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Le Comité de l’Église presbytérienne pour le désinvestissement de Caterpillar, Hewlett-Packard et Motorola

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« Aujourd’hui, nous devons malheureusement rapporter que ces efforts n’ont produit aucun changement substantiel dans la politique ou les pratiques des entreprises, et qu’il y a peu de raisons d’espérer qu’elles changent à l’avenir. Conformément aux directives antérieures de l’Assemblée et au processus d’engagement ordinaire de l’Église, nous n’avons guère le choix et devons recommander le désinvestissement. »

Le Comité de la mission Responsabilité par l’investissement, de l’Église presbytérienne (USA), a recommandé que l’Église se désinvestisse de Caterpillar, Hewlett-Packard, et Motorola Solutions, en raison de leurs liens avec les violations des droits humains par Israël dans les territoires occupés. Cette décision intervient au moment du bilan d’un processus d’engagement dans ces entreprises, qui débuta en 2004, et qui voulait influencer la politique des entreprises vis-à-vis du conflit israléo-palestinien.

Extrait du communiqué de presse de l’Église :

« L’Assemblée générale nous a demandé de faire tout notre possible pour faire évoluer les choses par le dialogue, et nous l’avons fait, même en demandant à l’Assemblée plus de temps au fil des ans » dit le président du Comité, le Révérend Brian Ellison, pasteur de Kansas City, Missouri.(Voir : L’église presbytérienne pour des sanctions contre Israël – 16 août 2005)

« Aujourd’hui, nous devons malheureusement rapporter que ces efforts n’ont produit aucun changement substantiel dans la politique ou les pratiques des entreprises, et qu’il y a peu de raisons d’espérer qu’elles changent à l’avenir. Conformément aux directives antérieures de l’Assemblée et au processus d’engagement ordinaire de l’Église, nous n’avons guère le choix et devons recommander le désinvestissement. »

Le Comité a été engagé, depuis l’Assemblée générale de 2004, dans plusieurs entreprises qui tirent profits d’activités non pacifiques dans la région, y compris de l’activité liée à l’occupation par Israël de la Cisjordanie palestinienne. Les recommandations de la Mission Responsabilité par l’investissement seront présentées en février 2012 au Conseil de la Mission de l’Assemblée générale, puis, avec l’approbation du Conseil, à l’Assemblée générale, en juillet 2012.

« Nous n’avons pas pris cette décision à la légère, mais par la prière et avec la plus grande attention » dit Ellison. « Nous avons examiné les témoignages de frères et de sœurs dans l’Église au cours de notre procédure, tant des presbytères où siègent ces entreprises que de ceux qui nous avaient appelé à agir plus rapidement dans ce sens. Nous avons continué de prier pour les salariés de ces entreprises et leurs congrégations, car ils sont touchés par cette décision. Nous continuons aussi à prier pour que toutes ces entreprises et personnes dans la région redoublent d’efforts pour rechercher une paix juste et soutiennent les droits humains, pour les peuples israélien et palestinien. »

Le communiqué de presse apporte aussi l’information suivante, à propos des entreprises concernées :

Point sur les entreprises

Caterpillar a tiré profit de la vente de ses matériels à l’armée israélienne et aux autorités civiles, notamment ses bulldozers D-9 qui sont utilisés pour démolir les maisons palestiniennes et construire les colonies et des routes réservées aux Israéliens sur le territoire palestinien, actes jugés illégaux en vertu du droit international. L’entreprise n’a jamais accepté la responsabilité de l’usage qui est fait de ses matériels et ne répond pas, depuis 2009, aux demandes de dialogue de la Mission Responsabilité par l’investissement, ou d’autres groupes religieux.

Hewlett-Packard a tiré profit de la vente de sa technologie spécialisée, utilisée dans les procédés de lecture biométrique, inquisiteurs et injustes, aux check-points sur le mur de séparation construit sur le territoire palestinien. Elle a aussi tiré profit de matériels utilisés par la marine israélienne dans son blocus condamné internationalement de la bande de Gaza et par les municipalités des colonies israéliennes sur le territoire palestinien, considérées comme illégales en vertu du droit internationale. Les discussions avec l’entreprise ont été improductives, et l’entreprise s’est montrée réticente à aborder ces graves questions préoccupantes.

Motorola Solutions, l’une des deux entreprises à émerger d’une réorganisation de l’entreprise début 2011, a tiré profit de sa fourniture de technologies de communication à l’armée israélienne que celle-ci utilise dans ses opérations en Cisjordanie et dans le blocus de Gaza, et elle a fabriqué et assuré la maintenance de systèmes de surveillance haute technologie sur la clôture de séparation et dans les colonies israéliennes illégales sur le territoire palestinien. L’entreprise a systématiquement refusé tout dialogue avec les investisseurs religieux.

Voir aussi :

- Les églises presbytériennes canadiennes se lancent dans la campagne BDS – 17 juin 2011
- Pour Israël, c’est l’heure des comptes – John Pilger
- Les entreprises qui tuent – Emad Mekay

13 septembre 2011 – Mondoweiss – traduction : JPP

source: http://www.info-palestine.net/article.php3?id_article=11199

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