1

Le gouvernement sud-africain met fin au soutien à la candidature au titre de Miss Univers en Israël de l’apartheid

Par le Ministère du sport, des arts et de la culture de la République d’Afrique du Sud, via le Bureau national du BDS Palestinien (BDS), le 15 novembre 2021

L’élan se développe rapidement dans la campagne internationale de boycott de l’accueil par Israël du concours annuel Miss Univers.

Le gouvernement d’Afrique du Sud retire son soutien et celui de l’Afrique du Sud au concours Miss Afrique du Sud, suite à l’intransigeance de ses organisateurs et à leur mépris de l’avis donné contre la participation au concours Miss Univers qui doit se tenir en Israël en décembre 2021.

À la suite de l’échec de consultations initiées par le ministère du sport, des arts et de la culture, il s’est avéré difficile de persuader les organisateurs du concours Miss Afrique du Sud de reconsidérer leur décision de participer à l’événement Miss Univers qui doit se tenir en Israël en décembre 2021. Ce qui était apparu pendant les consultations comme des discussions encourageantes, constructives et progressistes, a laissé place par la suite à un comportement désagréable dans son intransigeance et son manque d’appréciation de l’impact potentiellement négatif d’une telle décision sur la réputation et l’avenir d’une jeune femme noire.

Les atrocités commises par Israël contre les Palestiniens sont bien documentées et le gouvernement, en tant que représentant légitime du peuple d’Afrique du Sud, ne peut en toute conscience s’associer à une telle chose. Dans une tentative pour démontrer ce que la participation à Miss Univers représente pour les Sud-Africains et beaucoup d’autres dans le monde, les positions de l’archevêque émérite Desmond Tutu après sa visite sur place ont été rappelées aux organisateurs du concours Miss Afrique du Sud. Indiquant qu’Israël était coupable de traiter les Palestiniens par l’apartheid, il a dit : « Tous les Sud-Africains noirs sont familiers de leur humiliation, eux qui ont été contraints, harcelés, insultés et attaqués par les forces de sécurité du gouvernement d’apartheid ».

Tout en appréciant l’impact probable sur l’intérêt individuel de l’actuelle Miss Afrique du Sud, le ministre du sport, des arts et de la culture croit fermement que les raisons d’un retrait l’emportent largement sur l’intérêt individuel. « Par un tel retrait, la réputation et la position générale de Miss Afrique du Sud gagneront bien davantage en Afrique du Sud et au niveau international en comparaison d’un événement ponctuel qui peut s’avérer désastreux pour son avenir et son image publique comme jeune femme noire » a expliqué le ministre Nathi Mthethwa.

« Nous avons préféré essayer de nous retrouver de manière à publier un communiqué commun. Cela a malheureusement échoué, d’où la décision actuelle de la part du gouvernement et du peuple d’Afrique du Sud de prendre nos distances vis-à-vis des arguments des organisateurs du concours Mis Afrique du Sud en la matière » a dit le ministre Nathi Mthethwa. « Mais même dans ce cas, nous espérons toujours que le bon sens va l’emporter dans l’intérêt de la reine en place, Lalela Mswane ; et nous restons ouverts à la discussion à cet égard ».

Source : BDS Movement

Traduction SF pour BDS France

 




BDS rejoint l’Appel pour la justice climatique à la COP26 !

Par le Bureau national du BDS Palestinien (BNC), le 1er novembre 2021

Les luttes contre le colonialisme, le racisme et la militarisation, et pour la justice climatique, économique et sociale sont profondément interconnectées. Les Palestiniens, eux aussi, recherchent la justice climatique en exigeant que les gouvernements et les grandes sociétés répondent de leurs actes. La Palestine est une question de justice climatique.

Qu’est-ce que la COP26?

Tous les ans, les Nations unies tiennent une conférence mondiale sur le changement climatique dénommée “Conférence des Parties”. Du 31 octobre 2021 au 12 novembre 2021, les dirigeants du monde entier se rencontreront à Glasgow pour la 26e session annuelle, ou COP26.

À l’heure où l’urgence climatique s’aggrave sur toute la planète, causant des désastres sur tous les continents tout en ayant un impact disproportionné sur les nations les plus pauvres et les groupes humains opprimés, les décisions prises à la COP26 auront des effets durables sur celles et ceux qui subissent le plus les conséquences du changement climatique.

La Palestine est une question de justice climatique !

La crise catastrophique du climat est exacerbée, au niveau mondial, par l’inégalité et l’oppression, et résulte des projets et des actes de gouvernements complices et de grandes sociétés pour qui le profit passe avant les gens et la planète.

Cela est particulièrement vrai quand il s’agit de l’apartheid israélien.

La crise climatique affecte de façon disproportionnée les Palestiniens qui sont soumis et résistent à l’occupation, à l’apartheid, au colonialisme de peuplement israéliens. Les Palestiniens indigènes qui vivent dans ces conditions, n’exerçant de contrôle ni sur leur terre ni sur leurs ressources naturelles, sont extrêmement vulnérables à la crise climatique. Pendant qu’Israël monopolise les ressources, les températures en hausse exacerbent la désertification ainsi que le manque d’eau et de terre, durcissant encore l’apartheid climatique.

Les grandes sociétés israéliennes comme Netafim, Mekorot et Haifa Chemicals ainsi que les organismes de colonisation de peuplement comme le Fonds national juif (FNJ) jouent un rôle crucial dans la destruction de l’agriculture palestinienne et la dépossession des paysans palestiniens par l’État israélien d’apartheid, et la confiscation des terres visant à renforcer l’entreprise illégitime de colonisation par Israël.

Pendant qu’Israël détruit l’agriculture palestinienne et les moyens de subsistance des paysans, pratique l’apartheid et colonise les terres palestiniennes au moyen de son agro-industrie, il se met en vente lui-même et vend son agro-industrie dans le Sud global en prétendant fournir des solutions en vue d’une agriculture durable. Pourtant, ces pratiques relèvent souvent de l’exploitation, n’ont rien de durable, et exacerbent les problèmes existant dans diverses régions.

Des firmes multinationales comme AXA et HSBC sont également complices de l’oppression du peuple palestinien par Israël. Elles investissent dans des sociétés et des banques qui arment Israël, financent ses colonies illégales et pillent la terre et les ressources naturelles palestiniennes.

Israël repeint l’apartheid en vert !

Israël de l’apartheid donne à voir au monde une image faussement respectueuse du climat alors qu’il pille les ressources naturelles palestiniennes et détruit l’environnement. Depuis qu’il a occupé en 1967 le reste de la Palestine – la Cisjordanie et la Bande de Gaza – Israël a déraciné plus de 2,5 millions d’arbres, y compris plus de 800 000 oliviers palestiniens antiques.

Le slogan raciste et mensonger d’Israël, “faire fleurir le désert”, est destiné à dissimuler sa destruction violente de la société palestinienne et ses pratiques non durables en matière d’agriculture et d’utilisation de l’eau.

Par exemple, 97,7% de la production israélienne d’électricité provient de combustibles fossiles, notamment du gaz naturel extrait partiellement en pillant illégalement les ressources gazières palestiniennes. Le gazoduc de la Méditerranée orientale, ou EastMed, est un projet de gazoduc offshore/onshore transportant du gaz naturel, connectant directement l’Europe avec les ressources en énergie d’Israël de l’apartheid. Non seulement Israël refuse aux Palestiniens l’accès aux réserves gazières au large du littoral de Gaza, mais il a exploité illégalement ces ressources à son seul profit tout en privant de revenus les Palestiniens indigènes. Pendant ce temps, à Gaza, deux millions de Palestiniens continuent de subir d’incessantes pénuries d’électricité aggravées par le refus d’Israël de remplir ses obligations en tant que puissance occupante.

Au moyen de l’EuroAsia Interconnector, Israël de l’apartheid cherche à exporter de l’énergie en Europe pour créer une dépendance à l’égard de ses sources d’énergie basée sur les combustibles fossiles et produite de façon illicite. L’Interconnector jouerait un rôle déterminant en connectant le réseau électrique européen au réseau israélien qui englobe les colonies illégales du Territoire palestinien occupé, y compris Jérusalem-Est, ce qui impliquerait l’Europe dans les crimes de guerre d’Israël.

Démasquons le FNJ !

Les politiques israéliennes de prétendu verdissement et d’apartheid sont rendues possibles par la complicité de gouvernements, de grandes entreprises et d’institutions qui soutiennent et facilitent ce régime d’oppression. Parmi ces importantes institutions figure le Fonds national juif (FNJ). Depuis 120 ans, le FNJ se rend responsable du nettoyage ethnique des Palestiniens indigènes. Tout récemment, le FNJ s’est trouvé à l’origine de la démolition de maisons et de l’expulsion de familles palestiniennes dans des quartiers de Jérusalem-Est comme Silwan, en contribuant au soutien de l’expansion des colonies illégales de Cisjordanie, y compris Jérusalem-Est.  Aujourd’hui le FNJ cherche à peindre en vert ses crimes en participant au sommet pour le climat de la COP26. Rejoignez le mouvement BDS à la COP26 pour démasquer le FNJ !

Agissez maintenant !

Rejoignez le Bloc de solidarité avec la Palestine lors des manifestations mondiales pour la justice climatique le 6 novembre.

Twittez dès aujourd’hui !

Le Jewish National Fund greenwash l'apartheid israélien. #ExposeJNF maintenant ! #COP26 Cliquez pour tweeter

Les entreprises multinationales et israéliennes greenwashent l'apartheid israélien et la destruction de l'environnement. #COP26 Cliquez pour tweeter

Source : BDS Movement

Traduction SM pour BDS France




Désignation de groupes issus de la société civile palestinienne comme des « terroristes » : une attaque éhontée contre les droits humains

Via le Bureau national du BDS Palestinien (BNC), le 26 octobre 2021.

Amnesty International et Human Rights Watch disent que « Cette décision est une escalade alarmante qui menace de mettre un terme au travail des principales organisations de la société civile palestinienne. »

Le 19 octobre 2021, le ministère israélien de la Défense a publié un décret militaire qualifiant de « terroristes » six organisations de la société civile palestinienne œuvrant dans le territoire palestinien occupé. Ces six organisations sont Addameer, al-Haq, Bisan Center for Research and Development (Centre Bisan pour la recherche et le développement), Defense for Children Palestine, l’Union des comités de travail Agricole (Union of Agricultural Work Committees, UAWC), et l’Union des comités des femmes palestiniennes (Union of Palestinian Women Committees, UPWC). Cette désignation, faite en vertu d’une loi israélienne de 2016, interdit effectivement les activités de ces organisations et autorise les autorités israéliennes à fermer leurs bureaux, à saisir leurs biens et à arrêter et emprisonner les membres de leur personnel. Il est en outre interdit de financer ou même d’exprimer publiquement un soutien à leurs activités.

Human Rights Watch et Amnesty International, qui travaillent en étroite coopération avec plusieurs de ces organisations, ont fait la déclaration conjointe suivante :

« Cette décision déplorable et injuste constitue une attaque du gouvernement israélien contre le mouvement international des droits humains. Depuis des décennies, les autorités israéliennes ont systématiquement cherché à museler la surveillance du respect des droits humains et à punir les personnes qui critiquent son régime répressif à l’encontre des Palestiniens. Des membres du personnel de nos deux organisations ont eux-mêmes fait l’objet d’expulsions et d’interdictions de voyager, mais ce sont les défenseurs des droits humains palestiniens qui ont toujours subi l’impact principal de la répression. Cette décision est une escalade alarmante qui menace de mettre un terme au travail des principales organisations de la société civile palestinienne. L’échec de la communauté internationale depuis des décennies à contester les graves violations des droits humains commises par Israël, et à imposer des conséquences significatives, a enhardi les autorités de ce pays à prendre cette mesure éhontée.

La réponse de la communauté internationale sera un véritable test de sa détermination à protéger les défenseur·e·s des droits humains. Nous sommes fiers de travailler avec nos partenaires palestiniens depuis des décennies. Ils incarnent les normes les plus élevées de la société civile mondiale. Nous sommes à leurs côtés pour contester cette décision scandaleuse. »

Source : BDS Movement




[Communiqué du BNC] Plus de 30 organisations palestiniennes condamnent le vote « OUI » attendu de Sanders

Par le Comité national du BDS palestinien (BNC), le 14 octobre 2021

Trente-trois organisations de la société civile palestinienne ont publié une déclaration condamnant un accord proposé qui verrait le financement militaire du système du Dôme de fer de l’apartheid israélien être approuvé en échange d’une aide pour Gaza.

Réagissant au vote attendu pour le « oui » de la part de Bernie Sanders et d’autres sénateurs états-uniens pour approuver un accord qui verrait le financement militaire du système du Dôme de fer de l’Israël de l’apartheid accepté en échange d’une aide pour Gaza, 33 organisations de la société civile palestinienne ont publié la déclaration ci-dessous pour le condamner :

« Le vote pour permettre l’occupation et le siège permanents de Gaza par l’Israël de l’apartheid, ainsi que ses massacres répétés là-bas équivaut à une complicité ouverte et injustifiable.  Il ne peut être moralement « équilibré » ou réhabilité en recommandant simultanément la charité pour les deux millions de Palestiniens sous le siège d’Israël pour nous aider à supporter les brutalités israéliennes, financées par les États-Unis.

Travailler au sein du Congrès états-unien afin de mettre fin à tout financement militaire pour l’Israël de l’apartheid est une obligation morale et légale de premier ordre. C’est aussi l’expression la plus essentielle de la solidarité avec la lutte des Palestiniens à Gaza, et partout, pour la liberté, la justice et l’égalité. »

Organisations signataires :

  • Palestinian General Federation of Trade Unions PGFTU–Gaza
  • General Union of Palestinian Women
  • University Students Councils Secretariat – Gaza
  • Association of University Students’ Councils
  • General Union of Palestinian Workers
  • Palestinian Union of Postal, IT and Telecommunication workers
  • Palestinian Trade Union Coalition for BDS (PTUC-BDS)
  • Palestinian NGO Network (PNGO)
  • Palestinian National Institute for NGOs
  • Federation of Independent Trade Unions
  • Global Palestine Right of Return Coalition
  • Palestinian Bar Association
  • Palestinian Medical Association
  • Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Initiative (OPGAI)
  • General Union of Palestinian Teachers
  • Palestinian Federation of Unions of University Professors and Employees (PFUUPE)
  • General Union of Palestinian Writers
  • Union of Palestinian Farmers
  • Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW)
  • Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI)
  • Popular Struggle Coordination Committee (PSCC)
  • Civic Coalition for the Defense of Palestinian Rights in Jerusalem
  • Coalition for Jerusalem
  • National Committee to Commemorate the Nakba
  • Union of Public Employees in Palestine-Civil Sector
  • General Union of Palestinian Peasants
  • Union of Palestinian Charitable Organizations
  • Union of Professional Associations
  • Women Campaign to Boycott Israeli Products
  • Palestinian Economic Monitor
  • Union of Youth Activity Centers-Palestine Refugee Camps
  • Agricultural Cooperatives Union
  • National Committee for Grassroots Resistance

Source : BDS Movement

Traduction BP pour BDS FRANCE




[Lettre du BNC] #IsraelOutOfAU – Une lettre ouverte aux dirigeants de l’Union Africaine 

Par le Comité national du BDS Palestinien (BNC), le 29 septembre 2021

Par une lettre ouverte, le BNC en appelle aux pays membres de l’UA pour qu’ils rejettent la demande d’Israël d’avoir le statut d’observateur sans hésitation à la prochaine réunion du conseil exécutif, sur la base de nos valeurs communes de liberté, justice, égalité et autodétermination.

Le comité national palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC), la plus large coalition de la société civile palestinienne qui représente les Palestiniens des Territoires Occupés, à l’intérieur de la ligne verte et en exil, exprime sa gratitude à tous les individus, organisations et États de toute l’Afrique qui se sont manifesté publiquement au cours des dernières semaines contre le fait qu’Israël ait le statut d’observateur à l’Union Africaine.

Nous faisons appel à ceux qui hésitent encore à prendre position pour qu’ils se joignent aux efforts croissants pour maintenir Israël hors de l’Union Africaine.

La lutte contre le colonialisme, le racisme et l’apartheid est indivisible

Comme beaucoup d’entre vous, nous avons été choqués d’entendre que le 22 juillet, le président de la commission de l’Union Africaine (UA), son excellence Moussa Faki Mahamat, avait annoncé, sans aucune consultation préalable des pays membres, qu’il avait accepté les lettres de créance d’Israël en tant qu’État observateur à l’Union Africaine. Nous avons hâte d’être à la réunion du Conseil Exécutif de l’Union Africaine du 13 au 15 octobre, confiants que les États membres corrigeront ce tort.

L’Union Africaine et ce qui l’a précédée, l’Organisation de l’Unité Africaine, ont historiquement été un des alliés les plus importants du peuple palestinien dans sa lutte pour l’autodétermination. Cette alliance a été bâtie sur l’expérience partagée des luttes contre le colonialisme, l’apartheid et le racisme.  Vos victoires dans la quête d’indépendance et de la fin du fléau de l’apartheid reste pour nous une source d’inspiration et d’espoir. Nous avons appris de vous que les boycotts, les désinvestissements et les sanctions, dont un embargo militaire, sont des outils essentiels dans le combat contre l’apartheid

Les principes et valeurs ancrés dans le document fondateur de l’Union Africaine et dans la charte africaine sur les droits humains et les droits des peuples, dont l’élimination de toutes formes de colonialisme, de néo-colonialisme, d’apartheid et la promotion de la dignité humaine, sont la base de notre lien et de notre coopération.

Ce sont ces principes et ces droits qu’Israël viole systématiquement avec son occupation et sa colonisation permanentes de notre terre et avec sa version 21ème siècle de l’apartheid.  

Il y a exactement 20 ans, pendant la Conférence Mondiale de Durban contre le Racisme, la société civile mondiale a dénoncé le régime d’Israël comme régime d’apartheid. Suite à cela, le Comité des Nations Unies pour l’Élimination de la Discrimination Raciale (CEDR) a régulièrement dénoncé la politiques d’Israël de discrimination raciale et d’apartheid et, en 2012, il a exhorté Israël à interdire et à éradiquer les politiques et pratiques qui « affectent gravement et de façon disproportionnée la population palestinienne ».

Les études de 2009 du Conseil de recherches en sciences humaines d’Afrique du Sud , l’étude de 2017 de  la commission économique et sociale de de l’ONU pour l’Asie occidentale (CESAO), les rapports de 2021 de B’Tselem, une organisation israélienne de premier plan pour les droits humains, et de Human Rights Watch ont toutes confirmé que le régime israélien imposé au peuple autochtone de Palestine est de l’apartheid. En 2020, dix anciens présidents et plus de 700 membres du Parlement, des diplomates et des personnalités culturelles d’Asie, d’Afrique et d’Amérique Latine ont réclamé une enquête de l’ONU sur l’apartheid israélien  en vue de sanctions juridiques ciblées. 

Nous avons été reconnaissants à l’Union Africaine d’avoir rejeté de précédentes demandes d’Israël d’être formellement associé à l’UA sur la base du fait que ce serait une violation des principes de l’organisation. Nous voulons rappeler à l’UA et aux États membres que la politique israélienne et les crimes contre notre peuple n’ont pas changé mais s’aggravent de jour en jour. 

En mai, Israël a effectué de nouveaux bombardements de grande ampleur détruisant encore plus la bande de Gaza assiégée et appauvrie, tandis que les attaques sans répit sur les Palestiniens pour les expulser de Jérusalem et leur empêcher l’accès à leurs sites sacrés, se poursuivent dans relâche. La répression cruelle des Palestiniens rappelle la brutalité perpétrée par les anciens régimes coloniaux contre les luttes africaines de libération. Un cadre juridique et le gouvernement militaire à l’œuvre veillent à ce que les Palestiniens se voient refuser leurs droits fondamentaux dans toutes les sphères de la vie. 

La politique raciste d’Israël vise aussi les migrants africains et les demandeurs d’asile. Ayelet Shaked, la ministre israélienne de l’intérieur, a annoncé dès sa prise de poste une série de mesures politiques racistes visant les droits des migrants africains et l’expulsion forcée de nombre d’entre eux. Elle a précédemment appelé les migrants “une occupation africaine rampante », tandis qu’un de ses collègues ministres du gouvernement les avait à ce moment-là traités de  “« cancer » et qu’un autre ministre leur rappelait que « ce pays nous appartient, à l’homme blanc ». 

Rappelant les mots de Nelson Mandela disant que « nous ne savons que trop que notre liberté est incomplète sans la liberté des Palestiniens », nous faisons appel à tous les pays membres de l’UA pour qu’ils rejettent la demande d’Israël d’avoir le statut d’observateur sans hésitation à la prochaine réunion du Conseil Exécutif, sur la base de nos valeurs communes de liberté, de justice, d’égalité et d’autodétermination. 

Nous espérons au contraire que l’UA puisse s’engager à promouvoir des enquêtes sur le régime d’apartheid d’Israël envers le peuple palestinien dans son ensemble ainsi que sur la responsabilité criminelle associée étatique et individuelle, soit à travers ses propres mécanismes et/ou par la reconstitution de mécanismes anti-apartheid de l’ONU afin de mettre fin à l’apartheid au 21ème siècle. 

Source : BDS Movement

Traduction SF pour BDS France




Boycottez l’Expo de Dubaï : un évènement pour blanchir la dictature des Émirats arabes unis et l’apartheid israélien

Par le Comité national du BDS palestinien (BNC), le 20 septembre 2021

Le Comité national du BDS palestinien réitère son appel au boycott de l’Expo de Dubaï 2021, il exige des gouvernements, des entreprises et des artistes qu’ils se retirent de cet évènement de blanchiment.

Pour la première fois dans la région, le régime despotique des Émirats arabes unis va accueillir l’Exposition universelle, à Dubaï, en octobre prochain. Les Émirats arabes unis et Israël se servent sans vergogne de l’Exposition universelle pour se donner un « plus beau visage » afin de se réhabiliter et de détourner l’attention loin de leurs graves violations des droits de l’homme.

L’Expo de Dubaï doit être lancée en octobre et elle se déroulera sur six mois, avec plus de 191 États qui devraient y participer. La dictature des Émirats arabes unis y investit des ressources massives car c’est une occasion rare pour elle de dissimuler ses crimes de guerre au Yémen, son bilan atroce sur les droits de l’homme, notamment l’oppression criminelle des travailleurs migrants venant principalement des pays d’Asie du Sud, et son système de discrimination envers les femmes.

Le pavillon israélien à l’Expo de Dubaï, dirigé par le ministre israélien des Affaires étrangères, a été accueilli comme aucun autre pavillon par la dictature des Émirats arabes unis, dans sa course afin de trouver de nouveaux « protecteurs » de sa couronne, chancelante compte tenu de la présence impériale états-unienne précaire dans la région.

Israël projette d’utiliser ce pavillon de propagande pour normaliser et blanchir son système d’oppression à l’encontre des Palestiniens, devant un public arabe et musulman. Avec des relents coloniaux européens d’une période révolue, il essaie de se vendre comme une « lueur d’espoir » dans la région. Il tente désespérément de remplacer son image qui est fondée sur la réalité dans la région comme un régime d’occupation, de colonialisme de peuplement et d’apartheid, et comme une économie qui dépend largement d’exportations militaires et sécuritaires « testées sur le terrain », et qui sont plus exposées que jamais pour leur rôle dans le soutien aux escadrons de la mort, aux logiciels espions meurtriers, à une surveillance de masse et à la formation d’une police militarisée.

L’Expo de Dubaï s’inscrit dans le contexte d’une alliance militaire et sécuritaire qui grandit entre Israël et les Émirats arabes unis, d’abord  avec une importation, ces dernières années, par le régime émirati de milliards de dollars de technologies israéliennes, sécuritaires et militaires. L’État policier émirati a utilisé l’expertise d’Israël pour renforcer sa surveillance des masses et sa répression brutale des dissidents, des militants des droits de l’homme et des droits des femmes, et des défenseurs des droits des travailleurs migrants.

Sous le thème « Connecter les esprits, créer le futur », l’Expo de Dubaï arrive aussi à un moment où le régime émirati aggrave ses crimes de guerre contre le peuple yéménite, avec la totale complicité des États-Unis et de plusieurs États européens et de leur complexe militaro-sécuritaire.

L’accueil du pavillon israélien à l’Expo de Dubaï intervient plus d’un an après la signature des soi-disant « Accords d’Abraham », qui ont été, à une majorité écrasante, rejetés par les peuples du monde arabe, et notamment par de nombreux citoyens émiratis terrifiés à l’idée de s’y opposer publiquement.

En réponse à cette alliance de parias, le mouvement BDS a appelé au boycott de tous les festivals, activités et projets parrainés par le régime des Émirats arabes unis, dont leur Expo de Dubaï.

Le Comité national du BDS palestinien, la plus importante coalition de la société palestinienne et la direction du mouvement BDS, réitère son appel au boycott de l’Expo 2021 de Dubaï, exigeant des gouvernements, des entreprises et des artistes qu’ils se retirent de cet évènement de blanchiment. Nous appelons à une escalade de la pression mondiale sur la dictature des Émirats arabes unis pour qu’elle mette fin à son soutien au régime d’apartheid d’Israël, à ses crimes au Yémen, et, chez elle, à ses violations épouvantables des droits humains.

#BoycottDubaiExpo

Source : BDS Movement

Traduction BP pour BDS France




[Communiqué du BNC] Notre position sur Ben & Jerry’s

Par le Comité National BDS (BNC) palestinien, le 17 août 2021

Suite à la décision de Ben & Jerry’s, les politiciens israéliens et quelques fonctionnaires américains lancent une nouvelle vague de combats juridiques et politiques contre cette société pour réprimer le soutien croissant à la liberté des Palestiniens et pour réduire au silence quiconque dénonce l’injustice israélienne. Agissez pour soutenir la demande de justice des Palestiniens et protéger le droit de manifester.

De récentes déclarations de la direction de Ben & Jerry’s ont confirmé que la société ne renouvellera pas son contrat de licence en Israël lorsqu’il expirera fin 2022. Ceci signifie effectivement que le titulaire de la licence ne vendra ni ne fabriquera de crèmes glacées Ben & Jerry’s en Israël ni dans ses colonies illégales. L’annonce faite le 19 juillet par la société mère Unilever sur les activités commerciales de Ben & Jerry’s en Israël a provoqué une certaine confusion.

D’après le conseil indépendant de Ben & Jerry’s, la déclaration faisant référence à la poursuite des affaires en Israël « via un arrangement différent » a été émise sans l’approbation de la direction. La société conserve un conseil d’administration indépendant qui a le pouvoir de prendre des décisions sur l’objectif social de la marque.

Israël traite ses colonies illégales comme faisant partie intégrante de l’État et le codifie dans la loi. Le régime d’apartheid israélien se retrouve clairement dans la Loi sur l’État Nation, qui dénie aux autochtones Palestiniens leur droit à l’autodétermination.

La réalité est incontestable : Israël régit la vie de toute personne vivant entre le Jourdain et la Méditerranée et dénie leurs droits aux Palestiniens. Les Palestiniens vivent sous blocus, sous occupation et sous apartheid. Aucune société ne devrait profiter de l’apartheid et du colonialisme de peuplement.

Suite à la décision de Ben & Jerry’s, les politiciens israéliens et quelques fonctionnaires américains lancent une nouvelle vague de combats juridiques et politiques contre cette société pour réprimer le soutien croissant à la liberté des Palestiniens et pour réduire au silence quiconque dénonce l’injustice israélienne.

Le gouvernement israélien mobilise sa propagande et la puissance de ses lobbies pour fouler aux pieds les droits des Américains protégés par la constitution parce qu’une société de crèmes glacées a osé prendre une décision courageuse et de principe pour mettre fin à la complicité avec l’occupation et les violations des droits de l’homme par Israël. La réaction des associations sionistes anti-palestiniennes a été sans pitié, avec y compris des menaces de violence et des attaques racistes et misogynes contre la présidente du conseil de Ben & Jerry’s, Anuradha Mittal.

Le mouvement pour la liberté des Palestiniens ne connaît que trop bien cette répression et ces brimades exercées par les Israéliens ; les Palestiniens et les défenseurs des droits des Palestiniens affrontent depuis longtemps la censure, la persécution et les répercussions juridiques pour militer pour la libération des Palestiniens.

La répression contre le droit de défendre la liberté des Palestiniens est en lien avec de plus importantes attaques contre la contestation à la fois aux Etats Unis et dans le monde entier. Pour répondre à  la protestation croissante et à la désobéissance civile – de la lutte des Noirs contre la violence policière et le racisme systémique à la lutte des autochtones pour la justice climatique à Standing Rock et au-delà – des états des États-Unis promulguent de nouvelles lois draconiennes contre les manifestations. Nos mouvements ont le droit de manifester et nous refusons d’être réduits au silence.

Nous devons continuer à encourager la demande de liberté des Palestiniens et à exiger un monde libéré de toute oppression maintenant.

Agissez pour encourager la demande de justice des Palestiniens et pour protéger le droit de manifester :

  • Exprimez votre soutien à la décision de la direction de Ben & Jerry’s, exhortez Unilever à défendre et soutenir la décision et la présidente du Conseil Mittal. Appelez les autres sociétés à suivre le mouvement.

 

  • Organisez vous contre l’offensive sur les projets de lois fédéraux et nationaux qui restreignent les droits du Premier Amendement à manifester et à boycotter. Contactez vos représentants pour qu’ils rejettent S.2129 et prennent contact avec les associations dans votre Etat ici.

 

  • Soutenez les Palestiniens sur place alors qu’ils sont persécutés parce qu’ils manifestent contre l’occupation, le colonialisme de peuplement et l’apartheid israéliens.

 

Source : BDS Movement

Traduction J. Ch. pour BDS France

 




Les impacts BDS de 2021, jusqu’à présent

Par le Comité national du BDS Palestinien (BNC), le 27 juillet 2021

Dans une année qui est marquée par la brutalité et les massacres de l’apartheid israélien, l’espoir et l’unité des Palestiniens éclatent au grand jour. Il en va de même pour l’effusion du soutien mondial venant de groupes syndicaux, universitaires, populaires et de la société civile, d’artistes et d’individus. Le mot qui revient sur toutes les lèvres est, « sans précédent ! ».  Jamais jusqu’ici, le soutien à la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens n’a été aussi populaire et efficace, apportant la preuve que cette fois, #ItsDifferent!

Alors que le mouvement mondial BDS, dirigé par les Palestiniens, marque son 16è anniversaire, revenons un moment sur les 16 victoires pour les droits des Palestiniens que le mouvement a impactées et remportées jusqu’à présent dans le courant de cette année :

1 – Après des années de campagne #BDS, Ben & Jerry’s  a annoncé qu’elle ne renouvellerait pas son contrat de licence avec son licencié israélien et qu’elle mettait fin à ses ventes de glace dans les colonies de peuplement illégales d’Israël sur des terres volées aux Palestiniens.

2 – Le plus important des fonds de pension norvégiens, KLP, a exclu 16 entreprises en raison de leurs liens avec les colonies de peuplements israéliennes en Cisjordanie occupée. Dans une déclaration, KLP invoque « un risque inacceptable que les entreprises exclues contribuent à la violation des droits de l’homme dans des situation de guerre et de conflit en raison de leurs liens avec les colonies de peuplement israéliennes en Cisjordanie occupée ».

3 – Un rapport d’avant-garde de Human Rights Watch, intitulé « Un seuil franchi », explique en détail comment la politique d’Israël contre des millions de Palestiniens équivaut à une persécution et à un apartheid !

4 – Dix anciens présidents, et plus de 700 parlementaires, maires, personnalités culturelles et universitaires, d’Amérique latine, d’Asie et d’Afrique, se sont adressés à l’ONU pour qu’elle reconnaisse Israël comme un État d’apartheid et lui impose des sanctions.

Soutenez notre mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité afin qu’il grandisse encore.

Faites un don maintenant

5 – Le match de football « amical » entre le FC Barcelone et le club israélien raciste du Beitar Jérusalem, connu pour les chants scandés par ses supporters « Morts aux Arabes », a été annulé. Le Qatar Sports Club, de première division, s’est engagé à ne pas renouveler son contrat avec PUMA à la suite d’appels locaux et internationaux à son boycott en raison de son caractère conciliant avec l’occupation israélienne.

6 – Le Lothian Pension Fund, le deuxième fonds d’assurance-vieillesse écossais, avec 84 000 membres et 8 milliards de livres d’actifs, s’est désinvesti de la banque israélienne Hapoalim.

7 – Le gouvernement irlandais est devenu le premier pays de l’UE à déclarer que la construction par Israël de colonies de peuplement illégales sur la terre palestinienne constitue une « annexion de facto ».

8 – Plus de 350 départements, centres universitaires, syndicats et sociétés, en même temps que 23 000 universitaires, étudiants et membres du personnel d’universités ont signé des déclarations en soutien aux droits des Palestiniens, dont beaucoup appelaient au BDS !

Soutenez l’unité, la dignité et la justice des Palestiniens. Faites un don au mouvement BDS, maintenant !

9 – Le parlement chilien présente un projet de loi visant à interdire l’importation des produits israéliens provenant des colonies de peuplement illégales.

10 – 39 organisations syndicales, représentant des centaines de milliers de travailleurs, dans tout le Canada, ont signé une lettre ouverte au Premier ministre Justin Trudeau, exhortant son gouvernement à suspendre immédiatement le commerce militaire bilatéral avec Israël.

11 – Le Congrès du travail du Canada a approuvé l’interdiction des produits venant des colonies, promouvant le désinvestissement des entreprises militaires et de sécurité israéliennes, et demandant au Canada d’imposer un #MilitaryEmbargo sur Israël.

12 – L’Université de Brasilia et l’Université du Costa Rica ont adopté des résolutions historiques déclarant qu’elles n’auront aucun lien avec les entreprises complices du régime d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid d’Israël.

Tweetez nos 16 impacts BDS, jusqu’à présent, de l’année 2021 !

En 2021, la solidarité avec la Palestine a connu une année sans précédents. Pour les 16 ans de BDS, retrouvez les 16 impacts de BDS en 2021 jusqu'à présent ! https://bit.ly/3xkLSF3 #ItsDifferent #SupportBDS Cliquez pour tweeter

13 – L’Association d’étudiants de l’Institut de hautes études internationales et du développement à Genève est devenue la première association d’étudiants en Suisse à approuver le BDS et à se déclarer Apartheid Free Zone (zone libre d’apartheid israélien)

14 – Le congrès du personnel de la Cité universitaire de New York (CUNY), représentant 30 000 salariés, a adopté une résolution qui condamne Israël en tant qu’État colonial de peuplement et d’apartheid.

15 – Plus de 130 organisations mexicaines de défense des droits civiques demandent à la CEMEX de mettre fin à sa complicité avec l’apartheid israélien.

16 – Le fonds de pension du Sussex de l’Est s’est désinvesti d’Elbit Systems, le plus important fabricant d’armes privé en Israël.

Ces 16 impacts ne sont qu’un aperçu de notre situation à aujourd’hui. Le soutien mondial pour notre mouvement BDS est à un niveau encore jamais atteint, et c’est grâce à des sympathisants comme vous ! Merci d’agir et de vous tenir, où que vous soyez, solidaires des Palestiniens. Notre objectif de liberté, de justice et d’égalité est plus proche que jamais !

Source : BDS Movement

Traduction BP pour BDS France




Cette fois, c’est différent ! 

Par le Comité national palestinien BDS (BNC), le 13 juillet 2021

Alors qu’Israël a déclenché une nouvelle vague de terreur contre les Palestiniens, nous avons assisté à une solidarité mondiale sans précédent avec notre lutte pour la libération. Omar Barghouti, cofondateur du mouvement BDS, explique pourquoi il pense que la liberté, la justice et l’égalité sont plus proches que jamais.

Sans précédent ! C’est devenu le mot le plus couramment utilisé pour décrire l’élan de solidarité mondiale avec la lutte pour la libération des Palestiniens lors de la dernière vague de terreur israélienne qui s’est abattue sur nous à Gaza, Jérusalem, Lydda, Acre, Haïfa, Jaffa, le Naqab et ailleurs.

Les syndicats et les mouvements de justice sociale, qui représentent des dizaines de millions de personnes, et plusieurs milliers d’artistes, d’universitaires, d’étudiants, de féministes, d’organisateurs d’évènements en faveur de la justice climatique, de militants LGBTQI+, sans oublier un nombre extraordinaire de célébrités de la musique, du cinéma et du sport, ont déclaré leur soutien aux droits des Palestiniens, et beaucoup d’entre eux ont déclaré leur soutien à BDS. Les Palestiniens de toute la Palestine historique et en exil ont réaffirmé notre unité en tant que peuple dans notre quête d’autodétermination.

Soutenez notre mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité afin qu’il se développe encore davantage.

Faites un don maintenant

Alors que je poursuivais mes études aux États-Unis, j’ai visité Ramallah occupée au cours de l’été 1987. En tant que fils de réfugiés palestiniens, je ne pouvais entrer à l’époque qu’avec un permis de visite demandé par ma grand-mère et délivré par les autorités militaires israéliennes. J’ai été choqué de voir à quel point tant de Palestiniens étaient devenus complaisants à l’égard de l’occupation et de l’apartheid israéliens. Mais la lutte héroïque de ma grand-mère, mon expérience de la vie et ma connaissance encore en évolution de l’histoire de la résistance populaire palestinienne m’ont sauvé de la dépression.

J’ai appris à ne jamais accepter un simple instantané de la réalité, aussi dévastateur soit-il, comme une description précise de la situation actuelle ou, surtout, de la direction qu’elle peut prendre. En effet, quelques mois après avoir quitté la Palestine pour les États-Unis cette année-là, l’Intifada a éclaté, brisant toute complaisance et replaçant la quête palestinienne pour la libération sur l’agenda international. Les Palestiniens se sont souvent avérés être comme un phénix, renaissant de ses cendres de manière inattendue.

Aujourd’hui, à nouveau, notre peuple se réunit comme jamais auparavant. Nous nous affirmons en exigeant la justice, et non en mendiant la charité pour nous aider à vivre avec l’injustice. Plus important encore, nous disons au monde que nous avons besoin de votre part de plus de courage, de plus de décence pour mettre fin à votre complicité avec le régime d’occupation militaire, de colonialisme et d’apartheid d’Israël. Plus que jamais, nous avons besoin de campagnes BDS stratégiques et efficaces.

Faites un don pour le mouvement BDS pour soutenir l’unité, la dignité et la justice des Palestiniens.

Cette fois, c’est vraiment différent. Cela fait des années que nous semons les graines d’une solidarité significative et efficace. Nous avons diffusé notre analyse du régime d’oppression d’Israël et du rôle indispensable que les États, les entreprises et les institutions jouent dans son maintien. Et maintenant, nous voyons nos semis donner leurs premiers fruits. La route est encore longue et cahoteuse, mais la destination est plus claire que jamais : la justice et la liberté, enfin.

Omar Barghouti

Cofondateur du mouvement BDS, corécipiendaire du prix Gandhi pour la paix 2017.

Source : BDS Movement

Traduction MUV pour BDS France

 

 




Sur la « violence » et les « affrontements » entre les Palestinien.ne.s et l’Israël d’Apartheid

Le 11 mai 2021

La plupart des médias grand public reprennent en choeur la propagande de l’Israël d’apartheid, mettant moralement sur le même plan la violence de l’oppresseur puissance nucléaire et la résistance de l’opprimé. Dans une inversion typiquement coloniale de la vérité, ils blanchissent la violence de l’Israël d’apartheid en la qualifiant d’« affrontements violents » entre les « deux côtés ».

Voici trois points essentiels à retenir dans vos rapports ou lorsque vous réfutez ce mythe :

  1. En tant que pédagogue et philosophe brésilien, Paulo Freire dit : « Avec l’instauration d’une relation d’oppression, la violence a déjà commencé. Jamais dans l’histoire la violence n’a été initiée par les opprimés. Comment pourraient-ils en être les initiateurs si eux mêmes sont le résultat de la violence ? … Il n’y aurait pas d’opprimés s’il n’y avait une situation antérieure de violence pour établir leur assujettissement. La violence est initiée par celles et ceux qui oppriment, qui exploitent, qui ne veulent pas reconnaître les autres comme des personnes – non par ceux qui sont opprimés, exploités et non reconnus. »

 

  1. Puisque l’oppression est la cause fondamentale de la violence, pour mettre fin à toute violence – celle de l’oppresseur et celle de l’opprimé – nous devons mettre fin à l’oppression. Démasquer la complicité avec le régime israélien d’apartheid, de colonialisme de peuplement et d’occupation militaire et y mettre fin sont les formes les plus éthiques et stratégiques d’intervention pour faire cesser l’oppression et la violence.

 

  1. Celles et ceux qui, comme l’administration américaine et l’UE, ne sont pas seulement silencieux.ses face à l’oppression exercée par l’apartheid israélien, mais sont profondément impliqué.e.s dans sa mise en œuvre grâce au commerce et à la coopération militaro-sécuritaire, et dans sa protection contre toute responsabilité, n’ont aucun droit moral à faire la leçon aux Palestinien.ne.s opprimé.e.s sur notre résistance à l’oppression. Ils et elles sont complices du crime, purement et simplement.

Source : BDS Movement

Traduction J. Ch. pour BDS France

 




La riposte contre Elbit Systems

Par le Comité national palestinien du BDS, le 10 mars 2021

D’importantes victoires pour les campagnes #StopElbit.

La plus grande entreprise d’armement d’Israël, Elbit Systems, est un leader mondial dans les technologies de drones et de surveillance militaire, jouant un rôle capital dans les murs racistes, la surveillance des frontières, les déplacements forcés et autres crimes de guerre.

Le mouvement mondial BDS pour la liberté, la justice et l’égalité, réagit. En plus de ses importantes victoires au fil des années, plusieurs nouvelles campagnes visant à arrêter Elbit sont en train de gagner du terrain :

UE

Les drones Hermes 900 d’Elbit sont utilisés pour mettre en application des politiques anti-migratoires meurtrières avec la surveillance aérienne des réfugiés en Méditerranée. L’UE manque à son obligation juridique et éthique de sauver la vie des demandeurs d’asile, et elle transforme la Méditerranée en un cimetière.

Signez une pétition pour dire à l’UE : Ne financez pas l’industrie militaire d’Israël, respectez les droits des réfugiés !

Canada

Les Canadiens pour la justice et la paix au Moyen-Orient (CJPME) demandent au ministère des Transports du Canada de renoncer au contrat de 36,16 millions de dollars qu’il a récemment approuvé pour la technologie d’Elbit pour les drones.

Vous pouvez les aider à atteindre leur objectif de 4000 courriels envoyés aux dirigeants canadiens.

Australie

BDS Australie s’oppose à la récente annonce par le gouvernement de l’État du Victoria d’un partenariat avec Elbit pour la recherche et le développement en nouvelles technologies d’armement. En s’associant avec Elbit, le gouvernement Andrews montre son mépris pour le droit international et les conventions des droits de l’homme.

USA

Une large coalition de groupes de défense des droits de l’homme s’oppose à une proposition qui vise à renforcer numériquement la frontière entre les États-Unis et le Mexique, la qualifiant de « continuation de la politique frontalière raciste de l’Administration Trump ». Elbit détient plusieurs contrats pour fournir aux USA des technologies pour la surveillance des frontières. Un nouveau rapport montre qu’Elbit a également versé 112 000 dollars, aux Démocrates et aux Républicains, lors de l’élection de 2020, poursuivant ainsi l’approche bipartisane en faveur de la militarisation des frontières.

Source : BDS movement

Traduction BP pour BDS France




Rejoignez les 10 000 personnes qui se sont engagées à boycotter AXA !

Le 9 février 2021

En novembre dernier, plus de 10 000 personnes et de 250 organisations, syndicats et entreprises se sont engagés à boycotter AXA. Rejoignez-les !

Plus de 10 000 personnes et de 250 organisations, syndicats et entreprises ont signé l’engagement à boycotter AXA. Parmi les organisations signataires figurent Sabeel-Kairos (Royaume-Uni), l’Université bénédictine (États-Unis), l’Union syndicale Solidaires (France) et la Coordination nationale d’action pour la Paix et la Démocratie (Belgique).

L’éminent universitaire et militant états-unien Noam Chomsky fait partie des signataires à titre individuel.

De plus, des dizaines de particuliers et organisations ont annulé leur police d’assurance AXA, notamment les ONGs belges Viva Salud, ManiFiesta et Intal Globalize Solidarity.

Les groupes membres de la coalition Stop Axa Assistance to Israeli Apartheid ont adressé une lettre signée par tous au P-DG d’AXA, Thomas Buberl et au P-DG AXA de leur pays respectif, mais AXA n’a pas répondu.

Même si AXA fait semblant de nous ignorer, nous savons que notre campagne est efficace et qu’AXA ressent notre pression. Nous avons besoin de plus de signatures encore pour faire monter la pression.

Depuis que nous avons commencé notre campagne, AXA s’est séparé d’Elbit Systems et a considérablement réduit ses parts dans Equitable Holdings (anciennement AXA Equitable Holdings). Mais AXA continue d’investir dans les banques israéliennes qui sont des complices de l’occupation et de l’apartheid israéliens.

Si vous n’avez pas encore signé l’engagement à boycotter AXA, s’il vous plaît, remplissez le formulaire ci-dessous. Si vous l’avez fait, encouragez d’autres personnes et organisations à le signer.

Pour accéder au formulaire, cliquez ici

Nous comptons sur vous pour obtenir d’AXA qu’il se sépare de l’apartheid israélien !

Source : BDS Movement

Traduction : BP pour BDS France




[Communiqué du BNC] Le BNC salue la décision de la CPI et appelle à agir

Par le Comité National BDS palestinien (BNC), le 6 février 2021

Nous appelons la Cour Pénale Internationale à cesser de traîner les pieds, à résister à la pression des Etats Unis, d’Israël et des pays occidentaux, et à faire immédiatement son travail.

Nous saluons la décision de la Cour Pénale Internationale qui confirme sa compétence sur le Territoire Palestinien Occupé.

Le régime d’apartheid israélien a tué plus de 3.600 Palestiniens depuis que la CPI a commencé son examen préliminaire de la situation en Palestine.

Assez de retard ! #ICC4Israel

Le Comité National BDS palestinien (BNC) salue la confirmation de compétence de la CPI sur le Territoire Palestinien Occupé (TPO) et nous appelons la CPI à cesser de traîner les pieds, à résister à la pression des Etats Unis, d’Israël et des pays occidentaux, et à faire immédiatement son travail.

La CPI agit comme un tribunal impartial, s’acquitte de son mandat selon le Statut de Rome et enquête sur les crimes de guerre et les crimes contre l’humanité d’Israël dans le TPO, y compris le crime d’apartheid.

Les Palestiniens ne peuvent plus endurer plus de crimes et de souffrances. Une justice différée est une justice déniée. La CPI doit tenir Israël pour responsable de ses décennies de crimes contre le peuple palestinien.

 

Source : BDS Movement

Traduction : J. Ch. pour BDS France




Puma échange un distributeur israélien complice pour un autre et maintient son soutien aux violentes confiscations de terre par Israël

Par la Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël (PACBI), le 8 janvier 2021

Puma semble avoir cherché à se défaire d’une partie de sa complicité dans les violations du droit international par Israël, mais n’a même pas réussi à le faire. Puma devrait viser à mettre fin à toute complicité dans les violations israéliennes des droits des Palestiniens, pas à mettre à mal les campagnes de contrôle et de relations publiques.

Comme le boycott mondial de Puma pour son soutien aux colonies illégales israéliennes sur la terre volée aux Palestiniens continue de grandir, Puma a intensifié sa campagne de désinformation pour détourner les critiques.

A la mi-décembre, des défenseurs des droits de la personne humaine du monde entier ont pris contact avec Puma lors de la 4ème Journée d’Action Boycott Puma, exhortant la société à mettre fin à son soutien à l’apartheid israélien qui opprime des millions de Palestiniens. Puma a répondu avec une déclaration qui comportait un mensonge après l’autre.

Dans la déclaration, Puma a déclaré qu’il « ne soutient pas d’équipes de football dans les colonies ».

C’est faux. Puma est le principal sponsor de l’Association Israélienne de Football (AIF), qui comprend des équipes dans les colonies illégales israéliennes et les défend. Le logo de Puma se trouve sur tout le site internet de Puma, y compris directement sous une carte des terrains de football israéliens dans les colonies illégales à travers la Cisjordanie palestinienne occupée.

Le logo de Puma sur le site internet de l’Association Israélienne de Football sous une carte qui présente les infrastructures du football dans les colonies illégales à travers la Cisjordanie palestinienne occupée.

Puma a ensuite déclaré que « son distributeur israélien n’a pas non plus de succursales dans les colonies ».

C’est également faux. Delta Galil, détenteur exclusif pour Israël de la licence de Puma jusqu’à la fin de 2020, possède des filiales dans les colonies illégales israéliennes et figure sur la liste de la base de données de l’ONU des sociétés des colonies illégales.

Delta Israël, détenteur exclusif en Israël de la licence de Puma jusqu’à fin 2020, a des magasins dans les colonies illégales israéliennes en territoire palestinien occupé.

Puma a continué à prétendre que le nouveau détenteur de sa licence « Al Srad Ltd. n’a lui non plus aucune activité ou succursale dans les colonies ».

Encore faux. Al Srad Ltd. – Irani Corporation, exploite la chaîne de magasins de vêtements Factory 54, qui est elle aussi un sponsor de l’AIF. Factory 54 a un magasin dans le centre commercial Mamilla, qui est situé dans le « no man’s land » qui entoure Jérusalem Est occupée et fait partie de l’entreprise israélienne de colonisation-annexion illégale.

Le représentant exclusif actuel de la licence de Puma en Israël fait des affaires sur la terre occupée par Israël en violation du droit international.

En 1958, la résolution 127 du Conseil de Sécurité des Nations Unies a confirmé qu’Israël n’avait aucune souveraineté sur aucune partie du « no man’s land ». Par conséquent, Israël a occupé et illégalement annexé Jérusalem Est en 1967, y compris le « no man’s land ».  Le droit international considère que le « no man’s land » est un territoire occupé. Les Nations Unies et la communauté internationale reconnaissent Jérusalem Est comme faisant partie intégrante du territoire palestinien occupé.

Le nouveau représentant exclusif de la licence Puma en Israël, Al Srad Ltd., exploite un magasin de détail construit sur une terre occupée en violation du droit international.

Sous pression de la campagne mondiale de boycott, avec un nombre croissant de clubs de sport qui laissent tomber leur parrainage de Puma, et Puma étant obligé d’abandonner son propre hashtag #PumaFam, la marque a apparemment cherché à se défaire d’une partie de sa complicité dans les violations israéliennes des droits de la personne humaine en mettant fin à son contrat avec Delta Galil.

Puma a simplement échangé une société israélienne complice pour une autre, tout en maintenant son parrainage de l’Association Israélienne de Football et son soutien aux violentes confiscations de terre par Israël.

Il est incompréhensible que Puma, qui se présente comme une société championne de justice sociale, veuille prendre ses distances avec le régime d’apartheid d’Israël qui vole la terre et les ressources de la population palestinienne autochtone qu’elle maintient sous occupation armée depuis des décennies.

Cependant, les campagnes de relations publiques destinées à mettre à mal le contrôle n’arrêteront pas les  campagnes mondiales de boycott.

Tant que Puma ne mettra pas complètement fin à son implication dans les violations du droit international et des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël, la campagne de boycott ne fera que grandir.

Source : BNC

Traduction : J. Ch. pour BDS France

 




Les 20 principaux impacts de notre travail collectif pour la justice en 2020

Communiqué du Comité national palestinien du BDS (BNC)

le 15 décembre 2020

 

Votre soutien a permis nos réalisations collectives, y compris les premières étapes vers les sanctions, mais nous avons besoin d’une impulsion beaucoup plus forte de la base et de la société civile pour y parvenir.

Malgré son investissement massif de ressources financières, politiques, diplomatiques, de propagande et d’espionnage dans sa guerre contre le mouvement BDS, Israël a échoué, comme l’admettent aujourd’hui certains de ses propres groupes de pression, grâce à votre soutien dans le monde entier.

Depuis des années, les militants se demandent quand nos efforts fructueux en matière de « B » et de « D » commenceront à déboucher sur un certain « S ». Quand nos campagnes de boycott et de désinvestissement à la base commenceront-elles à inciter les décideurs politiques à envisager d’imposer à l’Israël de l’apartheid des sanctions similaires à celles imposées à l’Afrique du Sud de l’apartheid dans le passé ?

Nous partageons avec vous ci-dessous 20 des plus importants indicateurs d’impact que votre soutien nous a permis d’atteindre collectivement en 2020. Nous avons peut-être commencé les premières étapes de cette transition vers le « S », mais nous avons encore besoin d’une impulsion beaucoup plus forte de la base et de la société civile pour y parvenir.

DONNEZ !

  1. Soutien mondial à #UNInvestigateApartheid : L’appel palestinien à l’ONU pour enquêter sur l’apartheid israélien et imposer des sanctions pour y mettre fin, comme cela a été fait contre l’Afrique du Sud, a reçu un soutien massif de la société civile internationale. Parmi les signataires figurent 452 organisations de la société civile du monde entier, des pays du Sud, dix ex-présidents d’Amérique latine et d’Afrique, 720 parlementaires, diplomates et personnalités culturelles, ainsi que le diplomate des Nations unies membre de The Elders Lakhdar Brahimi.
  2. Des appels de plus en plus nombreux aux sanctions : Des dirigeants politiques et des personnalités du monde entier ont appelé à l’adoption de sanctions contre Israël afin de mettre un terme à l’annexion formelle et de facto des terres palestiniennes. Parmi eux, le Conseil oecuménique des Eglises et, au Royaume Uni, des députés, le Congrès des Syndicats (TUC), et des artistes de renom.
  3. Des dirigeants arabes appellent à des sanctions : Des dizaines de dirigeants arabes – anciens premiers ministres, ministres et diplomates, personnalités de la culture et de la société civile – appellent à « un large éventail de sanctions efficaces » pour contrer l’apartheid israélien et l’annexion illégale.
  4. L’ONU publie une base de données sur les colonies : L’ONU a publié » une liste très attendue de 112 sociétés complices de l’entreprise illégale de colonisation israélienne, un premier pas concret vers la responsabilisation des sociétés israéliennes et internationales qui permettent les graves violations des droits des Palestiniens par Israël. La Confédération syndicale internationale (CSI), qui représente 200 millions de travailleurs dans 163 pays, a appelé les entreprises figurant sur la liste des Nations unies à « mettre fin à leur présence illégale … sur la terre palestinienne ».  Néanmoins, de nombreuses entreprises complices ne sont pas encore incluses dans la base de données et doivent être ajoutées. Par exemple, plus de 100 organisations demandent que l’ONU ajoute HPE à la base de données pour sa complicité dans les colonies israéliennes.
  5. La justice israélienne subit des défaites : La guerre juridique d’Israël (lawfare) contre le BDS a subi des coups importants. Réprimandant le gouvernement français, la Cour européenne des droits de l’homme a jugé que le fait de préconiser le boycott des produits israéliens relevait de la liberté d’expression protégée par la Convention européenne des droits de l’homme. Un tribunal allemand a statué que la ville de Munich ne pouvait pas refuser un espace public aux groupes du BDS pour leurs manifestations. Aux États-Unis, une tentative incessante soutenue par le lobby israélien pour censurer et punir l’American Studies Association (ASA) pour son soutien au boycott universitaire d’Israël a une fois de plus échoué devant les tribunaux.
  6. La Cour suprême britannique soutient le désinvestissement local : La Cour suprême du Royaume-Uni, dans un arrêt historique, a rétabli le droit des fonds de pension des autorités locales à se désinvestir des entreprises complices des violations israéliennes des droits de l’homme, en réprimant les restrictions gouvernementales illégales.
  7. Soutien progressif croissant des États-Unis aux droits des Palestiniens et au BDS : Les représentants du Congrès américain appellent à conditionner le financement militaire d’Israël ; 22 % des Juifs américains de moins de 40 ans soutiennent un boycott total d’Israël; Alexandria Ocasio-Cortez – AOC – a abandonné une manifestation célébrant Yitzhak Rabin, qui a dirigé le nettoyage ethnique et la répression violente du peuple palestinien ; la députée Cori Bush, qui soutient le BDS, a été élue malgré les dénigrements du lobby israélien.
  8. Les principales institutions financières désinvestissent : Davantage d’institutions financières de premier plan se sont retirées des entreprises impliquées dans les crimes d’Israël contre les Palestiniens. Le fonds de pension néerlandais ABP s’est séparé de deux banques israéliennes qui finançaient les colonies, et la société norvégienne Storebrand s’est séparée de quatre sociétés profitant de l’occupation illégale d’Israël.
  9. Boycott culturel et gains contre le lavage des roses : Le soutien au boycott culturel des institutions culturelles israéliennes complices s’est accru. Plus de 170 réalisateurs de films queer s’engagent à ne pas participer au festival du film LGBT TLVFest, parrainé par le gouvernement israélien. Dix-neuf participants au TLVFest 2020 se sont retirés, dont huit cinéastes brésiliens. Docaviv – le Festival international du film documentaire de Tel-Aviv 2020, qui s’associe à des ministères du gouvernement israélien, a également été bouleversé par quatre annulations de la part de cinéastes et d’invités internationaux.
  10. La semaine contre l’apartheid israélien intégrée dans les campagnes antiracistess: Plus de 100 groupes européens se sont joints à un appel palestinien pour coordonner les événements annuels de la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW) avec les activités marquant la Journée internationale pour l’élimination de la discrimination raciale. La Semaine contre l’apartheid israélien a été organisée dans le monde entier, malgré la pandémie de COVID-19, et de nombreux événements ont dû se dérouler en ligne.
  11. Les victoires du désinvestissement des campus : L’Université de Manchester (Royaume Uni) a désinvesti près de 2 millions de livres sterling à des entreprises complices de l’oppression d’Israël. Aux États-Unis, les étudiants de l’université Columbia, de l’université de l’Illinois Urbana-Champaign et de l’université d’Etat de San Francisco ont tous voté pour se désinvestir de l’apartheid israélien.
  12. Les victoires de la campagne de boycott du Puma : La plus grande université de Malaisie, Universiti Teknologi MARA (UiTM), a mis fin à un accord de parrainage avec Puma concernant le soutien de la société aux colonies israéliennes illégales. Le club de football Luton Town FC, qui fait partie de la Ligue de championnat britannique, a abandonné Puma comme fournisseur, tout comme le club de football Chester F.C. du Royaume-Uni. Dans un moment de franchise, un avocat de Puma a résumé l’impact de la campagne à un organisateur de boycott, en disant : « Vous nous rendez la vie misérable ».
  13. Les artistes arabes s’opposent à la normalisation des EAU : Près de 100 artistes arabes, y compris palestiniens, ainsi que 17 groupes et organisations culturelles se sont engagés à boycotter toutes les activités culturelles parrainées par le régime des EAU au sujet de la normalisation d’Israël. Parmi les signataires figurent des grands noms du cinéma, de la musique, de la photographie, des arts du spectacle et des arts visuels, entre autres.
  14. G4S perd des contrats : Le Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD) et une multinationale en Jordanie – qui a demandé à rester anonyme – ont décidé de ne pas renouveler leurs contrats avec G4S en 2020. G4S, la plus grande société de sécurité au monde, a une longue histoire d’implication dans les violations des droits de l’homme dans le monde entier, y compris la participation à la gestion de l’Académie de police israélienne à Jérusalem, la formation des forces de police israéliennes, avec un long historique d’implication dans les crimes de guerre.
  15. Propagation des zones libres d’apartheid : Malgré la pandémie de COVID-19, les zones libres d’apartheid (ZLA) continuent de se répandre et de mobiliser les communautés. En Italie, le nombre d’activités commerciales, de centres culturels et sportifs et d’associations qui se sont déclarés libres de l’apartheid israélien a dépassé les 200. Plus de 100 ZLA en Europe ont dénoncé le #CoronaRacism, y compris celui d’Israël. Au Chili, la Fédération des étudiants de l’Université Austral s’est déclarée zone libre d’apartheid, tout comme dix associations d’étudiants de l’Université Complutense de Madrid.
  16. Victoires du #RightToBoycott : Malgré l’intensification des tentatives d’Israël et de ses alliés d’extrême droite pour réprimer le mouvement BDS, les militants des droits de l’homme ont remporté de nombreuses victoires du #RightToBoycott. Une puissante mobilisation mondiale a fait pression sur Israël pour qu’il libère le coordinateur général du mouvement BDS, Mahmoud Nawajaa, après 19 jours de détention sans inculpation. Le gouvernement écossais a réprimandé le gouvernement britannique en déclarant que les institutions publiques, les organisations ou les individus écossais devraient être libres de débattre, d’approuver ou de mettre en œuvre le BDS. Aux États-Unis, seule une fraction des projets de loi introduits ciblant le plaidoyer pour les droits des Palestiniens sont devenus des lois en raison des mobilisations citoyennes.
  17. Le soutien à l’embargo militaire s’accroît : 10 000 personnes ont demandé à l’UE de cesser d’utiliser les drones de la société israélienne Elbit Systems ; Liverpool et Séville ont annulé les principales foires aux armes, dont Elbit Systems, suite à l’opposition locale dans les deux villes ; et Microsoft s’est séparé de la société israélienne de reconnaissance faciale AnyVision, qui aide Israël à maintenir son régime d’apartheid sur les Palestiniens.
  18. CAF soumise à des pressions pour abandonner le chemin de fer des colonies : 70 groupes basques ont demandé à la société CAF de se retirer du projet illégal de métro léger de Jérusalem, qui permet à Israël de poursuivre ses politiques coloniales et d’apartheid, et huit syndicats norvégiens ont demandé que CAF soit exclue des marchés publics.
  19. Lancement du boycott d’AXA : 10 000 personnes et 250 organisations se sont engagées à boycotter AXA pour ses investissements dans les banques israéliennes qui permettent l’occupation et l’apartheid d’Israël.
  20. Des artistes, des universitaires et des organisations culturelles s’opposent à la réduction au silence des défenseurs des droits des Palestiniens en Allemagne : 375 universitaires et artistes se sont opposés à des tests politiques décisifs en Allemagne visant à réduire au silence les défenseurs des droits des Palestiniens en vertu du droit international. Par ailleurs, 32 organisations culturelles allemandes de premier plan ont critiqué la résolution anti-BDS de 2019 du Parlement allemand, déclarant qu' »au lieu de freiner l’antisémitisme, la résolution a étouffé l’échange ouvert d’idées… et la liberté d’expression dans les arts », tous deux protégés par la Constitution.

Avec votre soutien continu, nous pouvons commencer à voir se concrétiser davantage de « S » !

DONNEZ !

Source : BDS movement

Traduction JPB pour pour BDS FRance




[Communiqué du BNC] Nous ne serons pas réduits au silence.

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 2 décembre 2020

Notre mouvement pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens est confronté à des attaques de plus en plus nombreuses. Leur guerre contre BDS est un échec, mais nous avons plus que jamais besoin de votre soutien pour défendre les droits des Palestiniens.

Cette année, le mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité pour le peuple palestinien a été confronté à une escalade des attaques de l’apartheid israélien et de ses partisans anti-palestiniens.

Dans de nombreux pays, en particulier en Europe et aux États-Unis, un climat inquiétant d’intimidation et de répression a résulté de la diffusion de la définition de travail de l’antisémitisme de l’IHRA qui associe l’opposition légitime au régime d’apartheid, de colonialisme et d’occupation illégale d’Israël à l’antisémitisme.

Les militants de la solidarité avec la Palestine, les associations et le mouvement BDS dans son ensemble sont diffamés, se voient refuser l’accès aux espaces publics et aux financements, sont censurés par les fournisseurs de plateformes de médias sociaux et sont persécutés par les organisations de droit israélien dans le cadre de procès futiles. Des politiques et des lois restrictives sont adoptées pour diaboliser ou criminaliser les boycotts des consommateurs ainsi que le désinvestissement et l’approvisionnement éthique par les institutions publiques.

 

Nous avons plus que jamais besoin de votre soutien pour défendre les droits des Palestiniens

et notre liberté d’expression collective.

Faites un don : https://bdsmovement.net/donate 

 

La bonne nouvelle, c’est que leur guerre contre le BDS est en train d’échouer.

Aux États-Unis, seule une fraction (25 %) des 202 projets de loi introduits pour supprimer notre défense des droits des Palestiniens est devenue une loi en raison de la forte opposition de la base et des libertés civiles.

La Cour européenne des droits humains (CEDH) a rendu une décision historique en juin, statuant que l’appel au boycott des produits israéliens relève de la liberté d’expression protégée par la Convention européenne des droits humains.

Les experts des droits humains des Nations unies sont intervenus contre les motions antidémocratiques et anti-palestiniennes adoptées contre le mouvement BDS en Allemagne, demandant au gouvernement allemand de veiller à ce que les groupes et les partisans du BDS « puissent mener à bien leur travail légitime dans un environnement sûr et favorable, et sans restrictions excessives ».

Des centaines d’universitaires juifs et israéliens, y compris des spécialistes renommés de l’histoire juive et de l’Holocauste, ont également condamné les résolutions parlementaires en Allemagne et en France qui assimilent l’antisionisme et le BDS à l’antisémitisme.

Au Royaume-Uni, la Cour suprême a confirmé le droit des fonds de pension publics de se séparer des entreprises complices de l’apartheid israélien en rejetant les restrictions illégales du gouvernement, tandis qu’un tribunal espagnol a rejeté le procès frivole d’un groupe de pression israélien contre l’annulation par la ville de Cadix d’un événement cinématographique parrainé par l’ambassade israélienne.

 

Avec votre soutien, nous continuerons à développer notre mouvement non-violent BDS, à construire des alliances plus fortes avec les mouvements de justice mondiale, et à donner de l’espoir et de l’inspiration aux Palestiniens alors que nous continuons sur la voie de la libération.

 

Faites un don : https://bdsmovement.net/donate 

 

Source: BDS movement

Traduction GD pour BDS France

 

 




Le mouvement pacifique BDS l’emportera sur l’alliance d’extrême droite Trump-Netanyahu

Par le Comité national palestinien du BDS (BNC), le 19 novembre 2020

 

Le Comité national palestinien du BDS répond à la guerre Trump-Netanyahu contre le mouvement BDS.

BDS movement

Ironiquement l’administration Trump, sous l’impulsion du régime d’apartheid israélien, continue de permettre et de normaliser la suprématie blanche et l’antisémitisme aux États-Unis et dans le monde tout en qualifiant d' »antisémite » le BDS, un mouvement de défense des droits humains dirigé par des Palestiniens et ses millions de partisans dans le monde. Le BDS a systématiquement et catégoriquement rejeté par principe toutes les formes de racisme, y compris le racisme anti-juif.

« L’alliance fanatique Trump-Netanyahu assimile intentionnellement l’opposition au régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid contre les Palestiniens avec l’appel à une pression non violente pour mettre fin à ce régime d’une part, et au racisme anti-juif d’autre part, afin de supprimer la défense des droits des Palestiniens en conformité avec le droit international. Cette révision frauduleuse de la définition de l’antisémitisme a été condamnée par des dizaines de groupes juifs dans le monde entier et par des centaines d’universitaires juifs et israéliens de premier plan, y compris les autorités mondiales en matière d’antisémitisme et d’Holocauste.

« Par cette définition révisionniste et frauduleuse, même les organisations de défense des droits humains qui ne font pas partie du mouvement BDS mais qui soutiennent l’interdiction des produits des colonies, par exemple, ainsi que quelque 22 % des Juifs américains de moins de 40 ans, qui soutiennent un boycott total d’Israël selon un récent sondage, seraient également désignés comme « antisémites ».

« Le mouvement BDS pour la liberté, la justice et l’égalité des Palestiniens est aux côtés de tous ceux qui luttent pour un monde plus digne, plus juste et plus beau. Avec nos nombreux partenaires, nous résisterons à ces tentatives McCarthystes visant à intimider et à harceler les défenseurs des droits humains palestiniens, israéliens et internationaux afin qu’ils acceptent l’apartheid israélien et le colonialisme des colons comme une fatalité ».

Source: BDS Movement

Traduction : GD pour BDS France

≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈≈

réponse à cette provocation de Mike Pompéo :

BDS : les États-Unis qualifient d' »antisémite » le mouvement de boycott d’Israël

Le secrétaire d’État Mike Pompeo fait une annonce alors qu’il se prépare à visiter la colonie israélienne illégale en Cisjordanie

Par le MEE et les agences – 19 novembre 2020 08:44 UTC

Les Etats-Unis qualifieront d’antisémite la campagne de Boycott, Désinvestissement et Sanctions, qui vise à isoler Israël sur son traitement des Palestiniens, a déclaré jeudi le Secrétaire d’Etat Mike Pompeo.

Qualifiant le mouvement de « cancer », Pompeo a déclaré que les États-Unis « considéreront la campagne mondiale anti-Israël BDS comme antisémite… Nous voulons être aux côtés de toutes les autres nations qui reconnaissent le mouvement BDS pour le cancer qu’il est ».

Pompeo a fait ses commentaires lors d’une apparition conjointe avec le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu, alors qu’il se préparait à visiter une colonie israélienne illégale, en violation controversée du protocole diplomatique.

Nétanyahou interrompit Pompeo, lui disant que son annonce « sonne tout simplement merveilleusement « (…)

Source: Middleeasteye

 




CGT – INRAE : lettre a l’ambassade d’Israël pour M Nawajaa

suite à l’arrestation arbitraire du coordinateur de la campagne BDS en Palestine, et à l’appel du BNC

une lettre a été envoyée par la CGT-INRAE à l’ambassade d’Israel avec copie au ministère des affaires étrangères




Huit heures pour la Palestine et BDS à Clermont-Fd

Environ 230 personnes d’origines diverses (dont une demi-douzaine de Palestiniens) ont participé le 30 novembre aux 8h pour la Palestine à l’espace Nelson Mandela de Clermont-Ferrand, à l’appel de l’AFPS 63 et BDSF 63, dont 150 ont assisté à la conférence de Sarah Katz et Pierre Stambul sur Gaza, à des échanges en direct avec Gaza (Nabila Kilani, enseignante) et Hébron (coopérative Al Sanabel), à un spectacle de hip-hop clermontois, et aux témoignages de 8 voyageurs de retour de Palestine et de leur rencontre avec le BNC et des syndicats.

L’importance du BDS pour soutenir la lutte palestinienne a été soulignée, notamment dans le cadre de la journée d’action contre AXA du 29 novembre. Une protestation contre le projet parlementaire de résolution Maillard a été signifiée. En soirée 140 personnes ont partagé un buffet palestinien et assisté à deux spectacles musicaux (rap RLM, et qanûn et chant par Christine Zahed). Nous avons eu des retours positifs unanimes pour ces 8h (voir CR complet), dont les bénéfices seront reversés à nos partenaires (Assoc Hébron-France, et Coop Al Sanabel).

  




Rassemblement devant le siège de France Télévision le 30/11/18 : Boycott de l’Eurovision 2019 en Israël !

Dans le cadre de la Campagne internationale contre l’Eurovision 2019 en Israël, la Campagne BDS France à Paris, LGBT pour la Palestine et l’AFPS Paris se sont rassemblés le vendredi 30 novembre devant le siège de France Télévisions à Paris.

PHOTOS de l’action

Plus d’une vingtaine de militant-e-s étaient mobilisés pour demander à France Télévision, service public, de ne pas blanchir l’apartheid israélien en diffusant la prochaine édition de l’Eurovision qui est prévue d’être organisée en Israël.

Avec des pancartes « Eurovision 2019, Destination Apartheid », des banderoles « Boycott de l’Eurovision 2019 en Israël » et « Pas de fierté sous l’apartheid israélien », les militant-e-s ont pris la parole et ont scandé des slogans demandant à France Télévision de ne pas divertir l’apartheid israélien.

Parmi les slogans :

Non à l’Eurovision en Israël !

Non au blanchiment de l’apartheid !

Ne chantez pas pour l’apartheid !

Eurovision, pas en Israël !

Notre courrier à l’attention de la direction de France Télévisions a été remis à un représentant du service presse de France Télévisions, ainsi qu’à des journalistes.

Www.bdsfrance.orgCampagnebdsfrance@yahoo.fr

 

RALLY IN FRONT OF FRANCE TELEVISION HQ ON 30.11.2018:  BOYCOTT EUROVISION 2019 IN ISRAEL!

1 December 2018

                                                                       
In the context of the international campaign against Eurovision 2019 in Israel, BDS France Paris, LGBT for Palestine and AFPS Paris gathered on Friday 30 November in front of the France Télévisions headquarters.

More than twenty activists demonstrated to demand that France Télévisions, a public service, not whitewash Israeli apartheid by transmitting the next Eurovision contest, which is scheduled to be held in Israel.
Holding placards: “Eurovision 2019, Destination Apartheid”, and banners: “Boycott Eurovision 2019 in Israel” and “No Pride under Israeli Apartheid”, the activists read out statements and chanted slogans asking France Télévisions not to entertain Israeli apartheid.
Among the slogans:
No to Eurovision in Israel!
No to the whitewashing of apartheid!
Don’t sing for apartheid!
Eurovision, not in Israel!
Our letter to the management was given to a representative of the France Télévisions press service, and also given to journalists.