Lettre ouverte à Julien Clerc de la campagne BDS France

Pour relayer la campagne qui vise à faire annuler le concert de Julien Clerc à Tel Aviv en juillet, partagez, et diffusez largement la vidéo ci-dessus dans vos réseaux ! Et n’oubliez pas de l’interpeller à votre tour, par exemple sur la page facebook de cette campagne ou sur la sienne où vous pouvez laisser vos messages !

Lettre ouverte de la Campagne BDS France à Julien Clerc

Julien Clerc
VMA Voyez mon Agent
20 Avenue Rapp
75007 Paris
Paris, le 24 février 2013

Julien Clerc,

Un concert de vous est annoncé le 7 juillet prochain à l’Opéra National de Tel Aviv.

C’est vous, l’ambassadeur de bonne volonté du Haut Commissariat des Nations unies pour les réfugiés, que nous voudrions interpeller aujourd’hui. Vous ne pouvez ignorer les 4 millions de réfugiés palestiniens encore aujourd’hui (d’après l’UNRWA: agence des Nations Unies chargée des réfugiés palestiniens) alors que l’Assemblée générale des Nations unies a voté le droit au retour des réfugiés palestiniens dans sa résolution 194 du 11 décembre 1948… c’était il y a 64 ans.

Le rôle que vous assumez comme ambassadeur n’est-il pas aussi celui de porte parole pour les droits de ces millions de personnes déracinées par la force ?
Vous qui chantiez « Partir Partir, même loin de quelqu’un ou de quelqu’une même pas pour aller chercher fortune oh partir sans rien dire vivre en s’en allant», vous ne pouvez ignorer que vivre en s’en allant c’est le quotidien d’une trop grande part de la population palestinienne quand elle peut encore vivre, entre les incursions militaires régulières meurtrières sur Gaza assiégée, les nombreux check points qui rendent la circulation impossible en Cisjordanie, les privations quotidiennes d’eau, d’électricité, de nourriture, et l’arbitraire de la justice israélienne qui détient dans ses prisons plus de 4600 prisonniers politiques palestiniens dont 210 enfants.

Nous vous proposons aussi de lire le rapport remis le 31 janvier 2013 par une mission internationale de l’ONU chargée d’étudier l’impact des colonies de peuplement dans les territoires palestiniens occupés: « L’ampleur des violations commises par Israël s’agissant de la dépossession de terres, des évictions, des démolitions de logement et des expulsions de Palestiniens confirment le caractère généralisé de ces violations. La violence et l’intimidation à l’encontre des Palestiniens est motivée par le désir de chasser les populations locales de leurs terres, permettant ainsi l’expansion des colonies de peuplement ». (1)

Cher Julien Clerc, irez vous chanter en Israël sachant que le peuple palestinien ne pourra venir vous applaudir car il est relégué derrière un mur de séparation que la Cour Internationale de Justice a condamné par ces mots: « L’édification du mur qu’Israël, puissance occupante, est en train de construire dans le territoire palestinien occupé, y compris à l’intérieur et sur le pourtour de Jérusalem-Est, et le régime qui lui est associé, sont contraires au droit international ».Pouvez-vous cautionner par votre présence et votre chant la politique d’oppression quotidienne exercée en toute impunité sur la population palestinienne?

Pouvez -vous, vous l’ambassadeur de bonne volonté faire comme si vous ne saviez pas?

Nous vous le demandons, dites non ! N’acceptez pas de « blanchir » par votre présence et votre chant ce que certains appellent la démocratie israélienne.
Démocratie qui ne concerne aujourd’hui qu’une partie de la population de ce pays, alors que l’autre palestinienne doit se contenter dans le meilleur des cas d’ une
citoyenneté de seconde zone et subit un régime de discriminations légales.

La campagne BDS (Boycott-Désinvestissements-Sanctions), nous tenons à vous le préciser, n’est pas une campagne contre les Israéliens, elle ne vise pas des
personnes, mais un régime politique et ses institutions. C’est une campagne internationale pacifiste qui vise, à la demande de la société civile palestinienne
soutenue par la frange la plus progressiste des citoyens israéliens , à briser l’impunité accordée à Israël quoiqu’il fasse, en boycottant le régime israélien et ses
institutions tant qu’il ne respectera pas le droit international.

La campagne BDS s’inspire de la campagne contre l’Apartheid en Afrique du Sud et à présent on compte de nombreuses personnalités artistiques qui ont choisi en leur âme et conscience de ne pas participer à cette politique d’Apartheid en la cautionnant par leur présence. Elles ont choisi de ne pas se produire en Israël tant que son gouvernement ne respectera pas le droit international. Parmi elles: Cassandra Wilson, Natacha Atlas, Cat Power, Jello Biafra, Lhasa, Gilles Vigneault, Roger Waters, Elvis Costello, Carlos Santana, Annie Lennox, Vanessa Paradis, Gil Scott-Heron, Les Pixies ou Massive Attack, et aussi Peter Brook, Susan Sarrandon et de nombreux acteurs et comédiens du monde entier.

Julien Clerc, vous le chanteur engagé pour de nombreuses causes humanitaires ;des Enfoirés à Chanteurs sans frontières, de l’action mondiale contre la pauvreté au soutien aux réfugiés, ne fermez pas les yeux, n’ignorez pas les innombrables violations des droits humains exercées par un régime aujourd’hui d’extrême droite et qui ne cherche qu’à se renforcer du fait de la présence d’artistes tels que vous.

Nous vous proposons d’annuler ce concert pour servir la cause de la justice, et du respect du droit, en conformité avec vos engagements de toujours. Nous serions très honorés de pouvoir vous rencontrer pour discuter avec vous de tout ceci si vous le souhaitez, et nous restons à votre entière disposition pour vous fournir toute information utile. .

Linda, pour la campagne BDS France

« Rester neutre face à l’injustice, c’est avoir choisi son camp. »
Desmond TuTu

La Campagne BDS France

(1) http://www.un.org/french/newscentre/pdf/2013/31012013Fr.pdf
(1)http://www.un.org/apps/newsFr/storyF.asp?NewsID=29734&Cr=Isra%EBl&Cr1=colonies#.USXcLvKLVfQ




« Vous ne pouvez pas juste continuer » Interview et dessins de Ethan Heitner

Annemarie Jacir est une cinéaste et écrivaine palestinienne. Elle est la co-fondatrice de « Rêve d’une Nation », un projet de cinéma palestinien. Ses films, « Like Twenty Impossibles » et « Le Sel De La Mer » ont reçu de nombreux prix et des sélections officielles au festival de Cannes.

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http://mondoweiss.net/2012/02/freedom…




Depeche mode, ne jouez pas pour l’Etat israélien d’apartheid

Le 7 mai, Depeche Mode est censé jouer un concert dans le parc Yarkon en Israël. Ce Parc Yarkon est construit sur les ruines du village de Jarisha, détruit le 15 mai 1948 par des milices sionistes. C’est presque comme si le groupe était là pour commémorer sa ruine.

Mais jouer en Israël n’est pas juste  par rapport à l’épuration ethnique du peuple palestinien. Il s’agit du présent. Israël est responsable des violations quotidiennes des droits de l’homme, par l’occupation militaire et les pratiques institutionnelles discriminatoires qui relèvent de l’apartheid. Des démolitions, confiscations de terrains, arrestations arbitraires, la torture et la violence sont utilisés par l’état israélien.

La société civile palestinienne se bat contre tout cela. Il vous est simplement demandé  de signer cette pétition en ligne




Mobilisation contre Aéromart

Plusieurs collectifs se mobilisent contre l’industrie de l’armement

A l’occasion du salon AEROMART, salon aéronautique civil et militaire réunissant à Toulouse des dizaines d’entreprises, et notamment dix entreprises israéliennes, le collectif BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions) appelait à une mobilisation devant l’entrée du salon.

Ce matin 4 décembre, une centaine de manifestants s’étaient déplacés pour manifester leur opposition à la participation d’entreprises israéliennes complices indirectes des bombardements sur les populations civiles de la Bande de Gaza et de Cisjordanie. D’autres collectifs comme celui en soutien à la ZAD (Zone à défendre) de Notre Dame des Landes ou un collectif d’étudiants franco-mexicains avaient aussi appelé au rassemblement contre ce salon dans son ensemble.

Site d’Aéromart : http://www.bciaerospace.com/toulouse/index.php

Site de BDS Midi-Pyrénées : http://boycottisrael-mp.blogspot.fr/

Source : http://tvbruits.org/spip.php?article1898




Action de BDS Catalogne à Barcelone

Au magasin Imaginarium à Barcelone le 29 novembre 2012.

« Nous demandons le retrait des jouets fabriqués en Israël. Cette action  est dans le cadre de la campagne de boycott, Désinvestissement et sanctions (BDS) contre l’Etat d’Israël conduit depuis 2005 par une large majorité des organisations sociales pour pressuriser l’État d’Israël pour qu’ils mettent fin à l’occupation et la colonisation des terres arabes, le mur , respectent le principe de l’égalité de la population ayant la citoyenneté israélienne et les Palestiniens et respectent le droit au retour des réfugiés palestiniens. »

Pour plus d’informations : www.bdscatalunya.orgwww.bdsmovement.net

Vidéo de l’action hier à Barcelone contre les jouets « Fabriqué en Israël » que vend  la multinationale espagnole Imaginarium. Plusieurs solidarité catalane avec des groupes palestiniens ont participé à l’action.
« Boycottons l’apartheid israélien ! … Israël terroriste ! Imaginarium… un complice ! »




Action BDS au New Morning : Israël, ça groove pas !

Les membres de la Campagne BDS France présentaient des pancartes explicatives ainsi que la fameuse banderole dénonçant la colonisation grandissante en Palestine depuis plus de 60 ans. Ils ont également distribué  un tract à l’attention des spectateurs « innocents », expliquant à la fois l’enjeu politique d’un tel festival, et la personnalité pour le moins trouble du musicien israélien Idan Raichel à l’affiche ce soir là. Une vidéo en a été tirée :

De nombreux échanges ont eu lieu avec une partie du public, peu mélomane, venu assister au concert à la demande du KKL, et donc hostile à la cause palestinienne, comme on pouvait s’y attendre dans le cas d’un événement qu’on sait être éminemment politique. De tels échanges, qui étaient parfois très tendus à l’entrée de la salle, à cause de certains individus grossiers, agressifs, injurieux et d’un sionisme exacerbé.

Certains spectateurs, surtout parmi ceux arrivés plus tardivement, n’étaient là, en revanche, que pour la musique. Ceux là, bien que minoritaires, furent réceptifs à nos arguments. Certains sont même venus nous dire qu’ils ne savaient pas et que s’ils avaient su, ils ne seraient pas venus.

Cela démontre encore une fois la nécessité de diffuser le message de BDS qui, quand il est entendu, est généralement compris par le grand public. Cela démontre également le rôle de complice actif joué par le New Morning pour tromper les spectateurs en leur cachant que leur soirée sera consacrée au blanchiment de l’apartheid israélien.

La Campagne BDS France réitérera ces interventions jusqu’à ce que le boycott culturel de l’Etat israélien soit complet ou que cet Etat se conforme avec le droit international, les droits humains et les droits imprescriptibles du peuple palestinien.




Solidarité avec la Palestine : quand les panneaux d’affichage américains inspirent l’Afrique du Sud

L’initiative étasunienne

Tôt cette année, Henry Clifford a eu l’idée de promouvoir une publicité visant à mieux expliquer l’occupation israélienne et la colonisation de la Palestine, en organisant lui-même une campagne à travers les Etats-Unis. Pour ce faire, il a installé les photos dans les panneaux d’affichage des stations de métro de New York. Bien évidemment, la publicité a donné lieu à de nombreuses et vives controverses, comme le démontre la vidéo ci-après de la CBS New York News.

L’initiative Sud-Africaine

La campagne newyorkaise a inspiré un homme d’affaires sud-africain qui a décidé de réaliser l’idée dans le pays de Mandela. L’initiative a été menée par BDS Afrique du Sud et le PSA qui ont installé 12 panneaux d’affichage tout au long des autoroutes et artères principales de la capitale. Cette campagne entend donc afficher la solidarité de l’Afrique du Sud avec la Palestine. Elle coïncide avec le mois de l’année durant lequel, le Congrès National Africain (ANC), parti au pouvoir, célèbre son ancien président Oliver Tambo qui, faut-il le rappeler, était un militant anti-apartheid.

En effet, une centaine d’invités internationaux seront attendus dans la capitale sud-africaine (Tshwane/Pretoria). Ils prendront part à une conférence commémorative qui retrace la vie d’Oliver Tambo, notamment son engagement déterminant et sa lutte pour la victoire de la politique d’isolement international de l’Apartheid Sud-Africain. Et c’est justement grâce à cette politique que les militants à travers le monde entier ont adopté une stratégie visant à afficher leur solidarité avec la cause palestinienne en lançant un mouvement de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) contre Israël afin de l’aligner sur le droit international. Le mouvement BDS contre la politique israélienne a vraiment réussi ces dernières années à gagner du terrain.

La campagne d’affichage et de boycott a été consolidée par des actions similaires, notamment la politique récemment instaurée par l’ANC et qui consiste à boycotter les produits israéliens. Le gouvernement Sud-Africain explique que cette politique vise à dissuader ses ressortissants de se rendre en Israël. Par ailleurs, le Département du Commerce et de l’Industrie a émis une directive qui prévient contre les fausses étiquettes sur les produits en provenance des colonies israéliennes qui sont illégales en vertu du droit international. En outre, il y a eu tout récemment une décision de boycott académique et culturel d’Israël, formulée par le Conseil des Étudiants de l’Université de Witwatersrand.

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« 4.7 millions de Palestiniens sont considérés par les Nations Unies comme des réfugiés »

07 octobre 2012 – BDS Italia – Vous pouvez consulter cet article à : http://www.bdsitalia.org/index.php/…Traduction de l’italien : Info-Palestine.net – Niha




Action BDS à Ramallah : 4 arrestations, dont celle de Bassem Tamimi

24.10.2012 – Quatre personnes, dont Bassem Tamimi, le chef du Comité populaire de Nabi Saleh, ont été arrêtés aujourd’hui par la police israélienne lors d’une action pacifique organisée par les Palestiniens dans un supermarché israélien près de la colonie illégale de Shaar Binyamin, au nord de Ramallah, pour appeler au boycott des produits israéliens. Deux palestiniens ont été blessés et évacués en ambulance. Pendant son arrestation, il semble que Tamimi a eu plusieurs côtes cassées. Deux des arrêtés sont des activistes internationaux pour les droits de l’homme. L’un est américain et l’autre polonais.

Vidéos de l’action ci dessous


Vers 10h ce matin, des militants palestiniens et internationaux se sont rassemblé sur le parking du supermarché Rami Levi, qui est fréquenté par des Israéliens des colonies illégales voisines. Les activistes sont entrés dans le supermarché qu’ils ont parcouru en tenant des pancartes appelant au boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) et des drapeaux palestiniens.

Action BDS à Ramallah : 4 arrestations, dont celle de Bassem Tamimi

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Les manifestants ont quitté le supermarché d’eux-mêmes lorsque l’armée israélienne est arrivée sur les lieux. A la sortie, une quarantaine de policiers, de policiers des frontières et de soldats les attendaient sur le parking. Là, les autorités d’occupation ont attaqué les manifestants et tiré des grenades assourdissantes sur le groupe.

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Alors que les manifestants restaient non violents, les soldats leur ont donné des coups de poing et les ont traînés par terre. Lorsque les manifestants ont tiré un Palestinien des griffes des soldats pour empêcher son arrestation, ces derniers ont pris sa canne de marche alors qu’il était au sol, et il n’a plus pu marcher sans aide. Les soldats ont lancé une grenade assourdissante à quelques mètres de la tête d’un autre Palestiniens qui était déjà inconscient suite à l’attaque des forces d’occupation.

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Bassem Tamimi est le chef du Comité populaire de Nabi Saleh, un village parmi tant d’autres qui a beaucoup souffert de la création et de l’expansion des colonies illégales en Cisjordanie occupée. La colonie Halamish a été construite à moins d’un kilomètre de Nabi Saleh, volant une grande partie des terres du village, ainsi que la source qui fournissait l’eau vitale au village. Tamimi vient de passer 13 mois dans une geôle israélienne, accusé de « participer à des rassemblements illégaux ». Il a été libéré sous caution en avril dernier, pour s’occuper de sa mère âgée qui venait d’avoir une attaque cardiaque.

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Bassem Tamimi arrêté

L’action d’aujourd’hui a été organisée dans le cadre de la campagne BDS pour appeler au boycott des produits israéliens.

Les manifestants arrêtés sont toujours détenus au poste de police de la colonie illégale Shaar Binyamin.

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Source : Palsolidarity

Traduction : MR pour ISM




Action de protestation pendant le match France-Norvège

Retransmission TV de l’ action de protestation contre la tenue de l’Euro Espoirs en Israël

Match de barrage qualificatif – 12 octobre 2012 au Stade Océane du Havre
Plusieurs personnes ont rejoint le terrain, portant une banderole où était écrit « Don’t play for apartheid » (« Ne jouez pas pour l’apartheid »).

Articles de médias traitant de l’action et de l’appel au boycott de l’Euro 2013 en Israël pendant le match France Norvège.

Signez la pétition
Plus d’infos sur www.bdsfrance.org et http://cartonrougeapartheidisrael.weebly.com/




Action en Allemagne

Déclaration de Direct Action Berlin
7 octobre 2012
http://www.facebook.com/DirectActionBerlin

Le 4 Octobre 2012, un événement de collecte de fonds en faveur du FNJ (KKL) a eu lieu à Berlin. Le FNJ est l’un des instruments les plus anciens et les plus efficaces de l’apartheid et de l’oppression sioniste en Palestine. Grâce à la création et au financement de colonies illégales, la suppression et le déplacement de la population non-juive, en achetant ou en enlevant la terre de ses habitants, le FNJ met en œuvre les idéaux sionistes de discrimination et de ségrégation « sur le terrain ». Le FNJ n’est pas « juste » une organisation officielle israélienne, il est l’un des principaux exécuteurs de la politique raciste d’Israël contre les non-juifs vivant sur son territoire.

Nous ne nous tiendrons pas tranquillement pendant que ces organisations sont financées. Nous ne voudrions pas voir de tels événements se produire sans offrir de résistance, une résistance qui est entraînée par notre solidarité avec la lutte palestinienne pour la liberté, avec la lutte du peuple des villages bédouins en cours de démolition chaque mois par le FNJ, et avec tous les militants qui risquent leur liberté et leur vie à se battre pour une existence libre et juste pour eux-mêmes et pour les autres, qui ne peuvent pas lutter contre ces combats seuls.

Considérant cela, nous avons entrepris avec d’autres militants d’interrompre et de résister à un événement que nous considérons comme prenant une part active dans les crimes de guerre et l’apartheid illégal. Notre acte de résistance était symbolique et non-violent. À notre tour, nous avons été brutalement agressés par les spectateurs, une réaction violente qui était déplacée. La réponse exagérée de la foule et de la police de Berlin, qui a répondu en poursuivant nos militants par des policiers en civil, en les arrêtant et les traitant comme des criminels, a montré une fois encore que l’Etat d’Israël et son partenaire allemand en crime ne sont pas capables de traiter la résistance pacifique. Encore une fois, les cris à l’antisémitisme ont été entendus. Résister à l’apartheid n’est pas de l’antisémitisme. Résister à des crimes de guerre n’est pas de l’antisémitisme. Critiquer Israël n’est pas de l’antisémitisme.

Nous envoyons cette action comme une salutation de solidarité avec nos frères et sœurs qui luttent pour un meilleur Moyen-Orient, et comme un signe d’encouragement pour les autres militants à travers le monde pour aller avec leur lutte juste et courageuse. Nous continuerons de résister à l’apartheid israélien, où qu’il se trouve. La Palestine sera libre.

Action directe Berlin

La vidéo de l’action:




Action en Irlande

L’IPSC tient des « Cartes postales pour la Palestine » lors de l’événement «Open House» parrainé par l’ambassade d’Israël
5 octobre 2012
http://www.ipsc.ie/press-releases/report-ipsc-hold-postcards-for-palestine-action-at-israeli-embassy-sponsored-open-house-event

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Pendant une sombre, froide et morne soirée à Dublin, des membres et sympathisants de la campagne Irlande-Palestine Solidarité (IPSC) ont injecté un peu de couleur vive dans le crépuscule avec des « Cartes postales pour la Palestine ». L’événement a été organisé à la dernière minute pour contrer une exposition parrainée par l’ambassade d’Israël en cours de lancement au Dublin Civic Trust sur Castle Street, le jeudi 4 Octobre, invitant les Dublinois à envoyer des cartes postales à destination de Tel Aviv. L’événement parrainé par l’État israélien, honteusement sous les auspices du festival Open House architectural, est la dernière d’une ligne d’événements culturels de propagande que l’Etat a récemment mis en scène dans ce pays, dans le cadre de leurs efforts pour blanchir l’occupation, l’apartheid et les crimes de guerre. Le ministère des Affaires étrangères israélien a déclaré explicitement qu’il considère « la culture comme un outil de hasbara [propagande] de premier rang » et ne « fait pas de distinction entre la hasbara et la culture ». Scandaleusement, l’événement a été officiellement lancé par le ministre irlandais de l’Education, Ruairi Quinn.

En réponse, l’IPSC a organisé « Cartes postales pour la Palestine » à l’extérieur, afin de rappeler à ceux qui assistent qu’aujourd’hui encore, l’Etat d’Israël mène une politique de démolitions de maisons et de construction de colonies dans les Territoires palestiniens occupés.

En plus de distribuer des centaines de tracts aux passants, IPSC invitait les personnes à écrire des cartes postales de solidarité aux familles de réfugiés des villages dépeuplés palestiniens, privés de leur droit au retour dans leur patrie. Nous avons recueilli des dizaines de cartes postales, qui seront numérisées et mises en ligne, afin que les gens de Sheikh Muwannis, Jammusin, Salame et Summeil sachent que leurs histoires ne sont pas oubliées. Plusieurs éminents architectes irlandais ont également publié une lettre dans le journal Irish Times sur la question.

En particulier, l’IPSC a été déçu par la facilitation du Dublin Civic Trust à cet événement, étant donné que sa mission inclue « la reconnaissance et la protection du patrimoine architectural de la ville […] générer une plus grande prise de conscience de Dublin sur son environnement bâti historique […] prendre connaissance de son passé tout en embrassant l’avenir » est en contradiction totale avec la possibilité d’être associé à un événement parrainé par l’Etat israélien, compte tenu de la politique impitoyable d’Israël de destruction sociale et architecturale.

En 1948, Israël a été formé par l’épuration ethnique de plus de 700.000 Palestiniens autochtones impliquant le dépeuplement forcé de 531 villes et villages et 11 quartiers urbains. Par la suite, les forces israéliennes ont délibérément rasé 70% de ces zones au sol, 22% ont été « en grande partie détruit », moins de 2% ont été détruits à peine, moins de 2% ont été pris en charge par des colons israéliens, et le statut des 5% restants est indéterminé.

En effet, contrairement à l’affirmation de l’ambassade israélienne (sur l’invitation à l’événement «Cartes postales») que Tel-Aviv « a émergé à partir des dunes de sable », la ville est, en partie, construit sur les restes de quatre villages palestiniens – Sheikh Muwannis, Jammusin , Salame et Summeil. Aujourd’hui, seulement 4% de la population de la ville sont palestiniens. Le professeur israélien Moshe Zuckerman l’a décrit ainsi: « nous avons détruit une culture, détruit une vie, détruit l’éducation, détruit ce qui était ici ».

Un tel comportement destructif n’est pas non plus reléguée dans le passé. Depuis 1967, Israël a démoli plus de 25.880 structures palestiniennes dans les territoires occupés, pour ne pas mentionner l’assaut massif sur l’infrastructure civile de Gaza pendant l’attaque de l’exercice 2008-09 « Opération Plomb Durci « , qui a aussi laissé plus de 1.400 morts. En raison de la persistance du blocus israélien de Gaza, qui comprend des restrictions sévères à l’importation de matériaux de construction, les Palestiniens ont trouvé incroyablement difficile de reconstruire leur société. Dans le même temps, Israël continue à financer la construction de colonies de peuplement en Cisjordanie et à Jérusalem-Est, une grave violation de la quatrième Convention de Genève, et administre un système d’apartheid et d’occupation militaire contre les Palestiniens.

En outre, les citoyens palestiniens d’Israël sont les principales cibles d’expulsions par la «gentrification» des structures historiques palestiniennes et les districts mixtes (juifs et arabes) des villes – et ce n’est nulle part plus évident qu’à Tel-Aviv. Alors que Tel-Aviv fait des appels à la tolérance, la réalité de la discrimination contre les Palestiniens indigènes à Tel-Aviv est pire aujourd’hui que jamais. Dans de larges zones de la ville, un système informel de logement et la discrimination existe qui ne serait pas déplacé dans le Sud profond des Etats-Unis dans les années 50. Par ailleurs, les Arabes bédouins dans le désert du Néguev (Naqab) subissent systématiquement des réinstallatiosn forcées, avec un village, al-Araqib, détruit plus de trois douzaines de fois.

La prétention d’Israël au pluralisme sonner creux elle aussi. En 2009, le Département d’Etat américain a noté qu’en Israël la «Loi de 1967 de protection des lieux saints s’applique aux lieux saints de tous les groupes religieux dans le pays et dans l’ensemble de Jérusalem, mais que le gouvernement ne met en œuvre la réglementation uniquement pour les sites juifs. Les lieux saints non-juifs ne bénéficient pas de la protection juridique en vertu de ce que le gouvernement ne les reconnaît pas comme des lieux saints officiels. À la fin de 2008, il y avait 137 lieux saints désignés, qui étaient tous juifs. En outre, le Gouvernement a élaboré des règlements pour n’identifier, ne protéger et ne financer que des lieux saints juifs. Alors que des sites bien connus ont une protection de facto en raison de leur importance internationale, de nombreux sites musulmans et chrétiens sont négligés, inaccessibles ou menacés par les promoteurs immobiliers et les municipalités».

Enfin, bien que l’invitation décrit Tel Aviv comme «Ville UNESCO de l’architecture », il convient de noter qu’Israël a retiré son financement pour l’UNESCO en Novembre 2011 après que l’organisation a admis la Palestine en tant que membre. Voilà pour la tolérance culturelle!

Que le Dublin Civic Trust joue à permettre à ses locaux d’être utilisés pour une journée portes ouvertes et permettre que son nom soit associé à un événement parrainé par un État avec un tel bilan catastrophique en matière de droits de l’homme et de manque de respect pour les Palestiniens sur le plan architectural, culturel et patrimoine spatial est inadmissible. En s’associant à un tel événement, ils contribuent à légitimer ces actions de propagande de la «marque Israël».

Le tract:
http://www.ipsc.ie/docs/pdf/%5B2012-10%5DNoOpenHouseApartheidLeaflet.pdf

Plusieurs éminents architectes irlandais ont publié une lettre dans le journal Irish Times sur la question:
http://www.irishtimes.com/newspaper/letters/2012/1004/1224324835696.html

La vidéo de l’action:




« Non à l’Euro 2013 en Israël », une vidéo de la Campagne, à diffuser largement !

Aidez-nous à convaincre l’UEFA de ne pas laisser le soin à Israël d’accueillir les phases finales de l’Euro Espoirs en juin 2013.

Depuis un an, 42 clubs de football Palestiniens attendent une réponse du Président de l’UEFA Michel Platini à leur appel visant à ne pas récompenser Israël pour sa politique raciste à leur égard.
Lire l’appel des clubs de Palestine sur le site: http://cartonrougeapartheidisrael.weebly.com/

S’il vous plaît, SIGNEZ LA PÉTITION demandant à l’UEFA de dire à Israël qu’il n’accueillera pas l’Euro 2013.

Avec Éric Cantona, Noam Chomsky, Ken Loach : Contre la tenue de l’Euro des moins de 21 ans en Israël !

Dans une lettre rendue publique à l’occasion de l’Euro de football, Éric Cantona, Noam Chomsky et Ken Loach observent avec satisfaction que «certains membres de gouvernements ont décidé de boycotter les matchs de groupe en Ukraine en raison des violations des droits humains observées dans ce pays. » avant de demander « pourquoi les mêmes acteurs sont-ils si silencieux quand Israël reçoit l’Euro 2013 des moins de vingt-et-un an ? Le racisme, les violations des droits de l’homme et les violations flagrantes du droit international sont des faits quotidiens dans ce pays.»

Le maintien d’Israël comme pays organisateur de l’Euro 2013 des moins de 21 ans est d’autant plus surprenant qu’en 2010, Michel Platini, président de l’UEFA (Union of European Football Associations), avait menacé Israël de sanctions sportives, en raison des restrictions imposées pour les allers et venues des sportifs palestiniens, et des difficultés à pouvoir importer des équipements sportifs. Michel Platini avait alors déclaré « Israël n’a qu’un seul choix : laisser le sport palestinien se développer, ou il doit assumer tout seul les conséquences de son attitude ».

Il serait donc inadmissible qu’Israël puisse organiser l’Euro 2013 des moins de 21 ans, alors que rien n’a changé dans la situation d’apartheid imposée aux Palestiniens.
Israël ne respectant pas les droits fondamentaux des Palestiniens, ni le développement du sport en Palestine, la Campagne BDS France  lance une pétition demandant  à l’UEFA et à son président Michel Platini que l’Euro 2013 des moins de 21 ans ne se tienne pas en Israël:

Signez la pétition 

www.bdsfrance.orgcampagnebdsfrance@yahoo.fr

 




« Sans fusils ils ne valent rien » Edinburgh, Ecosse, Juin 2012

Match de foot féminin à Edinburgh entre les équipes israéliennes et écossaises.

Soutien nombreux, coloré et bruyant des supporteurs écossais aux Palestiniens, et en particulier au footballeur palestinien détenu sans raison depuis 3 ans en israel et en grève de la faim depuis 3 mois, Mahmoud Sarsak.
Comme le dit le titre de cette vidéo: sans fusils, ils ne valent rien, et le match se termine sur le score de 8 à 0 pour les Ecossaises.




Fondamentaux sur le boycott culturel

Le boycott culturel expliqué par Dror

La nécessité du boycott culturel

Ilan Pappe

S’il y a quelque chose de neuf dans l’interminable et triste histoire de la Palestine, c’est le glissement manifeste qui s’est opéré dans l’opinion publique au Royaume-Uni. Je me souviens d’être venu dans les îles britanniques en 1980, à l’époque où le soutien à la cause palestinienne était confiné à la gauche et, au sein même de celle-ci, à une section et un courant idéologique très particuliers.

Le 23 juin 2009

Le traumatisme de l’après-Holocauste et le complexe de culpabilité, les intérêts militaires et économiques et la mascarade prétendant qu’Israël était la seule démocratie du Moyen-Orient, tout cela jouait un rôle pour assurer l’immunité à l’État d’Israël. Très peu de gens étaient émus, semblait-il, par un État qui avait dépossédé la moitié de la population native de la Palestine, démoli la moitié de ses villages et villes, pratiqué via un système d’apartheid des discriminations à l’égard des personnes vivant dans ses propres frontières et divisé et enclavé deux millions et demi de personnes au cours d’une occupation militaire brutale et répressive.

Presque trente ans plus tard, il semble que tous les filtres et cataractes ont été retirés. L’ampleur de l’épuration ethnique de 1948 est bien connue, la souffrance des gens des territoires occupés a été rapportée et décrite, même par le président des États-Unis, comme insupportable et inhumaine. De façon similaire, la destruction et le dépeuplement de la zone du grand Jérusalem sont mentionnés quotidiennement et la nature raciste des mesures politiques à l’égard des Palestiniens en Israël est fréquemment critiquée et condamnée.
La réalité aujourd’hui, en 2009, est décrite par l’ONU comme « une catastrophe humaine ». Les sections conscientes et consciencieuses de la société britannique savent très bien qui a causé cette catastrophe et qui l’a produite. La chose n’est pas associée à de vagues circonstances ou au « conflit », mais est perçue clairement comme le résultat de la politique israélienne au fil des années. Quand on demanda à l’archevêque Desmond Tutu quelle était sa réaction après ce qu’il avait vu dans les territoires occupés, il fit tristement remarquer que c’était encore pire que l’apartheid. Et il était bien placé pour en parler.

Comme dans le cas de l’Afrique du Sud, ces personnes décentes, soit en tant qu’individus, soit en tant que membres d’organisations, expriment leur indignation face à ce mélange permanent, en Palestine, d’oppression, de colonisation, de nettoyage ethnique et de privations provoquées. Ces personnes cherchent des façons d’exprimer leurs protestations et certaines espèrent même convaincre leur gouvernement de modifier sa vieille politique d’indifférence et d’inaction face à la destruction permanente de la Palestine et des Palestiniens. Beaucoup de ces gens sont des Juifs, puisque ces atrocités sont commises en leur nom, selon la logique de l’idéologie sioniste, et quelques-uns d’entre eux sont des vétérans d’anciennes luttes civiles dans ce pays pour des raisons similaires à celles qu’on rencontre dans le monde entier. Ils ne sont plus confinés dans un seul parti politique et ils viennent de toutes les classes sociales.

Jusqu’à présent, le gouvernement britannique n’est toujours pas ému. Il a également été passif quand le mouvement anti-apartheid de ce pays lui a demandé d’imposer des sanctions à l’Afrique du Sud. Il a fallu plusieurs décennies de militantisme à la base pour atteindre les hautes sphères politiques. Cela prend encore plus de temps dans le cas de la Palestine : la culpabilité à propos de l’Holocauste, les récits historiques déformés et la dénaturation contemporaine d’Israël en tant que démocratie cherchant la paix et des Palestiniens en tant qu’éternels terroristes islamiques, tout cela a bloqué le flux de l’impulsion populaire. Mais l’affaire commence à trouver sa voie et à asseoir sa présence, en dépit de l’accusation permanente d’antisémitisme collée à toute revendication et malgré la diabolisation de l’Islam et des Arabes. Le troisième secteur, ce lien important entre les civils et les agences gouvernementales, nous a montré la voie. Un syndicat après l’autre, un groupe professionnel après l’autre, tous ont envoyé récemment un message clair : assez, c’est assez. C’est fait au nom de la décence, de la moralité humaine et de l’engagement civique fondamental à ne pas rester immobile face aux atrocités du genre qu’Israël inflige au peuple palestinien.

Ces huit dernières années, la politique criminelle d’Israël a connu une escalade permanente et les activistes palestiniens ont cherché de nouveaux moyens d’y faire face. Ces moyens, il les ont tous essayés, la lutte armée, la guérilla, le terrorisme et la diplomatie : rien n’a marché. Et pourtant ils ne renoncent pas et, maintenant, ils proposent une stratégie non violente – celle du boycott, des sanctions et du refus d’investir. C’est avec ces moyens qu’ils souhaitent persuader les gouvernements occidentaux de les sauver non seulement eux-mêmes, les Palestiniens, mais aussi – ironiquement – les Juifs d’Israël d’une catastrophe et d’un bain de sang imminents. C’est cette stratégie qui a nourri l’appel au boycott culturel d’Israël. Cette revendication a été exprimée par chaque partie de la vie palestinienne : par la société civile sous occupation et par les Palestiniens en Israël. Elle est soutenue par les réfugiés palestiniens et elle est dirigée par les membres des communautés palestiniennes en exil. Elle est venue à un moment très opportun et elle a donné aux individus et aux organisations en Grande-Bretagne une façon d’exprimer leur dégoût à l’égard de la politique israélienne et, en même temps, une occasion de participer aux pressions de partout sur le gouvernement afin qu’il modifie sa politique consistant à accorder l’immunité à ceux qui jouissent de l’impunité sur le terrain.

Il est ahurissant que ce glissement de l’opinion publique n’ait pas eu d’impact sur la politique, jusqu’à présent. Mais, une fois encore, on nous rappelle la voie tortueuse qu’a dû emprunter la campagne contre l’apartheid avant de devenir une politique. Il est également utile de rappeler que c’étaient deux braves femmes à Dublin, s’échinant dans les rayons d’un supermarché local, qui avaient initié cet énorme mouvement de changement en refusant de vendre des marchandises sud-africaines. Vingt-neuf ans plus tard, la Grande-Bretagne en a rejoint d’autres en imposant des sanctions contre l’apartheid. Ainsi, alors que les gouvernements hésitent pour des raisons cyniques, par crainte d’être accusés d’antisémitisme ou peut-être à cause d’inhibitions islamophobes, des citoyens et des activistes font tout leur possible, symboliquement et physiquement, pour informer, protester et revendiquer. Ils ont une campagne mieux organisée, celle du boycott culturel, ou ils peuvent rallier leurs syndicats dans la politique coordonnée des pressions. Ils peuvent également utiliser leur nom ou leur renommée pour nous montrer à tous que les gens décents de ce monde ne toléreront pas ce que fait Israël ni ce qu’il représente. Ils ne savent pas si leur action provoquera un changement immédiat où s’ils auront la chance de voir un changement se produire de leur vivant. Mais dans leur carnet personnel qui mentionne qui ils sont et ce qu’ils ont fait dans leur vie et dans le regard impitoyable de l’évaluation de l’Histoire, ils seront comptés au nombre des gens qui ne sont pas demeurés indifférents quand l’inhumanité faisait rage sous le déguisement de la démocratie, que ce soit dans leur propre pays ou partout ailleurs.

Par ailleurs, les citoyens de ce pays, et particulièrement les gens célèbres, qui continuent à répéter, très souvent par ignorance ou pour des raisons plus sinistres, la fable disant qu’Israël est une société occidentale cultivée ou la « seule démocratie au Moyen-Orient », ces gens ne font pas que se tromper de fait. Ils fournissent l’immunité à l’une des pires atrocités de notre époque. Certains d’entre eux exigent que nous laissions la culture à l’écart de nos actions politiques. Cette approche de la culture et du savoir israéliens en tant qu’entités séparées de l’armée, de l’occupation et de la destruction est moralement viciée et logiquement révolue. Finalement, un jour, cette indignation venue d’en bas, y compris en Israël aussi, produira une nouvelle politique – l’actuelle administration américaine en montre déjà de petits signes avant-coureurs. L’histoire n’a pas traité avec bienveillance ces cinéastes qui ont collaboré avec le sénateur américain Joseph McCarthy, dans les années 1950, ou qui ont avalisé l’apartheid. Elle adoptera une attitude similaire à l’égard de ceux qui se taisent aujourd’hui à propos de la Palestine.

À ce sujet, un événement intéressant s’est déroulé le mois dernier à Edimbourg. Le cinéaste Ken Loach dirigeait une campagne contre les connexions officielles et financières que le festival du film de cette ville avait avec l’ambassade d’Israël. L’intention était de faire circuler un message disant que cette ambassade représente non seulement les cinéastes d’Israël, mais également ses généraux qui ont massacré le peuple de Gaza, ses bourreaux qui torturent des Palestiniens dans les prisons, ses juges qui ont envoyé 10.000 Palestiniens – dont une moitié d’enfants – en prison sans procès, ses maires racistes qui veulent chasser les Arabes de leurs villes, ses architectes qui construisent des murs et des clôtures afin d’enclaver les gens et les empêcher d’avoir accès à leurs champs, leurs écoles, leurs cinémas ou leurs bureaux et ses politiciens qui mettent encore au point des stratégies visant à réaliser complètement l’épuration ethnique de la Palestine qu’ils ont entamée en 1948. Ken Loach a compris que seul un appel à boycotter le festival dans son ensemble allait amener ses directeurs à adopter un sens moral et une perspective éthique. Il avait raison, ce fut le cas parce que l’affaire était vraiment bien définie et que l’action était très si simple et pure.

On ne sera pas surpris d’avoir entendu une voix s’exprimer en sens contraire. C’est une bataille qui a toujours cours et elle ne sera pas gagnée facilement. Au moment où j’écris ces mots, nous commémorons le 42e anniversaire de l’occupation israélienne – la plus longue et l’une des plus cruelles des temps modernes. Mais le temps a également produit la lucidité nécessaire pour de telles décisions. C’est pourquoi l’action de Ken a été efficace sur-le-champ. La prochaine fois, ce ne serait même plus nécessaire. L’une des personnes qui l’ont critiqué a essayé de faire remarquer le fait que les gens en Israël aiment les films de Ken, si bien que son acte pouvait être perçu comme de l’ingratitude. Je puis assurer ce critique que ceux d’entre nous, en Israël, qui regardent les films de Ken sont également ceux qui le saluent pour sa bravoure et que, contrairement à ce critique, nous ne pensons pas que cet acte soit semblable à un appel à la destruction d’Israël, mais qu’il représente plutôt la seule façon de sauver les Juifs et les Arabes qui y vivent. Mais il est difficile, quoi qu’il en soit, de prendre une telle critique au sérieux quand elle est accompagnée de la description des Palestiniens en tant qu’entité terroriste et d’Israël en tant que démocratie du même genre que la Grande-Bretagne.
La plupart d’entre nous, au Royaume-Uni, se sont considérablement éloignés de cette stupidité propagandiste et ils sont prêts pour le changement. Nous attendons désormais que le gouvernement de ces îles prenne la relève.

Traduit par Jean-Marie Flémal et révisé par Magali Urbain pour Investig’Action.

Source : The Electronic Intifada haut


Lettre du cinéaste israélien Eyal Sivan

mercredi 28 octobre 2009

alt Lettre adressée par le réalisateur Eyal Sivan au Forum des Images qui l’a invité à programmer son dernier film dans la rétrospective ’Tel-Aviv, le Paradoxe’ , organisée par ce cinéma parisien en novembre prochain.

à Mme. Laurence Briot & Mme. Chantal Gabriel
Direction du programme
Forum des images
2, rue du Cinéma. 75045 Paris Cedex 01. France

London Octobre 6th 2009

Chère Laurence Briot et Chantal Gabriel

Je vous écris suite à la demande que vous avez adressé à mes producteurs, Mme Trabelsi et M. Eskenazi, de programmer mon dernier film « Jaffa, La mécanique de l’orange » dans la rétrospective ’Tel-Aviv, le Paradoxe’ que vous organisez le mois prochain au Forum des Images, dans le cadre de la célébration du centenaire de la ville de Tel-Aviv.

Je tiens d’abord à vous remercier pour votre offre de participer à cet événement et je vous demande d’excuser mon retard à répondre à vos chaleureuses sollicitations. Je suis sincèrement honoré que vous ayez envisagé de programmer mon film « Jaffa, La mécanique de l’orange » pour clôturer votre rétrospective. Toutefois, après mûre réflexion, j’ai décidé de décliner votre invitation. Les raisons de cette décision sont complexes et de nature politique, c’est pourquoi je voudrais, si vous le voulez bien, vous les expliquer dans le détail.

Comme vous le savez probablement, l’ensemble de mon travail cinématographique, qui compte plus de quinze films, a principalement pour objets la société israélienne et le conflit israélo-palestinien. En m’opposant à la politique israélienne à l’égard du peuple palestinien, je me suis toujours efforcé d’agir indépendamment pour qu’il n’y ait aucune ambiguïté sur le fait que je ne représente pas la « démocratie (juive) israélienne « . C’est pourquoi, depuis le tout début de ma carrière cinématographique, il y a plus de 20 ans, je n’ai jamais bénéficié d’aucune aide ou d’aucun support d’une quelconque institution officielle israélienne.

J’ai toujours agi de manière à éviter que mon travail puisse être instrumentalisé et revendiqué comme une preuve de l’attitude libérale d’Israël ; une liberté d’expression et une tolérance qui ne sont accordées par l’autorité israélienne qu’à l’égard, bien sûr, des critiques juives israéliennes.

La politique raciste et fasciste du gouvernement israélien et le silence complice de la plupart de ses milieux culturels pendant le récent carnage opéré à Gaza comme face à l’occupation continue et aux violations des droits humains et aux multiples discriminations à l’égard des Palestiniens sous occupation, ou ceux, citoyens palestiniens de l’Etat israélien –toutes ces raisons justifient que je maintienne une distance vis-à-vis de tout événement qui pourrait être interprété comme une célébration de la réussite culturelle en Israël ou un cautionnement de la normalité du mode de vie israélien. Puisque votre rétrospective fait partie de la campagne internationale de célébration du centenaire de Tel-Aviv et qu’elle bénéficie, à ce titre, du soutien du gouvernement israélien, je ne peux que décliner votre invitation.

Par ailleurs, considérant les attaques blessantes, humiliantes et continues dont mon travail fait l’objet, tant en France qu’en Israël, et les très rares confrères israéliens qui se sont exprimés pour me défendre et manifester leur solidarité sincère (je ne tiens pas compte des déclarations de principe en faveur du privilège hégémonique de la « liberté d’expression »), il ne m’est pas possible de me sentir solidaire d’un tel groupe.

Je ne peux être associé à une rétrospective qui célèbre des artistes et cinéastes jouissant d’une position de privilège absolu et d’une totale immunité, mais qui ont choisi de se taire quand des crimes de guerre étaient commis au Liban ou à Gaza et qui continuent d’éviter de s’exprimer clairement au sujet de la brutale répression des populations palestiniennes, du blocus de trois ans et de l’enfermement de plus d’un million de personnes dans la Bande de Gaza.

Je tiens à me démarquer de ceux de mes collègues qui utilisent de façon opportuniste, voire cynique, le conflit et l’occupation comme décor de leurs travaux cinématographiques, et comme représentation néo-exotique de notre pays – pratiques qui peuvent expliquer leur succès en Occident, et particulièrement en France – et je refuse d’être associé à eux dans le cadre de votre manifestation.

Même si votre invitation avait suscité chez moi une seconde d’hésitation, celle-ci aurait été balayée à la lecture, il y a une quinzaine de jours, d’un article signé d’Ariel Schweitzer, l’organisateur de votre rétrospective, et publié dans Le Monde. Dans cet article qui s’opposait au boycott culturel de l’establishment israélien, il déclare : “Des mauvaises langues diront que cette politique cultuelle sert d’alibi, visant à donner du pays l’image d’une démocratie éclairée, une posture qui masque sa véritable attitude répressive à l’égard des Palestiniens. Admettons. Mais je préfère franchement cette politique culturelle à la situation existante dans bien des pays de la région où l’on ne peut point faire des films politiques et sûrement pas avec l’aide de l’Etat.”

Sur ce point, il me faut remercier votre organisateur M. Schweitzer pour sa naïve sincérité et pour ses arguments sectaires qui m’ont permis d’articuler les raisons pour lesquelles je préfère garder mes distances vis-à-vis de votre rétrospective et d’autres événements semblables. Car comme le confirme M. Schweitzer ils sont, en effet, une célébration de la politique culturelle israélienne et une défense de l’idéologie du ‘moindre mal’. Tant mon histoire et ma tradition juives que mes convictions et mon éthique personnelles m’obligent, dans les circonstances politiques actuelles – alors que les autorités des démocraties occidentales et leurs intelligentsias ont fait le choix de rester aux côtés de la politique criminelle israélienne – à m’opposer publiquement par cet acte ferme et non-violent à l’actuel régime d’apartheid qui existe aujourd’hui, en Israël. Je terminerai en reprenant les termes de mon collègue et ami le célèbre réalisateur palestinien Michel Khleifi qui ne cesse de nous rappeler que le défi auquel nous devons faire face, en tant qu’artistes et intellectuels, est de poursuivre nos travaux non pas GRACE À la démocratie israélienne, mais MALGRÉ elle.

C’est pourquoi, toujours de manière non-violente, je continuerai à m’opposer, et à inciter mes pairs à faire de même, contre le régime israélien d’apartheid et contre le « traitement spécial » réservé dans les démocraties occidentales à la culture israélienne officielle d’opposition.

Souhaitant que vous accepterez et comprendrez ma position, et espérant avoir l’opportunité de montrer mon travail dans d’autres circonstances.

Croyez en ma gratitude et mon respect,

Eyal Sivan, Filmmaker
Research Professor in Media Production
School of Humanities and Social Sciences
University of East London (UEL) – United-Kingdom

> Source : CAPJPO-Europalestine haut


Grande Bretagne – 20-04-2006



Roger Waters refuse d’être une autre brique dans le mur israélien

Par PACBI, Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israël

Réitérant sa position sur l’occupation israélienne et exprimant son soutien au peuple palestinien dans « sa lutte pour la liberté », la rockstar internationalement connue Roger Waters a annoncé qu’il déplace son concert prévu à Tel Aviv, à un moment où Israël amplifie la répression et l’apartheid pour déposséder les Palestiniens de leur terre, les ghettoïser et procéder, à la fin, à un véritable nettoyage ethnique.

L’ancien membre des Pink Floyd et auteur du morceau intemporel « Une autre brique dans le mur », a annulé son concert de Tel Aviv. Il tient compte ainsi d’un appel de nombreuses associations culturelles palestiniennes et de ses fans à travers le monde qui craignent qu’une telle prestation, assurée par un artiste respecté et progressiste comme Waters, ne légitime le mur colonial israélien, condamné comme illégal par la Cour Internationale de Justice de La Haye en juillet 2004.

En soutien à la lettre adressée à Waters par les Palestiniens, un groupe de refuzniks israéliens (objecteurs de conscience) lui demande soit d’annuler sa prestation à Tel Aviv, soit de la dédier explicitement à la lutte contre l’occupation militaire israélienne. Waters a constamment condamné le mur israélien, qu’il accuse d’infliger pauvreté et ravages aux Palestiniens des Territoires Occupés.

Dans le communiqué de presse où il annonce l’annulation de son concert, Waters écrit : « La souffrance endurée par le peuple palestinien depuis quarante ans d’occupation israélienne est inimaginable pour nous qui vivons à l’ouest et je soutiens leur lutte de libération. J’ai fait changer le lieu du concert, qui aura lieu à Wahat al Salam / Neve Shalom en signe de solidarité avec les voix de la raison, Palestiniennes ou Israéliennes, qui cherchent une voie non-violente pour une paix juste. »

En annulant le concert de Tel Aviv, Roger Waters confirme son engagement pour la liberté, l’égalité et la paix basées sur la justice. Il nous prouve que sa « boussole » morale est non seulement vivante, mais qu’elle indique également la bonne direction. Apprenant cette nouvelle, la société civile palestinienne a chaudement salué Roger Waters pour son courage et sa contribution à la chute de tous les murs de l’oppression et de l’assujettissement, le mur israélien de la honte inclus.

BOYCOTTONS ISRAEL !

Source : http://www.pacbi.org
Traduction : MR pour ISM – source : http://www.ism-suisse.org/news/article.php?id=4655&type=analyse&lesujet=Boycott


Le boycott ne censure pas, il révèle

Juin 2010, par F. (CCIPPP)

Commençons par resituer le boycott dans son contexte. Israël est un Etat qui viole les droits humains les plus élémentaires, comme beaucoup d’autres Etats certes à travers le monde. Mais Israël a quelque chose en plus, que les « dictatures » du monde n’ont pas. Il a l’image de la démocratie, d’un pays normal qui malheureusement dérape à cause d’une extrême-droite trop virulente. Israël jouit d’une impunité que n’a aucun autre pays : la récente attaque contre la flottille a été certes critiquée, mais la majeure partie des pays occidentaux n’ont pas fait suivre leur critique de sanctions. Or le boycott est un outil politique qui vise à remédier à cette situation. Loin de vouloir censurer, nous voulons révéler, faire éclater à la face du monde la politique d’oppression et de spoliation, le manquement aux droits humains, qu’Israël masque encore derrière l’image de la démocratie. Le boycott ne censure pas, il fait entendre les voix qu’Israël fait taire : nous voulons montrer que l’image de la démocratie ne couvre ni les pleurs ni les cris de douleur. Le boycott culturel ne consiste pas à escamoter un film ou un livre en cachette, pour que personne n’en parle : le refus de programmer tel film, de vendre tel livre ou de recevoir tel chercheur n’a de sens que s’il est argumenté, s’il rend visible une prise de position politique. C’est exactement ce qu’a fait toute l’équipe des cinémas Utopia dans un travail politique intelligent.

Le boycott ne vise donc pas tel ou tel artiste israélien : il ne s’agit pas de s’en prendre à des individus. Il vise l’Etat d’Israël. On peut expliquer que l’Israeli Film Fund promeut la production de voix alternatives, ce n’en est pas moins un organe étatique. Par conséquent, il est logique qu’un mouvement de boycott visant la politique d’un Etat (et non pas de tel ou tel gouvernement) cible cet organisme. L’argent de l’Etat israélien, qui permet à la créativité israélienne (et éventuellement à la pensée critique israélienne) de s’épanouir, n’est pas un argent innocent : il est entaché par l’occupation, par le blocus, par la discrimination sourde, par les expulsions et les destructions de maisons, par le refus d’appliquer le droit international. L’Etat israélien s’est construit sur des crimes et continue à vivre sur des crimes.

Le boycott vise à rendre ces crimes visibles aux yeux du monde : Israël n’est pas un Etat normal, et il nous paraît nécessaire de souligner que des institutions d’apparence anodine ont partie liée avec une politique d’oppression systématique. La violence de l’Etat d’Israël n’est pas une dérive fanatique d’extrême droite, c’est l’extrême droite fanatique qui dérive d’une violence systématique de l’Etat d’Israël. L’Etat d’Israël s’est construit dans une logique coloniale où une population dominante s’est constituée en s’opposant à une population autochtone dominée. Les structures politiques et sociales d’Israël reposent aujourd’hui encore sur ce paradigme. Israël se construit encore sur l’exclusion des Palestiniens. Ils sont enfermés à Gaza ou derrière le mur de séparation en Cisjordanie, expulsés progressivement de Jérusalem, relégués à des positions subalternes dans la société israélienne. Les Palestiniens sont niés, considérés comme un obstacle, un problème à traiter.

A l’ombre de l’Etat d’Israël, toutes les voix ne considèrent pas le problème de la même manière. Certaines en appellent à une expulsion radicale du problème ; d’autres au compromis, à un traitement plus apaisé du problème. Mais les voix israéliennes qui veulent considérer les Palestiniens non plus comme un problème, comme un caillou dans la chaussure, mais comme des partenaires pour construire un vivre-ensemble ne peuvent pas s’exprimer dans le cadre de l’Etat d’Israël. Elles doivent se faire dissidentes. Dans le cadre de l’Etat d’Israël, les Palestiniens ne peuvent pas être considérés comme des égaux. Le boycott vise à dénoncer cette violence structurelle de l’Etat d’Israël qui relègue les Palestiniens et perpétue la domination politique. L’appel palestinien a été rejoint par des Israéliens qui ne se reconnaissent pas dans leur Etat et qui ne voient pas les Palestiniens comme un problème, mais comme des égaux en humanité.

Bien sûr, le boycott ne se justifierait pas aussi aisément si nos gouvernements européens et américains s’attachaient à faire respecter le droit international en faisant adopter des sanctions à l’encontre d’Israël au lieu de rehausser des accords de coopération pour l’UE, ou d’accepter Israël au sein de l’OCDE. Le boycott est aussi et surtout une action des citoyens pour interpeler leurs gouvernements démocratiquement élus pour qu’ils portent les valeurs de justice et de dignité qu’ils sont censés défendre. Nous continuerons donc nos opérations de boycott, pour dénoncer le caractère colonial et la violence institutionnalisée de l’Etat d’Israël, pour faire entendre et non pour faire taire.

http://www.protection-palestine.org/spip.php?article9043

Appel au boycott académique et culturel d’Israël

6 juillet 2004, version corrigée du 28 janvier 2006
http://pacbi.org/etemplate.php?id=869

Attendu que l’oppression coloniale israélienne du peuple palestinien,
basée sur l’idéologie sioniste, comprend :


Le déni de sa responsabilité dans la Nakba – en particulier
dans les vagues de nettoyage ethnique et de dépossession qui ont
créé le problème des réfugiés palestiniens – et par conséquent le
refus d’accepter les droits inaliénables des réfugiés et déplacés, droits
stipulés par et protégés par le droit international ;


L’occupation militaire et la colonisation de la Cisjordanie
(incluant Jérusalem Est) et de Gaza depuis 1967, en violation du droit
international et des résolutions de l’ONU ;


Le système bien établi de discrimination raciale et de
ségrégation contre les citoyens palestiniens d’Israël, qui ressemble au
système d’apartheid défunt d’Afrique du Sud ;

Puisque les institutions académiques israéliennes (essentiellement
contrôlées par l’État) et la vaste majorité des intellectuels et
universitaires Israéliens ont, soit contribué directement au maintien, à la
défense ou à la justification des formes d’oppression susmentionnées,
soit ont été complices par leur silence,

Etant donné que toutes les formes d’intervention internationales
ont jusqu’à présent échoué à forcer Israël à se conformer au droit
international ou à mettre fin à sa répression des Palestiniens, ce qui
s’est manifesté de multiples façons, dont des sièges, des tueries
indiscriminées, des destructions gratuites et le mur colonial raciste,

Au vu du fait que les personnes de conscience dans la communauté
internationale des spécialistes et intellectuels ont porté historiquement
la charge morale de combattre l’injustice, comme leur lutte pour abolir
l’Apartheid en Afrique du Sud par différentes sortes de boycott en a

donné l’exemple,

Reconnaissant que le mouvement montant du boycott international
contre Israël a exprimé la nécessité d’un cadre palestinien de référence
traçant le contour des principes directeurs,

Dans l’esprit de la solidarité internationale, de la cohérence morale et
de la résistance à la justice et à l’oppression,

Nous, universitaires et intellectuels palestiniens, appelons
nos collègues dans la communauté internationale à boycotter
complètement et en permanence toutes les institutions académiques
et culturelles israéliennes pour contribuer à la lutte pour terminer
l’occupation, la colonisation et le système d’apartheid israéliens, en
appliquant ce qui suit :

1. Retenez-vous de participer à toute sorte de coopération,
collaboration ou projet culturel conjoint, académique ou culturelle, avec
des institutions israéliennes ;

2. Faites-vous les porte-parole d’un boycott complet des institutions
israéliennes aux niveaux nationaux et internationaux, y compris de la
suspension de toute forme de financement et de subvention pour ces
institutions ;

3. Promouvez le désengagement dans Israël par les institutions
universitaires internationales ;

4. Travaillez vers la condamnation de la politique israélienne
en poussant à l’adoption de résolutions par les organisations et
associations académiques, professionnelles et culturelles ;

5. Soutenez directement les institutions académiques et culturelles
palestiniennes sans leur demander qu’être partenaires de contreparties
israéliennes soit une condition explicite ou implicite d’un tel soutien.

Soutenu par :

Fédération palestinienne des syndicats d’enseignants et employés
universitaires;