Soutenez l’expression publique de BDS France Montpellier face aux interdictions et procès.

FAITES UN DON : CLIQUEZ-ICI

En droite ligne de la Campagne internationale contre BDS lancée en 2014 par B. Netanyahu,  le CRIF et la LICRA ont déclenché en 2015 à Montpellier une opération d’envergure et dans la durée pour interdire toute expression publique de BDS France Montpellier. Portés par la vague d’intox pilotée par Israël sur le thème antisionisme = antisémitisme ils ont bénéficié du soutien immédiat de la Ville et de la préfecture.(1)

Grâce à l’appui du mouvement social montpelliérain puis de celui des Gilets jaunes la Ville et la Préfecture ont échoué a interdire le stand BDS place de la Comédie. Le mouvement social a ainsi prouvé que la bataille pour le droit d’expression se gagne aussi par les actions sur le terrain.

Alors la municipalité a décidé d’attaquer BDS Montpellier « au portefeuille ». Elle multiplie les PV et contraventions (17 au total). Après avoir payé une première fois le comité a décidé de contester et de faire opposition, d’où la convocation à un premier procès d’un de ses membres le 16 octobre 2019. La Ville a perdu son procès, le militant BDS a été relaxé. Malgré le silence complice des médias locaux, grâce à « Le poing » et au reportage de France 3, le mouvement social et  le grand public ont compris que c’était la liberté d’expression de BDS France qui était visée. Et de ce point de vue le choix du procès comme tribune pour BDS France a atteint sont but.

Mais les frais de procès avec avocat et témoins à la barre coûtent plus du double du prix de la contravention. Deux autres contraventions du même type sont en cours de procédure, nous ferons opposition et il devrait donc y avoir d’autres procès.

La fonctionnement de la « justice est tel que sans avocat il est difficile de gagner.  Or nous devons gagner ces procès ! pas seulement pour la tribune qu’ils nous offrent mais parce que le droit d’expression est un droit constitutionnel fondamental et que nous ne pouvons tolérer qu’il soit ainsi bafoué par ceux-là mêmes qui devraient le faire respecter !

 Pour les frais du premier procès et afin de pouvoir aller aux prochains procès nous avons besoin de votre soutien financier ! Aidez-nous à occuper le terrain !

Faites un don :  CLIQUEZ ICI

 

(1) La campagne internationale contre BDS qui frappe l’Europe n’a pas épargné la France. En plus des intimidations et judiciarisation de la répression comme à Montpellier et ailleurs, aujourd’hui le danger se profile également sous la forme d’un texte en cours de préparation au vote du Parlement qui vise à interdire toute critique de l’État d’Israël .




L’ambassade israélienne en Afrique du Sud ferme (et personne ne le remarque)

Communiqué de presse: L’ambassade israélienne en Afrique du Sud ferme (et personne ne le remarque) 31 octobre 2019

BDS Afrique du Sud, ONG sud-africaine indépendante pour les droits humains et la solidarité avec la Palestine, rejoint NEHAWU et ses membres sud-africains pour célébrer la fermeture de missions diplomatiques israéliennes dans le monde, en particulier de l’ambassade israélienne à Prétoria.

Selon le journal d’Israël Haaretz, le ministre des Affaires étrangères d’Israël a été confronté plus tôt dans l’année à un déficit budgétaire de 100 millions de dollars, ce qui a conduit à l’annulation de plusieurs événements clés nationaux, entre autres problèmes financiers. Le journal israélien a aussi rapporté que le ministère israélien des Affaires étrangères a subi des coupes budgétaires sévères dans les années récentes principalement comme conséquence de la canalisation des fonds par le ministère des Affaires stratégiques d’Israël pour la lutte contre le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS). L’an dernier, le gouvernement israélien a consacré environ 72 millions de dollars à essayer d’arrêter le mouvement BDS. Il faut se rendre à l’évidence : l’apartheid coûte cher et Israël doit y mettre fin immédiatement !

Il est apparent que l’objectif premier des missions étrangères d’Israël est de promouvoir la propagande pour le régime israélien sans bénéfice pour les pays hôtes — c’est peut-être évident dans le fait que personne n’a même remarqué la fermeture de l’ambassade israélienne ! L’ambassade israélienne prouve, d’elle-même, qu’elle est de fait sans importance ni pertinence. Il est clair qu’il n’y a aucun bénéfice économique ou politique à entretenir des relations avec un état d’apartheid.

BDS Afrique du Sud considère la fermeture des ambassades et des consultats israéliens comme la preuve qu’Israël est en guerre contre lui-même. Nous sommes aussi amusés et nous trouvons ironiques qu’Israël ait enlevé des fonds au fonctionnement des ambassades pour arrêter le boycott BDS d’Israël et qu’il manque maintenant des ressources pour soutenir ces ambassades. La fermeture de l’ambassade israélienne en Afrique du Sud, jusqu’à ce que le régime mette fin à son opression des Palestiniens, est l’un des objectifs de BDS Afrique du Sud — cette fermeture récente, même si elle est temporaire, est un pas dans la bonne direction.

——————– * ——————–

Plus tôt cette année, l’Afrique du Sud a réduit ses relations avec Israël. Le ministère sud-africain des Relations et de la Coopération internationales à l’époque a expliqué : « Notre ambassadeur [en Israël] est de retour en Afrique du Sud et nous ne le remplacerons pas. Notre bureau de liaison à Tel Aviv n’aura pas de mandat politique, de mandat commercial ou de mandat de coopération de développement. Il ne sera pas responsable pour le commerce et les activités commerciales… La position de l’ANC par rapport à Israël est très claire. Nous n’avons pas de relations avec Israël. »

Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a fait référence à cette mesure comme à une forme de « pression sur le gouvernement d’Israël…informée par notre inquiétude vis-à-vis de la violation persistante du droit du peuple palestinien à l’auto-détermination et du refus du gouvernement d’Israël d’entrer dans des négociations significatives ».

Publié par TISETSO MAGAMA au nom de BDS SOUTH AFRICA
+27 (0) 84 211 9988

Source : BDS South Africa

Traduction : CG pour BDS France

 




Action boycott Puma Metz centre-ville

Samedi 26 octobre, à l’occasion de la mobilisation nationale

incitant au boycott de la marque Puma jusqu’à ce qu’elle cesse

d’encourager la colonisation israélienne au détriment du peuple

palestinien, un petit groupe de militants BDS 57 a battu le pavé au

centre-ville de Metz, à proximité du magasin GO Sport. Nous avions

l’autorisation préfectorale pour cette action qui s’est déroulée en deux

temps (matinée et après-midi) sous un beau soleil d’automne et sans

obstacle majeur : c’était notre troisième mobilisation Boycott Puma

depuis celle du 15 juin au même endroit et une semaine après notre

intervention à l’entrée du stade Saint-Symphorien à l’occasion du match

de football Metz-Nantes.

300 tracts ont été distribués, 72 cartes signées et conservées. 77

personnes ont signé la pétition dont 8 manifestèrent un intérêt

particulier pour le mouvement BDS. D’après les discussions, beaucoup

nous soutiennent aussi parce qu’ils/elles sont inquiet(e)s, constatant

une régression progressive non seulement du droit international, mais du

droit en général, qu’il s’agisse des retraites, du chômage ou de

l’accueil des migrants…

Nous avons également vendu un tee-shirt  Boycott Puma et un keffieh.

Quelques photos de cette action et de notre groupe.

Fraternellement,

Richard pour le collectif BDS 57.

 




Action PUMA à Tours

Nous étions 8 militants présents dans une rue piétonne de Tours, qui a vu passer beaucoup de monde ce 26 octobre avec le beau temps.
500 tracts distribués en 1h30, bon accueil, avec bien entendu 2-3 discussions plus tendues avec des énervés ….
Nous avons préféré dérouler notre action dans une rue passante de l’agglomération de Tours plutôt que devant Décathlon implanté en périphérie et qui effectivement commercialise assez peu PUMA.
A part un club de foot « enfants » qui a contracté récemment avec PUMA, aucun club sportif local ne semble être en relation avec PUMA ( nous avons écrit à tous les clubs de l’agglomération ce dernier printemps).



Montpellier : Action #BOYCOTTPUMA

 

Samedi 26 octobre 2019, une douzaine de militant.e.s BDS France Montpellier ont participé à la journée internationale BDS contre la marque PUMA qui sponsorise l’Association Israélienne de Football (IFA).

Devant le magasin Décathlon le comité BDS a planté son chapiteau et distribué tracts et flyers aux nombreux passant.e.s qui pour la plupart ignoraient le sponsoring de l’apartheid par PUMA.

A la fin de l’après midi une délégation a demandé à rencontrer le responsable du magasin pour lui remettre une lettre lui expliquant les raisons de cet appel au boycott et demandant de ne pas distribuer la marque.

Le représentant de la direction qui a accepté de recevoir la délégation BDS s’est montré très attentif aux arguments et transmettra le courrier à la direction….

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Au premier plan, une famille qui ignorait le sponsoring de l’IFA par PUMA n’avait même pas remarqué le logo de PUMA qui figure sur les survêtements de l’OM (Marseille).

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ACTION CONTRE PUMA à NÎMES LE 26 OCTOBRE

Ce samedi 26 novembre 2019, nous avons mené à Nîmes une action contre PUMA pour répondre à l’appel de PACBI.

Nous avons ciblé Decatlhon situé dans une zone commerciale. Il faisait beau, ça nous a aidé. 300 tracts distribués, 99 cartes postales signées à envoyer au Directeur général de PUMA France, mais surtout des échanges avec le public important, en famille, et très sensible à notre présence et à nos arguments.

Après une première rencontre avec un agent de sécurité de la zone commerciale, plutôt solidaire sans pouvoir l’exprimer dans le cadre de son travail, deux d’entre nous ont rencontré le responsable de la clientèle de Decathlon (le directeur était absent) qui a été à l’écoute, tout en minimisant la responsabilité de son magasin qui, selon lui, « n’a pas plus de 4 articles PUMA dans les rayons, alors que Inter Sport en est rempli » … Il a précisé qu’il était très attentif aux polémiques sur les réseaux sociaux pour éviter de « salir l’image de l’enseigne Decathlon ». Sur notre invitation, il a promis de faire remonter à la direction générale de Decathlon.

Un courrier lui a été remis qui faisait rappel de celui que nous avions envoyé en juin, avec des PJ : courrier des clubs sportifs palestiniens à PUMA, avec la liste des 200 clubs, la synthèse d’Amnesty International, la position éthique de PUMA … et 2 cartes postales, celle pour adresser à PUMA et l’autre des 4 cartes de l’évolution de l’appropriation des terres palestiniennes depuis 47 par Israël.

Bien sûr nous poursuivons la campagne et nous nous inscrivons pour la prochaine journée d’action.

Même si nous n’étions pas nombreux en terme de militantEs présentEs, l’action était portée par l’AFPS Nîmes, le Comité BDSF 30 et l’UJFP.




Action #BoycottPuma à Paris le 26 octobre 2019

Nous étions près d’une vingtaine de militant-e-s BDS France Paris, AFPS Paris Sud et Paris 14/6 à intervenir le 26 octobre 2019 au PUMA Store de Paris, dans le cadre de la journée internationale #BoycottPUMA, avec des mobilisations prévues dans plus de 20 pays.

Quelques photos en pièce jointe et sur cet album:

https://photos.app.goo.gl/3p8LrHWWLGwK4WY5A

Nous avons déroulé la banderole de la Campagne, avec les pancartes et le nouveau tee shirt #BoycottPuma.

Un camarade est intervenu pour expliquer notre présence, vidéo sur ce lien :

Nous avons pu diffuser les 300 tracts AFPS/BDS Paris que nous avions imprimés.

Il y avait un camion de police devant le magasin, la police nous a décalé de l’entrée du magasin mais nous avions quasiment fini tous nos tracts quand elle nous a demandé de quitter les lieux.

Le public était très réceptif à nos informations, beaucoup d’entre eux ignoraient la complicité de PUMA avec l’apartheid israélien.

Avant l’action, après un échange courtois avec la responsable du PUMA Store, nous lui avons remis la lettre de la Campagne BDS France afin qu’elle puisse la transmettre à la direction de PUMA.

Merci à tous nos soutiens pour cette belle mobilisation non-violente.




#BoycottPuma à Marseille

26 octobre, 10h30 Métro Réformés-Canebière au cœur de Marseille : sous un soleil fort agréable 3, 4, 8, 11, 14 militant.e.s de BDS France Marseille se rejoignent, prennent un panneau, un tract, un drapeau. Des dizaines de personnes sortent du métro : marché aux fleurs, boulanger et maraichers bio attirent beaucoup de monde le samedi. Les mains se tendent pour demander de l’information, les explications se donnent, de petits groupes se constituent, quelques jeunes filles demandent à participer aux prochaines actions.

Vers 11h, départ en direction de la Canebière où se trouve, à l’angle du Cours Saint Louis, la boutique de l’OM, avec son tout nouveau logo PUMA. Le petit cortège emprunte alternativement le trottoir et la voie du tramway pour s’arrêter devant la boutique un long moment : les slogans fusent et la sympathie des passants est réconfortante.  Interpelée, la manager sort rencontrer les manifestants qui lui remettent un courrier à destination de la direction de l’Olympique de Marseille ! La jeune femme n’est pas autorisée à échanger avec nous mais peut faire l’intermédiaire pour que le courrier arrive à destination.

Des centaines de tracts sont distribués,  la direction de l’OM est interpelée  « Comment est-il possible que le football marseillais se compromette avec les colonies illégales israéliennes ? » « Je refuse d’acheter les produits PUMA, je refuse de cautionner la colonisation israélienne » « Je Boycotte PUMA ».

Rédigée par la direction commerciale de PUMA, une lettre type non signée et datée du 24 octobre, arrive à la manager de la boutique qui sort pour la transmettre aux manifestants. La même est envoyée à toutes les structures qui, interpelées par la Campagne Internationale BDS, interrogent PUMA, s’inquiètent de voir leur image de marque dégradée par cette collusion avec les clubs des colonies illégales israéliennes.

Le cortège repart en direction de l’Alcazar sur le Cours Belsunce, avec arrêt devant les boutiques qui commercialisent des équipements PUMA !

500 tracts distribués, le double aurait été nécessaire, une vingtaine de cartes signées vont partir à la direction de PUMA, rendez-vous est pris pour une prochaine action très rapidement.




À Strasbourg : #BoycottPuma !

Aujourd’hui nous étions une douzaine à Strasbourg pour la 2ème journée internationale BOYCOTT  PUMA.
Sous un beau soleil et en musique (palestinienne), nous avons fait signer 106 cartes postales.
Puma a dû sentir l’indignation générale  face aux crimes israéliens (colonisation, occupation, torture, apartheid;..)  mis à l’index  dans beaucoup d’endroits en France et dans le monde aujourdh’ui.
Beaucoup de jeunes n’étaient pas au courant de l’implication de Puma et ont signé tout de suite la carte postale à envoyer au Directeur Général de PUMA.
Nous avons annoncé une nouvelle journée d’action, sans doute le 30 novembre, cette fois contre AXA, assureur de l’apartheid israélien!
Boycott Israël Apartheid!



#BoycottPuma : un distributeur montre ses crocs à Clermont-Ferrand

Plus de douze militant.e.s et synpathisant.e.s de l’AFPS 63, BDSF 63 et UNEF Auvergne ont participé le 19 octobre à l’appel #BoycottPuma pour la 2ème journée internationale lancée autour du 26 octobre par le PACBI (Palestinian Academic and Cultural Boycott of Israel), à l’appel de 125 clubs de sport palestiniens.

900 tracts distribués et 54 signatures de pétition.

Notre groupe s’est rassemblé à proximité de Decathlon à Clermont-Ferrand, et avant le déploiement de nos banderoles nous avons eu la visite du responsable de la zone commerciale qui voulait savoir en quoi consisterait notre action, et qui a été rassuré par nos informations.

Quand nous sommes arrivés devant Decathlon, le jeune directeur du magasin est arrivé de suite, nous disant que son magasin vendait peu d’articles Puma, et nous demandant de partir. Nous lui avons remis notre courrier pour Decathlon, lui avons indiqué que la police était avertie de notre action, et avons commencé à déplier nos banderoles. Il nous a alors menacés de nous chasser à l’aide de 3-4 vigiles étiquetés Decathlon, Securitas ou sans étiquette, dont l’un tenait en laisse un chien muselé (voir photo) étiqueté « Julius.K9 » sur son harnais.

Nous n’avons pas cédé à la provocation et nous sommes repliés calmement pour aller vers le rond point face au magasin. Le directeur nous a suivi et a tenté d’arracher ou déchirer une de nos banderoles, puis a marché dessus. Une fois sur le rond point nous avons pris des photos, encouragés par plusieurs passants dont l’un nous a laissé son contact. Nous avons ensuite organisé un mini défilé sur le grand parking de la zone commerciale, pour nous rendre devant le magasin Sport 2000, faire quelques photos et remettre notre courrier au responsable du magasin. Celui-ci nous a reçus poliment et nous a indiqué que notre action ne posait pas de problème si on n’empêchait pas les clients d’entrer dans le magasin.

Durant 1 heure 30 nous avons fait signer des pétitions #BoycottPuma (54), et distribué plus de 900 ex. du tract co-signé par 26 orgas du 63,

sur les pare-brises des véhicules sur le parking, devant Sport 2000, et sur le trottoir devant Decathlon sous l’oeil du vigile qui avait remis son chien dans le coffre de sa voiture (voir photo). L’accueil du public a été très bon, et des échanges de qualité ont eu lieu avec nombre de passant.e.s à l’écoute de nos explications sur #Puma qui sponsorise le foot israélien, y compris dans les colonies.

Le directeur de Decathlon est repassé en cours de tractage et a tenté d’arracher un tract de la main d’un militant ! Suite à nos protestations sonores il est revenu faire de l’intimidation, mais a battu en retraite car son intervention avait mobilisé plusieurs passant.e.s à nos côtés ! Ce qui montre aussi que nos actions non violentes d’information dérangent certains commerçants complices de Puma.




Action Puma samedi 19 octobre à Lyon

A Lyon, malgré les vacances scolaires et la météo automnale, notre 2° action BDS contre PUMA, ce samedi 19 en début d’après-midi, a été mieux réussie que celle de Juin dernier à la Part-Dieu.
Nous étions 12 membres du Collectif 69 Palestine. Nous avons visé principalement le revendeur GO SPORT au centre commercial Confluence, non loin de Perrache (il n’y a plus de magasin PUMA à Lyon).
Cette fois encore, nous n’avons pas pu rester à l’intérieur du centre commercial. Mais après quelques discussions avec la police, nous nous sommes finalement installé.e.s près de l’entrée, avec la grande banderole BDS, les panneaux contre PUMA, les t-shirts, une table pliante pour les signatures…
A l’exception d’une sioniste en furie, l’accueil a été globalement très favorable, en particulier chez les jeunes. En moins d’une heure et demie, près de 900 tracts ont été distribués et 49 cartes signées (qui seront envoyée de façon groupée). Notre action a dû prendre fin à cause de la pluie.
Avant de partir, nous avons remis au magasin GO SPORT une lettre adressée au responsable.
Bref, une action encourageante, qui montre l’écho de la campagne PUMA auprès de la population.



TACBI condamne fermement la tenue d’une conférence de normalisation avec l’ennemi sioniste en Tunisie

La Campagne Tunisienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (TACBI) condamne avec la plus grande fermeté la tenue de la conférence « Menaces non traditionnelles et sécurité en Méditerranée – Défis présents et futurs, réponses communes et nouvelles stratégies » à Tunis du 14 au 17 octobre 2019, organisée conjointement par l’Institut européen de la Méditerranée (IEMed) et le Centre d’études stratégiques sur le Proche-Orient et l’Asie du sud (Near East South Asia (NESA) Center for Strategic Studies).

Le programme officiel de cette conférence indique la participation de Galia Golan-Gild, Professeure au Centre interdisciplinaire Herzliya et à l’Université hébraïque de Jérusalem. Nous ignorons les conditions de l’entrée de cette participante israélienne en Tunisie, en particulier si elle est entrée avec un passeport israélien ou avec un autre passeport. Mais son affiliation mentionnée sur le programme de la conférence ne laisse aucun doute sur le fait qu’elle a été invitée en tant qu’universitaire israélienne. D’ailleurs, les organisateurs de la conférence indiquent dans leur présentation qu’

étant donné l’interdépendance des questions de sécurité précitées, il est urgent de mieux articuler les liens entre « sécurité douce » et « sécurité dure », de remédier aux causes profondes de l’instabilité dans la région et de se concentrer sur les possibilités de coopération et de collaboration régionales. À cette fin, le Centre d’études stratégiques sur le Proche-Orient et l’Asie du sud (NESA) et l’Institut européen de la Méditerranée (IEMed) invitent des experts de la région à partager leurs points de vue, les meilleures pratiques nationales et à proposer des solutions régionales.

Nous déduisons donc que Galia Golan-Gild représentait dans cette conférence l’état colonial sioniste, à coté de représentants de certains états arabes comme le Maroc, l’Egypte, le Liban, la Jordanie et le pays hôte la Tunisie.

D’après la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) « la normalisation [avec l’ennemi sioniste] est la participation à tout projet, initiative ou activité, locale ou internationale, conçue spécifiquement pour rapprocher (directement ou indirectement) les Palestiniens (et/ou les Arabes) et les Israéliens (individus ou institutions) et qui ne vise pas explicitement à résister ou à exposer l’occupation et toutes les formes de discrimination et de persécution contre le peuple palestinien. » PACBI donne comme exemple important de normalisation le fait d’ « établir toute activité ou projet organisé ou imposé par une tierce partie à la partie palestinienne/arabe, qui considère comme égales les responsabilités des parties israélienne et palestinienne (ou arabe) dans le conflit, ou qui affirme que la paix entre eux sera achevée par la compréhension, le dialogue et une coopération accrue entre eux, sans l’aboutissement de la justice. »

Par ses objectifs déclarés et la liste de ses participants, la conférence sur les « menaces non traditionnelles et sécurité en Méditerranée » est donc une flagrante activité de normalisation tenue en Tunisie.

Les objectifs de l’Institut européen de la Méditerranée, co-organisateur de la conférence, comme les principes du Processus de Barcelone du Partenariat euroméditerranéen auxquels il se conforme, collent parfaitement à cette définition de la normalisation. Le Conseil d’Orientation de cet Institut compte parmi ses membres Shlomo Ben Ami, ancien ministre israélien des Affaires étrangères et ancien ministre de la Sécurité publique, en plus de représentants des pays arabes de la Méditerranée, dont les représentants de la Tunisie, Jaloul Ayed, ancien ministre des Finances et président d’honneur de MedConfederation, l’écrivaine Héle Beji et Taïeb Zahar, PDG et propriétaire de l’hebdomadaire Réalités et Président de la Fédération tunisienne des directeurs de journaux.

L’autre co-organisateur de la conférence, le Centre d’études stratégiques sur le Proche-Orient et l’Asie du sud est une institution du département de la Défense des États-Unis. Son directeur qui a ouvert la conférence, LTG Terry A. Wolff, est un Général de l’armée américaine à la retraite qui a servi trois fois en Irak en 2003, 2006-07 et 2010. Un document diffusé aux participants montre que la conférence a d’ailleurs bénéficié d’un soutien financier du Commandement des États-Unis pour l’Afrique (AFRICOM), ce qui éclaire d’un jour nouveau le thème général de cette conférence et l’obsession sécuritaire sous-jacente :

Les approches méditerranéennes en matière de sécurité varient considérablement d’un État à l’autre, de même que leurs perceptions de la sécurité qui semblent différentes ou parfois contradictoires. Cependant, les défis qui affectent directement la sécurité humaine sont communs à tous les pays méditerranéens. Les décideurs politiques sont bien conscients des menaces posées par le terrorisme et les conflits civils. D’autres questions, tels que l’énergie, l’approvisionnement en eau et en nourriture, le changement climatique et les migrations, ne sont pas souvent considérées comme des questions de «sécurité» méritant la même attention.

La 3ème session de la conférence a eu pour thème « les conséquences du manque de nourriture et d’eau en Méditerranée ». Nous ne savons pas si la crise de l’eau en Palestine y a été discutée ou même simplement évoquée. Si c’était le cas, cette crise a été sans doute présentée comme résultant des conditions climatiques de la région. Or Israël utilise actuellement 85 % des ressources en eau partagées de Cisjordanie, laissant les Palestiniens à sec. Non seulement Israël exerce son hégémonie sur l’accès aux ressources en Cisjordanie, mais l’Autorité Palestinienne de l’Eau dépend complètement d’Israël en tant que principal fournisseur d’eau, achetant son approvisionnement à Israël depuis les Accords d’Oslo.

La 4ème session de la conférence traite de « la géopolitique du gaz naturel en Méditerranée orientale ». Là encore, il est très peu probable que les conférenciers aient discuté ou même évoqué le fait que les entreprises américaines et israéliennes travaillent avec l’approbation du gouvernement israélien pour siphonner le gaz naturel des eaux territoriales de Gaza, même si c’est illégal selon le droit international, comme l’a démontré l’économiste israélien Shir Hever en 2017. Par contre l’intervention d’Ahmed Kandil, responsable du programme d’études sur l’énergie au Centre Al-Ahram d’études politiques et stratégiques, suggère que le contrat conclu en 2018 par Israël pour la fourniture de gaz naturel à l’Egypte aurait été probablement discuté et présenté comme un modèle. Le premier ministre israélien Benjamin Nétanyahou a affirmé que « cela va rapporter des milliards dans les coffres de l’Etat [israélien] ».

La 5ème session de la conférence était consacrée à « la technologie comme moteur de changement et catalyseur de développement humain durable ». Amnesty International a révélé très récemment que des défenseurs des droits humains marocains ont été ciblés par un logiciel espion malveillant de l’entreprise israélienne NSO. AnyVision, l’entreprise israélienne de technologie de reconnaissance faciale, tire profit des violations, par Israël, des droits humains des Palestiniens et elle exporte sa technologie de surveillance répressive dans le monde entier. AnyVision joue un rôle direct dans l’occupation militaire de la Cisjordanie palestinienne, qui comprend le mur illégal et les check-points militaires d’Israël. Selon l’armée israélienne, AnyVision entre dans « un programme de renforcement » des check-points militaires en Cisjordanie par l’ajout d’une technologie pour de nouveaux « postes d’identification et d’inspection ». AnyVision entretient également des caméras pour l’armée israélienne au cœur de la Cisjordanie afin d’espionner les Palestiniens et de permettre à l’armée israélienne de prendre les civils pour cibles en toute illégalité. Le 16 mai 2019, Facebook annonce la désactivation de 265 pages ou comptes liés à une société israélienne dont le but est d’influencer l’opinion publique, principalement dans des pays africains. En Tunisie, 11 pages sont concernées. Le site d’information Inkyfada a démontré que le contenu publié par ces pages visait à influencer les électeurs tunisiens dans la perspective des élections présidentielle et législative. Ces aspects ont-ils été discutés ou même évoqués pendant cette conférence ?

Ces omissions renforcent le caractère normalisateur de cette conférence tenue à Tunis. En effet, PACBI considère comme normalisateur « tout projet qui minimise ou camoufle la souffrance du peuple palestinien en tant que victime du projet colonial israélien ou tente de réécrire l’histoire du conflit afin qu’il présente le récit sioniste comme un supplément ou un parallèle au récit palestinien sur les racines du conflit et les faits de déracinement et de nettoyage ethnique. »

Signalons enfin la participation à cette conférence de Moncef Harrabi, Président de la Société tunisienne de l’électricité et du gaz, de Salim Cherif, Chef de la Division Moyen-Orient, Iran et Sudan au Ministère tunisien des Affaires étrangères et de Tasnim Chirchi, Directrice de la Fondation Jasmin et fille de Rached Ghannouchi président-fondateur du parti politique Ennahdha.

Cette conférence est un nouvel épisode dans une longue liste d’actes avérés de normalisation tunisienne avec l’ennemi sioniste que TACBI et d’autres organisations de la société civile, dont l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) et la Campagne tunisienne pour le boycott et la lutte contre la normalisation avec l’entité sioniste, ont révélés. Nos appels au gouvernement tunisien pour mettre fin aux flagrants délits d’échanges commerciaux avec Israël sont restés lettre morte. L’Assemblée des représentants du peuple dont le mandat s’achève bientôt s’est elle aussi avérée inefficace dans la lutte contre la normalisation avec l’ennemi sioniste. TACBI et l’UGTT ont demandé l’ouverture d’une enquête parlementaire sur les véritables activités de la compagnie de transport maritime israélienne ZIM en Tunisie, ainsi que sur ses partenaires tunisiens et étrangers, en vain.

Nous appelons les nouveaux représentants élus du Peuple tunisien et la justice à se saisir de cette conférence pour faire toute la lumière sur les conditions d’entrée de la participante israélienne en Tunisie et sur les organisations internationales et les services de l’état qui auraient facilité de près ou de loin cet acte illégal de normalisation avec l’ennemi sioniste. Notre appel s’adresse particulièrement au nouveau Président de la république dont les déclarations pendant la campagne électorale en faveur des droits inaliénables du Peuple palestinien et contre la normalisation avec l’ennemi sioniste ont été accueillies très favorablement par l’écrasante majorité du Peuple tunisien et par l’opinion publique arabe, particulièrement en Palestine occupée.

Notre Constitution, le droit international et la morale exigent de rejeter toute forme de normalisation avec l’État colonial sioniste.

La Campagne Tunisienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (TACBI).

Source: TACBI



Montpellier : Relaxe totale et sans appel

 

8h15, avant le procès, une partie du soutien. Une cinquantaine de personnes passeront dans la matinée.

UN PROCÈS RÉVÉLATEUR

Mercredi 16 octobre 2019 un membre de la campagne BDS France Montpellier comparaissait devant le tribunal de police pour avoir fait opposition à une ordonnance pénale l’intimant de payer une amende de 99€. La contravention a été dressée le 19 mai 2018 à 16h01 (on notera le sérieux de la précision) place de la comédie. Motif de la contravention au nom de José-Luis Moragues : « Bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme » selon divers articles du code de la Santé Publique.

Chacun sait aujourd’hui que le prévenu est membre du comité BDS France Montpellier. Que le comité avait déposé ce jour là une déclaration de manifestation en bonne et due forme en préfecture, que cette manifestation était autorisée et que de mémoire de manifestant.e on n’a jamais vu quiconque être accusé.e et poursuivi.e pour avoir fait du « bruit » lors d’une manifestation. Il y a pire puisque à 16h01 la manifestation partie de la comédie à 15h30 environ arrivait aux abords de la place Jean Jaurès et que sur place de la Comédie il ne restait que deux personnes qui discutaient avec les passant.e.s au stand BDS. Pas de quoi troubler la « tranquillité du voisinage » et encore moins la « santé » de quiconque.

Les explications du prévenu, le témoignage en présence, des deux personnes du stand et les attestations écrites de cinq autre personnes déclarant avoir vu le prévenu place Jean Jaurès à 16h ont eu raison de l’accusation. Le ministère public (un commissaire de police dans le cas du tribunal de police) a piteusement battu en retraite et Mme la juge a prononcé sur le champ la relaxe réclamée par l’avocat du prévenu.

Pris isolément et hors contexte on pourrait rire d’une nouvelle preuve de l’incompétence de la maréchaussée ou d’un fonctionnaire de la police municipale.

Mais rien ne serait plus réducteur et dangereux que de s’en tenir à cette lecture superficielle et anecdotique.

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Banderole des Gilets jaunes des Près d’Arènes-Montpellier

Cet événement révèle une évolution significative dans au moins trois domaine de la vie publique dans notre pays :

  • Une extension et généralisation des atteintes à la liberté d’expression et de manifester en particulier
  • L’instrumentalisation du judiciaire contre les libertés fondamentales
  • Le renforcement et l’extension de la place de la police dans l’exercice du pouvoir politique

Dans la « Bataille de la Comédie » BDS France Montpellier qui revendique le droit de se rassembler et d’exprimer sur les lieux publics la solidarité avec le peuple palestinien et notamment avec les grandes Marches du retour, se trouve confronté à ces évolutions du pouvoir. Cette évolution vers un État autoritaire et policier qui progresse derrière le masque du sécuritaire n’hésite pas à s’instruire de l’État spécialiste du contrôle des populations civiles : Israël. Si bien que les défenseurs de l’apartheid israélien trouvent facilement les moyens de faire adopter leur vision du monde et infiltrer les éléments de la campagne internationale contre le BDS lancée en 2014 par B. Netanyahu.

La collusion avec l’idéologie sioniste en général et contre BDS en particulier n’est pas seulement le résultat d’un opportunisme électoraliste et politicien local, elle est malheureusement plus que ça. Elle signe le partage le partage d’une vision du monde fondée sur le colonialisme et l’hégémonisme occidental.

Voir les commentaires sur le procès :

Reportage vidéo de France 3 Montpellier :
Vidéo de BDS France Montpellier :




A Clermont-Ferrand : NON à l’effacement de la Palestine par les agences de voyage

Sept militant.e.s AFPS 63 et BDSF 63 ont distribué 400 tracts devant les agences SELECTOUR Bleu voyages et HAVAS voyages du centre-ville (deux réseaux contrôlés, comme une dizaine d’autres, par le groupe Marietton développement).

Ils portaient une pancarte « Non à l’utilisation du tourisme par Israël pour coloniser la Palestine », qui était brandie vers le tramway à chaque passage de celui-ci. Ils portaient aussi des affichettes « Non, Bethléem n’est pas en Israël », « Non, Jéricho n’est pas en Israël », « Jérusalem-Est n’est pas israélienne ». Un panneau avec les 4 cartes de la Palestine avait été placé entre les vitrines des deux agences.

Le tract (adapté à partir de celui de la plateforme 44 pour la Palestine) a été distribué pendant 2 heures (*). Le taux de refus a été assez important, mais des retours très positifs nous sont venus de jeunes , qui passaient seuls ou en groupe.

A la fin de l’action, nous avons porté dans les boutiques une copie de nos lettres envoyées aux directions des deux agences. La gérante de Selectour nous a dit de façon assez hautaine avoir déjà reçu le courrier et transmis à sa direction, qui était au courant. Le gérant de Havas, qui était venu chercher un tract au début de l’action, nous a indiqué qu’il transmettrait, que les voyages dépendent des voyagistes (« tour operators ») et donc pas des agences (il a souligné que de ce point de vue notre tract confondait les deux). Nous lui avons répondu, de façon très sereine, que si on pouvait mettre en cause leur image, les agences feraient probablement remonter aux voyagistes…

A noter que parmi les agences de voyage ciblées par notre campagne, SELECTOUR organise son prochain congrès, en Décembre 2019, en Israël !

(*) Notre tract a aussi été diffusé à toutes les sections syndicales CGT du 63, ce qui permettra une information plus large de la population sur les pratiques non-éthiques des agences ciblées.




Montpellier : Ensemble, ripostons à la répression policière et judiciaire !

 

les 24 signataires du rassemblement :

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Construire la riposte !

Riposter le plus largement à la répression policière et judiciaire qui frappe tous ceux et celles qui dans le mouvement social s’opposent fermement aux politiques néo-libérales et à leurs conséquences dans tous les domaines (social, climat, libertés etc.) tel était – par delà le soutien ponctuel à BDS France Montpellier – le but de ce rassemblement.

En effet, l’état a instrumentalisé le terrorisme pour faire passer les lois de l’État d’urgence et « anticasseurs » dans le code pénal. Les mesures de contrôle de la population civile expérimentées dans et contre les quartiers populaires sont  aujourd’hui banalisées et deviennent la norme quotidienne. Ces mesures sont destinées à contrôler la société civile, mâter la moindre velléité de révolte et de rébellion. Cette « force de dissuasion massive » s’exerce à deux niveaux : par les violences policières (blessures, coups, entraves à la liberté de manifester, arrestations arbitraires etc.) et la violence judiciaire via les lois scélérates, les abus de droit…etc.

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Banderole des Gilets jaunes (RP- Près d’arènes)

Un rapport de force global est nécessaire afin de mettre en évidence la nature politique de la répression, son ampleur et constituer une force de riposte et de résistance capable de bloquer et faire reculer la répression.

Avec d’autres, BDS France Montpellier, travaille activement et appelle à travailler à la création d’une liste d’information pour la mise en route de la solidarité face à la répression policière et judiciaire.

Se soumettre ou désobéir ?

Le rassemblement de ce 12 octobre a été déclaré en préfecture par BDS France dans les formes et délais. La préfecture a refusé « préventivement » de l’autoriser  au motif que les déclarants n’avaient pas d’autorisation municipale pour installer, tables, chapiteaux, stands…

Cet événement illustre parfaitement à la fois le contexte général d’atteinte aux libertés d’expression et l’alternative qui en résulte pour les mouvements sociaux : se soumettre aux atteintes à la liberté d’expression (aux injustices, aux politiques néo-libérales etc.) ou résister et riposter en optant pour la désobéissance civile.

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Stand du MAN (Mouvement pour une alternative non-violente)

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stand du MAN

Comble d’ironie (mais il n’y a pas de hasard), le matin même deux militants de BDS France recevaient par courrier un « Rappel à la loi » du Procureur de la République pour « Organisation d’une manifestation sur la voie publique sans déclaration ». On observera que la date de cette manifestation remonte au 3 décembre 2018, que c’est un lundi et que BDS France Montpellier n’a aucune trace de manifestation ce jour là.

Mais peu importent les faits réels pour un pouvoir qui  instrumentalise le droit et les règlements. José-Luis Moragues ne passe t-il pas en procès le 16 octobre pour avoir fait du « bruit pouvant porter atteinte à la santé de l’homme » en un lieu et une heure où il n’était pas (lors d’une manifestation déclarée (celle-là !) .

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Extinction Rébellion

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Les militant.e.s d’Extinction Rébellion

SUCCÈS DU RASSEMBLEMENT

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Dans la bonne humeur, de nombreuses discussions et l’avis plusieurs fois exprimé qu’il faut renouveler ce genre d’initiative…

Une centaine de personnes ont participé au rassemblement aux côtés d’une centaine de Gilets jaunes qui ont retardé leur départ en manifestation pour regarder la troupe  « Palestine »  invitée par l’Association des Palestiniens Languedoc-Roussillon. La troupe oeuvre pour le soutien aux enfants palestiniens emprisonnés. (troupe.palestine.dabkeh@gmail.com)

Une délégation de BDS France 30 était là qui a versé 100€ de soutien pour les frais de procès…

Plusieurs prises de parole ont eu lieu (vidéos en cours de montage) voir les « live » sur FB :

Campagne BDS France Montpellier 

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La troupe « Palestine »

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La police a fait quelques passages sans intervenir.

 




Catherine Ringer à Marseille le 10 octobre : La Fiesta des Suds expulse des militants non-violents !

Après avoir tenté sans succès de faire parvenir un courrier à Catherine Ringer par différents contacts que nous avions dans la Fiesta des Suds (festival des musiques du monde organisé chaque année à Marseille dans lequel se produisait Catherine Ringer pour une nouvelle étape de sa tournée en France, tournée qui risque de se terminer à Tel Aviv…), nous avons décidé d’être sur place à l’heure du concert de Catherine Ringer.

S. M. et JY. se rejoignent devant l’entrée de la Fiesta des Suds à 18h. Il y a déjà une file d’attente d’au moins trente mètres, nous commençons à distribuer les 300 tracts dans la file. Les réactions sont bonnes, parfois indifférentes, très peu de refus et seulement une hystérique sioniste.

 F. nous rejoint vers 19h45 et nous entrons. Nous réussissons à nous faufiler pour être au plus près de la scène en plein air (2ème rang).

Pendant sa deuxième chanson Catherine se rapproche d’un groupe de fans au premier rang juste devant nous. Nous brandissons nos panneaux à ce moment-là et Catherine les fixe pendant presque 10 secondes, en tous cas assez longtemps pour lire le message inscrit dessus. Elle poursuit son concert sans plus jamais tourner son regard vers nous, ni occuper la partie de scène en face de nous.

Un agent de sécurité vient à nous et nous menace d’expulsion si nous recommençons. Alors, au moment où Catherine Ringer prend la parole pour parler au public, F. brandit le drapeau palestinien et appelle Catherine Ronger très fort. Les yeux de Catherine se tournent légèrement vers nous …

Nous décidons après concertation de ne pas céder aux menaces. M. jette les mini- affiches en l’air : avec le mistral les mini-affiches se dispersent tout autour, F. tient son drapeau palestinien à bout de bras avec un bâton qu’elle a caché dans son pantalon avant d’entrer, JY., S. et M. tiennent les panneaux bien en évidence.

 Le public se demande pourquoi on nous fait sortir : M. prend le temps de laisser des personnes du public lire le message sur les panneaux. Nous sommes un peu bousculés par les vigiles qui veulent accélérer notre sortie jusqu’à ce que deux autres vigiles plus calmes et plus compréhensifs de notre action viennent à nous et prennent le relais pour nous faire sortir.

On se retrouve ainsi dehors avec le sentiment d’avoir accompli cette mission  avec succès !

 

 




Action BDS culturel à Paris le 29 septembre: Catherine Ringer, ne chantez pas pour l’apartheid israélien!

Le 29 novembre dernier,  nous étions près d’une dizaine de militant-e-s BDS France à Paris à avoir distribué à cent spectateurs la lettre de la Campagne à l’attention de Catherine Ringer, devant la Philarmonie :
La distribution s’est très bien déroulée, public bien sympathisant, on a eu des retours majoritairement approbatifs, des gens nous ont même demander quoi faire à leur niveau
Quelques photos en pièce jointe et dans cet album photo:
 
Petite vidéo:
Nous avons pu expliquer entre autres que le gouvernement israélien se servait des artistes comme Catherine Ringer et de la culture en général comme d’un instrument de propagande, et évoquer le fait que plus 1,8 millions de personnes à Gaza sont actuellement sous un blocus inhumain entre autres.
Nous espérons que Catherine Ringer se placera du bon coté de l’Histoire, et refusera de chanter pour l’apartheid israélien.
amicalement,
Imen



Action boycott culturel à Aix en Provence

Vendredi 4 octobre, le Pavillon Noir à Aix-En-Provence programmait une pièce pour deux danseurs « The swann and the pimp », deuxième volet d’une trilogie dont le premier volet était « We love arabs ». Aussi bien dans le programme général du Pavillon Noir que dans la fiche de présentation, il était noté que le spectacle et le chorégraphe israélien Hillel Kogan avaient le soutien de l’ambassade d’Israël et du ministère israélien de la Culture .

Nous avions écrit à Monsieur Angelin Preljocaj, directeur artistique du Pavillon, ainsi qu’à trois de ses collaborateurs, pour demander un rendez-vous afin d’expliquer la campagne de boycott culturel et lui offrir le livre « Un boycott légitime ». Nous n’avons pas reçu de réponse…

Une bonne douzaine de militants de notre groupe BDS France Marseille est donc allée devant le Pavillon Noir à l’heure du spectacle, avec des drapeaux palestiniens, des panneaux « On ne danse pas avec l’apartheid ». Le directeur technique du Pavillon Noir est immédiatement venu nous parler. Nous lui avons expliqué les raisons de notre présence. Aucun problème, a-t-il répondu. Il nous a donné l’adresse-mail de la secrétaire personnelle de Monsieur Preljocaj !

Nous avons distribué 250 tracts. Le public nous a bien accueilli-e-s, de nombreuses discussions se sont déroulées dans le calme, avec des gens plutôt bien avertis de la situation en Palestine occupée et sympathisants de notre cause.

C’est la troisième fois que nous allons distribuer des tracts devant le Pavillon Noir, pour les mêmes raisons, plusieurs personnes nous ont reconnu-e-s, le directeur technique aussi.




Communiqué de l’AFPS 63 : Halte à la répression de BDS France à Montpellier

COMMUNIQUÉ de l’AFPS 63

Halte à la répression de la Campagne BDS France à Montpellier

L’AFPS 63 (Clermont-Ferrand) soutient le groupe BDS France-Montpellier et dénonce le harcèlement policier aux ordres de la Mairie dont ses militant.e.s sont l’objet.

En 2018, plusieurs procès-verbaux ont été dressés au nom d’un militant membre de ce groupe (JL Moragues) pour « occupation illégale de l’espace public », des contraventions ont été envoyées pour « Émission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme ».

Ces faits ne sont pas isolés,  ils s’inscrivent dans une longue suite d’attaques menées contre BDS France-Montpellier depuis 2015 : plaintes contre les militant.e.s, intimidations, brimades, PV et contraventions, saccage du chapiteau BDS sur la place de la Comédie par la police, interdiction de manifestations,  une vingtaine d’auditions au commissariat, convocations en préfecture, plainte pour diffamation, rappel à la loi …

Parce qu’il conteste cette contravention et dénonce une nouvelle atteinte à la liberté d’expression et de manifester qui se cache derrière une prétendue infraction au code de la santé publique, JL Moragues est convoqué au tribunal de police le 16 octobre 2019 à 8h30.

La liberté d’expression, fondement de toute démocratie, est le pilier de toutes les libertés civiques. En soutenant le groupe BDS France-Montpellier, nous nous battons pour notre liberté et pour le droit à l’appel au boycott.

Nous appelons celles/ceux qui le peuvent à être présents le 16 octobre 2019 pour manifester une large solidarité avec nos camarades de BDS France-Montpellier, devant le tribunal de police à Montpellier dès 8H.

Le CA de l’AFPS 63, Clermont-Ferrand, 05 octobre 2019




BDS Montpellier : Soutien à Gaza malgré les interdictions et intimidations !

 

Sous la protection des gilets Jaunes le chapiteau BDS est acheminé à sa place habituelle, au coeur de la place de la Comédie.

Double peine pour BDS France Montpellier :

Samedi 5 octobre 2019 c’est la double peine pour BDS Montpellier ! A l’interdiction permanente de la Mairie de tenir le stand BDS place de la Comédie, la préfecture, pour la première fois « n’autorise pas » le rassemblement. La préfecture qui le mardi  1er octobre avait accusé réception d’une déclaration de rassemblement BDS (ce qui vaut autorisation), se dédit et envoie un mail vendredi pour dire qu’elle n’autorise plus le rassemblement.

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Habitué de ce genre d’intimidations de la part de la préfecture et en désobéissance civile par rapport aux abus de droit de la Mairie qui refuse systématiquement toutes les demandes d’autorisation, pour appeler au soutien des marches du retour à Gaza et dénoncer l’assassinat d’un  jeune palestinien de 28 ans et les 54 blessés lors de la 77ème Marche du Retour vendredi 4 octobre, BDS France Montpellier avait décidé de maintenir sont stand place de la Comédie.

LA FORCE DE LA SOLIDARITÉ

Les samedis après-midi,  les Gilets Jaunes sont l’élément central de la place de la Comédie. Ils.elles sont habitué.e.s à y voir le stand BDS où de très nombreux d’entre eux-elles s’arrêtent, signent, discutent et saluent son maintien malgré les interdictions abusives.

Aussi, aller les voir, leur parler des interdictions, du procès de l’un d’entre eux et solliciter leur solidarité et leur appui semblait une évidence. C’est ce qu’ont fait les militant.e.s de BDS France Montpellier .

Une cinquantaine de Gilets Jaunes installent le stand à « sa place » sur la comédie. L’après-midi se passera sans présence policière et avec une très bonne affluence au stand où de nombreuses signatures ont été collectées contre le procès intenté à José-Luis Moragues.

MESSAGE DE SOLIDARITÉ AVEC BDS FRANCE MONTPELLIER DEPUIS GAZA

Soutien de Gaza sous blocus à BDS France-Montpellier et à José-Luis Moragues

Comme palestinien francophone de Gaza , j’apprécie beaucoup comme tous les Palestiniens la solidarité internationale avec notre cause de justice. Une solidarité qui se développe en France contre l’oppression et contre les mesures atroces de l’occupation israélienne à l’encontre du peuple palestinien qui résiste par tous les moyens pour sa liberté et pour la paix et la justice.

Parmi les associations très actives en France de la solidarité avec le peuple palestinien BDS-France –Montpellier qui organise le soutien depuis le début de la grande marche du retour dans la Bande de Gaza commencée le 30 mars 2018 et se poursuit dans nos jours malgré un bilan très lourd. Une initiative non-violente courageuse de la part de la société civile qui veut en finir avec le blocus israélien inhumain imposé d’une façon illégale aux Palestiniens de Gaza depuis plus de treize ans.

De Gaza l’enfermée, je soutien BDS-France-Montpellier et ses membres actifs comme José-Luis Moragues, qui se mobilisent tous les jours dans la ville de Montpellier au travers de rassemblements pacifiques pour dénoncer l’injustice en Palestine et pour expliquer à la population locale la situation dans la Bande de Gaza avec le blocus et la marche du retour.

Ziad Medouk

Professeur de français à l’université

Chercheur francophone de Gaza

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Stand BDS France Montpellier 5 octobre 2019