Lettre ouverte à la Direction de l’entreprise PUMA-France

Madame, Monsieur,

Nous avons lu dans une de vos publications Facebook* que vous déclariez n’avoir aucune relation commerciale avec des entreprises qui exploitent le travail forcé du peuple ouïghour.

A nouveau, nous prenons note de votre engagement quant au respect des droits humains dont vous faites un de vos objectifs de durabilité dans tous vos rapports.

Mais un véritable engagement de cette nature ne peut pas être à géométrie variable, destiné à la cause d’un peuple et ignorant délibérément les persécutions que subit un autre peuple.

C’est pourquoi nous revenons vers vous pour pointer une nouvelle fois vos contradictions.

Par son parrainage de l’Association Israélienne de Football (IFA), qui inclut des équipes implantées dans les colonies israéliennes illégales, implantées sur des terres volées au peuple palestinien, votre entreprise contribue directement au maintien du régime colonial et d’apartheid israélien. Nous vous rappelons que votre concessionnaire exclusif israélien, Delta, figure dans la base de données des Nations Unies listant des entreprises impliquées dans les colonies israéliennes.

Alors, pourquoi le peuple palestinien ne pourrait-il pas bénéficier de votre politique de « tolérance zéro » telle que vous la mettez en avant sur votre site ?

Nous vous demandons une nouvelle fois de ne pas vous rendre complice du régime colonial et d’apartheid israélien.

Tant que cette complicité persistera, les nombreux.breuses défenseur-e-s du droit international et des droits humains rassemblé-e-s dans une campagne internationale visant PUMA, dont vous avez largement entendu parler depuis deux ans, continueront à dénoncer vos manquements à ces droits

Dans l’attente d’une réponse à cette lettre, nous vous adressons nos sincères salutations

Juliette Simon

Pour la campagne BDS France

 

*

COMMUNIQUÉ – Dès l'instant où nous avons pris connaissance du rapport de l'Australian Strategic Policy Institute…

Publiée par PUMA sur Vendredi 2 octobre 2020




« So French So Food »: lettre de BDS France à Air France

Campagne BDS France c/o Solidarité Palestine

21 ter Rue voltaire 

75011 Paris

Madame Anne Rigail

Directrice générale d’Air France

et

Madame Anne-Marie COUDERC

Présidente du conseil d’administration d’Air France

45, rue de Paris

95747 Roissy CDG Cedex.

Madame,

Nous constatons une nouvelle fois le partenariat de la compagnie nationale Air France avec l’évènement « So French So Food », semaine de la gastronomie française en Israël, qui se tiendra à Tel Aviv du 9 au 13 février 2020.

Nous vous demandons de reconsidérer ce partenariat d’un évènement dont l’objectif est de se servir de la haute cuisine pour masquer les violations massives par Israël du droit international.

Au moment de la publication par le président des États-Unis d’un plan dit « de paix », qui est en réalité un plan d’annexion et de liquidation de la cause palestinienne, la seule réaction possible est de refuser la loi du plus fort, et de rejeter de façon claire et sans détour tout partenariat avec un évènement qui constitue en réalité un élément d’une opération de blanchiment des violations généralisées des droits fondamentaux des Palestiniens.

Israël est un État qui continue et continuera, avec l’aval du gouvernement américain, à tourner délibérément le dos au droit international, si nous-mêmes, nous nous taisons et pire, nous nous rendons complices des agissements de cet état pour masquer ses crimes.

En 2005, plus de 170 organisations de la société civile palestinienne ont appelé au boycott, désinvestissements et sanctions (BDS) contre Israël jusqu’à ce que celui-ci se conforme au droit international et mette fin à ses violations des droits humains.

Dans le cadre de cet appel, nous attendons d’une compagnie nationale qu’elle participe à la demande de respect du droit international et des droits humains qui est le meilleur moyen pour veiller à ce que les Palestiniens, selon l’expression même du militant anti-apartheid d’Afrique du Sud, qui soutient le BDS, l’archevêque Desmond Tutu, ne soient pas réduits à «ramasser des miettes de compassion jetées de la table de ceux qui se considèrent comme (leur) maître, », mais à ce qu’ils aient le « menu complet de leurs droits ».

Nous vous en prions, annulez votre partenariat avec l’évènement « So French So Food ».

Nous nous tenons à votre disposition pour toute précision complémentaire.

Dans l’attente d’une réponse à cette lettre, nous vous adressons, Madame, nos sincères salutations.

Juliette Simon

Pour la Campagne BDS France

Mail : campagnebdsfrance@yahoo.fr

Site : https://www.bdsfrance.org/




Cher I Hate Models, sil vous plaît : #BoycottDGTLTelAviv

 

Cher I Hate Models

Nous avons appris que vous deviez vous produire le 14 octobre prochain dans le festival DGTL de Tel Aviv. Vous avez d’ailleurs reçu à ce sujet un courrier adressé par des citoyens israéliens à tous les participants de ce festival.

Comme ces citoyens israéliens engagés aux côtés du peuple palestinien vous l’ont expliqué, ce festival se déroule dans le Parc Ganei Yehoshua situé au sommet des ruines d’un village palestinien nommé Jarisha et sur les terres du village de Sheikh Muwaneis . Selon De-Colonizer  (centre de recherche alternatif et novateur sur Israël/ Palestine- https://www.de-colonizer.org-), Jarisha est l’un des cinq villages palestiniens de cette zone  ayant subi un nettoyage ethnique en 1948. Ce lieu est régulièrement le théâtre des tentatives de blanchiment artistique de la politique d’apartheid de l’Etat d’Israël.

Vous êtes pour nous une des personnalités les plus mystérieuses de l’électro française, le porte-étendard d’une jeune scène qui fait un bel éloge à la transformation, en passant d’un style à l’autre avec une puissance et une efficacité prodigieuse. Nous connaissons votre méfiance envers les média, symbolisée par ce masque sur votre visage. Mais nous aimons penser que ce masque cache aussi une grande sensibilité.
Votre dernier album, L’Âge Des Métamorphoses, comporte des titres évocateurs d’un souci de justice et de respect : « The beginning of the end », « You are not alone », « Forgiveness », « Eternity is burning »…

L’appel que nous vous faisons aujourd’hui nous aussi et qui émane de la campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) a pour but de mettre au grand jour les violations constantes que subit la population palestinienne, et d’oeuvrer notamment à la promotion d’une parfaite égalité des droits entre Israélien-ne-s et Palestinien-ne-s.

Vous le savez, Israël bafoue depuis de nombreuses années et quotidiennement les droits fondamentaux d’une grande part de ses habitants, les Palestiniens, ainsi que le droit international.

Depuis quelques années, Israël s’enfonce dans une logique de guerre permanente, en ayant voté la loi de « l’État-Nation du peuple juif » qui confère un statut constitutionnel à son régime d’apartheid, avec le soutien de Donald Trump pour s’approprier Jérusalem-Est et bientôt le Golan et la Cisjordanie, en dépit du droit international.

Depuis plus d’un an, chaque vendredi, les tireurs d’élite israéliens prennent délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées. Plus de 300 personnes assassinées et des milliers de blessés…

La politique culturelle n’est pas en reste, avec la ministre Miri Regev qui met au pas les artistes « déloyaux » à l’égard d’Israël, comme le rappeur Tamer Nafar, la poétesse Dareen Tatour, le Théâtre al-Midan, le Festival palestinien de marionnettes, etc.

La campagne BDS non-violente, s’inspire de la campagne contre l’Apartheid en Afrique du Sud. Elle ne vise pas des personnes, mais un régime politique et ses institutions.

Alors ne prêtez pas votre image au service de la discrimination, de l’épuration ethnique et de l’occupation militaire.

Souvenez-vous des mots de Desmond Tutu : “rester neutre face à l’injustice, c’est choisir le camp de l’oppresseur”.

Cher I Hate Models, nous vous demandons simplement de ne pas jouer pour l’apartheid et ainsi, de refuser d’être mis au service d’une politique brutale qui viole le droit international, qui commet des crimes contre l’humanité, des crimes de guerre imprescriptibles.

Écoutez l’appel du peuple palestinien soutenu par un grand nombre de citoyens du monde entier et parmi eux des citoyens israéliens qui refusent les agissements de leur gouvernement.

En espérant une réponse favorable de votre part, nous restons à votre entière disposition pour toute information utile…

Bien à vous

  Juliette, militante de la solidarité avec La Palestine




Letter to Catherine Ringer: Please don’t sing for apartheid !

Paris, September 9, 2019

Dear Catherine Ringer,

You are scheduled to perform in concert on December 19th in Tel Aviv, a city built on the ruins of seven Palestinian villages; the recognized capital of Israel, symbol of its policy of apartheid, and the scene of its artistic whitewashing attempts to which we hereby call on you to refuse to contribute to.

You are an icon for us. We have always loved your hoarse voice, your freedom, your humor, your gravity tinged with derision. You have breathed new life into French music thanks to your openness to all influences.

Do you really plan on singing the greatest hits of Les Rita Mitsouko, the magical duo that you formed with Fred Chichin, in Tel Aviv? To end your tour there would be highly symbolic.

Today, we call on you to refuse to be used in the service of a policy of cultural whitewashing of Israeli apartheid.

Your beautiful song « Obstination » (Perseverance) seems to have been written for the Palestinian people. This song speaks of exile, asphyxiation, rage, courage, « stay or go, live or die » and ends with a magnificent hope:  » Stars bloom, the songs of hope … »

The perseverance of the seven million Palestinian refugees who will not be able to attend your concert because Israel refuses them the right to return to their country.

The perseverance of Gaza’s residents who have been blockaded by Israel for more than 12 years, lacking water, electricity and food, enduring an unprecedented humanitarian catastrophe.

The perseverance of Palestinians in the West Bank who are subjected to separation walls, checkpoints and daily humiliations, and whose access to water depends on the goodwill of Israel and who are subject to the presence of more than 600,000 settlers.

The perseverance of Palestinians from Jerusalem whose city has been illegally annexed by Israel since 1967, and whose homes are regularly seized and demolished.

And yet there is hope in your support of a campaign initiated by Palestinian civil society and supported by the most progressive elements of Israeli society.

This non-violent BDS campaign (boycott, divestment, sanctions) initiated in 2005, is inspired by the campaign against apartheid in South Africa. It does not target individuals, but a political regime and its institutions.

The call for boycott by the BDS campaign is intended to expose the ongoing violations suffered by the Palestinian people, and struggle for the equal rights of Israelis and Palestinians.

As you know, Israel has been flouting the human rights of many of its inhabitants, the Palestinians, and international law for many years.

In recent years, Israel has entered a logic of permanent war. Having passed the « Nation-State of the Jewish people » law which confers constitutional status on its apartheid regime, Israel has now set about to annex East Jerusalem with the support of Donald Trump, and soon the Golan Heights and the West Bank, despite international law.

For more than a year, every Friday, Israeli snipers have deliberately targeted unarmed Palestinian protesters in the besieged Gaza Strip, including doctors, journalists, children, and people with disabilities.

Israel’s cultural policy is no exception to this phenomenon. Indeed, the Minister of Culture Miri Regev routinely brings artists « disloyal » to Israel into line, like the rapper Tamer Nafar, the poet Dareen Tatour, the Theatreal-Midan, the Palestinian Puppet Festival and others.

Is this not the worst time to play in Israel, when you would be legitimizing by your presence, an extreme right-wing regime?

We have no doubt that you would refuse to perform, for example, in a municipality run by a fascist party. It therefore makes sense to apply this same logic and ethic to questioning your decision to hold this concert in Israel.

We understand your concern for objectivity and parity, but as an ambassador for French culture, please do not lend your image in the service of discrimination, ethnic cleansing and military occupation.

Remember the words of Desmond Tutu: « to remain neutral in the face of injustice is to choose the side of the oppressor. »

Dear Catherine, we simply ask you not to sing for apartheid!

We would like to discuss this further with you, perhaps before or after one of your concerts when your tour goes through our cities in September, October or November.

In the meantime, we would like to send you a book written by Eyal Sivan and Armelle Laborie entitled « A legitimate boycott », which will provide you with valuable information on the legitimacy of the cultural boycott.

While we wait for a favorable response from you, we are happy to share any additional useful information.

Sincerely,

Yves (Clermont-Ferrand, September 24), Dror (Paris, September 27-29), Juliette (Marseille, October 10), Elise (Rennes, November 7), André (Cenon, November 8), Perrine (Strasbourg, November 12), Olivier (Grenoble, November 13)

For the BDS France Campaign




Lettre à Catherine Ringer : S’il vous plaît, ne chantez pas pour l’apartheid !

Solidarité Palestine
21 ter rue Voltaire
75011 Paris
campagnebdsfrance@yahoo.fr

à Catherine Ringer Because Music
173 rue du Faubourg Poissonnière
75009 Paris

Paris, le 9 septembre 2019

Chère Catherine Ringer,

On annonce votre concert le 19 décembre prochain à Tel Aviv, ville construite sur les ruines de sept villages palestiniens, capitale reconnue d’Israël, symbole de sa politique d’apartheid, et théâtre de ses tentatives de blanchiment artistique auxquels nous vous demandons par ce courrier de refuser de contribuer.

Vous êtes pour nous une icône: nous avons toujours aimé votre voix rauque, votre liberté, votre humour, votre gravité teintée de dérision…Vous avez fait souffler un vent nouveau sur la musique française grâce à votre ouverture à toutes les influences.

Prévoyez-vous de chanter à Tel Aviv les plus grands titres du duo magique que vous formiez avec Fred Chichin, les Rita Mitsouko?

Ce serait la clôture de votre tournée, tout un symbole…

Aujourd’hui, nous vous invitons à refuser d’être mise au service d’une politique de blanchiment culturel de l’apartheid israélien.

Votre magnifique chanson «Obstination», semble avoir été écrite pour le peuple palestinien. Cette chanson parle de l’exil, de l’asphyxie, de la rage, du courage, «rester ou partir, vivre ou mourir»…Elle se termine par une magnifique espérance: «Fleurissent les étoiles, les chants de l’espérance»…

Obstination des sept millions de réfugiés palestiniens qui ne pourront pas à assister à votre concert parce qu’Israël leur refuse le droit au retour dans leur pays…

Obstination des habitants de Gaza à qui Israël impose un blocus depuis plus de 12 ans, qui manquent d’eau, d’électricité, de nourriture et subissent une catastrophe humanitaire sans précédent.

Obstination des Palestiniens de Cisjordanie qui subissent mur de séparation, check-point et humiliations quotidiennes, dont l’accès à l’eau est soumis au bon vouloir d’Israël et qui subissent la présence de plus de 600000 colons.

Obstination des Palestiniens de Jérusalem dont la ville est illégalement annexée par Israël depuis1967, dont les maisons sont quotidiennement saisies et démolies.

Mais espérance de votre soutien à une campagne initiée par la société civile palestinienne, soutenue par la frange la plus progressiste des citoyens israéliens, mise en place en 2005.

Cette campagne BDS (boycott, désinvestissement, sanctions), non-violente, s’inspire de la campagne contre l’Apartheid en Afrique du Sud. Elle ne vise pas des personnes, mais un régime politique et ses institutions.

L’appel au boycott de la campagne BDS a pour but de mettre au grand jour les violations constantes que subit la population palestinienne, et d’œuvrer notamment à la promotion d’une parfaite égalité des droits entre Israélien-ne-s et Palestinien-ne-s.

Vous le savez, Israël bafoue depuis de nombreuses années et quotidiennement les droits fondamentaux d’une grande part de ses habitants, les Palestiniens, ainsi que le droit international.

Depuis quelques années, Israël s’enfonce dans une logique de guerre permanente, en ayant voté la loi de «l’État-Nation du peuple juif» qui confère un statut constitutionnel à son régime d’apartheid, avec le soutien de Donald Trump pour s’approprier Jérusalem-Est et bientôt le Golan et la Cisjordanie, en dépit du droit international.

Depuis plus d’un an, chaque vendredi, les tireurs d’élite israéliens prennent délibérément pour cibles des manifestants palestiniens non armés dans la bande de Gaza assiégée, notamment des médecins, des journalistes, des enfants, et des personnes handicapées.

La politique culturelle n’est pas en reste, avec la ministre Miri Regev qui met au pas les artistes «déloyaux » à l’égard d’Israël, comme le rappeur Tamer Nafar, la poétesse Dareen Tatour, le Théâtreal-Midan, le Festival palestinien de marionnettes, etc.

 N’est-ce pas le pire moment pour y aller et légitimer par votre présence, même à votre corps défendant, cette dérive d’un régime que l’on peut qualifier de droite extrême?

Aucun doute pour nous que vous refuseriez de vous produire par exemple dans une municipalité gérée par un parti fascisant. Il s’agirait donc tout simplement d’appliquer cette éthique et de remettre en question la tenue de ce concert.

Nous devinons bien évidemment votre souci d’objectivité et d’équilibre, mais ambassadrice de la culture française, ne prêtez pas votre image au service de la discrimination, de l’épuration ethnique et de l’occupation militaire.

Souvenez-vous des mots de Desmond Tutu: “rester neutre face à l’injustice, c’est choisir le camp de l’oppresseur”.

Chère Catherine, nous vous demandons simplement de ne pas chanter pour l’apartheid !

Nous aimerions venir en parler avec vous, par exemple avant ou après l’un de vos concerts lorsque votre tournée passera par nos villes, en septembre, octobre ou novembre.

En attendant, nous nous permettons de vous faire parvenir un livre écrit par Eyal Sivan et Armelle Laborie, intitulé «Un boycott légitime», qui vous apportera de précieuses informations sur la légitimité du boycott culturel.

En espérant une réponse favorable de votre part, nous restons à votre entière disposition pour toute information utile…

 

Sincèrement,

Yves (Clermont-Ferrand, 24 septembre), Dror (Paris, 27-29 septembre), Juliette (Marseille, 10 octobre), Elise (Rennes, 7 novembre), André (Cenon, 8 novembre), Perrine(Strasbourg, 12 novembre), Olivier (Grenoble, 13 novembre)…

Pour la campagne BDS France




Courrier de la campagne BDS France adressé à chacune, chacun des 18 candidats français sélectionnés pour le concours « Destination Eurovision 2019 » accueilli à Tel Aviv en Mai

 

Bonjour,

Vous avez l’intention de représenter la France avec vos chansons au prochain concours européen qu’est l’Eurovision, annoncée cette année en Israël.

Nous souhaitons par ce courrier vous informer afin que vous connaissiez mieux le pays dans lequel vous rêvez sans doute de chanter pour La France en participant à la finale de L’Eurovision, et nous espérons vous convaincre de renoncer à vous produire au service du régime d’apartheid qu’impose l’État d’Israël.

Cet État occupe depuis 1948 un autre pays La Palestine après en avoir chassé une grande partie de ses habitants qui sont depuis 70 ans des réfugiés ailleurs dans le monde.
Il colonise et intensifie la colonisation dans le petit territoire appelé la Cisjordanie.
Il pratique une politique d’apartheid à l’encontre des citoyens palestiniens, qu’ils soient d’Israël ou de Cisjordanie, notamment avec la dernière loi votée récemment au parlement Israélien nommée « Loi de l’état nation du peuple juif ».
Il impose un blocus inhumain à la population de Gaza depuis 2007, y massacre depuis le 30 mars 2018 des manifestants non violents participant à des marches pour le droit au retour et y mutile à vie des jeunes avec des tirs à balles réelles.

Les valeurs premières de l’Eurovision, que vous partagez sans doute, sont la diversité, l’ouverture de ce concours musical à toutes et tous et c’est bien l’inverse des valeurs prônées et mises en œuvre par l’État d’Israël qui ne respecte, et ce depuis longtemps, aucune des conventions internationales.

Même si pour vous la participation à l’Eurovision est le fruit d’un important travail et engagement, sans doute très stimulant, pouvez-vous accepter de participer à cette opération de « blanchiment » d’un État, Israël, qui avec l’accueil de ce concours souhaite faire oublier ses pratiques et sa politique inhumaine à l’égard d’une population, les Palestiniens ?

Vous allez participer en Janvier 2019 à trois émissions de sélection retransmises par la télévision, vous pouvez encore refuser de participer à cette mascarade, vous ne serez pas les seuls à le faire, dans toute l’Europe et au niveau international de nombreux artistes refusent maintenant de se produire en Israël dont Lorde, Lauryn Hill, Shakira, Vanessa Paradis, Titi Robin, Annie Lennox, Cat Power, Cassandra Wilson, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Thurston Moore, Gilberto Gil, Chuck D., Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Jean-Luc Godard, Dominique Grange, Tardi, HK, Portishead, The Young Fathers ou Massive Attack !
Beaucoup appellent le monde entier à participer à ce mouvement de boycott pour dénoncer l’état d’Israël.

Dans les années 1970 et 1980, de nombreux artistes ont boycotté un autre État qui avait légalisé la discrimination : l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Notre courrier répond à l’appel des Palestiniens pour le boycott universitaire et culturel d’Israël.En effet une grande campagne se déroule dans toute l’Europe contre la tenue de l’Eurovision à Tel Aviv.

Plus de 140 artistes ont appelé au boycott de l’Eurovision si elle a lieu en Israël.

Nous espérons que vous nous aurez lu-e-s et nous sommes disponibles pour vous expliquer mieux cette campagne si vous le souhaitez.

Pouvez-vous chanter n’importe où ? Dans n’importe quelles conditions ?
Continuez à chanter librement et pour le respect et la liberté des peuples !
Nous sommes à votre disposition pour échanger davantage avec vous sur ce sujet.

Dans l’attente d’une réponse, nous vous adressons nos sincères salutations

La Campagne BDS France




Lettre ouverte de la Campagne BDS France à France Télévisions

 

        Lettre ouverte de la Campagne BDS France à

Mme la présidente directrice générale de France Télévisions Delphine Ernotte

Aux 14 membres du conseil d’administration de France Télévisions dont les membres du C.S.A

Aux cinq personnalités indépendantes du comité d’éthique de France Télévisions

 

 

France Télévisions se réclame d’une « Charte d’éthique » quant à ses « Engagements éthiques et déontologiques en matière de contenu des produits diffusés », visant entre autres à « contribuer au respect des droits de la personne, notamment de sa dignité, et la lutte contre les discriminations » et à la « promotion du vivre ensemble » (décembre 2017, pp. 22-23).

France Télévisions est par ailleurs membre de l’Union Européenne des radios télévisions publiques (U.E.R.) qui vient d’accepter en septembre l’organisation de l’Eurovision à Tel Aviv du 14 au 18 Mai 2019. L’U.E.R a demandé pour cet accueil à Israël des garanties « en matière de sécurité, d’accès pour tous, de liberté d’expression et du respect du caractère apolitique de ce concours » et a rappelé les valeurs du concours que sont la diversité et l’ouverture à tous.

 Cette situation nous conduit, ainsi que de nombreux artistes et acteurs culturels en France et dans le monde entier, à soulever plusieurs questions :

– Comment est-il possible de parler d’un concours apolitique quand celui-ci sera accueilli dans un pays qui pratique l’apartheid à l’égard des Palestiniens (colonisation, occupation illégale, violation permanente de leurs droits humains) et cherche à se servir de l’Eurovision pour redorer son image ?

– Comment parler d’une garantie de la liberté d’expression et d’ouverture à tous dans un pays qui vient de voter la « loi de l’État nation du peuple juif » qui confère un mandat constitutionnel de discrimination raciale contre les Palestiniens ?

– Comment évoquer l’accès à tous et la diversité alors que de nombreux participant(e)s et spectateurs/trices seront très probablement victimes d’un refoulement vu les difficultés permanentes d’entrer en Israël ?

Nous pensons que France Télévisions et l’U.E.R, en retransmettant sur leurs chaînes de télévision le concours de l’Eurovision accueilli à Tel Aviv, se rendraient complices des violations des droits humains des Palestiniens en fermant les yeux sur le contexte des massacres perpétrés récemment encore et encore par les forces israéliennes dans la bande de Gaza assiégée.

C’est pourquoi nous invitons France 2 et ITV Studios France à respecter la charte éthique de France Télévisions et à ne pas « reconduire leur engagement à retransmettre en direct la sélection nationale Destination Eurovision qui désignera la/le ou les représentant(e)s de la France au 64ème concours de L’Eurovision » si celui-ci est organisé à Tel Aviv, capitale de l’apartheid israélien.

140 artistes appellent au boycott de l’Eurovision si le concours a lieu en Israël. Une pétition de même contenu a recueilli plus de 20 000 signataires.

Nous souhaitons vivement :

Que vous refusiez de blanchir le régime israélien avec  la retransmission de l’Eurovision 2019.

Que vous vous détourniez de l’Eurovision 2019  accueillie à Tel Aviv.

Alors nous serons fier(e)s de notre radiotélévision publique !

 

Dans l’attente d’une réponse nous vous adressons nos sincères salutations

 

La Campagne BDS France

 




Lettre ouverte à la médiatrice de Radio France concernant un reportage sur les avocats d’Israël

Madame la Médiatrice,

J’ai écouté aujourd’hui le 22 novembre ce reportage de France info, titré ainsi sur le site web de cette radio :
« En Israël, l’avocat s’exporte de plus en plus. Les Français, notamment, consomment beaucoup d’avocats. Notre pays est le premier débouché d’Israël, malgré une forte concurrence mondiale »

Je suis scandalisé par plusieurs aspects de ce reportage et vous prie, s’il vous plait, de bien vouloir répondre à mes questions à ce sujet.
Il est fait état dans le reportage du fait que ces avocats proviennent notamment de la Vallée du Jourdain en Cisjordanie.
Or la Vallée du Jourdain en Cisjordanie fait partie des colonies illégales israéliennes et les dispositions européennes ne permettent pas de vendre les avocats produits dans cette région comme s’ils venaient d’Israël – et en cachant donc leur origine réelle.

En n’évoquant pas cela, votre journaliste Etienne Monin conforte les prétentions des lobbys qui légitiment la politique coloniale israélienne.
D’ailleurs le reportage fait ouvertement l’éloge de l’exportation des avocats « israéliens », donnant la parole à un membre d’un kibboutz qui vante les qualités prétendument exceptionnelles de ces avocats ; puis le reportage précise que « les meilleurs fruits partent à l’exportation ».

Est-ce que cela ne s’apparente pas à un reportage de propagande pour Israël ?
Est-ce « hors-sujet » que de vous rappeler que par une loi fondamentale du 19 juillet dernier à valeur constitutionnelle cet Etat a officialisé son régime d’apartheid, basé sur l’exclusion du peuple autochtone palestinien ? Faut-il vous rappeler la situation tragique du peuple palestinien, qu’il vive en Cisjordanie dans la région des plantations de dattiers, ou ailleurs ?

Franchement, s’il vous plait, répondez-moi à cette question : est-ce que vous n’avez pas peur que le rappel de ces quelques vérités vous aurait attiré les foudres des supporteurs inconditionnels du régime israélien ? Supporteurs, tels le CRIF, qui vous auraient à coup sûr accusés d’attiser l’antisémitisme, alors que ce sont eux-mêmes qui l’attisent en faisant passer l’ensemble de la population juive, dont je fais d’ailleurs partie, pour des défenseurs d’une politique coloniale, d’apartheid et d’épuration ethnique.

Les radios publiques sont astreintes à une certaine objectivité.
Je suis prêt à rencontrer Etienne Monin et/ou vous-mêmes pour de plus amples explications, et dans l’attente d’une réponse précise je vous prie d’agréer, Madame la Médiatrice, mes sincères salutations,

Jean-Guy Greilsamer,
membre de la Campagne BDS France et de l’Union Juive Française pour la Paix (UJFP)




Magic System s’il vous plaît, ne chantez pas pour l’apartheid israélien

Chers A’salfo, Goudé, Manadja et Tino

Selon nos informations, vous êtes invités à vous produire à la fin du mois de septembre à Ashdod en Israël, lors des Francofolies.

Dans le cadre de la Campagne BDS Boycott-  Désinvestissement- Sanctions, nous nous joignons à la société civile palestinienne  pour vous demander de ne pas participer à ce festival.

Depuis 2006, le gouvernement israélien instrumentalise les prestations artistiques à des fins de propagandes à travers un programme appelé Brand Israël.

 Dans le cadre de la Saison croisée France-Israël,  ce festival participe d’une nouvelle opération  destinée à redorer l’image de ce pays sur la scène internationale. Rejoindre ce festival, c’est envoyer un message que ce que fait Israël est acceptable, c’est cautionner le blanchiment des crimes et des violations des Droits de l’Homme, tels les massacres commis à Gaza depuis ces douze années de blocus inhumain.

Chaque jour les colonies illégales israéliennes se répandent en Cisjordanie et volent toujours plus de terres aux Palestiniens. Entre mars et mai de cette année, les snipers de l’armée israélienne ont tué 140 manifestants pacifiques à Gaza. Gaza est bombardé presque chaque jour.

Au début du mois d’août, des missiles israéliens ont complètement détruit le centre culturel Al Mishal.

« C’est une guerre contre tout ce qui fait l’identité palestinienne: la musique, la culture ou même la danse », dit Nidal Eissa, le directeur adjoint du centre.

À chaque fois que l’occasion lui en est donnée, Israël s’efforce d’effacer la culture palestinienne.

Enfin, comble de l’immoralité, le parlement israélien vient de voter une loi décrétant l’État-nation du peuple juif. Israël a toujours pratiqué la discrimination envers les Palestiniens, mais cette loi entérine la domination d’une population sur une autre. De par la loi, seuls les Israéliens juifs ont droit à l’autodétermination; les Palestiniens, eux, en sont dépossédés et leurs droits élémentaires sont niés.

Et que dire des Juifs originaires d’Afrique, qui n’ont pas la « bonne couleur de peau » et qui subissent au quotidien un flagrant mépris, en n’étant pas admis dans les institutions et en étant frappés plus fort que les autres citoyens israéliens par la pauvreté et le chômage ?

Dans les années 1970 et 1980, de nombreux artistes ont boycotté un autre État qui avait légalisé la discrimination : l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Actuellement, de nombreux artistes dans le monde protestent contre la tenue de l’Eurovision en Israël et des milliers d’autres ont décidé de ne pas se produire en Israël, dont Lorde, Lauryn Hill, Shakira, Vanessa Paradis, Lhasa, Annie Lennox, Cat Power, Cassandra Wilson, Natacha Atlas, Aziza Brahim, Roger Waters, Elvis Costello, Brian Eno, Thurston Moore, Gilberto Gil, Chuck D., Gil Scott-Heron, Jason Moran, Richard Bona, Eddie Palmieri, Salif Keita, Jello Biafra, Jean-Luc Godard, Tardi, Portishead, The Young Fathers ou Massive Attack!

Lorsqu’elle a été invitée au festival de cinéma d’Israël, la cinéaste indienne Mira Naïr a déclaré : « J’irai en Israël quand l’occupation sera terminée. J’irai en Israël quand l’État ne privilégiera pas une religion par rapport à une autre. J’irai en Israël quand il n’y aura plus d’apartheid ».

 Très récemment, de nombreux artistes internationaux, dont Lana Del Rey, ont annulé leur participation au Méteor Festival qui aura lieu dans quelques jours à Tel Aviv.

Rejoignez cette initiative pour la justice, entendez l’appel des Palestiniens qui vous demandent de ne pas faire partie de ceux qui cautionnent leur oppression !

Vous-mêmes, dans votre chanson « L’eau va manquer », vous prônez l’entraide et la liberté :

« il faut nous rassembler il faut s’entraider
chacun doit changer chacun peut changer
il faut se libérer nous réinventer car même l’eau va manquer »

Mais vous savez que l’eau manque déjà à Gaza puisque, en raison du blocus israélien, 95% de l’eau qui coule dans ce territoire est impropre à la consommation. Vous savez aussi que les colonies israéliennes volent aux Palestiniens les sources d’eau en Cisjordanie occupée…

Aujourd’hui le peuple palestinien nous demande de les aider en refusant toute complicité avec l’État israélien.

 Ne soyez pas insensible à cet appel…

Positionnez-vous du côté de la solidarité avec les Palestiniens qui subissent la violence et l’injustice en refusant de participer à ce festival des « Francofolies » et en transmettant ce message aux organisateurs.

Juliette, pour la Campagne BDS France



Lettre ouverte à Gaël Perdriau, maire de la ville de Saint-Etienne

Il y a tout juste un mois, le 13 avril dernier, vous annonciez sur votre page Facebook, photos à l’appui, votre voyage en Israël.

Calfeutré sous les atours d’une fierté nationale et républicaine, vous vous êtes rendus en Israël pour y commémorer la Shoah, avec Netanyahou et Rivlin et rendre hommage aux victimes d’hier…auprès des plus grands meurtriers d’aujourd’hui. Par cette maladresse extrêmement  révélatrice, vous annonciez la couleur de la suite de votre séjour en état criminel.

Sur le chemin de votre collaboration avec l’Apartheid, vous vous êtes arrêté à Tel Aviv pour vanter le mérite des start up de la ville et émettre le souhait d’une future collaboration économique et culturelle. Vous n êtes pas sans savoir qu’au moment où vous faites cette annonce, les palestiniens manifestent pacifiquement pour leurs droits élémentaires pendant qu’Israël les massacre. Et à l instant même où vous écrivez ces mots, Salah Hammouri, concitoyen français, est prisonnier politique d’Israël tout comme 6500 prisonniers Palestiniens dont de nombreux enfants. Vous ne pouvez pas nier non plus qu’alors que vous circuliez librement entre Tel Aviv et Jérusalem, les Palestiniens, eux, sont privés de ce droit élémentaire, pourtant indispensable, entre autre, à leur développement économique.

Vous comprendrez que dans ce contexte, votre annonce est un encouragement à leur politique de colonisation et d’oppression permanente à l’encontre du peuple palestinien.
Savez-vous qu’Israël a mis sur pied un outil de propagande nommé  » Brand Israël » ? Ce programme a pour but de redorer son image à travers la culture, le sport, la technologie, les échanges universitaires…

Ainsi, quand vous annoncez une collaboration avec Israël, vous ne faites que participer à la « hasbara »(propagande) initiée par un gouvernement criminel et que certains israéliens épris de justice dénoncent.
Savez-vous qu’un rapport de l’ONU a conclu qu’Israël pratique l’apartheid à l’encontre du peuple palestinien ?
Sans doute, vos intérêts personnels vous mènent-ils à une cécité certaine à l’égard d’une injustice qui a pourtant lieu sous vos yeux.

Permettez-nous donc de vous rappelez qu’aucune paix ne naîtra dans l’injustice et sachez qu à ce titre, partout où vous tenterez de blanchir l’ apartheid, vous trouverez, face à vous, la campagne BDS lancée par les palestiniens.

Boycott Désinvestissements Sanctions contre Israël jusqu’au respect du droit international !

Nous sommes mémoire.

BDS France Saint-Etienne.




Robert Guédiguian et Ariane Ascaride en apartheid Israël : une faute politique et morale

Nous avons été déçus d’apprendre que Robert Guédiguian et Ariane Ascaride avaient répondu d’un oui franc à l’invitation de la quinzième édition du festival du film français en Israël dans les cinémathèques de Tel Aviv,
Jérusalem, Haïfa, Holon, Herzliya…

On peut penser que le rôle d’Unifrance, sous l’égide du Ministère des Affaires Etrangères français, pour organiser ce type de manifestations répond principalement à des critères commerciaux, mais Robert Guédiguian et Ariane Ascaride sont des acteurs et des porte–paroles d’une certaine idée du cinéma français qui refuse la collaboration avec le libéralisme débridé ou le racisme quand il s’agit de vie sociale.

Pourtant, il n’y pas de vie sociale sans vie culturelle et une question se pose alors : il n’y a pas de collaboration de ces artistes avec les forces de droite ou d’extrême droite sur le territoire national, alors pourquoi une telle collaboration est-elle possible avec l’État israélien dans des lieux chargés de l’histoire de la Nakba ?

Peut-être que Robert Guédiguian et Ariane Ascaride nous diront qu’ils transportent un morceau de France avec eux, au nom du partage ? Du partage avec l’État d’apartheid et son armée d’occupation, du massacre de dizaines de manifestants palestiniens non-armés comme vendredi dernier à Gaza ?

Peut-être qu’ils diront qu’ils ne savaient pas ? Peut-être n’ont-ils pas entendu parler des appels lancés par Desmond Tutu, Eyal Sivan, Roger Waters ou Ken Loach ou des israéliens de « Boycott from Within » à ne pas cautionner la politique coloniale et d’apartheid pratiquée par les gouvernement de Tel-Aviv. Ou ne savent-ils pas que Caetano Veloso, après avoir brisé le boycott en 2016, a fait une déclaration magistrale à son retour en affirmant qu’il ne remettrait plus les pieds dans ce pays ? Mais peut-on vraiment envisager une telle déconnexion de la résistance du monde de la culture à la politique criminelle israélienne ?

Peut-être nous diront-ils que le cinéma et la culture ne sont pas politiques ? Air connu, surtout à droite et même très à droite, mais peu crédible de la part d’un Robert Guédiguian qui, lors d’un passage sur France 5, rappelait que tout était politique. Il suffit de se rappeler que Jean-Luc Godard en fit l’art le plus politique, justement avec des Palestiniens dans « Ici et Ailleurs ». Ou à l’opposé de Muriel Robin posant « pacifiquement » il y a quelques jours, sourire aux lèvres, avec une militaire israélienne et son fusil d’assaut après, en compagnie de Michèle Laroque, avoir méprisé l’appel au boycott lancé par la société civile palestinienne en lutte pour sa liberté et sa dignité.

Nous espérons que comme Caetano Veloso, ils auront le courage de reconnaître leur faute morale et politique, et de présenter, à défaut d’excuses, leurs regrets au peuple palestinien.

Bernard, membre de la Campagne BDS France




Netflix, il est temps d’abandonner les séries qui glorifient les crimes de guerre

Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)

Les Palestiniens pressent Netflix d’abandonner la série « Fauda » créée par d’anciens membres des escadrons de la mort de l’armée israélienne, qui légitime et encourage la violence raciste et les crimes de guerre.

Ramallah occupée, 29 Mars 2018  La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) appelle Netflix à abandonner la série policière « Fauda » parce que c’est un outil raciste anti-arabe de la propagande israélienne qui glorifie les crimes de guerre de l’armée israélienne contre le peuple palestinien. Faute de quoi, Netflix encourt le risque d’une pression populaire non-violente, voire d’une procédure sur sa responsabilité juridique.

PACBI fait intégralement partie du mouvement BDS non-violent pour la liberté, l’égalité et la justice en Palestine. Ce mouvement a été nominé pour le prix Nobel.

Ajoutant l’insulte à l’injure, Netflix prévoir la sortie de la saison deux en mai prochain, mois qui marquera le soixante dixième anniversaire de la Nakba de 1948, l’expulsion de masse de la majorité de la population indigène palestinienne de ses maisons et la destruction de centaines de ses villes et villages. Des historiens, dont des savants palestiniens et israéliens célèbres, ont documenté cette campagne systématique et délibérée de nettoyage ethnique.

La série « Fauda » fait la promotion de et légitime les actes de violence commis contre les Palestiniens dans le territoire palestinien occupé, par les escadrons de la mort de l’armée israélienne – ceux qu’on appelle les « Mistaravim » (déguisés en Arabes). Les auteurs du scénario, qui étaient membres de cette unité, ont basé la série sur les crimes de guerre commis par ces escadrons contre des Palestiniens.

Par exemple, l’unité secrète « Yasam » de l’armée israélienne, qui a inspiré les créateurs de Fauda, opère à visage découvert, habillée comme des civils arabes, ce qui s’apparente à de la « traîtrise » en droit humanitaire international. Elle est aussi responsable de nombreux assassinats ciblés, d’exécutions extra judiciaires et du meurtre et de l’arrestation violente de manifestants palestiniens non armés, dont de jeunes enfants. De plus, elle contrevient de façon répétée à l’inviolabilité des universités et hôpitaux palestiniens. Ces actes aussi constituent des crimes de guerre en droit international.

En aseptisant et en banalisant ces crimes, Fauda est directement complice de la promotion et de la justification de ces graves violations des droits humains. Comme il est écrit dans un article du quotidien Haaretz, Fauda a « rendu romantiques les aspects les plus répugnants de l’occupation israélienne ».

Le mois dernier, le président israélien Reuven Rivkin a accueilli une célébration qui a rassemblé l’équipe de Fauda, des dirigeants de l’escadron de la mort camouflé « Yamas » et des centaines de soldats israéliens. À cette rencontre, l’équipe de la série a exprimé sa gratitude envers Yamas en tant que « source d’inspiration » de la série et de « protecteurs de la vie ». Rivlin a exprimé sa « gratitude » et sa « fierté » de la série.

L’appropriation et la promotion de « Fauda » par l’armée et l’establishment politique israéliens révèlent son rôle significatif dans les efforts de marketing d’Israël comme dans sa campagne de propagande pour camoufler ses crimes de guerre contre le peuple palestinien.

Sur la base de ce qui précède, PACBI en appelle à Netflix pour qu’il suspende la production de la saison trois de la série, qu’il s’abstienne de diffuser la saison deux et qu’il retire la saison un de sa prestation.

L’abandon de Fauda ne créerait pas un précédent pour des services de streaming tels Netflix et HBO.

Face au développement du mouvement #MeToo, Netflix a suspendu son travail avec l’acteur Kevin Spacey après que celui-ci a été accusé d’inconduite sexuelle. Il a produit la dernière saison de House of Cards sans lui et sans son rôle. Le service a aussi dit qu’il ne diffuserait pas Gore, un film produit par Spacey dans lequel il jouait.

Netflix, HBO et d’autres services de streaming ont rompu leurs relations avec le comédien Louis C.K. accusé d’inconduite sexuelle. HBO a supprimé tous ses projets du service. Le distributeur de cinéma The Orchard a annulé la diffusion de son film. Et Disney a re doublé sa voix dans une série animée dans laquelle il était précédemment intervenu.

Netflix a mis au point une norme de responsabilité sociale en mettant fin à sa collaboration avec Kevin Spacey et Louis C.K. Cette norme doit maintenant inclure le refus de séries qui légitimisent et encouragent la violence raciste et les crimes de guerre.

La liberté d’expression est protégée par le Premier Amendement de la constitution américaine. Mais cette protection ne s’applique pas à la justification de ou à l’incitation à des « actions illicites imminentes » dont fait partie la violence raciale israélienne et ses violations flagrantes des droits humains des Palestiniens.

Netflix, soyez corrects et supprimez Fauda !

Source: PACBI

Traduction SF pour BDS France




Lettre à Nick Cave de la part des manifestants contre la guerre à Gaza qu’il a soutenus dans le passé.

Lettre ouverte 13 novembre 2017

Cher Nick Cave,

Quand neuf d’entre nous avons grimpé sur le toit de la filiale britannique de l’usine de drones Elbit, votre voix a contribué à amplifier notre action. Que vous nous souteniez en 2014 a donné un écho plus large à notre manifestation à la fabrique d’armes contre le bombardement israélien sans merci qui déferlait à l’époque sur Gaza.

Vous avez signé la lettre demandant que toutes les charges contre nous, les neuf manifestants, soient abandonnées — et elles l’ont étéL’accusation s’est effondrée en février 2015, lorsqu’Elbit a refusé de fournir des détails sur ses licences d’exportation militaire et son commerce avec Israël.

Nous avons à nouveau besoin de votre voix pour la justice.

Comme vous le savez, nous avons escaladé le mur de l’usine Elbit à cause du désastre qui déferlait sur la population palestinienne de Gaza, dont la majorité est composée d’enfants. Ils ont massacré plus de 2000 Palestiniens en 51 jours, y compris plus de 500 enfants – 90 familles entières ont été effacées du registre des citoyens. Cette destruction gratuite de Gaza assiégée a été effectuée avec des drones Elbit, des F16, des tanks Merkava, des Jeeps, des snipers et une pléthore d’armes de l’arsenal israélien.

Alors que des munitions équivalentes à une bombe atomique étaient lancées sur un des endroits les plus peuplés de la planète, les Palestiniens qui étaient sous les bombes à Gaza ont appelé à la solidarité sous la forme d’un appel palestinien pour un boycott international, des désinvestissements et des sanctions contre Israël (BDS). Les objectifs du mouvement BDS ne sont pas utopiques. Ils réclament la liberté, la justice et l’égalité que nous prenons pour acquises et qui pourtant ont été refusées aux Palestiniens depuis près de soixante-dix ans.

C’est une chose de nous soutenir lorsque nous risquons la prison pour avoir mené une action sur le toit d’une usine d’armes israélienne, pour avoir mis en lumière les profits réalisés grâce aux crimes d’Israël contre les Palestiniens. Mais soutenir vraiment le peuple palestinien, c’est ne pas franchir la ligne du boycott BDS, honorer leur appel en refusant de vous produire en Israël, en refusant de participer à “Brand Israel” (« Label Israël »), un projet du ministère des Affaires étrangères utilisant des icônes culturelles et des stars du sport pour blanchir les pratiques violentes et racistes de l’état israélien.

Selon les musiciens britannique et israélien Brian Eno and Ohal Grittier, «  le ministère israélien des Affaires étrangères travaille main dans la main avec des promoteurs de spectacles en Israël, qui offrent des compensations financières faramineuses pour des concerts. Ils affirment que leur objectif est d’établir un « Label Israël » associé à un pluralisme libéral… Mais l’oppression systématique du peuple palestinien depuis des décennies, une oppression souvent violente et meurtrière, nous a conduits, ainsi que beaucoup d’autres, à penser que comme en Afrique du Sud le boycott est une mesure efficace pour apporter un changement et la libération d’un « peuple opprimé ».

Nous vous demandons de rejoindre d’autres musiciens de conscience qui ont honoré cet appel, comme Annie Lennox, Elvis Costello, Massive Attack, Thurston Moore of Sonic Youth, Faithless, Gary Moore, Lauryn Hill, Klaxons, Cassandra Wilson, Jello Biafra, Lhasa, Roger Waters des Pink Floyd, Devendra Banhart, Vanessa Paradis, Gil Scott Heron, Pete Seeger, Cat Power, the Gorillaz et Leftfield.

Les Sud-Africains qui ont combattu l’apartheid soutiennent maintenant les luttes palestiniennes. Ils se souviennent des artistes internationaux qui les ont soutenus en refusant de jouer à Sun City, et nous vous demandons de soutenir la lutte contre l’apartheid en refusant de vous produire en concert à Tel Aviv en novembre.

Comme vous avez exprimé votre soutien contre le carnage israélien à Gaza pendant l’été 2014, nous vous prions instamment d’exprimer encore votre soutien maintenant et d’honorer l’appel de la Palestine.

Bien à vous,

Hilary Aked, Naiara Bazin, Charlie Deas, Maya Evans, Ewa Jasiewicz, Joseph Lee, Adie Mormech, Jessica Nero and Sami Wannell

Références

https://www.theguardian.com/commentisfree/2014/aug/21/david-cameron-government-gaza-arms-embargo-israel

https://www.theguardian.com/world/2014/aug/12/israeli-arms-protest

http://www.independent.co.uk/news/uk/crime/outcry-as-cps-drops-trial-of-antidrone-protesters-at-last-minute-10014839.html

Source: Mondoweiss

Traduction: C.G pour BDS France




Lettre d’une palestinienne à Lisa Simone

Chère Lisa Simone,

Je suis une Palestinienne, née et élevée à Gaza. J’écris cette lettre personnelle en espérant que vous la lirez et envisagerez d’annuler votre concert en Israël.

Je suis passée par une période où j’écoutais obsessionnellement les chansons de votre maman parce que je me sentais en lien avec elles, elles me donnaient de la force. Ma connaissance de la musique a toujours été arabo-centrée. Je ne connaissais donc pas Nina Simone jusqu’à ce qu’un jour, regardant les actualités sur Facebook, je tombe sur une vidéo de votre maman qui chantait « Ain’t Got No. I Got Life ». Ce fut le début d’une histoire d’amour avec votre maman et ses chansons.

Après m’être familiarisée quelques semaines plus tard avec toutes ses chansons, je passais en revue les documentaires de Netflix quand What Happened Miss Simone ? est sorti. Sans réfléchir, j’ai commencé à le regarder par pure curiosité pour cette femme forte et magnifique dont la voix était mon amie et m’offrait force et réconfort à une époque où l’espoir s’évanouissait – je traversais des événements difficiles et injustes directement liés à mon identité de Palestinienne. Je l’ai regardé avant de connaître son engagement dans les Black Panthers. Je l’ai appris par ce documentaire, ce qui m’a rendue follement amoureuse d’elle. La façon dont l’expression artistique de Miss Nina Simone était nourrie et gouvernée par son militantisme m’a inspirée. Elle utilisait activement son talent exceptionnel et toute tribune à laquelle elle pouvait avoir accès pour dénoncer le racisme structurel des Etats Unis et plaider pour l’égalité et la justice pour les Noirs aux Etats Unis. Elle avait conscience qu’on ne pouvait pas séparer la politique de tout autre aspect de nos vies, y compris l’art. Au fur et à mesure que j’en apprenais plus sur elle, je pouvais m’identifier, en tant que Palestinienne, avec quantité de ses combats.

C’est pourquoi, sachant cela, j’ai été profondément déçue d’apprendre que vous alliez vous produire en Israël, sans tenir compte de l’appel des Palestiniens à la communauté internationale pour qu’elle manifeste sa solidarité avec leur lutte anti-coloniale grâce au Boycott, Désinvestissement et Sanctions jusqu’à ce que la liberté, la justice et l’égalité l’emportent sur toute la Palestine historique.

En tant que personne née et élevée à Gaza, ou ce qui est connu maintenant comme la plus grande prison à ciel ouvert du monde, cela veut dire que je suis une survivante des multiples attaques mortelles d’Israël sur Gaza sans arrêt depuis ma naissance et qu’être punie pour mon identité a été l’histoire de ma vie. Ce n’est pas que ma lutte personnelle, mais une lutte collective, partagée avec tous les Palestiniens où qu’ils soient. Notre seule faute, c’est notre identité, notre histoire, notre culture. Etre Palestinien, c’est une faute. Si vous vous retourniez sur votre héritage culturel en tant qu’Afro-Américaine, le dévouement remarquable de votre maman dans le mouvement des Droits Civiques, vous réaliseriez que nous partageons un combat commun, un combat pour la justice et l’égalité, un combat pour une nation où la race, la religion, la couleur de la peau, la langue maternelle, le genre et tout autre facteur ne serait pas un terreau propice à la discrimination et ne serait pas vu comme une menace à éliminer.

J’espère vraiment que vous lirez ceci et que vous répondrez à tous les autres Palestiniens et militants BDS qui vous demandent d’annuler ce concert. Les Palestiniens voient votre concert comme une légitimation de la brutalité d’Israël envers les Palestiniens. Ce n’est pas aussi simple que ‘fournir de l’énergie positive’ lorsqu’il s’agit d’un état voyou comme Israël.

Je vous en prie, ne divertissez pas l’apartheid.

Cordialement,

Shad Abusalama

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Des Palestiniens à Nick Cave : respectez notre appel non-violent pour la justice

14 Septembre, 2017

Par Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)
Texte original : https://bdsmovement.net/news/palestinians-nick-cave-heed-our-non-violent-call-justice

 

Cher Nick Cave,

Nous vous écrivons de Palestine pour vous exhorter à annuler vos concerts en Israël en Novembre prochain. Nous espérons que vous prendrez en considération notre appel pour un boycott culturel avec un esprit ouvert, et un cœur ouvert.

Depuis votre dernier concert en Israël en 1998, Israël a intensifié son oppression des Palestiniens, cela en toute impunité et souvent avec la complicité de gouvernements étrangers. Pendant cette période, Israël a fait croître sa population de colons jusqu’à plus d’un demi million en Cisjordanie occupée. En parallèle, plus de 10 000 Palestiniens furent bannis de vivre à Jérusalem Est occupé, bien que nés dans la ville. Rien qu’en 2016, Israël a démoli ou confisqué 1093 bâtiments appartenant à des Palestiniens à travers la Cisjordanie, dont Jérusalem Est, laissant 1600 Palestiniens sans domicile, près de la moitié d’entre eux sont des enfants. Cette année marque une décennie de siège illégal israélien sur Gaza, où deux millions de Palestiniens vivent dans des conditions effroyables. La semaine dernière, un rapport des Nations Unies a déclaré que “le poids des preuves confirme, au-delà de tout doute raisonnable, qu’Israël est coupable d’imposer un régime d’apartheid sur le peuple palestinien, ce qui correspond à la commission de crime contre l’humanité”.

Inspirés par la lutte anti-apartheid d’Afrique du Sud, les Palestiniens appelèrent à un boycott d’Israël en 2005 jusqu’à ce qu’il mette fin à ces injustices et respecte les droits humains. Aujourd’hui, se produire à Tel-Aviv équivaut à se produire à Sun City pendant la période de l’apartheid.

Nous sommes profondément inspirés par votre œuvre. En particulier, nous sommes touchés par votre soutien aux militants britanniques qui ont manifesté devant l’usine d’armes Elbit, le plus grand fabriquant d’armes israélien, et votre soutien pour un embargo militaire contre Israël. Bien que le dossier des militants manifestant contre Elbit au Royaume Uni ait été classé, Israël n’a pas encore été tenu responsable pour sa destruction injustifié de Gaza et le meurtre de plus de 550 enfants en 2014.

Nous respectons aussi profondément votre implication à l’album Voices for Justice en soutien aux West Memphis Three, qui furent jugés coupables à tord de meurtre après des confessions obtenus grâce à des techniques d’interrogatoire discutables. De même, les enfants palestiniens de Cisjordanie sont régulièrement tirés de leurs lits lors d’opérations de l’armée israéliennes. Ils sont ensuite poursuivis par des cours militaires et détenus dans des centres de détentions militaires israéliens, “célèbres pour leurs mauvais traitements et tortures systématiques sur les enfants palestiniens.” Israël détient pas moins de 700 enfants palestiniens chaque année.

Nous admirons l’utilisation que vous faites de l’art pour dénoncer les injustices et pour porter la voix des sans-voix. Comme l’a dit l’Archevêque Desmond Tutu “Si vous êtes neutres dans une situation d’injustice c’est que vous avez choisi d’être du côté de l’oppresseur. ” En 2010, Tutu a fait la déclaration suivante à l’Opéra de Cape Town alors qu’ils devaient décider de se produire ou non en Israël :

“ Tout comme nous disions pendant l’apartheid que c’était inapproprié pour les artistes internationaux de se produire en Afrique du Sud, dans une société fondée sur des lois discriminatoires et l’exclusivité raciale, ce serait de même une erreur pour l’Opéra de Cape Town de se produire en Israël.”

Nous avons été étonnés d’apprendre que vous alliez prochainement vous produire à Tel-Aviv où les injustices contre lesquelles vous luttez y sont si familières pour nous. Votre concert en Israël, sans parler de l’intention, sape notre mouvement non violent pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) pour les droits palestiniens. En outre, Israël utilise de tels spectacles pour présenter une image de normalité et d’ouverture afin de masquer ses violations quotidiennes des droits humains palestiniens.

Nissim Ben-Sheetrit, ancien directeur général adjoint du Ministère israélien des Affaires Etrangères, était assez franc sur cette stratégie, déclarant, « Nous voyons la culture comme un outil de hasbara [propagande] de premier choix, et je ne fais pas de différence entre hasbara et culture. »

Nous espérons que vous vous joindrez aux autres artistes et célèbres figures culturelles, telles que Lauryn Hill, Elvis Costello, U2, Cat Power, le regretté Gil Scott-Heron, Massive Attack, Alice Walker, Roger Waters et d’autres, en refusant de prêter votre nom pour couvrir le système d’oppression israélien qui dure depuis des décennies. Se faisant vous nous permettriez de continuer d’imaginer un futur libre de toute oppression et de soumission, pour nous ainsi que pour nos enfants à venir.

Sincèrement,

La Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI)




Thom Yorke, voilà pourquoi vous devriez boycotter Israël

Opinion

Le temps n’est-il pas venu de nous défaire de cette distinction artificielle entre les « gentils » Israéliens et l’occupation brutale dont ils sont responsables ?

Gideon Levy – 11 juin 2017

 

Quiconque s’interroge sur la justesse et l’efficacité d’un boycott pour combattre l’occupation israélienne, devrait écouter les contre-arguments de Thom Yorke de l’orchestre de rock britannique Radiohead et du président de Yesh Atid, Yaïr Lapid. Ce que proposent ces personnalités de Radiohead et de Yesh Atid : de la propagande de bas étage. Leurs contre-arguments pourraient convaincre  toute personne de conscience dans le monde entier – de soutenir le boycott. Yorke, qui ne connaît pas le mouvement de boycott et Lapid, qui est un ardent opposant  du mouvement de Boycott, Désinvestissement, Sanctions, se sont enrôlés dans l’opposition au mouvement. Leur raisonnement en dit beaucoup plus sur eux que sur le mouvement BDS.

Boycotter est un moyen d’action légitime. Israël, en tant qu’État, en fait usage et prône que d’autres pays devraient suivre son exemple. Certains citoyens israéliens aussi le pratiquent. Il y a un boycott du Hamas à Gaza, des sanctions contre l’Iran. Il y a des boycotts de magasins non kasher, des boycotts contre la consommation de viande, et des complexes touristiques des plages turques. Et le monde aussi fait du boycott, en imposant des sanctions à la Russie depuis l’annexion de la Crimée.

La seule question est de savoir si Israël mérite une telle punition, semblable à celle infligée à l’Afrique du Sud de l’apartheid dans une époque antérieure, et si ces actes sont efficaces. Et une question supplémentaire : quels autres moyens n’ont pas été essayés contre l’occupation et n’ont pas échoué ?

Yorke dirige sa colère contre son collègue de rock Roger Waters, peut-être l’artiste le plus exalté de ceux qui protestent actuellement, qui a sollicité Yorke pour que celui-ci reconsidère le concert de son orchestre à Tel Aviv le 19 juillet.

Dans une interview récente au magazine Rolling Stone, Yorke a expliqué ses raisons : jamais il n’imaginerait de dire à qui que ce soit où aller travailler.

Pense-t-il que les ateliers clandestins ou les mines sanguinaires de diamant sont des lieux de travail légitimes ? Est-il correct de solliciter des gens pour ne pas travailler avec eux ? Les produits des colonies sont-ils seulement plus éthiques ? « Le type de dialogue qu’ils veulent instaurer est du genre blanc ou noir. J’ai un problème avec ça » a dit Yorke à Rolling Stone. Quel problème ? N’est-ce pas blanc et noir ? N’est-ce pas occupant et occupé ? Oppresseur et dépossédé ?

« Je ne peux tout simplement pas comprendre pourquoi aller donner un spectacle de rock est un problème pour eux » dit Yorke.

Hello, est-ce que je parle à Radiohead ? OK. Le problème n’est pas le spectacle, le problème c’est le public.

Le temps n’est-il pas venu de nous défaire de cette distinction artificielle entre les Israéliens qui se voient comme bons et justes – Bonsoir, Tel Aviv ! Comme c’est merveilleux d’être ici ! – et l’occupation brutale dont ils sont responsables ? Le temps n’est-il pas venu de les punir d’une façon non violente pour les crimes dont chacun d’eux est partie prenante ?

Et comment punir un peuple entier ? Le seul moyen  non violent est de les boycotter. Peut-être cela les réveillera-t-il de leur aveuglement. Waters a demandé à Yorke de ne pas divertir les Israéliens parce qu’ils ne le méritent pas tant que l’occupation continue à une demi-heure de route de la salle de concert du Parc Yarkon où Radiohead doit se produire. Il n’y a pas demande plus juste.

Et Yaïr Lapid, étant Yaïr Lapid, est bien plus démagogue et populiste. Avec un drapeau israélien en toile de fond et un autre à la boutonnière – parce que juste un drapeau n’est pas assez convaincant, il était interviewé la semaine dernière par un des intervieweurs les plus brillants et incisifs au monde, Tim Sebastian, sur la radio allemande Deutsche Welle. Lapid a critiqué Sebastian par ces mots : « il pense que son rôle est de représenter les Palestiniens plutôt que la vérité », preuve que Lapid ne comprend rien au bon journalisme. Mais ses arguments contre le boycott ont été encore pires.

Lapid était fier d’être parmi les premiers à combattre le boycott, comme si c’était une sorte de mission épique derrière des lignes ennemies. Il « sait » que BDS est financé par le Hamas – après tout, c’était dans le Wall Street Journal. Et aussi que le mouvement est lié au grand mufti de Jérusalem qui a collaboré avec les nazis.

Et quiconque est encore à convaincre, reçoit le coup final avec la déclaration suivante : BDS appelle à la libération de ceux qui ont pendu des gays à des poteaux téléphoniques et de ceux qui pensent acceptable de battre leur femme et d’assassiner des Juifs et des Chrétiens. C’est cela BDS. L’occupation, ça va.

Et si c’est cela BDS et l’occupation aux yeux de ce candidat au poste de premier ministre, nous ferions mieux de garder l’actuel, Benjamin Netanyahou.

Si c’est cela le niveau d’argumentation et de connaissance de Lapid, alors il est clair qu’il n’y a pas d’opposition au parti Likoud de Netanyahou ni à l’occupation. Et si c’est le cas il n’y a pas autre chose à faire que soutenir BDS.

Source: Haaretz

Traduction SF pour BDS France




Lisez la réponse de Roger Waters à Yorke sur la controverse Radiohead Israël

Par Rolling Stone

il y a 2 jours

 Roger Waters a répondu aux remarques de Thom Yorke à propos des prochains concerts de Radiohead en Israël et du mouvement BDS, déclarant que « la version de Yorke ne dit pas tout. »

 

Thom Yorke Brise le Silence sur la Controverse à propos d’Israël

« C’est vraiment perturbant que des artistes que je respecte pensent que, après tant d’années, nous ne sommes pas capables de prendre des décisions morales par nous mêmes « , dit le chanteur de Radiohead.

 En avril, plus de 50 personnalités éminentes, dont Waters,Thurston Moore, Desmond Tutu et le réalisateur Ken Loach, ont signé une pétition exhortant Radiohead à annuler son concert du mois prochain en Israël dans le cadre du mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement et Sanctions) lancé en 2005.

 Yorke a fini par briser le silence sur l’appel au boycott d’Israël dans sa récente interview avec Rolling Stone, dans laquelle il a critiqué l’approche des pétitionnaires.

« Il est profondément affligeant que, plutôt que d’entrer personnellement en contact avec nous, ils aient choisi de nous couvrir de merde publiquement », a dit le chanteur.

 Pourtant, dans une déclaration à Rolling Stone, Waters raconte qu’il a essayé plusieurs fois « d’engager le dialogue » avec Yorke à propos des concerts en Israël avant la pétition du 23 avril, mais le chanteur de Radiohead « a interprété ma tentative pour engager la conversation comme une menace » et, en colère, a réagi en interrompant la communication.

 « J’ai fait tous les efforts possibles pour entrer personnellement en contact avec [Yorke] et souhaite toujours avoir cette conversation », a écrit Waters, ajoutant qu’aujourd’hui 5 juin, c’est le 50ème anniversaire de l’occupation de la Palestine par Israël ».

 « Cinquante ans à vivre sous occupation militaire. Cinquante ans d’un peuple sans droits civiques. Cinquante ans sans pouvoir recourir à la loi. Cinquante ans d’apartheid », a écrit Waters.

 

Lisez ci-dessous la déclaration complète de Waters :

 

J’ai lu l’interview de Thom Yorke dans Rolling Stone. Elle nécessite une réponse car elle ne dit pas tout.

 Le 12 février, espérant entamer un dialogue, j’ai envoyé en courriel exprimant mon inquiétude sur le fait que Radiohead franchissait la ligne de piquetage de BDS pour jouer en Israël. Quelques heures plus tard, Thom a répondu. Il était en colère. Il avait interprété ma tentative pour engager le dialogue comme une menace. Alors, j’ai à nouveau essayé.

 « Salut Thom,

 Je suis désolé. Ma lettre ne se voulait pas agressive. Je te tendais la main pour savoir si nous pouvions avoir la conversation dont tu parlais dans ta réponse. Est-ce possible ?

 Amicalement, R. »

 

Pas de réponse. Et le silence a prévalu pendant trois semaines, jusqu’au 4 mars où j’ai envoyé une requête cordiale à Thom lui demandant à nouveau que nous parlions.

 Dans l’interview de Thom avec Andy Greene de Rolling Stone, faisant référence à Ken Loach et à moi, il dit : « Il est profondément affligeant que, plutôt que d’entrer personnellement en contact avec nous, ils nous aient couverts de merde publiquement. »

 Ce n’est pas vrai, Thom. J’ai fait tous les efforts possibles pour entrer personnellement en contact avec toi, et j’aimerais toujours avoir cette conversation.

 « Ne pas parler n’est pas une option. »

 Aujourd’hui, c’est le 50ème anniversaire de l’occupation de la Palestine par Israël. Cinquante ans à vivre sous occupation militaire. Cinquante ans d’un peuple sans droits civiques. Cinquante ans sans pouvoir recourir à la loi. Cinquante ans d’apartheid.

 L’appel au boycott de BDS est là pour lever le voile sur l’impasse de la population occupée de Palestine, à la fois ceux de Palestine et ceux qui ont été déplacés à l’étranger, et pour promouvoir l’égalité des droits civiques pour toutes les personnes qui vivent entre le Jourdain et la Méditerranée, quelle que soit leur nationalité, leur race ou leur religion. Toute vie humaine est sacrée, tout enfant est notre enfant, l’exceptionalisme est toujours notre ennemi. Il n’y a pas Nous ou Eux, il y a seulement Nous.

 Restiamo umani (Restons humains).

 Amicalement,

 Roger Waters

 

Source: Rolling Stone

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Radiohead, NE JOUEZ PAS LA CARTE ISRAËL

Lettre au groupe

vendredi 2 juin 2017

 

Une réplique aux commentaires de Thom Yorke de Radiohead

 

Cher Thom,

 

Mettons une chose au clair. Vous dites que vous n’êtes pas heureux que les gens vous « couvrent de merde » en public plutôt que d’essayer d’engager le contact. Bon, nous avons essayé de l’engager. Nous vous avons envoyé des courriers par la poste, nous avons poliment essayé de les remettre à un membre du groupe lors d’un événement public, nous avons appelé vos agents et vos publicistes, et vous nous avez ignorés. Pas même un accusé de réception, rien du tout. Nous avons essayé d’ouvrir un dialogue et c’est vous qui avez refusé. C’est vous.

 

A Glastonbury, je serai l’un de ces gens « à distance… agitant des drapeaux ». Si cela vous importe vraiment, venez parler avec nous Thom. Mais n’osez pas nous ignorer et ensuite vous plaindre que les gens n’essaient pas d’entrer en contact.

 

Exiger des gens qu’ils ne vous disent pas ce que vous devez penser, c’est tout à fait votre droit. Vous voulez simplement qu’on ne critique pas vos choix. Eh bien, Thom, vous êtes le plus grand groupe au monde et cela vous a rendus très riches. Et en plus, vous avez été politiquement clairs toutes ces années. Maintenant, vous voulez avoir le droit de faire ce que vous voulez sans être critiqués ? C’est tout à fait votre droit. Sommes nous obligés de croire que vous n’avez pas réalisé que ce concert provoquerait des critiques ?

 

Vous dites qu’il est « ahurissant » que les gens ne vous croient pas capables de prendre vos propres décisions, et pourtant, il semble que vous pensiez que c’est bien de faire un affront aussi évident. Vous n’êtes vraiment pas aussi politiquement mature que vous le pensez. Peut-être devriez vous écouter un peu plus les autres.

 

Vous semblez penser que l’appel au BDS vient d’un groupe d’artistes plutôt que de la société civile palestinienne. C’est le peuple palestinien qui vous a demandé de boycotter et, si vous vous apprêtez à légitimer votre concert à Tel Aviv, c’est à eux que vous devriez vous adresser. Dire que vous êtes peinés parce que Ken Loach n’a pas appelé vous permet d’éviter l’essentiel, qui est que vous jouez sur une terre occupée, à l’encontre les souhaits d’un peuple opprimé. Et vous ignorez les voix de ce peuple. Cela vous est égal ?

 

Vous accusez les gens de lancer le mot « apartheid ». Vous vous rendez bien compte que l’un des signataires de la lettre est Desmond Tutu, non ? Vous vous rendez bien compte que le rapport de mars des Nations Unies a explicitement établi qu’Israël impose un apartheid au peuple palestinien ? Si vous aviez vraiment quelque respect que ce soit pour les Palestiniens, ou pour les artistes qui risquent leur carrière pour exprimer ce qu’ils pensent, vous ne diriez pas quelque chose d’aussi désinvolte et méprisant. La situation est sérieuse et aucun d’entre nous n’en parle avec légèreté. Mince, montrez un peu de respect.

 

Finalement, en tant que fan, je suggère que vous alliez écouter « A Reminder » (Aide-mémoire). Quand vous nous avez demandé d’adhérer à cette chanson, je suppose que ce sont les commentaires d’aujourd’hui que vous aviez en tête.

 

Il n’est pas encore trop tard pour changer d’avis.

 

Seamus

Fans de Radiohead pour la Palestine

 

Source:  radioheaddontplayisrael

Traduction : J. Ch. pour BDS France




LETTRE OUVERTE A RADIOHEAD



Londres, le 24 avril 2017

 

Chers Thom Yorke, Jonny Greenwood, Colin Greenwood, Ed O’Brien and Philip Selway,

Il est prévu que vous jouiez à Tel Aviv cette année.

Nous aimerions que vous y réfléchissiez encore – parce qu’en jouant en Israël, vous jouerez dans un état où, comme disent les rapporteurs de l’ONU, « un système d’apartheid a été imposé au peuple palestinien ».

Nous comprenons que vous avez déjà été abordés par des militants palestiniens. Ils vous ont demandé de respecter leur appel à un boycott culturel d’Israël et vous le leur avez refusé. Depuis les campagnes de Radiohead pour la liberté des Tibétains, nous nous demandons pourquoi vous refuseriez une requête pour défendre un autre peuple sous occupation étrangère.
Et puisque Radiohead a tenu un concert pour le 50ème anniversaire de la Déclaration Universelle des Droits Humains, nous nous demandons pourquoi vous ignoreriez un appel à s’opposer au déni de ces droits lorsqu’il s’agit des Palestiniens.

Radiohead a déjà publié un communiqué disant : « Sans le travail d’organisations comme Amnesty International, la Déclaration Universelle ne serait que rhétorique ». Vous avez, de toute évidence, lu les rapports d’Amnesty, donc vous saurez qu’Israël refuse la liberté aux Palestiniens sous occupation, qui ne peuvent vivre là où ils veulent, ne peuvent circuler comme bon leur semble, sont détenus (et souvent torturés) sans accusation ni procès, et ne peuvent même pas utiliser Facebook sans surveillance, censure et arrestation.

En vous demandant de ne pas jouer en Israël, les palestiniens vous ont lancé un appel à faire un petit pas pour aider à mettre la pression sur Israël pour mettre fin à la violation des droits de base et de la loi internationale. Sûrement, si prendre position contre les politiques de division, de discrimination et de haine a un quelconque sens, alors cela veut dire qu’il faut s’y opposer partout – et que cela doit comprendre ce qui arrive aux Palestiniens chaque jour. Autrement, le reste n’est, pour utiliser vos termes, « que rhétorique ».

Peut-être pensez-vous que partager l’affiche avec les musiciens israéliens Dudu Tassa & the Kuwaitis, qui jouent de la musique judéo-arabe, réglera le problème. Ce n’est pas le cas, pas plus que les performances « mixtes » en Afrique du Sud n’ont fait rapprocher la fin du régime d’Apartheid. S’il vous plait, faites ce que faisaient les artistes pendant l’ère d’oppression en Afrique du Sud : restez loin, jusqu’à la fin de l’Apartheid.

Sincèrement,

Tunde Adebimpe, musicien, TV on the Radio
Conrad Atkinson, artiste
Richard Barrett, compositeur
David Calder, acteur
Julie Christie, actrice
Selma Dabbagh, écrivain
William Dalrymple, historien, écrivain et diffuseur
April De Angelis, dramaturge
Shane Dempsey, réalisateur de théâtre
Laurence Dreyfus, musicien et réalisateur, Phantasm Viol Consort
Geoff Dyer, écrivain
Eve Ensler, dramaturge
Bella Freud, styliste de mode
Douglas Hart, musician et réalisateur
Charles Hayward, musicien
Remi Kanazi, poète de performance
Peter Kennard, artiste
Peter Kosminsky, écrivain/directeur/réalisateur
Hari Kunzru, écrivain
Paul Laverty, scénarist

Mike Leigh, writer/director
Ken Loach, director
Lowkey, musician
Miriam Margolyes, actor
Kika Markham, actor
Elli Medeiros, musician
Pauline Melville, writer and actor
Roger Michell, director
China Miéville, writer
Thurston Moore, musician
Maxine Peake, actor
Dave Randall, musician
Ian Rickson, director
Michael Rosen, writer and broadcaster
Alexei Sayle, comedian and writer
James Schamus, screenwriter, director and producer
Nick Seymour, musician, Crowded House
Adrian Sherwood, record producer
Juliet Stevenson, actor
Ricky Tomlinson, actor
Desmond Tutu, Archbishop Emeritus of Cape Town, South Africa
Alice Walker, writer
Harriet Walter, actor
Roger Waters, musician
Susan Wooldridge, actor and author
Robert Wyatt, musician
Young Fathers, musicians

Source: artistsforpalestine.org.uk

Traduction: N.LM pour BDS France




questionnaire de la Campagne BDS France aux candidat-e-s à l’élection présidentielle

Paris, le 21 mars 2017

 

Madame, Monsieur,

Nous pensons qu’il est important que les candidat-e-s à l’élection présidentielle se prononcent sur les questions qui mobilisent le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

Ce mouvement, initié par une très large partie de la société civile palestinienne et inspiré par le boycott qui avait contribué à en finir avec le régime d’apartheid en Afrique du Sud, vise à mettre fin à l’impunité qui permet à Israël de poursuivre la politique coloniale qu’il impose au peuple palestinien. Il se fixe trois objectifs :

  1. la fin de la colonisation et de l’occupation, le démantèlement du mur d’apartheid et la levée du blocus de Gaza
  2. l’égalité complète des droits des Palestinien-ne-s d’Israël.
  3. la mise en œuvre du droit au retour des réfugié-e-s palestinien-ne-s conformément à la résolution 194 de l’O.N.U.

Nous sommes un mouvement international, citoyen, non violent et antiraciste. La Campagne BDS fédère de nombreuses associations, collectifs, partis et syndicats. Nous demandons le respect du droit international.

Nous souhaitons faire connaître à l’opinion des électeurs-trices vos réponses aux questions qui suivent.

Nous vous adressons, Madame, Monsieur, nos respectueuses salutations.

Pour la Campagne BDS France,

Linda SEHILI

 

www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr

 

  1. Considérez-vous que l’occupation et la colonisation des territoires palestiniens, tout comme le blocus depuis 10 ans de la Bande de Gaza, constituent des obstacles majeurs à la paix?
  2. Reconnaissez-vous au peuple palestinien le droit de revendiquer la fin de l’occupation et de la colonisation, le démantèlement du Mur et la levée du blocus de Gaza, l’égalité des droits des Palestinien-ne-s d’Israël et le droit au retour des réfugié-e-s palestinien-ne-s, conformément à la résolution 194 du Conseil de Sécurité de l’ONU ?
  3. Êtes-vous d’accord pour estimer, comme Mme Federica Mogherini, représentante de l’Union Européenne pour la politique internationale, que le mouvement BDS relève de la liberté d’expression contre un État et ses représentant-e-s qui ne respectent pas le droit international et les droits humains universels ?
  4. Choisirez-vous de défendre cette liberté d’expression et le droit des citoyen-ne-s d’appeler au boycott, en décidant l’abrogation des circulaires Alliot-Marie et Mercier qui demandent aux procureurs de poursuivre les militant-e-s en justice ?
  5. Que ferez-vous pour contraindre Israël à respecter les droits du peuple palestinien, le droit international et les résolutions de l’ONU ?
  6. Vous engagez-vous à mettre en place des sanctions contre l’État israélien comme l’embargo sur les armes, et à intervenir pour que l’Union européenne décide la suspension de l’accord d’association UE-Israël ?