16/07/26

La force BDS : notre impact depuis le début de l’année 2026

Malgré la douleur indicible que continue de susciter le génocide en cours contre 2,3 millions de Palestinien·nes à Gaza, les graines de notre lutte collective portent leurs fruits. Le « sumud » miraculeux et la résistance populaire du peuple palestinien, associés à la solidarité sans faille, ont plongé le régime d’apartheid colonialiste israélien dans l’isolement le plus profond de ses 78 ans d’histoire.

Date d'origine : 09/07/2026
Auteur : Comité National Palestinien BDS (BNC)
Source : Site du BNC

Nous avons la preuve tangible que BDS fonctionne : notre mouvement, actif dans près de 130 pays, parvient à faire évoluer les politiques, à faire payer le prix fort aux entreprises complices et à renforcer la pression internationale qui permettra, à terme, de rendre justice.

La récente vague de sanctions, de désinvestissements et d’effets du boycott démontre ce qui se passe lorsque des personnes de conscience refusent d’être complices d’un génocide. De l’Espagne à la Belgique, en passant par l’Indonésie et la Californie, des amphithéâtres universitaires aux institutions culturelles, des syndicats aux conseils municipaux et au-delà — nous pouvons constater les résultats concrets de la pression BDS.

Voici quelques exemples parmi les résultats remarquables obtenus par le mouvement BDS (BNC) au cours du premier semestre 2026 — preuve que s’organiser de manière stratégique et agir collectivement peut nous rapprocher de la fin du génocide israélien et du démantèlement de son régime d’apartheid colonialiste.

(1) ONU, organisations internationales et régionales :

  • S’adressant à des dizaines de milliers de personnes lors de l’immense festival « Uno Maggio » à Tarente (Italie), la Rapporteuse spéciale des Nations unies, Francesca Albanese, a qualifié BDS d’« emblème d’un mouvement non violent », mené par le peuple palestinien qui « refuse d’être réduit au statut de victime », invitant les citoyen·nes du monde entier à le rejoindre dans la lutte pour mettre fin à toute complicité avec les crimes atroces israéliens.
  • La rapporteuse spéciale des Nations unies sur le droit à l’alimentation, Sofía Monsalve Suárez, a appelé à une enquête sur la collaboration du Programme alimentaire mondial avec Palantir lors du Forum de haut niveau intitulé « Mobiliser l’intelligence artificielle, la numérisation et la gouvernance des données au service de la sécurité alimentaire et de la nutrition », en raison du rôle de cette entreprise dans les « conflits armés ».
  • Le BNC a organisé un événement parallèle coparrainé par le gouvernement colombien lors des réunions du groupe de travail sur le Traité sur le commerce des armes (TCA) à Genève, et a apporté une contribution essentielle au sein des groupes de travail aux représentant·es des États du Sud et du Nord, alors que le BNC participait pour la première fois aux réunions du TCA.

(2) États et collectivités locales :

  • La Belgique a imposé un embargo militaire partiel à l’encontre d’Israël. Emboîtant le pas à l’État espagnol et à la Slovénie, le gouvernement fédéral belge a adopté un décret-loi royal mettant en œuvre des sanctions commerciales militaires partielles à l’encontre d’Israël, en invoquant les mesures provisoires et le « risque grave de génocide » signalé par la Cour internationale de justice (CIJ).
  • 34 « zones sans apartheid » (AFZ) ont été annoncées au Mexique lors d’une conférence de presse tenue à la Plaza Palestina Libre. Ces AFZ sont situées principalement à Mexico et dans d’autres régions du pays.
  • Le maire de New York, Zohran Mamdani, a abrogé un arrêté anti-BDS ainsi que la politique de la ville relative à l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA), ce qui constitue une avancée significative dans la lutte contre l’« exception palestinienne » en matière de liberté d’expression et de droits civiques aux États-Unis.
  • Les communes d’Anderlecht, d’Ixelles et de Jette, dans la Région de Bruxelles-Capitale (Belgique), ont adopté une motion visant à mettre en place des politiques d’achats éthiques (EPP).
  • Le Conseil de Rhondda Cynon Taf, au Pays de Galles (Royaume-Uni), a adopté une motion stipulant que les investissements des fonds de retraite ne doivent pas « financer des crimes de guerre, des violations des droits humains ou d’éventuelles infractions au droit international », appelant le Wales Pension Partnership à « achever rapidement l’élaboration et la mise en œuvre d’une politique d’exclusion ».
  • La Cour nationale espagnole a ordonné une perquisition dans les locaux de Sidenor dans le cadre de l’enquête sur la vente d’acier à l’armée génocidaire israélienne.
  • La pression intense exercée par les militant·es du mouvement BDS a mis fin à l’acquisition de drones israéliens par le ministère japonais de la Défense. Parmi les actions menées par les militant·es figuraient des manifestations sur le terrain et une grève de la faim de dix jours.
  • L’Espagne a rappelé son ambassadeur en Israël. Le gouvernement espagnol a pris une mesure audacieuse et de principe pour protester contre les violations massives du droit international commises par Israël à l’encontre des Palestinien·es.
  • L’Indonésie a reporté les discussions sur le soi-disant « Conseil de la paix » de Trump, alors que la pression populaire menée par des coalitions de la société civile, dont fait partie BDS Indonésie, ne cesse de s’intensifier.
  • L’État de Washington est devenu le premier État étasunien à désinvestir ses propres fonds des entreprises complices des crimes israéliens, après que le Bureau du trésorier de l’État eut vendu ses obligations Caterpillar, d’une valeur de plus de 53 millions de dollars.
  • Le conseil municipal de Richmond, en Californie (États-Unis), a adopté une résolution appelant explicitement à un embargo sur les armes à destination d’Israël, « y compris la fin de l’aide militaire étasunienne et des transferts d’armes et de fret militaire ».
  • Dans le cadre de sa campagne visant à bloquer les exportations de charbon sud-africain vers le régime génocidaire israélien, BDS Afrique du Sud a publié un rapport majeur exposant les fondements juridiques permettant de mettre fin à cette complicité.
  • Les enquêtes et le travail collaboratif sur les exportations indirectes de pétrole vénézuélien vers Israël, imposées par les États-Unis, ont attiré une attention considérable sur le discours du mouvement BDS selon lequel « la force fait le droit », établissant ainsi un lien entre le Venezuela, la Palestine et les guerres du pétrole.
  • La Cour d’appel de Bruxelles a donné raison à plusieurs ONG et particuliers pro-palestiniens qui avaient poursuivi l’État belge pour inaction face au génocide israélien à Gaza. La Cour a reconnu la responsabilité de l’État belge, soulignant qu’il n’avait pas pris toutes les mesures raisonnables en temps utile pour prévenir et mettre fin aux crimes israéliens, en particulier après que la CIJ eut établi, en janvier 2024, l’existence d’un risque de génocide.
  • Le gouvernement néerlandais a accepté d’interdire l’importation et le commerce de marchandises provenant des territoires palestiniens et syriens occupés par Israël. Le Premier ministre néerlandais a déclaré : « Les Pays-Bas continueront à dénoncer les violations du droit international. »
  • Les autorités régionales belges ont ordonné l’inspection de marchandises expédiées par UPS et ont découvert deux colis de matériel militaire à destination d’Israël.
  • La Haute Cour de Nouvelle-Zélande a statué contre le fonds de retraite de l’État (NZ Super) au sujet de ses investissements dans des entreprises impliquées dans les violations des droits humains commises par Israël, créant ainsi un précédent pour les investissements des fonds souverains et des fonds de pension à travers le monde.
  • Après deux ans de pression de la part de la société civile et des militant·es, notamment de BDS Bologna, la municipalité de Bologne, en Italie, a enfin approuvé une politique visant à inclure des clauses éthiques dans ses marchés publics.
  • La ville de Pasadena, en Californie (États-Unis), a désinvesti des entreprises d’armement, des énergies fossiles et des prisons privées.
  • Sous la pression des défenseurs des droits humains et de la Palestine Solidarity Campaign (PSC) du Royaume-Uni, le maire de Londres, Sadiq Khan, a bloqué un contrat de 50 millions de livres sterling (66,4 millions de dollars) entre la police métropolitaine et Palantir, affirmant qu’il constituait une « violation manifeste et grave » des règles relatives aux marchés publics.
  • Des associations palestiniennes de défense des droits humains ont remporté une victoire juridique majeure en Australie, obligeant le ministre de la Défense à leur donner accès à des informations relatives aux exportations d’armes vers le régime génocidaire israélien, notamment des composants destinés aux avions de chasse F-35. 
  • Après des mois de pression citoyenne, de témoignages, de mobilisation et de revendications de principe en faveur du désinvestissement, la ville de Sacramento, en Californie (États-Unis), s’est désinvestie de Lockheed Martin et a adopté une politique d’investissement socialement responsable qui engage la ville à se désinvestir des entreprises liées à de graves violations des droits humains ou encore à la fabrication d’armes.
  • La ville d’Urbana, dans l’Illinois (États-Unis), a adopté une politique d’investissement éthique stipulant qu’elle n’investira dans aucune entreprise complice du génocide israélien.
  • La municipalité d’Amsterdam a adopté une motion visant à mettre en place une politique d’achats éthiques (EPP).
  • Le Parti vert finlandais s’est déclaré « zone sans apartheid ». Après l’Alliance de gauche, il s’agit du deuxième parti parlementaire finlandais à s’engager en faveur des principes du mouvement BDS mené par les Palestinien·nes.
  • Créant un nouveau précédent mondial, 27 conteneurs d’acier de qualité militaire destinés à Israël ont été bloqués par les autorités italiennes. Grâce aux recherches menées par l’organisation « No Harbour for Genocide » et aux pressions exercées par le mouvement BDS et ses alliés, ces conteneurs ont été immobilisés dans les ports de Gioia Tauro et de Cagliari, dans l’attente d’une enquête — une avancée historique dans la campagne contre les transferts maritimes, qui a suscité une mobilisation internationale des partenaires BDS dans toute la Méditerranée. À ce jour, aucun de ces conteneurs n’est parvenu en Israël. Cela montre comment, malgré un soutien constant au niveau gouvernemental, la mobilisation citoyenne peut bloquer la chaîne d’approvisionnement d’Israël.
  • Le navire battant pavillon danois Danica Violet, transportant des tonnes de matériel militaire destiné au plus grand fabricant d’armes israélien, Elbit Systems, a été contraint de changer de cap au large du Cap-Vert, à la suite d’un reportage de The Ditch, de la couverture médiatique cap-verdienne et de la mobilisation BDS.
  • Les premières « zones sans apartheid » ont été déclarées en République dominicaine.
  • Au Brésil, la campagne en faveur d’un tourisme éthique a été lancée et les mouvements à Bahia ont bénéficié d’une couverture médiatique et d’une importante mobilisation dans la ville d’Itacaré. Des mesures relatives aux visas et des enquêtes sur les criminel·les de guerre font actuellement l’objet de discussions au sein du Parlement.
  • En collaboration avec le Centre européen d’aide juridique (ELSC), deux nouvelles boîtes à outils ont été lancées sur la politique d’achats éthiques : un guide opérationnel et un guide de campagne. Ces boîtes à outils sont utilisées dans le cadre de campagnes municipales à travers l’Europe et au-delà.
  • Le mouvement BDS a étendu son rayonnement à près de 130 pays, avec la création de nouveaux groupes BDS dans les Caraïbes, au Salvador, en Bosnie-Herzégovine, au Danemark, en Croatie, en Lettonie et en Serbie, pour n’en citer que quelques-uns.

(3) Entreprises et institutions financières :

  • Dans ce qui constitue une victoire majeure pour BDS, le géant italien de l’énergie Eni a annoncé son retrait des opérations offshore illégales israéliennes. Il s’agit là d’un vote de défiance majeur à l’égard de l’économie et de la sécurité d’Israël, qui crée un précédent pour le secteur de l’énergie et contribue à mettre en évidence le déclin d’Israël.
  • Après le retrait d’Eni, le consortium formé par Dana et Ratio, destiné à aider Israël à piller les ressources naturelles palestiniennes, n’a une nouvelle fois pas réussi à annoncer un nouveau partenaire et s’effrite sous le poids de retards répétés.   
  • Des groupes partenaires de BDS ont poursuivi en justice le constructeur ferroviaire basque CAF en Espagne.
  • La banque Barclays a cessé de souscrire des obligations d’État israéliennes sous la pression des partenaires de BDS. Les données montrent que Barclays n’a souscrit aucune obligation d’État israélienne depuis janvier 2024, alors qu’elle en avait souscrit pour 500 millions de dollars entre octobre 2023 et janvier 2024. Barclays continue d’acheter des obligations israéliennes et figure toujours sur la liste des « opérateurs principaux » du ministère israélien des Finances.
  • Les bénéfices avant impôts ont chuté chez les principaux exploitants de McDonald’s en Irlande du Nord.
  • La compagnie des eaux israélienne Mekorot s’est retirée du Chili suite à la pression de la société civile et des militants BDS, et à des irrégularités juridiques.
  • La coopérative alimentaire Park Slope Food Coop de Brooklyn, à New York (États-Unis), a voté en faveur du boycott des produits israéliens.
  • 1 350 employé·es de Google ont signé une pétition contre la complicité du géant technologique avec Trump et l’effroyable machine de détention et d’expulsion mise en place par l’ICE.
  • Après des années d’action syndicale soutenue dans le cadre du mouvement BDS, des lanceur·ses d’alerte ont révélé que Google avait sciemment fourni son intelligence artificielle Gemini, la plus avancée, pour faciliter le génocide israélien à Gaza depuis 2024.
  • Des organisations juridiques étasuniennes, l’Abolitionist Law Center, le Center for Constitutional Rights et Tech Justice Law, ont adressé une notification à la direction de Google dans le cadre d’une démarche historique visant à établir la responsabilité juridique : « Le soutien apporté par Google au génocide israélien contre les Palestinien·nes expose l’entreprise et ses dirigeant·es à une responsabilité juridique potentielle. »
  • Speculative Agency, le développeur du jeu indépendant « All Will Rise », a répondu aux appels palestiniens de boycott de la Xbox de Microsoft et a restitué les fonds qu’il avait reçus de Microsoft, entreprise complice du génocide et de l’apartheid israéliens contre les Palestinien·nes.
  • Suite à une pression soutenue exercée par les partenaires du mouvement BDS ainsi que par des militant·es pour les droits des immigré·es, des professionnel·les de santé et des syndicats, le réseau NYC Health and Hospitals s’est engagé à ne pas renouveler son contrat avec Palantir concernant la complicité de Palantir dans le génocide des Palestinien·nes par Israël et dans les violences commises par l’ICE. NYC Health and Hospitals est le plus grand réseau hospitalier public des États-Unis et le premier grand réseau hospitalier à rompre ses liens avec cette entreprise technologique génocidaire.
  • La campagne BDS contre Palantir a été lancée au Brésil par la création d’une coalition qui a depuis engagé une procédure administrative visant à remettre en cause les contrats de Palantir avec les ministères brésiliens de la Santé et de l’Éducation.
  • Suite à la pression exercée par la société civile en Belgique, la banque Argenta s’est entièrement désengagée de Palantir, tandis que KBC et Degroof Petercam se sont partiellement désengagées.
  • Des militant·es BDS du monde entier ont pris part à la Journée mondiale d’action contre FANUC. Des États-Unis au Japon, de l’Irlande à l’Allemagne, les militant·es ont intensifié la pression publique à l’échelle mondiale sur FANUC pour que l’entreprise cesse de fournir des robots à la société israélienne Elbit Systems — et mette fin à sa complicité dans le génocide.
  • Le mouvement BDS a lancé deux nouveaux outils en faveur du tourisme éthique. À ce jour, plus de 2 900 touristes se sont officiellement engagés à boycotter Airbnb et Booking.com, et de nombreux hébergeur·ses ont signé l’engagement « Sanctuaries of Peace ». 
  • Des militant·es de plus de 10 villes à travers le monde ont participé à une Semaine mondiale d’action contre Chevron, en amont de l’Assemblée Générale annuelle de l’entreprise, en organisant des manifestations, des événements éducatifs et des déploiements de banderoles afin de dénoncer le rôle de Chevron dans l’aggravation de la destruction climatique, ainsi que dans l’apartheid et le génocide israéliens.
  • La toute première « Semaine contre l’apartheid israélien » (IAW) en Allemagne a été organisée. En avril, des collectifs d’étudiant·es, d’universitaires et de solidarité avec la Palestine dans des universités de toute l’Allemagne ont organisé des événements dans le cadre de l’IAW, dénonçant le régime d’apartheid israélien et la profonde complicité des universités allemandes dans le génocide et l’occupation.
  • Le mouvement BDS a appelé à une Semaine mondiale d’action en juin contre le constructeur ferroviaire basque CAF. En Espagne, des manifestations et des blocages pacifiques ont eu lieu sur les sites de CAF à Saragosse, Barcelone, Castejón et Linares — et 160 organisations ont signé une déclaration commune de condamnation. En France, des militant·es ont perturbé l’activité dans les usines de CAF. À Mexico, la campagne est descendue dans la rue. De la Suisse aux États-Unis en passant par le Canada, les appels ont submergé les lignes téléphoniques et les boîtes mail de CAF, atteignant même les propres employé·es de l’entreprise. Et au siège de CAF à Beasain, un blocage massif a accueilli de plein fouet l’Assemblée Générale annuelle des actionnaires.
  • Le mouvement BDS a appelé à une Semaine mondiale d’action contre Elbit en avril. Du Royaume-Uni à la Roumanie, des États-Unis au Mexique, des groupes de la société civile et des militant·es ont répondu à l’appel et ont mené des actions de perturbation coordonnées, stratégiques et pacifiques contre ce pilier central du complexe militaro-industriel israélien.

(4) Institutions (syndicats, organisations confessionnelles, universitaires, culturelles, sportives) :

Culturelles :

  • Le Concours Eurovision de la chanson, le plus grand événement musical en direct au monde, a perdu 35 millions de téléspectateur·rices à la suite d’une campagne de boycott menée depuis plusieurs années par la Campagne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI) et ses partenaires. Avant l’événement, plus de 2 100 musicien·nes et professionnel·les de la culture ont appelé les artistes, les chaînes de télévision et les fans à se joindre aux cinq chaînes nationales d’Islande, d’Irlande, des Pays-Bas, de Slovénie et d’Espagne qui boycottent l’Eurovision jusqu’à ce que le régime génocidaire d’Israël soit exclu du concours. L’Eurovision a également annulé sa tournée officielle en direct, dans un contexte de boycott du concours par les cinq chaînes européennes, soutenu par d’ancien·nes participant·es et lauréat·es, des finalistes des sélections nationales dans de nombreux pays, ainsi que par les fans.
  • À peine 100 jours avant le Viña Rock, le plus grand rassemblement musical d’Espagne qui attirait autrefois plus de 200 000 spectateur·rices, près de 25 % des groupes ont annulé leur participation et de nombreux·ses spectateur·rices ont exigé le remboursement de leurs billets. La société de capital-investissement KKR, profondément complice, a racheté en 2024 Superstruct Entertainment, alors propriétaire de Viña Rock, qui détient plus de trente festivals de musique espagnols.
  • Zubin Mehta, fervent sioniste, a annulé ses concerts prévus en Israël en 2026 en raison des politiques de Netanyahou à l’encontre des Palestinien·nes.
  • En Australie, l’Adelaide Writers Week 2026 a été annulée à la suite de l’exclusion raciste et anti-palestinienne de la Dre Randa Abdel-Fattah, une autrice palestino-australienne, invoquant des « raisons de sensibilité ». Plus de 180 intervenant·es prévu·es – parmi lesquel·les des écrivain·es autochtones, la romancière Zadie Smith et l’ancienne Première ministre néo-zélandaise Jacinda Ardern – se sont retiré·es du programme, et le directeur ainsi que l’ensemble du conseil d’administration ont démissionné en raison de l’exclusion de Randa Abdel-Fattah.
  • Plus de 100 acteur·rices culturel·les sénégalais·es, dont des personnalités de premier plan, ont signé une lettre ouverte appelant le président du Sénégal à se joindre aux autres dirigean·ets mondiaux pour sanctionner le régime génocidaire d’Israël face à « l’horreur qui se déroule à Gaza ».
  • Arundhati Roy s’est retirée du festival du film de la Berlinale (Allemagne) en raison du refus « inadmissible » du jury de se montrer solidaire des Palestinien·nes confronté·es au génocide à Gaza ; de grandes stars hollywoodiennes appellent le festival à mettre fin à sa censure anti-palestinienne persistante.
  • Plus de 850 acteur·rices culturel·les suédois·es se sont engagé·es à boycotter les institutions israéliennes complices.
  • Le PACBI a apporté son soutien au boycott grandissant des consommateur·rices à l’encontre de Spotify, qui tire profit de l’exploitation des artistes, des systèmes de déportation de masse, ainsi que de l’apartheid et du génocide israéliens.
  • La Scotiabank (Canada) s’est désengagée d’Elbit à la suite des boycotts organisés par des écrivain·nes contre les événements qu’elle parrainait et d’autres pressions émanant de la société civile.
  • En réaction au licenciement par Spyglass Media de l’actrice Melissa Barrera du film « Scream 7 » pour s’être exprimée contre le génocide israélien, plus de 35 organisations artistiques et militantes ont appelé le public international à boycotter le film et à manifester une solidarité concrète avec les Palestinien·nes.
  • Plus de 120 musicien·nes et institutions musicales de Montréal (Canada) se sont joints au boycott culturel de l’apartheid israélien, notamment Godspeed You! Black Emperor, la Société des arts technologiques (SAT) et Big Brave.
  • Chevron a été écarté en tant que partenaire du French Quarter Festival de La Nouvelle-Orléans (États-Unis), suite à la pression exercée par une coalition soutenant la campagne « Boycott Chevron ». Chevron est dans le collimateur du mouvement BDS mené par les Palestinien·nes depuis 2022 en raison de son rôle de principal fournisseur d’énergie de l’apartheid génocidaire israélien.
  • 182 participant·es à la Biennale de Venise ont appelé la plus grande exposition d’art au monde à exclure Israël en raison de son génocide contre les Palestinien·nes à Gaza. Y figurent des artistes et des commissaires des pavillons nationaux d’au moins 35 pays, des artistes invités à l’exposition principale et des employé·es de la Biennale. Au cours de la semaine d’ouverture de la Biennale, des milliers de manifestant·es se sont rassemblé·es pour exiger l’exclusion d’Israël. La pression exercée par la campagne et cette puissante manifestation de solidarité ont contraint le pavillon israélien à fermer ses portes. Le jury de la Biennale a refusé d’examiner la candidature d’Israël, avant de démissionner.
  • Pour la troisième année consécutive, le Festival du film israélien Seret s’est une nouvelle fois retrouvé sans salle de cinéma à Barcelone, sous la pression populaire et à la suite de boycotts.
  • À la suite d’une campagne de boycott menée par les fans, le box-office de « Scream 7 » a chuté de 74 % lors de son deuxième week-end d’exploitation – de loin le pire résultat de la franchise.
  • La célèbre autrice Sally Rooney a expliqué son soutien au boycott culturel d’Israël lors d’une conférence publique organisée dans le cadre du Congrès populaire du Groupe de La Haye, à Amsterdam.
  • Lorsque l’Association des critiques de cinéma de Toronto (TFCA) a censuré le discours de remerciement pro-palestinien de l’actrice et réalisatrice autochtone Elle-Máijá Tailfeathers, 16 des 46 membres de l’association ont démissionné, ainsi que le président de la TFCA.
  • Javier Bardem, l’un des plus de 5 000 professionnel·les du cinéma refusant de travailler avec des institutions et des sociétés cinématographiques israéliennes complices, a appelé à une Palestine libre depuis la scène des Oscars.
  • Après que l’association Artists for Palestine UK eut révélé la complicité de Bloomberg Philanthropies dans le système d’apartheid colonial et d’occupation militaire mis en place par Israël, plus de 250 artistes ont exigé que les théâtres britanniques rompent leurs liens avec cette fondation complice.
  • Plus de 200 personnalités du monde culturel ont condamné le British Museum pour avoir supprimé toute mention de la Palestine de ses expositions historiques, qualifiant cette décision d’« acte de révision historique et d’effacement potentiel ».
  • Au terme d’une campagne citoyenne menée pendant plusieurs années, le Prix Giller — une récompense littéraire canadienne — a mis fin à ses partenariats avec la Banque Scotia, la Fondation Azrieli et Indigo, jugés complices.
  • La plateforme de streaming Mubi a perdu plus de 200 000 abonné·es à la suite d’une campagne de pression menée par des cinéastes, qui reprochaient à la société d’avoir accepté 100 millions de dollars de la part de la société Sequoia Capital, considérée comme complice. Cette campagne a également conduit Mubi à élaborer une politique d’investissement et de parrainage éthique. 
  • L’écrivain sud-africain et lauréat du prix Nobel J. M. Coetzee s’est retiré du Festival international des écrivain·nes de Jérusalem, invoquant la complicité des « communautés intellectuelles et artistiques » israéliennes dans le génocide contre les Palestinien·nes à Gaza.
  • Sept autres compagnies de théâtre de New York ont adopté les lignes directrices du PACBI. Ces compagnies rejoignent plus d’un millier d’autres institutions artistiques qui ont adhéré au boycott culturel à l’échelle mondiale.
  • Le festival New Media Week, en Pologne, a annoncé qu’il boycottait les projets représentant Israël.
  • Le festival Vivid Sydney a retiré Airbnb de la liste de ses sponsors pour 2026.
  • Après deux ans de pression du mouvement BDS, menée par Flow Strike, le Flow Festival d’Helsinki (Finlande) a annoncé qu’il soutenait l’appel de la société civile palestinienne à s’abstenir de toute coopération culturelle liée aux « opérations d’influence hybrides » de l’État israélien et qu’il tiendrait compte des cibles prioritaires du mouvement BDS lors de l’examen de partenariats. Flow Strike a été la première campagne BDS lancée contre Superstruct et son propriétaire complice, KKR, à l’été 2024.

Milieu universitaire :

  • L’Association étasunienne des géographes (AAG) a franchi une première étape importante vers le désinvestissement de ses fonds des entreprises complices du génocide israélien en cours et s’est engagée sur la voie d’un « cadre de partenariat international » éthique.
  • Un nouveau réseau d’universités en faveur de la Palestine a été créé au Sénégal, appelant le gouvernement sénégalais à rompre tout lien avec le régime génocidaire d’Israël.
  • L’Association étasunienne de psychologie (APA) a adopté une résolution rejetant la « définition de l’antisémitisme » discréditée de l’Alliance internationale pour la mémoire de l’Holocauste (IHRA).
  • La Société européenne de criminologie (ESC) a voté à une large majorité (62 % des personnes ayant exprimé leur opinion) en faveur de l’obligation pour les chercheur·ses issu·es d’institutions situées dans les colonies israéliennes illégales d’indiquer leur affiliation, conformément au droit international.
  • Les membres de l’Association historique étasunienne (AHA) et de l’Association des langues modernes (MLA) ont voté à 79 % en faveur d’une résolution commune condamnant la répression aux États-Unis et la mise au silence de la dissidence universitaire contre le « génocide israélien à Gaza, soutenu par les États-Unis », qui se poursuit actuellement.
  • Suite à la pression exercée par le mouvement BDS, notamment par des étudiant·es et des enseignant·es, l’École nationale d’anthropologie et d’histoire (ENAH), l’un des plus grands établissements d’enseignement du Mexique, s’est déclarée « zone sans apartheid » et s’est engagée à ne nouer aucun lien avec des institutions israéliennes.
  • Les membres de l’American Historical Association (AHA), la plus grande association d’historien·nes au monde, ont voté à une écrasante majorité pour condamner le « scholasticide » à Gaza et pour défendre les principes fondamentaux de la liberté académique.
  • Le Royal College of Defence Studies, qui dépend du ministère britannique de la Défense, a interdit la participation israélienne à la prochaine année universitaire en raison du génocide israélien à Gaza. Le Royaume-Uni continue, de manière criminelle et hypocrite, d’apporter un soutien en matière de renseignement militaire au génocide israélien.
  • L’initiative Europeana, composée du Forum des agrégateur·rices d’Europeana, de l’Association du réseau Europeana et de la Fondation Europeana, toutes des organisations de patrimoine culturel, a déclaré qu’elle mettrait immédiatement fin à ses liens avec les entités patrimoniales soutenues par le gouvernement israélien ou directement liées à celui-ci, en raison du génocide israélien à Gaza.
  • L’Association des anthropologues sociaux (ASA) du Royaume-Uni a voté à une écrasante majorité (78 %) en faveur de l’appel palestinien au boycott des institutions universitaires et culturelles israéliennes complices.
  • Plus de 1 400 scientifiques ont appelé l’Organisation européenne pour la recherche nucléaire (CERN) à mettre fin à sa collaboration avec les entités israéliennes qui « contribuent – directement ou indirectement – à l’occupation illégale du territoire palestinien ou à la commission d’autres violations graves du droit international, notamment le génocide, les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité ».
  • Des dizaines de groupes d’étudiant·es et d’universitaires à travers l’Allemagne ont lancé la campagne « Academic Boycott Campaign Germany » (ABC DE) lors de la conférence « Academic Boycott Now ! » à Berlin, mettant ainsi en place une campagne coordonnée en faveur d’un boycott académique des institutions israéliennes complices.
  • La campagne de boycott académique a connu une croissance si fulgurante que le ministère israélien de l’Innovation, des Sciences et de la Technologie a annoncé l’octroi de subventions de recherche afin de tenter de comprendre l’impact massif du mouvement BDS sur les campus du monde entier.
  • Suite à une pression intense, l’ambassadeur d’Israël en Grèce a été retiré du programme de l’AgriBusiness Forum 2026 à Athènes.
  • Le Sénat académique de l’Institut scientifique du Gran Sasso (GSSI) à L’Aquila, en Italie, a voté en faveur d’une motion s’engageant à ne nouer aucun lien institutionnel avec des institutions israéliennes « impliquées directement ou indirectement dans la violence et l’occupation au détriment des populations civiles de Gaza et de la Cisjordanie ».
  • L’université de Gand (Belgique) a officiellement quitté le consortium du projet Osteonet, dont faisait partie l’université de Tel-Aviv.
  • L’association des étudiants de Madison (États-Unis) a voté en faveur d’une législation anti-discrimination et de désinvestissement appelant à se désengager des fonds indiciels BlackRock détenant des participations dans des entreprises qui fabriquent des armes destinées aux opérations militaires israéliennes, sur la base de rapports faisant état d’un génocide à Gaza et au Soudan ainsi que d’abus perpétrés par l’ICE.
  • Le Réseau des étudiant·es et travailleur·ses socialistes a annoncé la création d’une nouvelle « zone sans apartheid » au Ghana, venant s’ajouter au réseau mondial comptant déjà plus de 1 000 zones de ce type.

Sport :

  • Suite à un tollé général de la part des supporter·rices du Celtic FC (Écosse) et de la communauté palestinienne, le club a annoncé qu’il ne donnerait pas suite à un transfert avec le club israélien complice du Maccabi Netanya, qui entretient des liens avec une entreprise israélienne de drones tirant « des profits colossaux » du génocide israélien. Le Maccabi Netanya appartient à Aliya Capital Partners, qui a investi 30 millions de dollars dans l’entreprise israélienne de drones XTEND.
  • L’icône du football suédois Hedvig Lindalh a refusé une invitation de la FIFA à rejoindre l’équipe des Légendes de la FIFA pour la Coupe du monde féminine, invoquant les athlètes palestiniens tués par le génocide israélien à Gaza et le « Prix de la paix » décerné par la FIFA à Donald Trump.
  • Le joueur de football américain Azeez Al-Shaair, qui évolue chez les Houston Texans, a arboré un message « Stop the Genocide » lors des matchs contre les Pittsburgh Steelers et les New England Patriots.
  • Un sondage réalisé par l’Association des footballeurs professionnels d’Irlande a révélé que ses membres s’opposaient massivement à ce que l’équipe nationale masculine dispute des rencontres de la Ligue des Nations contre Israël : 66 % se sont déclarés favorables à un boycott des matchs s’ils devaient avoir lieu, et 79 % ont précisé que c’était pour des raisons morales.
  • Le Camp de Base, une salle d’escalade située à Bruxelles (Belgique), s’est retirée de l’organisation de la compétition « World Climbing Europe » en raison de la participation de l’équipe israélienne, jugée complice. La salle d’escalade a refusé d’accueillir la compétition de la « Youth Series » après que l’équipe israélienne eut refusé de concourir sous un drapeau neutre.
  • Les appels à l’exclusion du régime génocidaire israélien de la World Climbing Series ont atteint de nouveaux sommets. L’association « Climbers for Palestine Spain » et d’autres sympathisant·es ont déployé une immense banderole à Madrid pour exiger que les représentant·es de l’apartheid israélien soient exclu·es de la World Climbing Series, qui se tiendra du 28 au 31 mai à Alcobendas (Madrid). Plus de 120 organisations à travers l’État espagnol réclament l’exclusion d’Israël des compétitions internationales d’escalade.
  • Le club de football polonais de première division Pogoń Szczecin a refusé une offre commerciale de l’équipe israélienne complice, le Maccabi Tel-Aviv, en raison du génocide à Gaza. Le Maccabi Tel-Aviv FC a envoyé à plusieurs reprises des « colis de soutien » aux soldats israéliens participant au génocide à Gaza et a diffusé des vidéos de ses employé·es servant comme soldats à Gaza à des fins de « motivation » avant les matchs.
  • Les Championnats d’Europe de course d’obstacles (OCR) ont décidé de ne pas autoriser les athlètes à représenter le régime génocidaire israélien.

Syndicats :

  • Le Congrès irlandais des syndicats (ITUC), qui représente 800 000 membres à travers l’île d’Irlande, s’est déclaré « zone sans apartheid ».
  • La Fédération des enseignant·es de la Colombie-Britannique (Canada), un syndicat provincial représentant plus de 40 000 enseignant·es, a adopté une résolution en faveur de BDS, ce qui en fait la première motion provinciale de soutien BDS dans la province de Colombie-Britannique.
  • Les dockers de plus de 20 ports méditerranéens ont lancé des grèves et des manifestations contre la guerre et le réarmement. De la Turquie à la France, les travailleur·ses ont envoyé un message contre le génocide israélien et en solidarité avec le peuple palestinien en refusant de se rendre complices du transport d’armes, d’énergie et d’autres matériaux qui permettent à Israël de commettre ses crimes. Des navires exploités par ZIM, la compagnie maritime phare de l’apartheid israélien, auraient été empêchés d’accoster dans les ports italiens pendant un certain temps, grâce aux actions menées par les travailleur·ses.
  • L’Union nationale des agriculteur·rices du Canada (NFU) a appelé le gouvernement canadien à prendre des mesures immédiates contre le génocide israélien du peuple palestinien, en suspendant l’accord de libre-échange Canada-Israël et en instaurant un embargo complet et réciproque sur les armes à l’encontre d’Israël.
  • En Belgique, des travailleur·ses se sont mis·es en grève spontanée pour protester contre la visite d’un responsable militaire israélien. Environ 650 travailleur·ses de l’usine du fabricant d’armes à feu belge FN Herstal, à Liège, ont cessé le travail pendant deux jours pour protester contre la visite dans leurs locaux de l’attaché militaire israélien en Belgique, Moshe Tetro.
  • Les enquêtes, les collaborations et les actions ciblées menées par les syndicats et les partenaires du mouvement BDS ont fortement entravé les tentatives du géant du transport maritime MSC de transférer de l’acier destiné à la fabrication d’armes vers Israël. Les autorités italiennes ont immobilisé trois cargaisons dans deux ports différents à des fins d’enquête, l’Espagne a refusé l’accostage d’un navire, les dockers grecs ont refusé de décharger l’une des cargaisons et un député portugais a posé une question au Parlement portugais. Alors que MSC modifiait ses itinéraires et changeait de navires face à ces actions, BDS a étendu ses efforts à la Turquie, à l’Égypte et à Malte, grâce à une coordination efficace qui a permis de maximiser la pression sur l’ensemble de l’itinéraire de transfert envisagé.
  • Le Congrès irlandais des syndicats (ICTU) et le syndicat Fórsa ont été les premières organisations syndicales en Europe à adopter des politiques d’approvisionnement éthique (EPP).
  • Sous la bannière de la « Journée d’action sur le lieu de travail pour la Palestine », trois grandes fédérations syndicales représentant plus de 80 syndicats affiliés à travers l’Irlande et la Grande-Bretagne ont annoncé leur soutien à des actions sur le lieu de travail, coïncidant avec le 78e anniversaire de la Nakba. 
  • Les syndicats de dockers de plus de 35 ports ont signé une déclaration commune appelant à la fin du génocide et de l’apartheid israéliens à l’encontre des Palestinien·nes, et à l’organisation d’une journée internationale de lutte des dockers en octobre.
  • Une motion en faveur de BDS a été adoptée par le syndicat suédois du bâtiment.
  • Les délégué·es du 39e congrès constitutionnel de l’United Auto Workers (UAW) ont voté en faveur d’un désinvestissement des obligations israéliennes d’ici juin 2026, faisant ainsi de l’UAW le premier grand syndicat étasunien à prendre cette mesure. Ils ont voté pour un désinvestissement total des obligations israéliennes en ajoutant une disposition à l’article 7, section 2, de leurs statuts, qui stipule : « Aucun fonds de l’UAW ne doit être investi dans des obligations israéliennes. »
  • Le Congrès du travail du Canada (CTC), l’organisation syndicale centrale canadienne représentant 3,3 millions de travailleur·ses, a voté à une écrasante majorité en faveur de la rupture des liens avec l’Histadrut, la fédération syndicale de l’État d’apartheid israélien. La résolution appelle également le gouvernement canadien à mettre en place un embargo militaire bilatéral à l’encontre d’Israël.

Lutte contre le « pinkwashing » :

  • La Pittsburgh Pride (États-Unis) a officiellement retiré Howmet Aerospace de la liste de ses sponsors. Howmet Aerospace fabrique des pièces spécialisées en titane et les vend au fabricant d’armes Lockheed Martin. Lockheed utilise ces pièces pour construire des avions de chasse F-35, qui sont vendus à Israël et utilisés contre les Palestinien·nes, au Liban et au-delà.
  • Le Sydney Gay and Lesbian Mardi Gras (Australie) a annulé son événement phare de la Pride suite aux critiques croissantes concernant ses liens avec Live Nation Entertainment, cible de la campagne BDS.

Foi :

  • La 227ème Assemblée générale de l’Église presbytérienne (États-Unis) a décidé à l’unanimité de se désinvestir de Palantir Technologies et de GE Aerospace. Cette confession religieuse est la première institution à avoir réussi à cibler ces entreprises dans le cadre d’une stratégie de désinvestissement.