La Campagne BDS France salue une nouvelle avancée majeure du boycott universitaire en France. Réunis en assemblée générale le 25 septembre 2026, les membres du Laboratoire Parole et Langage (LPL), importante unité mixte de recherche du CNRS et d’Aix-Marseille Université (UMR 7309), ont adopté une motion appelant au boycott des institutions universitaires israéliennes.
Sur 147 électeur·rices inscrit·es, 93 ont pris part au vote et 68 % se sont prononcé·es en faveur de l’adoption de cette motion au nom du laboratoire. Cette décision constitue une avancée particulièrement significative pour la campagne de boycott universitaire en France. Le LPL est une unité de recherche reconnue du site universitaire d’Aix-Marseille, rattachée à la fois au CNRS et à Aix-Marseille Université. Il ne s’agit donc pas d’une prise de position individuelle de quelques universitaires, mais d’une décision collective adoptée au niveau d’une unité de recherche institutionnellement rattachée à deux des principales institutions françaises de recherche et d’enseignement supérieur.
La motion adoptée reprend ainsi les principales demandes du PACBI (Campagne Palestinienne pour le Boycott Académique et Culturel d’Israël) : mettre fin aux collaborations, partenariats et activités avec les institutions universitaires israéliennes complices des politiques de colonisation, d’apartheid et des violations des droits fondamentaux des Palestinien·nes.
Les membres du LPL interpellent également directement Aix-Marseille Université et le CNRS, auxquels ils demandent de rejoindre cette mobilisation et de prendre position face aux crimes commis contre le peuple palestinien.
Une dynamique qui doit maintenant s’étendre
L’adoption de cette motion montre que le boycott universitaire gagne du terrain au sein même des institutions françaises de recherche. Elle s’inscrit dans une dynamique plus large de mobilisation des universitaires et des personnels de l’enseignement supérieur qui refusent que les institutions françaises entretiennent des collaborations avec des établissements israéliens impliqués dans les politiques de colonisation, d’apartheid et dans les violations des droits des Palestinien·nes.
La Campagne BDS France se félicite de ce nouveau positionnement institutionnel et appelle les autres laboratoires, composantes et universités françaises à s’engager à leur tour.
Après le LPL, à qui le tour ?
La Campagne BDS France, avec ses comités locaux, continuera à soutenir les collectifs universitaires qui souhaitent obtenir la fin des collaborations institutionnelles avec les universités israéliennes complices.
Le boycott universitaire est une exigence de solidarité avec le peuple palestinien. C’est aussi un moyen d’agir concrètement pour mettre fin à la complicité des institutions françaises avec les violations du droit international.
Motion des membres du Laboratoire Parole et Langage (UMR 7309), réunis en assemblée générale le 25 septembre 2026.
Les membres du Laboratoire Parole et Langage expriment leur indignation face au génocide en cours à Gaza, aux exactions liées à la colonisation en Cisjordanie et aux opérations militaires au Liban. Dans la lignée des organismes qui se sont déjà exprimés en faveur du boycott académique, nous souhaitons exprimer notre solidarité aux peuples palestiniens et libanais en rejoignant l’appel international au boycott des institutions universitaires israéliennes qui n’auraient pas pris position officiellement et publiquement contre le génocide et la colonisation en Cisjordanie.
Nous appelons ainsi à
(i) n’engager ni poursuivre aucune collaboration avec ces universités, centres de recherche ou programmes israéliens ;
(ii) ne soutenir aucune activité institutionnelle académique de collaboration avec ces institutions ;
(iii) n’encourager aucune participation à des événements scientifiques ou programmes de recherche impliquant l’État d’Israël ou bénéficiant de financement de la part des institutions israéliennes.
Au travers de cette motion, nous demandons l’arrêt du génocide en cours à Gaza et l’arrêt de la politique de colonisation en Cisjordanie menée par le gouvernement israëlien.
Nous appelons amU et le CNRS, ainsi que l’ensemble de la communauté universitaire et scientifique, à rejoindre cette mobilisation pour dénoncer les crimes commis.
