Pour Gaza: amplifions les campagnes BDS pour que des comptes soient demandés à Israël

23 août 2020 / Par  Palestinian BDS National Committee (BNC)

Cela fait onze nuits consécutives que les forces militaires israéliennes bombardent Gaza, terrorisant ses deux millions d’habitants.

Palestine occupée, 23 août 2020 – En réponse aux bombardements continus par Israël de la bande de Gaza, occupée et assiégée, le Comité national de BDS (le BNC) de Palestine a réitéré les appels de la société civile palestinienne à des sanctions ciblées et légales à l’encontre d’Israël, en particulier un embargo militaire urgent et complet, et à une amplification des campagnes de boycott et de désinvestissement pour faire cesser ses crimes.

Depuis plus de onze nuits, les forces militaires israéliennes bombardent Gaza, terrorisant ses deux millions d’habitants palestiniens, qui vivent dans la plus grande prison à ciel ouvert du fait du siège israélien qui dure depuis 13 ans. L’excuse d’Israël cctte fois-ci est l’envoi depuis Gaza de ballons incendiaires, qui ont causé des incendies sur les terres agricoles de colonies israéliennes près de la barrière militaire qui encercle Gaza.

La majorité absolue des résidents de Gaza sont des descendants des plus de 750 000 réfugiés palestiniens victimes de nettoyage ethnique – par les milices sionistes puis plus tard par l’armée israélienne – durant la Nakba de 1948.

Les attaques israéliennes ont endommagé des maisons et des infrastructures civiles, dont une école primaire dans le camp de réfugiés de Shati, géré par l’Agence de secours et de travaux des Nations Unies pour les réfugiés de Palestine dans le Proche-Orient (l’UNRWA), bombardée à l’aube le 12 août. L’UNRWA a contesté  l’affirmation d’Israël que cette attaque avait été « accidentelle », étant donné que les coordonnées de toutes les structures des Nations Unies sont transmises aux autorités d’occupation israéliennes et régulièrement mises à jour.

La chute d’un missile israélien sur l’école quelques heures avant son ouverture a évité le massacre des enfants et de leurs enseignants, mais l’idée de ce qui aurait pu se passer a causé une panique généralisée parmi les enfants réfugiés.

Cette nouvelle vague de bombardements sur Gaza coïncide avec le sixième anniversaire du massacre israélien, en 2014, de plus de 2 250 Palestiniens, dont 551 enfants, durant une attaque militaire prolongée. Une déclaration signée à ce moment par plus de 140 chercheurs en droit international et droit pénal, des défenseurs des droits humains, des experts juridiques et autres affirmait que « La plupart des lourds bombardements qu’a subi Gaza récemment n’ont pas de justification militaire plausible et semblent plutôt viser spécifiquement à terroriser la population ».

Une enquête des Nations Unies de 2019 sur les attaques israéliennes contre des manifestants palestiniens non armés participant à la Grande marche du retour, lancée le 30 mars 2018, affirmait  qu’il y avait « de bonnes raisons de penser que les snipers israéliens visaient des journalistes, du personnel sanitaire, des enfants et des personnes handicapées, sachant qu’ils étaient aisément identifiables comme tels ». Le rapport de l’ONU concluait que « Ces violations graves des droits humains et du droit international pourraient constituer des crimes de guerre ou des crimes contre l’humanité ».

Ces crimes perpétrés de manière répétée par Israël contre une population civile captive, qui ne peut s’échapper nulle part, ne peuvent se continuer dans l’impunité que grâce à la complicité des gouvernements occidentaux, en particulier des États-Unis, du Royaume-Uni et de l’Union européenne, et avec la complicité de certains régimes arabes despotiques.

Toute tentative de « normaliser » les relations avec Israël, ou de prétendre « continuer comme à l’habitude » équivaut à un soutien matériel à la continuation de l’apartheid et des massacres contre les Palestiniens.

Les compagnies militaires israéliennes, dont Elbit Systems et Israeli Aerospace Industries, testent leurs armes sur les Palestiniens pour ensuite les exposer dans le monde entier comme testées sur le terrain. Des entreprises d’armement et de produits de haute technologie du monde entier augmentent leurs propres profits en fournissant à Israël des armes et des munitions pour ses attaques contre les Palestiniens.

L’Israël de l’apartheid a resserré encore le blocus suffocant des 2 millions de Palestiniens de la bande de Gaza ces derniers jours, en interdisant totalement la pêche sur ses côtes et interdisant toute entrée de biens et de carburants depuis le 10 août, causant l’arrêt total de la seule usine d’électricité de cette région surpeuplée. Ceci pourrait mener à une vraie catastrophe humanitaire, avec la déstabilisation du système de santé en temps de pandémie mondiale, des transports et d’autres services vitaux, qui souffrent déjà depuis 2007 d’une crise d’approvisionnement en électricité et d’autres pénuries de ressources fondamentales, du fait du siège israélien.

Les Nations Unies avaient prédit que Gaza serait « invivable » d’ici à 2020. Mais Israël continue ce siège brutal et ces attaques militaires, le nettoyage ethnique graduel et incessant du Neguev et de la Cisjordanie, en particulier dans et autour de Jérusalem-Est et de la vallée du Jourdain, sans conséquences pour lui. Les Nations unies et les gouvernements du monde n’ont pas réussi à demander des comptes au régime d’occupation, de colonisation et d’apartheid d’Israël en lui imposant des sanctions ciblées.

Pour mettre fin à l’apartheid israélien et aux crimes de guerre et crimes contre l’humanité en cours et pour soutenir la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité, nous appelons les personnes de conscience du monde entier à :

  1. Faire pression sur les gouvernements et les parlements pour qu’ils remplissent leurs obligations juridiques internationales en imposant un embargo militaire complet sur Israël, comme le demandent la société civile palestinienne et Amnesty International.
  2. Intensifier le boycott académique et culturel d’Israël et de ses institutions complices, en particulier à la lumière de ses attaques dévastatrices continues contre les institutions éducatives et culturelles palestiniennes à Gaza, Jérusalem et ailleurs.
  3. Accroître l’engagement dans les campagnes de boycott et de désinvestissement visant les sociétés qui permettent les crimes israéliens contre les Palestiniens, en particulier celles qui figurent dans la base de données de l’ONU aussi bien que les nombreuses sociétés complices qui n’y ont pas encore été ajoutées.

Traduction: M. pour BDS France

Source : bdsmovement.net




Des Conseils Municipaux et Régionaux appellent à des sanctions contre les projets d’annexion et les violations du droit international par Israël

Par BDS Italie, le 5 août 2020

Le 30 juillet, le Conseil Régional d’Emilie Romagne a approuvé à une large majorité une résolution appelant le gouvernement italien et l’Union Européenne à exprimer dans tous les forums leur opposition au Plan Trump et à l’annexion du territoire palestinien occupé, à intervenir politiquement et diplomatiquement pour empêcher toute nouvelle violation du droit international et des droits de l’être humain, et à prendre des mesures concrètes pour sanctionner ces violations.

Cette résolution fait suite à une motion similaire approuvée le 13 juillet par le Conseil Municipal de Turin, qui a lui aussi appelé à des mesures concrètes contre les projets d’annexion et les violations du droit international par Israël, y compris à mettre fin au commerce des armes. Une coalition des organisations de la société civile de Turin, dont le Centre d’Etudes Sereno Regis, l’Association Frantz Fanon et la section locale du syndicat FIOM, a appelé le conseil municipal à « prendre des mesures concrètes et courageuses en faveur de la légalité internationale ».

Ces deux résolutions rappellent les nombreuses positions, y compris au niveau institutionnel, prises pour condamner le PlanTrump et le projet d’Israël d’annexer de grandes parties de la Cisjordanie palestinienne occupée, dont l’appel de plus de 70 organisations de la société civile palestinienne exhortant les Etats à se soumettre à leurs obligations selon le droit international en adoptant des contre-mesures efficaces, y compris des sanctions, pour mettre fin à l’annexion illégale de la Cisjordanie occupée par Israël et à ses graves violations des droits de l’être humain. La société civile palestinienne a récemment réitéré cette requête en appelant à « des sanctions juridiques, ciblées et immédiates contre Israël en réponse à son annexion continue, son occupation militaire illégale et son régime d’apartheid, avec discrimination raciale, ségrégation et expansion territoriale, enchâssé dans le droit national d’Israël ».

BDS Italie salue ces résolutions qui appellent clairement à la fin de l’impunité d’Israël et à l’adoption de mesures concrètes contre les violations israéliennes.

BDS Italie remercie les conseillers régionaux et municipaux qui ont présenté et voté ces résolutions, se plaçant sans équivoque du côté des droits fondamentaux des Palestiniens et du droit international.

A BDS Italie, nous continuerons notre travail pour éveiller l’attention des citoyens et des représentants élus sur les graves violations et crimes commis par Israël et pour faire pression sur les institutions et les sociétés afin qu’elles mettent fin à leur complicité avec la colonisation israélienne, à l’occupation militaire et au régime d’apartheid qui opprime les Palestinien, grâce à des campagnes de Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Liberté, Justice et égalité pour les Palestiniens, et pour les peuples.

Cet article est repris de BDS Italie, cliquez ici pour lire l’article original.

Traduction: J. Ch. pour BDS France

Source : BDS Movement




Nouveau 4 pages « Contre-mensonges » de la Campagne BDS France

Par BDS France, le 24 août 2020

Le groupe de travail « Campagnes contre attaques contre mensonges » a récemment élaboré un 4 pages qui explique et dénonce les tentatives mensongères d’Israël pour faire taire et interdire  le mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) tout en rappelant les principaux objectifs de la Campagne BDS dans le combat contre l’apartheid israélien.

De même que les autres 4 pages de La Campagne, il nous sera très utile lors de nos manifestations publiques pour expliquer comment, pourquoi et par qui le mouvement BDS est attaqué, pour rétablir la vérité des faits, et pour organiser nos contre-attaques.

Le document 4 pages est désormais en ligne et téléchargable en pdf sur notre site. On peut commander la version papier à campagnebdsfrance@yahoo.fr, au prix de 10e les 100 (plus 8e de frais de ports).

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 




Le tour de France 2020 servira t-il à blanchir l’apartheid israélien ?

Du 29 août au 20 septembre 2020, aura lieu une compétition sportive très attendue : la 107ème édition du tour de France. Les coureurs cyclistes parcourront en 21 étapes, pas moins de 3470 km à travers la France. Cette compétition sportive fait partie du patrimoine culturel français, elle devrait donc résister aux opérations de propagande du régime israélien d’apartheid.

En effet, une équipe israélienne appelée Israel-Start-up Nation sera sur la ligne de départ. Le milliardaire canadien Sylvan Adams, principal financeur de cette équipe, a souhaité contribuer au « rayonnement d’Israël » en s’offrant Chris FROOME, pluri-vainqueur du tour de France, pour le tour de France 2021.

« Alors que Chris Froome s’engage à rouler pour Israël, des colons ont attaqué des cyclistes palestiniens en Cisjordanie occupée le 18 juillet – un rappel que les Palestiniens vivant sous occupation militaire israélienne ne sont pas libres de profiter en toute sécurité des activités sportives dans leur propre pays » ainsi que le précise cet article en date du 23 juillet dernier d’Electronic Intifada.

Tweet du PACBI : https://twitter.com/PACBI/status/1285621567523782656

Le milliardaire, qui aime à se faire appeler « l’ambassadeur autoproclamé de l’État d’Israël » était déjà l’instigateur du passage du Giro d’Italie à Jérusalem en 2018, et il assure  également la présence d’Israël en Formule 1.

Comme le rappelle Ouest France dans son article du 15 juillet dernier « le milliardaire Sylvan Adams joue la carte du sport pour changer l’image du conflit qui colle à Israël et favoriser sa normalisation avec le monde arabe »

Ainsi, le gouvernement israélien trouve là une nouvelle occasion de détourner l’attention de sa politique criminelle, en particulier dans un contexte de fortes protestations après les annonces d’annexion qui devaient officiellement commencer le 1er juillet.  Le gel au moins provisoire de ces annonces ne s’explique que par le soin qu’Israël porte à son image. En réalité, la poursuite de la colonisation n’a jamais cessé, ainsi que les expropriations, les destructions de maisons palestiniennes et les crimes contre l’humanité dont le plus flagrant : le crime d’apartheid.

 

La campagne BDS France dénonce cette opération de propagande honteuse, et appelle le tour de France à ne pas être complice de l’apartheid !

 

Nous réitérons notre soutien total à la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions, campagne qui inclut le boycott  sportif de l’état colonial et d’apartheid israélien   

 

L’équipe Israël-Start-up Nation, c’est une opération de propagande honteuse !

Le tour de France ne doit pas pédaler pour l’apartheid !

 

La campagne BDS France




La dictature des Émirats arabes unis vend les droits des Palestiniens par le biais d’un accord avec Israël

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 14 août 2020

L’accord avec les dirigeants despotiques des Émirats Arabes Unis ajoute un autre État policier à la ligue des amis et alliés internationaux d’Israël.

La société civile palestinienne se tient aux côtés de la majorité réduite au silence dans les Émirats arabes unis et dans le monde arabe pour condamner fermement l’accord conclu entre les dirigeants despotiques des Émirats arabes unis et d’Israël, avec le soutien de la Maison Blanche de Trump. C’est la plus grave trahison du régime des Émirats arabes unis dans la lutte pour la libération et l’autodétermination des Palestiniens.

L’accord a été annoncé alors qu’Israël bombardait à nouveau la bande de Gaza assiégée et appauvrie et attaquait les Palestiniens en Cisjordanie, signifiant ainsi qu’il ne ferait rien pour diminuer les agressions brutales d’Israël contre le peuple palestinien.

L’affirmation du régime des Emirats Arabes Unis selon laquelle le prix pour sa violation du principe central parmi les peuples arabes d’engagement envers la cause palestinienne était le gel par Israël de ses plans d’annexion formelle de parties du territoire palestinien occupé est un mensonge. Après la conclusion de l’accord Nétanyahou a annoncé que le plan d’annexion est toujours en vigueur mais qu’il a été temporairement retardé pour lui permettre de s’entendre avec Trump sur la meilleure façon de le mettre en œuvre.

De plus, quelle que soit la façon dont Nétanyahou et Trump décident de gérer ou de présenter l’annexion officielle, la revendication des Emirats Arabes Unis est une imposture : le vol par Israël de terres palestiniennes et son entreprise illégale de colonisation se poursuivent sans relâche, enracinant de facto son régime d’annexion et d’apartheid.

Le régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid célèbre cette dernière percée diplomatique comme une couverture indispensable pour ses crimes de guerre et ses crimes contre l’humanité contre le peuple indigène de Palestine. Ces crimes comprennent des massacres, le nettoyage ethnique, en particulier à Jérusalem, au Naqab et dans la vallée du Jourdain, le siège de Gaza, la démolition de maisons, la destruction d’anciennes oliveraies, la destruction ou l’appropriation du patrimoine culturel et archéologique et le déni des droits fondamentaux protégés par le droit international.

Cet accord de « paix » entre les régimes israélien et émirati est l’aboutissement d’années de relations secrètes et parfois publiques, notamment l’importation par les Émirats arabes unis de technologies sécuritaires et militaires israéliennes d’une valeur de plusieurs milliards de dollars ces dernières années. Il intervient dans le contexte de la perpétration par le régime émirati de ses propres crimes contre le peuple du Yémen, en partenariat avec le régime saoudien despotique et avec l’entière complicité des États-Unis et de plusieurs États européens.

Le régime émirati qui a l’habitude de réduire au silence l’opposition et la dissidence, qui pratique le racisme et la discrimination généralisés à l’encontre des travailleurs migrants, avait également besoin de cet accord avec Israël pour soutenir ses interventions militaires et sa guerre contre la démocratie dans la région et pour contourner toute sanction potentielle des Nations unies en raison de ses crimes.

Ce que Nétanyahou n’a pas dit, c’est que la réponse à l’appel de la société civile palestinienne en faveur de sanctions ciblées et légales contre les plans d’Israël et le régime d’apartheid en cours a été extrêmement positive, en particulier dans le Sud global, ainsi que dans certains États européens et parmi les membres du Congrès américain. Cet effort doit se poursuivre et être renforcé.

Par son accord avec la dictature des Émirats arabes unis, Israël a ajouté un autre État policier à sa ligue d’amis et d’alliés internationaux. Alors que l’Israël de l’apartheid devient un modèle pour les régimes d’extrême droite et autoritaires du monde entier, exportant ses armes « testées sur le terrain » et son expertise en matière de militarisme, de racisme systémique, de surveillance de masse, de profilage racial et d’oppression sanglante, il perd rapidement le soutien des principaux cercles libéraux du monde entier, y compris parmi les jeunes Juifs américains. Cette expertise israélienne a fait apprécier le pays à d’impitoyables violeurs des droits humains, de l’Inde au Myanmar et aux Philippines, en passant par le Sud-Soudan, la Colombie, le Brésil et le Honduras, et bien d’autres encore.

Le régime d’oppression israélien peut conclure des accords avec tous les dictateurs du monde, mais cela ne peut que retarder et non pas contrecarrer son heure de vérité, lorsqu’il sera confronté à des sanctions légales et ciblées visant à mettre fin à son régime d’apartheid et à ses décennies de déni des droits des Palestiniens, tels que stipulés par le droit international. En témoignent la croissance massive de l’impact du mouvement BDS au cours des dernières années et l’intégration de mesures de responsabilisation, y compris de sanctions, pour contrer les plans d’Israël visant à poursuivre l’annexion officielle de la terre palestinienne et à mettre fin à son régime d’apartheid et à son système d’oppression à plusieurs niveaux.

Le peuple palestinien, soutenu par la majorité absolue du monde arabe et par les personnes de conscience dans le monde, continuera à résister à l’oppression israélienne et à insister sur notre droit inaliénable à la libération, à l’autodétermination, à la liberté et à la dignité dans notre patrie. Nous appelons les peuples du monde entier à intensifier les campagnes de boycott, de désinvestissement et de sanctions (BDS) contre l’annexion et l’apartheid actuels d’Israël.

En réponse à la trahison de la dictature des Emirats Arabes Unis, nous appelons nos sœurs et frères des Emirats Arabes Unis à boycotter toute présence ou activité israélienne dans le pays ou ailleurs et à refuser de s’engager avec l’ambassade israélienne ou avec les entités qui sont leurs partenaires et avec toutes les institutions israéliennes complices. Nous appelons également les Arabes en général à continuer de résister activement à cette abjecte normalisation :

1- En boycottant toutes les activités, festivals et projets parrainés par le régime des Emirats Arabes Unis, notamment l’EXPO de Dubaï, le Festival du shopping de Dubaï, ainsi que les festivals et conférences sportifs, culturels et économiques/financiers.

2- Par le boycott et le désinvestissement de toute société émiratie ou autre qui se rendrait complice de la mise en œuvre de cet accord de normalisation avec Israël.

3- En s’abstenant de voyager dans l’actuel Israël et dans les Territoires palestiniens occupés, y compris la mosquée Al-Aqsa, dans le cadre de cet accord contraire à l’éthique et de participer aux initiatives de propagande religieuse qui sous-tendent ce soi-disant « accord d’Abraham ».

 

Traduction : GD pour BDS France

Source : BDS Movement




Tour de France 2020 – Lettre de l’AFPS 63 à 83 clubs cyclistes d’Auvergne

Dans l’édition 2020 du Tour de France, qui aura lieu du 29 août au 20 septembre, apparaît une nouvelle équipe, une équipe aux couleurs d’un Etat. Cette équipe baptisée Israël Sart-Up Nation a pour objet de véhiculer une image « reluisante » d’Israël. Elle a été créée par le milliardaire israélo-canadien, Sylvan Adams, qui s’est offert la licence de l’équipe russo-suisse Katusha. Les objectifs poursuivis par Sylvan Adams sont sans ambiguïtés ; il les a expliqués au journal Libération : « Présenter l’État hébreu comme une démocratie vibrante et robuste, un pays normal, sûr, ouvert et tolérant« .

L’AFPS 63, membre de la campagne BDS France, a adressé le 4 août 2020 un courrier à 83 clubs cyclistes d’Auvergne pour les informer sur la situation en Palestine, et sur cette opération de propagande et d’instrumentalisation du sport cycliste pour faire oublier les crimes d’Israël contre le peuple palestinien.

Crédit photo : https://www.cyclisme-amateur.com/annuaire-clubs-puy-de-dome.html

 




CGT – INRAE : lettre a l’ambassade d’Israël pour M Nawajaa

suite à l’arrestation arbitraire du coordinateur de la campagne BDS en Palestine, et à l’appel du BNC

une lettre a été envoyée par la CGT-INRAE à l’ambassade d’Israel avec copie au ministère des affaires étrangères




Rejoignez Amnesty International pour demander la libération de Mahmoud #FreeMahmoud

7 août 2020 / Par Comité national palestinien du BDS (BNC) /

Agissez comme  Amnesty International qui demande que la communauté internationale fasse pression pour libérer Mahmoud Nawajaa et protège les militants du BDS dans le monde

#FREEMAHMOUD

bdsmovement.net / amneytysaysfreemahmoud

Alors que les autorités israéliennes continuent de refuser au défenseur des droits humains palestinien et coordinateur du BDS Mahmoud Nawajaa le droit de voir son avocat, le gardant dans leurs cachots d’interrogatoire, Amnesty International appelle à une pression internationale pour sa libération #FreeMahmoud et pour protéger les militants du BDS dans le monde entier. Merci  d’utiliser et de partager largement cette déclaration, y compris dans les médias et de faire pression sur les gouvernements et les parlements pour exiger d’Israël qu’il libère Mahmoud.

 

Aujourd’hui, Amnesty International a publié la déclaration suivante :

Les autorités israéliennes doivent libérer immédiatement et sans condition le défenseur palestinien des droits humains Mahmoud Nawajaa, 34 ans, coordinateur général du mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) dans les Territoires Palestiniens Occupés (TPO). Il est détenu uniquement pour avoir exercé ses droits à la liberté d’expression et d’association et est donc un prisonnier de conscience.

 

La condamnation simplement rhétorique, selon Amnesty, ne fait que renforcer l’impunité israélienne. La déclaration précise :

la communauté internationale dans son ensemble n’a généralement pas pris de mesures concrètes pour faire pression sur Israël afin qu’il mette fin à ces pratiques. Cela a été interprété par les responsables israéliens comme un feu vert pour les poursuivre. La communauté internationale devrait faire savoir clairement que les attaques d’Israël contre les défenseurs des droits humains et les autres voix qui critiquent l’occupation israélienne ne seront pas tolérées.

 

Amnesty conclut :

Plaider pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions est une forme de plaidoyer non-violent et de liberté d’expression qui doit être protégée. Les partisans du boycott devraient être autorisés à exprimer librement leurs opinions et à faire avancer leurs campagnes sans être harcelés, menacés de poursuites ou de criminalisation ou de toute autre mesure qui violerait le droit à la liberté d’expression.

 

Les soldats israéliens ont arrêté Mahmoud Nawajaa à son domicile lors d’un raid nocturne le 30 juillet. Depuis son arrestation, Israël lui refuse le droit de consulter son avocat.

 

Voici ce que vous pouvez faire pour nous aider #FreeMahmoud :

 

1- Utilisez les extraits ci-dessous (1) de la déclaration d’Amnesty International pour renforcer notre campagne :

 

◊ Partagez ces extraits ou la déclaration complète en anglais (https://www.amnesty.org/en/documents/mde15/2851/2020/en/) d’Amnesty International sur les médias sociaux

◊ Partagez cette déclaration avec les médias grand public, ainsi qu’avec les décideurs et les personnes d’influence.

◊ Contactez votre groupe local d’Amnesty International pour faire campagne en faveur de #FreeMahmoud.

 

2- Utilisez l’exemple de lettre ci-dessous (2) pour écrire au ministère des affaires étrangères et lui demander d’agir de toute urgence : https://www.diplomatie.gouv.fr/fr/mentions-legales/nous-ecrire/

Sujet de votre message : Site France Diplomatie, en  demandant de :

 

◊ Prendre toutes les mesures à leur disposition pour assurer la libération immédiate par Israël du défenseur palestinien des droits humains Mahmoud Nawajaa.

◊ Condamnez publiquement Israël pour son arrestation des défenseurs palestiniens des droits humains, comme Nawajaa et exigez qu’Israël respecte leur droit d’agir librement.

◊ Veiller à ce que les militants du BDS soient autorisés à poursuivre leurs campagnes non violentes de défense des droits humains sans être harcelés, menacés de poursuites ou criminalisés.

 

3- Mobilisez le soutien des organisations des droits de l’homme, des partis politiques, des parlementaires, des syndicats, ainsi que des groupes religieux, féministes, antiracistes et LGTBQAI+, en leur demandant de vous aider à faire pression sur votre gouvernement.

 

4- Sensibiliser les réseaux sociaux, utilisez les hashtags, #FreeMahmoud, #LibertadParaMahmoud.

 

5- Renforcez vos campagnes BDS et vos actions prévues appelant à des sanctions légales et ciblées, y compris des embargos militaires, pour mettre fin aux plans d’annexion et à l’apartheid israélien en incluant la demande de #FreeMahmoud et la demande  de mettre fin aux tentatives d’Israël de réduire au silence les défenseurs des droits humains.

 

Aidez-nous à appeler à une pression internationale efficace pour obtenir la libération immédiate de Mahmoud Nawajaa.

 

 

 

  • Déclaration d’Amnesty International :

 

 

« La communauté internationale dans son ensemble n’a généralement pas réussi à prendre des mesures concrètes pour faire pression sur Israël afin qu’il mette fin à ces pratiques. Cela a été interprété par les responsables israéliens comme un feu vert pour les poursuivre. La communauté internationale devrait faire savoir clairement que les attaques d’Israël contre les défenseurs des droits humains et les autres voix qui critiquent l’occupation israélienne ne seront pas tolérées. […]

 

« Plaider pour le boycott, le désinvestissement et les sanctions est une forme de plaidoyer non-violent et de liberté d’expression qui doit être protégée. Les partisans du boycott devraient être autorisés à exprimer librement leurs opinions et à faire avancer leurs campagnes sans harcèlement, menaces de poursuites ou de criminalisation ou autres mesures qui violent le droit à la liberté d’expression ».

 

Puisque les États membres des Nations unies se sont engagés à soutenir et à protéger les défenseurs des droits humains dans le monde entier, conformément à la Déclaration sur les défenseurs des droits humains et en vue de leur permettre de mener leurs activités librement, les gouvernements et les organisations internationales doivent agir maintenant pour obtenir la libération immédiate de Mahmoud Nawajaa par Israël.

 

À la lumière de ce qui précède, nous demandons instamment au XX ministère des affaires étrangères :

1- De prendre toutes les mesures à leur disposition pour assurer la libération immédiate par Israël du défenseur des droits humains palestiniens Mahmoud Nawajaa.

 

2- De condamner publiquement Israël pour sa politique de harcèlement et d’intimidation des défenseurs des droits humains qui, comme Mahmoud, font l’objet d’arrestations et de détentions arbitraires pour leur défense active des droits humains du peuple palestinien.

 

3- De veiller à ce que les militants du BDS soient autorisés à poursuivre leurs campagnes non violentes de défense des droits humains sans être harcelés, menacés de poursuites ou de criminalisation.

 

 

  • Exemple de lettre :

 

 

Sujet : Faire pression sur Israël pour qu’il libère immédiatement le défenseur palestinien des droits humains Mahmoud Nawajaa

 

Le 30 juillet, à 3h30 du matin, les forces d’occupation israéliennes ont arrêté le coordinateur général du Comité national palestinien du BDS, Mahmoud Nawajaa, à son domicile près de Ramallah dans le territoire palestinien occupé (TPO). Ils ont pris d’assaut sa maison, lui ont bandé les yeux et l’ont menotté, l’emmenant loin de sa femme et de ses trois jeunes enfants. Le 2 août, un tribunal militaire israélien a ordonné une prolongation de 15 jours de la détention de Mahmoud Nawajaa pour un interrogatoire. Après un appel, le tribunal a réduit la prolongation de la détention à 8 jours.

 

Les autorités israéliennes n’ont présenté aucune accusation ni aucune preuve à Mahmoud ou à son avocat et Mahmoud s’est vu refuser l’accès à son avocat ou tout contact avec sa famille depuis son arrestation.

 

Le Comité national palestinien du BDS (BNC), la plus grande coalition de la société civile palestinienne dirige le mouvement mondial et pacifique de boycott, désinvestissement et sanctions pour la liberté, la justice et l’égalité. Le mouvement BDS, qui est strictement non-violent et antiraciste, est largement inspiré du mouvement anti-apartheid sud-africain et du mouvement américain des droits civiques.

 

Front Line Defenders a condamné l' »arrestation arbitraire » de Nawajaa par Israël, appelant à sa libération immédiate et inconditionnelle.

 

Amnesty International a appelé à faire pression sur Israël pour qu’il libère immédiatement Mahmoud Nawajaa, car elle le considère comme un défenseur des droits humains. La déclaration d’Amnesty souligne : « [Nawajaa] a été détenu uniquement pour avoir exercé ses droits à la liberté d’expression et d’association et est, par conséquent, un prisonnier de conscience ».

 

Le Conseil des organisations palestiniennes des droits de l’homme (PHROC) a publié sa propre déclaration en anglais disant :

« Nawajaa bénéficie d’une protection en raison de son activité BDS et de son opposition aux politiques de discrimination raciale mises en œuvre par [Israël] à l’encontre des citoyens palestiniens. Cette protection est assurée par la Déclaration sur les défenseurs des droits humains, publiée par l’Assemblée générale des Nations unies en 1998 ».

 

Nawajaa, 34 ans, est titulaire d’un master en relations internationales et est un défenseur palestinien des droits humains très engagé, qui a travaillé sans relâche pour renforcer les organisations de base en Palestine et dans le monde. Il a consacré des années à renforcer le mouvement BDS contre le régime d’apartheid israélien, jusqu’à ce qu’Israël remplisse ses obligations en vertu du droit international et respecte les droits humains des Palestiniens.

 

L’arrestation de Mahmoud intervient à un moment où la société civile palestinienne demande des mesures internationales efficaces de responsabilisation pour empêcher l’annexion de jure prévue par Israël de 30 % de la Cisjordanie occupée, y compris les colonies israéliennes illégales et certaines parties de la vallée du Jourdain et pour mettre fin à son régime d’apartheid et à son annexion de facto en cours.

 

Le jour de son arrestation, Nawajaa, qui est un résident de la Cisjordanie occupée, a été transféré de force à la prison de Jalameh, en Israël, où il est actuellement interrogé. Ce transfert constitue un acte de déportation illégale, une violation grave de la quatrième Convention de Genève (articles 49 et 147) et un crime de guerre selon le Statut de Rome de la Cour pénale internationale (article 8).

 

Mahmoud Nawajaa est loin d’être le seul Palestinien soumis à l’arrestation, la détention et l’emprisonnement arbitraires des autorités israéliennes. Pour de prétendues atteintes à sa « sécurité », Israël détient actuellement dans ses prisons environ 4 700 Palestiniens, y compris des enfants, dont des centaines sont en détention administrative, sans qu’aucune charge ne soit retenue contre eux. Dans les circonstances actuelles, avec la propagation du virus COVID19, la détention massive aggrave les risques pour la santé et la sécurité de tous les détenus, ajoutant à la pratique courante de la torture et du traitement dégradant et inhumain des Palestiniens dans les prisons israéliennes.

 

Face à la crise du COVID, les autorités israéliennes ont également ignoré l’appel de Michelle Bachelet, Haut-Commissaire des Nations unies aux droits humains, qui a demandé à tous les gouvernements de libérer « toute personne détenue sans base juridique suffisante », y compris les prisonniers politiques et les autres détenus simplement pour avoir exprimé des opinions critiques ou dissidentes.

 




Le Luton Town Football Club vire le sponsor de l’occupation israélienne, Puma

Par Ali Abunimah, le 29 juillet 2020

Les militants au Royaume-Uni célèbrent une victoire pour les droits des Palestiniens, après que le Luton Town Football Club a abandonné la marque allemande de tenues de sport, Puma, qui était son fournisseur.

« Nous tenons à remercier le Luton Town FC pour ses réponses constructives à nos appels au boycott de Puma, et pour nous avoir informés directement de sa décision d’abandonner la société qui était son fournisseur en tenues de sport » a déclaré Markus Keaney, porte-parole de la Campagne de solidarité avec la Palestine (PSC).

« Nous espérons que d’autres clubs vont suivre et faire le choix de la justice, de la liberté et de l’égalité ».

Plus de 200 équipes sportives et athlètes palestiniens avaient appelé au boycott de Puma parce que cette entreprise sponsorise la Fédération de football d’Israël, laquelle comprend les équipes des colonies de peuplement israéliennes installées en Cisjordanie occupée en violation du droit international.

The Electronic Intifada a vu une correspondance impliquant les dirigeants du Luton FC et confirmant que l’équipe avait soulevé des préoccupations avec Puma en ce qui concerne les droits de l’homme, avant de décider de faire appel à un autre fournisseur.

Le club du championnat d’Angleterre de deuxième division a annoncé la semaine dernière que ses joueurs porteront des tenues fabriquées par Umbro à partir de la saison 2020-21.

En plus de l’engagement direct de ses militants locaux avec le club, la Campagne de solidarité avec la Palestine a déclaré que des milliers de courriels avaient été envoyés à la direction du Luton FC pour appeler l’équipe à laisser tomber Puma.

« Cette décision va donner un énorme coup de fouet à la campagne internationale, avec la campagne que mène la PSC au Royaume-Uni pour boycotter l’entreprise Puma jusqu’à ce qu’elle mette fin à sa complicité avec les violations d’Israël du droit international », a déclaré le directeur de la Campagne de Solidarité avec la Palestine, Ben Jamal.

« C’est un rappel à toutes les organisations sportives de leur responsabilité à s’assurer que leurs relations commerciales reflètent les obligations qui sont les leurs à savoir d’agir de manière éthique et de ne pas se rendre complice de violations des droits ».

Traduction : BP pour BDS France

Source : The Electronic Intifada




Un millier d’Israéliens appellent à la libération immédiate du coordinateur de BDS Mahmoud Nawajaa

Par Boycott from Within, le 3 août 2020

Avant l’aube, le 30 juillet, des dizaines de soldats israéliens ont fait irruption dans la maison de Mahmoud Nawajaa, Coordinateur général du Comité national palestinien de BDS, à Kafr Abu Qash [en Cisjordanie occupée], l’ont menotté, lui ont bandé les yeux et l’ont emmené de force sous les yeux de sa femme et de ses enfants.

Deux jours plus tard, au cours d’une audition devant un tribunal militaire israélien, Mahmoud a été accusé par le service secret d’Israël de charges totalement fabriquées, remises au juge sous la forme d’un « dossier secret », que Mahmoud n’a pas été autorisé à voir. Il a seulement été questionné oralement par le juge sur ces allégations, que Mahmoud a niées.

Mahmoud n’est pas autorisé à voir son avocat, même s’il en a un. À sa place, c’est un avocat bénévole dédié à cela qui l’a assisté pendant cette procédure truquée. Comme pour presque toutes ces procédures dans un tribunal militaire d’Israël, le juge a accordé au service secret sa demande d’étendre pour 15 jours supplémentaires la détention illégale et arbitraire de Mahmoud, validant la violation de ses droits humains les plus basiques.

 

Mahmoud Nawajaa (Twitter)

 

Ceux d’entre nous qui connaissent Mahmoud savent son engagement dans la résistance civile populaire au colonialisme d’Israël, par le moyen de boycotts, désinvestissements et sanctions. Les deux seules raisons possibles pour lesquelles Israël a enlevé Mahmoud Nawajaa au milieu de la nuit sous la menace d’armes sont qu’il est un Palestinien autochtone et qu’il plaide avec succès pour les droits autochtones, humains et civiques de son peuple.

Nous sommes un millier de citoyens d’Israël qui soutenons le mouvement mondial BDS mené de Palestine, en mots et en actions. Malgré la loi anti-boycott de l’Israël de l’apartheid, nous ne sommes pas (encore)s arrachés à nos lits au milieu de la nuit sous la menace d’armes ; nous ne sommes pas (encore) incarcérés sans accusation, procès ou date de libération ; nous sommes (encore) autorisés à parler à nos avocats ou à nos familles ; et nous ne sommes pas (encore) diffamés au tribunal comme « terroristes » afin de pouvoir nous incarcérer plus longtemps et approuver sans discussion notre torture.

Le droit au boycott est un droit civique qui ne devrait jamais avoir les sombres conséquences auxquelles Mahmoud est maintenant confronté. Cette arrestation implique Mahmoud seulement dans son engagement pour la liberté, la justice et l’égalité ; et elle implique Israël dans son engagement pour l’oppression, l’occupation militaire et l’apartheid.

Nous sommes un millier de citoyens d’Israël qui nous dressons solidairement aux côtés de Mahmoud Nawajaa et demandons sa libération immédiate.

 

Boycott from Within [Boycott de l’intérieur]

BOYCOTT! Supporting the Palestinian BDS Call from Within, plus connue sous le nom de Boycott from Within, est une association de citoyens juifs et palestiniens d’Israël qui soutiennent le mouvement BDS de Boycott, désinvestissement et sanctions. Fondée en 2008, elle se décrit comme une association qui suit les principes directeurs et partage les objectifs du mouvement palestinien BDS, tels qu’ils sont définis par la Campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël (PACBI).

 

Traduction : CG pour BDS France

Source : Mondoweiss




Les forces d’occupation israéliennes arrêtent Mahmoud Nawajaa, coordinateur de BDS, au cours d’un raid nocturne

Par Palestinian BDS National Committee (BNC), le 30 juillet2020

Ramallah occupé, 30 juillet 2020 – À environ 3h30 du matin, des dizaines de soldats d’occupation israéliens, accompagnés d’au moins un chien, ont fait irruption au domicile de Mahmoud Nawajaa, le Coordinateur général du comité national palestinien de BDS (BNC), près de Ramallah, l’ont menotté, lui ont bandé les yeux et l’ont emmené loin de sa femme et de ses trois jeunes enfants.

Des dizaines de soldats d’occupation israéliens ont fait irruption au domicile de Mahmoud Nawajaa, le Coordinateur général du comité national palestinien de BDS (BNC), près de Ramallah, l’ont menotté, lui ont bandé les yeux et l’ont emmené loin de sa femme et de ses trois jeunes enfants.

(Vidéo et images de l’arrestation de Mahmoud Nawajaa)

Mahmoud Nawajaa, 34 ans, est né à Yatta, au sud de Hébron, et détient un diplôme de master en Relations internationales.

Avant d’être emmené, Nawajaa a dit à sa femme : « Prends soin des enfants ».

Les deux aînés de Mahmoud, âgés de 9 ans et de 7 ans, ont défié en criant les soldats qui envahissaient leur maison pour arrêter leur père. Le plus âgé a dit : « Laissez papa tranquille. Allez-vous en. Votre chien ne me fait pas peur ».

« Les forces d’occupation israéliennes ont arrêté le coordinateur de BDS Mahmoud Nawajaa au cours d’un raid nocturne.
Nous appelons tous les militants BDS du monde entier à renforcer la campagne BDS pour faire rendre des comptes à Israël et tous les Etats à imposer des sanctions. #FreeMahmoud.
Communiqué de presse (en anglais): https://t.co/inKjZet0J4pic.twitter.com/3fOhGKxB11
—BDS (@BDSmovement) 30 juillet 2020. »

Un expert des droits humains a commenté l’arrestation en citant un article de la Convention internationale sur la suppression et la punition du crime d’apartheid des Nations Unies, qui définit la « persécution des organisations et des personnes, en les privant des droits et libertés fondamentaux, parce qu’elles s’opposent à l’apartheid » comme un des actes inhumains commis pour maintenir le système d’apartheid.

Le mouvement pacifique mondial de Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) a été lancé en 2005 par l’écrasante majorité des syndicats, mouvements de masse, organisations de femmes et campagnes palestiniens. Il appelle à mettre fin à l’occupation et au régime d’apartheid d’Israël et à reconnaître les droits, stipulés par les Nations Unies, des réfugiés palestiniens déplacés par la force depuis 1948 à retourner dans leurs foyers.

Le BNC, la plus vaste coalition de la société palestinienne, dirige le mouvement mondial de BDS.

Dans une récente déclaration de BNC, saluant la prise de position de dizaines d’experts des droits humains des Nations Unies qui ont condamné les plans israéliens d’annexion formelle en tant que cristallisation d’un « apartheid du 21ème siècle », Mahmoud Nawajaa a dit :

« Pendant des décennies, l’inaction et la complicité internationales ont permis à Israël de violer les lois de l’occupation belligérante, de poursuivre sa colonisation du territoire palestinien occupé et d’imposer un régime d’apartheid qui est inscrit dans le droit intérieur d’Israël.

Confrontés à une annexion illégale par Israël, à son régime d’apartheid et à son déni de notre droit inaliénable à l’auto-détermination, il est grand temps que tous les États et les organisations internationales respectent leurs obligations légales en adoptant des contre-mesures efficaces, y compris des sanctions. »

Dans les dernières années, le mouvement de BDS a pris une importance internationale croissante, son impact atteignant les parlements du monde entier, de l’Afrique du Sud au Congrès des États-Unis, les partis politiques, des syndicats majeurs, des églises, des campus, des mouvements pour la justice raciale et des personnalités renommées de la culture et de l’art.

Le gouvernement d’extrême-droite d’Israël a combattu le mouvement BDS depuis des années, reconnaissant son impact stratégique et allouant de massives ressources financières et humaines à la « guerre » contre lui.

Commentant l’arrestation de Mahmoud Nawajaa, Omar Barghouti, co-fondateur du mouvement BDS, a déclaré :

« Mahmoud est un défenseur des droits humains palestiniens de premier plan, tenu en haute estime en Palestine et dans le monde entier pour son plaidoyer inlassable et passionné en faveur des droits palestiniens. En tant que jeune leader de la société civile, Mahmoud est un modèle pour les Palestiniens, jeunes et vieux, et une inspiration pour les défenseurs des droits palestiniens partout dans le monde. Le régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid cherche désespérément à terroriser les militants palestiniens BDS et leurs familles, après avoir échoué à ralentir la croissance du mouvement. Nous appelons les militants BDS à renforcer partout la campagne BDS pour faire rendre des comptes à Israël.

Alors qu’Israël devient un modèle pour l’extrême-droite raciste et autoritaire, BDS devient une composante clé de la vague progressiste mondiale qui lutte pour la justice en faveur des peuples autochtones, pour la justice raciale, économique, sociale, de genre et climatique.

Il est grand temps pour les États non seulement de défendre les défenseurs des droits palestiniens et des autres droits humains, mais d’imposer des sanctions légales et ciblées pour mettre fin aux crimes de guerre d’Israël, à ses crimes contre l’humanité et à son régime entier d’oppression des Palestiniens autochtones. Cela seul peut nous aider à obtenir la liberté, la justice et l’égalité.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement




Quatre mois après sa campagne #Covid19Palestine, BDS France alerte sur une inquiétante aggravation de la pandémie en Palestine

Il y a 4 mois, nous développions une campagne de solidarité #Covid19Palestine avec le peuple palestinien menacé par le développement de la pandémie de Covid-19.

Nous avions alors diffusé le communiqué :

https://www.bdsfrance.org/covid-19-message-de-solidarite-de-la-campagne-bds-france/

Aujourd’hui la pandémie est devenue plus faible en France, mais elle s’est considérablement aggravée dans d’autres pays.

C’est le cas en Palestine.

Dès le début de la pandémie, l’Etat d’Israël par sa politique discriminatoire a exposé le peuple palestinien à de gros risques sanitaires. Nous avions alors dénoncé les restrictions à la libre circulation du matériel médical nécessaire, la situation sanitaire inquiétante des prisonniers palestiniens et des travailleurs palestiniens durement exploités en Israël, les conséquences du blocus de Gaza et de la continuation des attaques perpétrées par l’armée israélienne …

Le développement de la pandémie, malgré les craintes, a alors été limité en comparaison d’autres pays.

 

Mais aujourd’hui, en dépit du dévouement des équipes médicales et de la discipline citoyenne du peuple palestinien, la situation s’est aggravée dans des proportions inquiétantes, surtout en Cisjordanie, où le nombre de décès dus au Covid-19 atteint au moins 70 et le nombre de personnes atteintes s’élève à environ 12 000.

A Gaza sous blocus, la pandémie est pour le moment plus maîtrisée (un décès et environ 75 cas de personnes atteintes), le confinement de la population étant plus strict.

 

Nous vous invitons à lire et diffuser ces deux articles (dont le dossier de presse), qui révèlent de graves responsabilités de l’Etat d’Israël :

 

Ces articles montrent qu’une grande partie de la population palestinienne subit une politique d’apartheid renforcée : non seulement elle ne dispose pas d’un même accès aux soins que la population israélienne,  mais en plus l’Etat d’Israël utilise la pandémie pour entraver le travail de l’Autorité Palestinienne dans l’organisation des soins et accentuer sa politique d’épuration ethnique.

Donc plus que jamais, le développement sans relâche de la campagne BDS s’impose !

 

Le 28 juillet 2020,

La Campagne BDS France

 

 




Boycott des produits israéliens : ces éléments qui ont fait pencher la CEDH

Par Ghislain Poissonnier, le 23 juillet 2020

Par un arrêt du 11 juin dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France dans une affaire de boycott de produits israéliens au nom de la liberté d’expression.  Ghislain Poissonnier, magistrat, identifie six éléments qui ont fait pencher la balance en faveur du droit d’appeler au boycott.

L’interdiction par les autorités judiciaires françaises de l’appel au boycott des produits israéliens lancé par des militants associatifs était-elle nécessaire dans une société démocratique ? C’est à cette question que devait répondre la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), au regard de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme qui garantit la liberté d’expression, tout en rendant possible, dans certaines conditions, des restrictions à l’exercice de cette liberté.

La Cour d’appel de Colmar en 2013 et la Cour de cassation en 2015 avaient répondu positivement.

Dans son arrêt Baldassi du 11 juin 2020, la CEDH y répond négativement

Le sort de la campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement, Sanctions) qui appelle les consommateurs à boycotter les produits en provenance d’Israël en vue d’obtenir le respect du droit international par cet Etat était en jeu.

La Cour condamne la France – ses autorités judiciaires – pour avoir violé la liberté d’expression des militants réclamant le boycott des produits israéliens.

Interdiction pénale d’un côté, autorisation de principe de l’autre : quels sont les éléments qui, à Strasbourg, ont fait pencher la balance en faveur de la liberté d’expression ?

Dans la motivation retenue par la CEDH, au moins six éléments susceptibles d’avoir fait la différence peuvent être recensés.

L’existence d’une pratique courante du boycott

Le boycott par les consommateurs des produits en provenance d’Etats dont la politique gouvernementale est critiquée constitue une pratique militante ancienne et reconnue. Depuis le 19ème siècle, l’histoire contemporaine est jalonnée de mouvements de boycott lancés par la société civile visant à obtenir des avancées politiques. Le boycott des produits britanniques à la demande de Gandhi dans les années 30 et celui des produits de l’apartheid sud-africain dans les années 70 restent les exemples les plus connus.

L’appel au boycott des produits originaires d’un Etat n’a donc en soi rien d’illégal.

Comme le dit la CEDH, « le boycott est avant tout une modalité d’expressions d’opinions protestataires. L’appel au boycott, qui vise à communiquer ces opinions tout en appelant à des actions spécifiques qui leurs sont liées, relève donc en principe de la protection de l’article 10 de la Convention » (§63 de l’arrêt Baldassi).

L’importance de l’information du consommateur

Dans un régime démocratique, il est important que les consommateurs soient informés des caractéristiques des produits qui sont proposés à la vente. Cette information permet de les éclairer sur leur choix de consommation. Parmi ces caractéristiques, l’origine géographique des produits est un élément d’importance et les consommateurs peuvent être conduits à ne pas acheter des produits en provenance d’Etats où ont lieu des pratiques qui heurtent leurs convictions. Une préoccupation grandissante à l’heure où les pratiques de consommation se veulent plus éthiques.

Selon les juges européens, « c’est manifestement pour provoquer ou stimuler le débat parmi les consommateurs des supermarchés que les requérants ont mené les actions d’appel au boycott qui leur ont valu les poursuites qu’ils dénoncent devant la Cour » (§70 de l’arrêt Baldassi).

La CEDH aurait d’ailleurs pu sur ce point se référer à l’arrêt Psagot (C‑363/18) de la Cour de justice de l’Union européenne du 12 novembre 2019 validant l’étiquetage spécifique des produits des colonies israéliennes installées en territoire palestinien. Dans cet arrêt, il est précisé que « les consommateurs sont susceptibles de prendre leurs décisions d’achat en tenant compte de considérations liées au fait que les denrées alimentaires en cause au principal proviennent de colonies de peuplement établies en violation des règles du droit international humanitaire. » (§55 de l’arrêt Psagot).

Photo : ©18mm/AdobeStock

La distinction entre un discours de haine et un discours politique

Dans un régime démocratique, les citoyens ne doivent pas être inquiétés pour leurs opinions politiques et pour les discours politiques qu’ils sont amenés à tenir publiquement. Ces discours sont protégés par la liberté d’expression. En revanche, les discours véhiculant le racisme, l’antisémitisme, la haine, la violence ou l’intolérance doivent pouvoir être restreints et même interdits. Telle est la position de la CEDH depuis l’arrêt Perinçek rendu le 15 octobre 2015.

Or, les militants du mouvement BDS appellent au boycott des produits israéliens afin de faire pression sur l’Etat d’Israël pour qu’il respecte le droit international et les droits humains de la population palestinienne. Le but de ce mouvement, qui s’inspire de la lutte contre l’apartheid sud-africain par l’usage de moyens de lutte non violents, n’est pas de diffuser la haine contre les personnes, juives ou israéliennes.

La CEDH relève que « les requérants n’ont pas été condamnés pour avoir proféré des propos racistes ou antisémites ou pour avoir appelé à la haine ou à la violence » (§ 71 de l’arrêt Baldassi). Leurs « actions et propos (…) relevaient de l’expression politique et militante » (§78 de l’arrêt Baldassi) et bénéficiaient de la protection de la Convention.

Un sujet d’intérêt général

Dans un régime démocratique, les citoyens doivent pouvoir débattre des sujets d’intérêt général ou d’intérêt public. Les sujets de politique internationale en font partie, y compris le conflit israélo-palestinien et les moyens de le résoudre. Nombre de partis politiques et d’associations se positionnent sur ce conflit et font des propositions, dont certaines consistent à sanctionner Israël et les colonies israéliennes. Sur ces sujets, les opinions doivent pouvoir être exprimées librement et cette expression contribue au débat dont la vitalité nourrit la démocratie. Il n’y a guère de place pour les restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou des questions d’intérêt général.

En l’espèce, comme le note la CEDH, « les actions et les propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du droit international public par l’Etat d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale » (§78 de l’arrêt Baldassi).

Un consensus international sur le fait que le débat sur le boycott est couvert par la liberté d’expression

Dans son rapport d’activité aux membres de l’Assemblée générale des Nations unies, du 20 septembre 2019 (A/74/358), le rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction a souligné « qu’en droit international, le boycottage est considéré comme une forme légitime d’expression politique et que les manifestations non violentes de soutien au boycott relèvent, de manière générale, de la liberté d’expression qu’il convient de protéger ».

La CEDH se réfère à cette position, comme à celle de la Fédération internationale des droits de l’homme et la Ligue des droits de l’homme (§ 79 de l’arrêt Baldassi). Elle aurait pu aussi mentionner Amnesty International ou Human Rights Watch. Toutes ces organisations se sont déclarées favorables à la protection du droit au boycott des produits issus d’un Etat dont la politique gouvernementale serait mise en cause par la société civile. Telle semble également être la position officielle de l’UE, puisque sa haute représentante pour les Affaires étrangères, Mme Federica Mogherini, a indiqué le 15 septembre 2016 que « l’UE se situe fermement dans le soutien à la liberté d’expression et d’association conformément à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui s’applique sur le territoire des Etats membres de l’UE, y compris en ce qui concerne les actions BDS menées sur ce territoire ».

L’existence de précédents jurisprudentiels

La Cour de cassation est, parmi les régimes démocratiques, la seule Cour suprême à avoir validé une pénalisation de l’appel au boycott.

La Cour constitutionnelle allemande s’est prononcée en faveur d’un droit au boycott en 1958 : Lüth, 1 BvR 400/51, 15 janvier 1958.

En 1982, la Cour suprême américaine a jugé conforme à la constitution la pratique de l’appel au boycott de commerces refusant d’embaucher du personnel noir NAACP v. Claiborne Hardware Co., 458 U.S. 886, 2 juillet 1982.

Enfin, en 2018, la Cour d’appel d’Angleterre et du Pays de Galles a reconnu que l’appel au boycott des produits israéliens constitue une modalité légale d’expression d’une opinion : EWCA Civ 1551, 3 juillet 2018, Jewish Rights Watch c/ Leicester City Council.

L’isolement de la Cour de cassation sur le sujet a pesé, comme le révèle la lecture de l’opinion en partie dissidente et en partie concordante de la juge O’Leary dans l’affaire Baldassi. La juge y évoque également la résistance des juges du fond français à cette pénalisation dans des décisions du TGI de Paris (8 juil. 2011, n° 09-18708077) et de la Cour d’appel de Paris (pôle 2, ch. 7, 24 mai 2012, n° 11/6623), selon lesquelles l’appel au boycott relève de la critique légitime de la politique d’un Etat.

 

Source : Actu-juridique

 




Soutien total aux militant-e-s BDS poursuivi-e-s par le gouvernement allemand !

La Campagne BDS France exprime sa solidarité sans réserve avec les 3 militant-e-s BDS, Stavit Sinai, Ronnie Barkan et Majed Abusalama, poursuivi-e-s par le gouvernement allemand. Stavit Sinai et Ronnie Barkan sont israélien-ne d’origine juive et Majed Abusalama est palestinien.

Ils comparaîtront devant un tribunal à Berlin le 3 août prochain.

Leur prétendu délit ? Avoir interrompu le discours anti-BDS qu’était venue asséner à l’université Humbolt de Berlin une représentante du gouvernement israélien.

Est-il encore besoin de démontrer la nécessité du BDS face à l’impunité de l’Etat d’Israël, qui impose depuis 72 ans au peuple autochtone palestinien une politique qui se caractérise par le vol continu de ses terres et ses ressources, des lois et des pratiques d’apartheid, l’interdiction stricte du retour des réfugié-e-s, des assassinats et des massacres tels qu’à Gaza, la répression sans merci des résistant-e-s, un chantage permanent à l’antisémitisme …

Certains courants d’opinion estiment que l’Histoire de l’Allemagne étant marquée par le génocide nazi, il est compréhensible que cet Etat cherche à se prémunir contre toute accusation de faiblesse face à l’antisémitisme. Mais en réalité le gouvernement allemand est inexcusable : ménager un Etat qui développe au nom des Juifs du monde entier une politique raciste et  cherche à rayer un peuple de la carte pour coloniser son pays, ne peut que favoriser l’antisémitisme.

Les 3 militant-e-s BDS ont eu raison d’interrompre la prestation honteuse de la représentante du gouvernement israélien. Ils l’ont fait pacifiquement, ainsi que le prouve une vidéo de l’évènement.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois qu’un tel évènement se produit. Souvenons-nous de la conférence que l’ambassadrice d’Israël en France avait voulu donner le 30 mars 2017 aux étudiant-e-s de l’Institut d’Etudes Politiques de Rennes : face aux protestations de militant-e-s anticolonialistes la majorité des étudiant-e-s avaient quitté la salle !

Récemment, le 11 juin 2020 la Cour Européenne des Droits de l’Homme a clairement déclaré dans un jugement se rapportant à la condamnation de militants BDS en France que le BDS relève de la liberté d’expression.

Alors, répétons-le avec de nombreux-ses militant-e-s attaché-e-s au droit international et aux droits humains universels :

Stavit Sinai, Ronnie Barkan et Majed Abusalama doivent être relaxé-e-s !

Le 20 juillet 2020,
La Campagne BDS France




Exhortez la superstar du football Rahim Sterling à ne pas signer avec Puma

Par PACBI (Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël), le 18 mai 2020

Agissez maintenant pour exhorter le grand joueur de football Rahim Sterling à refuser l’offre de Puma tant que Puma continuera à soutenir la politique raciste d’apartheid d’Israël qui opprime les Palestiniens.

 

Puma courtise actuellement la superstar du football Raheem Sterling avec un contrat de sponsoring record de plus de 100 millions d’euros.

Nous ne pouvons pas permettre à Puma de se servir de la position prise par Raheem Sterling sur l’antiracisme.

Puma soutient la colonisation illégale de peuplement israélienne qui contraint des familles palestiniennes à quitter leur maison, les rendant encore plus vulnérables pendant une pandémie.

Sterling est connu pour ses prises de position contre le racisme. Il a recommandé d’utiliser une pression économique pour provoquer un changement. Il a lancé un appel pour que davantage de personnes s’expriment.

Faisons cela.

Agissez maintenant pour remercier Raheem Sterling de sa prise de position contre le racisme et pour l’exhorter à ne pas accepter l’argent sale de Puma.

1 – Faites savoir à Raheem Sterling que Puma soutient l’apartheid d’Israël contre les Palestiniens, apartheid que les Sud-Africains disent pire que celui qu’ils ont enduré. (Tweet)

2 – Faites savoir à Raheem Sterling que Puma soutient la politique raciste de l’apartheid d’Israël qui opprime les Palestiniens, les rendant encore plus vulnérables dans une pandémie. (Tweet)

3 – Envoyez le courriel traduit ci-dessous à Raheem Sterling en remplissant le formulaire que vous trouverez à droite de l’écran en cliquant sur ce lien.

Puma a été mis sous une pression croissante afin qu’il mette fin à son soutien à l’occupation militaire d’Israël et à sa politique raciste d’apartheid.

Puma est le principal sponsor de la Fédération de football d’Israël qui regroupe les clubs des colonies illégales israéliennes. Le titulaire exclusif de la licence de Puma en Israël est répertorié dans la base de données des Nations-Unies sur les entreprises actives dans les colonies illégales de peuplement.

Des équipes sportives ont abandonné le sponsoring de Puma et se sont engagées à ne pas rejoindre #PumaFam tant que Puma ne mettra pas fin à sa complicité avec les violations des droits des Palestiniens par Israël.

Cette nouvelle offre de 100 millions d’euros faite par Puma à Sterling aurait provoqué des tensions au sein même de l’entreprise qui a récemment congédié des membres de son personnel en raison de restrictions budgétaires durant la pandémie.

Exhortez Raheem Sterling à rejeter l’offre de Puma aussi longtemps que Puma soutiendra l’apartheid israélien.

Envoyez un courriel à Raheem Sterling l’exhortant à ne pas signer avec Puma tant que Puma soutiendra le racisme

TEXTE DU MESSAGE

Cher Rahim Sterling,

Je suis fan de vos actions, sur le terrain et en dehors. Votre expression courageuse contre le racisme a obligé le monde du football à ouvrir les yeux et en prendre note.

Vous avez dit un jour : « Je suis une personne qui, quand je sens vraiment que quelque chose n’est pas tout à fait juste, je veux en parler. »

C’est à cause de votre position de principe que je vous écris pour vous exhorter à rejeter l’offre de parrainage de Puma.

Puma est le principal parrain de l’Association Israélienne de Football dans laquelle se trouvent des clubs des colonies illégales israéliennes. Ce licencié exclusif de Puma a des branches dans les colonies et figure dans les bases de données de l’ONU sur la liste des sociétés actives dans les colonies illégales.

Selon le droit international, les colonies israéliennes sont des prises illégales de terres qui chassent des familles palestiniennes de chez elles. Elles entassent les Palestiniens dans des villages et des camps de réfugiés densément peuplés et limitent l’accès à l’eau potable et aux soins de santé.

Les colonies illégales d’Israël font partie de sa politique raciste d’apartheid dont des personnalités sud-africaines, y compris l’archevêque Desmond Tutu, ont dit quelle était encore pire que ce qu’ils ont enduré sous le régime d’apartheid de ce pays.

Depuis des décennies, l’apartheid israélien a opprimé les Palestiniens et dénié leurs droits fondamentaux. Maintenant, cette politique raciste rend les familles palestiniennes encore plus vulnérables face à la pandémie.

Dans le monde entier, des fans, des joueurs et des équipes de football ont soutenu l’appel de plus de 200 équipes palestiniennes qui exhortent Puma à mettre fin à sa complicité avec l’apartheid israélien.

La plus grande université de Malaisie a laissé tomber Puma en tant que parrain de son équipe de football pour répondre à l’appel des clubs palestiniens.

Les Forest Green Rovers se sont engagés à ne pas signer avec Puma tant qu’il soutient l’oppression des Palestiniens par Israël. Le président du club a décrit la situation en Palestine comme « la plus grand injustice au monde de toute ma vie ».

L’ancien joueur de Barcelone Oleguer Presas a appelé Puma à mettre fin à son soutien aux colonies illégales israéliennes sur la terre palestinienne.

Vous avez dit aussi un jour : « Je ne veux pas que la prochaine génération de joueurs noirs ait à subir ce mal ». Vos actions ont un rôle important pour que cela n’arrive pas et je me tiens à vos côtés.

Le genre de pression économique et de mesures de reddition des comptes que vous avez défendues pour combattre le racisme sont efficaces et ce sont les mesures que les Palestiniens nous ont demandé de prendre, en solidarité avec eux et leur lutte pacifique pour la liberté, la justice et l’égalité.

Avec votre aide, nous pouvons aider à assurer qu’une autre génération de Palestiniens n’ait pas à grandir sous l’oppression de l’apartheid israélien.

Je vous en prie, rejetez l’offre de parrainage de Puma tant qu’il soutient l’apartheid israélien.

Sincèrement votre,

PRENOM

NOM DE FAMILLE

PAYS

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Traduction : BP pour BDS FRANCE

Source : BDS Movement




BDS@15: Quinze façons de soutenir notre lutte pour la liberté, la justice & l’égalité

Par Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee (BNC), le 23 juin 2020

Tandis que BDS atteint ses 15 ans, voici 15 façons de vous montrer solidaires des Palestiniens. Agissez maintenant !

Quinze ans après son lancement le 9 juillet 2005, le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens s’engage dans une nouvelle étape. Son action est plus urgente que jamais à l’heure où Israël intensifie son nettoyage ethnique graduel des Palestiniens indigènes, en nous asphyxiant dans des bantoustans qui ne cessent de rétrécir.

La dernière fois qu’Israël a annexé des territoires occupés – Jérusalem-Est, qui est palestinienne, et le plateau syrien du Golan – l’Assemblée générale des Nations unies, en 1982, a voté à une écrasante majorité pour des sanctions ciblées contre Israël. Cependant les Nations unies, sous la pression des États-Unis et de l’Union européenne, n’ont pas à ce jour imposé de mesures pour contraindre les responsables à rendre compte de leurs actes et mettre fin au système oppressif d’Israël.

Cette impunité a permis à Israël de consolider ce que des dizaines d’experts des Nations unies en matière de droits humains appellent son “apartheid du 21e siècle”, violant les droits des Palestiniens et prévoyant ouvertement d’annexer de façon officielle de grandes parties de la Cisjordanie occupée.

Au long des 15 dernières années le mouvement BDS pour les droits des Palestiniens est devenu l’un des mouvements mondiaux pour la justice les plus influents. Nous devons aujourd’hui être encore plus efficaces, plus intersectionnels, plus globaux. Rejoignez-nous pour construire des alliances avec tous les mouvements internationaux qui luttent pour la liberté, la justice et l’égalité pour toutes et tous.

Agissez maintenant :

1. Dénoncez l’apartheid israélien : Organisez des campagnes d’éducation pour dénoncer et condamner l’apartheid israélien et promouvoir des mesures d’obligation de rendre des comptes similaires à celles qui ont été imposées dans le passé contre l’apartheid sud-africain. Défendez au nom de la liberté d’expression le droit d’appeler au BDS contre l’apartheid israélien.

2. Sanctions ciblées : Faites pression sur les parlementaires et les élus afin d’imposer des sanctions ciblées pour faire cesser l’annexion et l’apartheid israélien, notamment en éliminant le commerce militaire, en mettant fin aux accords de libre échange et en interdisant le commerce avec les colonies.

3. Zones sans apartheid (Apartheid Free Zones, AFZ) : Promouvez la création d’AFZ dans votre lieu d’habitation, de vie ou de travail en tant qu’espaces libérés du racisme, du sexisme, de la discrimination, de la domination et de l’oppression, dans l’alliance avec d’autres mouvements pour la justice sociale.

4. Complicité des grandes entreprises : Mobilisez des moyens de pression (y compris le boycott et/ou le désinvestissement) contre les sociétés et banques répertoriées dans la base de données de l’ONU des entreprises impliquées dans les colonies illégales d’Israël ainsi que celles qui devraient y être ajoutées, entre autres CAF, G4S, les sociétés de HP, Elbit Systems, AXA, Caterpillar, Hyundai Heavy Industries, Volvo, Heidelberg Cement, Cemex.

5. Justice raciale et indigène : Soutenez les luttes menées par les Noirs et par les Indigènes pour la justice raciale et les réparations en œuvrant pour la fin du racisme systémique, pour l’investissement auprès des communautés noires, indigènes, de personnes de couleur, de castes inférieures/dalit, pour la démilitarisation et le retrait du financement de la police, pour l’arrêt de la formation des policiers avec l’apartheid israélien.

6. Justice environnementale et climatique : Soutenez les campagnes environnementales visant à des politiques réellement durables et alternatives, et faites cesser notamment les pratiques visant à repeindre en vert l’apartheid israélien sur l’eau et la colonisation de la terre par l’agro-industrie.

7. Luttes des femmes : La justice est toujours une question féministe et par conséquent, la justice en Palestine est une question féministe, et les droits des femmes tiennent une place fondamentale dans notre mouvement. Rejoignez les mouvements menés par des femmes pour la justice de genre et sociale et contre la militarisation.

8. Conseils municipaux éthiques : Promouvez une motion intersectionnelle dans votre conseil local pour qu’il quitte les sociétés d’investissement et/ou d’acquisition impliquées dans des violations des droits humains ou des pratiques racistes, notamment celles qui sont complices de l’apartheid israélien.

9. Communautés de foi & tourisme : Mobilisez votre communauté ou votre église pour qu’elle soutienne et respecte l’appel des Palestiniens en faveur du tourisme/pèlerinage éthique.

10. Boycott culturel : Encouragez les déclarations de personnalités culturelles soutenant la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens et s’engageant à boycotter l’apartheid d’Israël et les institutions culturelles complices de son occupation et de ses violations des droits humains.

11. Boycott universitaire : Promouvez dans votre syndicat d’enseignants, association ou département universitaire une motion soutenant le boycott des institutions universitaires impliquées dans des violations des droits humains, y compris des universités israéliennes. Contactez pacbi@bdsmovement.net en vue d’un soutien.

12. Militantisme étudiant : Organisez des campagnes intersectionnelles pour faire cesser les investissements ou les contrats liant votre établissement à des entreprises nuisant à l’environnement ou impliquées dans des violations des droits humains, entre autres à caractère raciste, y compris israéliennes.

13. Boycott sportif : Rejoignez la campagne mondiale de boycott de Puma en raison de son soutien aux colonies israéliennes illégales. Écrivez au footballeur superstar Raheem Sterling en l’exhortant à ne pas signer avec Puma. Demandez instamment à la Série W (série féminine de courses de voitures) d’écouter les Speed Sisters palestiniennes et de rompre avec Puma.

14. Droits des LGBTQI+ : Travaillez avec des groupes queer pour démasquer et contrer le programme israélien visant à repeindre en rose son violent système d’apartheid. Boycottez la Tel Aviv Pride et exhortez les cinéastes queer à s’engager à ne pas participer à des évènements parrainés par le gouvernement israélien tels que TLVFest.

15. Dons à BDS : En tant que mouvement impulsé par des bénévoles, BDS a besoin du soutien de personnes de conscience partout dans le monde pour résister à l’occupation et à l’apartheid israéliens et contribuer à la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité.

Traduction : S. pour BDS France

Source : BDS Movement




A Toulouse, le CRIF promet de s’en prendre à l’ordre public

BDS France Toulouse (Boycott – Désinvestissements – Sanctions) tient à manifester son soutien au Collectif Palestine Vaincra quant aux propos tenus par M. Franck Touboul, président du CRIF Midi-Pyrénées, dans un article complaisant de La Dépêche paru le 3 juillet, suite au rassemblement unitaire pacifique du 1er juillet. Appelé par 24 organisations, ce rassemblement s’opposait au projet d’annexion de la Cisjordanie par Israël.

Est-il nécessaire de rappeler les principes fondamentaux de notre pays, la France, parmi lesquels figurent la liberté d’expression et la liberté de manifester ?

Est-il nécessaire de rappeler la décision à l’ unanimité de la Cour Européenne des Droits de l’Homme du 11 juin 2020 en faveur des militant.e.s BDS, qui souligne que « les actions et les propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’Etat d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale. », et qu’ils « relevaient de l’expression politique et militante » ?

Est-il nécessaire d’expliquer à M. Touboul que menacer de laisser « intervenir les militant.e.s de [sa] communauté pour démonter [les] stands » de CPV en vue de créer un « trouble à l’ordre public » – pour obtenir une interdiction préventive – est une incitation à la violence ? M. Touboul en chef de gang annonçant que ses crimes vont payer ? C’est ahurissant !

Enfin est-il nécessaire de rappeler que critiquer l’État d’Israël, état colonial état d’apartheid, pour ses innombrables violations du droit international en Palestine ne relève en rien d’un supposé antisémitisme mais bel et bien d’une expression politique et militante en faveur du respect des droits à l’auto-détermination des Palestinien.ne.s ?

OUI ! IL EST NECESSAIRE DE LE RAPPELER
LA LIBERTE D’EXPRESSION EST UN DROIT

Notre association, BDS France Toulouse, participante du rassemblement du 1er juillet, étudiera avec les autres organisations les réponses à apporter aux propos publiés par La Dépêche. Mais que le CRIF le sache : notre combat pour l’abolition du régime d’apartheid contre les Palestinien.ne.s ne va pas faiblir.

BDS France Toulouse, le 6 juillet 2020




Montpellier : 18 organisations manifestent contre « l’annexion » et l’apartheid israélien !

Malgré l’interdiction de la manifestation contre l’Annexion de la Palestine par Israël du samedi 27 juin et malgré les pressions suite à la déclaration de manifestation pour le 4 juillet, 18 organisations (Assos, syndicats et partis) ont défilé pour affirment leur opposition à « l’Annexion » et à l’apartheid israélien !

C’est une  victoire !

– Pour le mouvement social montpelliérain qui dans un contexte où l’état d’urgence sanitaire n’est qu’un alibi pour museler toute tentative de révolte a réussi à imposer et reconquérir sur le terrain son droit d’expression et de manifestation.

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– Pour la Campagne BDS France et son comité local qui depuis 2015, suite aux pression du CRIF et de la LICRA, résistent à un harcèlement  judiciaire sélectif, abusif et à une répression féroce de la part de la Ville de Montpellier et de la Préfecture de l’Hérault. PV, auditions au commissariat, procès, bris de chapiteau, confiscation de chapiteau et de matériel (tables), rappels à la loi etc. sont le quotidien des militant.e.s BDS France Montpellier. Ce retour dans l’espace public est le fruit d’une résistance sans faille.

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– Pour le mouvement BDS Palestinien qui à travers ses trois revendications fondamentales (Fin de la colonisation, retour des réfugiés et égalité pour les palestiniens d’Israël) fait de l’apartheid israélien et de sa disparition l’objectif principal en vue d’accéder à l’autodétermination du peuple palestinien, c’est la satisfaction de voir que la question de l’apartheid et son ciblage est portée par le mouvement de solidarité et gagne en centralité.

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Capture d’écran 2020-07-05 à 09.04.25L’intervenant de BDS France Montpellier terminait son intervention introductive de la manifestation par ces mots :

Je voudrais attirer l’attention du mouvement social sur l’apartheid israélien et sur la légitime et nécessaire inclusion de la lutte contre l’apartheid israélien dans les luttes actuelles contre le racisme. Le racisme est à la base de la colonisation et de toutes les formes de domination et d’inégalités sociales, de sexe, de genre etc. L’apartheid est une des applications les plus violente et les plus inhumaine du racisme.

Le comité national BDS Palestinien nous appelle à mobiliser toutes les femmes et tous les hommes épris de justice contre l’apartheid. Il nous appelle à créer partout des « Zones libres d’apartheid israélien» (ZLAI) c’est à dire des zones où les acteurs de la société civile, les partis et syndicats mais aussi les élus, s’engagent à ne pas commercer ni échangera à quelque niveau que ce soit avec l’apartheid israélien.

Aujourd’hui la question du boycott d’Israël et de sa prétendue « illégalité » vient d’être tranchée sans appel par la Cour Européenne des droits de l’Homme. La France vient d’être condamnée pour atteinte à la liberté d’expression et le droit à l’appel au boycott pour motifs politique a été reconnu. Aussi nous allons reprendre nos actions de Boycott !

Nous vous contacterons prochainement et nous espérons que dans ces conditions du droit au boycott vous serez nombreuses et nombreux à répondre à cet appel pour faire de Montpellier une « zone libre d’apartheid israélien ».

Pour toutes ces raisons la manifestation a spontanément renoué avec l’ambiance combattive des manifs « Palestine » à la grande joie des participant.e.s. Renoué aussi avec la solidarité du Sud, puisque étaient représenté.e.s des militant.e.s de Nîmes, Béziers, Avignon et même Pierrelate !

 

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Une partie de la manifestation devant la préfecture

Devant la préfecture quelques un.e.s des signataires ont pris la parole :

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Alban, Libre pensée Montpellier

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Martine, NPA 34

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Valérie, UJFP Montpellier

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Linda, Comité Béziers

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Françoise, Arrêt du Nucléaire 34

Au retour Place de la comédie dernière prise de parole et appel à s’inscrire sur les listes pour recevoir les infos BDS et les invitations pour les actions à venir.

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Manu, BDS France Montpellier

Dernière information:

Une semaine avant les élections municipales (donc avant de savoir qui serait le maire élu) le MAN Montpellier a déposé une demande d’autorisation de stand place de la comédie en « Solidarité avec la Palestine ».




Les Palestiniens renouvellent leur appel à des sanctions ciblées pour mettre fin à l’annexion israélienne

Par Palestinian BDS National Committee (BNC), le 1er juillet 2020

Tandis qu’Israël retarde la réalisation de son plan, des dizaines d’organisations de la société civile palestinienne affirment que l’annexion et l’apartheid pratiqués en permanence par Israël imposent des sanctions internationales.

1er juillet 2020 – Tandis que le gouvernement israélien d’extrême-droite gardait aujourd’hui le silence sur le plan annoncé précédemment, qui devait entamer le 1er juillet l’annexion officielle du territoire palestinien occupé, des dizaines d’organisations de la société civile palestinienne représentant la majorité absolue de la société civile palestinienne ont lancé un appel à l’action, et non à la seule rhétorique, pour mettre fin à l’annexion et au régime d’apartheid mis en œuvre discrètement depuis des décennies par Israël à l’égard des Palestiniens.

(Déclaration faite aujourd’hui par la société civile palestinienne)

Ces organisations demandent à nouveau avec force que la communauté internationale “impose des sanctions légitimes, ciblées et immédiates à Israël en réponse à l’annexion, à l’occupation militaire illégale et au régime d’apartheid basé sur la discrimination raciale, la ségrégation et l’expansion territoriale qui est inscrit dans la législation israélienne.”

La déclaration a été publiée par le Palestinian Human Rights Organizations Council (PHROC, Conseil des organisations palestiniennes de défense des droits humains), qui représente onze organisations palestiniennes de défense des droits humains. D’autres signataires initiaux de cette lettre comprennent les principaux syndicats palestiniens, des organisations féminines de masse et le Palestinian NGO Network (PNGO, Réseau des ONG palestiniennes), qui représente 69 organisations non gouvernementales palestiniennes.

La déclaration de la société civile palestinienne unie souligne qu’Israël a retardé aujourd’hui la réalisation de son plan en raison d’un choix stratégique : “En gardant le silence, Israël espère réduire au silence les mobilisations mondiales ayant poussé la communauté internationale à envisager de prendre des mesures pour le contraindre à rendre des comptes, et préserver sa propre impunité.”

La déclaration mentionne des affirmations claires émanant de plusieurs experts de haut niveau concernant l’illégalité de l’annexion de facto et de jure du territoire palestinien occupé (TPO). La Haute-Commissaire de l’ONU aux droits de l’Homme, Michelle Bachelet, a déclaré : “L’annexion est illégale. Point final. Toute annexion. Qu’il s’agisse de 30% de la Cisjordanie ou de 5%”. Des centaines de juristes internationaux se sont exprimés en ces termes : “L’annexion de facto entraîne les mêmes conséquences légales que l’annexion de jure”. Pour plus d’un millier de parlementaires européens, “L’absence de réponse adéquate [à l’annexion israélienne] encouragerait d’autres États ayant des revendications territoriales à ne pas respecter les principes fondamentaux du droit international”, tandis que des dizaines d’experts de l’ONU ont affirmé que l’annexion officielle par Israël d’une partie du territoire palestinien occupé, qui s’est produite à Jérusalem occupée en 1980 et peut encore se produire dans d’autres parties du TPO, cristallise un “apartheid du 21e siècle”.

La société civile palestinienne a renouvelé son appel uni de mai adressé à tous les États et organisations internationales pour leur enjoindre de respecter leurs obligations légales en mettant immédiatement en œuvre les mesures suivantes :

1. Interdiction du commerce des armes et de la coopération en matière militaire et de sécurité avec Israël.

2. Suspension des accords de commerce et de coopération avec Israël.

3. Prohibition du commerce avec les colonies israéliennes illégales et cessation des relations d’affaires avec les entreprises des colonies israéliennes illégales.

4. Enquêtes et poursuites à l’égard des individus et des sociétés responsables de crimes de guerre/crimes contre l’humanité dans le contexte du régime israélien d’occupation illégale et d’apartheid.

5. Soutien aux efforts engagés aux Nations unies pour reconstituer le Comité spécial des Nations unies contre l’apartheid et le Centre des Nations unies contre l’apartheid, afin d’enquêter sur l’apartheid israélien.

 

Traduction : SM pour BDS France

Source : BDS Movement




Message aux actionnaires à l’occasion de l’assemblée générale d’AXA

L’assemblée générale annuelle des actionnaires d’AXA devait avoir lieu ce jour. Nous avions prévu de diffuser aux actionnaires l’appel publié ci-dessous. Mais nous avons appris que cette assemblée générale a eu lieu … sans la présence physique des actionnaires. C’est pourquoi nous avons néanmoins tenu à nous afficher sur la photo ci-jointe, pour confirmer la permanence de notre engagement pour qu’AXA se désinvestisse de toute complicité avec les violations du droit international par l’Etat d’Israël.

Par BDS France, le 30 juin 2020

Chers actionnaires d’AXA,

Lors des assemblées générales d’AXA de 2017, 2018 et 2019, nous vous avons informés des manquements graves d’AXA à ses propres directives déontologiques concernant sa politique d’investissement en rapport avec les violations très graves du droit international par l’État d’Israël, violations qui risquent d’être accentuées très prochainement par l’annexion par Israël d’une grande partie de la Cisjordanie.

Suite à nos interpellations, AXA a diminué certains investissements complices de ces violations, mais la réalité reste préoccupante. En effet :

1) AXA a investi dans les cinq plus grandes banques israéliennes : Bank Hapoalim, Bank Leumi, First International Bank of Israel, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank. Or non seulement ces banques figurent parmi les entreprises enregistrées dans la base de données de l’O.N.U. en tant qu’entreprises finançant la colonisation israélienne, mais de plus AXA a, au cours de l’an dernier, triplé ses investissements directs dans les banques : Bank Leumi, Israel Discount Bank et Mizrahi Tefahot Bank

2) AXA détient encore 9% du capital de la société Equitable Holding, une filiale périphérique qui possède 157 millions de dollars d’investissement dans la société d’armement Elbit Systems, entreprise israélienne d’armement majeure, connue pour son utilisation et ses exportations d’armes testées contre la population palestinienne et pour sa production de bombes à sous-munitions et au phosphore blanc, déclarées illégales par la Convention sur les armes à sous-munitions en 2010. Par contre AXA s’est séparé en 2020 de ses dernières participations directes au capital d’Elbit Systems, ce dont nous nous félicitons.

 

Depuis 2017, nous demandons au conseil d’administration d’AXA de se débarrasser de ces investissements, qui ternissent gravement l’image de l’entreprise. La direction d’AXA continue de nier la réalité de ces investissements, et dans le même temps, elle affirme qu’ils ne sont pas problématiques, ce qui est contradictoire. La réputation d’AXA est entachée par le maintien de ces investissements qui portent atteinte aux droits des Palestiniens. L’image d’AXA ne pourra que se détériorer si elle continue de se rendre complice des violations des droits des Palestiniens, alors même qu’AXA se déclare fière de financer à présent des recherches contre le Covid-19.

Si AXA se soucie ainsi de la vie des gens, elle ne devrait pas être complice des crimes contre un peuple et investir dans des financements qui servent à tuer des Palestinien.ne.s et d’autres populations.

De plus en plus d’entreprises font le choix de se défaire de l’apartheid israélien. Des fonds de pension comme PGGM aux Pays-Bas, FDC au Luxembourg, ont vendu leurs parts dans les banques israéliennes il y a quelques années. Fin 2018, la banque britannique HSBC s’est également retirée du capital d’Elbit Systems.

Vous, actionnaires d’AXA, avez le pouvoir d’exiger d’AXA qu’elle se désinvestisse des entreprises israéliennes impliquées dans l’apartheid israélien, et notamment des banques israéliennes qui financent la colonisation et qui refusent de reconnaître les droits humains des Palestiniens et nuisent aux intérêts d’AXA et à ses propres directives déontologiques.

Coalition Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid stop.axa.assistance.apartheid@gmail.com

(IPNS – Ne pas jeter sur la voie publique) – Le 30 juin 2020