Pétition : Un million de voix à l’ONU « Stop Israel Nuclear »

(Signez la pétition)

Depuis l’approbation par l’ONU, en 1974 , de la Résolution 3263 (XXIX) demandant l’établissement au Moyen Orient d’une zone exempte d’armes nucléaires et autres armes de destruction massive (ADM), les Nations Unies comme d’autres organismes internationaux n’ont cessé à maintes reprises de lancer le même appel… aucune de ces démarches n’a atteint l’objectif escompté. Le dernier appel a été lancé en 2010, à l’occasion de la Conférence de révision du Traité de Non-Prolifération Nucléaire (NPT) pour demander la tenue d’une conférence en 2012 dans le but de mettre en marche le processus et cette initiative, une fois encore, fut boycottée par l’Israël et les États-Unis.

La déclaration du Moyen-Orient comme zone exempte d’armement nucléaire impliquerait l’adhésion de l’Israël au TNP en qualité d’état non nucléaire et la mise sous contrôle de l’Agence Internationale de l’Énergie Atomique(AIEA) de toutes ses installations, ainsi que l’ont déjà fait les autres états de la région.

Si l’Israël ouvrait ses installations à l’examen des inspecteurs de l‘AIEA, le Conseil de Sécurité de l’ONU (CS) serait en mesure de connaître les véritables dimensions du danger que représentent ces arsenaux supposés secrets et il serait dans l’obligation de prendre les mesures nécessaires pour éliminer la menace plane sur la paix fragile de la région.

En attendant, la réalité n’est pas ce qu’elle devrait. Le Conseil de Sécurité, faisant preuve d’une irresponsabilité aussi insensée qu’intéressée, laisse libre l’Israël d’accroître sa puissance nucléaire,exempte de tout contrôle, il s’abstient d’enjoindre à ce pays de respecter ses propres résolutions et se montre incapable de conjurer une catastrophe aux conséquences qui ne sont que trop facilement prévisibles.

Mais cette passivité irresponsable et les intérêts troubles qui en sont la cause ne doivent pas être un obstacle qui empêche les citoyens de prendre les actions qu’il faudra pour sauvegarder la paix et réclamer, d’une voix plurielle et unanime à la fois, que soient prises les mesures indispensables pour contraindre l’Israël à soumettre ses installations atomiques à l’examen de l’AIEA.

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Texte à l’ONU

Le 18 septembre 2009 la ConférenceGénérale de l’Agence Internationale de l’ÉnergieAtomique (ci-devant AIEA) a approuvé la Résolution GC (53) / RES / 17 portant sur la capacité nucléaire israélienne et dans laquelle elle se déclare préoccupée par la menace que continue de faire peser la prolifération des armesnucléaires sur la sécurité et la stabilité du Moyen-Orients, elle demande instamment à Israël d’adhérer au Traité sur la non-prolifération des armes nucléaires (ci-devant TNP)et de soumettre toutes ses installations nucléaires aux garanties généralisées del’AIEA.

Suite à cette résolution, le Conseil des Gouverneurs de l’AIEA a débattu, lors de sa réunion de 2010, de la question de la capacité nucléaire israélienne afin de répondre à un message du Secrétaire Général remis aux États membres en avril 2010 demandant leur avis et leurs contributions après examen de ce dossier. Comme à d’autres reprises par le passé, le gouvernement israélien s’est à nouveau refusé à coopérer avec l’AIEA et à signer le TNP.

Étant donné que l’établissement au Proche Orient d’une zone exempte d’armes nucléaires et d’autres armes de destruction massive serait une contribution décisive pour la paix dans la région, et vu que le refus de l’Israël de signer le TNP et de soumettre toutes ses installations et dispositifs atomiques à l’inspection del’AIEA constitue clairement une menace pour la paix dans le sens du chapitre VII de la Charte des Nations Unies, nous, soussigné, demandons :

  1. Que le Conseil de Sécurité de l’ONU réclame auprès de l’État d’Israël sa signature du TNP et qu’il soumettetoutes ses installations et dispositifs atomiquesà l’inspection de l’AIEA dans le but d’établir au Proche Orient une zone exempte d’armes nucléaires et autres armes de destruction massive.
  2. Que, si l’État d’Israël refusait de s’exécuter de son plein gré, le Conseil de Sécurité adopte toutes les mesures qui s’imposent, en vertu des art.  41 et 42 de la Charte des Nations Unies, afin d’atteindre aux objectifs énoncés ci-dessus.