Les transports de Sacramento lâchent G4S

Les militants de Sacramento se félicitent de la décision de la direction des transports de la capitale de la Californie de ne pas renouveler son contrat de sécurité avec G4S, après une campagne mettant en lumière le rôle de l’entreprise dans des violations des droits en Palestine et aux USA.

G4S, la plus grande société de sécurité au monde, participe au fonctionnement de prisons israéliennes où des Palestiniens sont torturés et gère des prisons pour mineurs, des équipements de détention et de déportation aux USA et au Royaume Uni.

La société est également impliquée dans des violations des droits humains et du travail en  Afrique dans les équipements offshore où l’Australie détient des réfugiés et des demandeurs d’asile.

Pendant plus de 20 mois, des militants de SacRideHuman – une coalition d’une douzaine d’associations pour les droits humains et du travail, de groupes religieux et de défense de la Palestine – ont fait campagne auprès de la direction des transports régionaux de Sacramento pour rediriger des fonds auparavant dépensés dans des contrats de 3 ans chez G4S en emplois internes et syndiqués.

Sacramento Regional Transit a annoncé qu’il forme d’ores et déjà 30 nouveaux fonctionnaires pour remplacer les emplois privés à la fin de ce mois-ci, date de fin du contrat de G4S. La société de transport a déclaré que transférer les emplois en interne permettrait d’économiser 200 000 dollars par an.

Les militants poussèrent également la ville à ne pas privilégier les multinationales aux entreprises locales.

“C’est un exemple puissant de la force et de la profondeur de l’impact que peut avoir une campagne menée par des coalitions de convergences de luttes,” explique Friends of Sabeel Amérique du Nord, un groupe chrétien œcuménique solidaire de la Palestine qui faisait partie de la coalition.

Maggie Coulter, une militante de SacRideHuman, a expliqué à The Electronic Intifada que les campagnes couronnées de succès prennent du temps à construire et demandent des connections avec ceux qui partagent un intérêt dans les droits humains, civique et du travail.

“Si nous n’avions pas fait équipe avec d’autres militants, des églises, et des personnes d’autres organisations, je suis sûre que G4S aurait vu son contrat [renouvelé],” nous dit Coulter.

“Le résultat c’est que nos efforts ont fait la différence.”

Contrats non renouvelés

G4S a perdu des millions de dollars de contrats à travers le monde par les effets directs de la campagne soutenue de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS).

L’année dernière, G4S a annoncé qu’il abandonnait une liste de marchés controversés, dont sa filiale israélienne et ses services de détention de mineurs aux USA.

The Financial Times décrit ce changement comme une tentative de G4S de prendre des distances avec “des activités endommageant sa réputation.”

Les militants ont promis de maintenir la pression sur l’entreprise aussi longtemps qu’elle restera complice des violations des droits humains des Palestiniens.

G4S a toujours des parts chez Policity, un centre d’entrainement de la police israélienne. L’entreprise fournit également ses services à Shikun & Binui, un groupe immobilier opérant dans les colonies israéliennes en Cisjordanie occupée.

En Février, un important institut de recherche en Equateur n’a pas renouvelé son contrat avec G4S, s’associant à une grande chaine de restaurant en Colombie et plusieurs agences de l’ONU au Liban et en Jordanie ont laissé tombé l’entreprise.

“G4S viole les droits humains et du travail à travers le monde,” a déclaré à The Electronic Intifada Rochelle Watson, une organisatrice nationale de Friends of Sabeel Amérique du Nord.

“Cette victoire à Sacramento illustre comment un mouvement de convergences de luttes est ce dont nous avons besoin pour libérer nos communautés de sociétés aux pratiques de travail atroces, qui tirent profit de systèmes défaillants d’incarcération de masse et d’occupation,” explique Watson.

Les militants de Sacramento continuent de faire pression sur les élus de la ville pour “passer à l’étape suivante et arrêter de signer des contrats avec des entreprises qui tirent profit des violations des droits humains,” déclare Estevan Hernandez, militant pour les droits du travail.

Traduction: LG pour BDS France

Source: The Electronic Intifada

 




Pour la Journée du Prisonnier Palestinien : solidarité avec les grévistes de la faim, boycottez HP & G4S !

Nous célébrons la Journée du Prisonnier Palestinien, nous soutenons la grève de la faim pour les droits des prisonniers et l’appel à accentuer le boycott contre Hewlett-Packard et G4S, sociétés qui tirent profit des torts faits aux prisonniers.

 17 avril 2017Aujourd’hui, Journée des Prisonniers Palestiniens, le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC) a émis le communiqué suivant :

Aujourd’hui, Journée des Prisonniers palestiniens, le Comité National du BDS palestinien (BNC), la plus grande coalition de la société palestinienne, est aux côtés des plus de 1.000 Palestiniens détenus dans les prisons et centres de détention israéliens qui se sont engagés dans une grève de la faim pour protester contre les graves et incessantes violations des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël. Nous appelons à accentuer les campagnes BDS pour isoler le régime d’oppression israélien et faire pression sur les sociétés qui sont fortement impliquées dans les violations israéliennes de nos droits fondamentaux de prisonniers, et spécialement G4S et Hewlett Packard.

Les prisonniers politiques palestiniens en grève exigent la fin de la pratique bien documentée des abus d’Israël contre les prisonniers, le confinement à l’isolement, la torture, la négligence médicale, et le déni des droits garantis par le droit international – y compris le droit à un procès équitable et aux visites des familles et des êtres chers.

Dans les prisonniers palestiniens, il y a des hommes, des femmes et des centaines d’enfants. Il y a des parlementaires, des étudiants militants, des défenseurs des droits de l’Homme, des universitaires, des journalistes et beaucoup de passants. Israël utilise depuis des décennies l’incarcération pour essayer d’étouffer la résistance populaire palestinienne à son occupation militaire, au colonialisme de peuplement et à l’apartheid, et pour éteindre l’espoir des Palestiniens en une vie de liberté, de justice et de dignité.

Le Comité National BDS palestinien (BNC) soutient complètement le courageux combat des grévistes de la faim pour leurs droits et leur dignité. Nous appelons tous les gens de conscience dans le monde à faire croître les campagnes BDS contre le régime d’injustice d’Israël et à accentuer spécifiquement les boycotts contre Hewlett-Packard (HP) et G4S, sociétés complices de la brutalité du système israélien d’incarcération et d’abus sur les prisonniers politiques palestiniens.

La direction du mouvement des prisonniers palestiniens a écrit au BNC pour réaffirmer leur soutien au mouvement BDS et pour tous nous exhorter à intensifier nos campagnes contre G4S et les autres sociétés qui tirent profit des violations par Israël des droits fondamentaux des Palestiniens.

Nos campagnes contre HP et G4S ont déjà donné des résultats encourageants. Outre qu’elle fournit des services à l’armée d’occupation israélienne et une technologie biométrique qui permet à Israël de contrôler et d’appliquer son système de ségrégation raciale et d’apartheid contre les Palestiniens, HP participe pleinement à la l’efficacité technique du système carcéral israélien qui pratique la torture. Plusieurs églises américaines se sont déjà désinvesties de HP et la campagne contre cette société s’est déjà attiré le soutien de communautés de croyants, d’équipes dirigeantes d’étudiants et de syndicats à travers le monde.

Sous la forte pression des militants BDS qui participent à la campagne internationale Stop G4S, G4S a perdu ces quelques dernières années d’importants marchés et investissements dans le monde et a souffert de ce que le Financial Times appelle « atteinte à sa réputation ». En 2016, la société a été obligée de vendre la plupart de ses affaires en Israël et a été obligée de cesser d’aider Israël à gérer ses prisons abusives. Mais G4S a encore des contrats de formation de la police israélienne. Elle reste donc complice des violations israéliennes des droits fondamentaux des Palestiniens et, aujourd’hui, nous réaffirmons notre engagement à maintenir la pression sur cette société jusqu’à ce qu’elle mette complètement fin à sa complicité.

Au cours des 50 dernières années, plus de 800.000 Palestiniens ont été emprisonnés ou détenus par Israël, ce qui veut dire qu’environ 40 % des hommes palestiniens qui vivent sous occupation armée ont été privés de leur liberté. Presque chaque famille palestinienne a souffert de l’emprisonnement d’un être cher. Actuellement, Israël détient plus de 6.000 Palestiniens, dont plus de 500 « détenus administratifs » arrêtés sur des « preuves secrètes » que ni eux ni leurs avocats ne sont autorisés à voir ou à réfuter dans un tribunal. Ces personnes sont emprisonnées sans charges ni procès, et leur détention peut être indéfiniment renouvelée, selon un système kafkaïen qui devrait choquer la conscience du monde

C’est contre ce recul et cette réalité que les prisonniers palestiniens ont lancé aujourd’hui une grève massive de la faim et que les Palestiniens des principales villes palestiniennes ont organisé des rassemblements de soutien aux prisonniers et à leur grève de la faim.

Il est clair que la politique israélienne d’arrestations massives et de violations des droits des prisonniers politiques palestiniens cherche à « enterrer les aspirations légitimes d’une nation tout entière ». Mais nous savons que notre lutte collective et la solidarité massive internationale qu’elle inspire, et qui se manifeste dans le mouvement BDS, contrecarrent l’une et l’autre l’objectif brutal d’Israël et contribuent à la création d’un monde plus juste et plus beau.

Le Comité National BDS palestinien (BNC) est la plus large coalition de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Allez sur www.bdsmovement.net et suivez le @BDSmovement

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Sous la pression de BDS, G4S met fin à la plupart de ses activités illégales avec Israël

Les défenseurs des droits de l’homme intensifient la pression contre la compagnie 

G4S annonce la cession de la plupart de ses activités en Israël, en raison de l’intense pression exercée par BDS

G4S reste impliqué dans l’entrainement de la police israélienne et la construction dans les colonies.

Les militants de la campagne BDS célèbrent une victoire et appellent à maintenir la pression.
2 décembre 2016 – La plus importante compagnie mondiale de services de sécurité G4S, a annoncé aujourd’hui qu’elle vendait la plupart de ses entreprises en Israël après qu’une campagne efficace contre la compagnie, menée par le mouvement pour les droits des Palestiniens BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) conduit par les Palestiniens, ait causé « des dommages à sa réputation ».

 Réagissant à cette nouvelle ainsi qu’au fait que G4S maintient néanmoins certains projets illégaux avec Israël, Rafeef Ziadah, parlant pour le BNC (Palestinian BDS National Commitee) a déclaré : « Nous avons réussi à pousser une des plus importantes entreprises mondiales à vendre le coeur de ses activités en Israël. Notre campagne coordonnée mondialement a eu un réel impact. Nous allons continuer notre campagne jusqu’à ce que G4S mette fin à toutes ses implications dans la violation des droits des Palestiniens. »

 Les multinationales françaises Veolia et Orange ainsi que la plus grande entreprise de matériaux de construction irlandaise CRH ont toutes quitté le marché israélien depuis septembre 2015, essentiellement à cause de la campagne BDS.

 « Un effet domino est à l’oeuvre ici » a dit Ziadah, « Certains dirigeants de fonds d’investissement ont compris que leur responsabilité fiduciaire les obligeait à désinvestir des entreprises internationales et israéliennes et des banques complices des incessantes violations du droit international par Israël ».

 Guman Mussa, coordinateur au BNC pour le monde arabe, a ajouté :

« Ce n’est pas tous les jours que les militants des droits de l’homme peuvent contraindre une importante multinationale comme G4S à mettre fin à son implication dans de sérieuses violations des droits humains gràce à une campagne soutenue et stratégique de pressions populaires.La campagne BDS manifestement fonctionne et d’autres multinationales complices comme Hewlett-Packard et Alstom devraient en prendre note

 « Nous dédions cette victoire à tous les prisonniers politiques palestiniens qui, en 2012, ont appelé le mouvement BDS à intensifier le boycott de G4S en raison de son rôle dans les prisons israéliennes, où la torture est répandue.

 G4S est une entreprise britannique de services de sécurité qui aide Israël à gérer les prisons où des prisonniers politiques palestiniens sont enfermés sans jugement et soumis à la torture et à de mauvais traitements. Elle est également impliquée dans la fourniture d’équipements et de services aux checkpoints militaires d’Israël, aux colonies illégales et aux infrastructures policières et militaires.

 La campagne internationale « Stop G4S » à couté à la compagnie l’abandon de contrats valant des millions de dollars en Europe, dans le monde arabe, en Afrique et ailleurs.

 La liste des clients perdus par G4S comporte des entreprises privées, des universités, des syndicats et des organes des Nations Unies.

 En dépit de la vente de ses filiales, 64S reste directement complice des violations des droits des Palestiniens par Israël au travers de « Policity », le centre d’entrainement national phare qu’elle possède en commun et du groupe « Shikun & Binui » profiteur de la colonisation.

 C’est la police israélienne qui intervient dans Jérusalem-Est occupée, au lieu de l’armée israélienne dans le reste de la Palestine occupée, en tant que surveillant de l’annexion illégale par Israël, protégeant les colonies illégales, et opprimant la population palestinienne de la ville.

 Riya Hassan, coordinatrice de la campagne BDS en Europe, conclut : « Le BNC est déterminé à poursuivre sa campagne contre G4S, en partenariat avec d’autres luttes pour la justice au travers du monde. Des Etats-Unis à la Palestine, de l’Afrique du Sud au Royaume-Uni, G4S profite du commerce manifestement raciste de l’incarcération de masse.

 « Comme lors de la lutte contre l’apartheid en Afrique du Sud, la pression de BDS contre le régîme israélien d’occupation, de colonisation de peuplement et d’apartheid a conduit certaines des plus puissantes multinationales à comprendre que tirer profit des violations des droits des Palestiniens par Israël n’est pas seulement sans éthique et socialement irresponsable. C’est également carrément nuisible aux affaires . »

Notes

  • En mars 2016, G4S a annoncé qu’elle allait vendre ses filiales en Israël dans les « 12 à 24 mois » à venir. En évoquant ce départ, le Financial Times a rapporté que G4S allait « se sortir de lui-même d’une entreprise nuisant à sa réputation ».
  • Plus récemment, l’UNICEF en Jordanie et une des principales chaînes de restaurants en Colombie sont les dernières organisations à mettre fin à leurs contrats avec G4S, suivant les campagnes de BDS.
  • Le fonds souverain norvégien a désinvesti de Shikun & Binui en 2012, comme le « Superannuation Fund » de Nouvelle-Zélande, qui a cité « l’implication de la compagnie dans la construction de colonies de peuplement dans les Territoires Occupés de Palestine ».
  • En juin 2014, la fondation Bill Gates a suivi une campagne internationale et retiré toute sa mise de 170 millions de dollars de G4S. Le même mois, l’église méthodiste unie des États-Unis a retiré toutes ses actions de son fonds d’investissement. L’Institution Publique de Sécurité Sociale du Koweït (PIFSS : Public Institution for Social Security) a décidé de désinvestir de G4S en juin 2016, suivant les appels de BDS-Koweït et du BNC.

Source: BDS Movement

Traduction: RM pour BDS France

 




BDS : La société de sécurité G4S annonce son intention de quitter le marché israélien

BDS : La société de sécurité G4S annonce son intention de quitter le marché israélien

Comité BDS national palestinien (BNC),

10 mars 2016 

  • G4S a perdu des contrats de plusieurs millions de dollars dans plus d’une douzaine de pays, suite aux campagnes BDS protestant contre son rôle dans les prisons, colonies et check-points israéliens.

  • La campagne contre G4S doit rester une « haute priorité BDS » tant que les contrats ne seront pas arrivés à terme.

  • BDS doit continuer à soutenir les boycotts contre G4S à propos des incarcérations de masse au niveau mondial.  

La société de sécurité britannique G4S, numéro un mondial, a répondu à une longue campagne mondiale BDS protestant contre son rôle dans les violations par Israël des droits de l’homme en Palestine en annonçant hier qu’elle allait vendre ses filiales en Israël dans les « 12 ou 24 mois à venir ».

Parlant de cette décision, The Financial Times rapportait que G4S « s’extrayait ainsi de tout un travail très dommageable pour sa réputation ».

Depuis 2010, G4S a perdu des contrats de plusieurs millions de dollars dans de nombreux pays, suite aux pressions des BDS afin que la société mette un terme à sa complicité dans les prisons israéliennes, où l’on torture et emprisonne sans jugement des Palestiniens, ainsi qu’aux check-points, colonies et centres d’entraînement de la police israélienne. Parmi les clients perdus figurent des sociétés privées, des universités, des syndicats et des institutions de l’ONU.

En 2014, la Fondation Bill Gates a désinvesti sa part de 170 millions de USD dans la société, suite aux protestations face à ses bureaux de Seattle, Londres et Johannesburg.

Ces dernières semaines, l’Unicef en Jordanie ainsi qu’une grande chaîne de restaurants en Colombie ont été les dernières institutions de grand format à mettre un terme à leurs contrats avec G4S, suite aux campagnes BDS.

« De même qu’à l’apogée du boycott international de l’apartheid sud-africain la pression des BDS amène certaines des plus grosses sociétés mondiales à comprendre que tirer leur profit de l’apartheid et du colonialisme israéliens n’est pas très bon pour les affaires », a expliqué Mahmoud Nawajaa, un porte-parole du BNC, la plus grande coalition de la société palestinienne, qui dirige le mouvement BDS. 

« Les managers de fonds d »investissement admettent de plus en plus que leur responsabilité fiduciaire les oblige à désinvestir des banques et sociétés israéliennes impliquées dans les graves violations israéliennes des droits de l’homme, telles G4S et Hewlett Packard (HP), à cause des risques élevés que cela entraîne. Nous commençons à remarquer un effet de domino », a-t-il ajouté.  

Les multinationales françaises Veolia et Orange, ainsi que CHR, la plus grosse société d’Irlande, ont toutes quitté le marché israélien ces derniers mois, principalement suite à la campagne BDS.

En janvier, l’Église méthodiste unie a placé cinq banques israéliennes sur une liste noire en raison de leur complicité dans les violations des droits de l’homme, y compris le financement de colonies israéliennes illégales.

L’avocate palestinienne Sahar Francis, directrice de l’association des droits de l’homme et de soutien aux prisonniers Addameer, y est allée du commentaire suivant :

« Ces dernières informations concernant G4S sont les bienvenues, mais cela n’a pas d’effet immédiat sur les personnes qui sont confrontées à ces graves violations des droits de l’homme dans les prisons israéliennes d’aujourd’hui. »

« À une époque où Israël accélère sa campagne d’incarcération de masse en guise de répression de la société palestinienne, G4S devrait mettre immédiatement un terme à son rôle dans le tristement célèbre système carcéral israélien, de même qu’à son implication dans la sécurité des check-points et des colonies illégales d’Israël. »

De son côté, Mahmoud Nawajaa a déclaré :  

« Nous sommes reconnaissants à tous les organisateurs dévoués de la société civile dans le monde et qui travaillent en solidarité avec les Palestiniens en quête de liberté, de justice et d’égalité. Mais G4S a la triste réputation de ne pas respecter ses promesses de mettre un terme à sa participation aux crimes d’Israël. »

« Notre boycott de G4S continuera à faire partie des principales priorités du mouvement BDS tant que nous n’aurons pas vu son dos à l’extérieur de la porte du régime d’occupation, de colonialisme d’implantation et d’apartheid d’Israël. »

« Nous sommes également heureux d’apprendre que G4S vend ses filiales opérant dans les centres de détention pour jeunes aux États-Unis et au Royaume-Uni, deux pays où G4S a été la cible des activistes BDS en raison de ses pratiques abusives et dont les systèmes carcéraux sont parmi les plus racistes au monde. »  

« Des États-Unis jusqu’en Palestine, de l’Afrique du Sud au Royaume-Uni, G4S est profondément impliqué dans les affaires de l’emprisonnement de masse. Nous restons fermement décidés à travailler en étroite collaboration avec des partenaires pour réclamer à G4S des comptes à propos de sa participation aux violations des droits de l’homme. »

G4S présente également un long palmarès bien fourni de participation dans les violations des droits de l’homme et des travailleurs un peu partout dans le monde, particulièrement dans les prisons et les centres de détention pour immigrés que la société a gérés aux États-Unis, au Royaume-Uni et en Afrique du Sud.

Nawajaa d’ajouter :

« Ne parvenant pas à enrayer l’ampleur croissante des BDS dans la poursuite de la liberté et de la justice, Israël tente désespérément de calomnier et de délégitimer notre mouvement non violent, y compris par le biais de lois antidémocratiques, entre autres en Europe et aux États-Unis, qui tendant à réduire au silence la dissension et à réprimer la liberté d’expression. »

« Nous croyons fermement que notre approche éthique et notre juste cause finiront par prévaloir, comme le montre cette toute dernière annonce de G4S. »

En septembre 2015, le géant français Veolia a revendu toutes ses affaires en Israël. Ceci est une résultante directe de 7 années de campagne contre le rôle de la société dans des projets d’infrastructure pour les colonies illégales israéliennes. Le manque à gagner pour la société est de plus de 20 milliards de USD en soumissions et contrats perdus.

Un gros homme d’affaires israélien installé en France a déclaré récemment sur les médias israélien que la force croissante du mouvement BDS signifiait que, désormais, la plupart des sociétés européennes allaient s’abstenir d’investir en Israël.

En 2014, les investissements étrangers directs en Israël ont chuté de 46 % par rapport à 2013, peut-on lire dans un rapport de l’ONU, en partie en raison de la croissance de l’impact BDS, explique l’un des auteurs du rapport.

 

Les grandes dates de la campagne contre G4S

En 2013, G4S annonçait qu’il cesserait ses activités dans les colonies illégales, check-points et dans une prison d’Israël en 2015, mais qu’il ne se retirerait pas du pays. En 2014, la firme annonçait qu’elle « n’entendait pas renouveler » son contrat avec le Service pénitentiaire israélien (IPS) quand il expirerait en 2017, mais il doit toujours appliquer cette décision.

Mars 2016 – L’UNICEF en Jordanie met un terme à son contrat avec G4S suite aux pressions de la campagne. L’UNHCR en Jordanie a également mis fin à son contrat avecLogo BNC G4S en décembre 2015.

Avril 2015 – Plus de 20 entreprises d’Afrique du Sud ont mis un terme à leurs contrats avec G4S. Il en a coûté plus de 500 000 USD à la société.

Novembre 2014 – La municipalité du comté de Durham (Caroline du Nord) met un terme à son contrat avec G4S, suite à une campagne de la section locale des militants de Jewish Voice for Peace.

Mai 2014 – La Fondation Bill Gates Foundation vend la totalité de ses 170 millions de ISD d’actions dans G4S suite à une campagne internationale, y compris une pétition lancée par 100 organisation du monde entier et suite à des manifestations devant les bureaux de Johannesburg, Londres et Seattle de la Fondation Gates. L’Église méthodiste américaine désinvestit toutes les parts de G4S dans son fonds d’investissement, qui s’élève à 20 milliards de USD.

Janvier 2014 – Après avoir protesté contre le rôle de G4S dans les violations des droits de l’homme en Palestine, le syndicat des étudiants de l’Université de Kent, dans le sud de l’Angleterre, a voté la cessation de son contrat la firme. Plus tard, d’autres syndicats estudiantins du Royaume-Uni ont voté des démarches du même genre. L’université du King’s College de Londres et celle de Southampton ont décidé un peu plus tard de ne pas renouveler leurs contrats avec G4S suite aux pressions des étudiants.

Décembre 2012 – Suite à une campagne estudiantine particulièrement animée, l’Université d’Oslo a annoncé qu’elle allait mettre un terme à son contrat avec G4S, ajoutant qu’elle ne voulait pas « soutenir des entreprises qui opèrent dans des zones à l’éthique douteuse ». Les universités de Bergen, en Norvège, et de Helsinki, en Finlande, ont annoncé plus tard des démarches similaires.

Avril 2012À la veille d’une grève de la faim historique de plus de 2 000 prisonniers politiques palestiniens, 13 organisations en faveur des prisonniers palestiniens et des droits de l’homme ont appelé à une campagne en vue de réclamer des comptes à G4S pour le rôle que la firme joue dans le système carcéral israélien, où la torture est une pratique généralisée.

La chronologie complète est disponible sur http://bdsmovement.net/g4s-timeline

 

Publié le 10 mars 2016 sur BDS Movement
Traduction : Jean-Marie Flémal pour  pourlapalestine.be

 




L’interdiction du boycott d’Israël est comme le soutien de Thatcher à l’apartheid

Comité national palestinien du BDS – 15 février 2016

L’organisation palestinienne qui conduit le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), qui est actuellement la cible des nouvelles règles du gouvernement britannique, affirme que le Premier ministre David Cameron commet une grave erreur, la même que faisait Margaret Thatcher avec son soutien indéfectible à l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Les nouvelles règles qui vont être annoncées durant une visite en Israël, cette semaine, du ministre du Bureau du Cabinet, Matt Hancok, vont faire qu’il sera plus difficile pour les autorités locales et les autres organismes publics, dont les universités, de prendre des décisions d’acquisitions ou d’investissement éthiques. Le gouvernement affirme que les changements sont conçus pour contrer le mouvement BDS qui grandit.

Rafeef Ziadah, porte-parole au Royaume-Uni du Comité national palestinien du BDS, déclare :

« Plutôt que d’œuvrer à rendre Israël responsable de ses violations continuelles des droits de l’homme, les ministres britanniques continuent leur commerce des armes avec Israël et s’en prennent à la démocratie locale afin de le protéger contre toute critique.

« Quelle sorte de message cela envoie-t-il à des entreprises britanniques comme G4S et JCB, qui aident et se font les complices d’Israël dans ses violations du droit international ? »

La société de services de sécurité G4S aide Israël à gérer ses prisons où des Palestiniens sont torturés, et JCP fournit les bulldozers qui sont utilisés pour démolir les maisons palestiniennes.

« En sapant la démocratie locale au profit d’Israël, David Cameron se place du mauvais côté de l’histoire, tout comme Margaret Thatcher avec son soutien à l’Afrique du Sud de l’apartheid. »

David Cameron lui-même franchissait la ligne de piquetage du boycott sud-africain encore en 1989, alors que l’opinion publique internationale avait déjà basculé en faveur de la démocratie, en allant faire un tour tous frais payés en Afrique du Sud, pour monter le dossier contre les sanctions au régime raciste. L’isolement international a été crucial dans la chute de l’apartheid en Afrique du Sud.

Ziadah poursuit :

« Le mouvement BDS au Royaume-Uni a reçu un large soutien précisément en raison de l’incapacité des gouvernement britanniques successifs à passer à l’action en réponse aux crimes de guerre d’Israël.

« Loin de contrecarrer le soutien public grandissant à la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité, ces mesures ne font que mettre en évidence le soutien de plus en plus profond du Royaume-Uni à l’oppression par Israël des Palestiniens, et elles soulignent aussi qu’il est indispensable de mener une campagne pour la solidarité. »

La multinationale à base française Veolia a mis fin à son rôle dans les colonies illégales israéliennes, après que des autorités locales au Royaume-Uni et au-delà l’ont exclue de leurs contrats pour un montant de plus de 10 milliards de livres.

Les conseils locaux de Tower Hamlets, Leicester, Swansea et Bristol sont parmi ceux qui ont adopté des résolutions en soutien au BDS, ou condamnant les entreprises impliquées dans les colonies illégales israéliennes.

Les limites, potentiellement d’une portée considérable, aux pouvoirs des conseils locaux concernant les investissements et les acquisitions ont été critiquées par Amnesty International, des conseillers élus, des experts en administration locale et le Parti travailliste.

Une coalition des groupes de la campagne – dont des militants pour le climat qui travaillent avec les autorités locales qui se sont désinvesties des entreprises utilisant des combustibles fossiles – mène campagne contre les initiatives qui restreignent la capacité des autorités locales à prendre des décisions pour des investissements éthiques.

Les militants ont jeté le doute sur l’idée que les nouvelles règles pourraient impacter les syndicats d’étudiants, lesquels sont enregistrés comme organismes caritatifs et ne sont pas limités par les mêmes cadres juridiques que les conseils locaux et les universités.

En plus des ministres qui entravent l’action des organismes publics dans leur soutien à la Palestine, le Cadre pour la Prévention (Prevent Framework) du gouvernement semble avoir identifié les discussions légitimes sur la Palestine comme un repère pour un « extrémisme » potentiel, et un écolier a été interrogé par la police anti-terroriste parce qu’il portait un badge « Free Palestine » à l’école.

Ziadah ajoute :

« Cette agression contre une liberté d’expression fondamentale et la démocratie locale intervient dans le contexte de coupes drastiques et idéologiques dans les dépenses publiques, des attaques gouvernementales contre la communauté musulmane, les syndicats et le droit de manifester.

« Nous soutenons tous les groupes et toutes les communautés qui sont touchés par l’agenda néolibéral du gouvernement conservateur et par toutes les attaques contre la démocratie et les droits fondamentaux. »

 

Note aux éditeurs

1- Les tactiques de boycott et désinvestissements ont été approuvées par le Congrès des syndicats et plus d’une dizaine de syndicats à titre individuel, le Parti des Verts, le Syndicat national des étudiants et des dizaines de syndicats étudiants.

2- Kate Tempest, Jarvis Cocker et Roger Waters de Pink Floyd sont parmi les mille artistes qui se sont récemment engagés à ne pas se produire en Israël.

3- La multinationale à base française Orange, et la plus grande entreprise d’Irlande CRH, sont parmi les autres grandes entreprises à sortir du marché israélien après d’intenses campagnes menées contre leurs relations avec l’occupation par Israël de la terre palestinienne.

4- En dépit des contrôles officiels de Whitehall sur les exportations d’armes, des armes et des technologies militaires de fabrication britannique continuent d’être vendues et utilisées par les forces d’occupation israéliennes. La valeur des licences autorisées pour les exportations vers Israël se montait à plus de 40 millions de livres, pour 2014 seulement. Les exportations britanniques des armes vers Israël comprennent des moteurs pour drones. Israël utilise ces drones pour attaquer les civils palestiniens. La plus importante entreprise d’armement d’Israël, Elbit Systems, est le chef de file d’un consortium de 700 millions de dollars qui fournira une formation à la Royal Air Force.

 

http://bdsmovement.net/2016/palestinians-israel-boycott-ban-similar-to-thatchers-support-for-apartheid-13713

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




Dites aux Nations-Unies qu’elles doivent abandonner leurs contrats avec G4S, le fournisseur carcéral de l’occupation israélienne

 Agissez : servez-vous du formulaire ci-dessous pour contacter les Nations-Unies.

G4S est une société privée de sécurité qui assure les services et l’équipement des prisons de l’occupation israélienne dans lesquelles les prisonniers politiques palestiniens, notamment des enfants, sont détenus sans jugement, et torturés.

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Depuis début octobre, les forces d’occupation israéliennes ont arrêté plus de 1800 Palestiniens, dont 300 enfants, comme moyen de répression de la résistance populaire palestinienne. Beaucoup de ces prisonniers sont détenus dans des prisons à la gestion desquelles contribue la société G4S.

G4S s’est vu critiquer également pour son rôle dans les mauvais traitements violents qui se pratiquent dans les prisons et centres de détention qu’elle gère en Afrique du Sud, aux États-Unis et au Royaume-Uni,

En dépit du rôle de G4S dans les violations des droits humains en Palestine et à travers le monde, les Nations-Unies s’engagent, chaque année, par contrats avec G4S pour que cette société fournisse des services de sécurité d’une valeur de plus de 22 milliards de dollars U.S. En agissant ainsi, les Nations-Unies vont à l’encontre de leurs propres principes établis de passation des marchés, et elles ferment les yeux sur le rôle que joue G4S dans l’oppression des Palestiniens par Israël, et dans les violations des droits de l’homme partout dans le monde.

G4S a déjà perdu des contrats avec des entreprises et des universités à travers le monde ; la Fondation Gates, l’université de Columbia, L’Église unie du Christ, et l’Église méthodiste unie, se sont ainsi désinvesties de la société. G4S affirme aujourd’hui qu’elle pourrait envisager de mettre fin à son rôle dans le système pénitentiaire d’Israël, c’est donc une raison de plus pour nous de maintenir la pression.

Rejoignez le groupe palestinien Addameer et les autres organisations de défense des droits des prisonniers à travers le monde, en demandant instamment aux Nations-Unies d’abandonner leurs contrats avec G4S.

Servez-vous du formulaire sur le site d’Addameer pour adresser votre message au secrétaire général des Nations-Unies Ban Ki Moon. Vous trouverez ci-dessous la traduction de ce formulaire :

 

http://addameer.org/undropg4s

Traduction : JPP pour BDS FRANCE




G4S renonce à ses contrats avec l’administration pénitentiaire israélienne

Posté le 17 juin 2014 par le Comité National Palestinien de BDS

Plus de 50 personnes ont participé à une manifestation devant le lieu où se réunissaient les actionnaires de G4S, réunion au cours de laquelle la société a annoncé son plan de retrait du rôle qu’elle a dans le système carcéral israélien, mais seulement en 2017.

– G4S annonce un futur retrait des prisons, mais la campagne de pression doit continuer jusqu’à exécution.

– L’Eglise Américaine Méthodiste Unie rejoint la Fondation de Bill et Melinda Gates en désinvestissant de G4S.

– Solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens ! Stop à la détention administrative maintenant !

– Voir les derniers écrits sur l’historique des grèves de la faim sur :http://www.addameer.org/einside.php?id=7

17 juin 2014 : Tandis que plus de 100 prisonniers politiques palestiniens héroïques poursuivent leur grève de la faim et en sont au 55ème jour, ce qui en fait la plus longue, la campagne sur le rôle de G4S dans le système israélien d’emprisonnement et d’occupation, s’avère incroyablement efficace dans la solidarité active avec la lutte des prisonniers politiques palestiniens.

La société de sécurité britannique G4S a récemment annoncé qu’elle ne renouvellerait pas son contrat avec l’administration pénitentiaire israélienne, qui vient à expiration en 2017. Cette décision résulte d’une campagne de boycott, désinvestissement, sanctions (BDS) conduite par les Palestiniens, qui a coûté des millions de dollars en contrats à la compagnie et qui a obligé la Fondation Bill Gates à retirer totalement ses 170 millions de dollars de parts dans la compagnie.

Tour dernièrement, la direction générale du fonds de pension et d’assurance maladie de l’Eglise américaine méthodiste unie (GBPHB) a donné instruction aux gestionnaires de ses 20 milliards de dollars de parts dans G4S de tout vendre.

En agissant ensemble, les Palestiniens et des groupes de solidarité internationale, des syndicats et d’autres organisations du monde entier ont mené des actions qui ont forcé la plus grosse société de sécurité du monde à prendre des mesures concernant sa complicité avec l’apartheid israélien.

Les organisations palestiniennes appellent à une pression croissante sur G4S pour s’assurer que la société met immédiatement et complètement fin à tout contrat qui aide Israël dans sa violation du droit international, y compris ses contrats en cours avec l’administration pénitentiaire israélienne, les checkpoints militaires israéliens, les colonies israéliennes illégales et l’armée israélienne.

Et travaillons aussi ensemble à la construction d’actions de solidarité avec les prisonniers politiques palestiniens. Il faut faire pression sur les institutions internationales afin qu’elles interviennent pour obliger Israël à cesser sa pratique de la détention sans procès, dite « détention administrative » et à abandonner ses tentatives de nourrir de force les prisonniers en grève de la faim.

Agir efficacement contre G4S

G4S a un contrat en cours, de fourniture de services et d’équipements, qui joue un rôle clef dans la gestion des prisons israéliennes dans lesquelles des Palestiniens sont détenus sans procès sous le régime de la « détention administrative » et où ils sont régulièrement soumis à la torture. En avril 2012, à la veille de la dernière grève de la faim massive des prisonniers politiques palestiniens, des organisations palestiniennes ont lancé une campagne contre G4S pour forcer G4S à se dégager du système pénitentiaire israélien. Depuis cette date, des syndicats, des associations, des universités et d’autres organismes publics ont résilié leurs contrats avec G4S, du fait de campagnes locales de la part de groupes BDS et d’organisations de défense des droits humains, qui ont coûté des millions de dollars à cette société.

En avril dernier, une campagne a été lancée dans le but de persuader la Fondation de bienfaisance de Bill Gates, l’homme le plus riche du monde, de désinvestir de G4S. Après des mois de campagne qui ont vu plus de 13 000 personnes signer une pétition et des manifestations devant les bureaux de la fondation Gates à Johannesburg, Londres et Seattle, la Fondation Gates a finalement annoncé qu’elle a totalement désinvesti de G4S. Des campagnes déterminées, efficaces et créatives de la part des Palestiniens et d’organisations internationales ont forcé G4S à annoncer à son Assemblée générale annuelle du 5 juin à Londres, que la société résilierait son contrat avec l’administration pénitentiaire israélienne lorsqu’il arrivera à terme, en 2017.

En tout état de cause, comme l’a fait remarquer Addameer, le groupe de soutien et de défense des prisonniers, « le dernier rapport selon lequel G4S ne va pas renouveler son contrat avec l’administration pénitentiaire israélienne est une mesure bienvenue, mais celle-ci n’a pas d’effet immédiat sur les victimes actuelles des violations des droits humains dans les prisons israéliennes ». La campagne contre G4S doit continuer jusqu’à son retrait total du système pénitentiaire israélien et jusqu’à ce que G4S cesse de fournir des équipements et des services à l’infrastructure de l’apartheid. G4S n’a encore concrétisé aucun retrait de ses activités en soutien au système d’apartheid, de colonisation et d’occupation.

Nous remercions tous ceux qui nous ont rejoint dans l’action contre G4S et nous sommes dans l’attente de travailler avec la société civile internationale pour redoubler d’efforts afin d’obliger G4S et autres corporations à rendre des comptes pour leur rôle dans l’apartheid israélien.

Le comité national palestinien de BDS

 

Plus d’informations sur : http://www.bdsmovement.net/2014/bds-pressure-forces-g4s-distance-itself-prison-system-12166#sthash.emDGSPxu.dpuf

 

Traduction SF pour BDS France




G4S « prête à arrêter » ses contrats avec la prison israélienne

Par Ali Abunimah vendredi 06/06/2014

Young man at protest holds sign protesting G4S

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La multinationale anglo-danoise de sécurité et de protection des prisons G4S s’apprête à se retirer complètement des prisons israéliennes relate ce matin le Financial Times.

Les militants ont accueilli prudemment cette nouvelle, mais insistent sur le fait que la pression sur la société doit continuer jusqu’à ce que cessent les abus dont elle est complice. Ils remarquent que, dans le passé, G4S a fait des déclarations trompeuses.

Selon le Financial Times :

G4S a confirmé qu’elle allait mettre fin à tous ses contrats avec les prisons israéliennes dans les trois prochaines années, après une assemblée générale annuelle sévèrement perturbée par des protestataires des droits de l’Homme. Interrogée par des protestataires en colère sur la question de savoir si G4S se retirerait des territoires palestiniens comme le disait le Financial Times l’an dernier, Ashley Almanza, administrateur en chef, confirma « pas de changement sur cette position ».

« Nous attendons qu’ils arrivent à expiration et nous n’avons pas l’intention de les renouveler », dit-il. Y sont inclus les contrats de fourniture d’équipements de sécurité et de protection pour les checkpoints militaires, la très controversée prison d’Ofer et un poste de police en Cisjordanie, qui tous sont supposés expirer l’an prochain.

Mais M. Almanza a dit pour la première fois que ce désengagement comprendrait aussi les contrats avec le service des prisons partout en Israël.

Avertissement

« G4S ressent sûrement la pression et les atteintes à sa réputation causées par la campagne internationale contre sa complicité dans l’occupation militaire israélienne », a dit Randa Wahbe, principal avocat de l’association Addameer de soutien aux prisonniers et des droits de l’Homme, dans une déclaration envoyée à l’Intifada Electronique.

« Les dernières nouvelles comme quoi G4S ne renouvellera pas son contrat avec le service pénitentiaire israélien est une étape bienvenue, mais ceci n’a pas d’effet immédiat sur ceux qui affrontent aujourd’hui les violations des droits de l’Homme dans les prisons israéliennes. »

« G4S est depuis longtemps championne dans le fait de dire une chose pour en faire une autre et n’a fait aucune déclaration écrite officielle à propos du moment où elle a l’intention de mettre fin à ses contrats avec le service pénitentiaire israélien et d’autres aspects du régime d’apartheid israélien. »

« La campagne contre G4S se poursuivra jusqu’à ce que la société mette vraiment fin à tous les contrats qui soutiennent l’occupation militaire israélienne. »

La Campagne de Solidarité avec la Palestine ajoute que « on continuera à cibler G4S tant qu’elle n’aura pas mis fin à sa complicité avec les crimes israéliens. »

« Du sang sur les mains »

Malgré sa décision apparente de se retirer, la société répète qu’elle n’a aucun rôle dans les abus commis par Israël.

« Nous ne gérons pas les prisons, nous fournissons aux prisons les équipements de sécurité », a dit Almanza au Financial Times, prétendant que ces équipements rendaient les prisons « plus sûres » mais sans faire augmenter les atteintes aux droits de l’Homme.

Mais comme l’explique cette vidéo d’Addameer, G4S a « du sang sur les mains » en fournissant des systèmes de surveillance et d’autres services à des sites comme la prison de MegiddoArafat Jaradat, père de trois enfants, a été torturé à mort l’an dernier, et où l’adolescent palestinien Ali Shamalawi, l’un des « Hares Boys » (Garçons Pourchassés) est détenu.

Pression accrue

Le 5 juin à Londres, des douzaines de militants ont perturbé l’assemblée annuelle des actionnaires de G4S, et 25 d’entre eux ont été éjectés de force, alors que beaucoup plus manifestaient à l’extérieur.

La vidéo ci-dessus, tournée pendant la réunion, montre des militants criant très fort « G4S honte à vous ! » et énonçant les abus de la société, y compris son rôle dans les dommages et la détention infligés à des demandeurs d’asile et des migrants au Royaume Uni et pour l’Australie. (Trois vigiles de G4S ont été accusés d’homicide involontaire après la mort en 2010 de Jimmy Mubenga qu’ils détenaient lors de son expulsion forcée du Royaume Uni.)

Une autre vidéo envoyée par le collectif de militants Stop G4S sur sa page Facebook en montre un peu plus sur l’action à l’intérieur de l’assemblée des actionnaires.

Cette nouvelle arrive aussi après que nombre d’artistes renommés, de militants et de politiques aient publiquement appelé G4S à mettre fin à sa complicité dans les atteintes d’Israël contre les enfants prisonniers.

Il y a l’archevêque Desmond Tutu, Ahmed Kathrada politique Sud-africain et ancien prisonnier politique, Alice Walker, Roger Waters, Angela Davis, Breyten Breytenbach, Saleh Bakri et un certain nombre de membres du parlement britannique.

En plus des protestations, G4S se retrouve aussi sous pression officielle. Plus tôt cette semaine, comme le relate le Financial Times, « le Point de Contact National de surveillance du gouvernement britannique a lancé une enquête sur les activités de G4S en Israël et en Cisjordanie. Le Point de Contact National, qui fait partie du Département des Affaires Commerciales, a dit qu’ils avaient ‘accepté la poursuite de l’enquête’. »

Ceci fait suite à une plainte en règle d’avocats pour les droits fondamentaux des Palestiniens qui ont salué la démarche du département commercial comme étant « une importante ouverture ».

La semaine dernière, on a révélé que la Fondation Bill Gates avait écoulé une part importante de ses actions G4S suite aux critiques sur son investissement dans la société.

Les derniers développements montrent clairement que même une aussi grande entreprise que G4S –elle a plus de 600.000 employés dans le monde- ne peut continuer à profiter des souffrances et dommages infligés à des êtres humains sans ressentir la pression exercée par des militants engagés.

 Source: http://electronicintifada.net/blogs/ali-abunimah/g4s-end-israel-prison-contracts-pressure-mounts-over-torture-complicity

    

Traduction : J.Ch.




La Fondation Bill Gates revend des actions de l’entrepreneur des prisons israéliennes G4S

 Home

Source : The Electronic Intifada

 Young man at protest holds sign protesting G4S

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La Fondation Bill Gates revend des actions de l’entrepreneur des prisons israéliennes G4S

Présenté par Michael Deas, jeudi 21/05/2014 – 19 H.07

Michael Deas est le coordinateur pour l’Europe du Comité National Palestinien Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC), collectif de la société civile palestinienne qui agit en tant que référence palestinienne du mouvement pour les boycotts, désinvestissement et sanctions (BDS) contre Israël jusqu’à ce qu’il se soumette aux lois internationales.

(Dans la 2ème photo : G4S sécurise fièrement l’apartheid israélien)
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G4S a été soumis à la pression internationale pour son rôle dans l’occupation israélienne.

La Fondation Bill Gates semble avoir répondu à la pression militante sur son investissement dans G4S, entrepreneur des prisons israéliennes, en vendant, sinon toutes, du moins quelques unes de ses parts dans la compagnie.

Les classements boursiers publiés hier montrent que le portefeuille de la fondation est descendu sous la barre des 3 pour cent au-dessus desquels on doit déclarer ses avoirs.

On ne sait pas combien d’actions, si elle en a, la fondation Gates possède encore, même si on le saura dans les mois qui viennent lorsqu’un classement plus détaillé sera publié.

En juin 2013, la Fondation Bill et Melinda Gates a acheté 3,17 pour cent des parts dans G4S pour 110 millions de livres (184 millions de dollars), démarche à laquelle les groupes palestiniens et internationaux de Boycott, Désinvestissement et Sanctions se sont opposés à cause du rôle joué par G4S dans l’aide apportée à Israël pour gérer son système carcéral.

G4S a un contrat avec l’Administration des Prisons Israéliennes pour fournir et entretenir les systèmes de sécurité et de gestion de six prisons dans lesquelles des prisonniers politiques palestiniens, dont des enfants, sont régulièrement torturés.

En avril, des protestations sont arrivées dans les bureaux de la Fondation Gates à Londres, Johannesburg et Seattle. Une pétition signée par plus de 14.000 personnes appelait la Fondation Gates à se désinvestir de G4S à cause de son rôle dans l’administration des prisons israéliennes.

Une déclaration signée par plus de vingt organisations palestiniennes et 130 groupes internationaux arguait qu’avoir des parts dans G4S signifiait que la Fondation Gates « légitime et profite de l’usage par Israël de la torture et de l’emprisonnement massif ».

 

« La pression commence à faire effet »

« Nous sommes heureux que la pression exercée sur la Fondation Gates commence à fonctionner. Nous exhortons la fondation à vendre toute action qu’elle détiendrait encore et à déclarer avec force et publiquement qu’il ne faut pas investir dans des sociétés qui profitent de l’occupation militaire israélienne », dit Rafeh Ziadah, combattant du groupe britannique anti-pauvreté Guerre à la Misère et du Comité National Palestinien BDS.

G4S a déjà perdu des contrats de millions de dollars. Des syndicats, des universités et d’autres corporations européennes et sud-africaines ont annulé de nombreux contrats avec G4S au vu du rôle de la firme dans le système carcéral israélien.

Comme ces deux dernières années, des manifestations se tiendront à l’extérieur des réunions d’actionnaires G4S jeudi prochain (5 juin).

Gavan Kelly, directeur juridique d’Addameer, organisation de défense et de soutien des prisonniers palestiniens, a dit que les grèves continues des prisonniers politiques palestiniens soulignent pourquoi l’investissement de la fondation Gates a été perçu comme tellement indigne.

« Plus de 125 prisonniers palestiniens restent en grève de la faim après plus de 35 jours pour dénoncer leur détention sans jugement. Il est clair que l’implication de G4S dans le système carcéral israélien est incompatible avec l’engagement officiel de la Fondation Gates dans la défense des droits de l’Homme et de l’égalité », dit-il.

Punitions cruelles

Selon Addameer, plus de 125 prisonniers palestiniens ont entamé, le 24 avril, une grève de la faim pour protester contre le fait d’être maintenus en détention administrative, forme de détention sans jugement où les prisonniers n’ont pas le droit de connaître la « preuve » de leur accusation.

Les restrictions de visites font qu’il est difficile d’avoir les chiffres exacts, mais on pense que, depuis, les grèves de la faim ont augmenté et concernent peut-être jusqu’à 200 prisonniers. Les grèves de la faim ont maintenant atteint un point critique alors que beaucoup de prisonniers ont dépassé 35 jours sans manger.

Hier, plus de 40 grévistes de la faim ont été transférés à l’hôpital à cause de la dégradation de leur état de santé. Israël a répondu à la poursuite des grèves de la faim par des punitions cruelles, dont l’isolement des grévistes du reste de la population de la prison, le refus de visites de leur famille pendant quatre mois, des fouilles quotidiennes et des coups et des restrictions à l’accès aux conseils juridiques.

 

Une vidéo d’Addameer montre en détail le rôle joué par G4S dans l’horrible système carcéral israélien :
G4S : Sécuriser les Crimes de Guerre

{youtube}V8u7yBhaUMI{/youtube}

 

 

 

 

 

Traduction : J.Ch.




Résumé des succès du BDS en 2013

 Par le BNC, comité national palestinien du BDS

10 janvier 2014

http://www.bdsmovement.net/2014/2013-round-up-11579

Janvier

Veolia se retire des enchères pour un contrat sur l’eau en Californie après les protestations contre ses violations des droits des Palestiniens

Le retrait de Veolia des enchères sur le contrat de 325 millions de dollars a fait suite aux efforts des citoyens du comté Yolo d’empêcher l’attribution du contrat à cause de l’implication de la compagnie dans l’infrastructure illégale des colonies israéliennes.

Cinq grands syndicats de Galice en Espagne adoptent le BDS

Cinq syndicats importants de la région de Galice dans l’État espagnol ont annoncé leur soutien au BDS.

L’association des étudiants de Concordia soutient la campagne BDS contre l’apartheid israélien

L’assemblée générale des étudiants de l’université Concordia de Montréal a voté sa participation au mouvement BDS à une grande majorité.

Une compagnie agricole sud-africaine coupe ses liens avec l’exportateur israélien Hadiklaim

Karsten Farms a aussi entrepris de n’établir aucune relation future avec aucune entité israélienne complice de l’occupation israélienne illégale de la Palestine.

Les magasins Sud-africains de jouets Reggies stoppent leur soutien au KKL-FNJ

Le KKL-FNJ est un organisme para étatique israélien directement impliqué dans les violations des droits humains contre le peuple palestinien. Auparavant Reggies soutenait, était partenaire et contribuait financièrement au FNJ Israélien.

Hyundai cesse ses relations avec une compagnie participant à la démolition de maisons

La compagnie coréenne Hyundai avait fourni des pelleteuses à la société israélienne AEG, utilisées par les autorités israéliennes pour détruire les maisons palestiniennes.

Le guitariste Stanley Jordan annule sa performance à l’Israeli Jazz Festival

Guitariste créatif et acclamé, Jordan avait été annoncé parmi les têtes d’affiche du festival.

Le groupe de Trash Metal Kreator annule son concert en Israël

Kreator, qui ont joué en Israël en 2006, ont annulé leur concert puis choisi de ne pas le reprogrammer.

Février

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Des manifestations à Gaza et dans 40 villes européennes appellent à cesser le commerce avec les entreprises agricoles israéliennes

Les organisations agricoles palestiniennes ont lancé un appel à l’action de la société civile contre les compagnies israéliennes d’exportation agricole comme Mehadrin et Arava, en raison de leur rôle dans la colonisation de la Palestine et dans la destruction de l’agriculture palestinienne par Israël. L’appel et le document accompagnateur Farming Injustice (traduction : Cultures d’injustice) ont été lancées dans le cadre d’une journée d’action où des manifestations ont eu lieu à Gaza et dans 40 villes européennes.

Une commission d’enquête de l’ONU sur les colonies israéliennes appelle à des sanctions

Le rapport d’une commission d’enquête de l’ONU sur les colonies israéliennes illégales a appelé les Etats à accorder à Israël le traitement réservé aux Etats responsables de violations sérieuses similaires – c’est-à-dire une interdiction du commerce avec les colonies, et des boycotts et sanctions contre l’État d’Israël et ses institutions.

L’association des étudiants de l’université de Dundee vote pour la rupture des liens avec G4S

Les étudiants de l’association des étudiants de l’université de Dundee (DUSA) en Écosse ont voté à une grande majorité lors de leur assemblée générale annuelle la rupture des liens avec la société de sécurité anglo-danoise G4S pour son rôle dans le système carcéral et dans l’occupation israélienne.

Shuggie Otis annule son concert en Israël

Le chanteur compositeur légendaire Shuggie Otis a tranquillement annulé un concert en Israël

Mars

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Des manifestations en Palestine et des actions internationales BDS marquent la Journée de la terre palestinienne

Les supporters internationaux de la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité ont marqué la Journée de la terre par des actions et initiatives pour approfondir les campagnes de boycott, désinvestissements et sanctions (BDS) contre Israël.

Un syndicat étudiant australien quitte un concours de SodaStream

Le syndicat des étudiants de l’université La Trobe applique le soutien au BDS en annulant un concours dans lequel une machine SodaStream était annoncée comme prix. SodaStream est une compagnie israélienne dont les machines à boisson sont fabriquées dans une colonie israélienne illégale.

Les étudiants californiens votent le soutien au BDS

Les conseils étudiants des collèges de l’Université de Californie à San Diego, Irvine, Riverside et Berkeley ont voté le soutien.

Le conseil du Clackmannanshire devient le troisième gouvernement local écossais à soutenir le boycott d’Israël

« Tout comme les sanctions individuelles contre l’apartheid en Afrique du Sud ont conduit finalement à sa chute, les sanctions individuelles et collectives contre l’État d’Israël mettront fin à l’apartheid et à la souffrance en Palestine », a exprimé la motion du gouvernement local. Les conseils de West Dunbartonshire et de Stirling soutiennent aussi le boycott.

La fédération des étudiants de York soutient la campagne BDS

Le bureau de la fédération des étudiants de York au Canada vote le soutien au BDS par 18 voix contre 2 et appelle l’université de York à retirer ses investissements des sociétés qui vendent des armes et de l’équipement militaire à Israël.

Le droit des syndicats universitaires britanniques à boycotter Israël est confirmé par un conseil des prud’hommes

Les organisations pro-israéliennes ont complètement échoué dans leurs tentatives soutenues par le gouvernement israélien de faire juger discriminatoire par le conseil des prud’hommes la position pour le boycott du Syndicat des universités et collèges.

L’église mennonite des USA désinvestit des violations israéliennes des droits humains

Le conseil des directeurs du comité central mennonite a décidé à l’unanimité que le MCC US n’investira pas consciemment dans des compagnies qui bénéficient des produits ou des services utilisés pour perpétrer des actes de violence contre les Palestiniens.

Avril

G4S-Oslo-University

Action mondiale contre G4S pendant le jour des prisonniers

G4S fournit des équipements de sécurité aux prisons israéliennes, aux check-point et aux colonies. Des actions contre G4S ont été organisées dans 11 pays pour coïncider avec le jour des prisonniers politiques palestiniens. Les protestations se sont tenues devant les bureaux de G4S ; le Scottish Trade Union Congress et des associations du Moyen-Orient ont publié des déclarations soutenant la campagne contre G4S.

Le syndicat des étudiants de l’université de Toronto Scarborough (SCSU) devient le neuvième syndicat d’étudiants canadiens à rejoindre le mouvement BDS

Les étudiants belges appellent au boycott universitaire

Une fédération représentant 100 000 étudiants belges de l’éducation supérieure a appelé à un gel de tous les partenariats universitaires avec les institutions universitaires israéliennes.

L’association d’études des Américains d’origine asiatique approuve à l’unanimité une résolution de boycott

L’assemblée générale de l’association d’études des Américains d’origine asiatique (AAAS) des USA a voté à l’unanimité pour une résolution soutenant le boycott des institutions universitaires israéliennes.

Les étudiants du Sussex appellent l’université à résilier les contrats avec Veolia

Des milliers d’étudiants de l’université du Sussex en Grande-Bretagne ont voté une résolution pressant le syndicat étudiant à soutenir une campagne pour que l’université résilie son contrat avec Veolia à en raison du rôle de la multinationale française dans la gestion de l’infrastructure des colonies israéliennes illégales.

Le syndicat des enseignants d’Irlande soutien le boycott universitaire

La motion du congrès annuel du syndicat des enseignants d’Irlande, qui qualifie Israël d’ « État d’apartheid », appelle « tous les membres à cesser toute collaboration culturelle et universitaire avec Israël, y compris l’échange de scientifiques, d’étudiants et de personnalités universitaires, ainsi que toute coopération dans les programmes de recherche ». La motion a été adoptée à l’unanimité.

Les étudiants de Sydney soutiennent le boycott universitaire

« Israël n’écoute ni les mots ni les motions et continue de violer les droits humains et d’agir en violation du droit international. Comme en Afrique du Sud, un changement n’aura lieu que par des actions pacifiques de campagnes telles que le BDS », explique la déclaration approuvée par le Conseil représentatif des étudiants de l’université de Sydney.

L’association d’études des Américains d’origine asiatique s’associe au boycott universitaire

L’association d’études des Américains d’origine asiatique vote de soutien au boycott universitaire des institutions académiques israéliennes, devenant la première organisation universitaire des USA à le faire.

Mai

 Hawking

Stephen Hawking s’associe au boycott universitaire d’Israël

Le physicien de renommée mondiale Stephen Hawking s’est retiré d’une conférence en l’honneur du président israélien Shimon Peres. Une déclaration publiée par le comité britannique pour les universités de Palestine avec l’approbation de Hawking décrit cette décision comme « sa décision indépendante de respecter le boycott, basée sur sa connaissance de la Palestine, et sur l’avis unanime de ses propres contacts universitaires là-bas ».

La commission chargée des associations de bienfaisance ouvre une enquête sur la légalité de la discrimination raciale du KKL-JNF

La décision d’ouvrir une enquête fait suite à une demande de la campagne Stop the JNF à la commission chargée des associations de bienfaisance pour retirer le Fonds National Juif du registre britannique des associations de bienfaisance.

L’université de Sheffield vire Veolia

L’Université de Sheffield a décidé de ne pas renouveler son contrat de collection des ordures avec la corporation multinationale Veolia, à la suite d’une campagne débutée par la Palestine Society du campus et soutenue par le syndicat étudiant. La décision couronne une année d’activité intense et réussie des militants étudiants britanniques.

La United Church of Canada débute une campagne de boycott des colonies

Cette campagne a été intitulée Unsettling Goods: Choose Peace in Palestine and Israel.

Juin

Un diplomate sud-africain rejette les honneurs du KKL-FNJ

Un ancien ambassadeur sud-africain en Israël dit qu’il va retourner un certificat l’informant que 18 arbres ont été plantés en son honneur dans une forêt israélienne par le Fonds National Juif (FNJ) et le ministère israélien des affaires étrangères.

Plus de 150 organisations de solidarité sont solidaires des militants français confrontés à des actions judiciaires

Les militants français sont confrontés à des accusations criminelles pour leur activité de solidarité BDS depuis 2009.

La réalisatrice Mira Nair soutient le boycott culturel

La réalisatrice de Bombay ! et de Monsoon Wedding refusé une invitation à porter en Israël son dernier film ‘L’intégriste malgré lui’, citant l’appel palestinien au boycott culturel dans une série de Tweets.

Juillet

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Les géants du rock US The Killers se retirent d’un concert en Israël

The Killers avaient déjà reçu la moitié de leurs honoraires pour le concert quand ils ont annoncé qu’ils annulaient la performance à la suite de lettres et d’appel des militants.

L’UE exclut les entités coloniales de la réception de prêts et de financements

Après des années de lobbying par la société civile sur cette question, l’UE a publié une directive empêchant les ministères, entités publiques et entreprises israéliennes opérant dans les territoires palestiniens occupés de recevoir des prêts, valant plusieurs centaines de millions d’euros par an, par la Banque d’Investissement Européenne. La directive stoppe aussi l’attribution de subventions aux ministères, entités publiques et entreprises privées israéliennes pour des activités prenant place dans les territoires occupés, même si leur siège est dans les frontières d’Israël d’avant 1967.

Les mouvements sociaux latino-américains appellent à la fin de l’accord de libre-échange avec Israël

La société civile des cinq pays du Mercosur (Brésil, Argentine, Venezuela, Uruguay et Paraguay) ont adopté à nouveau au XVe sommet social un appel clair pour la fin de l’accord de libre-échange entre le Mercosur et Israël.

Une nouvelle frise chronologique interactive du mouvement BDS expose les succès

La frise chronologique, sur le site BDS movement.net, a été lancée pour commémorer le huitième anniversaire de l’appel BDS

Le fonds de pension géant étasunien TIAA-CREF désinvestit de SodaStream

« Quelle que soit la raison pour laquelle TIAA-CREF a laissé tomber SodaStream, nous y voyons une décision scrupuleuse », dit Sidney Levy de la campagne We Divest, qui mène campagne pour que TIAA-CREF désinvestisse des compagnies qui participent aux violations israéliennes du droit international.

Des distributeurs néerlandais boycottent les colonies

Les médias ont rapporté de Hollande que deux grandes chaînes de distribution du pays ont cessé de vendre des marchandises produites dans les colonies israéliennes.

Aout

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Une grande banque scandinave désinvestit de Cemex à cause de l’extraction des ressources naturelles palestiniennes

Nordea a exclu la compagnie à la suite de l’engagement militant de l’organisation Aide du peuple norvégien (NPA) et du Syndicat norvégien des employés municipaux et généraux (NUMGE).

Des musiciens de jazz boycottent le festival de la mer Rouge

Les artistes de jazz étasuniens Chris Daddy Dave et Matt Schofield avec son groupe, le Matt Schofield Trio, ont annulé leurs performances dans le festival israélien de musique.

Septembre
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Sous la pression du boycott, Veolia abandonne le réseau de bus des colonies

Veolia a révélé qu’il cessera d’exploiter les lignes de bus pour colons en Cisjordanie occupée car la compagnie continue de perdre des contrats en Europe et aux USA à cause de son soutien à l’apartheid israélien. Veolia continue d’exploiter le projet illégal de tramway à Jérusalem.

Une firme hollandaise se retire d’une usine traitement d’eaux usées pour les colons de Jérusalem Est

Royal HaskoningDHV a annoncé qu’il se retirait d’un projet d’usine de traitement d’eaux usées à Jérusalem Est occupé à la suite de pressions du gouvernement hollandais.

Les Quakers de trois états des USA appellent au boycott et au désinvestissement

Le Lac Erie Yearly Meeting, une organisation Quaker régionale regroupant Ohio, Michigan et Pennsylvanie Ouest, est devenu le premier Yearly Meeting Quaker étasunien à adopter officiellement le boycott et le désinvestissement visant les sociétés complices de l’occupation israélienne.

Octobre

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Un syndicat norvégien termine son contrat avec G4S, un « acte de solidarité » avec les Palestiniens

Industri Energi, un syndicat pour les travailleurs des secteurs de l’énergie et de l’industrie lourde, a saqué G4S comme agence de sécurité de ses bureaux à cause du rôle de la compagnie dans les prisons israéliennes, les check-points et les colonies. La même semaine, l’association des enseignants de Londres Est a passé une résolution condamnant le rôle de G4S dans la détention des enfants palestiniens.

Les contrats liés aux colonies des territoires occupés pourraient être « criminels », avertit un expert de l’ONU

Richard Falk a dit que son bureau à essayé d’informer les sociétés, parmi lesquelles le groupe bancaire européen Dexia et la société immobilière étasunienne Re/Max que la poursuite de leurs pratiques dans les territoires pourrait être « problématique ».

Les boycotts forcent à l’annulation d’un festival de rock en Israël

Circus Maximus (Norvège), Haken (UK), et Bumblefoot (USA) étaient supposés jouer en Israël au festival de rock Progstage. Après leurs annulations qui ont suivi les discussions avec les militants BDS, le festival entier a été annulé.

Novembre

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Un grand fonds de pension des USA désinvestit son fonds éthique de Veolia

Le fonds de pension géant étasunien TIAA-CREF a retiré Veolia Environnement du portefeuille de son Fonds de Choix Sociaux à la suite de la pression de la coalition We Divest.

St Louis jette le profiteur de l’occupation Veolia

L’opposition rencontrée par Veolia pour son rôle dans les colonies illégales israéliennes l’a conduit à se retirer de la ville. Veolia aurait dit que Saint-Louis « ne vaut pas le coup. Ça ne vaut pas les torts faits aux affaires [de Veolia]).

Une organisation de droits humains sud-africaine termine son contrat avec G4S

Le Trauma Centre du Cap a publié une déclaration s’opposant au rôle de G4S dans les prisons israéliennes où les Palestiniens sont détenus sans procès et torturés.

Le parti de gauche adhère à la campagne BDS

Le grand parti de gauche français, dont le leader Jean-Luc Mélenchon a gagné 11 % des voix aux élections présidentielles de 2012, s’est aussi engagé à soutenir les campagnes de BDS France.

La deuxième université norvégienne écarte G4S pour son soutien à l’apartheid israélien

L’université norvégienne de Bergen a choisi d’écarter G4S comme agent de sécurité à cause de son rôle dans le système carcéral israélien et dans les colonies illégales israéliennes.

La campagne de boycott coûte de contrats universitaires à G4S

Deux grandes universités britanniques ont choisi de ne pas accorder à G4S le contrôle de la sécurité des campus à la suite de campagnes des étudiants critiquant la compagnie

Décembre

La compagnie des eaux hollandaises Vitens boycotte la société des eaux de l’État israélien

Vitens, le premier fournisseur d’eau potable en Hollande, a mis fin à son accord de coopération avec la compagnie nationale des eaux d’Israël Mekorot à cause de son rôle dans le vol des eaux palestiniennes. Dans le même temps, le gouvernement hollandais prend des mesures pour empêcher qu’un forum d’affaires Israël-Hollande soit utilisé pour développer des liens avec les compagnies qui opèrent dans les colonies israéliennes illégales.

Le gouvernement britannique avertit les milieux d’affaires sur l’entreprise illégale israélienne de colonisation

Le gouvernement britannique a publié des conseils avertissant les milieux d’affaires sur les problèmes et les risques associés à la conduite d’affaires avec les colonies israéliennes illégales.

La Roumanie stoppe l’envoi de travailleurs du bâtiment en Israël en raison des colonies

Le gouvernement roumain a annoncé qu’il stoppera l’envoi de travailleurs du bâtiment en Israël si le gouvernement israélien ne s’engage pas à ce qu’ils ne travaillent pas en Cisjordanie.

Des détaillants de Rome boycottent SodaStream

La compagnie israélienne Sodastream est visée par une campagne internationale de boycott qui a comporté récemment 50 actions dans six pays.

Les campagnes de boycott prennent leur essor en Amérique latine

Les mouvements sociaux brésiliens mènent campagne contre l’accord de libre-échange entre le Mercosur et Israël, les groupes colombiens lancent une pétition Veolia et les militants mexicains protestent contre des événements de propagande israélienne.

Un syndicat hollandais élimine G4S pour son aide aux violations israéliennes des droits humains

AbvaKabo, un syndicat hollandais de 350 000 membres, a cessé ses relations avec G4S, une société de sécurité privée qui a équipé les prisons israéliennes en Cisjordanie occupée.

 

Traduction: JPB pour BDS France




Tribunal Russel pour la Palestine et BDS

Une conséquence cruciale des conclusions du TRP est le soutien au développement de la Campagne BDS – c’est-à-dire de Boycott, Désinvestissement, Sanctions contre Israël jusqu’à ce que cet Etat se conforme au droit international.
Le TRP a caractérisé la politique israélienne comme étant une politique d’apartheid et donc sujette aux sanctions ciblant tout régime d’apartheid.
Dans la synthèse des conclusions de sa troisième session, qui a eu lieu en Afrique du Sud à Cap Town entre les 5 et 7 novembre 2011 le Tribunal exhorte explicitement : « la société civile mondiale (y compris tous les groupes et individus qui travaillent de leur mieux en Israël et en territoire palestinien occupé pour lutter contre le système de domination raciale qui y règne) à reproduire l’esprit de solidarité qui a contribué à mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud, notamment en conscientisant les parlements nationaux par rapport aux conclusions de ce Tribunal et en soutenant la campagne de Boycott, de Désinvestissement et de Sanctions (BDS) »

Cette déclaration est renouvelée à plusieurs reprises dans les conclusions finales formulées à Bruxelles.

Ainsi dans une partie intitulée « Futures actions et pistes pour l’avenir. Les initiatives de la société civile » nous pouvons lire :

« Le Tribunal renouvelle son soutien et se félicite de la campagne BDS, qui doit s’intensifier au sein de l’Union européenne et s’étendre à d’autre Etats, organisations régionales et institutions intergouvernementales »

Et plus loin :

« Le Tribunal promeut l’idée d’un partenariat entre les organes de l’ONU et la société civile afin de faire pression sur Israël sur les questions de BDS en s’inspirant directement de l’expérience du mouvement anti-apartheid en Afrique du Sud dans les années 1970, 1980 et 1990 »

Tout ceci me conduit à vous donner des précisions sur l’histoire, les fondements et le contenu du mouvement BDS, puis à vous expliquer que la Campagne BDS ça marche, et qu’il faut donc persévérer dans cette voie.

La campagne BDS a été lancée le 9 juillet 2005 par plus de 170 associations de la société civile palestinienne un an après la condamnation par la Cour Internationale de Justice du Mur dit de Séparation, condamnation restée sans suite.

Ces associations déclarent :

« Nous, représentants de la Société civile palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. Nous faisons appel à vous pour faire pression sur vos états respectifs afin qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël. Nous invitons également les Israéliens honnêtes à soutenir cet appel, dans l’intérêt de la justice et d’une véritable paix. Ces mesures de sanction non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international»

Puis ces associations de la société civile palestinienne énoncent les 3 objectifs du mouvement BDS :
« 1. Mettre fin à l’occupation et à la colonisation de toutes les terres arabes et démanteler le Mur ;

A ce premier objectif s’est ajouté depuis 2005 l’exigence de mettre fin au blocus de Gaza.
2. Reconnaître les droits fondamentaux des citoyens arabo-palestiniens d’Israël à une égalité absolue ; et
3. Respecter, protéger et favoriser les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU »

La campagne se développe dans de nombreux pays (en Europe, en Amérique, au Japon, au Maroc, etc), y compris en Israël où le mouvement « Boycott from Within » (Boycott de l’intérieur), bien que très minoritaire, apporte une aide précieuse à la Campagne BDS.

Elle a pris son essor en France depuis l’opération « Plomb durci » contre le peuple gazaoui au cours de l’hiver 2008-2009. Le site de la Campagne BDS France est : www.bdsfrance.org

La campagne se déploie selon plusieurs axes, comme c’était le cas du boycott de l’Afrique du Sud : les boycotts économique, sportif, universitaire et culturel.

Le boycott économique appelle les consommateurs ou n’importe organisme à ne pas se rendre complices d’une politique de violation du droit international et des droits humains en achetant des produits israéliens, qu’ils viennent des colonies de Cisjordanie ou du territoire israélien dans les frontière de 1967. Il vise aussi certaines sociétés non israéliennes qui participent directement à la répression du peuple palestinien.

Parmi l’ensemble de ces cas, citons les campagnes qui ciblent les entités suivantes :

  • la société Mehadrin, exportatrice de produits agricoles israéliens souvent issus des colonies,

  • les magasins Séphora qui commercialisent les produits de beauté Ahava issus de la Mer Morte,

  • la société qui commercialise les produits Sodastream (dont le gazéificateur),

  • Keter (qui fournit du petit matériel d’équipement),

  • les médicaments génériques TEVA (pour lesquels il est régulièrement fait une publicité sur France Info),

  • la société anglo-danoise G4S qui équipe les prisons israéliennes de son matériel dit de sécurité,

  • la société américaine Caterpillar, qui participe à la destruction du patrimoine palestinien et est complice de l’écrasement par ses bulldozers de citoyens Palestiniens et aussi de la militante pacifiste Rachel Corrie.

D’autres campagnes visent à ce que des sociétés se désinvestissent de leurs partenariats complices de la politique coloniale israélienne.

Ainsi la société Orange, qui a conclu un partenariat avec l’entreprise israélienne Partner Communications, qui installe des antennes et relais sur des terres confisquées aux Palestiniens pour le seul bénéfice de l’armée ou des colons. Ainsi aussi Veolia qui gère une déchetterie au service des colons et a d’importants projets d’investissements en Israël.

Venons-en à présent au boycott sportif, pour attirer l’attention sur le fait qu’il dénonce notamment la politique israélienne qui consiste à empêcher le peuple palestinien de pratiquer librement les sports et à se doter des moyens nécessaires, et qui consiste aussi à emprisonner arbitrairement des joueurs récalcitrants.

Les boycotts universitaire et culturel visent quant à eux des initiatives sponsorisées par l’Etat d’Israël. Nous nous adressons aussi aux artistes qu’Israël invite à des festivals pour avoir l’air d’être un Etat très ouvert à tous les courants culturels, et nous les exhortons à ne pas accepter de servir de caution morale destinée à blanchir Israël de ses crimes. Des responsables israéliens de haut niveau avouent d’ailleurs eux-mêmes que la culture leur est très utile pour leur propagande.

BDS remporte d’importants succès, et particulièrement au cours de la dernière période.

Signalons la faillite en 2011 de l’entreprise d’exportation de produits agricoles Agrexco, les grosses pertes de marchés pour les entreprises Alstom, qui a construit le tramway reliant Jérusalem à des colonies, et Veolia, dont le cours de l’action a chuté, la crise de la banque franco-belge Dexia qui participe au financement des colonies …

D’importantes sociétés de fonds de pension se désinvestissent de sociétés israéliennes travaillant pour l’occupation, et récemment PGGM, la plus grande société de gestion de fonds de pension des Pays-Bas, a décidé de retirer l’ensemble de ses investissements de cinq grandes banques d’Israël. En Grande Bretagne, Hollande et Suisse des directions de grandes surfaces ont décidé de retirer de leurs étalages les produits des colonies, se conformant ainsi à l’esprit des lignes directrices de l’Union Européenne, aussi nommées « guidelines » entrées en application le 1er janvier 2014 et visant à proscrire tout financement et toute subvention aux sociétés travaillant pour les colonies.

Vivens, le plus gros fournisseur d’eau potable des Pays-Bas, a depuis peu mis fin à sa coopération avec Mekorot, la compagnie nationale d’eau israélienne.
Dans des pays tels que l’Afrique du Sud, la Norvège, la Grande Bretagne, les Pays Bas, de très importantes fédérations syndicales renoncent aux services et aux contrats avec des firmes internationales complices de l’occupation, telles que Veolia et G4S.
D’importantes universités ont également rompu leurs relations, notamment en Afrique du Sud ou même aux Etats-Unis. Récemment l’une des principales institutions universitaires américaines, l’American Studies Association (ASA) a invité tous ses membres à couper toutes relations de nature institutionnelle avec les universités israéliennes.Diverses églises importantes se réclamant de divers courants religieux appellent aussi à BDS.

La Campagne BDS jouit également du soutien d’artistes de renom international, qui sont de plus en plus nombreux à refuser ou à annuler des tournées en Israël, d’intellectuels et de personnalités publiques jouissant d’une grande influence, dont des membres ou des parrains du Tribunal Russell : Desmond Tutu, Roger Waters des Pink Floyds, Naomi Klein, Alice Walker, Judith Butler, John Berger, Ken Loach, Angela Davis, le cosmologue Stephen Hawking qui a refusé de participer à une conférence de haut niveau en Israël …

Avant de conclure sur les perspectives du mouvement BDS, je veux signaler 2 questions importantes qui mobilisent la Campagne BDS France, questions que je ne développerai pas pour ne pas dépasser le temps qui m’est imparti.

La première c’est notre engagement actif contre le KKL, ou Fonds National Juif, qui est un organisme paraétatique israélien qui est depuis plus d’un siècle le fer de lance de la dépossession du peuple palestinien. Les dons à l’antenne française du KKL bénéficient d’une déductibilité d’impôts, cet organisme se faisant passer pour une association d’intérêt général, écolo et de bienfaisance, et nous sommes actuellement mobilisés contre le projet du KKL France de tenir le 2 février prochain une grande journée de propagande au Palais Brongniart à Paris.

La seconde question est que la France est le seul pays où des militants de la Campagne BDS sont poursuivis en justice, ce qui est conforté par la circulaire Alliot Marie, qui assimile les actions de sensibilisation à BDS à des appels à la discrimination raciale. Nous exigeons, avec de nombreuses associations, le retrait de cette circulaire et la relaxe des militants poursuivis, ce que d’ailleurs de nombreux juges comprennent.

Et je tiens à souligner que cette situation ne nous empêche pas de développer le mouvement BDS et ne fléchit pas notre détermination.

Quelles sont les perspectives du mouvement BDS ?

L’économie israélienne est certes encore forte, notamment pour ce qui concerne la vente de matériel à usage répressif, testé sur le peuple palestinien, mais la Campagne BDS progresse inexorablement. Elle entre en résonance avec d’autres causes, notamment l’antiracisme, les mouvements anti-guerre, les mouvements pour la justice sociale. Elle est porteuse de valeurs universelles.

Ce n’est pas sans raison que Netanyahou le premier ministre israélien, et d’autres ministres de ce pays ont déclaré que le mouvement BDS est une menace stratégique pour Israël. Il est significatif aussi qu’une centaine de grands patrons israéliens, redoutant le succès des appels au boycott, lancent un appel pour la paix avec les Palestiniens. Quand de son côté Omar Barghouti, co-fondateur de la Campagne BDS, pose la question « L’année 2014 verra-telle un tournant décisif pour la Campagne BDS ? », nous accueillons ce propos avec optimisme.

L’année 2014 a été déclarée année de la Palestine par décision de l’ONU. Nous veillerons à ce qu’elle soit en même temps l’année de BDS. Les régimes d’apartheid ne durent pas jusqu’à la fin des temps. L’Etat d’Israël fait et continuera de tout faire pour essayer de réduire le développement de BDS et pour vider de leur substance des mesures telles que les lignes directrices de l’Union Européenne.

Nous continuerons de nous y opposer résolument. Nous continuerons nos activités militantes avec enthousiasme, parce que les droits des peuples et la vraie justice sont de notre côté.

L’apartheid a été vaincu en Afrique du Sud, il le sera aussi en Palestine et Israël !

Jean-Guy Greilsamer, militant de la Campagne BDS France

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Enquête de l’OCDE sur les contrats de G4S dans les Territoires Occupés

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La technologie G4S dans les prisons israéliennes.

 

Selon nos sources, l’OCDE (L’Organisation de Coopération et de Développement Économiques), et en l’occurrence son comité au Royaume-Uni, a indiqué qu’il enquêtera sur le travail fourni par la firme aux services de sécurité israéliens.

G4S (1) est accusé d’approvisionner Israël en équipements de surveillance à ses postes de contrôle dans les TPO, alors que la nature précise de ces équipements n’est pas connue.

L’OCDE, qui opère au R.U. sous le parapluie du Department of Business, doit investiguer si la fourniture des tels services contrevient à ses directives pour les entreprises multinationales – un ensemble de recommandations approuvées par le gouvernement pour la « conduite responsable des affaires » outremer.

Comme les colonies sont illégales au regard du droit international, on attend que l’OCDE demande à G4S si, en tant que firme d’un pays membre de l’OCDE, elle peut justifier la fourniture de services qui aident l’occupation.

Si l’Organisation découvre que G4S a agi abusivement, cela créera encore un peu plus de contre-publicité pour cette firme, déjà mise au pilori notamment pour avoir surtaxé les contribuables britanniques par son marquage électronique de prisonniers, et plus encore pour la mauvaise exécution de son contrat de surveillance des Jeux Olympiques et de son gardiennage dans des prisons comme Oakwood [Staffordshire, GB], qui a connu un incident de cinq heures le week-end dernier.

En juillet 2013, l’UE publiait les nouvelles directives destinées à mettre fin activement au financement de firmes et de projets israéliens dans les TPO. Le mois dernier encore, le gouvernement britannique mettait en garde les citoyens du Royaume-Unis contre les risques qu’ils prendraient à faire des affaires avec des colonies juives dans les TPO. Le site web Trade and Investment a été mis à jour pour alerter sur l’illégalité des colonies et sur les risques à y opérer.

Le site mettait en garde contre les transactions financières, les investissements, les achats ou les adjudications avec des entreprises locales, et le tourisme. Les citoyens et hommes d’affaires UE devraient « être conscients des implications possibles de leur réputation s’ils sont impliqués dans des activités économiques et financières avec les colonies, ainsi que des abus potentiels contre les droits individuels », ajoutant : « Ceux qui envisagent de s’engager économiquement ou financièrement dans les colonies devraient solliciter des conseils juridiques »

Cette mise à jour a marqué un réajustement sévère de la critique britannique contre les activités d’Israël en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. A la grande fureur d’Israël en juillet dernier, l’Union Européenne a exclu les subventions aux compagnies israéliennes ayant des liens avec les colonies.

L’OCDE en Grande-Bretagne n’a pas souhaité commenter l’enquête prévue mais sa décision d’avancer est vécue comme une victoire par les initiateurs des campagnes comme les ONG Lawyers for Palestinian Human Rights et War on Want.

Aux termes des directives édictées par le gouvernement britannique l’an dernier, G4S et d’autres firmes devront inclure une section sur leur protection des droits de l’homme.

(1) [Avec 657.000 employés dans 125 pays, G4S est la 3e plus grande entreprise au monde en terme d’employés. C’est également la plus grande société de services en termes de chiffre d’affaires.]

7 janvier 2014 – The Independant – Vous pouvez consulter cet article à : http://www.independent.co.uk/news/b…
Traduction : Info-Palestine.eu – AMM




Campagne de BDS contre Israël : l’année 2014 verra-t-elle un tournant décisif ?

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Il est à la fois curieux et surprenant de constater qu’Israël se sente vulnérable alors qu’il se trouve au sommet de sa puissance économique et militaire, notamment en matière de nucléaire. Cette fois, l’ironie veut que la menace provienne d’un mouvement non-violent ancré dans le droit international et dans la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme.

Au mois de juin de cette année, le Premier Ministre israélien Benyamin Netanyahu a en effet déclaré que le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS), dirigé par les Palestiniens, représente une « menace stratégique » pour le régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid. Pour cela, Netanyahu a décidé de confier la responsabilité totale de la lutte contre le BDS au Ministre des Affaires Stratégiques.

Cette évolution spectaculaire reflète l’échec de « Brand Israel », une campagne israélienne bien huilée menée par le Ministre des Affaires Étrangères depuis le lancement du mouvement BDS en 2005, et dont la stratégie consistait à utiliser la culture comme instrument de propagande en faisant appel à des artistes et des écrivains israéliens dans l’objectif de présenter au monde entier une « meilleure image d’Israël. »

C’est en effet grâce aux gens de conscience depuis les quatre coins du monde, qui ont compris qu’on pouvait mettre fin à l’impunité d’Israël au moyen d’une résistance populaire en Palestine même et associée à une pression et responsabilité internationale à la fois efficace, moralement cohérente et permanente.

C’est cette prise de conscience qui a donné un grand élan aux campagnes de BDS. Plusieurs de ceux qui étaient jusqu’ici des partisans et des sympathisants d’Israël ont fini par s’en éloigner à cause, entre autres, 1) du brutal blocus israélien sur la Bande de Gaza, 2) de la construction sauvage de colonies illégales et du mur de séparation en Cisjordanie occupée, 3) de sa « stratégie de judaïsation » à Jérusalem, en Galilée, dans la Vallée du Jourdain et dans le Naqab (Le Néguev), comme démontré par des rapports officiels de l’ONU 4) de l’adoption de nouvelles lois racistes, et enfin 5) du déni des droits des réfugiés.

Il convient donc de considérer que les succès du mouvement de BDS au cours des dernières années seraient le facteur qui a ébranlé le régime Israélien. Le soutien en décembre 2012 du Congrès National Africain (The African National Congress) ; le soutien au BDS et l’annulation d’évènements qui devaient inclure les noms d’artistes et de groupes de musique de renommée mondiale ; la décision prise par l’éminent scientifique Stephen Hawking et qui consistait à appliquer le boycott et à annuler sa participation à une conférence à l’Université Hébraïque ; et la dernière vague de résolutions en faveur du boycott adoptées par des associations universitaires US, sont des éléments qui conforte l’analyse selon laquelle le mouvement de BDS atteindra bientôt le niveau de la mobilisation internationale contre l’apartheid en Afrique du sud.

Quant à sa position aux yeux de l’opinion publique mondiale, il faut reconnaitre que la réputation d’Israël s’est quelque peu érodée depuis un certain temps déjà. Deux facteurs majeurs en sont la cause. Il s’agit, premièrement, de la force morale du mouvement de BDS, y compris sa composante israélienne anticolonialiste cruciale. Et en second lieu, le changement politique israélien qui s’est clairement orienté vers l’extrême droite. Dans un sondage réalisé en 2013 par la BBC, les résultats ont fait ressortir la concurrence entre Israël et la Corée du Nord, perçus par la grande majorité des personnes en Europe et ailleurs, comme le troisième ou le quatrième des pires pays au monde.

Qu’est-ce que la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions ?

Le 9 juin 2005 a été le jour où l’appel au BDS était pour la première fois lancé par une alliance de plus de 170 organisations palestiniennes : syndicats, réseaux de réfugiés, ONG et associations locales. Le message transmis ce jour était un appel aux organisations de la société civile internationale et aux gens de conscience, afin qu’ils « imposent un boycott général et mettent en place des initiatives de désinvestissement contre Israël, emboitant ainsi le pas aux mesures appliquées en Afrique du Sud durant la période où sévissait l’apartheid. »

Plus précisément, le BDS appelle à la fin de l’occupation israélienne des territoires palestiniens et arabes occupés depuis 1967, avec le démantèlement du mur et des colonies, la fin du système israélien de discrimination raciste contre ses citoyens palestiniens et le droit au retour inhérent et reconnu par l’ONU des réfugiés Palestiniens dans leur terre d’origine.

Ces trois droits fondamentaux correspondent aux trois composantes majeures du peuple palestinien : les citoyens de la Bande de Gaza et de la Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est (38% de la population palestinienne d’après des statistiques de 2011), ceux du territoire de 1948 qui vivent sous le régime d’apartheid israélien (12%) et ceux de la diaspora, en exil (50%). Plus de deux tiers des Palestiniens ont le statut de réfugiés ou sont des personnes déplacées à l’intérieur de leur pays.

Agir et s’imposer avec diplomatie et délicatesse

Pour Desmund Tutu, Roger Waters, Naomi Klein, Alice Walker, Judith Butler, John Berger, Ken Loach, Angela Davis, Arundhati Roy, Marcel Khalife et Aijaz Ahmed – personnalités publiques jouissant d’une forte influence – la conclusion est on ne peut plus claire : c’est la même lutte menée en Afrique du sud du temps de l’Apartheid qui doit être suivie aujourd’hui. En effet, le mouvement de BDS est absolument indispensable pour obliger Israël à respecter ses obligations en vertu du droit international.

En faisant appel aux gens de conscience, partout dans le monde, afin d’aider à mettre fin au système israélien d’oppression à trois facettes, le mouvement de BDS n’entend pas solliciter une action héroïque mais plutôt l’accomplissement et le respect d’une profonde obligation morale qu’est le renoncement à la complicité dans l’oppression.

Chaque année, les pays occidentaux, à l’instar des États-Unis et de l’Allemagne offrent des milliards de dollars à Israël, sans oublier le commerce militaire lucratif. De ce fait, les contribuables de ces pays occidentaux subviennent aux violations israéliennes du droit international pendant que leurs programmes sociaux domestiques subissent des coupes sombres, que le chômage atteint des niveaux alarmants et que l’environnement se fait massacrer et détruire. Tirer un trait sur la complicité avec les crimes israéliens ne joue pas en faveur du peuple palestinien seulement, mais il conviendra sans nul doute aux « 99% » des personnes aux quatre coins du monde qui luttent contre une guerre perpétuelle et pour une justice socio-économique.

S’appuyant sur son influence mondiale, le mouvement de BDS dirigé par la principale coalition dans la société civile palestinienne, le BNC [BDS National Committee] enregistre une percée à travers le monde, couronnée par d’importantes victoires.

Quelques jours auparavant, The American Studies Association [l’Association des Études Américaines] a adopté le principe du boycott universitaire d’Israël avec un ratio de soutien stupéfiant de 2:1 de l’ensemble de ses membres. En avril, The Association for Asian-American Studies [L’Association pour les Études Asiatiques Américaines] est devenue la première instance universitaire américaine à adopter le boycott d’Israël. Dans la même période, The Federation of French-Speaking Belgian Students (La Fédération des Étudiants Belges Francophones) qui compte 100 000 membres a également adopté le boycott des institutions universitaires israéliennes, tout comme le Syndicat des Enseignants Irlandais. En mars 2011, l’Université de Johannesburg a rompu des liens avec l’Université Ben Gourion à cause des violations des droits de l’homme.

Pour leur part, les Conseils d’Étudiants à travers plusieurs universités nord-américaines, dont l’Université de Californie, Berkeley, ont opté pour le désinvestissement de toutes les sociétés qui tirent profit de l’occupation israélienne.

Une liste de plus en plus longue

A travers des millions de membres – originaires, entre autres, d’Afrique du sud, de Grande-Bretagne, d’Irlande, d’Inde, du Brésil, de Norvège, du Canada, d’Italie, de France, de Belgique et de Turquie – ce sont les principales fédérations syndicales internationales qui ont apporté leur soutien au mouvement de BDS

Veolia qui est une société complice avec l’occupation israélienne, a perdu ou a dû se retirer d’appels d’offres qui valent des milliards de dollars, principalement en Suède, en Grande-Bretagne, en Irlande et maintenant aux États-Unis.

Le militantisme du BDS en Norvège, en Afrique du Sud, au Parlement Européen et dans plusieurs Universités Britanniques et ailleurs, a pu frapper G4S, la plus grande société de services de sécurité à l’échelle mondiale. L’entreprise fait actuellement face à d’importants échecs tout à fait significatifs résultant de son implication dans les prisons israéliennes où des détenus Palestiniens, notamment des enfants se font torturer. Elle est également impliquée dans plusieurs projets qui enfreignent le droit international.

En Grande-Bretagne, la cinquième plus grande chaîne de supermarché Co-op a adopté la politique de boycott des sociétés qui opèrent dans les Territoires Palestiniens Occupés.

L’an dernier, The United Methodist Church [L’Église Méthodiste Unie] a appelé au boycott des produits en provenance des colonies israéliennes. Une décision suivie par l’Église Presbytérienne Américaine et l’Église Unie du Canada. L’Église Mennonite Américaine est allée encore plus loin en décidant de ne pas investir dans les entreprises impliquées dans l’occupation israélienne.

Pour sa part, le gouvernement néerlandais a publiquement « dissuadé » les entreprises de son pays à renoncer au business avec les entités israéliennes opérant dans les Territoires Palestiniens Occupés, ce qui a poussé la plus grande entreprise de construction aux Pays-Bas, Royal Haskoning DHV, à se retirer d’un projet de traitement des eaux usées avec la municipalité israélienne de Jérusalem-Est occupée. Dans le même contexte, l’entreprise publique des eaux Vitens a également résilié un contrat avec l’entreprise israélienne des eaux, Mekorot.

Il en va de même pour le gouvernement britannique qui a publié une directive sur l’implication des entreprises dans les colonies illégales israéliennes. Ces étapes suivent la publication des directives européennes contre le financement des projets et entités israéliens dans les Territoires Palestiniens.

Deutsche Bahn, la compagnie allemande des chemins de fer et qui est contrôlée par le gouvernement, s’est retirée d’un projet israélien qui empiète et confisque la terre palestinienne occupée. Des responsables du Ministère allemand des Affaires Étrangères ont informé des représentants de la société civile palestinienne qu’ils ont recommandé à toutes les institutions académiques allemandes d’éviter tout échange avec l’université d’Ariel, une colonie israélienne en Cisjordanie.

Il est vrai que la violente répression israélienne, sa politique de nettoyage ethnique et son blocus à l’encontre des Palestiniens augmentent jour après jour. Néanmoins, nous demeurons confiants et convaincus que nous surmonterons les obstacles et que nous vaincrons. Grâce au mouvement de BDS, aujourd’hui devenu mondial et ayant réussi à conquérir les cœurs et les esprits des peuples, il se pourrait bien que nous atteignons le point ou tout basculera.

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Omar Barghouti est militant Palestinien indépendant des droits de l’homme et membre fondateur du mouvement de BDS. Il est l’auteur de « Boycott, Divestment, Sanctions : The Global Struggle for Palestinian Rights, » (Haymarket : 2011).

Du même auteur :

- Le succès ultime d’Israël pourrait bien signer la fin de son régime colonial – 9 octobre 2013
- Le mouvement BDS expliqué – Pourquoi j’ai boycotté Israël – 28 février 2013
- A propos du soutien des juifs israéliens au régime d’apartheid en Israël – 25 octobre 2012
- BDS : Les Palestiniens veulent « toute la panoplie des droits » – 27 juin 2012
- BDS pour les droits des Palestiniens : « L’égalité ou rien ! » – 6 mai 2012
- BDS, des armes économiques pour relayer la politique – 31 décembre 2011
- Un criminel de la Haganah témoigne sur la Nakba – 30 décembre 2011
- Veolia toujours impliquée dans les violations israéliennes du droit international – 24 novembre 2011
- L’obstacle fondamental sur le chemin d’une solution à un État – 18 novembre 2011
- Ashton : l’attaque des colons contre la mosquée en Cisjordanie sape la paix au Proche-Orient – 12 septembre 2011
- Le dernier masque de démocratie tombe – 6 août 2011

22 décembre 2013 – Al Jazeera English – Vous pouvez consulter cet article en anglais à :
http://www.aljazeera.com/indepth/op…
Traduction : Info-Palestine.eu – Niha




Petit film de sensibilisation sur l’implication de G4S dans l’arrestation d’enfants palestiniens

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Voici un film court de sensibilisation de palestinasolidariteit.be qui raconte l’histoire des enfants palestiniens arrêtés par l’armée israélienne et la complicité de G4S (firme européenne de surveillance).

En français :

{youtube}cht1th2dirY{/youtube}

En arabe :  http://youtu.be/Wz0Teq_KVZ8 In english : http://youtu.be/CufxnxYqy8U Dutch : http://www.youtube.com/watch?v=76aGugwb1ps

De réelles arrestations d’enfants palestiniens:

{youtube}io_vOk-3NRY{/youtube}




L’atelier BDS attire de nombreux fermiers et responsables agricoles de Gaza

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Lundi 25 novembre 2013, une conférence sur le mouvement Boycott, Désinvestissements et Sanctions (BDS) contre l’apartheid israélien, la colonisation et l’occupation, a été organisée à Gaza par le Centre arabe pour le développement agricole (Arab Center for Agricultural Development (ACAD) ) et l’organisation norvégienne Norwegian People’s Aid (NPA). Abeer Abu Shawish de l’ACAD coordonnait l’événement.
Environ 43 personnes, 22 femmes et 21 hommes y ont assisté — des agriculteurs, des représentants de la société civile et des organisations nationales du secteur agricole à Gaza, des représentants de NPA et des militants de BDS.

« Cette sorte de boycott d’Israël est historique en Palestine et a réussi à faire changer les choses dans le passé », a déclaré le directeur d’ACAD Muhsen Abu Ramadan. « Le mouvement anti-apartheid en Afrique du Sud a réussi en utilisant cette stratégie du boycott. Nous devons boycotter et aussi demander un désinvestissement général d’Israël, et des colonies. Nous devons aussi promouvoir les produits locaux et encourager les investissements dans les produits palestiniens, en complément du boycott. Nous devons utiliser des produits de remplacements internationaux à la place des produits israéliens si nous n’avons pas de produits palestiniens.

Le boycott ne concerne pas seulement le commerce, mais aussi les centres d’éducation. Les universités israéliennes sont utilisées pour des recherches destinées à tuer les Palestiniens. L’expérience tirée des mouvements de boycott a montré que c’était une bonne façon d’affecter Israël. Il est difficile de pratiquer le boycott ici à Gaza à cause de nos options limitées, mais nous devons encourager une culture de boycott. Nous devons aussi boycotter certaines installations, les commerçants qui sont en affaire avec les Israéliens, parce qu’Israël essaie de montrer que le conflit ne concerne que les politiciens et n’est pas populaire auprès de la population. Ils disent donc aux autres pays : pourquoi nous boycottez-vous alors que les Palestiniens eux-mêmes ne nous boycottent pas ? Des syndicats d’agriculteurs en Europe ont adopté le mouvement de boycott et nous pouvons avoir une influence énorme en boycottant des produits agricoles. Nous devons faire attention aux procédures israéliennes qui visent à créer une normalisation entre les produits palestiniens et israéliens. Nous demandons des positions plus fermes contre l’importation de produits d’Israël en général, et pas seulement ceux des colonies. Nous devons défendre les droits de nos agriculteurs et leur droit d’importer et d’exporter des produits ».

Le directeur local représentant NPA, Mahmoud Hamada, a montré le résumé et les recommandations du rapport 2012 de son organisation, « Des liaisons dangereuses : les liens norvégiens à l’occupation israélienne ( “Dangerous Liaisons: Norwegian ties to the Israeli Occupation.”)

Il a remarqué que « le boycott est une stratégie nationale pour obtenir nos droits, particulièrement en l’absence de respect du droit international vis à vis des Palestiniens. C’est un moyen de punir Israël, qui utilise le marché palestinien pour en faire un simple marché de consommateurs de sorte qu’Israël puisse en bénéficier. Les Israéliens souhaitent créer une normalisation entre occupés et occupants. Nous avons découvert que 51 compagnies israéliennes et internationales investissent leur argent dans les colonies. Nous avons contacté ces compagnies, ainsi que le fond de pension norvégien afin de boycotter ces compagnies. Une de ces compagnies est G4S, la firme de sécurité anglo-danoise qui a établi un contrat pour fournir équipement et services au système israélien des prisons et des checkpoints depuis 2007. Caterpillar fournit l’armée israélienne en bulldozers armés utilisés pour détruire illégalement les maisons et les vergers des familles palestiniennes. Ce sont des bulldozers du même type que celui qui a tué en 2003 à Rafah Rachel Corrie, militante pacifiste de 23 ans, alors qu’elle essayait de protéger la maison de la famille Nasrallah. Hewlett Packard, HP, fournit la technologie des canonnières israéliennes qui tuent des pêcheurs palestiniens, ainsi que le système de repérage qui permet de contrôler tous les mouvements de Palestiniens aux checkpoints en Cisjordanie. Nous demandons de parler aux fonds d’investissements en Europe afin qu’ils boycottent toutes ces compagnies. Il est particulièrement triste de constater que certains pays arabes investissent dans ces compagnies ».

Mahmoud Hamada a aussi souligné l’importance de rejoindre le mouvement BDS, en refusant d’acheter tout produit israélien dans les marchés locaux et en encourageant les produits nationaux palestiniens : « Ainsi nous pourrons soutenir notre économie et détruire l’économie israélienne ».
« Nous n’avons pas d’expérience réelle de BDS à l’UAWC, ou toute autre organisation de la société civile à Gaza », a déclaré Sa’ad Ziada, coordinateur de projet pour l’union des comités de travail agricole (Union of Agricultural Work Committees (UAWC)). « Nous avons seulement quelques activités de boycott des produits israéliens. Nous avons établi le « Jour palestinien pour l’agriculture », le 9 février 2013. Nous avons discuté la manière dont nous pouvons exporter nos produits sans l’intervention des compagnies israéliennes. Nous devons créer une stratégie à long terme et nous devons parler avec toutes les factions pour les encourager à créer une culture du boycott d’Israël. Nous devons faire pression sur le gouvernement palestinien pour soutenir cette idée. Nous savons qu’il est vraiment difficile de boycotter Israël, spécialement à Gaza, parce la plupart de nos produits de base viennent d’eux, mais au moins nous pouvons boycotter les produits pour lesquels nous avons déjà des alternatives nationales. L’occupation israélienne est en train d’établir une nouvelle sorte de mort lente, avec le manque de travail, le problème de l’électricité, l’eau impure, l’éducation de mauvaise qualité, et l’utilisation de poisons dans des matériaux agricoles comme les engrais et les pesticides. Ceci conduit à tuer les Palestiniens lentement, pas directement avec des bombes, mais d’une autre façon. 95 millions de dollars, tel est le profit venant des biens israéliens importés dans la bande de Gaza, plus de quatre millions de dollars par an. Ceci veut donc dire que si nous boycottons Israël, nous pouvons réellement affecter l’économie d’Israël et changer leur politique à notre égard.

Le boycott est bien sûr une forme importante de résistance. Tout le monde ne va pas faire de la résistance armée, mais on peut faire cette sorte de résistance. »
Zaid Shuabi, agent de liaison du Comité national palestinien de BDS (Palestinian BDS National Committee (BNC)), a donné un rapport de la situation, par Skype, depuis la Cisjordanie. Il a commencé son discours par une brève introduction au BNC, son histoire, ses débuts, son rôle et ses activités en Palestine.
La coalition reflète « le large consensus au sein de la société civile palestinienne sur le besoin d’une campagne large et prolongée de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS)», a-t-il dit. « Ceci a provoqué l’appel palestinien pour le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israel lancé en juillet 2005, avec l’accord initial de plus de 170 organisations palestiniennes. Les signataires de cet appel représentent les trois composantes principales du peuple palestinien : les réfugiés en exil, les Palestiniens vivant sous l’occupation en Cisjordanie et les citoyens palestiniens opprimés de l’État israélien.

Les efforts pour coordonner le mouvement BDS, qui a commencé à croître rapidement après l’appel de 2005, ont abouti à la première conférence BDS palestinienne qui s’est tenue à Ramallah en novembre 2007. De cette conférence a émergé le comité national BDS (BNC) en tant qu’organe de coordination palestinien pour le mouvement international BDS.
Le mandat et le rôle du BNC sont de :
• renforcer et étendre la culture du boycott comme une forme centrale de résistance civile à l’occupation israélienne, au colonialisme et à l’apartheid ;
• formuler des stratégies et des programmes d’action conformément à l’appel BDS de la société civile palestinienne du 9 juillet 2005 ;
• servir de point de référence palestinien pour les campagnes BDS dans la région et dans le monde entier ;
• servir de point de référence national pour des campagnes anti-normalisation à l’intérieur de la Palestine ;
• faciliter la coordination et fournir soutien et encouragement aux actions de la campagne BDS en tout lieu.

Les activités principales du BNC incluent :
• de faire campagne avec les militants BDS localement et internationalement en préparant et en diffusant des déclarations de BNC ; en faisant des discours publics ; en organisant le jour annuel d’action globale BDS le 30 mars (Jour de la Terre palestinienne – Palestinian Land Day);
• de faire du lobbying, en informant les décideurs politiques et en faisant pression sur eux ;
• de maintenir une vigilance et de répondre rapidement, via les appels à l’action du BNC, contre les projets et initiatives qui reviennent à la reconnaissance ou à la coopération avec le régime israélien d’apartheid, de colonialisme et d’occupation (i.e., la normalisation);
• d’assurer la liaison avec les médias en Palestine et à l’étranger, sur la base d’une stratégie professionnelle de relations aux médias ;
• d’assurer la coordination avec les militants BDS localement et internationalement, y inclus la préparation de réunions et de conférences régionales et internationales ;
• d’éveiller la conscience et de former les militants et les organisations à propos de l’analyse de BDS, des standards et du travail de la campagne BDS, grâce à des groupes de travail, du matériel d’information de BNC et au site de la campagne BDS ;
• de développer le mouvement BDS dans les pays arabes ;
• de favoriser la recherche et le développement stratégique de BDS. »
En Cisjordanie, quelques progrès ont eu lieu dans le boycott d’Israël, bien qu’ils doivent faire face à de nombreux problèmes avec les Israéliens. Shuabi a parlé du boycott dans de nombreux pays ; il a aussi évoqué le fait que les commerçants palestiniens sont contraints d’acheter des produits israéliens, parfois ceux venant des colonies, de sorte qu’Israël peut affirmer aux Occidentaux que les Palestiniens eux-mêmes achètent à Israël. Il a expliqué les efforts faits pour exporter des produits grâce à des compagnies qui boycottent Israël. Ce projet a fait d’importants progrès en dehors de la Palestine.
Après ces discours, un débat animé a eu lieu entre les organisateurs et les participants.
(Traduction CG pour BDS France)

source : http://palsolidarity.org/2013/11/bds-workshop-draws-dozens-of-farmers-and-agricultural-officials-in-gaza/




Les campagnes de boycott coûtent à G4S deux contrats avec des universités

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Michael Deas – The Electronic Intifada – 18 novembre 201

 

Des militants étudiants du King’s College de Londres dans une manifestation demandant
à l’université de ne pas attribuer un contrat de sécurité lucratif à G4S.
(KCL Action Palestine)

Deux grandes universités ont décidé de ne pas accorder à G4S le contrôle des services de sécurité de leur campus suite aux campagnes de critiques contre la société par les étudiants. G4S joue un rôle déterminant dans la fourniture de la sécurité et de l’équipement dans les prisons, les colonies et les checkpoints israéliens.

G4S était dans les favoris pour l’obtention de contrats importants au King’s College de Londres (KCL) et à l’université de Southampton, ayant déjà fourni des services dans ces deux universités.

Mais, la semaine dernière, toutes les deux ont annoncé qu’elles avaient choisi d’engager d’autres sociétés pour gérer et assurer la sécurité sur leur campus.

Le groupe Action Palestine du King’s College London, groupe d’étudiants pour la solidarité avec la Palestine, qui a lancé la campagne sur le campus contre G4S, a déclaré dans un communiqué que cette décision était le fruit d’un « effort continu de la résistance et du soutien par les étudiants et le personnel de KCL ».

KCL Action Palestine a organisé une manifestation sur le campus et lancé une pétition qui a été signée par plus de 500 étudiants. Ils ont mis au vote, avec succès, une motion au sein du syndicat étudiant de KCL pour soutenir la campagne, donnant mandat au syndicat pour appuyer sa campagne et faire pression sur l’université contre G4S.

La mobilisation, visible et largement soutenue, contre G4S a certainement eu un impact sur la décision finale.

Dans une lettre à Alberto Torres, responsable à l’éthique et à l’environnement au syndicat étudiant de KCL, un représentant de la direction du King’s College a déclaré que l’université était disposée à examiner les points de vue des étudiants et des autres parties prenantes dans les services fournis sous contrats et qui pourraient les affecter. »

Célébration

Ce sont les organisations de la société civile palestinienne qui, à l’origine, ont appelé à mener des campagnes contre G4S, à la veille des grèves de la faim, au printemps 2012, par 2000 prisonniers politiques palestiniens. G4S a été prise pour cible pour son rôle dans l’équipement des prisons israéliennes où les Palestiniens sont détenus sans procès et soumis à la torture.

Les étudiants qui font campagne à l’université de Southampton célèbrent aussi l’annonce de leur université jeudi qu’elle avait décidé de ne pas accorder à G4S le contrat de service de la sécurité sur le campus. Dans un communiqué, les étudiants pour la Palestine à l’université de Southampton ont déclaré :

« Nous nous félicitons de cette décision et nous sommes heureux de dire qu’il nous a été assuré, au nom de l’université, que les préoccupations des étudiants sont reconnues et particulièrement appréciées. L’université a invité des militants pour discuter davantage des questions liées à son investissement éthique et à sa politique d’approvisionnement avec l’espoir d’adopter une politique plus globale reflétant vraiment les idéaux moraux portés par ses étudiants et la communauté. »

Une pétition et une déclaration publique organisées par les étudiants pour la Palestine à l’université de Southampton ont été signées par 24 associations étudiantes, par des signataires allant de la Société marxiste au club de taekwondo.

En plus de soulever des préoccupations sur son rôle dans le système pénitentiaire d’Israël, les campagnes d’étudiants au King’s et à Southampton, par leur succès, ont haut et fort fait opposition au rôle tenu par G4S dans les violations du système d’immigration et d’expulsion du Royaume-Uni.

En octobre 2010, Jimmy Mubenga, angolais de 46 ans, a été tué par des gardes de G4S qui se sont servis d’une « force excessive » pour l’immobiliser durant son expulsion. Une enquête conduite en août a conclu qu’il avait été tué de façon illégale.

Des campagnes d’étudiants contre G4S sont également en cours dans plusieurs autres universités du Royaume-Uni, et notamment à l’université de Birmingham.

Une dynamique grandissante

Les actualités des universités britanniques optant contre l’octroi de contrats lucratifs à G4S font connaître des décisions d’exclusion de G4S du processus d’appel d’offres dans les universités d’Oslo et de Bergen, en Norvège, à cause de sa complicité avec l’apartheid israélien.

La campagne internationale contre G4S a vu des organismes publics, des ONG et des institutions financières mettre fin dans le monde entier à leurs contrats avec G4S.

La semaine dernière, le fameux Centre d’aide psychologique du Cap a mis fin à ses liens et contrats avec G4S. Le président du Centre, qui joua un rôle crucial dans la Commission Vérité et Réconciliation d’Afrique du Sud, a expliqué cette décision dans une déclaration publique :

« Le Centre d’aide psychologique s’est engagé à créer une société exempte de violences et de tortures, il s’est engagé dans une culture des droits humains… Par conséquent, nous notons avec une très forte préoccupation les allégations graves portées contre la société de sécurité G4S de complicité dans les incarcérations illégales et les tortures des Palestiniens, en Israël et dans les Territoires palestiniens occupés… De tels actes violent les principes mêmes qui forment la base de notre existence en tant qu’organisation des droits humains. C’est en raison de ces graves préoccupations qui vont à l’encontre de nos valeurs fondamentales que le conseil d’administration du Centre d’aide psychologique a décidé de mettre fin à la relation de notre organisation avec G4S. »

The Electronic Intiada

http://electronicintifada.net/blogs/michael-deas/boycott-campaigns-cost-g4s-two-university-contracts#

traduction : JPP pour BDS FRANCE




L’université de Bergen dit Non à G4S pour éviter de ternir sa réputation

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(Photo : Université de Bergen – AIC :
http://www.alternativenews.)

Dans le Klassekampen (journal norvégien) d’aujourd’hui, il y a un article sur la décision prise par l’université de Bergen de ne pas conclure de contrat de sécurité avec G4S (http://www.klassekampen.no/62148/article/item/null/gs-i-ny-universitetstrid). Le prix que propose G4S est le plus bas des soumissions pour la sécurité. Cependant, l’université y a ajouté une perte estimée à 2,5 millions de couronnes norvégiennes (+300 000 €) du fait des dommages qui seraient causés à sa réputation si elle choisissait d’attribuer le marché à G4S.

L’université de Bergen fait clairement le lien entre cette décision et les activités de G4S en Cisjordanie occupée, et le fait qu’elle tient à ce que les valeurs fondamentales de l’Université se reflètent dans les choix de ses fournisseurs.

Message d’Ingvild Skogvold – Rådgiver / Conseiller

 

Ci-dessous, quelques parties significatives traduites de l’article :

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G4S à nouveau en conflit avec une université

L’université de Bergen (http://www.uib.no) a estimé qu’elle perdrait 2,5 millions de couronnes en réputation si elle prenait la société controversée G4S comme société pour la sécurité.

La société de sécurité G4S n’est pas simplement indésirable à l’université d’Oslo, maintenant c’est l’université de Bergen qui a dit non à l’utilisation des services de cette société à cause du risque élevé d’une atteinte à sa réputation. G4S s’est trouvée sous pression pendant une longue période à cause de ses activités en Cisjordanie occupée.

– Nous avons un ensemble clair de valeurs fondamentales, et négocier avec des entreprises qui n’ont pas la même plate-forme éthique que nous conduirait à porter atteinte à la réputation de notre institution. Ceci est spécifiquement lié aux comptes rendus des médias sur les activités de G4S en Cisjordanie, affirme Dag Rune Olsen, directeur de l’université de Bergen.

Au cours de l’appel d’offres pour les services de sécurité, l’université a spécifié que l’attribution du contrat à G4S conduirait à une perte estimée à 2,5 millions de couronnes.  La société proposait initialement un prix inférieur d’environ 2 millions de couronnes à ceux de ses concurrents.

– Ainsi, nous tentons de mettre en pratique notre décision de l’an dernier sur le commerce éthique. Nous voulons que les valeurs fondamentales de notre institution se traduisent dans les choix de nos fournisseurs, explique Olsen.

Une réputation en dollars et en cents

La société de sécurité a contesté la décision de l’université dans plusieurs lettres qu’elle lui a adressées. UIB a également averti que G4S était en train d’envisager de saisir la Commission d’examen des plaintes portant sur des marchés publics (Kofa).

– On peut bien sûr se demander si nous avons calculé correctement notre perte en réputation. Nous serions intéressés de savoir si on peut mettre une valeur monétaire sur une perte de réputation lors d’un appel d’offre, dit Dag Rune Olsen.

Il indique que ce n’est pas tous les jours que l’université prend une telle décision. Et d’ajouter que les critères éthiques pourraient être pondérés en fonction d’une note, mais que l’université avait choisi de baser la perte de réputation sur un prix.

– Nous ne calculons pas le coût d’une denrée ordinaire, par conséquent nous procédons à une estimation. Cela signifie qu’il y a une certaine marge d’appréciation discrétionnaire, dit-il.

Allégations de tortures

Oddny Miljeteig (Parti socialiste de gauche) est membre du conseil d’administration de l’université de Bergen, et elle se félicite de la décision de la direction de prendre une autre société sécurité que G4S.

– Cette décision de la direction de l’université est une suite satisfaisante de la résolution sur le commerce éthique. Il est clair qu’une grande partie des communautés intellectuelles et universitaires à Bergen auraient été scandalisées si l’université avait conclu avec G4S, a-t-elle dit.

Cette société a été critiquée pour la fourniture des systèmes de sécurité aux prisons israéliennes, où selon des rapports, des mauvais traitements sont imposés aux prisonniers palestiniens. En plus, la société de sécurité a conclu des contrats avec les autorités israéliennes dans les territoires occupés en Cisjordanie. Lundi, The Guardian a publié que la prison gérée par G4S en Afrique du Sud faisait l’objet d’une enquête suite à des allégations sur l’usage de tortures contre les détenus.

– Les autorités universitaires et locales ont une responsabilité qui va au-delà des résultats. La situation économique n’est pas si terrible qu’on ne puisse prendre en considération les droits humains fondamentaux et les préoccupations éthiques dans l’appréciation des services fournis, dit Miljeteig.

Traduction : JPP pour BDS France




La campagne pour les droits des Palestiniens en Europe

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L’évolution de l’Union européenne (UE) en a fait un acteur important dans les configurations de pouvoir et la dynamique politique du Moyen Orient. Dans le cas du conflit israélo-palestinien, la politique de l’UE a été inconsistante et incohérente.

 

Malgré de nombreuses déclarations condamnant les violations par Israël du droit international, l’UE continue à coopérer avec Israël dans des domaines variés : science et technologie, transports (Espace aérien commun (EAC)), agriculture, navigation par satellite (Galileo) et services de police (EUROPOL). En accordant explicitement un tel soutien à Israël malgré ses nombreuses violations du droit international, reconnues internationalement, l’UE se fait complice de ces violations. Par exemple, parmi les bénéficiaires des bourses de recherches de l’UE et donc de l’argent de ses contribuables, figurent Aerospace Industries (IAI), l’entreprise publique qui fabrique les drones israéliens et des produits pour les champs de bataille, et Elbit, une compagnie critiquée pour sa participation au renforcement du contrôle israélien sur les territoires occupés et pour avoir fourni des technologies de surveillance pour la barrière de séparation israélienne en Cisjordanie. De fait l’UE et ses États-membres échouent à mettre en pratique le droit international, à promouvoir le droit des Palestiniens à l’auto-détermination, à faire usage d’une juridiction universelle et à faire respecter le droit européen.

L’échec de la communauté internationale à demander des comptes à Israël, l’échec de l’UE et de ses États-membres à respecter les dispositions pertinentes de sa propre constitution – qui affirme pourtant l’engagement de l’UE à respecter les droits et libertés fondamentaux — ont poussé la société civile européenne à intervenir et à agir pour obtenir un changement de politique.

Le comité de coordination européen pour la Palestine (ECCP) est la plus grande coalition européenne issue de la société civile en faveur des droits palestiniens ; elle est composée de 46 organisations non gouvernementales (ONG), de syndicats et d’associations de 20 pays européens. Nous travaillons en collaboration étroite avec une large gamme de partenaires, incluant des organisations palestiniennes, le mouvement global de solidarité avec la Palestine et des organisations israéliennes de défense des droits de l’homme, comme les Anarchists Against the Wall (Anarchistes contre le Mur), le Boycott from Within (Boycott de l’intérieur) et The Israeli Committee Against House Demolitions (Comité israélien contre les démolitions de maisons). L’ECCP soutient et a signé l’appel de 2005 du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions).

Notre but est d’encourager l’UE à adopter des mesures effectives pour garantir le respect des droits palestiniens, l’adhésion au droit international et la fin de l’impunité d’Israël pour ses violations et ses crimes. Nous exerçons donc des pressions sur les différents groupes et partis afin qu’ils intègrent la question des droits palestiniens lorsqu’ils discutent d’accords passés ou en négociation entre l’UE et Israël. Pour cela, nous assistons aux réunions des comités ; nous fournissons des informations précises aux membres du Parlement européen et aux autres agents de l’UE ; nous publions des prises de position en direction du grand public et des organes de l’UE, du cabinet de Catherine Ashton (Haut représentant de l’Union pour les affaires étrangères et la politique de sécurité) et des médias ; nous lançons des campagnes publiques afin de réduire la collaboration de l’UE avec Israël; et nous promouvons une culture des droits et responsabilités en organisant des séances publiques au Parlement européen.

 

Plus précisément, nos campagnes récentes et en cours visant l’UE incluent :

– une campagne publique contre l’Accord sur l’évaluation de la conformité et l’acceptation des produits industriels (ACAA) signé entre l’UE et Israël en 2011. Avec des milliers d’ONG qui ont rejoint la campagne, les participants, ainsi que des défenseurs des droits de l’homme, ont envoyé plus de 50000 messages à leurs représentants au Parlement européen ;

– une campagne pour la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël, qui accorde à Israël des tarifs favorables pour l’exportation de produits vers l’UE. L’article 2 de l’accord exige sa suspension en cas d’abus contre les droits de l’homme ;

– une campagne pour l’interdiction dans l’UE des produits issus des colonies et des compagnies israéliennes qui les exportent. Les directives de juillet 2013 de l’UE sont un résultat de cette campagne et une première étape dans la bonne direction (voir ci-dessous) ;

– un appel pour l’embargo de l’armement européen d’Israël, soutenu par le Réseau européen contre le commerce des armes (European Network Against Arms Trade) ;

– une campagne contre le recours à la société G4S [entreprise internationale controversée pour ses  activités dans les prisons israéliennes] pour les contrats de sécurité dans les bâtiments de l’UE, suivant une décision de l’UE de ne pas renouveler un précédent contrat avec G4S en avril 2012 ;

– des campagnes contre la revalorisation des relations économiques entre l’UE et Israël et des subventions européennes aux programmes de recherche israéliens, comme Horizon 2020, en particulier contre l’inclusion de compagnies israéliennes impliquées dans les colonies ou d’autres violations du droit international.

Directives de l’UE sur le financement

En juin 2013, la Commission européenne a publié dans le Journal officiel de l’UE ses « Directives pour l’éligibilité des entités israéliennes et de leurs activités dans les territoires occupés par Israël depuis juin 1967, en ce qui concerne les bourses, prix et instruments financiers subventionnés par l’UE à partir de 2014 ». Le document stipule que tout accord futur entre Israël et l’UE devra inclure une clause spéciale affirmant clairement que les colonies israéliennes dans les territoires occupés en 1967 ne font pas partie de l’état d’Israël et de ce fait ne sont pas inclus dans les accords entre Israël et l’UE.

Les nouvelles directives excluent toute entité israélienne ayant une activité dans les territoires palestiniens et syriens occupés de la participation aux instruments financiers de l’UE, comme les prêts. Parmi les entités exclues de ces prêts de la Banque d’investissement européen figurent des banques israéliennes importantes, comme la banque Hapoalim, la banque Mizrahi Tefahot et la banque Leumi, parce qu’elles opèrent illégalement dans les territoires palestiniens et syriens occupés, y compris en ayant des branches dans les colonies israéliennes illégales.

Pour la première fois, l’UE a adopté une position concrète en déclarant que des compagnies ou des institutions opérant dans les colonies israéliennes ne seront pas éligibles pour des subventions de l’UE. Ils y ont mis le temps !

Les directives ne constituent cependant pas une obligation pour les États membres. Ce sont plutôt de simples recommandations. Cependant, si elles sont appliquées, des instituts universitaires ou gouvernementaux, ainsi que de nombreuses compagnies israéliennes et internationales, cesseront de recevoir des subventions de l’UE tant qu’ils maintiendront leurs activités dans les territoires occupés.

 

Ces Directives constituent une étape importante en ce qui concerne la politique de l’UE vis à vis d’Israël ; mais l’UE demeurera profondément complice de l’apartheid imposé par Israël, même si ces directives sont complètement appliquées. L’accord d’association entre l’UE et Israël garantit à Israël des arrangements commerciaux préférentiels et une participation aux programmes de l’UE. Le fait que cet accord est maintenu en dépit des violations constantes par Israël des droits des Palestiniens témoigne du consentement de l’UE à ce qu’Israël demeure impunie. De plus les nouvelles directives n’empêcheront pas les entreprises militaires israéliennes de recevoir des subventions de l’UE, ni les universités israéliennes d’obtenir des financements, malgré leur implication dans la recherche militaire et les projets de développements d’armes.

Ces mesures censées prendre effet au premier janvier 2014 sont extrêmement tardives, si l’on considère que l’UE a déjà déclaré que les colonies israéliennes des territoires palestiniens et syriens occupés sont illégales, qu’elles violent le droit international et contreviennent aux décisions des Nations Unies et de l’UE.

En dépit de telles décisions et d’une position prise de longue date sur l’illégalité des colonies, l’UE continue à importer  des produits provenant des colonies israéliennes. Fait encore plus surprenant : deux semaines avant la publication des Directives du 5 juillet 2013, l’UE a accordé une subvention à Ahava – une société israélienne de cosmétiques d’une colonie de Cisjordanie occupée, contribuant ainsi au délit de pillage. Sous l’égide de cet accord de subvention de l’UE, Ahava va coordonner le projet de recherche Super-Flex sur les produits cosmétiques. Plus de 6 millions d’euros (8 millions de dollars) du budget de ce programme viennent de fonds européens.

Les Directives elles-mêmes sont nettement insuffisantes pour inciter Israël à mettre fin à ses implantations, voire même à limiter leur expansion. Mais ce qui est important, c’est le fait que sous la pression des organisations de la société civile, l’UE a reconnu l’illégalité du régime israélien d’occupation dirigé contre le peuple palestinien et la nécessité de mettre un terme à certains aspects de sa profonde complicité dans le maintien de ce système illégal.

Avant la reprise de « pourparlers de paix », l’UE a émis des Directives concernant les entreprises, incluant l’étiquetage des produits, dont la publication était prévue fin 2013. Actuellement, la position officielle de l’UE est qu’il n’y aura pas d’adoption d’une nouvelle position avant la fin des négociations.

Vers un boycott

Contrairement à ce qu’avancent les média grand public en Europe, les directives ne constituent pas un boycott des colonies israéliennes. Ces recommandations exigent en pratique que toutes les entités exerçant en Israël et en dehors des frontières de 1967 fassent une distinction entre les colonies et Israël. Bien que les déclarations officielles de l’UE réaffirment leur position contre des sanctions imposées à Israël, nous avons pu constater en mars 2013 que 23 membres du Parlement européen de différents partis politiques ont interpelé Catherine Ashton, la Commissaire européenne à la politique étrangère, afin qu’elle suspende l’accord d’association UE-Israël. Voici ce qu’ils lui écrivaient : « La poursuite de l’autorisation de la colonisation du gouvernement israélien de même que plusieurs actes de violations des droits humains abondamment documentés par les Nations Unies et les organisations internationales de droits humains, sont en violations des engagements pris par Israël dans l’article 2 de l’accord ».

Fait encore plus intéressant, la lettre a été initiée par des membres du Parlement européen appartenant à l’ALDE (Alliance des Libéraux et Démocrates pour l’Europe) qui avaient voté l’an dernier en faveur de l’ACA UE-Israël (Accord relatif à l’évaluation de la conformité et l’acceptation des pro­duits industriels).

Des organisations de la société civile et des droits humains ont travaillé dur avec les militants de la campagne BDS au cours des dernières années pour informer et convaincre les représentants officiels de l’UE sur la complicité de l’UE dans la violation par Israël du droit international et des droits humains des Palestiniens. Il était particulièrement important de fournir aux conseillers politiques et aux représentants officiels d’Israël et de la Palestine dans les institutions européennes, des rapports récents et des analyses d’organisations palestiniennes comme Al Haq et d’autres, rapports qui montrent l’impact des accords commerciaux UE-Israël sur les droits humains en Palestine. D’un autre côté, nous avons coopéré avec des juristes qui nous ont aidés à convaincre les représentants de l’UE que le soutien continu de l’UE aux sociétés israéliennes et internationales impliquées dans l’occupation est en contradiction avec le droit de l’UE lui-même. Des actions et manifestations contre la coopération de l’UE avec les sociétés profitant de l’occupation israélienne telles que G4S, Veolia et d’autres, démontrent que les organisations de la société civile s’opposeront systématiquement au  soutien de l’UE à ces sociétés.

Les organisations de terrain de la société civile forcent l’UE à reconnaître sa responsabilité juridique dans la cessation des liens avec le régime israélien d’occupation et d’apartheid vis-à-vis du peuple palestinien et aussi  à reconnaître sa complicité dans le maintien de ce système illégal.

Un des enjeux pour les organisations de la société civile est de faire pression sur l’UE pour qu’elle mette en œuvre sa propre législation à l’égard des accords avec Israël et des entreprises militaires qui profitent de l’occupation. Des directives devraient aussi être adoptées de manière à mettre fin à la politique européenne d’attribution de fonds de recherche à des sociétés militaires israéliennes comme Elbit Systèmes, qui testent leurs systèmes sur les Palestiniens. Le complexe militaire israélien fournit l’armement et la technologie qui permet à Israël de commettre des atrocités et des violations quotidiennes des droits humains. Quant au domaine commercial, par exemple, le simple étiquetage des produits des colonies est insuffisant. Les produits des colonies devraient être interdits sur le marché européen. La prochaine étape, pour les organisations de terrain et de la société civile devrait être une campagne européenne appelant l’UE à lancer une interdiction des produits des colonies. De plus, il nous faut encore voir comment les directives vont être mises en œuvre.

Tandis que se poursuivent les négociations sur la participation d’Israël au programme Horizon 2020 de 70 millions d’euros de financement de la recherche, Israël et ses alliés ont fait tout ce qui était en leur pouvoir en matière de pression sur l’UE pour reporter ou ne pas appliquer les Directives. En signe de protestation, un groupe de 51 membres du Parlement européen a écrit à Catherine Ashton, la Commissaire européenne aux affaires étrangères, dernier appel en date auprès de l’UE pour ne pas édulcorer les nouvelles Directives qui prohibent la reconnaissance par l’UE de la souveraineté d’Israël sur la Cisjordanie et sur la bande de Gaza. Dans cette lettre, les parlementaires, de différents bords politiques, expliquent qu’ils « sont convaincus que les colonies israéliennes ne devraient pas profiter de l’argent des contribuables européens ».

Aujourd’hui, il est important que nous fassions pression sur les députés européens et sur la Commission européenne pour nous assurer que les Directives sont pleinement et correctement appliquées. De plus, nous devons contrôler le futur accord UE-Israël pour agir en temps voulu contre tout rehaussement des relations économiques UE-Israël.

La société civile, les militants du BDS inclus, devra continuer à jouer un rôle important dans la veille sur l’application des Directives et dans la pression à exercer pour l’exclusion des fonds européens de toute entité israélienne inéligible à ces fonds. Nous devrions aussi travailler à obliger l’UE à reconnaître que l’apartheid israélien est le système en vigueur des deux côtés de la ligne verte de 1967. Enfin, l’UE a la responsabilité de faire reconnaître les violations des droits humains perpétrées par les organismes publics et privés israéliens contre les citoyens palestiniens d’Israël et contre les réfugiés palestiniens. Cette reconnaissance devrait se manifester par la réduction de la complicité de l’UE et par l’adoption d’instruments coercitifs de nature à interdire effectivement tout produit fabriqué, cultivé ou emballé dans les colonies israéliennes sur le marché européen ainsi que par l’arrêt de tout subventionnement de recherche de sociétés militaires israéliennes.
Aneta Jerska – coordinatrice  du Comité de Coordination Européen pour la Palestine
http://www.eccpalestine.org/campaigning-for-palestinian-rights-in-europe/
Article publié dans Al-Majdal de Badil.

(Traduction CG et SF pour BDS France. 3 novembre 2013.




G4S licencie 300 membres du POPCRU pour avoir organisé une grève

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COSATU – Vusumuzi Bhengu – 6 octobre 2013

La fédération se dit scandalisée par les mesures prises par la société privée qui assure la gestion du Centre correctionnel de Mangaung.

Déclaration de la COSATU sur la privatisation des prisons

Le Congrès des syndicats sud-africains est absolument scandalisé après avoir appris que la société privée de sécurité, G4S, qui gère le Centre correctionnel de Mangaung dans la province de l’État libre, a de façon impitoyable licencié plus de 300 membres du Syndicat des droits civils
de la police et des prisons (POPCRU – http://congress.world-psi.org/fr/police-and-prisons-civil-rights-union-popcru) pour fait de grève.

Il en a résulté une série d’agressions au couteau dans la prison depuis mi-septembre et cette semaine la situation s’est terminée par un drame où une gardienne en chef a été prise en otage par quatre détenus.

Ce qui est plus étonnant encore, c’est que le gouvernement a choisi de privatiser une institution qui a pour mission de réhabiliter les délinquants sociaux. Ce doit être un scandale national quand il est remis d’énormes sommes de l’argent des contribuables à des sociétés privées pour qu’elles tirent profit de ce processus de réhabilitation.

C’est encore pire quand ces sociétés mettent à la porte des travailleurs parce qu’ils ont soulevé des problèmes concernant leurs conditions de travail.

Et ce qui est inquiétant, c’est que G4S, cette société privée britannico-danoise qui fournit des services et des équipements pour les prisons et les check-points israéliens, pour le Mur d’apartheid et pour la police israélienne, ait pu être aujourd’hui courtisée par notre gouvernement pour qu’elle puise dans l’argent des contribuables afin de financer ses opérations controversées dans l’État d’apartheid d’Israël.

La manière de procéder de G4S est révélatrice des deux aspects les plus inquiétants du capitalisme néolibéral et de l’apartheid israélien :l’idéologie de la « sécurité » et la privatisation croissante de ce qui est traditionnellement géré par l’État. La sécurité, dans ce contexte, ne signifie pas la sécurité pour tous, mais plutôt, quand on observe les grands clients de G4S Security (banques, gouvernements, grosses entreprises…), il apparait évident que quand G4S dit qu’elle « sécurise
votre monde », comme le clame le slogan de la société, elle se réfère au monde de l’exploitation, de la répression, de l’occupation et du racisme.

Ceux qui n’ont ni argent ni pouvoir sont évidemment considérés soit comme non dignes de sécurité, soit comme des menaces contre lesquelles les clients de G4S exigent d’être sécurisés. C’est pourquoi G4S n’en a rien à faire des conditions dans les prisons en Afrique du Sud, de la sécurité du peuple sans défense et épris de paix de Palestine.

Nous demandons à notre gouvernement de couper les liens avec cette société dont le bilan en violations graves des droits humains en dit long.

Nous demandons en outre au Département des services correctionnels de réintégrer les travailleurs licenciés avec effet immédiat !

 

Déclaration publiée par Vusumizi Bhengu, rédactrice et déléguée syndicale de la COSATU, le 5 octobre 2013.

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Politics
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traduction : JPP pour BDS France

 

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Une direction syndicale britannique demande à G4S de mettre fin à ses contrats avec Israël

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L’un des syndicats les plus importants du Royaume-Uni a appelé G4S, société de sécurité controversée, à sortir d’Israël. Le géant britannico-danois de la sécurité a été une cible importante pour les militants, à cause de son implication dans plusieurs prisons israéliennes.

Dave Prentis, secrétaire général d’UNISON, a écrit à G4S en argumentant :

« Il est entendu que vos activités en Israël et dans les territoires palestiniens occupés ne dégagent qu’environ un pour cent des profits de G4S.

« Mais je crois que les risques pour votre réputation que ces activités font courir à votre entreprise sont autrement plus importants (que leur profit) et je vous exhorte à abandonner, dès
maintenant, vos activités commerciales en Israël et dans les territoires palestiniens occupés. »

Dans le communiqué de presse annonçant la lettre de Prentis au directeur général de G4S, UNISON s’explique sur ce qu’est la complicité de cette entreprise géante.

Elle assure notamment la sécurité dans les prisons de Ketziot et de Megiddo, en Israël, où les Palestiniens sont transférés en violation des dispositions de la Convention de Genève selon lesquelles on ne peut déplacer des prisonniers à l’extérieur d’un territoire occupé.

Elle gère aussi la salle du commandement central de la prison d’Ofer, en Cisjordanie occupée, ainsi que les systèmes de sécurité des centres de détention de Kishon et de Jérusalem, où il est prouvé que des Palestiniens sont torturés.

1,3 million de travailleurs

UNISON est le deuxième plus important syndicat du Royaume-Uni, avec un effectif de un million trois cent mille adhérents (http://www.unison.org.uk/). Il représente principalement les travailleurs du secteur public, comme les services de la santé, les services sociaux, les secteurs de l’administration locale et les secteurs bénévoles. Les deux tiers des membres de l’UNISOM sont des femmes, indique son site.

Comme tous les grands syndicats britanniques, UNISON défend une politique forte et juste pour le soutien au boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre Israël.

La Campagne Solidarité-Palestine a salué cette information dans un communiqué de presse. Son président, Hugh Lanning, a déclaré :

« G4S doit être convaincue que d’aider aux violations d’Israël de la Quatrième Convention de Genève n’est pas seulement une erreur, c’est aussi extrêmement impopulaire. Les actionnaires ont manifesté une opposition grandissante aux activités de G4S avec Israël lors de leur assemblée générale annuelle. La campagne Solidarité-Palestine, avec d’autres organisations engagées pour la paix, la justice et les droits humains, ont protesté contre les services assurés par G4S dans les
prisons et centres de détentions israéliens. D’autres grands syndicats ont également fait connaître leurs observations à G4S. »

Sarah Colborne, de la campagne, a déclaré aujourd’hui que d’autres syndicats avaient lancé des appels similaires à G4S, en privé : « Nous sommes conscients que des observations importantes ont été formulées en coulisse par d’autres syndicats également ».

« Qu’un syndicat sensibilise l’opinion publique sur ce sujet est très important. C’est une évolution inédite. A ma connaissance, c’est la première fois dans les syndicats britanniques » m’a-t-elle dit au
téléphone.

« G4S s’est laissée aller à des complicités dans des violations graves de la Convention de Genève » affirme Greg Dropkin, membre actif d’UNISON dans la campagne Solidarité-Palestine. « Ils sont plongés dedans jusqu’au cou » m’a-t-il dit au téléphone, se félicitant de la lettre de Prentis.

Comme je l’ai signalé le mois dernier, UNISON est ce même syndicat qui a été traîné en justice par le lieutenant-colonel israélien Moty Cristal. Cristal s’est présenté devant un tribunal de Londres le mois dernier pour réclamer des dizaines de milliers de livres de dommages et intérêts au syndicat et au service national de la Santé pour ce qu’il prétend être une « discrimination indirecte ». Un de ses
ateliers avait été annulé en 2012 quand des membres du syndicat s’étaient opposés à la présence d’un soldat israélien.

« Un racisme omniprésent » à G4S

 

En tant que grande entreprise multinationale, avec plus de 620 000 salariés, G4S n’est pas seulement critiquée par les militants de la solidarité avec la Palestine.

En octobre 2010, Jimmy Mubenga, angolais de 46 ans, a été tué par des gardes de G4S qui avaient fait preuve d’une « force excessive » pour l’immobiliser lors de son expulsion.

L’année dernière, le Service du procureur de la Couronne a conclu qu’il « n’y avait pas suffisamment de preuves pour une inculpation pour la mort de Mubenga ». Mais une enquête en août a constaté qu’il avait été « tué de façon criminelle » et qu’il existait un climat de « racisme omniprésent » chez les gardes G4S à l’aéroport de Heathrow.

Il a été constaté au cours de l’enquête que des gardes G4S avaient échangé entre eux des plaisanteries racistes et islamophobes sur leur téléphone.

 

Le Service du procureur de la Couronne a déclaré qu’il lui fallait reconsidérer sa décision de ne pas porter d’accusations criminelles.

G4S a été également à la une des médias pour son manquement à son obligation contractuelle de fournir suffisamment de gardes pour les Jeux olympiques de Londres en 2012.

Un syndicat norvégien a récemment mis fin à son contrat avec G4S pour protester contre le rôle de l’entreprise dans les prisons et les colonies israéliennes.

The Electronic Intifada :
http://electronicintifada.net/blogs/asa-winstanley/uk-union-head-calls-g4s-end-israel-contracts
traduction : JPP pour BDS France

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