la police alors même que nous étions 20 signataires et co-organisateurs de ce rassemblement.

C’est la raison pour laquelle les signataires appellent à une nouvelle action de réappropriation de l’espace public en vue de réaffirmer ensemble et en acte, notre liberté d’expression et d’opinion, en marquant notre solidarité avec BDSF34 en participant au RASSEMBLEMENT du 10/12/2016

 

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25 février 2017

Un autre rassemblement de solidarité aura lieu le samedi 1er décembre 2018.

4 lettres de demande de RDV à M. le Maire seront déposées en Mairie par les 20 signataires. Elles resteront sans réponse.

 

En 2017 la répression continue, PV municipal pour « occupation illégale de l’espace public »  lors d’une manifestation déclarée en préfecture alors qu’il n’y avait pas de table, pas de stand donc pas « d’occupation matérielle » de l’espace public.

Nous avions fait des « supports portatifs » pour faire signer la pétition pour la liberté d’expression de BDS.

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Manifestation déclarée, aucun chapiteau, aucune table mais PV pour occupation illégale de l’espace public !

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EN 2017 et début 2018, 7 demandes d’autorisation de tenue de stand « solidarité avec la Palestine » place de la Comédie ont été déposées par 3 associations (CCIPPP34, Podemos Montpellier et le MAN), toutes ont été refusées au nom des risques « terroristes », de l’État d’urgence » etc.  certaines fois il a été proposé d’aller Place Bec (sortie polygone vers Antigone) où passent très peu de gens.

Dans ces condition de discrimination flagrante, BDS Montpellier, mouvement non-violent, décide d’entrer en désobéissance civile et réinstalle progressivement ses stands avec chapiteau et table place de la Comédie.

En 2017 : 3 PV pour occupation illégale de l’espace public. Tous les PV sont suivis d’une convocation au commissariat pour audition libre de José-Luis M.

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Un des rassemblements de solidarité lors des auditions au commissariat…

En 2018 :

Face aux abus de droit des pouvoirs publics à l’égard de BDS et en raison de l’urgence à dénoncer et s’opposer aux crimes de guerre israéliens ainsi qu’aux multiples violations du Droit et droits humains de cet État d’apartheid, la Campagne BDS France Montpellier, mouvement antiraciste, non-violent et populaire considère que son combat pour la liberté, l’égalité et la justice pour les Palestiniens est non seulement légitime mais qu’il est impératif d’organiser la solidarité pour les Palestinien.e.s et exiger de nos élus et gouvernement de cesser toute collaboration avec l’État d’apartheid  avec en particulier l’embargo sur le commerce des armes.

C’est pourquoi BDS Montpellier et ses militant.e.s sont entré.e.s en désobéissance civile non-violente. Malgré les interdictions et les PV ils maintiennent et maintiendront le stand BDS place de la Comédie et leurs diverses activités sur la ville de Montpellier pour dénoncer le système d’apartheid israélien en Palestine, le génocide progressif à Gaza.

BDS Montpellier décide d’accompagner la Grande Marche du retour des palestiniens de Gaza. Marches non-violentes pour demander l’application de la résolution 194 pour le droit au Retour des Réfugiés dans leurs maisons et leurs terres. Plus de 60 morts et des milliers de blessés lors des trois premières manifestations.

La première marche palestinienne a lieu le 30 mars 2018, « Journée de la terre ». Dès le samedi suivant, le 7 avril BDS tiendra ses stands tous les samedi (sauf 3) jusqu’en juillet. Une douzaine de PV municipaux pour « occupation illégale de l’espace public »  sont dressés,  la plupart au nom de JLM avec 8 auditions au commissariat, une plainte pour diffamation d’une policière contre JLM restera sans suite après audition (puisque non fondée !!) mais avec obligation de retrait de la vidéo you tube qui montrait la policière en faute. Un PV de 69€ pour avoir parlé  avec une petite sono dans les halles de La Paillade en mars 2018 et deux autres PV pour « Bruit » le 16 juin 2018 place de la Comédie et le 30 juin 2018 lors d’une action de rue contre un spectacle de la saison France-Israël. Tous au nom de José-Luis.

 

En 2019 : MERCI AUX GILETS JAUNES !

BDS Montpellier remercie les Gilets Jaunes dont l’action exemplaire de soutien non-violent face à la police place de la Comédie a permis, du 12 janvier 2019 à la mi-juillet, la tenue du stand BDS sans intervention policière ni PV.

Les Gilets jaunes au secours de BDS Montpellier

Lire l’article et voir la vidéo : https://wordpress.com/post/bdsf34.wordpress.com/11826

ON LÂCHE RIEN !

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                                                                                 Samedi 14 septembre 2019, place de la Comédie

 

SAMEDI 15 SEPTEMBRE 2019, FOIRE AUX ASSOCIATIONS- MONTPELLIER

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#BoycottPuma à l’AG de l’UD-CGT 63

50 tracts distribués, 16 signatures de pétition et 11 photos pour Facebook.

 

Une cinquantaine de militant.e.s ont participé à l’AG du 13 septembre 2019 de l’UD-CGT 63. Un militant AFPS-BDSF est intervenu pour rappeler la situation en Palestine, ses liens avec la France, et les dangers du projet de résolution Maillard pour la liberté de critiquer Israël et d’appel au boycott.

Et rappeler la campagne #BoycottPuma de 26 organisations, dont la CGT, de la Coalition BDS63. La pause fut l’occasion de distribuer des tracts, et recueillir des signatures de la pétition, qui avaient été envoyés il y a quelques jours par l’UD à toutes ses sections syndicales. Et de faire des photos pour notre album Facebook.




La Baule : action contre la venue de l’équipe du Maccabi

Ce mercredi soir, une belle équipe (25 personnes)  pour informer les Baulois et les Bauloises des conditions de vie en Palestine, alors que la région des Pays de la Loire invitait l’équipe nationale israélienne du Maccabi – Tel Aviv dans le cadre de leur tournoi de basket « Pro Stars Pays de la Loire ».

Ce tournoi de basket est organisé chaque année, l’équipe du Maccabi-Tel Aviv était déjà venue il y a quatre ans et nous y étions aussi.

Avec la Plate-Forme 44 pour la Palestine, nous avons distribué au moins 700 tracts.

Comité Solidarité Palestine de la Région nazairienne
Agora, maison des associations
2 Rue Albert de Mun
44600  Saint-Nazaire



Rejoignez l’action : 9 novembre – Journée internationale d’InterAction pour un MondesansMurs ( #WorldwithoutWalls)

La campagne palestinienne contre le mur de l’apartheid

Samedi 7 septembre 2019

From Palestine

Rejoignez l’action : 9 novembreJournée internationale d’InterAction pour un MondesansMurs ( #WorldwithoutWalls)

Faites partie d’un monde sans murs : construisez des liens entre les mouvements luttant contre les murs physiques — en Palestine et tout autour du globe — ou contre les murs virtuels de l’injustice — y compris le racisme, la xénophobie, l’islamophobie, l’hétéropatriarchie, la militarisation, l’injustice climatique et bien d’autres — dans votre région, votre pays, et invitez à un moment de réflexion ou à rejoindre la lutte.

Construisez la résistance, pas les murs !

Vous pouvez :

  • organiser des discussions ou des projections de films

  • organiser des expositions ou des actions de rue

  • planifier un programme pour les médias de votre communauté (radios, vidéos ou écrits)

  • renforcer vos campagnes intersectionnelles existantes pour construire des ponts entre les luttes

  • montrer votre solidarité avec d’autres luttes !

SVP, faites-nous savoir ce que vous projetez de faire et enregistrez votre évènement ici : https://form.responster.com/yZ6hSj

Il y a deux ans, des mouvements palestiniens et mexicains ont lancé un appel pour le 9 novembre – Journée internationale d’InterAction pour un monde sans murs un appel aujourd’hui approuvé par plus de 400 organisations, réseaux et mouvements du monde entier.

Cette année, le 9 novembre marque les 30 ans de la chute du mur de Berlin et les trois ans depuis que Donald Trump a été élu président des États-Unis après une campagne qui promettait de construire un « grand et beau mur ».

Cela fait maintenant 15 ans que la Cour internationale de justice a déclaré illégal le mur d’apartheid israélien sur les terres palestiniennes, ainsi que toute aide ou toute reconnaissance de celui-ci. Pourtant le Mur mettant en cage les communautés palestiniennes grandit et, internationalement, les murs sont devenus le signe de notre temps.

Il est urgent que nous continuions à nous unir, à nous mobiliser et à faire un front commun pour un Monde sans murs.

Le nombre toujours croissant de murs déchirant aujourd’hui les paysages et les cités sont l’expression visuelle des politiques d’extrême-droite et des paradigmes de ségrégation, d’oppression, d’exclusion et d’exploitation qui gagnent du pouvoir, de l’Inde aux États-Unis, de la Hongrie au Brésil. L’apartheid israélien est le modèle idéologique de la droite montante, qui en retour soutient l’occupation israélienne par des liens militaires et commerciaux croissants.

Il est temps d’unir nos luttes pour un Monde sans murs et contre un monde où des droits, la vie et la dignité sont garantis seulement à quelques-uns, où les peuples et la planète sont de simples objets de pouvoir et de domination.

Construisons le 9 novembre comme un espace pour une lutte conjointe, un moment de réflexion pour les interconnexions entre nos luttes et les structures de l’injustice.

Montrons que la Palestine n’est pas seule dans ce combat. La Palestine est partie intégrante de notre lutte commune pour l’humanité.

Pour plus d’information, contactez : global@stopthewall.org

Source : Stop the wall

Traduction : CG pour BDS France




Boycottez AnyVision : société israélienne de surveillance par une reconnaissance visuelle « testée sur le terrain »

Comité national palestinien du BDS/Israël, États-Unis – 30 août 2019

Le Comité national palestinien du BDS (BNC) appelle au boycott d’AnyVision, société israélienne de technologie de reconnaissance visuelle, en raison de sa complicité irréfutable dans l’occupation et la répression israéliennes des Palestiniens.

AnyVision tire profit des violations, par Israël, des droits humains des Palestiniens et elle exporte sa technologie de surveillance répressive dans le monde entier.

Avec des bureaux à Tel Aviv, New York, Mexico, Londres, Belfast et Singapour, la société a été fondée en 2015 et rapidement, elle a obtenu des investissements, des contrats et des coentreprises avec l’armée israélienne, des gouvernements et des sociétés internationales.

Human Rights Watch a demandé à Microsoft de reconsidérer ses investissements dans AnyVision étant donné « le risque pour les droits de l’homme d’être associés à un investissement dans une société qui fournit une technologie (de reconnaissance visuelle) à une puissance occupante ». AnyVision viole les propres principes de Microsoft sur la reconnaissance visuelle car elle fournit une technologie qui est utilisée pour une surveillance illégale.

HPE, qui fournit des serveurs au bureau de l’état civil d’Israël pour le contrôle de la population, un pilier de son système d’apartheid, utilise la technologie de reconnaissance visuelle d’AnyVision dans ses serveurs.

Telefónica, société transnationale espagnole de télécommunications, et G4S, utilisent également la technologie d’AnyVision. La ville de Nice, en France, surveille les citoyens avec AnyVision et l’été dernier, l’entrée du stade de Londres était surveillée par AnyVision.

Donner les moyens d’occuper

AnyVision joue un rôle direct dans l’occupation militaire de la Cisjordanie palestinienne, qui comprend le mur illégal et les check-points militaires d’Israël. Selon l’armée israélienne, AnyVision entre dans « un programme de renforcement » des check-points militaires en Cisjordanie par l’ajout d’une technologie pour de nouveaux « postes d’identification et d’inspection ». AnyVision entretient également des caméras pour l’armée israélienne au cœur de la Cisjordanie afin d’espionner les Palestiniens et de permettre à l’armée israélienne de prendre les civils pour cibles en toute illégalité.

AnyVision se vante d’être une société de « concepteurs d’intelligence artificielle et de vétérans de la sécurité », ayant plus de 20 ans d’ « expérience de terrain ». Le président d’AnyVision, Amir Kain, est un ancien chef du département Sécurité au ministère israélien de la Défense. L’un de ses conseillers, Tamir Pardo, est un ancien chef du Mossad, l’agence de renseignement d’Israël.

Le ministère de la « Défense » d’Israël est responsable de la perpétration de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité répétés dans le territoire palestinien, incluant des massacres à Gaza et un nettoyage ethnique à Jérusalem. Le Mossad est un organisme criminel qui permet directement de violer le droit international et les droits de l’homme des Palestiniens par des opérations secrètes illégales et des exécutions extrajudiciaires.

Le gouvernement israélien soutient systématiquement les sociétés privées qui, à des fins lucratives, exportent sa technologie et ses tactiques répressives. Les profits tirés de cette affaire infecte servent à compenser les dépenses militaires d’Israël et les autres coûts de son régime d’apartheid.

Exporter la répression

Les organisations de défense des droits civils et des universitaires aux États-Unis ont donné l’alarme sur l’utilisation de la reconnaissance visuelle. L’Union américaine pour les libertés civiles (ACLU) a mis en garde contre cette technologie qui a « d’énormes implications sur les libertés civiles » et le juriste Woodrow Hartzog l’a décrite comme « le mécanisme de surveillance le plus dangereux jamais inventé ».

Le Comité national palestinien du BDS (BNC) appelle les personnes de conscience à boycotter AnyVision, et à s’en désinvestir, jusqu’à ce qu’elle mette fin à ses violations des droits de l’homme dans le monde. En particulier, nous appelons à faire pression sur Microsoft pour qu’elle abandonne sa relation honteuse avec AnyVision et son investissement dans cette société alors qu’ils violent les propres principes de Microsoft sur la reconnaissance visuelle.

Le mouvement BDS a aussi appelé au boycott des sociétés HP en raison de leur complicité profonde dans les violations des droits de l’homme des Palestiniens. Leur complicité se trouve aujourd’hui extrême étant donné leur collaboration avec AnyVision.

Nous appelons les institutions académiques et les universitaires de conscience à s’abstenir de collaborer avec AnyVision afin de ne pas conférer une légitimité scientifique à de graves violations du droit international.

Source : BDS movement

Traduction : JPP pour BDS France

 




Des artistes israéliens : « Boycottez le festival Pop-Kultur de Berlin »

9 août 2019 – Artists for Palestine UK

Nous sommes fiers de publier la lettre ouverte qui suit d’artistes israéliens qui soutiennent l’appel palestinien au boycott du festival Pop-Kultur de Berlin.

« Nous sommes des artistes, des musiciens, et des cinéastes israéliens, et en tant que tels, nous soutenons l’appel palestinien à boycotter le festival Pop-Kultur 2019 de Berlin, étant donné sa complicité avec le régime raciste d’Israël.

« Aussi longtemps que Pop-Kultur continuera d’avoir l’ambassade israélienne comme partenaire, toutes les représentations au festival seront exploitées par le gouvernement israélien dans le cadre de ses tentatives de blanchir son occupation et d’améliorer son image à travers la culture.

« Nous reconnaissons qu’il existe un besoin moral urgent de mettre fin à une oppression, qui dure depuis des décennies, de millions de Palestiniens par le gouvernement israélien, et que les boycotts ancrés dans le droit international et les principes universels des droits de l’homme sont une tactique légitime, non-violente et consacrée par l’usage.

« Nous sommes consternés que le directeur du festival ait, l’an dernier, condamné à tort le BDS comme ‘antisémite’ en défendant son partenariat avec l’ambassade israélienne. Même Avi Primor, lui-même ancien ambassadeur d’Israël en Allemagne, reconnaît que ‘le leitmotiv du mouvement du BDS est la justice pour les Palestiniens’.

« Nous sommes d’accord avec les 240 universitaires juifs et israéliens qui ont demandé au gouvernement allemand de ne pas approuver la récente résolution anti-palestinienne du Bundestag qui assimile faussement le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens à un sectarisme, et ils ajoutent qu’ils ‘sont choqués que les exigences d’égalité et de conformité au droit international puissent être considérées comme antisémites’.

« Nous sommes également d’accord avec Ishay Rosen Zvi, professeur de Talmud à l’Université de Tel Aviv, qui a décrié les tentatives, en Allemagne et ailleurs, ‘visant à gommer les différences entre critique du sionisme, critique d’Israël, critique de la politique du gouvernement d’Israël, et l’antisémitisme’ ».

 

Signataires

Aviad Albert, musicien

Dror Dayan, cinéaste et professeur de cinéma

Ohal Grietzer, musicien

Avi Hershkovitz, réalisateur de film

Liad Hussein Kantorowicz, artiste de scène

Jonathan Ofir, violoniste et chef d’orchestre

Michal Peleg, auteur

Ben Ronen, artiste visuel

Michal Sapir, écrivain et musicien

Yonatan Shapira, musicien

Professor Eyal Sivan, cinéaste

Oriana Weich, artiste

Eyal Weizman, artiste et architecte

Karen Zack, photographe

 

Source : Artists for Palestine UK

Traduction : JPP pour BDS FRANCE

 




Lettre ouverte à Céline Bonacina

Chère Céline Bonacina,

L’an dernier vous avez joué pour  l’association des Amis du Théâtre de la Liberté de Jénine en Palestine occupée. C’était un geste musical et solidaire magnifique. Vous vous souvenez, je suis sûre, de l’enthousiasme de la salle et de notre reconnaissance envers vous et envers les autres musiciens pour cet acte généreux et sensible qui montrait que vous étiez interpellée par la situation des Palestiniens complètement coincés dans les territoires occupés, sous contrôle militaire permanent, alors qu’ils sont chez eux.

Et voici que votre programmation vous amène à un festival à Tel Aviv, capitale de l’État d’Israël, cet État qui essaie de redorer son image culturelle et artistique pour mieux cacher les meurtres quotidiens, les privations imposées en Cisjordanie et à Gaza, les maisons démolies au bulldozer à Jérusalem Est au mépris des familles qui y vivent de plein droit, les centaines de manifestants non violents tués à Gaza et les milliers d’amputés depuis qu’ils marchent pour le droit au retour. Le droit, justement, manipulé par Israël qui n’en fait qu’à sa guise, qui invente sans arrêt des lois liberticides et même ethnocidaires.

Israël qui se prétend une démocratie mais qui pratique un apartheid légalisé par la loi « État Nation du peuple juif » (que de plus en plus de juifs dans le monde, comme moi, dénoncent).

Israël est un avatar colonial qui fait dans le raffinement en matière de torture physique et morale, arrêtant tous les jours des jeunes (ou moins jeunes) Palestiniens qui sont placés en détention provisoire sans accusation ni procès…. Et c’est là que vous voulez aller jouer ?

S’il vous plaît n’y allez pas ! Faites un nouveau geste solidaire.

Invitez les musiciens israéliens et palestiniens qui viennent sans le soutien de l’État israélien à venir jouer en France ou ailleurs en Europe, mais ne vous faites pas complice de l’entreprise de blanchiment d’Israël.

Bien à vous,

Sonia Fayman, membre des Amis du Théatre de la Liberté de Jénine et de la Campagne BDS France




Que boycotter ?

 Tous ensemble dans la campagne internationale BDS !

BDS France,  août  2019

L’État israélien rejette le droit international. La majorité des gouvernements dans le monde ne fait rien pour l’en empêcher ou l’aide dans ses méfaits.

C’est pourquoi, depuis 2005, à l’appel de plus de 170 organisations représentant la société civile palestinienne, la société civile française s’engage dans la campagne citoyenne et non violente de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre l’État israélien, jusqu’à ce que soit respecté le droit international, à savoir : la fin de la colonisation, de l’occupation, du blocus de Gaza et du Mur de la honte; la fin de l’apartheid entre Palestiniens et Juifs en Israël ; le droit au retour des Palestiniens expulsés en 1948 et en 1967.

Des milliers d’entreprises de tous les pays commercent, échangent et investissent avec des centaines d’entreprises israéliennes, participant au bien être de ce pays colonial, sans se soucier d’aucune obligation ni des droits des Palestiniens. Essayer de boycotter activement chaque entreprise qui collabore à l’apartheid israélien est voué à l’échec en terme d’effet concret. Pour qu’elle soit efficace, une campagne de boycott doit être ciblée, stratégique, argumentée, qu’elle ait une chance de gagner, qu’elle soit utilisée collectivement, si possible à l’échelle mondiale, et sur le long terme.

C’est pourquoi les Palestiniens eux-mêmes recommandent aux campagnes nationales BDS de choisir un nombre limité de cibles de boycott et de concentrer leurs efforts sur ces cibles. Les Palestiniens connaissent bien les sources de leurs souffrances et nous font les meilleures recommandations pour une campagne BDS efficace. Ne manquez pas de lire « Code-barres, origine des produits, Starbucks, McDonald’s et Coca Cola : les indications du Comité national palestinien de la campagne BDS ».

BOYCOTT

Le droit d’acheter ou de ne pas acheter les produits d’une entreprise et celui de faire savoir pourquoi sont des libertés fondamentales. La campagne de Boycott – le « B » de BDS – va plus loin et ce n’est pas secret : elle mène des campagnes publiques bien visibles qui visent à obtenir l’arrêt du commerce avec ces entreprises. La campagne fait des choix pour une plus grande efficacité.

En premier lieu, nous ciblons les entreprises et les produits israéliens, qu’ils proviennent des territoires de 1948 (Israël) ou de 1967 (Jérusalem-Est, la Cisjordanie, la bande de Gaza, le Golan). Nous pouvons néanmoins choisir en priorité des produits des territoires de 1967, parce que nous savons qu’il sera plus facile de constituer de larges coalitions contre eux. Lorsque nous dénonçons les boutiques qui vendent ces produits, n’oublions pas que la cible est l’entreprise israélienne. Nous n’appelons pas au boycott de la boutique, mais nous appelons la boutique à ce qu’elle cesse de vendre ce produit.

Campagnes internationales prioritaires :

  • les gazéificateurs d’eau de la marque israélienne Sodastream
  • les produits de beauté de la marque israélienne Ahava, en vente chez Sephora
  • les fruits et légumes israéliens, même biologiques, en particulier les dattes, et en particulier l’entreprise Mehadrin et les marques israéliennes Jaffa, Edom, Hadiklaim, Carmel, Jordan River, King Solomon, Top, Kedem
  • l’eau en bouteille des marques israéliennes Eden Springs et Château d’eau 

Autres produits israéliens que vous devrez éviter d’acheter :

  • les lingettes fabriquées en Israël, en vente entre autres chez Carrefour, Casino, Auchan, Leclerc
  • les épilateurs de la marque israélienne Epilady
  • les produits ménagers des marques israéliennes Keter, Allibert, Hovac, Curver, Stanley et Zag
  • tous les produits dont le code-barres commence par 729 (indicatif israélien).

Téléchargez le tract recto-verso:

 

En général, la campagne BDS n’appelle pas au boycott des entreprises non israéliennes, mais quand ces entreprises trempent dans les aspects les plus abjects de la colonisation et de l’oppression des Palestiniens, en particulier l’armée, le Mur, la destruction de maisons…, nos amis Palestiniens nous y appellent. C’est le cas de l’entreprise américaine de bulldozers et de chaussures Caterpillar, parce qu’ils détruisent les maisons palestiniennes, ou de l’entreprise américaine d’informatique Hewlett Packard (HP), parce qu’elle fournit des équipements à l’armée israélienne, et PUMA , sponsor de la Fédération israélienne de football

DÉSINVESTISSEMENT

C’est le deuxième volet de la campagne BDS. Il exige des entreprises de tous les pays qu’ils « retirent leurs billes » d’Israël. Ceci concerne toutes les formes de participation financière dans les entreprises israéliennes, et comme pour le boycott, en premier lieu si ces entreprises agissent directement dans la colonisation. On peut bien sûr les boycotter soi-même mais l’objectif est avant tout de faire pression sur les entreprises par des campagnes publiques. Là aussi, le choix des cibles est décidé après étude par le BNC palestinien.

Dans tous les cas, une recherche est effectuée par le Palestinian BDS National Committee (BNC) avec ses partenaires, comme Who Profits, pour évaluer l’impact d’un boycott, pour l’entreprise comme pour les boycotteurs. En effet, une campagne de boycott est plus efficace si elle converge avec d’autres luttes, et elle est moins efficace si elle n’a aucune chance de succès ou si les consommateurs n’ont pas d’alternative, comme par exemple avec les puces de l’entreprise Intel, pourtant complice de la colonisation israélienne. Ensuite, une lettre de menace de boycott est envoyée à l’entreprise pour lui donner une chance de se défendre et de désinvestir d’Israël. Enfin, en cas d’échec, le BNC lance une campagne internationale de boycott ou de désinvestissement contre cette entreprise.

Campagnes internationales prioritaires :

  • les entreprises industrielles françaises Veolia et Alstom, parce qu’elles contribuent à la construction d’un tramway entre Jérusalem et les colonies illégales avoisinantes
  • l’entreprise anglo-danoise de sécurité G4S, parce qu’elle collabore à la sécurisation du Mur d’apartheid

SANCTIONS

Les sanctions relèvent de mesures gouvernementales ou institutionnelles.
Il est bien évident que de nombreuses sanctions aboutissent à des boycotts ou des désinvestissements. Par exemple, proscrire les produits des colonies ou décréter un embargo sur les armes sont des formes de boycott. Et une rupture de relations diplomatiques est en général assortie de boycotts et de désinvestissements.

AGIR DANS LA DURÉE

Ces campagnes n’ont d’impact que si elles se poursuivent dans la durée. Il est inutile d’organiser une action, puis de changer de cible le mois suivant. Il faut viser la même cible pendant des mois, voire des années, avant d’en voir les progrès, des effets concrets, et de pouvoir envisager une victoire, c’est à dire la fin de vente d’un produit ciblé par une boutique ou la fin d’un partenariat avec une entreprise ciblée.

CONCLUSION

Il y a beaucoup de bonnes raisons de ne pas acheter de Coca Cola, McDonald’s, Nestlé, Levi’s ou Intel, en particulier parce que ces entreprises opèrent et payent des impôts en Israël, mais sans une campagne active pour leur expliquer pourquoi vous le faites, cela n’aidera en rien la vie quotidienne des Palestiniens. D’ailleurs, les Palestiniens du BNC ne nous ont pas encore demandé de boycotter ces entreprises.

Un jour peut-être, quand nous serons plus nombreux, nous nous attaquerons à ces entreprises aussi, et pas seulement en arrêtant d’acheter leurs produits, mais en lançant d’autres campagnes de dénonciation de la collaboration de ces entreprises à l’apartheid israélien. En attendant, par souci d’efficacité, concentrons-nous sur les campagnes décrites ci-dessus.

Pour résumer, la campagne de boycott appelle à ne plus acheter de produits ou de ne plus collaborer avec des entreprises (ou des institutions) israéliennes en général, alors que la campagne de désinvestissement appelle à interpeller fortement les structures qui coopèrent avec le régime israélien afin qu’elles cessent toute collaboration.

SITES WEB :

http://www.bdsfrance.org/

https://bdsmovement.net/get-involved/what-to-boycott




Pourquoi les Américains devraient soutenir BDS

Par Omar Barghouti – 29 juillet 2019

 

Inspiré par les mouvements des droits civiques et contre l’apartheid, il appelle à la libération des Palestiniens dans des termes de pleine égalité avec les Israéliens et s’oppose catégoriquement à toutes formes de racisme dont l’antisémitisme.

 

Mardi dernier, la Chambre des Représentants a voté une résolution, HR 246, qui vise le mouvement de base mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens, que j’ai contribué à fonder en 2005. C’est triste à dire, mais HR 246, qui dénature nos objectifs et déforme mes propres points de vues, n’est que la dernière tentative en date des soutiens d’Israël au Congrès  pour diaboliser et étouffer notre lutte pacifique.

HR 246 est une condamnation radicale des Américains qui plaident pour les droits des Palestiniens au moyen de BDS. Cette loi renforce d’autres mesures anti boycott qui ne sont pas constitutionnelles, dont celles votées par quelque 27 actes législatifs d’État qui rappellent « les tactiques de l’ère maccarthiste », selon l’Union Américaine des Libertés Civiles. Elle exacerbe aussi l’atmosphère oppressive que les Palestiniens et leurs soutiens subissent déjà, gelant encore plus le discours critique d’Israël au moment où le président Donald Trump traîne publiquement dans la boue des membres du Congrès qui s’expriment publiquement en soutien à la liberté pour les Palestiniens.

En réponse à HR 246 et à des mesures législatives aussi répressives, Ilhan Omar, membre du Congrès, rejointe par Rachida Tlaib, John Lewis, icône des droits civiques et 12 autres co sponsors, a introduit HR 496, qui défend « le droit de participer à des boycotts dans la recherche des droits humains et civiques dans le pays et à l’étranger, sous la protection du Premier Amendement de la Constitution ».

Inspiré par les mouvements des droits civiques des États Unis et contre l’apartheid en Afrique du Sud, BDS appelle à mettre fin à l’occupation militaire d’Israël de 1967, à la pleine égalité pour les citoyens palestiniens d’Israël et au droit reconnu par l’ONU au retour des réfugiés palestiniens dans la patrie dont ils ont été déracinés.

BDS s’oppose catégoriquement à toutes les formes de racisme, dont l’antisémitisme. Contrairement à la fausse affirmation de HR 246, BDS ne cible pas des individus, mais plutôt des institutions et de grosses entreprises impliquées dans les violations systématiques par Israël des droits humains des Palestiniens.

HR 246 comporte aussi une calomnie particulière à mon égard, qui a été poussée par des groupes de lobbying pro Israël, tel AIPAC, en citant une seule phrase hors contexte d’un discours que j’avais fait en 2013. La même fausse affirmation est répétée dans une résolution semblable du Sénat, S.Res.120. 

Dans ce discours, je plaidais pour un seul État démocratique qui reconnaisse et accepte les Israéliens juifs en tant que citoyens égaux et partenaires de plein droit, pour construire et développer une nouvelle société de partage, libre de toute soumission coloniale et de discrimination raciale, et dans laquelle l’État et l’Église soient séparés. Tout le monde, y compris les réfugiés palestiniens rapatriés, jouirait des mêmes droits, quelle que soit l’identité ethnique, religieuse, de genre, sexuelle ou autre. Tout « État musulman », État chrétien » ou « État juif » fondé sur l’exclusion et le suprématisme, argumentai-je, nierait, par définition, des droits égaux pour des citoyens de diverses identités et supprimerait la possibilité d’une véritable démocratie, les conditions d’une paix juste et durable. Les résolutions de la Chambre et du Sénat, de même qu’un clip de propagande d’AIPAC, ont ôté tout ce contexte, dénaturant mes points de vue.

Pour autant, c’est mon opinion personnelle, et non la positon du mouvement BDS. Celui-ci, en tant que mouvement large et inclusif de défense des droits humains, ne prend pas position sur la solution politique ultime pour les Palestiniens et les Israéliens. Il comporte à la fois des gens qui soutiennent une solution à deux États et celle d’un seul État démocratique avec les mêmes droits pour tous.

Etant un défenseur des droits humains, je ne suis pas seulement sujet à des calomnies de routine de la part d’Israël et de ses soutiens anti Palestiniens. J’ai aussi été placé, de fait, sous une « interdiction de voyager arbitraire par Israël » selon les mots d’Amnesty International, notamment en 2018 lorsque j’ai été empêché d’aller en Jordanie accompagner ma défunte mère pour une opération d’un cancer. En 2016, le ministre israélien du renseignement m’a menacé « d’élimination civile ciblée », entraînant une condamnation de la part d’Amnesty. Et pour la toute première fois, en avril dernier, j’ai été interdit d’entrer aux États Unis, manquant ainsi le mariage de ma fille et une réunion au Congrès. Israël n’est pas simplement en train d’intensifier son système vieux de plusieurs décennies d’occupation militaire, d’apartheid et de nettoyage ethnique contre les Palestiniens ; il est incroyablement en train d’externaliser sa stratégie répressive vers l’administration américaine.

Trump est un ferme soutien du gouvernement d’extrême droite israélien qu’il protège de devoir rendre des comptes, alors que celui-ci fracasse la vie et les conditions de vie de millions de Palestiniens qui vivent sous occupation et sont assiégés à Gaza ; qu’ils sont confrontés à la dépossession et aux déplacements forcés en Cisjordanie, dont à Jérusalem Est ; et que l’égalité des droits leur est refusée dans ce qui est actuellement Israël. Il y a juste deux semaines, Trump a élevé son niveau de provocation contre ceux qui soutiennent les droits des Palestiniens, en attaquant quatre nouvelles membres progressistes du Congrès, toutes de couleur, leur disant de « s’excuser » auprès d’Israël et de « retourner » dans leurs pays d’origine, alors même que trois d’entre elles sont nées aux États Unis.

En dépit de tout cela, la guerre désespérée d’Israël contre BDS, menée avec des arguments fabriqués de toutes pièces, de la diabolisation et de l’intimidation, est en échec, comme le montre cette résolution récemment adoptée par la Chambre. Notre espoir est intact, tandis que nous sommes témoins d’un changement stimulant  dans l’opinion publique en faveur des droits humains des Palestiniens, y compris aux États Unis. La hideuse réalité du régime d’apartheid israélien et de ses alliances avec des forces xénophobes et ouvertement antisémites devient irréconciliable avec les valeurs progressistes et démocratiques, où que ce soit.

Conduits par des communautés de couleur, des groupes juifs progressistes, de principales églises, des syndicats, des associations universitaires, des groupes LGBTQI, des mouvements pour la justice envers les indigènes et par des étudiants, beaucoup d’Américains abandonnent la position intenable du point de vue éthique de « progressistes sauf pour la Palestine ». Au contraire, ils adoptent le principe moralement cohérent d’être progressistes y compris sur la Palestine.

Être progressiste aujourd’hui implique d’être moralement cohérent, d’être du côté juste de l’histoire en nous soutenant dans la quête de notre liberté, de la justice et de l’égalité, longtemps niées. 

 

Omar Barghouti

 

Omar Barghouti est un défenseur palestinien des droits humains et il est cofondateur du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour les droits des Palestiniens. Il a été co-lauréat du prix 2017 Gandhi pour la Paix.

Source: The Nation

Traduction: SF pour BDS FRANCE




Lettre ouverte au Racing Club de Strasbourg

Chers joueurs du Racing Club,

Ce jeudi 25 juillet vous allez rencontrer le Maccabi de Haïfa dans le cadre de la coupe d’Europe.
Or Israël utilise les événements sportifs internationaux pour soutenir son image défaillante, alors que son mépris flagrant des droits des Palestiniens et du droit international suscite l’indignation croissante des peuples du monde, jusqu’en Israël même.

A Gaza, le 30 mars 2018, alors que des dizaines de milliers de Palestiniens manifestaient pacifiquement contre le déni par Israël du droit au retour dans leurs foyers, consacré par les Nations-Unies, et contre le siège inhumain de Gaza, les tireurs d’élite israéliens ont visé le footballeur M.Khalil Obeit, blessant ses deux genoux. De nombreux joueurs de l’équipe de foot de Gaza ont ainsi perdu une jambe suite aux tirs des snipers israéliens (voir photo ci-dessous).

En Cisjordanie, les Palestiniens sont confrontés, pour le foot comme pour d’autres activités, à de nombreuses formes de harcèlement : rétention par Israël de matériel sportif pour « raisons de sécurité », entraves générales à la circulation (entre autres lors des matches à l’étranger), sans oublier la destruction de stades et d’équipements sportifs.

Colonisation galopante, vols de terres, racisme, apartheid, arrestations, mauvais traitements, destructions de maisons palestiniennes, emprisonnement d’enfants pour prétendus « jets de pierres » dans des prisons où la torture a été amplement documentée par l’ACAT, Amnesty International et d’autres ONG. Et ce ne sont là que quelques exemples de l’oppression violente de 70 années contre les Palestiniens.

Le sport, souvent symbole de paix et de fraternité entre les peuples, ne doit-il pas respecter le droit international et les droits humains de façon universelle ? D’ailleurs, pourquoi Israël participe-t-il à une compétition européenne, alors que ni le Liban, ni la Jordanie n’y sont admis ?
Dans ces conditions de déni du droit international et du droit humanitaire, Israël doit être exclu de toute compétition européenne !

Chers joueurs du Racing de Strasbourg, nous défendons le droit et la justice pour les Palestiniens et soutenons leur appel de 2005 relayé dans le monde entier par des comités de solidarité, sous l’appellation de Campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement et Sanctions), dont la Campagne BDS France. Rejoignez notre combat !

Amicalement,

Collectif Judéo Arabe et Citoyen pour la Palestine




Axa finance des crimes de guerres israéliens

Sumofus a publié un rapport  « Quand Axa finance des crimes de guerres » qui démontre l’implication  du géant de l’assurance Axa dans l’occupation israélienne.

Axa doit se désinvestir de ses filiales complices des crimes israéliens et respecter le droit international.

Source: Plateforme des ONG Françaises pour la Palestine

 

 




PAS DE TRÈVE ESTIVALE DANS LE SOUTIEN A GAZA !

Trois militant-e-s du groupe local de l’AFPS 63 et BDSF 63 se sont retrouvé-e-s sur 2 marchés de Clermont-Ferrand pour rappeler la situation calamiteuse que vivent près de 2 millions de Gazaouis après 12 ans de blocus de l’enclave palestinienne.
A ces occasions, environ 350 tracts ont été distribués. Ce qui porte à plus de 4.000 le nombre de tracts Stop blocus Gaza-Boycott Israël distribués sur l’agglomération clermontoise depuis fin mars.
Le 25 juin, sur le marché de la Gauthière, dans les quartiers nord de Clermont, l’accueil fut particulièrement chaleureux. Il n’y a pratiquement pas eu de refus de tracts, les déclarations de soutien à la résistance de la population palestinienne et à notre action ont été  nombreuses et enthousiastes. Plusieurs personnes nous ont laissé leurs coordonnées.
Le 28 juin, au marché de Montferrand, les passants ont montré davantage d’indifférence, peut-être en raison de la canicule déjà bien installée… Il y a eu cependant là aussi des discussions intéressantes avec quelques personnes bien au fait de la situation d’apartheid que subissent les Palestiniens, d’autres ont exprimé leur compassion  pour les Gazaouis abandonnés à leur sort tragique par les médias et les gouvernements… Avec les plus découragés, nous  avons parlé de l’arme citoyenne qu’est le boycott et de la nécessité de s’en emparer pour agir !



Rassemblement contre l’inauguration de la Place Jérusalem

Paris le 30 juin 2019

Les militant-e-s de BDS France Paris étaient présent-e-s au rassemblement contre l’inauguration de la Place de Jérusalem par la mairie de Paris, inauguration en présence du maire raciste et fervent acteur de la colonisation de Jérusalem annexé par l’État d’apartheid israélien.

Ce rassemblement était organisé par le Collectif « Ni guerre ni État de Guerre » et par le Collectif national CNPJDPI, qui ont rassemblé une centaine de manifestant-e-s Place du Maréchal Juin dans le 17ème arrondissement, non loin de la Place de Jérusalem.

Album Photo du rassemblement, merci à Jean-Claude Saget, photographe

Photo : Jean-Claude Saget