Les actionnaires d’AXA ressentent la menace d’une pression accrue de la part des militants

 

Par BDS Movement, le 26 juillet 2020

Près de 5000 personnes de toute l’Europe ont écrit aux représentants d’AXA, avant la réunion 2020 des actionnaires de la société le mois dernier, pour les inciter à soutenir la fin des investissements de la compagnie dans les banques israéliennes profondément impliquées dans l’oppression des Palestiniens.

La coalition Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid [Arrêtez l’aide d’AXA à l’apartheid israélien] veut que la compagnie mette complètement fin à sa complicité dans les violations des droits humains par Israël, qui sont en conflit avec les propres politiques d’« investissement responsable » de la compagnie.

Plus de douze défenseurs éminents des droits humains de cinq pays différents ont diffusé des vidéos appelant AXA à désinvestir, y compris l’artiste Code Rouge, le juriste Ghislain Poissonnier et l’ancienne députée de Die Linke (Allemagne) Annette Groth.

[Vidéo de Alima Boumediene-Thiery – avocate, ancienne parlementaire et militante des droits humains]

AXA a fait des changements significatifs dans son investissement dans des compagnies qui sont profondément impliquées dans l’apartheid israélien. Au cours des dix-huit derniers mois, AXA a réduit ses actions dans Equitable Holdings, la compagnie directement investie dans Elbit Systems, de 64% à seulement 9%. Mais AXA a augmenté ses investissements directs dans trois banques israéliennes : Mizrahi Tefahot Bank, Bank Leumi et Israel Discount Bank. Ces trois banques sont sur la base de données des Nations Unies des compagnies impliquées dans des affaires avec l’entreprise illégale de colonisation israélienne.

En conséquence, la coalition Stop AXA Assistance to Israeli Apartheid a accru ses actions dans la période précédant la réunion des actionnaires d’AXA pour garantir que le désinvestissement de l’apartheid israélien soit à l’ordre du jour.

Des appels à AXA en faveur du désinvestissement figuraient aussi dans les manifestations contre les plans d’Israël d’annexer formellement de larges pans du territoire palestinien occupé.

À Madrid, Bruxelles et Anvers le 18 juin, des militants des droits humains ont protesté devant les sièges d’AXA appelant au désinvestissement des trois banques israéliennes et à un désinvestissement total de Equitable Holdings. Le 26, des militants de Berlin ont manifesté contre AXA, et de même à Paris quelques jours plus tard.

Des milliers ont regardé le webinar préparé par Intal Globalize Solidarity, avec Fayrouz Sharqawi de Grassroots Jerusalem, Alys Samson Estapé, coordinatrice Europe du comité national palestinien BDS et Jasper Thys, membre d’Intal.

Pendant la réunion des actionnaires d’AXA, la coalition a repris le hashtag officiel #AXAG2020.

Le PDG d’AXA, Thomas Buberl, affirme que sa compagnie « agit pour le progrès humain en protégeant ce qui est important ». Compte tenu de la complicité d’AXA dans l’Apartheid israélien contre les Palestiniens, est-ce que les droits humains palestiniens importent à AXA ?

AXA a pris des mesures importantes vis-à-vis du changement climatique. En 2015, le groupe AXA a été le premier à s’engager à désinvestir des carburants fossiles, en présentant en 2020 une nouvelle stratégie pour le climat. Si ce sont des mesures positives, elles témoignent d’une interprétation hypocrite de la justice climatique, étant donné la complicité persistante d’AXA dans de graves violations des droits humains palestiniens. Comme Abeer Butmeh, coordinatrice du réseau d’ONG palestiniennes pour l’environnement, l’a dit :

« Pour les Palestiniens, le changement climatique n’est pas seulement un phénomène naturel, mais aussi un phénomène politique. Le régime d’occupation et d’apartheid d’Israël, qui nous dénie le droit de gérer notre terre et nos ressources, exacerbe la crise climatique à laquelle les Palestiniens sont confrontés, nous rendant plus vulnérables aux événements reliés au climat. »

En Cisjordanie occupée, Israël vole et détruit systématiquement les ressources de terre et d’eau palestiniennes. Israël contrôle plus de 60 % des terres en Cisjordanie, où 640 000 Israéliens vivent maintenant dans des colonies illégales. Les colons israéliens consomment six fois plus d’eau que les 2,9 millions de résidents palestiniens de Cisjordanie. Israël a aussi déraciné 800 000 oliviers depuis 1967. L’apartheid israélien n’est pas « vert ».

En investissant dans des banques israéliennes complices qui contribuent à construire et à financer des colonies israéliennes illégales, AXA est impliquée dans des crimes de guerre contre les Palestiniens autochtones.

AXA a aussi investi dans la recherche pour lutter contre la pandémie de COVID-19, mais cette recherche n’atténue ni n’excuse les dommages des investissements d’AXA dans les violations sérieuses des droits humains par Israël. Pendant cette période difficile, l’accès aux soins devrait être garanti sans restrictions, mais Israël continue sa répression brutale des Palestiniens et le vol de leurs terres malgré la pandémie.

C’est précisément le #CoronaRacism d’Israël et ses politiques d’apartheid qui rendent les Palestiniens encore plus vulnérables au COVID-19. Non seulement AXA contribue à privatiser les soins, elle met en danger les vies palestiniennes. En investissant dans l’apartheid et l’occupation israéliens, AXA bloque l’accès des Palestiniens à la santé.

Bien qu’AXA soit signataire de la Convention mondiale des Nations Unies, elle viole ses principes en montrant une totale indifférence envers les droits humains. Le rapport des actionnaires d’AXA, de fait, ne mentionne pas une seule fois les droits humains.

Les manifestations et les campagnes de pression publiques qui exposent l’implication commerciale d’AXA dans les violations sérieuses des droits humains par Israël dans les territoires palestiniens occupés augmenteront jusqu’à ce qu’AXA se déinvestisse totalement des banques israéliennes complices et mette fin à son investissement dans Equitable Holdings.

Nous demandons à tous ceux intéressés, en particulier les personnes de conscience, les syndicats, les espaces et les entreprises communautaires qui s’assurent chez AXA et se préoccupent des droits humains, de nous contacter à : alys@bdsmovement.net.

Traduction : CG pour BDS France

Source : BDS Movement

 




Montpellier : 18 organisations manifestent contre « l’annexion » et l’apartheid israélien !

Malgré l’interdiction de la manifestation contre l’Annexion de la Palestine par Israël du samedi 27 juin et malgré les pressions suite à la déclaration de manifestation pour le 4 juillet, 18 organisations (Assos, syndicats et partis) ont défilé pour affirment leur opposition à « l’Annexion » et à l’apartheid israélien !

C’est une  victoire !

– Pour le mouvement social montpelliérain qui dans un contexte où l’état d’urgence sanitaire n’est qu’un alibi pour museler toute tentative de révolte a réussi à imposer et reconquérir sur le terrain son droit d’expression et de manifestation.

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– Pour la Campagne BDS France et son comité local qui depuis 2015, suite aux pression du CRIF et de la LICRA, résistent à un harcèlement  judiciaire sélectif, abusif et à une répression féroce de la part de la Ville de Montpellier et de la Préfecture de l’Hérault. PV, auditions au commissariat, procès, bris de chapiteau, confiscation de chapiteau et de matériel (tables), rappels à la loi etc. sont le quotidien des militant.e.s BDS France Montpellier. Ce retour dans l’espace public est le fruit d’une résistance sans faille.

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– Pour le mouvement BDS Palestinien qui à travers ses trois revendications fondamentales (Fin de la colonisation, retour des réfugiés et égalité pour les palestiniens d’Israël) fait de l’apartheid israélien et de sa disparition l’objectif principal en vue d’accéder à l’autodétermination du peuple palestinien, c’est la satisfaction de voir que la question de l’apartheid et son ciblage est portée par le mouvement de solidarité et gagne en centralité.

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Capture d’écran 2020-07-05 à 09.04.25L’intervenant de BDS France Montpellier terminait son intervention introductive de la manifestation par ces mots :

Je voudrais attirer l’attention du mouvement social sur l’apartheid israélien et sur la légitime et nécessaire inclusion de la lutte contre l’apartheid israélien dans les luttes actuelles contre le racisme. Le racisme est à la base de la colonisation et de toutes les formes de domination et d’inégalités sociales, de sexe, de genre etc. L’apartheid est une des applications les plus violente et les plus inhumaine du racisme.

Le comité national BDS Palestinien nous appelle à mobiliser toutes les femmes et tous les hommes épris de justice contre l’apartheid. Il nous appelle à créer partout des « Zones libres d’apartheid israélien» (ZLAI) c’est à dire des zones où les acteurs de la société civile, les partis et syndicats mais aussi les élus, s’engagent à ne pas commercer ni échangera à quelque niveau que ce soit avec l’apartheid israélien.

Aujourd’hui la question du boycott d’Israël et de sa prétendue « illégalité » vient d’être tranchée sans appel par la Cour Européenne des droits de l’Homme. La France vient d’être condamnée pour atteinte à la liberté d’expression et le droit à l’appel au boycott pour motifs politique a été reconnu. Aussi nous allons reprendre nos actions de Boycott !

Nous vous contacterons prochainement et nous espérons que dans ces conditions du droit au boycott vous serez nombreuses et nombreux à répondre à cet appel pour faire de Montpellier une « zone libre d’apartheid israélien ».

Pour toutes ces raisons la manifestation a spontanément renoué avec l’ambiance combattive des manifs « Palestine » à la grande joie des participant.e.s. Renoué aussi avec la solidarité du Sud, puisque étaient représenté.e.s des militant.e.s de Nîmes, Béziers, Avignon et même Pierrelate !

 

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Une partie de la manifestation devant la préfecture

Devant la préfecture quelques un.e.s des signataires ont pris la parole :

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Alban, Libre pensée Montpellier

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Martine, NPA 34

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Valérie, UJFP Montpellier

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Linda, Comité Béziers

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Françoise, Arrêt du Nucléaire 34

Au retour Place de la comédie dernière prise de parole et appel à s’inscrire sur les listes pour recevoir les infos BDS et les invitations pour les actions à venir.

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Manu, BDS France Montpellier

Dernière information:

Une semaine avant les élections municipales (donc avant de savoir qui serait le maire élu) le MAN Montpellier a déposé une demande d’autorisation de stand place de la comédie en « Solidarité avec la Palestine ».




Clermont-Ferrand contre l’annexion de la Palestine, le 27 juin

A l’appel de 13 organisations de la Coalition BDS 63, après le déploiement de 3 grandes banderoles (Stop annexion + Boycott Israel + Libérez Georges Abdallah) et de nombreux drapeaux palestiniens, une chaîne humaine de 39 personnes s’est mise en place au pied de la statue de Vercingétorix, pour porter les 39 grandes lettres du slogan du jour :

NON A L’ANNEXION DE LA PALESTINE ! BOYCOTT ISRAEL !

Voir un reportage vidéo et photo

Trois prises de parole,  de l’AFPS-BDSF 63 à l’initiative de cette action (texte ci-dessous), de La Cimade et de la LDH, ont été faites, sous un soleil de plomb, suivies des slogans

Stop Annexion ! Boycott Israel !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Boycott Israel, Etat d’apartheid !

Boycott Israel, Etat criminel !

La chaîne humaine a ensuite traversé toute la Place de Jaude où de nombreux passants étaient aux terrasses des cafés, ou faisaient des courses. De nombreux slogans ont été criés, dont

Solidarité avec les peuples du monde entier

Israel assassin, Macron complice

Une deuxième série de prises de parole, le long du tramway, a concerné RESF, l’UL CGT de Cournon, et la CGT Educ’action.

Au plus fort de la manif, plus de 250 personnes, très diverses et dynamiques, étaient présentes.

Après avoir cheminé autour de la place, un 3ème stop, devant les Galeries Lafayette, a permis d’entendre les représentants de la FSU, de Solidaires et de l’UNEF, avant de retraverser la place en criant nos slogans.

Le cortège a ensuite cheminé sur 600 m dans deux rues piétonnes très fréquentées, derrière nos banderoles, et en scandant les slogans, parfois sous les applaudissements des passant-e-s. Environ 450 tracts ont été distribués.

Enfin, le groupe s’est installé sur la place de la Victoire (dite place de la Nakba depuis son re-baptème en 2018), où de nombreuses terrasses de cafés ont pu entendre les discours de LFI, PCF, NPA et Jeunes Révolutionnaires, toujours suivis de nombreux slogans.

Les participants, fatigués par deux heures sous le soleil, ont tous apprécié cette action que des milliers de personnes du centre ville ont pu voir de près. Et se sont donné rendez-vous pour de nouvelles actions de la Coalition BDS 63, contre l’annexion et l’apartheid.

Prise de parole AFPS 63, 27 juin, Clermont-Ferrand, contre l’annexion de la Palestine

 

Avec le soutien de Trump,  le gouvernement israélien de Netanyahou a décidé l’annexion d’une partie de la Palestine (colonies et vallée du Jourdain) à partir du 1er Juillet 2020. C’est l’œuvre de brigands qui veulent imposer au monde entier la loi de la jungle et casser toute idée de droit international.

 

Depuis plus de 70 ans, l’Etat d’Israël pratique la violence et la méthode du fait accompli : massacres de la population palestinienne, confiscation des terres, destructions des cultures et des maisons, installation de nouvelles colonies, blocus de Gaza, …

 

Israël veut chasser le maximum de Palestiniens de Palestine, et maintenir ceux qui restent dans une situation d’apartheid sans égalité des droits. Israel veut aussi casser la résistance par des emprisonnements massifs, et de nombreux assassinats.

 

* Face à ces agressions répétées, la résistance palestinienne tente, courageusement de faire barrage, mais, depuis Janvier 2020, le nouveau plan d’annexion se met en place.

 

AVEC  CETTE ANNEXION, UN PAS DÉCISIF SERAIT FRANCHI

 

Israel et Trump veulent faire oublier les Palestiniens, faire oublier les résolutions de l’ONU, notamment sur les droits à l’éducation, à l’assistance médicale et au retour des réfugiés. En remplaçant la colonisation par l’annexion, ils espèrent faire oublier le droit international opposable aux puissances occupantes.

 

Au-delà du cas dramatique de la Palestine, c’est tout l’édifice du Droit international issu de la victoire sur le nazisme que Trump et Netanyahou cherchent à détruire : ONU, Déclaration Universelle des Droits de l’Homme, Convention des Droits de l’Enfant …

 

Nous devons tout mettre en œuvre pour y faire barrage :

 

–  Pour que la France reconnaisse enfin l’État de Palestine

 

– Pour que la France mette fin à l’impunité d’Israël et prenne enfin de véritables sanctions contre cet État criminel, tout en cessant la coopération économique, scientifique, sécuritaire et militaire avec cet Etat voyou

 

–         Agissons ici et maintenant en boycottant tous les produits provenant d’Israël, ainsi que l’image et les intérêts de cet Etat, tant que celui-ci bafoue le droit international et les droits humains

 

Stop Annexion ! Boycott Israel !

Palestine vivra, Palestine vaincra !

Boycott Israel, Etat d’apartheid !

Boycott Israel, Etat criminel !

 




BDS au rassemblement à Clermont-Ferrand contre les violences policières

A l’appel du Comité Justice et Vérité pour Wissam, un rassemblement a eu lieu le 5 juin de 18h à 20h, place de Jaude, à proximité du tramway, contre les violences policières dans le monde et en France.

Environ 1.000 personnes, Blacks, Beurs, Blancs, … majoritairement des jeunes, et portant des masques, ont manifesté avec force et dynamisme leur soutien aux victimes des violences policières aux USA, en France et dans le monde, et fait entendre leur colère.

Des prises de parole ont été faites par des membres du Comité Justice pour Wissam El Yamni (un jeune décédé après son arrestation par la police locale il y a 8 ans), par les avocats de la famille (l’affaire trainant de renvois en renvois), par la LDH, Solidaires, l’AFPS 63,  l’UNEF, le Media indépendant, Attac, et d’autres citoyen.ne.s. Les discours étaient fréquemment applaudis et interrompus par les slogans « Pas de justice, pas de paix » et « Justice pour Wissam ».

L’intervention AFPS 63 a fait le lien entre les USA, la France et la Palestine, autour d’un fil conducteur sur les dérives policières depuis la seconde guerre mondiale, les périodes coloniales et post-coloniales, les quartiers populaires et les gilets jaunes, sur fond de collaborations militaire et sécuritaire entre les USA, Israël et la France (voir ci-dessous). Ce discours a été bien écouté et applaudi, et le slogan « Boycott Israël, Etat criminel » a été largement scandé à la fin.

Une quinzaine de militant.e.s AFPS-BDSF étaient présents, la plupart avec des affichettes portant les mots d’ordre #BlackLivesMatter, #PalestinianLivesMatter, #JusticePourWissam, #Justice PourAdama, ainsi qu’une grande pancarte #PalestinianLivesMatter et des drapeaux AFPS.

En fin de rassemblement, les participant.e.s ont posé un genou à terre et levé le poing, comme dans d’autres pays et villes de France. Le prochain RDV a été fixé devant le tribunal de Riom, le 9 juin à 9h, pour la suite de l’affaire Wissam.

Intervention AFPS-BDSF 63 au rassemblement contre les violences policières dans le monde et en France, Clermont-Ferrand, 5 juin 2020.

Aucun de nous dans le groupe local de l’Association France Palestine Solidarité n’a hésité une seconde à répondre à l’appel des organisateurs de cette manifestation contre les violences policières.

Pour nous, il ne fait aucun doute que, si les histoires et les contextes sont différents, l’assassinat de George Floyd aux USA, ceux de Wissam, d’Adama et bien d’autres en France, le récent assassinat de Eyad Hallaq et de centaines d’autres en Israël/Palestine répondent des mêmes ressorts. Nous ne pouvons pas parler de bavures. Ces violences d’aujourd’hui s’enracinent dans une histoire colonialiste, esclavagiste et raciste de chacun de ces pays.

Si les victimes descendent d’esclaves aux USA, ou des populations colonisées par la République ici, les Palestiniens, eux, vivent sous le joug du dernier pays colonial qui a institutionnalisé le racisme dans sa constitution comme le fit l’Afrique du Sud de l’Apartheid.  Partout la violence raciste, la criminalisation des victimes, la déshumanisation brutale et la culture de l’impunité pour les assassins.

Les liens sont évidents. La police française a largement collaboré durant la 2eme guerre mondiale prenant part, entre autres, à l’extermination des populations juives ou tsiganes. Durant la guerre d’Algérie elle a banalisé la surveillance, le contrôle au faciès, la torture et la répression. Sans remises en cause d’envergure après les indépendances, ces pratiques ont perduré. Aujourd’hui, la violence subie par les Gilets Jaunes ou autres manifestants a rendu visibles à un plus grand nombre de personnes l’existence de ces pratiques scandaleuses, mais elle ne constitue que l’extension de pratiques banalisées que subissent depuis des années les jeunes des quartiers populaires en général et les Noirs et les Arabes en particulier.

Face aux révoltes, aux inégalités, aux discriminations ici, à la résistance en Palestine, le même choix est fait : une réponse sécuritaire. Les unités de police impliquées dans la mort de Georges Floyd, se sont entrainés en Israël. L’état français partageant l’analyse israélienne faisant des Palestiniens ou des Arabes des quartiers populaires des ennemis intérieurs, a mis en place une collaboration militaire et sécuritaire avec cet Etat dont personne ne peut ignorer les crimes.

En Palestine la violence raciste s’exerce de manière particulièrement violente avec de nombreux morts, des milliers de prisonniers, des tortures, des tribunaux militaires pour les populations civiles, des armes destinées à mutiler, des punitions collectives, des destructions de maisons et tout un arsenal répressif. Nous ne pouvons tolérer cette injustice faite à un peuple dépossédé de ses terres et de ses droits. Mais nous ne pouvons pas non plus tolérer chez nous de tels comportements des agents des forces de l’ordre. Nous ne pouvons accepter la mise à mort de jeunes gens en raison de leur origine ethnique.

Ici comme en Palestine nous pouvons scander « pas de justice pas de paix »

Aux USA, en France, nous pouvons encore crier notre révolte, mais les Palestiniens sont violentés chaque jour par des soldats israéliens ou des colons dans le plus grand silence.

Le comité national palestinien en faveur du boycott affirme aujourd’hui sa solidarité avec les Afro Américains et demande justice. C’est en effet tous ensemble que nous devons mener ce combat. Nous partageons ces valeurs de justice et de dignité avec toutes les victimes du racisme structurel. Nous devons exiger que justice soit faite en France et ne pas laisser le peuple palestinien seul face à son bourreau. Si, dans certaines villes américaines  le mouvement BDS a obtenu l’interdiction de toute coopération entre les polices municipales et Israël, nous devons aussi exiger que la France mette fin à la collaboration militaire et sécuritaire, qu’elle aille au-delà de déclarations stériles et mettent en œuvre des sanctions obligeant Israël à se conformer au droit. Le mouvement pacifique qu’est le boycott n’a pas d’autre but que cette exigence de justice.

Ici, comme ailleurs, nous répétons : « pas de justice, pas de paix »

 

 

 




Rassemblement à Saint-Etienne contre les violences policières

Un rassemblement était organisé vendredi 5 mai à Saint-Etienne contre les violences policières et le racisme d’état.

Cet appel était lancé par des individuel.les, BDS France Saint-Etienne, les JC de la Loire, le comité antifas, Ensemble, la fédération Loire de la LDH, et soutenu par l’UJFP
Plusieurs milliers de personnes étaient présentes pour dénoncer les violences policières à Saint-Etienne. La maman d’une victime était venue témoigner :
En 2009, son fils a été cueilli par la police un matin sur son lieu de travail. Mohamed avait fait quelques bêtises dans son adolescence, puis il s’était repris en main, avait trouvé un travail…
Malheureusement, il n’est pas ressorti vivant de cette garde à vue. La maman a dû aller en urgence voir son fils à l’hôpital, il était mort.
La version policière : il aurait découpé un matelas, et se serait pendu dans sa cellule avec un bout de celui-ci grâce à un trou dans le mur. Même si le récit officiel est complètement invraisemblable, la maman de Mohamed n’obtiendra jamais la vérité, ni la justice. Évidemment la vidéosurveillance du commissariat est défaillante…
La maman de Mohamed a pu délivrer son témoignage devant des milliers de personnes. Beaucoup de jeunes ont pu témoigner de contrôles abusifs dans les transports, dans leur véhicule, et dans toutes les situations de la vie quotidienne…
La dimension internationale de la répression a été soulevée.
De Minneapolis à Saint-Etienne en passant par la Palestine, stop aux violences policières ! Vérité et justice pour les victimes !



Samedi 6 juin à Lille Rassemblement contre les crimes racistes

Par AFPS 59/62, le 7 juin 2020

Près de 2.000 personnes ont manifesté ce samedi 6 juin dans les rues de Lille à l’appel du Comité des Sans papiers 59, du Collectif Afrique et du Front Uni des Immigrations et des Quartiers Populaires. Sur la base de l’appel (*), l’AFPS 59/62 a appelé à se joindre à l’action. (Appel et tract que nous avons décidé de ne pas distribuer compte-tenu de la situation sanitaire.)
Masqué.e.s mais pas confiné.e.s, nous avons exprimé notre solidarité avec toutes les victimes des violences et crimes policiers, d’El Qods à Minnéapolis, pour que justice soit rendue à Eyad, Adama, Georges, et à toutes celles et ceux dont « les vies comptent aussi ».
(*): Appel >>
Vu sur France Info (à 1mn29) :
et dans La Voix du Nord, drapeau palestinien et de l’AFPS :
Source : AFPS



6 juin 2020 : Rassemblement contre le racisme et les violences policières à Tours

Un rassemblement devant la mairie de Tours a été organisé ce samedi 6 juin contre le racisme et les violences policières. 300 personnes étaient présentes.




Manifestation samedi après-midi à Metz

 

 




St Paul (La Paillade) accueille BDS France Montpellier

Imposer la liberté d’expression sur le terrain, poursuivre les actions de solidarité avec la Palestine et inscrire la lutte contre le racisme structurel au coeur de la stratégie de solidarité…

Après le vol du chapiteau, des tables et les PV, les actions de la Campagne BDS France Montpellier sont structurées par une triple exigence.  Aussi modestement que ce soit, il s’agit de contribuer à mettre en échec sur le terrain l’instrumentalisation gouvernementale de l’état d’urgence sanitaire à des fins d’interdiction de manifester et de répression. C’est la condition  première d’une possible activité militante autre que virtuelle. Pour un mouvement de solidarité avec la Palestine et dans le contexte actuel, il s’agit de se mobiliser pour maintenir la visibilité de la gravité de l’annexion en cours de la Palestine, du blocus de la Bande de Gaza et d’une manière générale augmenter le rapport de force international en faveur du BDS. Les événements mondiaux déclenchés par les crimes racistes de la police étasunienne mettent en évidence la persistance du racisme structurel en tant que composante  basique de la colonialité constitutive des démocraties occidentales. Les projecteurs semblent enfin se tourner vers les violences au quotidien et les crimes racistes commis par la police contre les personnes des quartiers populaires.  Pour toutes ces raisons et avec le déconfinement,  les militant.e.s BDS France Montpellier ont repris le chemin de La Paillade. Le marché en plein air n’étant pas autorisé.

Le commerçant.e.s et client.e.s centre commercial St Paul solidaires de la Palestine

Le centre commercial St Paul décrié par les médias comme lieux « chaud » est en fait très chaleureux avec la Palestine et les militant.e.s BDS  qu’ils connaissent bien. Il a une longue tradition de solidarité à la Palestine. La présence de produits israéliens a disparu des étals et à de rares exceptions près, tous.tes les commerçant.e.s se sont engagé.e.s dans l’action de soutien au boycott de la pièce de théâtre soutenue par le ministère de la culture israélien que la direction du théâtre Jean Vilar avait eu la mauvaise idée de programmer en mars 2018.

Le marché de plein air étant encore fermé et les Halles filtrées nous nous sommes installé.e.s à St Paul. A peine arrivée.e.s qu’un des clients installé en terrasse déposait une table devant nos pancartes, commandait du thé à la menthe et nous apportait des gâteaux…

Cette hospitalité présentait sans doute un risque de trouble à l’ordre public car il semble qu’une voiture de la BAC (repérée par les habitués) a dû prévenir la police nationale qui est arrivée (juste trop tard) pour nous verbaliser pour « manifestation interdite (encore !)…

Voir le résumé de l’action sur la vidéo :

 

Le deux poids deux mesures de la police

Une entreprise privée assure la sécurité du centre commercial. Après le départ de la police un agent de sécurité qui faisait ses courses au moment de l’intervention policière est venu spontanément nous voir : « C’est à peine croyable, nous quand il y a un incident sur le site et qu’on appelle la police ils ne viennent jamais et là il suffit qu’il y ait une poignée de personnes pour la Palestine et ils arrivent tout de suite….

 




Strasbourg : rassemblement #BlackLivesMatter

Hier mercredi 3 juin 2020, rassemblement  à Strasbourg sur le thème #BlackLivesMatter en l’honneur de George Floyd  et d’AdamaTraoré, organisé par Justice & Libertés. Nous, le comité BDS 67 y avons participé et diffusé le communiqué du BNC : Nous ne pourrons respirer que lorsque nous serons libres ! Les Palestiniens sont solidaires des Noirs américains

Malgré l’organisation très rapide de ce rassemblement, il a pu réunir une centaine de personnes dont pas mal de jeunes. Plusieurs personnes, dont  des racisé-e-s,  ont rejoint le rassemblement avec leurs propres pancartes. Un groupe de jeunes appelle à un nouveau rassemblement contre le racisme et les violences policières demain place Kléber à 19h et nous y participerons, bien sûr!. Le mouvement anti-colonial, et anti-raciste se développe des Etats-Unis à la Palestine en passant par la France!

#BlackLivesMatter

#PalestinianLivesMatter

 




A Marseille manifestation : Justice pour Adama

BDS France Marseille s’est joint à l’appel de l’organisation du rassemblement le 2 juin à 19h sur le Vieux-Port.

Une formidable énergie, beaucoup de jeunes, très jeunes… La manifestation qui s’est formée sur le port a ensuite remonté la Canebière pour se diriger vers la Préfecture après une halte devant le commissariat central de Noailles. Plus de 2000 personnes pour une organisation faite sur une journée. BRAVO!

 




Participation de BDS France Paris à la Marche des solidarités du 30 mai.

BDS France Paris a participé à la Marche des solidarités appelée le 30 mai par environ 200 associations.
Cette marche des solidarités pour la régularisation des sans-papiers, la fermeture des centres de rétention et les droits des immigrés vivant dans des foyers a été à Paris un grand succès malgré son interdiction officielle..
Voici le communiqué final de la Marche des solidarités :
https://blogs.mediapart.fr/marche-des-solidarites/blog/300520/30-mai-par-milliers-les-sans-papiers-imposent-le-droit-de-manifester
Nous avons tenu à manifester notre solidarité avec toutes les victimes des politiques racistes et sécuritaires, que ce soit ici, en Palestine ou ailleurs.
La répression actuelle des populations noires aux Etats-Unis, durement touchées par le Covid 19 et par un racisme systémique, nous rappelle ce devoir de solidarité.
Notre présence a été très appréciée et nos visuels très photographiés
Voici quelques photos :
https://photos.app.goo.gl/tsst41WdtNApJ9Hc8
BDS France Paris, le 1er juin 2020



Succès de la 3ème Journée d’action internationale contre Puma (en ligne)

#BoycottPuma   #PumaFam

Message à faire passer : #BoycottPuma jusqu’à ce que Puma mette fin à son soutien des colonies israéliennes illégales

Bilan :

  • Tempête sur les réseaux sociaux : 12 millions d’impressions des hashtags #BoycottPuma #PumaFam sur Facebook, Twitter, Instagram tout au long de la journée du 4 mai,  59% des tweets liés à Puma avaient une connotation « négative » envers Puma.
  • Envoi de mails aux bureaux Puma : en France à peu près 2000 mails ont été envoyés, entrainant des réponses automatiques.
  • Envoi de mails aux boutiques commercialisant des produits Puma, aux clubs sportifs sponsorisés ou non par Puma pour les informer…
  • Appels téléphoniques au siège de Puma : en France, une centaine d’appels ont été passés, au siège de Puma (répondeur auquel nous avons laissé un message, à la fin de la journée le répondeur était saturé…) au service client de Puma : discussion avec un-e conseiller-ère qui prend note et promet de faire remonter notre message à sa hiérarchie…)

En Australie, Suisse, Royaume-Uni, Syrie, USA, Espagne, Italie, Irlande, Suède, Ecosse, Pays de Galles, Allemagne, Malaisie, Japon,  de nombreux appels téléphoniques ont été passés par les militants  dans les bureaux de Puma, des courriers électroniques envoyés dans les bureaux Puma, des courriers à des clubs sportifs sponsorisés par Puma….

Liens d’images internationales :

1. Magnifique mobilisation en Malaisie contre Puma! #BoycottPuma
Nos camarades malaisiens et malaisiennes étaient là aussi le 4 mai, journée internationale contre Puma….

2. De nos ami-e-s espagnol-e-s pour l’action du 4 mai #BoycottPuma

3. De la part de nos ami-e-s du Japon ! bravo à eux-elles pour cette belle action #BoycottPuma

4. BDS Belfast & capitaine de l’équipe de football celtique de Donegal Niall Peoples rejoignent #Round3 de la journée internationale d’action marquant les buts de #BoycottPuma pour les droits de l’homme

Publiée par BDS Belfast sur Lundi 4 mai 2020

 

5. Plus de 20 pays ont participé à cette action d’action en ligne contre Puma. le Royaume-Uni a été très actif…#BoycottPuma

Today is PUMAs AGM and even if we can’t protest outside, we can take action online! Puma sponsor the Israeli Football…

Publiée par Huda Ammori sur Lundi 4 mai 2020

 

6. De notre ami de Manchester
#BoycottPuma

My call now joining other calls around the world to boycott Puma until they end their complicity with Israeli Apartheid…

Publiée par Adie Nistelrooy sur Lundi 4 mai 2020

Perspectives :

  • Une campagne internationale est mise en place auprès d’un footballeur de haut niveau Rahim Sterling de Manchester City. Puma offre à Sterling, qui a pris position contre le racisme, un accord record. Il semble être suspendu, au moins en partie, en raison des tensions au sein de Puma au sujet d’un accord de 100 millions d’euros alors que le personnel est en congé. L’accord de Sterling avec Nike se termine ce mois-ci.Vous êtes invités, ainsi que tous vos réseaux, camarades et sympathisant-e-s à exhorter la super star du football Rahim Sterling à ne pas signer avec PUMATout est expliqué sur ce lien :https://www.bdsfrance.org/exhortez-la-superstar-du-football-rahim-sterling-a-ne-pas-signer-avec-puma/
  • Nouvelles informations concernant les accords entre Delta, l’IFA  et Puma : Puma a un accord de parrainage avec l’IFA jusqu’en 2022 mais ce contrat est subordonné au contrat de licence exclusive que Puma a avec Delta et cet accord se termine fin 2020.Si le contrat de Puma avec Delta prend vraiment fin à la fin 2020, le contrat de licence de Puma pourrait être transféré au groupe Irani.  Aucune confirmation de changement pour l’instant, mais dans ce cas,  Puma perdrait une partie de sa complicité en mettant fin à son accord avec Delta, mais juste une partie s’il maintient  l’accord avec l’IFA jusqu’à la fin du contrat actuel 2022. Donc nous continuons à faire campagne comme avant. Notre objectif reste le parrainage de l’IFA. La relation de Puma avec Delta est toujours une indication de complicité.
  • Une sensibilisation plus poussée auprès de personnes-clés au sein de Puma va être faite (responsables du développement durable, responsables de la communication…)



#Covid19Palestine : pour montrer sa solidarité aux Palestiniens

Par Nadir Dendoune, 13 avril 2020
Les militants de la campagne BDS France* ont lancé il y a quelques jours l’initiative #Covid19Palestine. Chacun est invité à se prendre en photo avec un message de solidarité envers le peuple palestinien, puis de la publier sur Facebook et/ou twitter. Imen Habib, de l’équipe d’animation de la campagne, nous explique le pourquoi d’une telle initiative. 
 
LCDL : Vous avez lancé l’initiative #Covid19Palestine…

Imen Habib : Oui. On a lancé l’appel #Covid19Palestine pour montrer au peuple palestinien que nous ne les oublions pas en ces moments difficiles, et que nous continuons de co-résister à leurs cotés, pour un monde plus juste et solidaire. En cette triste période de pandémie mondiale, le régime israélien continue d’attaquer quotidiennement les Palestinien-ne-s qui cherchent comme tout le monde à se protéger contre le Covid-19, que ce soit en Cisjordanie occupée ou à Gaza.

L’attention dans nos médias dominants est focalisée sur ce qui se passe en Europe, et c’est très important, mais les Palestinien-ne-s, attaqué-e-s en période de pandémie ont comme tous les autres peuples le droit fondamental à la dignité.

Notre initiative est toujours en cours, on a reçu près d’une centaine de photos et on invite vraiment tout le monde à continuer à publier des messages de solidarité avec ce hashtag #Covid19Palestine.

En quoi l’épidémie du Coronavirus rend encore plus difficile la vie à Gaza ?

Gaza est assiégée depuis 13 ans maintenant. Ces 13 ans de blocus inhumain ont considérablement fragilisé le système de santé. Un exemple : il y a 2 millions d’habitant-e-s à Gaza et il y a seulement 60 respirateurs. A partir de ces simples chiffres, on peut mesurer la nature du problème.

Ce blocus était déjà criminel, mais il peut être fatalement tragique si l’épidémie continue à se développer à Gaza. On le sait, dans ce territoire parmi les plus surpeuplés au monde, aucune distanciation sociale n’est possible.

Plus de 90% de l’eau n’est pas potable. L’électricité n’est disponible que quelques heures par jour à Gaza. C’est pourquoi, il y a en ce moment de nombreux appels pour demander la levée immédiate du blocus de Gaza.

Vous craignez aussi pour les Palestiniens détenus en Israël…

Oui. Un peu plus de 5 000 prisonniers et prisonnières palestinien-ne-s sont enfermé-e-s dans des cellules insalubres. Beaucoup ont une santé fragile et leur situation se détériore avec le Covid-19. Il faut savoir, et ceci s’ajoute à l’injustice de leur situation, que les prisonnier-e-s politiques palestiniens-ne-s sont enfermé-e-s sous le régime arbitraire de la détention administrative, détenue-e-s indéfiniment, sans preuve ni jugement.

Aussi, selon les derniers chiffres annoncés, à la fin décembre 2019, 186 enfants palestiniens étaient détenus dans les prisons israéliennes.

Comment se passe la continuité du travail de la Campagne BDS dans ce contexte ?

Nous sommes aussi très investi-e-s dans la campagne contre PUMA, qui sponsorise la fédération israélienne de football, qui affilie 6 clubs dans les colonies israéliennes. Il va y avoir une journée de mobilisation en ligne le 4 mai prochain, l’appel à action sera très prochainement publié sur le site de la campagne (www.bdsfrance.org). Il va y avoir également des initiatives en ligne en direction de l’assureur AXA, qui continue encore de financer entre autres 5 banques israéliennes, qui sont, rappelons-le, les piliers de l’occupation illégale des territoires palestiniens.

Il y a eu une bonne nouvelle dernièrement pour BDS…

Oui. A l’échelle internationale, on vient d’apprendre que Microsoft cédait sa participation dans la société israélienne de reconnaissance visuelle AnyVision. Cette décision fait suite à un audit qui avait été provoqué par une campagne BDS ciblant la société. Il avait été souligné que la technologie de reconnaissance visuelle d’AnyVision était utilisée pour espionner les Palestiniens en Cisjordanie.

En 2005, des militants pro-palestiniens lancent à travers le monde un appel au « boycott, au désinvestissement et aux sanctions contre Israël ». Le mouvement, inspiré du boycott de l’Afrique du Sud dans les années 1980 et appelé « BDS », s’oppose à l’occupation israélienne par des appels répétés au boycott de compagnies israéliennes et étrangères opérant dans les colonies israéliennes ou dans les territoires occupés. En France, le mouvement s’est lancé en 2009, après la guerre de Gaza.
Source : Le Courrier de l’atlas 



Semaine contre l’apartheid israélien dans le Puy-de-Dôme

APPEL de 23 organisations du Puy-de-Dôme, 63.

Des groupes en solidarité avec la Palestine se mobilisent dans le monde pour l’organisation de la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW, Israeli Apartheid Week), qui a lieu dans la plupart des pays du 16 au 21 mars. Cette semaine s’appuie sur les mouvements progressistes, et les groupes qui luttent contre toutes les formes de discrimination raciale, de marginalisation et d’oppression, et pour la promotion du Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour la liberté des Palestiniens, la justice et l’égalité. Cette année, un appel de 15 organisations palestiniennes a rassemblé plus de 100 groupes européens pour lutter contre le racisme et l’apartheid sous le thème #UnitedAgainstRacism

Cependant, cette mobilisation est influencée par le contexte politique et social. Les pouvoirs antidémocratiques à l’échelle mondiale ont désespérément tenté de diaboliser et de faire taire le mouvement en solidarité avec les droits des Palestiniens, menaçant la liberté d’expression et l’ensemble du mouvement de défense des droits humains. Cette année, les mesures mises en place pour contenir le coronavirus paralysent les populations et restreignent la liberté de mouvement et de rassemblement partout dans le monde.

Nous essayons donc d’organiser des actions en ligne, comme la diffusion de ce tract électronique, pour continuer à sensibiliser aux droits des Palestiniens et au mouvement BDS. Nous espérons que cette situation se termine bientôt et regrettons la tragique perte de vies. Ce virus révèle aussi la dure réalité de la xénophobie et du racisme. L’épidémie du virus a entraîné une augmentation des préjugés, de la violence et du racisme. La liste des pays où les gens sont harcelés et humiliés en fonction de leur origine perçue est troublante.

L ‘ IAW 2020 appelle toutes les forces progressistes à poursuivre la lutte contre l’apartheid et le racisme israéliens sous toutes les formes. À travers divers événements, notamment en ligne, nous continuerons de sensibiliser et de soutenir le mouvement BDS. Il est plus crucial que jamais de s’unir contre tout racisme et pour la justice indivisible.

Renforçons le Boycott citoyen des produits de l’Etat d’Israël, jusqu’à ce que cet Etat respecte le Droit international et les Droits humains.

Exigeons la suspension de l’accord d’association entre l’UE et Israël

Exigeons la levée du blocus de Gaza

Demandons à la France de soutenir le peuple palestinien

 

Diffusez largement ce texte par courriels et sur vos réseaux sociaux ! Signez les pétitions !

N’oublions pas les Palestiniens !

#StopCoronaracism            #UnitedAgainstRacism              #IsraeliApartheidWeek

 

Signataires (23) : AFPS-BDSF  63, UNEF Auvergne, ADECR 63, Amis Diplo 63, Amis Huma 63, Amis Temps Cerises, Ass Amit Fr Tunis Auv, ATTAC 63, CGT-UD 63, La Cimade 63, Ensemble ! 63, EELV 63, FSU 63, LDH Clermont-Riom, LFI 63, Libre Pensée 63, Mvt de la Paix 63, MRAP 63, NPA 63, PCF 63, PG 63, RESF 63, Solidaires Auvergne

Contact : afps.pdd@gmail.com                Facebook : Palestine 63 Solidarité                           




En cette Journée Internationale des Femmes, nous célébrons le leadership des femmes qui luttent contre l’oppression et la militarisation

Par le Comité National (BDS) palestinien / Israël, Chili, Argentine, Inde, Brésil, États-Unis, Europe

Les femmes qui, à travers le monde, mènent les mouvements pour la justice considèrent de plus en plus l’appel des Palestiniens pour un embargo militaire sur Israël non pas seulement comme une exigence des Palestiniens, mais aussi comme une exigence liée à leurs propres luttes pour la libération et la justice.

En célébrant aujourd’hui la Journée Internationale des Femmes, nous mettons l’accent sur le leadership des femmes, en Palestine et à travers le monde, dans les luttes contre la militarisation, la violence policière et l’oppression raciale, genrée, sociale et économique.

Regardez notre vidéo sur les femmes qui mènent la lutte contre la militarisation

La sécurité d’Israël et ses doctrines militaires, entraînement et armes létales ont, depuis des décennies, soutenu des escadrons de la mort, des dictatures militaires, des gouvernements despotiques et des régimes génocidaires. De l’Amérique latine à l’Inde et au Myanmar, du Rwanda et de l’Afrique du Sud de l’apartheid au Sud Soudan, et des Emirats Arabes Unis et de l’Arabie Saoudite à Oman, les armes d’Israël, ses systèmes de surveillance, son cyber-espionnage ou ses entraînements militaires ont permis des crimes de guerre, des crimes contre l’humanité et autres graves violations des droits de l’Homme.

Les femmes qui mènent les mouvements pour la justice à travers le monde reconnaissent de plus en plus l’implication d’Israël dans les systèmes qui les oppriment. Elles considèrent de plus en plus l’appel des Palestiniens pour un embargo militaire sur Israël, non pas seulement comme une exigence des Palestiniens, mais aussi comme une exigence liée à leurs propres luttes pour la libération et la justice.

Partagez notre vidéo sur les femmes qui mènent la lutte contre la militarisation

Des années 1920 à aujourd’hui, les femmes palestiniennes ont joué un rôle essentiel dans la résistance aux décennies de régime israélien d’occupation militaire, de colonialisme de peuplement et d’apartheid, tout en se battant simultanément chez elles contre l’oppression sociale, le sexisme, la discrimination et les préjugés.

Décrites par Israël comme une « menace démographique », les femmes autochtones de Palestine ont constamment lié la libération nationale à l’émancipation sociale. Elles se sont nourries des luttes des femmes en Algérie, en Inde, en Afrique du Sud, aux Etats Unis, en Irlande, à Cuba, en Argentine et ailleurs. En tant que militantes, combattantes pour la liberté et prisonnières, et mères, sœurs et partenaires de prisonniers et de martyrs, les femmes palestiniennes sont un exemple très répandu dans le monde pour leur résistance, leur ténacité et leur résilience héroïque.

En cette journée si importante, nous célébrons le leadership créatif, persévérant et motivant des femmes au premier plan de nos luttes sociales et politiques, dans l’organisation, les manifestations et le combat contre la militarisation et l’oppression, la recherche d’un monde plus juste, plus beau et plus empreint de dignité.

Traduction : J.Ch pour BDS France

Source : BNS




L’alliance Europe-Israël et BDS. Conférence de David Cronin à Clermont-Fd.

David Cronin est un journaliste irlandais qui travaille actuellement pour The Electronic Intifada, et vit à Bruxelles.

Le conférencier a dénoncé l’hypocrisie de l’UE, et de la France, dans leurs timides ou complaisantes réactions au plan d’annexion Trump-Netanyahou. Il a expliqué les financements de l’industrie israélienne, y compris militaire et sécuritaire, par le programme Horizon 2020 de l’UE, et la collaboration avec la France.

L’UE et la France ont voulu introduire de nouvelles définitions de l’antisémitisme, dans le but de lutter contre la critique de la politique israélienne. Tout ceci est toutefois voué à l’échec car le mouvement de solidarité et BDS sont des mouvements antiracistes.

Durant le débat les militant.e.s de l’AFPS 63-BDSF 63 ont rappelé la campagne BDS contre la compagnie d’assurance AXA qui investit dans l’industrie militaire israélienne (Elbit System). Après le débat une quinzaine de nouvelles personnes (dont David Cronin) ont signé les pétitions « Trump c’est trop » et celle de la Coalition contre AXA, et pris des cartes postales contre AXA et PUMA, pendant que d’autres achetaient de l’huile d’olive et du savon de Palestine, ainsi que le livre dédicacé par David Cronin !

Environ 45 personnes ont assisté à cette conférence-débat organisée le 20/02/2020 par l’Association des Amis du Temps des Cerises, en partenariat avec l’AFPS 63.  La conférence de David Cronin est basée sur son livre «Europe Israël : Une alliance contre-nature ? » (2012) traduction de « Europe’s Alliance with Israel » (2010). David Cronin a parcouru les couloirs de Bruxelles pour interroger hauts fonctionnaires et diplomates. Il a épluché les programmes européens et examiné les liens étroits que tissent les entreprises du continent avec l’Etat israélien. Son enquête a été saluée, entre autres, par Ken Loach et Robert Fisk.

Le conférencier a expliqué en détail les financements de l’industrie israélienne, y compris militaire et sécuritaire, par le programme Horizon 2020 de l’UE (pour 2014-2020 on estime à 1.4 milliard d’euros le soutien à Israël). Par ailleurs, la compagnie Israel Weapon Industry, qui fabrique les fusils utilisés par les snippers contre les manifestants désarmés de Gaza, expose au salon EuroSatory en France… Et Thalès collabore avec Israël sur des drones testés sur la population de Gaza.

Alors que des définitions très simples et claires de l’antisémitisme existent depuis longtemps, l’UE et la France ont voulu introduire depuis 2004 de nouvelles définitions dans le but de lutter contre la critique de la politique israélienne, reprises en 2016 avec la définition « IHRA » que le lobby pro-israélien (auquel appartient la présidente de Commission européenne, ainsi que des dirigeants de l’extrême droite européenne) utilise dans ses tentatives pour faire taire  la critique de l’apartheid et l’appel au boycott. Tout ceci est toutefois voué à l’échec car le mouvement de solidarité et BDS sont des mouvements antiracistes.

 




Le Char et l’Olivier – et BDS – à Courpière (63)

La séance du 22 février au REX de Courpière (63) a eu 50 participant.e.s de tous âges, en présence de Roland Nurier (qui a animé près de 130 débats sur le film depuis début 2019), et en partenariat avec l’AFPS 63.  Presque tou.te.s sont resté.e.s jusqu’à la fin du débat. Ce qui est bien pour les bénévoles de cette association qui gère le cinéma municipal de cette petite ville de 4.000 habitants.
Les questions ont porté notamment sur les conditions de réalisation du film, sur l’impunité du « petit » Etat israélien face au monde entier, sur les possibilités d’acheter des produits palestiniens, sur les présidents français au dîner du crif, … Ainsi que 3 remarques d’une soutien d’Israel : le boycott serait immoral ! il n’y a pas d’apartheid en Israel ! les réfugiés sont vraiment à plaindre mais la solution est que les Etats arabes les accueillent et leur fournissent du travail ! Le réalisateur, et un militant AFPS 63, ont répondu de manière circonstanciée.
En fin de séance, une partie de l’assistance a fait la queue pour signer deux pétitions (au directeur d’AXA, et « Trump c’est trop », 2×15), pour prendre des tracts, des cartes postales contre AXA et PUMA, et des stickers pour carte Vitale, sur la table de presse et BDS de l’AFPS 63. Et remercier le réalisateur pour son film et sa présence à Courpière.



Le CJACP informe les strasbourgeois place Kléber

Comme dorénavant chaque mois, nous avons planté notre belle tonnelle rouge sur la place Kléber, place centrale de Strasbourg. Ce samedi, l’essentiel de notre intervention portait sur le plan Trump : tracts divers, intervention orale, musique palestinienne, documentation gratuite disponible sur notre table… Le ciel était avec nous et beaucoup de gens sont venus s’informer. Comme toujours, quelques-uns ont laissé leurs coordonnées. Seul bémol : les spectacles de danse sur la place organisés dans le cadre de « Strasbourg, mon amour » (Saint Valentin oblige !) qui ont détourné l’attention des badauds !

 

Ce samedi à Strasbourg contre le plan Trump, l'arnaque du siècle !

Publiée par Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Palestine sur Samedi 15 février 2020

 




Boycott des produits de la colonisation chez LIDL à Clermont-Fd

Quatorze militant.e.s et sympathisants AFPS 63 et BDSF 63 se sont rassemblés devant le magasin LIDL de la rue de l’Oradou le 14 février 2020 durant près de deux heures.

Ils ont distribué environ 200 tracts aux clients, expliquant pourquoi boycotter les produits de la colonisation israélienne, notamment les produits Mehadrin, qui de surcroit sont vendus sans respecter la réglementation européenne et française sur l’étiquetage (tract co-signé par 39 organisations de la Coalition BDS 63).

Nous avons reçu un bon accueil des clients, et recueilli 36 signatures d’un feuillet demandant à LIDL de cesser le commerce avec les entreprises israéliennes, et 39 signatures de la pétition papier AFPS contre le plan Trump-Netanyahou salué par le gouvernement français. Les 36 feuillets ont été envoyés par la poste à LIDL ainsi que 124 autres signés par des clients lors d’actions précédentes devant LIDL.

Deux militantes portant des drapeaux AFPS ont déployé une banderole Boycott Israel Apartheid sur le trottoir adjacent au parking LIDL, bien visible des nombreux automobilistes. Elles ont reçu de nombreux signes de soutien, mais aussi la visite des 3 policiers pour contrôle d’identité, sans doute à la suite d’un appel d’un passant. Une discussion sereine a eu lieu avec les 3 policiers. Nous avions auparavant eu une discussion approfondie avec le directeur du magasin venu nous rencontrer sans animosité, qui nous a indiqué qu’il fera remonter notre action et nos revendications à la direction nationale de LIDL.

Cette action a été couverte par un journaliste de « Mediacoop, le cactus de l’info » : http://mediacoop.fr/on-parle-de-faire-respecter-letiquetage-de-produits-illegaux/

Notre post facebook sur cette action a été partagé plus de 770 fois et aurait touché plus de 75.000 personnes.

Pour info : dans le cadre de notre campagne pour le boycott des produits israéliens jusqu’à ce que l’Etat d’Israël respecte le droit international et les droits humains, l’AFPS 63 avait inspecté en janvier 2020 l’étiquetage des produits israéliens dans 4 magasins LIDL de l’agglomération clermontoise.

Dans  ces magasins on trouve des fruits et légumes (pomelos, mandarines, avocats, grenades, …), notamment dans des emballages Mehadrin (souvent de marque Jaffa), vendus sous l’étiquette « Israël » bien que probablement en provenance de colonies en territoires occupés depuis 1967, donc en contradiction avec la réglementation européenne et française.

Nous avons donc envoyé un courrier à LIDL et un autre à la répression des fraudes (DDPP 63). Malgré ce signalement de mi-janvier à la répression des fraudes, de nouveaux produits étiquetés « Israël » étaient encore présents le 10 février dans les rayons de LIDL.