Déclaration de BNC sur la campagne israélienne en cours pour réduire au silence Omar Barghouti et réprimer le mouvement BDS

 

22 mars, 2017Le matin du dimanche 19 mars, les autorités fiscales israéliennes ont fait irruption dans la maison d’Omar Barghouti, éminent défenseur palestinien des droits de l’homme et cofondateur du mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) pour la liberté, la justice et l’égalité du peuple palestinien. Ce jour-là ils ont détenu et interrogé Omar et son épouse Safa pendant 16 heures. Omar subit actuellement son quatrième jour d’interrogatoire.

On trouvera ci-dessous la réponse du comité national palestinien de BDS (BNC) à ces développements et aux efforts systématiques du gouvernement israélien pour criminaliser le mouvement BDS, intimider ses militants et bloquer la libre expression.

Un éminent défenseur palestinien des droits de l’homme, cofondateur du mouvement BDS, Omar Barghouti, a subi pendant des années menaces intensives, intimidation et répression par une variété de moyens de la part du gouvernement d’extrême droite d’Israël, particulièrement depuis que celui-ci considère le mouvement BDS comme une « menace stratégique » envers son système entier d’injustices contre les Palestiniens.

Lors d’une conférence en mars 2016 dans Jérusalem occupée, plusieurs ministres du gouvernement israélien ont menacé Omar et des défenseurs clés des droits de l’homme de BDS de mesures sévères, incluant « l’élimination civile ciblée »un euphémisme pour un assassinat civil. Le ministère des affaires stratégiques a établi l’an dernier une « unité de salissure », comme l’a révélé le quotidien israélien Haaretz. Ce travail de cette unité est de ternir la réputation des défenseurs des droits de l’homme et des réseaux liés à BDS.

C’est dans ce contexte que doit être comprise l’investigation du département fiscal israélien concernant Omar et son épouse Safa. Ayant échoué à les intimider par la menace de révoquer le permis de résident permanent d’Omar en Israël et après que l’interdiction effective de voyager imposée à Omar n’a pas réussi à bloquer son travail pour les droits de l’homme, le gouvernement israélien en a été réduit à fabriquer une affaire relative à un prétendu revenu d’Omar hors d’Israël pour ternir son image et l’intimider.

Le fait que cette investigation inclut une interdiction de voyager et arrive quelques semaines avant le déplacement prévu d’Omar Barghouti aux États-Unis pour recevoir le Prix Gandhi pour la paix (Gandhi Peace Award) conjointement avec Ralph Nader dans une cérémonie à l’université de Yale prouve son véritable motif : la répression.

Le fait que le gouvernement israélien a rendu publiques les inventions incendiaires contre Omar seulement 24h après son arrestation pour interrogatoire montre sans aucun doute que le véritable objectif de l’investigation est de ternir sa réputation.

Aucune mesure de répression, si extrême soit-elle, exercée par Israël contre le mouvement BDS ou ses défenseurs des droits de l’homme et son vaste réseau de soutiens, ne peut arrêter ce mouvement pour les droits de l’homme. L’intimidation et la répression peuvent à peine affecter un mouvement populaire qui croit dans les coeurs et les esprits des gens, les encourageant à faire ce qu’il faut : se tenir du bon côté de l’histoire, contre le régime fanatique d’Israël, un régime d’apartheid, d’occupation et de nettoyage ethnique, et pour la liberté, la justice et l’égalité du peuple palestinien.

Ce dernier chapitre désespéré dans la répression et l’intimidation exercée par le gouvernement israélien contre Omar Barghouti est pourtant l’indicateur le plus fort de l’échec du régime israélien d’occupation, de colonialisme et d’apartheid à ralentir l’impressionnante expansion du mouvement BDS pour les droits palestiniens.

Le comité national palestinien BDS ((BNC) est le plus grand regroupement de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement global Boycott, désinvestissement et sanctions. Visitez le site www.bdsmovement.net et suivez @BDSmovement

 Traduction: Catherine G. pour BDS France




Le résumé officiel (partie intégrante du rapport) de l’ESCWA

Le résumé officiel (partie intégrante du rapport) d’un rapport d’une instance de l’ONU accusant Israël du crime d’apartheid dans le traitement qu’il inflige aux populations palestiniennes, traduit en français.

La Palestine et l’occupation israélienne.
Les pratiques israéliennes vis-à-vis du peuple palestinien
et la question de l’Apartheid

Résumé
Le rapport conclut qu’Israël a établi un régime d’apartheid qui impose sa loi au peuple palestinien dans son ensemble. Conscients de la gravité de cette allégation, les auteurs de ce rapport concluent que les preuves disponibles établissent au-delà de tout doute raisonnable qu’Israël est coupable de politiques et de pratiques qui constituent le crime d’apartheid tel qu’il est défini par les instruments du droit international.

L’analyse de ce rapport s’appuie sur les mêmes règles et principes de droit international et en matière de Droits de l’Homme que celles qui condamnent l’antisémitisme et les autres idéologies discriminant les races, en particulier la Charte des Nations Unies (1945), la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme (1948) et la Convention Internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale (1965). Le rapport repose, pour sa définition de l’apartheid, d’abord sur l’article II de la Convention Internationale sur la suppression et la punition du crime d’apartheid (1973) – ci-après la Convention contre l’Apartheid) :

L’expression « crime d’apartheid », qui englobe les politiques et pratiques de ségrégation et de discrimination raciales, telles qu’elles sont pratiquées en Afrique australe, désigne les actes inhumains … commis en vue d’instituer ou d’entretenir la domination d’un groupe racial d’êtres humains sur n’importe quel autre groupe racial d’êtres humains et d’opprimer systématiquement celui-ci.
Bien que le terme « apartheid » ait été à l’origine associé à la situation particulière de l’Afrique du Sud, il représente maintenant une catégorie de crime contre l’humanité pour le droit international courant et le Statut de Rome définissant la Cour Internationale de Justice, selon lesquels :

Le « crime d’apartheid » s’applique à des actes inhumains… commis dans le contexte d’un régime institutionnel d’oppression systématique et de domination par un groupe racial sur un autre ou d’autres groupes raciaux et commis dans l’intention de maintenir ce régime.

Au regard de ce contexte, ce rapport reflète le consensus des experts selon lequel l’interdiction de l’apartheid s’applique de manière universelle et n’a pas été rendue caduque par son échec en Afrique du Sud et en Afrique du Sud Ouest (Namibie).

L’approche légale du sujet de l’apartheid retenue par ce rapport ne devrait pas être confondue avec l’usage du terme dans le vocabulaire courant comme expression d’opprobre.Voir l’apartheid comme des actes et des pratiques isolés (comme « un mur d’apartheid »), un phénomène généré par des conditions structurelles anonymes comme le capitalisme (l’« apartheid économique »), ou des comportements sociaux privés de la part de certains groupes raciaux vis-à-vis d’autres (« racisme social ») pourrait trouver place dans certains contextes.

Cependant, ce rapport ancre sa définition de l’apartheid dans le droit international, qui impose des responsabilités aux États, comme spécifié dans les instruments internationaux.

Le choix des preuves est guidé par la Convention contre l’Apartheid, qui précise que le crime d’apartheid consiste en des actes inhumains particuliers, mais que de tels actes acquièrent le statut de crime contre l’humanité seulement s’ils servent intentionnellement l’objectif d’une domination raciale.

Le Statut de Rome spécifie dans sa définition la présence d’un « régime institutionnel » au service de l’« intention» d’une domination raciale. Puisque « objectif » et « intention » sont au cœur des deux définitions, ce rapport examine des facteurs nettement distincts de la dimension palestinienne – comme la structure de l’État juif telle qu’elle est exprimée dans le droit et dans l’organisation des institutions de l’État d’Israël – pour établir sans aucun doute la présence d’un tel objectif fondamental.

Que le régime israélien soit conçu en fonction de cet objectif fondamental a été jugé évident à travers le corpus législatif, dont seuls quelques textes sont évoqués dans le rapport pour des raisons de longueur.

Un exemple éminent en est la politique de la terre. Les lois fondamentales (Constitution) prévoient que la terre détenue par l’État d’Israël, l’Autorité de Développement d’Israël ou le Fonds National Juif ne pourra en aucun cas être transférée, plaçant sa gouvernance de manière permanente sous leur autorité. La Loi de Propriété de l’État de 1951 prévoit le transfert de la propriété (y compris des terres) à l’État dans toutes les zones « sur lesquelles s’applique le droit israélien ». L’autorité des Terres israéliennes (ILA) gouverne les terres d’État, qui représentent 93 % des terres à l’intérieur des frontières internationalement reconnues d’Israël et sont, selon la loi, inaccessibles à l’usage, au développement ou à la propriété pour des non-juifs. Ces lois traduisent le concept de « dessein collectif » tel qu’il est exprimé par les lois fondamentales. De telles lois peuvent être changées par un vote de la Knesset, mais pas les lois fondamentales : la Knesset interdit à n’importe quel parti de remettre en cause ce « dessein collectif ». Effectivement le droit israélien rend illégale toute opposition à une domination raciale.

La construction démographique est un autre champ politique mis au service de l’objectif de conserver à Israël sa position d’État juif. La loi qui permet aux juifs du monde entier le droit d’immigrer en Israël et d’obtenir la citoyenneté israélienne quel que soit leur pays d’origine et qu’ils puissent démontrer ou pas un lien avec Israël ou la Palestine est bien connue, alors qu’aucun droit comparable n’est accordé aux Palestiniens, même à ceux qui peuvent démontrer des racines ancestrales dans le pays. L’Organisation Sioniste Mondiale et l’Agence Juive sont investies d’une autorité légale, en tant qu’agences de l’État d’Israël, pour faciliter l’immigration de juifs et servir de manière préférentielle les intérêts des citoyens juifs sur des questions allant de l’usage de la terre à la planification du développement public à d’autres questions d’intérêt vital pour l’organisation de l’État juif. Des lois mettant en jeu la construction démographique sont exprimées en langage codés, telles celles qui permettent aux Conseils juifs de rejeter la candidature de citoyens palestiniens à la résidence. Le droit israélien autorise en principe les conjoints de citoyens israéliens à déménager vers Israël, mais interdit cette possibilité uniquement dans le cas de Palestiniens des Territoires Occupés. D’une manière plus large, Une politique israélienne vise à interdire le retour de tous les réfugiés et exilés palestiniens (au total autour de six millions de personnes) dans les territoires sous contrôle israélien.

Deux attributs supplémentaires d’un régime systématique de domination raciale doivent exister pour qualifier un régime de situation d’apartheid.

Le premier exige l’identification des personnes opprimées comme appartenant à un « groupe racial » particulier. Ce rapport accepte la définition de la Convention Internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale, considérant la « discrimination raciale » comme « toute distinction, exclusion, restriction ou préférence fondée sur la race, la couleur, la lignée, ou l’origine nationale ou ethnique, qui a pour objectif ou pour effet d’interdire ou de réduire la reconnaissance, la jouissance ou l’exercice, à parité de droits, des droits de l’homme et des libertés fondamentales en matière politique, économique, sociale, culturelle ou dans n’importe quel autre domaine de la vie publique ». Sur cette base, le rapport affirme que dans le contexte géopolitique de la Palestine, les Juifs et les Palestiniens peuvent être considérés comme des « groupes raciaux ». De plus, la Convention Internationale pour l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale est expressément mentionnée dans la Convention contre l’Apartheid.

Le second attribut est la délimitation et le caractère du groupe ou des groupes en cause. Le statut des Palestiniens comme un peuple habilité à exercer son droit à l’autodétermination a été légalement posé, avec le plus de clarté par la Cour Pénale Internationale (CPI) dans son avis consultatif de 2004 sur les conséquences légales de la construction d’un mur dans les Territoires Palestiniens Occupés. A partir de cette base, le rapport examine le traitement par Israël de la population palestinienne dans son ensemble, considérant les circonstances particulières de la fragmentation géographique et juridique du peuple palestinien comme une situation imposée par Israël. (L’annexe II concerne la question d’une identification adéquate du « pays » responsable du déni des droits des Palestiniens selon le droit international).

Le rapport pointe le fait que la fragmentation stratégique du peuple palestinien est la méthode principale par laquelle Israël impose un régime d’apartheid. Il examine dans un premier temps la manière dont l’histoire de la guerre, la partition, l’annexion de droit et de fait et l’occupation prolongée de la Palestine ont conduit le peuple palestinien à être divisé en différentes régions géographiques administrées par différents régimes juridiques. Cette fragmentation contribue à stabiliser le régime israélien de domination raciale sur les Palestiniens et à affaiblir la volonté et la capacité du peuple palestinien à organiser une résistance unifiée et efficace. Différentes méthodes sont déployées, qui dépendent de la zone dans laquelle vivent les Palestiniens. C’est le moyen principal par lequel Israël renforce l’apartheid et en même temps empêche la reconnaissance internationale de la manière dont ce système fonctionne comme un ensemble intégré pour constituer un régime d’apartheid.

Depuis 1967, le peuple palestinien vit sous ce que le rapport appelle les quatre « champs » dans lesquels les composantes de la population palestinienne sont clairement traités de manière différente, mais partagent ensemble l’oppression raciale qui est la conséquence d’un régime d’apartheid. Ces champs sont :
1 Le droit civil, avec des restrictions particulières, qui s’applique aux Palestiniens qui vivent comme citoyens d’Israël,
2 Les lois permanentes de résidence, qui s’appliquent aux Palestiniens qui vivent dans la ville de Jérusalem,
3 Le droit militaire qui s’applique aux Palestiniens, y compris ceux des camps de réfugiés, qui vivent depuis 1967, dans les conditions d’une occupation militaire en Cisjordanie et dans la Bande de Gaza,
4 La politique visant à empêcher le retour des Palestiniens, qu’ils soient réfugiés ou exilés, qui vivent en dehors de territoires sous contrôle israélien.

Le premier champ concerne à peu près 1,7 millions de Palestiniens qui sont citoyens d’Israël. Pendant les 20 premières années de l’existence du pays, ils ont vécu sous le régime de la loi martiale, et jusqu’à aujourd’hui, ils sont victimes d’une oppression au motif de ne pas être juifs. Cette politique de domination se traduit par des services de moindre niveau, par des zonages légaux contenus et des allocations de budgets limitées attribuées aux communautés palestiniennes, par des restrictions à l’emploi et aux opportunités professionnelles, et dans l’organisation du territoire la plus soumise à ségrégation pour un Israël dans lequel vivent des citoyens juifs et des citoyens palestiniens. Les partis politiques palestiniens peuvent agir pour des réformes mineures et de meilleurs budgets, mais ont légalement interdiction, au titre des Lois fondamentales, de remettre en question la législation créant un régime racial. Cette politique est renforcée par les conséquences de la distinction faite en Israël entre « citoyenneté » (ezrahut) et « nationalité »(le’um) : tous les citoyens israéliens possèdent la citoyenneté, mais seuls les juifs possèdent la nationalité. Les droits « nationaux » en droit israélien signifient les droits nationaux accordés aux juifs. Le combat des citoyens palestiniens d’Israël pour l’égalité et des réformes du droit civil israélien est ainsi isolé par le régime des combats des Palestiniens de partout ailleurs.

Le second champ couvre à peu près 300.000 Palestiniens qui vivent à Jérusalem Est, qui font l’expérience d’une discrimination dans l’accès à l’éducation, aux soins, à l’emploi, aux droits à la résidence et à la construction. Ils souffrent aussi d’expulsions et de démolitions de logements, au service de la politique israélienne « d’équilibre démographique » en faveur des habitants juifs. Les Palestiniens de Jérusalem Est sont étiquetés résidents permanents, ce qui les met dans une catégorie distincte pour empêcher que leur poids démographique – et donc électoral- ne puisse s’ajouter à celui des citoyens palestiniens d’Israël. Comme résidents permanents, ils n’ont aucun statut légal leur permettant de peser sur le droit israélien. De plus être assimilés à des Palestiniens des Territoires Occupés présente pour eux le risque d’une expulsion vers la Cisjordanie et de la perte du droit de même revenir visiter Jérusalem. Ainsi, l’épicentre de la vie politique palestinienne de Jérusalem est contenu dans un cadre légal étroit qui entrave la capacité de ses habitants à s’opposer légalement au régime d’apartheid.

Le troisième champ est le système de droit militaire imposé à à peu près 4,6 millions de Palestiniens qui vivent dans les Territoires Palestiniens Occupés, 2,7 millions d’entre eux en Cisjordanie et 1,9 million dans la Bande de Gaza. Le territoire est administré d’une manière qui recouvre complètement la définition de l’apartheid telle qu’elle figure dans la Convention contre l’Apartheid : sauf pour la disposition ayant trait au génocide, toutes les dispositions recensées « actes inhumains » dans la Convention sont quotidiennement et systématiquement pratiquées par Israël en Cisjordanie. Les Palestiniens sont soumis à la loi militaire, alors que les approximativement 350.000 colons juifs sont gouvernés par la loi civile israélienne. Le caractère racial de cette situation est de plus confirmé par le fait que tous les colons juifs de Cisjordanie sont placés sous la protection de la loi civile israélienne sur le fondement de leur judéité, qu’ils soient citoyens israéliens ou non. Ce système de droit dual, en soi problématique, est un indicateur d’un régime d’apartheid lorsqu’il est associé à une gestion de la terre discriminatoire sur une base raciale, et à un développement confié à des institutions juives, qui ont la responsabilité d’administrer les « terres d’État » dans l’intérêt de la population juive. A l’appui des considérations d’ensemble de ce rapport, l’annexe I donne davantage de détails sur les politiques et les pratiques d’Israël dans les Territoires Palestiniens Occupés qui constituent des violations de l’article II de la Convention contre l’Apartheid.

Le quatrième champ concerne les millions de Palestiniens réfugiés ou involontairement exilés, dont la plupart vivent dans des pays voisins. Il leur est interdit de revenir dans leurs foyers en Israël et dans les Territoires Palestiniens Occupés. Israël justifie l’interdiction du retour des Palestiniens dans des termes franchement racistes : il prétend que les Palestiniens constituent une « menace démographique », et que leur retour altérerait le caractère démographique d’Israël au point d’en éliminer son caractère d’Etat juif. Le refus du droit au retour joue un rôle essentiel dans le régime d’apartheid en garantissant que la population palestinienne dans le territoire de la Palestine mandataire ne s’accroitra pas au point de menacer le contrôle militaire du territoire par Israël et/ou de donner aux citoyens palestiniens d’Israël le poids démographique nécessaire pour exiger (et obtenir) des droits démocratiques complets, éliminant de ce fait le caractère juif de l’Etat d’Israël. Bien que ce quatrième champ soit limité aux politiques interdisant aux Palestiniens leur droit au retour selon le droit international, il est traité dans ce rapport comme faisant partie intégrale du système d’oppression et de domination du peuple palestinien dans son ensemble, compte tenu de son rôle crucial en termes démographiques dans la poursuite d’un régime d’apartheid.

Le rapport considère que, vus dans leur ensemble, les quatre champs constituent un régime complet mis en place dans l’objectif d’assurer une domination durable sur les non-juifs sur tous les territoires placés sous contrôle israélien complet. A différents degrés, les différences de traitement faites aux Palestiniens ont été constatées par les Nations Unies, même s’il n’y a pas eu d’évaluation visant à définir si elles constituent ou non une forme d’apartheid. A la lumière des constats de ce rapport, cette approche internationale fragmentée sur de nombreuses années mérite une réévaluation.

Dans un intérêt d’équité et de complétude, le rapport examine plusieurs contre arguments présentés par Israël et par ses soutiens sur ses politiques, réfutant l’application de la Convention contre l’Apartheid dans la situation en Israël/Palestine. Ils incluent les revendications que la prétention d’Israël à rester un État juif est cohérente avec les pratiques d’autres États, comme la France ; Israël n’accorde pas aux non-citoyens palestiniens un traitement équivalent à celui des juifs précisément parce qu’ils ne sont pas juifs ; et le traitement fait aux Palestiniens ne traduit aucun « objectif » ou « intention » de dominer, mais constitue davantage un traitement provisoire de la situation imposé à Israël par les réalités d’un conflit en vigueur et par des besoins de sécurité. Le rapport montre qu’aucun de ces arguments ne résiste à l’examen. Une revendication supplémentaire selon laquelle Israël ne peut pas être considéré comme coupable de crimes d’apartheid parce que les citoyens palestiniens disposent du droit de vote repose sur deux erreurs d’interprétation de droit : une comparaison excessivement littérale avec la politique d’apartheid de l’Afrique du Sud, et la séparation de la question du droit de vote du reste du droit, en particulier des dispositions des Lois fondamentales qui interdisent aux partis politiques de remettre en cause le caractère juif, et par conséquent racial, de l’État.

Le rapport conclut que le poids des preuves permet d’affirmer sans doute raisonnable le fait qu’Israël est coupable d’imposer un régime d’apartheid au peuple palestinien., qui revient à commettre un crime contre l’humanité, dont l’interdiction est considérée comme une norme impérative dans le droit coutumier international. La communauté internationale, en particulier les Nations Unies et ses Agences, et les États Membres, ont une obligation légale d’agir dans les limites de leurs moyens pour empêcher et punir les situations d’apartheid qui sont de manière crédible portées à leur connaissance.

Plus particulièrement, les États ont un devoir collectif :
a) ne pas reconnaitre un régime d’apartheid comme légal,
b) Ne pas aider ou appuyer un État à maintenir un régime d’apartheid,
c) Et coopérer avec les Nations Unies et avec les autres États à mettre fin à des régimes d’apartheid.
Les institutions de la société civiles et les particuliers ont aussi le devoir moral et politique d’user des instruments à leur disposition pour faire prendre conscience de cette entreprise criminelle, et d’exercer des pressions sur Israël pour le convaincre de démanteler ses structures d’apartheid conformément au droit international. Le rapport se termine par des recommandations générales et particulières aux Nations Unies, aux gouvernements nationaux et à la société civile, et aux acteurs privés sur les actions qu’ils devraient mettre en œuvre pour empêcher qu’Israël maintienne un régime d’apartheid dans sa pratique du contrôle de la population palestinienne.

Résumé en anglais

Traduction: Antoine.B pour BDS France




La Campagne BDS France , indignée par les attaques dont est victime l’AFPS, l’assure de toute sa solidarité.

Chers camarades de l’AFPS,

 

Nous vous exprimons notre entière solidarité face aux attaques odieuses de la « Brigade juive », soutenue par d’autres officines sionistes, contre les militants de votre Conseil national.

 
Ce type d’attaques, dont ces officines sont coutumières à l’encontre des militant-e-s du mouvement de solidarité et en particulier de la campagne BDS, est une manifestation du désarroi des agents et des supporteurs du régime israélien colonial et d’apartheid face au développement du mouvement international BDS.
Il met en jeu, ainsi que vous le déclarez, la responsabilité de notre gouvernement, dont la volonté de réprimer le BDS et dont la complicité avec la politique du gouvernement israélien ne sont plus à démontrer.
Mais le mouvement pour la liberté d’expression de BDS ne cesse de progresser, et aucune menace, aucune diffamation, n’arrêteront  notre volonté commune de soutenir le peuple palestinien pour ses droits et de sanctionner l’État d’Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international.
A très bientôt.
Bien cordialement,
La Campagne BDS France

 

Voir ici le communiqué de l’AFPS:

Agir face aux menaces des fascistes pro-israéliens



BDS : Lettre ouverte d’Israéliens à François Hollande, Bernard Cazeneuve et Michel Cadot

Choqués par les pressions exercées par le lobby israélien sur le gouvernement français, une vingtaine d’opposants israéliens en appellent aux dirigeants français, afin qu’ils respectent la liberté d’expression concernant la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions).

Ci-dessous leur lettre ouverte.

À l’attention de
Monsieur François Hollande, Président de la République
Monsieur Bernard Cazeneuve, Premier Ministre
Monsieur Michel Cadot, Préfet de Police de Paris

Messieurs,

Nous vous écrivons en tant que citoyens juifs de l’État d’Israël, nous qui nous opposons au comportement illégal et immoral des gouvernements israéliens, qui dure depuis des années.

On nous a appris que, dans la ville de Paris, on se prépare à freiner, même à interdire les manifestations de soutien de la campagne BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre les violations israéliennes des Droits Humains. Nous jugeons donc qu’il est extrêmement important de déclarer très clairement que la campagne BDS n’a rien d’antisémite et qu’elle s’oppose précisément à toute forme de racisme. Au lieu d’être raciste, elle se base fermement sur le Droit international et sur les Droits Humains universels.

Tout récemment, le 7 mars 2017, cette campagne a déclaré sans équivoque : « Conformément à la définition onusienne de discrimination raciale, le mouvement BDS ne tolère aucune action ou langage suggérant l’adoption ou la promotion du racisme quel qu’il soit : racisme anti-noir, racisme anti-arabe, islamophobie, antisémitisme, sexisme, xénophobie, homophobie. »

Nous condamnons fermement l’apartheid, le génocide, l’esclavage, l’exploitation coloniale et le nettoyage ethnique, qui sont des crimes contre l’humanité fondés sur le racisme et la suprématie raciale. Qui plus est, nous exigeons le Droit de leurs victimes, y compris leurs descendants, à une réparation complète. Nous condamnons de même les autres violations des Droits Humains, y compris la traite d’êtres humains, l’exploitation des travailleurs et l’exploitation sexuelle.

En outre, nous sommes consternés par les fausses accusations lancées par Mme Kosciusko-Morizet dans une lettre datée du 15 février 2017, adressée à Monsieur Cadot, Préfet de Police, dans laquelle elle déclare que les propos de la campagne BDS ne sont rien moins que des mots de haine.

Nous nous opposons sans hésitation aux sérieuses violations israéliennes du Droit international, y compris la perpétration du crime d’apartheid, tel qu’il est défini dans le Statut de Rome de la Cour pénale internationale, que nous jugeons inexcusable. En exigeant la fin de l’apartheid israélien, nous exprimons notre amour pour tous les habitants d’Israël-Palestine, tout en revendiquant les valeurs les plus fondamentales que sont la liberté et la justice pour tous.

Quel outrage si la France, spécialement l’État français, supprimait la liberté d’expression de sa population qui prône le respect de la loi et ces valeurs humaines fondamentales qui sont à la base de la Constitution française et de la Déclaration des Droits de l’Homme et du Citoyen !

C’est pourquoi nous vous appelons à respecter et à protéger les Droits de ceux qui contestent les graves violations israéliennes des Droits Humains et à protéger vos citoyens français qui militent au nom du mouvement BDS, afin qu’ils puissent le faire librement, sans être intimidés par une persécution sous forme de mesures légales, ou par des menaces physiques, comme cela est arrivé auparavant.

Très sincèrement,

Ronnie Barkan, Einav Kaplan-Raz, Guy Davidi, De-Colonizer, Shir Hever, Yudit Ilany, Yael Kahn, Einav Kaplan-Raz, Ron Merom, Ofer Neiman, Lorien Newman, Jonathan Ofir, Maya Rotem, Lizi Sagie, Herzl Schubert, Stavit Sinai, Eyal Sivan, Lia Tarachansky, Tamara Traubmann, Michel Warschawski, Sergio Yahni




Le Président de l’Université Jean Jaurès (Toulouse) veut interdire une réunion publique de la Semaine contre l’apartheid israélien

Le Président de l’Université Jean Jaurès (Mirail – Toulouse) veut interdire une réunion publique de la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW) prévue jeudi 9 mars à 12h30

Nous avons appris mardi 28 février que Daniel Lacroix, président de l’Université Jean Jaurès, avait l’intention (verbale à ce jour) d’interdire la réunion organisée par le syndicat UET (Union des Etudiants de Toulouse) dans le cadre de la Semaine contre l’apartheid israélien avec la participation de Hazem Jamjoum*.

Chaque année, la Semaine contre l’apartheid israélien (IAW) se déroule dans le monde entier dans plus de 200 universités et villes. L’objectif est de sensibiliser le public sur le projet colonial et les politiques d’apartheid israéliennes en cours contre le peuple palestinien. Des débats, des projections et des actions créatives – comme prévus à l’Université Jean Jaurès – apportent soutien à un des outils de résistance populaire qu’est la campagne de Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS) lancée par la société civile palestinienne en 2005.

M. Lacroix bafoue la liberté d’expression au mépris de la tradition des libertés académiques.

A moins qu’il ne considère que le droit de critiquer un Etat qui ne respecte pas le droit international, qui occupe, colonise et pratique une politique d’apartheid, puisse être remis en question. Alors que ce droit se trouve au cœur même de la notion de société démocratique.

Vous pouvez joindre la présidence de l’Université (presidence@univ-tlse2.fr) pour lui rappeler qu’une de ses fonctions est bien de respecter la liberté d’expression, y compris pour la solidarité au peuple palestinien.

Enfin nous donnons rendez-vous à la réunion jeudi 9 mars à 12h30 à l’amphi 9.

*Hazem Jamjoum : doctorant en Histoire et en études du Moyen-Orient à l’Université de New York et a été l’un des organisateurs de la première Semaine de l’Apartheid Israélien en 2005. De 2008 à 2010, il était le chargé de communication du Centre de ressources Badil (http://www.badil.org) à Bethléem, en Palestine et l’éditeur de sa publication trimestrielle en langue anglaise, al-Majdal. Il a également été l’un des organisateurs fondateurs de la Coalition contre l’apartheid israélien à Toronto. (Plus d’infos: https://electronicintifada.net/people/hazem-jamjoum)

Toulouse, le 2 mars 2017

BDS France Toulouse
bdsfrance.toulouse@yahoo.fr




Le chapiteau Palestine-BDS à nouveau dressé place de la Comédie

Sous la protection des montpelliérains-nes et du soutien actif des vingt organisations signataires de l’appel à la liberté d’expression et d’opinion pour BDSF34 place de la Comédie, le comité BDSF34 a dressé son chapiteau et déployé les drapeaux palestiniens à la grande joie des militants-es et des passants-tes qui se sont pressés autour des stands présents.

L’autorisation de tenue de stand de solidarité avec la Palestine avait été demandée par le MAN pour ce 25 février 2017. Pour la sixième fois consécutive la mairie de Montpellier oppose un refus catégorique à la tenue d’un stand Palestine place de la Comédie.

Trois refus à la CCIPPP34, deux refus au MAN et un à Podemos-Montpellier. Les prétextes sont tous des plus fallacieux, puisque au printemps- été 2016 c’est l’afflux de touriste l’été qui a été évoqué, et l’hiver c’est la sécurité… En réponse à un courrier du MAN qui demandait des explications sur le refus, la Mairie n’a pas hésité à prétexter que le refus était motivé en raison des mesures de sécurité imposées par la préfecture.  Ce qui est totalement mensonger puisque à ce jour aucun rassemblement dûment déclaré en préfecture n’a été interdit.

______________________________________
A l’attention de M. Jean DESBOIS

Bonjour,

Nous avons bien reçu votre demande d’occupation du domaine public pour un soutien au peuple palestinien le samedi 25 février sur la place de la Comédie.

En réponse, nous avons le regret de vous informer qu’il ne nous sera pas possible d’accorder une suite favorable à cette demande sur le lieu sollicité en raison de mesures de sécurité exigées par la Préfecture et désormais incontournables, en revanche il nous est possible de vous proposer l’utilisation de la Place Paul Bec aux même date et horaires.

Nous vous remercions de bien vouloir nous confirmer par retour de mail que cet espace vous agrée afin que nous poursuivions la gestion de votre demande.

Dans cette attente,

Cordialement,

Genevieve FABRY

Responsable de Service Adjoint

Service Occupation du Domaine Public

Direction des Usages et de la Valorisation de l’Espace Public
04 34 88 76 47
________________________________________

Voir la vidéo de l’action :

https://youtu.be/Nf2abGX8mPg

 

____________________________________

MESURES DISCRIMINATOIRES, VIOLATION DE LA DÉMOCRATIE, OFFENSIVE CONTRE LE PEUPLE PALESTINIEN … JUSQU’OÙ IRA LA VILLE DE MONTPELLIER SUR CETTE PENTE ?

Chacun sait que ces interdictions sont consécutives aux pressions exercées par la LICRA-CRIF qui ne supportent pas que les crimes israéliens et les incessantes violations du droit soient mises en scène et dénoncées place de la Comédie et ailleurs par le Comité BDS France 34.

Cette discrimination est d’autant plus flagrante que chacun peut constater que chaque samedi divers groupes de danse, de musique ou autres saltimbanques qui font aussi le charme de la place de la Comédie, forment de grands attroupements.

Et  ce samedi 25 février, les défenseurs des animaux tenaient un stand AVEC AUTORISATION MUNICIPALE (!)…

La Mairie a beau se réfugier derrière son « jumelage-alibi » avec la ville de Bethléem son acharnement inquiète le mouvement social qui renforce sa mobilisation.

ILS HURLENT CONTRE  TRUMP MAIS SOUTIENNENT LES VIOLATIONS DU DROIT PAR ISRAËL

Il est vrai que l’assiduité et le soutien inconditionnel de la Ville de Montpellier à la Journée dite de « Jérusalem » est un marqueur fort du soutien à l’État d’Israël et aux valeurs du sionisme. Rappelons que cette journée, organisée depuis 39 ans par le CCCJM (Centre communautaire culturel juif de Montpellier) est une journée purement sioniste qui commémore sous l’appellation  « réunification de Jérusalem » la colonisation, l’occupation et l’annexion de Jérusalem. Il s’y proclame au son de l’hymne national israélien et de tous les représentants des exécutifs régionaux debout (socialistes en majorité) : « Jérusalem capitale une et indivisible de l’État d’Israël ».

35c3a8me-journc3a9e-jc3a9rusalem-2012_anniversaire-de-jc3a9rusalem-rc3a9unific3a9e

Journée dite de « Jérusalem » Juin 2012

Trumpistes avant l’heure les Marie Yvonne Le Dain, (Députée PS) et Philippe Saurel (ex-PS- divers-droite) et Cie. soutiennent par le financement et leur présence à cette journée, la revendication du raciste TRUMP qui, en violation du droit international, veut faire de Jérusalem la Capitale d’Israël. C’est la revendication centrale de cette journée soutenue par nos élus alors qu’elle devrait être interdite car en violation du droit international. Les avez-vous entendus dénoncer la demande de transfert de l’ambassade US par TRUMP ?

ILS DÉNONCENT LE MUR DE TRUMP MAIS SOUTIENNENT LE MUR ISRAÉLIEN

Ils manifestent contre le xénophobe, raciste TRUMP qui veut édifier un MUR entre le Mexique et les USA mais les avez-vous entendus dénoncer le MUR de l’apartheid israélien (750 km 8m de haut) qui emprisonne les palestiniens et maintient le blocus de Gaza depuis plus de 10 ans ? MUR jugé illégal par la Cour internationale de Justice et condamné à être détruit… et dont l’extension continue !

ET SUR LES INTERDICTIONS D’ENTRER FAITES AUX MUSULMANS DE 7 PAYS ?

Par contre on ne les a pas entendus dénoncer l’interdiction d’entrer sur le territoire étasunien aux ressortissants musulmans de 7 états. Bien sûr les musulmans… c’est un vrai problème… n’est-ce pas Mme Le Dain ?

ISRAËL AUSSI REFOULE MASSIVEMENT…

Il faut dire qu’Israël a une méthode  moins voyante mais plus efficace de refoulement à l’entrée d’Israël et pas que des musulmans – même s’ils sont bien ciblés. Selon le quotidien israélien Haaretz, « En cinq ans Israël a augmenté le nombre de visiteurs étranger refoulés de 785%« . Rien qu’en 2016, chiffres officiels, Israël a refoulé 16534 visiteurs étrangers.

Voilà tout ce qu’il y a derrière ce refus de stand Palestine place de la comédie. Le soutien pour l’autodétermination du peuple palestinien est aujourd’hui – comme hier – le marqueur qui établit la ligne de partage entre les vraies valeurs de Liberté, Justice, Égalité et l’habillage mensonger et l’instrumentalisation de ces valeurs par les tenants du colonialisme, du racisme, de l’islamophobie etc.

« Tant que la Palestine ne sera pas libre, nous ne serons pas entièrement libre »            Nelson Mandela.




Procès BDS: NOUVELLE VICTOIRE DE LA CAMPAGNE!

Le Tribunal de Metz a rendu le jeudi 23 février son verdict concernant le procès intenté par l’entreprise israélienne de médicaments TEVA contre Richard Srogosz, président du Collectif BDS 57, poursuivi pour avoir adressé le 12 février 2015 une lettre à des pharmaciens les informant de la campagne de boycott de cette entreprise et les invitant à échanger sur cette question.

Les juges ont décidé la prescription de cette affaire : l’entreprise TEVA a donc perdu !
De plus Avocats sans frontières et France Israël, qui s’étaient constituées partie civiles après le report de la première audience, sont déboutées. Ce verdict est le juste aboutissement de la mobilisation des nombreux défenseurs du droit international qui ont soutenu  Richard Srogosz par leurs rassemblements lors de ses deux comparutions au tribunal de Metz, par leurs dons et/ou par leurs messages publics de soutien.

C’est une nouvelle victoire de la Campagne BDS, dont l’audience continue de progresser face à la poursuite permanente de la politique coloniale et d’apartheid d’Israël contre le peuple palestinien.

Nous ne lâchons rien !

Paris, le 24 février 2017,

La Campagne BDS France




Saadia et Husein relaxés en appel !

COMMUNIQUÉ DE BDS FRANCE 34

Mardi 7 février 2017, la cour d’Appel de Montpellier a délibéré sur l’affaire Saadia et Husein et a prononcé la relaxe de nos deux camarades injustement condamnés par le jugement du TGI du 6 avril 2016.

Saadia et Husein avaient partagé le 6 août 2014 sur FB une image qui était accompagnée d’un texte non visible. Ils ont partagé sans le lire et donc involontairement un texte (caché) odieux, complotiste, négationniste et antisémite sur leur page FB.

La LDH34, constat d’huissier en poche, a informé un membre du comité de la teneur de ce texte. Prévenus Saadia et Husein ont immédiatement détruit tous les éléments de ce partage. Mais sans même les avoir rencontrés ni entendus, la LDH a porté plainte contre eux pour incitation à la haine raciale ou à la violence en raison de l’ethnie, la nation, la race ou la religion(…), négation de crimes contre l’humanité ( …). le MRAP s’est rapidement porté partie civile aux côtés de la LDH, suivi par la LICRA, Avocats sans frontière, le Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme et France Israël.

Cette relaxe vient mettre fin aux accusations monstrueuses qui pesaient à l’encontre de nos camarades et du comité BDS France 34 dont ils sont les porte paroles.

Nous remercions toutes celles et ceux, ainsi que les partis, syndicats et associations , qui nous ont soutenus dans cette attaque qui a duré plus de deux ans et un grand bravo aux militantes et militants du comité BDSFrance qui ont maintenu le cap de leurs activités dans un contexte de criminalisation du BDS au plus haut niveau.

Comité BDS France 34

7 février 2017




Rassemblement le 2 février 12h30 devant le Tribunal de Grande Instance de Metz

En soutien à Richard et au collectif BDS 57 

(Boycott, Désinvestissement, Sanctions)

Pour le droit au boycott et contre la criminalisation du mouvement social

Rassemblement le 2 février à partir de 12h30 devant le Tribunal de Grande Instance de Metz.

Le jeudi 2 février 2017, le président du collectif BDS 57 comparaîtra à nouveau devant le Tribunal de Grande Instance de Metz, l’accusateur étant l’entreprise pharmaceutique israélienne TEVA. Cette comparution fait suite au report demandé par la procureure de la république le 24 janvier, date à laquelle une centaine de soutiens s’étaient rassemblés.

Le collectif BDS 57 agissait, en février 2015, dans le cadre d’une campagne internationale pour inciter les pharmaciens à ne pas commercialiser les génériques TEVA mais à les remplacer par les mêmes génériques d’autres marques.

Le collectif BDS 57 refuse fermement l’accusation mensongère de discrimination dont il est victime. L’objectif de notre organisation est d’alerter le public et les professionnels de la santé sur la complicité de crime que représentent les entreprises issues de l’apartheid israélien et dont sont victimes les Palestiniens. La campagne BDS France informe les consommateurs de manière non violente. Nous combattons par nos actions de sensibilisation le colonialisme, le racisme et la guerre pour qu’en Israël/Palestine s’instaure enfin une paix juste et durable.

Cette offensive contre des militants est partie intégrante du contexte d’État d’urgence et de régression sociale qui règne dans notre pays : interdiction de manifester et répression pendant la COP21, loi travail imposée, criminalisation des syndicats, répression violente et judiciaire des syndicalistes et des manifestants, etc…

Le collectif BDS 57 vous appelle à venir nous soutenir encore plus nombreux devant le tribunal de Metz le jeudi 2 février à partir de 12h30. Mobilisons-nous pour la défense de la liberté d’expression et pour dire à ceux qui nous accusent qu’ils ne feront jamais taire notre solidarité avec le peuple palestinien en tentant de criminaliser les actions militantes et citoyennes.

Le collectif BDS 57 invite l’ensemble des organisations qui le soutiennent à diffuser un communiqué de soutien ou à diffuser le présent appel.

Affirmons notre droit au boycott, la France restant le seul pays à en interdire la pratique quand il cible la politique d’Israël…

Demandons l’abrogation en France de mesures répressives indignes d’une démocratie, mesures qui portent atteinte à la liberté d’expression et visent à terme toute forme de revendication politique, syndicale ou simplement citoyenne !

Soutenons notre camarade injustement inculpé !

Relaxe pour Richard, président du collectif BDS 57, militant de la cause palestinienne et membre de l’Union Juive Française pour la Paix !

Tract PDF




Succès du rassemblement pour le procès de Metz. Report du procès au jeudi 2 février à 14h

Le rassemblement le 24 janvier 2017 devant le TGI de Metz en soutien à Richard, président du collectif BDS 57, poursuivi par l’entreprise pharmaceutique israélienne TEVA,  a été un succès. Une bonne centaine de personnes bravant le froid sont venus avec banderoles et drapeaux de nombreux endroits : Metz, villes d’Alsace, Luxembourg, Besançon, Paris, Marseille, Albertville ….

L’ambiance était chaleureuse.

Le collectif BDS 57, la Campagne BDS France et l’UJFP sont intervenus.

La presse locale était présente.

Toutefois, le procès a été reporté au Jeudi 2 février à 14h suite à une demande de la procureure qui a estimé n’avoir pas reçu à temps les conclusions de notre avocate réclamant la nullité de la citation à comparaître.

Un nouvel appel à rassemblement est donc lancé pour cette date, même endroit, même heure : soyons nombreux, on ne lâche rien !

Prise de parole au nom de la campagne BDS FRANCE devant le TGI

Nous sommes rassemblés devant ce tribunal pour soutenir notre camarade Richard Srogosz, accusé d’avoir envoyé une lettre à des pharmaciens de Metz, lettre qui leur apportait des informations sur l’entreprise israélienne, TEVA, société multinationale qui propose des médicaments génériques dans un grand nombre de pays.

Cette action du Collectif BDS messin s’inscrivait dans le cadre d’une campagne plus large conduite en France et dans beaucoup d’autres pays, la campagne internationale BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions), campagne qui prend de l’ampleur année après année.

Il n’est peut être pas inutile de rappeler que la campagne BDS a été lancée en 2005, suite à l’appel de 170 organisations émanant de la société civile palestinienne. Elle rappelle tout à fait la campagne de boycott menée contre l’apartheid en Afrique du Sud dans les années 1980.

La campagne internationale BDS ne vise pas une population, mais elle a pour objectif de mettre un terme à l’impunité d’Israël, en forçant cet Etat à respecter les droits des Palestiniens. La campagne BDS cherche au final à obliger nos propres gouvernements à prendre de légitimes sanctions pour imposer à Israël la seule issue pour cette région : l’application du droit international, le respect de plusieurs dizaines de résolutions internationales, dont par exemple la dernière (2334) votée le 23 décembre dernier par le Conseil de sécurité de l’ONU.

 

Pourquoi le boycott des produits TEVA ? Existe-t-il une relation entre cette entreprise israélienne et la politique d’apartheid conduite par Israël à l’encontre du peuple palestinien ?

TEVA est la plus grande entreprise pharmaceutique israélienne et le leader mondial en matière de médicaments génériques. TEVA vend 80% de ses produits à l’export, ce qui représente 10% des exportations industrielles d’Israël : sa contribution au budget de l’Etat israélien est donc importante.

La multinationale TEVA est largement présente dans les publicités sur les médias en France, et dans la propagande des organisations sionistes. La réussite de l’entreprise TEVA est ainsi largement utilisée pour promouvoir une image positive d’Israël. Une entreprise comme TEVA est un parfait outil de propagande : médicaments de qualité à des prix compétitifs, succès d’une entreprise israélienne sur la scène mondiale : une très belle image qui fait oublier que cette entreprise est développée dans un pays qui agresse un autre peuple …

En effet, l’entreprise israélienne TEVA impacte négativement la vie des Palestiniens et c’est assez facile de le montrer :

  • TEVA contribue par son apport financier à l’Etat d’Israël, au financement des opérations militaires à Gaza et au développement de la colonisation de la Cisjordanie et de Jérusalem-Est.
  • Israël impose de fait les médicaments TEVA au marché captif palestinien, avec des notices d’emploi non rédigées en arabe le plus souvent. Par ailleurs, le développement de la production pharmaceutique palestinienne est pratiquement impossible et l’accès aux soins des Palestiniens est largement perturbé au quotidien : entraves à la circulation par de nombreux check-points, difficultés d’accès aux hôpitaux, prix de vente élevés des médicaments TEVA, impossibilité d’importer des médicaments d’autres pays…. .
  • Enfin, TEVA a enrôlé des centaines de pharmaciens français pour alimenter Pharm’Adom, une caisse d’aide à Israël bénéficiant du statut fiscal des fondations en France.

Il est clair pour nous, militants de BDS France, que l’implication de TEVA dans l’oppression économique et sanitaire des Palestiniens justifie la campagne de boycott de cette entreprise par les consommateurs, et s’inscrit pleinement dans les objectifs de BDS FRANCE et de la campagne internationale BDS.

La campagne BDS est un mouvement citoyen et non violent, qui combat tous les racismes, y compris l’antisémitisme. Elle ne vise pas une population, mais elle dénonce la complicité d’une entreprise avec un gouvernement qui conduit depuis plusieurs dizaines d’années une politique criminelle d’apartheid, imposée à l’ensemble des Palestiniens : ceux qui vivent dans les territoires occupés, ceux de Gaza qui vivent sous blocus, les Palestiniens israéliens qui sont discriminés, et enfin les millions de réfugiés qui sont interdits de retour dans le pays d’où ils ont été chassés.

La bataille du boycott gagne du terrain. Des victoires peuvent être clairement attribuées en 2016 aux actions conduites par les collectifs BDS actifs en France et dans beaucoup d’autres pays.

Je vous propose de passer en revue les succès indéniables obtenus par la campagne BDS au cours de l’année 2016 :

- Sous la pression de dizaines de groupes de base et de députés du parlement européen, Frederica Mogherini, la haute représentante de l’UE, a clairement déclaré que le boycott était un droit.

- Ce droit au boycott a également fait l’objet de plusieurs communiqués. Des organisations européennes de défense des droits de l’homme, des Églises, des syndicats et des partis politiques ont appelé l’UE à soutenir le droit au boycott, de même que la Fédération Internationale des Droits de l’Homme (FIDH), Amnesty international et l’Internationale Socialiste.

- Dans le domaine du boycott culturel, plusieurs artistes ont compris les demandes de la campagne BDS, en renonçant par exemple à se produire en Israël.

- Dans le domaine du boycott académique ou universitaire, le droit au boycott a été reconnu et mis en œuvre de diverses façons par des milliers d’universitaires et de collectifs étudiants présents dans des Universités : en GB, en Italie, en Norvège, au Brésil, au Chili, au Canada, dans certains pays arabes du golfe et dans plusieurs universités américaines

Dans le domaine du désinvestissement, plusieurs succès sont à noter :
- Des multinationales ont décidé de désinvestir de l’État israélien : la société française Orange a finalement laissé tomber sa filiale israélienne Partner, après une intense campagne BDS conduite en Égypte et surtout en France.
- Plusieurs organisations internationales se désinvestissent de G4S, société britannique spécialisée dans la sécurité et active en Israël : la Grande Bretagne elle même (sous la pression de syndicats britanniques) a désinvesti et plusieurs pays ont annulé des contrats important avec G4S.

D’autres ralliements et succès sont à noter :
- Des syndicats français ont rejoint la campagne BDS : après le syndicat Solidaires déjà membre de BDSfrance, 3 groupes de la CGT ont rejoint BDS en 2016 : La Fédération de l’Éducation, de la Recherche et de la Culture de la CGT, la CGT Educ’action et la CGT INRA.
- En décembre 2016, une semaine d’action mondiale a été organisée pour dénoncer l’implication de l’entreprise Hewlett-Packard, dans les violations des droits de l’Homme par Israël. Cette semaine d’action a été lancée dans 100 villes sur six continents. En France, des collectifs BDS ont conduit des actions spécifiques dans une dizaine de villes pour dénoncer la complicité de l’entreprise HP.
- En décembre dernier également, des actions ont été conduites par les collectifs BDS français dans le cadre de la campagne sur l’embargo militaire. L’éventualité d’achat par la France du drone Skylark de la société israélienne Elbit Systems a été dénoncée. Début janvier, le gouvernement français a décidé de ne pas acheter le drone israélien : il est juste de penser que les actions conduites par les collectifs BDS ont pris leur part dans ce choix.
- Enfin, beaucoup de collectivités se sont déclarées en faveur du Boycott des biens et services des colonies israéliennes : en Norvège, en Irlande du Nord, en Uruguay, au Maroc et bien sûr en France.
- A l’instar de dizaines de municipalités Espagnoles qui se sont déclarées « libres de l’apartheid israélien », 4 villes françaises ont adopté un vœu pour le boycott des produits des colonies israéliennes ou pour dénoncer la criminalisation des militants BDS : Bondy et Ivry sur Seine en région parisienne, mais aussi Clermont-Ferrand et Saint-Pierre des corps. Des vœux analogues sont attendus en 2017.

Les succès et la mobilisation de la campagne BDS sont importants, y compris dans notre pays, et en dépit des nombreuses intimidations dont sont l’objet beaucoup de militants, comme ici à Metz. Nous affirmons notre droit à appeler au boycott et nous déplorons que la France soit un des seuls pays à tenter d’interdire le boycott chaque fois que la politique d’Israël est mise en cause.

Il est de notre responsabilité de citoyens d’informer et de responsabiliser tous les acteurs français concernés à un titre ou à un autre par l’activité néfaste d’une société, fut-elle israélienne : c’est ce que le collectif BDS57 a souhaité dénoncer en 2015 à Metz, en écrivant à des pharmaciens à propos de l’entreprise TEVA.
Nous nous déclarons entièrement solidaires des actions conduites par le Collectif BDS57. Nous demandons l’abrogation de mesures répressives indignes d’une démocratie, mesures qui portent atteinte à la liberté d’expression et visent à terme toute forme de revendication politique, syndicale ou simplement citoyenne !
Nous demandons le retrait des circulaires Alliot-Marie et Mercier prises en 2010 et 2012, textes qui invitaient à tous les procureurs de la République d’engager des poursuites pénales contre toute personne qui appelle les consommateurs à ne pas acheter de produits israéliens. Ces circulaires ne sont toujours pas abrogées.
De nombreuses plaintes ont été déposées envers des militants BDS depuis plusieurs années, pour une bonne part d’entre eux, les procureurs ont abandonné les poursuites. La plupart des procès qui se sont tenus ont conduit à la relaxe des militants et nous espérons qu’il en sera de même à Metz.

Mobilisons-nous pour dire à ceux qui nous accusent qu’ils ne feront jamais taire notre solidarité avec le peuple palestinien en tentant de criminaliser les actions militantes et citoyennes.

De qui se moque-t-on ?
– Alors que Israël raille la dernière résolution de l’ONU qui condamne pourtant la colonisation et qu’aucune sanction n’est prise contre cet état hors la loi,
ce sont les militants qui appellent au boycott d’Israël pour le respect de la justice, qui sont traduits devant les tribunaux en France !

La mobilisation de la société civile française est nécessaire et légitime, en dépit des menaces et des intimidations.

Nous demandons la relaxe pour Richard, président du collectif BDS 57, militant de la cause palestinienne et membre de l’Union Juive Française pour la Paix !

 

D’autres vidéos ici:

Relaxez Richard ! TEVA, on n’en veut pas!

TEVA, j’en veux pas! Relaxez Richard!

BDS 57: relaxez Richard

 L’UJFP avec Richard pour boycotter TEVA

 




Le collectif BDS 42 apporte son total soutien au Président du BDS 57

Le mardi 24 janvier 2017, le président du collectif BDS 57 comparaîtra devant le Tribunal de grande Instance de Metz
L’accusateur est l’entreprise israélienne TEVA.
En février 2015, dans le cadre d’une campagne nationale à laquelle nous participions également, le collectif BDS 57 -dont notre camarade Richard- intervenait auprès des pharmaciens pour les inciter à ne pas commercialiser les génériques TEVA.
Nous réfutons fermement l’accusation de discrimination car nos luttes et nos campagnes de sensibilisation sont toutes fondées sur des valeurs pacifiques et à vocation anti-raciste et universaliste.
La campagne BDS a pour but de promouvoir la justice en Palestine /Israël. Elle est le résultat d’un consensus chez les palestiniens et le dernier outil non violent à notre disposition pour mettre fin à l’occupation. Nous revendiquons le droit des palestiniens à l’autodétermination.
Pour nous, être citoyen français, c’est utiliser notre liberté d’expression pour défendre des valeurs universelles comme la paix et la justice. Et nous refusons d’être poursuivis pour cela !
Nous réaffirmons notre droit au boycott car c’est l’arme des faibles face aux puissants.
Nous demandons une nouvelle fois l’abrogation des circulaires Alliot-Marie et Mercier, lois liberticides et injustes dans un état de droit.
Notre total soutien va à notre camarade Richard injustement poursuivi et nous demandons sa relaxe ainsi que celle de tous les militants BDS poursuivis en France.

Le collectif BDS 42




Rassemblement le 24 janvier à partir de 12h30 devant le Tribunal de Grande Instance de Metz.

En soutien à Richard et au collectif BDS 57

(Boycott, Désinvestissement, Sanctions)

Pour le droit au boycott et contre la criminalisation du mouvement social

 Rassemblement le 24 janvier à partir de 12h30

devant le Tribunal de Grande Instance de Metz.

 

Le mardi 24 janvier 2017, le président du collectif BDS 57 comparaîtra devant le Tribunal de Grande Instance de Metz. L’accusateur est l’entreprise pharmaceutique israélienne TEVA.

Le collectif BDS 57 agissait, en février 2015, dans le cadre d’une campagne nationale pour inciter les pharmaciens à ne pas commercialiser les génériques TEVA mais à les remplacer par les mêmes génériques d’autres marques.

Le collectif BDS 57 refuse fermement l’accusation mensongère de discrimination dont il est victime. L’objectif de notre organisation est d’alerter le public et les professionnels de la santé sur la complicité de crime que représentent les entreprises issues de l’apartheid israélien et dont sont victimes les Palestiniens. La campagne BDS France informe les consommateurs de manière non violente. Nous combattons par nos actions de sensibilisation le colonialisme, le racisme et la guerre pour qu’en Israël/Palestine s’instaure enfin une paix juste et durable.

Cette offensive contre des militants est partie intégrante du contexte d’État d’urgence et de régression sociale qui règne dans notre pays : interdiction de manifester et répression pendant la COP21, loi travail imposée, criminalisation des syndicats, répression violente et judiciaire des syndicalistes et des manifestants, etc…

Le collectif BDS 57 vous appelle à venir nous soutenir devant le tribunal de Metz le mardi 24 janvier à partir de 12h30. Mobilisons-nous pour la défense de la liberté d’expression et pour dire à ceux qui nous accusent qu’ils ne feront jamais taire notre solidarité avec le peuple palestinien en tentant de criminaliser les actions militantes et citoyennes.

Le collectif BDS 57 invite l’ensemble des organisations qui le soutiennent à diffuser un communiqué de soutien ou à diffuser le présent appel.

Affirmons notre droit au boycott, la France restant le seul pays à en interdire la pratique quand il cible la politique d’Israël…

 Demandons l’abrogation en France de mesures répressives indignes d’une démocratie, mesures qui portent atteinte à la liberté d’expression et visent à terme toute forme de revendication politique, syndicale ou simplement citoyenne !

 Soutenons notre camarade injustement inculpé !

 Relaxe pour Richard, président du collectif BDS 57, militant de la cause palestinienne et membre de l’Union Juive Française pour la Paix !

Collectif BDS 57

collectifbds57@gmail.com

sur Facebook : collect BDS 57




10 décembre : Pour la liberté d’expression de BDSF34 et l’embargo militaire contre Israël

Samedi 10 décembre à Montpellier coup double de BDSF34. Installations de stands place de la Comédie : Pour la liberté d’expression et d’opinion de BDSF34 et distribution de tracts, prises de parole et discussions pour l’embargo militaire contre Israël dans le cadre de la journée nationale de la Campagne BDS France.

A l’appel des 20 signataires de l’action du 5 novembre (https://bdsf34.wordpress.com/2016/11/07/montpellier-5-nov-le-mouvement-de-solidarite-avec-bds-occupe-la-comedie/) une soixantaine de militants ont planté une dizaine de stands d’associations partis et syndicats pour réclamer la liberté d’expression et d’opinion du Comité BDSF34 place de la Comédie.

UNE BELLE APRÈS-MIDI DE SOLIDARITÉ AVEC BDSFRANCE 34 ET DE DÉFENSE COLLECTIVE DE LA LIBERTÉ D’EXPRESSION ET D’OPINION POUR TOUS.

ET AUSSI,

« EMBARGO MILITAIRE CONTRE ISRAËL  ! »

Distribution de tracts prises de parole et de nombreuses discussions … 196,29 € ont étés collectés en moins de deux heures en soutien à BDSF34.

LA COMÉDIE AIME LA PALESTINE ET BDS !!

IMG_2739.jpg

IMG_2769.jpg

Avec Mokles militant du comité BDSF34 qui a mené avec « Justice au petit Bard » une lutte de plusieurs années pour enfin obtenir un logement adapté à son handicap.

IMG_2741.jpg

Microsoft Word - 10 déc.embargo.docx

 

 

Avec Nabila, de Gaza. La veille à la Paillade nous avIons assisté à la soirée « Chroniques de Gaza » où Pierre Stambul et Sarah Katz de l’UJFP on raconté leurs voyages à Gaza (voir leur livre « Chroniques de Gaza »). A cette occasion les participants ont fait la connaissance de Nabila, Palestinienne de Gaza qui après des mois d’attente à réussi à sortir pour une tournée en Europe. afin de faire connaître son travail centré sur l’éducation des jeunes à Gaza. A 18h30 ce même samedi elle racontait son expérience et la vie à Gaza occupée et sous blocus, au « Royal Occupé ».

IMG_2742.jpg

Nabila (à gauche)

IMG_2762.jpg

GAZA ON N’OUBLIE PAS !




Procès en Appel de Saadia et Hussein : L’avocat général requiert la nullité de la procédure, et les militants demandent la relaxe ! Délibéré le 7 février 2017

Rassemblement devant la Cour d’Appel pendant le procès en Appel du 6 décembre 2016.

Suite aux condamnations en première instance de Saadia et Husein, ceux-ci ont fait appel. La session a eu lieu le 6 décembre 2016 à la Cour d’Appel de Montpellier.

L’affaire a été mise en délibéré au 7 février, et nous allons attendre prudemment cette date pour connaître l’arrêt qui sera rendu par la Cour d’appel de Montpellier. Mais force est de constater que l’audience de ce 6 décembre a pris un tour très inattendu, du fait des réquisitions de l’avocat général, le représentant du Procureur général. En effet, l’avocat général a conforté les arguments présentés par nos avocats sur les nullités de la procédure : il a estimé que la citation était atteinte de vices graves sur le plan juridique, et que dès lors, les poursuites devaient être annulées.

Il faut rappeler que si cette affaire a aggloméré un bon nombre d’associations plaignantes – LDH, MRAP, LICRA, Avocats sans frontières, BNVCA, France Israël – et que la procédure a été engagée à la suite d’une plainte de la LDH, formellement, il s’agit d’une citation du procureur de la République de Montpellier. C’est-à-dire que la LDH avait dénoncé Saadia et Hussein auprès procureur de la République, mais n’avait pas osé assumer la responsabilité publique de l’engagement de la procédure en délivrant elle-même la citation…

Le débat sur la nullité des citations est complexe, et ne pourrait être exposé que par nos avocats, mais en réalité il repose sur une problématique assez simple. Pour que la citation, c’est-à-dire l’acte accusatoire, soit valable il faut qu’il précise explicitement le texte de loi définissant l’infraction, et l’articule au passage du texte correspondant à cette infraction. Or, la citation visait plusieurs infractions différentes – d’une part le négationnisme, d’autre part l’incitation à la haine – en faisant référence globalement au même texte, sans expliciter les phrases qui sont problématiques au regard de telles ou telles infractions.

C’est donc le constat d’un engagement précipité de la procédure, sans analyse, ni réflexion suffisante, ce que nous soutenons depuis le départ.

Alors, nous verrons bien si la Cour retiendra ou non ces moyens de nullité. Mais quoi qu’il en soit, Saadia et Hussein ne se cachent derrière aucun argument de procédure : ils se revendiquent innocents des accusations portées contre eux.

D’abord, et cela été très clair dans les propos de la présidente de la cour, rien ne montre que nos deux amis puissent être qualifiés d’antisémites ou de négationnistes. Cette accusation, outrageante et humiliante, qui a été le moteur de la LDH et de ses affidées, n’a rien à voir avec les faits. Il s’agit de deux militants impeccables, et toute accusation de dérive du mouvement BDS est ridicule. La seule question posée est de savoir si ces militants qui, par leur personnalité et par leur action, sont en dehors de tout doute, ont commis une faute intentionnelle en publiant les documents en question. Le débat anti BDS que voulait instrumentaliser la LDH et la MRAP a fait naufrage.

En quelque sorte, c’est l’histoire d’un conducteur professionnel, qui fait des dizaines de milliers de kilomètres par an, excellent conducteur, qui se voir reproché un jour une faute de conduite. Donc on parle d’un jour, mais on respecte les personnes Ici il n’en est rien, les parties civiles font tout pour les salir.

S’agissant des faits eux-mêmes, Saadia et Hussein ont réaffirmé ce qu’ils disent depuis le début, et il faut distinguer les deux volets de l’affaire.

Le montage photo a été publié de manière volontaire. Il y a dans ce montage une part de provocation et une part de vérité. La question n’est pas d’assimiler deux régimes, mais d’affirmer qu’au début du mois d’août 2014, en attaquant la population de Gaza, l’armée d’Israël commettait des crimes de guerre et des crimes contre l’humanité. Pour rappel, le ministre de la justice du gouvernement de Palestine avait déposé plainte devant la Cour pénale internationale le 29 juillet pour ses crimes définis par le droit international depuis 1945. Alors oui, il y a une part d’outrance, mais c’est la part légitime dans le débat politique, pour se faire entendre, alors que François Hollande avait été le seul chef d’État du monde à encourager Netanyahu pour faire « le nécessaire pour la sécurité d’Israël », donc y compris commettre des crimes ! Qui est dans l’excès ?

Pour ce qui est du texte, ordurier, grotesque et aberrant, qui ne devenait visible que si on cliquait sur la photo, il est évident que ni Saadia, ni Hussein ne l’avaient vu… faute de quoi ils ne l’auraient jamais posté. La preuve en est que, dès qu’ils en ont été informés par Jean-Paul Nunez, lui-même alerté par la LDH 34, ils ont aussitôt retiré le texte. Ceci est conforme à la loi sur l’économie numérique de juin 2004 : si un auteur écrit lui-même un texte et le publie, il est immédiatement responsable ; s’il récupère et publie un texte tiers, auquel il n’avait suffisamment pas prêté attention, il ne devient responsable que si le contenu illicite lui a été signalé, et qu’il ne réagit pas.

Face aux irrégularités de forme soulevées par le parquet et aux arguments de la défense , les parties civiles terrassées se sont crues obligées d’exagérer leurs attaques jusqu’à l’outrance. Leur objectif, obtenir, malgré les vice de forme une condamnation à tout prix qui salisse les deux militants et le BDS.

Cette volonté de nuire à tout prix des parties civiles se démontre une fois de plus dans la seconde partie de cet article : « Pourquoi demandons-nous la relaxe de Saadia et Husein » (ci-dessous).

ml-trubuil-proces6dec

Le Midi Libre, 8 décembre 2016

 

Pourquoi demandons-nous la relaxe pour Saadia et Husein : https://bdsf34.wordpress.com/2016/12/04/pourquoi-demandons-nous-la-relaxe-pour-saadia-et-husein/




Communiqué du Comité de soutien aux 4 inculpéEs BDS toulousainEs

Procès contre les 4 militantEs BDS toulousainEs :

les officines pro-israéliennes jugées irrecevables font appel.

Le Tribunal de Grande Instance de Toulouse dans son jugement du 14 novembre n’a pas retenu le motif « d’incitation à la discrimination en raison d’une ethnie, religion, nation » (basé sur la la loi de la presse) et les poursuites des parties civiles concernant cette accusation ont été jugées irrecevables. Ce qui amène ces parties civiles à faire appel.

D’autre part le tribunal ne mentionne pas de prétendue illégalité du boycott d’Israël comme veulent le faire croire les associations sionistes.

Les juges ont débouté la LICRA et le BNVCA, à l’origine de la dénonciation reprise par le procureur, pour les dommages et intérêts qu’ils avaient réclamés. Il n’en demeure pas moins que les juges ont condamné Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann à 1000 euros d’amende avec sursis, pour avoir participé à deux actions BDS (Boycott – Désinvestissement – Sanctions) en décembre            2014 et février 2015, en application d’un article évoquant « le refus de fourniture d’un bien ou d’un service »… Nous rappelons qu’aucune enseigne n’avait porté plainte, considérant n’avoir subi aucun préjudice. Il n’y a donc pas de victimes mais 4 condamnations sans véritable décision motivée.

Le comité de soutien dénonce la condamnation de nos 4 camarades qui correspond en fait à une condamnation de la liberté d’opinion et d’expression mise à mal dans le cadre de l’état d’urgence.

Hasard du calendrier, ce jugement tombe au moment où la Haute représentante de l’Union Européenne réaffirme : « L’UE se situe fermement dans le soutien à la liberté d’expression et d’association conformément à la Charte des droits fondamentaux de l’UE, qui s’applique sur le territoire des Etats membres, y compris en ce qui concerne les actions BDS menées sur ce territoire ».

L’acharnement judiciaire et la campagne de diffamation et d’intimidation contre les militantEs BDS – menées par quelques officines pro-israéliennes et le gouvernement français – n’affaibliront pas la détermination de ceux et celles qui luttent pour la justice et les droits des Palestiniens.

Notre combat contre la répression continue, le Comité de soutien appelle à élargir encore la solidarité à Bernard, Jean-Pierre, Loïc et Yamann dans le cadre du procès en appel qui se tiendra à Toulouse courant 2017.

Ils ne feront pas taire la solidarité avec le peuple Palestinien !

Toulouse, le 6 décembre 2017




SOUTIEN AU PRÉSIDENT DU COLLECTIF BDS 57 (Metz)

NON à l’attaque de TEVA contre BDS !

SOUTIEN AU PRÉSIDENT DU COLLECTIF BDS 57 (Metz)

 BDS : « Boycott, Désinvestissement, Sanctions,
la réponse citoyenne, antiraciste et non violente à l’impunité israélienne »

 

En janvier 2016, le président du collectif  BDS 57 (Metz) a été auditionné suite à une plainte « pour discrimination » déposée par  TEVA, multinationale israélienne qui fournit des médicaments génériques dans un grand nombre de pays. Le collectif messin agissait dans le cadre de la campagne internationale BDS pour inciter les pharmaciens de l’agglomération, par une lettre argumentée, à ne pas se fournir en produits génériques TEVA, lorsque des médicaments analogues étaient disponibles. Cette plainte ayant été acceptée par le procureur, le président du collectif  BDS 57 est convoqué  le 24 janvier 2017 à 14 heures au Tribunal de Grande Instance de Metz.

 

Existe-t-il une relation entre l’entreprise TEVA et la politique d’apartheid imposée par Israël au peuple palestinien ?

 

TEVA est la plus grande entreprise pharmaceutique israélienne et le leader mondial en matière de médicaments génériques. TEVA vend 80% de ses produits à l’export, ce qui représente 10% des exportations industrielles d’Israël : sa contribution au budget de l’État israélien est donc importante.

La multinationale TEVA est largement présente dans les publicités sur les médias en France, et dans la propagande des organisations sionistes. La réussite de l’entreprise TEVA est ainsi largement utilisée pour promouvoir une image positive d’Israël.

 

Mais l’entreprise israélienne TEVA impacte négativement la vie des Palestiniens :

  • TEVA contribue par son apport financier à l’Etat d’Israël, au financement des opérations militaires à Gaza et au développement de la colonisation de la Cisjordanie (y compris Jérusalem-Est).
  • Israël impose de fait les médicaments TEVA au marché captif palestinien, avec des notices d’emploi non rédigées en arabe le plus souvent. Par ailleurs, le développement de la production pharmaceutique palestinienne est pratiquement impossible et l’accès aux soins des Palestiniens est largement perturbé au quotidien : entraves à la circulation par de nombreux check-points, difficultés d’accès aux hôpitaux, prix de vente élevés des médicaments TEVA, impossibilité d’importer des médicaments d’autres pays….
  • Teva a enrôlé des centaines de pharmaciens français pour alimenter Pharmadon, une caisse d’aide à Israël bénéficiant du statut fiscal des fondations en France.

 

L’implication de TEVA dans l’oppression économique et sanitaire des Palestiniens justifie la campagne de boycott initiée par BDS France.

Il est de notre responsabilité de citoyens d’informer et de responsabiliser tous les acteurs français concernés à un titre ou à un autre par l’activité de la société israélienne TEVA : c’est ce que le collectif  BDS57 a mis en place en 2015. Une lettre argumentée fut envoyée à plusieurs pharmaciens de Metz, action qui est à l’origine de ce procès.

Nous, militants de la campagne BDS, tenons à informer toute personne, client ou opérateur économique, des conséquences d’actes d’achat qui au final apportent un soutien à l’occupation militaire, à la colonisation et à la situation d’apartheid imposée au peuple palestinien.

Nous n’acceptons pas l’accusation mensongère d’antisémitisme ou de discrimination dont sont victimes les militants et toute personne qui critiquent l’État d’Israël pour la situation de violence et d’injustice imposée par Israël et dont sont victimes les Palestiniens.

Demandons l’abrogation en France de mesures répressives indignes d’une démocratie, mesures qui portent atteinte à la liberté d’expression.

 

Soutenons notre camarade injustement inculpé !      

Relaxe pour le président du collectif BDS 57 !

Militant de la cause palestinienne,
membre de l’Union Juive Française pour la Paix

Signons la pétition : http://relaxepourrichard.wesign.it/fr

 

 Tant qu’Israël ne respectera pas le droit international,
nous militants de BDSFrance,  affirmons que refuser les produits TEVA,
c’est aussi dénoncer la colonisation israélienne, la politique d’apartheid, le blocus de Gaza et la non-application du droit au retour des réfugiés.

 

Ralliez la Campagne BDS France

Contact : Site : www.bdsfrance.org . E-mail : campagnebdsfrance@yahoo.fr




Montpellier 5 nov. Le mouvement de solidarité avec BDS occupe la Comédie !

Répondant à l’appel de 20 associations, partis et syndicat, plus de cent militants-tes ont tenu une douzaine de stands sur la place de la Comédie à Montpellier le 5 novembre 2016 pendant plus de deux heures. Bravant ainsi les interdictions faites par la ville de Montpellier qui, aux ordres de la LICRA-CRIF, interdit toute expression publique du Comité BDS France 34 place de la Comédie et les intimidations de la préfecture qui convoque à la police les militants BDSF34 pour port du T-shirt « Boycott Israël Apartheid ».

img_2334
Samedi 5 novembre 2016 place de la Comédie Montpellier

Après une installation rapide d’une douzaine de tables constituant les stands des associations qui avaient tenu à être présentes pour accompagner et ainsi protéger le stand BDSF34, a eu lieu le « défilé historique de la Palestine » (voir seconde vidéo) qui retrace les principales étapes de l’histoire de la colonisation et les problèmes engendrés par la création de l’Etat d’Israël en 1948.

img_2342
Une vingtaine de T-shirts ont été vendus !

Les organisations qui l’ont souhaité ont pris la parole, et pour terminer Cassandre, poursuivie dans le cadre d’une manifestation contre la loi Khomri a conclu les prises de paroles…

voir la vidéo :

https://youtu.be/FJR8k15RKnY

Voir la vidéo du « défilé historique »... La répression et les intimidations ne nous feront pas taire ni ne nous détourneront de nos objectifs : boycott Israël apartheid jusqu’à l’obtention des trois revendications palestiniennes : LIBERTÉ : Fin de la colonisation de Cisjordanie et Gaza, JUSTICE : retour des réfugiés et ÉGALITÉ : pour les Palestiniens d’Israël sous apartheid.

https://youtu.be/HeanndONEVI

 

Lire l’appel et le contexte de la répression du comité BDS France 34

https://bdsf34.wordpress.com/2016/10/14/liberte-dexpression-et-dopinion-pour-tous-soutien-inconditionnel-a-lexpression-de-bdsf34/

LES SIGNATAIRES DE L’APPEL ET DE L’INITIATIVE DE SOLIDARITÉ AVEC BDSF34 :

AL (Alternative Libertaire)

APLR (Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon)

ADN34 (Arrêt Du Nucléaire 34)

AG Contre l’ÉTAT D’Urgence Montpellier

CCIPPP34 (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien)

CIMADE (L.R)

CMF (Collectif des Musulmans de France)

Comité BDS France 34

GIA Montpellier (Comité de Soutien à Georges Ibrahim Abdallah)

CGA (Coordination des Groupes Anarchistes)

CRI (Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie)

Ensemble ! 34

Les Désobéissants 34

MAN ( Mouvement pour une Alternative Non-violente)

Maison de la Paix, Amis de l’Arche

NPA 34 ( Nouveau Parti Anticapitaliste)

PG ( Parti de gauche)

Podemos (Cercle de Montpellier)

SOLIDAIRES 34

UJFP ( Union Juive Française pour la Paix)




La Haute représentante de l’UE, Fédérica Mogherini, affirme le droit au BDS

| ECCP |Traduction : JPB pour l’AURDIP

Fédérica Mogherini, Haute représentante de l’UE pour les Affaires étrangères, a condamné les attaques contre les défenseurs des droits humains et affirmé les droits des citoyens européens à la liberté d’expression et d’association, y compris par la participation au mouvement sous direction palestinienne Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS).

En réponse à une question de la députée Martina Anderson pour savoir si la Commission de l’UE s’engagera à défendre le droit des militants BDS à exercer leur liberté démocratique d’expression, la Haute représentante a répondu ;
« L’UE se situe fermement dans le soutien à la liberté d’expression et d’association conformément à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui s’applique sur le territoire des Etats membres de l’UE, y compris en ce qui concerne les actions BDS menées sur ce territoire ».

Mogherini a aussi affirmé que “La liberté d’expression, comme le souligne la jurisprudence de la Cour européenne des Droits de l’homme, s’applique aussi aux informations ou aux idées « qui choquent ou dérangent l’Etat ou tout secteur de la population. »

Après avoir échoué à gêner le soutien croissant et l’impact du mouvement BDS dans le grand public, Israël a lancé une campagne antidémocratique sans précédent pour faire taire le militantisme pour les droits palestiniens et mettre le BDS hors la loi.

Les attaques d’origine israélienne contre le mouvement BDS font pression sur les gouvernements, les législateurs et les responsables pour combattre l’activité BDS par des mesures répressives qui menacent les libertés civiles et politiques en général.

Interrogée à propos du jugement de la commission à propos des déclarations du Ministre du renseignement israélien Yisrael Katz pour qui des “éliminations civiles ciblées” devraient être accomplies contre les leaders palestiniens et internationaux du mouvement BDS, la Haute représentante de l’UE a déclaré que « l’UE condamne fermement, en toutes circonstances, les menaces et la violence contre les défenseurs des droits humains. »

Riya Hassan ; directrice de campagne pour l’Europe du Comité National Palestinien BDS (BNC), la grande coalition de la société civile palestinienne à la tête du mouvement BDS mondial, a commenté :
« Nous saluons la défense tardive de l’UE du droit des citoyens européens et autres à être solidaires des droits palestiniens, y compris par les tactiques du BDS. Cependant la société civile palestinienne escompte que l’UE respectera ses obligations conformes au droit international et à ses propres lois en, au minimum, imposant un embargo militaire à Israël, en bannissant les sociétés qui font des affaires avec les colonies illégales israéliennes, et en suspendant l’accord d’association EU-Israël jusqu’à ce qu’Israël se conforme à la clause de l’accord sur les droits humains. »

Une lettre signée par plus de 30 députés européens avait appelé Fédérica Mogherini à prendre des dispositions pour assurer la liberté d’expression du mouvement sous direction palestinienne Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) pour la justice et l’égalité et pour la reconnaissance comme défenseur des droits humains d’Omar Barghouti, cofondateur du mouvement BDS.

Cette lettre fait écho à l’augmentation des appels de la société civile pour protéger la liberté d’expression des militant-e-s et des organisations impliquées dans les activités BDS pour les droits palestiniens, selon le droit international.

Plus de 350 organisations européennes pour les droits humains, syndicats, églises et partis politiques, ont appelé l’Union européenne à défendre les citoyens et les organisations à boycotter Israël en réponse à son occupation et aux violations des droits des Palestiniens.

Les représentants des gouvernements suédois, hollandais et irlandais ont défendu publiquement le droit de soutenir et faire campagne par le BDS pour les droits des Palestiniens conformes au droit international.




Attention, BHL pense : le mouvement BDS est “organisé par d’anciens nazis”

Bernard-Henri Lévy, alias BHL, alias Bernard, alias le philosophe en chemise blanche, était invité le 27 septembre dernier au Parlement européen pour participer à une conférence intitulée “L’avenir des communautés juives en Europe”.

Une intervention d’une quinzaine de minutes, passée relativement inaperçue, au cours de laquelle le libérateur de la Libye a tenté de donner un aperçu de la situation des Juifs en Europe et des “nouveaux visages” de l’antisémitisme.

Et comme de bien entendu, BHL n’a pu s’empêcher de reprendre à son compte l’antienne selon laquelle “l’antisionisme est la forme nouvelle de l’antisémitisme”, amalgamant sans aucun scrupule l’extrême-droite la plus abjecte et le mouvement de solidarité avec les Palestiniens.

Le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) a fait les frais de ces amalgames, au cours d’une grandiloquente envolée dont BHL a le secret :

Je suis le premier à me mobiliser sans le moindre quartier contre le mouvement BDS dont je pense que c’est un mouvement fasciste, né au moment du fascisme, organisé à partir d’anciens nazis recyclés dans certains pays arabes en 1946-47.”

Oui, vous avez bien lu : “un mouvement fasciste, né au moment du fascisme, organisé à partir d’anciens nazis”.

J’exagère ? Non :

https://www.youtube.com/watch?v=FbIKqmXM828

En 2013, BHL publiait un livre intitulé Les Aventures de la vérité. De toute évidence, la vérité historique ne semble guère intéresser l’aventurier BHL.

Pour mémoire :

1) Le mouvement BDS est “né” d’un appel signé par plus de 170 organisations de la société civile palestinienne le 9 juillet 2005, un an après l’avis de la Cour internationale de justice exigeant d’Israël qu’il détruise le mur construit en Cisjordanie. Soit 60 ans après la chute du nazisme.

2) La liste des membres de l’instance dirigeante de BDS, le Boycott National Committee (BNC), est publique, et il ne figure en son sein aucun “ancien nazi”.

3) “Au moment du fascisme”, l’État d’Israël n’existait pas, et il aurait donc été malaisé d’appeler à le boycotter.

4) Le mouvement BDS n’a jamais tué personne. Contrairement au fascisme. Et à l’État d’Israël.

Il est de notoriété publique que BHL est un énergumène malfaisant, et d’aucuns pensent que relever ses outrances est une perte de temps.

Mais BHL continue d’être un invité récurrent des plateaux de télévision et des antennes de radio, où l’on s’acharne à le présenter comme un “intellectuel”, un “philosophe”, un “penseur”.

Si les “grands médias” veulent réellement, comme ils le proclament, reconquérir une once de crédibilité, il est plus que temps que cette mauvaise plaisanterie cesse.

PS : Pour mémoire (bis), selon l’article 29 de la loi sur la Liberté de la Presse du 29 juillet 1881, “toute allégation ou imputation d’un fait qui porte atteinte à l’honneur ou à la considération de la personne ou du corps auquel le fait est imputé est une diffamation” et peut être punie d’une amende de 12.000 euros.

 

Julien Salingue

Source : http://resisteralairdutemps.blogspot.fr/2016/10/attention-bhl-pense-le-mouvement-bds_28.html




Liberté d’expression et d’opinion pour tous ! Soutien inconditionnel à l’expression de BDSF34 !

APPEL A RASSEMBLEMENT :

SAMEDI 5 NOVEMBRE 2016, 15H  PLACE DE LA COMÉDIE – MONTPELLIER.

 

Le comité BDSF34 est l’objet d’une offensive sans précédent de la part de la Mairie de Montpellier et de la préfecture. Cette offensive porte gravement atteinte à sa liberté d’expression et d’opinion. La mairie interdit toute possibilité de stand « Solidarité avec la Palestine » place de la Comédie, la préfecture envoie sa police et fait convoquer au commissariat trois militants BDS pour port du T-Shirt en raison de la mention « Boycott Israël apartheid ». Ainsi la France est un des seul pays avec Israël (!) à interdire l’appel au boycott !

Cette offensive est partie intégrante du contexte d’État d’urgence et de régression sociale (Interdiction de manifester et répression pendant la COP21, loi travail imposée, criminalisation des syndicats, répression violente et judiciaire des syndicalistes et des manifestants etc.).

À ce titre l’attaque contre BDSF34 ne concerne pas seulement les associations, partis et syndicats adhérents au plan national de la Campagne BDS France mais l’ensemble des acteurs du mouvement social, écologique, politique, alternatif. Ensemble ils doivent faire bloc et riposter pour imposer, sur tous les terrains la défense de leur liberté d’expression et d’opinion, notamment en revendiquant l’occupation de l’espace publique comme espace d’information, d’expression et de rencontre avec la population.

C’est la raison pour laquelle les signataires appellent à une action de réappropriation de l’espace public en vue de réaffirmer ensemble et en acte, notre liberté d’expression et d’opinion, en marquant notre solidarité avec BDSF34 en participant au RASSEMBLEMENT

Samedi  5 NOVEMBRE  2016 de 15h à 17h30 Place de la Comédie.

LES SIGNATAIRES : (premiers signataires)

AL (Alternative Libertaire)

APLR (Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon)

ADN34 (Arrêt Du Nucléaire 34)

Amis de l’Arche

CCIPPP34 (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien)

CIMADE (Région)

CMF (Collectif des Musulmans de France)

Comité BDS France 34

GIA Montpellier (Comité de Soutien à Georges Ibrahim Abdallah)

CGA (Coordination des Groupes Anarchistes)

CRI (Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie)

Ensemble ! 34

Les Désobéissants 34

MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente)

Maison de la paix

NPA 34 (Nouveau Parti Anticapitaliste)

PG (Parti de gauche)

Podemos (Cercle de Montpellier)

Solidaires 34

UJFP (Union Juive Française pour la Paix)

Pour se joindre aux signataires, contact : comitebdsfrance34@gmail.com

____________________________________

Rappel succinct des faits :

Rôle de la LICRA et complicité de la Mairie et de la préfecture pour bâillonner BDSF34.

 

La LICRA fer de lance de l’offensive contre bdsf34

Le 30 mars 2015, la LICRA (le CRIF en sous-main) largement relayée par les médias annonce qu’elle se porte partie civile aux côtés de la LDH dans le procès contre Saadia et Husein et s’emparant des motifs de la plainte déclare : « L ‘antisionisme radical dont fait preuve cette organisation et qui n’est rien d’autre que de l’antisémitisme (…) » et demande au maire de Montpellier d’interdire désormais toutes les manifestations de rue de cette organisation (…) ».

Le 30 mai 2015 elle organisera à Montpellier une manifestation contre le comité BDSF34. En tête de cette manifestation la LICRA et son président J.L Bonnet, les responsables régionaux et locaux du CRIF, du CCCJM (qui organise tous les ans la journée sioniste dite de Jérusalem) et… H. Bourgi secrétaire fédéral du PS34.

Le lendemain de la manifestation la Mairie annonce par voie de presse que désormais tout stand BDSF34 sans autorisation préalable demandée dans un délai de 2 mois était interdit et ferait l’objet de contravention. La préfecture confirme que sa police interviendra en cas de non respect de ces décisions.

C’est ce qui se produit le 17 octobre 2015 : la police s’attaque au chapiteau, le casse sans pouvoir l’enlever car les militants et les passants scandalisés le protègent. Un PV est dressé pour occupation illégale du domaine public, un second sera dressé le 14 mai 2016 au même motif.

Le 31 octobre, par arrêté préfectoral, la préfecture interdit, le matin pour l’après midi, une manifestation (déclarée dans les formes et les délais) de « Solidarité avec la Résistance Populaire Palestinienne ». Une dizaine de cars bondés de CRS sont prêts à faire exécuter la décision. BDSF34 a annulé l’appel à la manifestation.

Dès lors, la préfecture interdit tout rassemblement statique BDS sur la place de la Comédie et en cas de manifestation BDS elle interdit au cortège BDS de s’arrêter place de la Comédie ( !). Visiblement les ordres viennent du plus haut niveau et ne tolèrent aucune dérogation.

14 novembre 2015 : Etat d’urgence – Changement de préfet.

A partir de Mai 2016 se conformant aux demandes, le comité BDSF34 fait des demandes de stand place de la Comédie via la CCIPPP34 et le MAN. Quatre demandes d’autorisation sont déposée (25 juin , 3 juillet, 30 juillet et 3 septembre). Elles sont toutes refusées pour la Comédie et la Mairie renvoie place Bec (sortie des escalators polygone vers Antigone).

En réaction BDSF34 déclare en préfecture à chaque fois un rassemblement statique et le tient. Dès le premier rassemblement du 25 juin, la préfecture convoque des membres du BDSF34 et son directeur de cabinet rappelle que tout appel au boycott d’Israël est interdit. Deux jours après trois militants sont convoqués par le parquet et auditionnés au commissariat central pour port du T-shirt (Boycott Israël Apartheid)….