ILS* interdisent la manifestation anti-apartheid israélien : une manifestation anti-raciste et non-violente

Manifestation BDS France Montpellier, 22 mai 2021 en solidarité avec le soulèvement du peuple palestinien et contre les bombardements de Gaza.

Criminaliser et réprimer la critique de l’État d’Israël

Par arrêté préfectoral du 18 juin 2021 le préfet de l’Hérault interdit la manifestation déclarée par BDS France Montpellier :

CET ARRÊTÉ INTERDIT DE DÉNONCER LE CARACTÈRE COLONIAL DE CETTE JOURNÉE QUI PROCLAME JÉRUSALEM CAPITALE D’ISRAËL

CET ARRÊTÉ CONSIDÈRE QUE DÉNONCER “L’ANNEXION DE JÉRUSALEM”, “JÉRUSALEM CAPITALE D’ISRAËL” ET “L’APARTHEID ISRAÉLIEN” CONSTITUENT DES “PROPOS HAINEUX” .

Mais alors pourquoi le préfet n’assigne t-il pas BDS France Montpellier au tribunal ? Par ce que rien de tout ce qui est écrit, dit ou filmé ne prête à procès. Croyez-vous qu’ILS* auraient hésité une seconde s’ils avaient trouvé matière à poursuite ? Ça fait des années qu’ils en rêvent. Cette fois-ci ils n’ont même pas tenté d’utiliser l’arme “fatale”  “d’antisémitisme” tellement elle est mensongère contre BDS.

Rassemblement 19 juin 2021 place de la comédie.

L’objectif stratégique est d’éliminer de la vie publique toute critique du caractère colonial, d’apartheid et donc raciste de l’État d’Israël.

La tactique consiste :

  • D’une part à intimider ceux et celles qui osent dénoncer le système d’apartheid et la colonisation de peuplement et par voie de conséquences, intimider tous ceux et celles qui seraient tenté.e.s de le faire et tous ceux et celles qui seraient tenté.e.s de les médiatiser (journalistes).
  • D’autre par il s’agit de disqualifier ceux et celles qui portent ces critiques en les qualifiant (sans avancer arguments) d’”antisémites”, “leurs propos de haineux”, “islamistes”, “c’est le Hamas” etc. et si ça ne suffit pas viennent les attaques qui visent la personne elle même, sa vie privée etc. La méthode est connue, en attaquant celui ou celle qui émet la critique on déplace sur lui ou elle la discussion, le but étant de ne pas parler du contenu, du fond, qui eux sont indéfendables : colonisation, crimes de guerre, apartheid, persécutions, crimes contre l’humanité, blocus de Gaza, le Mur etc.
  • Avec la criminalisation vient progressivement la répression :  après les procès, les PV et amendes, les auditions au commissariat, viennent la confiscation-vol du matériel (chapiteau, tables pour un montant de 700€), les refus systématiques d’autorisations de stand place de la comédie et les interdictions de manifestations. Il s’agit “d’habituer” le public et ainsi banaliser l’atteinte majeure au droit constitutionnel  que constituent la liberté d’expression et de manifester sur la voie publique.
  • Certain.e.s qualifient ce processus qui se généralise au prétexte de la pandémie comme un processus de fascisation.

Prise de parole pour présenter les activités de BDS France Montpellier et les Campagnes en cours (PUMA, AXA, HP(Hewlett Packard…).

L’apartheid israélien est une réalité avérée

Il est aujourd’hui impossible d’ignorer ce fait :

2009 : le Tribunal Russel lors de sa 3ème session en Afrique du Sud conclut :« Israël soumet le peuple palestinien à un régime institutionnalisé de domination considéré comme apartheid en vertu du droit international.

2017 : rapport Falk/Tilley pour l’ONU conclut : «(…) le poids des preuves est suffisant pour soutenir, au-delà de tout doute raisonnable, qu’Israël est coupable d’imposer au peuple palestinien un régime d’apartheid, ce qui constitue un crime contre l’humanité (…).

2021  12 janvier: L’ONG israélienne des droits humains B’tselem conclut : « Un régime de suprématie juive du Jourdain à la Méditerranée : C’est l’apartheid ».

2021 27 avril, l’ONG internationale Human Rights Watch conclut : «  Les autorités israéliennes commettent les crimes contre l’humanité d’apartheid et de persécution contre les Palestiniens vivant dans le territoire occupé, y compris Jérusalem-Est. »

En décembre 2018 la Knesset a adopté la “Loi fondamentale” qui stipule  qu’ ” Israël est l’État nation du peuple juif”. Cette loi, qui s’appliquait de fait,  officialise dans la loi l’apartheid en Israël.

PEUT-ON EN MÊME TEMPS COMBATTRE EN FRANCE LES IDÉES D’EXTRÊME DROITE ET SOUTENIR L’APARTHEID ISRAÉLIEN EN ISRAËL ?

Comment  les exécutifs de la Région, du Département et de la Ville de Montpellier  (tous à majorité PS) peuvent-ils se prétendre pour les libertés démocratiques, contre le racisme, contre la droite et l’extrême droite et depuis 44 ans soutenir politiquement et financièrement une fête coloniale d’un État d’apartheid ?

LE “EN MÊME TEMPS” EST UNE FORMULE HYPOCRITE AU SERVICE DE L’OPPRESSEUR

E. Macron en Algérie a qualifié la colonisation “de crime contre l’humanité” et de “vraie barbarie” mais  mais en même temps son préfet interdit une manifestation contre la colonisation israélienne. Quand Israël bombarde la Bande de Gaza et que les assassinats de civils dont de nombreux enfants sont médiatisés, E. Macron déclare : “Israël à le doit de se défendre” ce qui signifie : Israël à le droit de défendre son système colonial et son système d’apartheid.

Peut-on être en même temps une démocratie et un État d’apartheid ?

COMBATTRE LES IDÉES D’EXTRÊME DROITE PARTOUT OÙ ELLES SE MANIFESTENT

Qu’y a t-il de plus “extrême droite” qu’un système d’apartheid ? Et donc soutenir Israël c’est soutenir les idées d’extrême droite.

 

Une intervention plus détaillée sur les événements : sur FB : https://fb.watch/6f0M3bOniP/

 

 




Appel au boycott des produits israéliens : quand le ministère français de la Justice refuse de distinguer entre des produits et des hommes

Par Ghislain Poissonnier et Nicolas Boeglin, le 14 novembre

Peut-on encore espérer des autorités françaises une attitude rationnelle au sujet des appels au boycott des produits israéliens ? On peut légitimement se poser la question à la lecture d’une récente dépêche du ministère de la justice.

Dans son arrêt Baldassi du 11 juin 2020 condamnant la France [1], la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH) a jugé que l’appel au boycott des produits israéliens ne peut pas en soi constituer une infraction pénale : il est en effet couvert par la liberté d’expression [2]. La France n’ayant pas fait appel de l’arrêt, celui-ci est donc juridiquement définitif depuis le 11 septembre 2020.

On pouvait donc s’attendre à ce que le ministère français de la Justice prenne les mesures qui s’imposent afin d’abroger les circulaires Alliot-Marie du 12 février 2010 [3] et Mercier du 15 mai 2012 [4]. En effet, ces circulaires prescrivent aux procureurs de poursuivre les personnes appelant au boycott des produits israéliens dans le cadre de la campagne internationale Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).

Le 20 octobre 2020, le ministère de la Justice a cependant adressé aux procureurs une dépêche consacrée « à la répression des appels discriminatoires au boycott des produits israéliens » [5], dépêche qui s’efforce de préserver la pénalisation à la française des appels au boycott.

La dépêche (en réalité une circulaire de politique pénale) affirme même que les circulaires Alliot-Marie et Mercier sont toujours valables et que les opérations appelant au boycott des produits israéliens sont encore susceptibles de constituer une infraction.

On est donc en droit de se demander ce que fait la France d’un arrêt du 11 juin 2020 dans lequel le juge européen s’est senti obligé de rappeler qu’il :

« … a souligné à de nombreuses reprises que l’article 10 § 2 ne laisse guère de place pour des restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou de questions d’intérêt général. » (§78).

Quelques lignes plus haut, le juge européen avait indiqué que les appels au boycott des produits israéliens concernent précisément « un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’État d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale » (§78).

Il est clair que les autorités françaises refusent, en violation de la hiérarchie des normes, de se soumettre à la décision de la CEDH et au droit européen. Pire encore, la dépêche nous fait revenir en arrière, avant le 11 juin 2020, quand la chambre criminelle de la Cour de cassation voyait dans l’appel au boycott un appel discriminatoire.

Comme si la summa divisio consacrée par la CEDH n’existait pas. L’arrêt Baldassi explique pourtant de manière très claire qu’il convient de distinguer entre, d’une part, l’incitation à ne pas consommer des produits pour contester la politique d’un Etat, et d’autre part, des appels à la violence contre les personnes (ou des propos racistes et antisémites visant les juifs en tant que collectif ethnico-religieux) ou à la destruction de biens. La première est parfaitement licite, car couverte par le droit à la liberté d’expression. Les seconds relèvent des discours de haine qui doivent être interdits.

La dépêche joue sur ce qui pourrait à première vue apparaître comme une zone grise située entre ces deux situations, en demandant aux parquets d’observer si l’appel au boycott de produits constitue ou non un appel à la discrimination fondé sur l’origine nationale d’une personne ou d’un groupe de personnes. Partant, la dépêche alimente l’ambiguïté autour de ces deux situations, en refusant d’admettre, à la différence de la CEDH qui le conçoit, qu’il est possible de distinguer, pour parodier Steinbeck, entre « des produits et des hommes ».

Une ambiguïté qui est également alimentée en entretenant un flou entre appel au boycott des produits israéliens et antisémitisme, sans préciser clairement ce qui pourrait faire basculer l’un vers l’autre [6].

Au final, la dépêche est plus que décevante en ce qui concerne son contenu juridique. Sans doute parce qu’elle ne parvient pas à masquer son but, qui est manifestement politique : réprimer à tout prix les appels au boycott des produits israéliens lancés dans le cadre de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).




Lettre de BDS France Toulouse après les appels à la violence du CRIF

BDS France Toulouse
10bis, rue du Colonel Driant
31000 Toulouse

Toulouse le 25 septembre 2020.

Monsieur le Préfet de la Haute-Garonne
1, place Saint Etienne 31000 Toulouse

Monsieur le Préfet,

Dans un article publié par la Dépêche le 4 juillet 2020, M. Touboul, le représentant local du CRIF, après avoir déclaré : « Il faut rétablir l’autorité de l’État », se livre à une menace directe : « Faut-il attendre que je laisse intervenir les militants de ma communauté pour démonter leur stand [le stand du Collectif Palestine Vaincra] et ainsi caractériser le trouble à l’ordre public ? »

M. Touboul est un habitué de ce type d’interventions, cautionnant à plusieurs reprises les violences de ses amis du CRIF et ennemis de la liberté d’expression. Rien de bien nouveau ! Cette fois-ci il va plus loin en s’en prenant directement à vos services et en vous proposant publiquement de réaliser avec l’aide d’une de ses milices « un trouble à l’ordre public » qui permettrait d’interdire l’expression d’une association solidaire du peuple Palestinien.

Nous voulons attirer votre attention sur les menaces et les incitations à la violence de ce récidiviste qui ne sont pas à prendre à la légère. Dans notre lettre du 29.01.2015 adressée à votre prédécesseur nous écrivions :

« Samedi 17 janvier 2015, une dizaine d’individus a violemment attaqué des militants de la campagne BDS31 (Boycott Désinvestissement Sanctions) durant une simple distribution de tracts à la sortie du métro Balma-Gramont appelant l’enseigne Auchan à cesser tout commerce avec les entreprises israéliennes. Deux militants ont été blessés, du matériel détruit, des tracts volés, des menaces de mort proférées.

Il est probable que cette attaque provienne de la Ligue de Défense Juive ou d’un groupe proche…

Nous vous demandons, Monsieur le Préfet, au nom de la liberté d’expression, de faire cesser les agissements de ces extrémistes violents. Nous demandons que la volonté politique s’exerce pour identifier les coupables le plus rapidement possible. »

Cette agression date donc de bientôt six ans ! L’enquête de police rondement menée a permis d’identifier les individus du commando, amis du CRIF. Une commission rogatoire a été mise en place fin 2019 « pour violence commise en réunion ». Mais les responsables de cette agression ne sont toujours pas jugés. Dans ce contexte le sentiment d’impunité des amis de M. Touboul ne peut que se renforcer, d’où ses incitations publiques à la violence.

La Cour Européenne des Droits de l’Homme a reconnu le 11 juin 2020 le boycott comme étant un droit citoyen faisant partie de la liberté d’expression et, sur cette base, elle a condamné la France pour avoir réprimé les militant.e.s de la campagne BDS. Cette décision constitue une défaite cinglante pour le Crif après des années de lobbying pour imposer la criminalisation du BDS.

Nous conclurons avec ces mots du Président de la République le 4 septembre 2020: « Il n’y aura jamais de place en France pour ceux qui, souvent au nom d’un Dieu, parfois avec l’aide de puissances étrangères, entendent imposer la loi d’un groupe. »

Lettre envoyée à M. Le Préfet de la Haute-Garonne le 9 septembre 2020.




Montpellier : 3ème procès rocambolesque contre un militant BDS France !

A l’heure où la Cour Européenne de justice condamne la France à verser plusieurs dizaines de milliers d’euros pour atteinte à la liberté d’expression – aux militants BDS de Mulhouse condamnés par la justice française pour avoir appelé au boycott des produits israéliens, le préfet de Montpellier, non seulement porte atteinte à la liberté d’expression de BDS France Montpellier, mais confisque le 7 mars 2020 le chapiteau BDS et les deux tables et comble de … (on vous laisse choisir) cite devant le tribunal de police le 9 septembre 2020 un militant BDS au motif rocambolesque de : « Embarras d’une voie publique par dépôt ou abandon sans nécessité d’objets ou matériaux entravant la libre circulation. « Art. 644-2 du C. pénal.

Le ridicule et deux procès perdus ne semblent pas constituer un frein à ce type de répression.

Procès du 16 octobre 2019 : Le prévenu n’était même pas au lieu ni heure du PV dressé contre lui. RELAXE !

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Procès du 3 juin 2020 : Tapage nocturne à 19h30 en Juin c’est l’heure ou l’on se protège encore du soleil ! témoins et vidéo ont attesté qu’il n’y avait aucun bruit. RELAXE

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3ème procès : le mercredi 9 septembre 2020, 8h, TGI place Pierre Flotte – Montpellier

Motif :

 

L’incohérence des motifs prouve au moins deux choses :

– Que la Ville de Montpellier et la préfecture n’hésitent pas à instrumentaliser la justice (et au passage la surcharger) à des fins politiques puisqu’il s’agit avant tout d’empêcher l’expression des positions stratégiques du BDS pour l’autodétermination (Fin de la colonisation, retour des réfugié.e.s dans leurs maisons et terres et égalité absolue pour les palestiniens d’Israël) et les actions offensives de BDS France Montpellier.

– Que les police municipale comme nationale se sentent tellement « couvertes » par leur hiérarchie qu’elles peuvent se permettre n’importe quoi en toute impunité. On le voit avec la répression des Gilets jaunes et de l’ensemble du mouvement social.

UNE ATTAQUE EN RÈGLE :

Samedi 7 mars 2020, juste avant le confinement,  BDS France Montpellier tenait un stand place de la Comédie pour dénoncer l’annexion de la Palestine par Israël, l’apartheid et le génocide progressif des palestinien.e.s de la Bande de gaza. La Mairie ayant systématiquement refusé à plusieurs associations l’autorisation de tenir un stand en solidarité avec la Palestine, les militant.e.s sont contraints à la désobéissance civile pour informer la population des crimes et des constantes violations du droit international et des droits humains commis par Israël en toute impunité.

A peine arrivés, les militant.e.s BDS reçoivent la visite de la police municipale du maire P. Saurel (non réélu) qui dresse son habituel PV pour occupation illégale de l’espace public.

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Puis presque aussitôt comme dans un ballet bien réglé arrive un peloton de gendarmerie renforcé par la police nationale à la tête desquels une commissaire de la PJ (Police judiciaire) relève deux noms et annonce le PV de 4ème catégorie et la confiscation du chapiteau et des deux tables tapissier en aluminium.

A ceux et celles qui se lamentent ou se plaignent à juste titre de l’encombrement et de la lenteur de la justice en France nous leur suggérons d’adhérer à BDS France, le service est ultra rapide. Dans le cas du 7 mars, on n’est même pas passé par les cases « contravention », « contestation, « ordonnance pénale « et « opposition » c’est passé direct du PV (qui ne nous a même pas été remis le 7 mars) à la case procès avec au passage 700€ euros pour l’avocat…

Deux lettres recommandées avec A/R ont été envoyées à la commissaire et au procureur demandant comment récupérer le matériel, ni l’un ni l’autre n’ont daigné répondre.

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Petit moment de perplexité face à la procédure de démontage… c’est sûr que c’est plus compliqué que d’appuyer sur la gâchette du LBD…

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Celle-là elle va pas nous échapper…

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Armure et masque à gaz contre une petite table en alu…

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Même la table tapissier résiste !

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Et quand c’est fini on défile comme à la parade, fiers de la mission accomplie et d’avoir sauvé les montpelliérain.e.s de l’ennemi intérieur N°1…

On n’est pas content.e.s mais on lâche rien et on reviendra !




CGT – INRAE : lettre a l’ambassade d’Israël pour M Nawajaa

suite à l’arrestation arbitraire du coordinateur de la campagne BDS en Palestine, et à l’appel du BNC

une lettre a été envoyée par la CGT-INRAE à l’ambassade d’Israel avec copie au ministère des affaires étrangères




Boycott des produits israéliens : ces éléments qui ont fait pencher la CEDH

Par Ghislain Poissonnier, le 23 juillet 2020

Par un arrêt du 11 juin dernier, la Cour européenne des droits de l’homme a condamné la France dans une affaire de boycott de produits israéliens au nom de la liberté d’expression.  Ghislain Poissonnier, magistrat, identifie six éléments qui ont fait pencher la balance en faveur du droit d’appeler au boycott.

L’interdiction par les autorités judiciaires françaises de l’appel au boycott des produits israéliens lancé par des militants associatifs était-elle nécessaire dans une société démocratique ? C’est à cette question que devait répondre la Cour européenne des droits de l’homme (CEDH), au regard de l’article 10 de la Convention européenne des droits de l’homme qui garantit la liberté d’expression, tout en rendant possible, dans certaines conditions, des restrictions à l’exercice de cette liberté.

La Cour d’appel de Colmar en 2013 et la Cour de cassation en 2015 avaient répondu positivement.

Dans son arrêt Baldassi du 11 juin 2020, la CEDH y répond négativement

Le sort de la campagne BDS (pour Boycott, Désinvestissement, Sanctions) qui appelle les consommateurs à boycotter les produits en provenance d’Israël en vue d’obtenir le respect du droit international par cet Etat était en jeu.

La Cour condamne la France – ses autorités judiciaires – pour avoir violé la liberté d’expression des militants réclamant le boycott des produits israéliens.

Interdiction pénale d’un côté, autorisation de principe de l’autre : quels sont les éléments qui, à Strasbourg, ont fait pencher la balance en faveur de la liberté d’expression ?

Dans la motivation retenue par la CEDH, au moins six éléments susceptibles d’avoir fait la différence peuvent être recensés.

L’existence d’une pratique courante du boycott

Le boycott par les consommateurs des produits en provenance d’Etats dont la politique gouvernementale est critiquée constitue une pratique militante ancienne et reconnue. Depuis le 19ème siècle, l’histoire contemporaine est jalonnée de mouvements de boycott lancés par la société civile visant à obtenir des avancées politiques. Le boycott des produits britanniques à la demande de Gandhi dans les années 30 et celui des produits de l’apartheid sud-africain dans les années 70 restent les exemples les plus connus.

L’appel au boycott des produits originaires d’un Etat n’a donc en soi rien d’illégal.

Comme le dit la CEDH, « le boycott est avant tout une modalité d’expressions d’opinions protestataires. L’appel au boycott, qui vise à communiquer ces opinions tout en appelant à des actions spécifiques qui leurs sont liées, relève donc en principe de la protection de l’article 10 de la Convention » (§63 de l’arrêt Baldassi).

L’importance de l’information du consommateur

Dans un régime démocratique, il est important que les consommateurs soient informés des caractéristiques des produits qui sont proposés à la vente. Cette information permet de les éclairer sur leur choix de consommation. Parmi ces caractéristiques, l’origine géographique des produits est un élément d’importance et les consommateurs peuvent être conduits à ne pas acheter des produits en provenance d’Etats où ont lieu des pratiques qui heurtent leurs convictions. Une préoccupation grandissante à l’heure où les pratiques de consommation se veulent plus éthiques.

Selon les juges européens, « c’est manifestement pour provoquer ou stimuler le débat parmi les consommateurs des supermarchés que les requérants ont mené les actions d’appel au boycott qui leur ont valu les poursuites qu’ils dénoncent devant la Cour » (§70 de l’arrêt Baldassi).

La CEDH aurait d’ailleurs pu sur ce point se référer à l’arrêt Psagot (C‑363/18) de la Cour de justice de l’Union européenne du 12 novembre 2019 validant l’étiquetage spécifique des produits des colonies israéliennes installées en territoire palestinien. Dans cet arrêt, il est précisé que « les consommateurs sont susceptibles de prendre leurs décisions d’achat en tenant compte de considérations liées au fait que les denrées alimentaires en cause au principal proviennent de colonies de peuplement établies en violation des règles du droit international humanitaire. » (§55 de l’arrêt Psagot).

Photo : ©18mm/AdobeStock

La distinction entre un discours de haine et un discours politique

Dans un régime démocratique, les citoyens ne doivent pas être inquiétés pour leurs opinions politiques et pour les discours politiques qu’ils sont amenés à tenir publiquement. Ces discours sont protégés par la liberté d’expression. En revanche, les discours véhiculant le racisme, l’antisémitisme, la haine, la violence ou l’intolérance doivent pouvoir être restreints et même interdits. Telle est la position de la CEDH depuis l’arrêt Perinçek rendu le 15 octobre 2015.

Or, les militants du mouvement BDS appellent au boycott des produits israéliens afin de faire pression sur l’Etat d’Israël pour qu’il respecte le droit international et les droits humains de la population palestinienne. Le but de ce mouvement, qui s’inspire de la lutte contre l’apartheid sud-africain par l’usage de moyens de lutte non violents, n’est pas de diffuser la haine contre les personnes, juives ou israéliennes.

La CEDH relève que « les requérants n’ont pas été condamnés pour avoir proféré des propos racistes ou antisémites ou pour avoir appelé à la haine ou à la violence » (§ 71 de l’arrêt Baldassi). Leurs « actions et propos (…) relevaient de l’expression politique et militante » (§78 de l’arrêt Baldassi) et bénéficiaient de la protection de la Convention.

Un sujet d’intérêt général

Dans un régime démocratique, les citoyens doivent pouvoir débattre des sujets d’intérêt général ou d’intérêt public. Les sujets de politique internationale en font partie, y compris le conflit israélo-palestinien et les moyens de le résoudre. Nombre de partis politiques et d’associations se positionnent sur ce conflit et font des propositions, dont certaines consistent à sanctionner Israël et les colonies israéliennes. Sur ces sujets, les opinions doivent pouvoir être exprimées librement et cette expression contribue au débat dont la vitalité nourrit la démocratie. Il n’y a guère de place pour les restrictions à la liberté d’expression dans le domaine du discours politique ou des questions d’intérêt général.

En l’espèce, comme le note la CEDH, « les actions et les propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du droit international public par l’Etat d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale » (§78 de l’arrêt Baldassi).

Un consensus international sur le fait que le débat sur le boycott est couvert par la liberté d’expression

Dans son rapport d’activité aux membres de l’Assemblée générale des Nations unies, du 20 septembre 2019 (A/74/358), le rapporteur spécial sur la liberté de religion ou de conviction a souligné « qu’en droit international, le boycottage est considéré comme une forme légitime d’expression politique et que les manifestations non violentes de soutien au boycott relèvent, de manière générale, de la liberté d’expression qu’il convient de protéger ».

La CEDH se réfère à cette position, comme à celle de la Fédération internationale des droits de l’homme et la Ligue des droits de l’homme (§ 79 de l’arrêt Baldassi). Elle aurait pu aussi mentionner Amnesty International ou Human Rights Watch. Toutes ces organisations se sont déclarées favorables à la protection du droit au boycott des produits issus d’un Etat dont la politique gouvernementale serait mise en cause par la société civile. Telle semble également être la position officielle de l’UE, puisque sa haute représentante pour les Affaires étrangères, Mme Federica Mogherini, a indiqué le 15 septembre 2016 que « l’UE se situe fermement dans le soutien à la liberté d’expression et d’association conformément à la Charte des droits fondamentaux de l’Union européenne, qui s’applique sur le territoire des Etats membres de l’UE, y compris en ce qui concerne les actions BDS menées sur ce territoire ».

L’existence de précédents jurisprudentiels

La Cour de cassation est, parmi les régimes démocratiques, la seule Cour suprême à avoir validé une pénalisation de l’appel au boycott.

La Cour constitutionnelle allemande s’est prononcée en faveur d’un droit au boycott en 1958 : Lüth, 1 BvR 400/51, 15 janvier 1958.

En 1982, la Cour suprême américaine a jugé conforme à la constitution la pratique de l’appel au boycott de commerces refusant d’embaucher du personnel noir NAACP v. Claiborne Hardware Co., 458 U.S. 886, 2 juillet 1982.

Enfin, en 2018, la Cour d’appel d’Angleterre et du Pays de Galles a reconnu que l’appel au boycott des produits israéliens constitue une modalité légale d’expression d’une opinion : EWCA Civ 1551, 3 juillet 2018, Jewish Rights Watch c/ Leicester City Council.

L’isolement de la Cour de cassation sur le sujet a pesé, comme le révèle la lecture de l’opinion en partie dissidente et en partie concordante de la juge O’Leary dans l’affaire Baldassi. La juge y évoque également la résistance des juges du fond français à cette pénalisation dans des décisions du TGI de Paris (8 juil. 2011, n° 09-18708077) et de la Cour d’appel de Paris (pôle 2, ch. 7, 24 mai 2012, n° 11/6623), selon lesquelles l’appel au boycott relève de la critique légitime de la politique d’un Etat.

 

Source : Actu-juridique

 




A Toulouse, le CRIF promet de s’en prendre à l’ordre public

BDS France Toulouse (Boycott – Désinvestissements – Sanctions) tient à manifester son soutien au Collectif Palestine Vaincra quant aux propos tenus par M. Franck Touboul, président du CRIF Midi-Pyrénées, dans un article complaisant de La Dépêche paru le 3 juillet, suite au rassemblement unitaire pacifique du 1er juillet. Appelé par 24 organisations, ce rassemblement s’opposait au projet d’annexion de la Cisjordanie par Israël.

Est-il nécessaire de rappeler les principes fondamentaux de notre pays, la France, parmi lesquels figurent la liberté d’expression et la liberté de manifester ?

Est-il nécessaire de rappeler la décision à l’ unanimité de la Cour Européenne des Droits de l’Homme du 11 juin 2020 en faveur des militant.e.s BDS, qui souligne que « les actions et les propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’Etat d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale. », et qu’ils « relevaient de l’expression politique et militante » ?

Est-il nécessaire d’expliquer à M. Touboul que menacer de laisser « intervenir les militant.e.s de [sa] communauté pour démonter [les] stands » de CPV en vue de créer un « trouble à l’ordre public » – pour obtenir une interdiction préventive – est une incitation à la violence ? M. Touboul en chef de gang annonçant que ses crimes vont payer ? C’est ahurissant !

Enfin est-il nécessaire de rappeler que critiquer l’État d’Israël, état colonial état d’apartheid, pour ses innombrables violations du droit international en Palestine ne relève en rien d’un supposé antisémitisme mais bel et bien d’une expression politique et militante en faveur du respect des droits à l’auto-détermination des Palestinien.ne.s ?

OUI ! IL EST NECESSAIRE DE LE RAPPELER
LA LIBERTE D’EXPRESSION EST UN DROIT

Notre association, BDS France Toulouse, participante du rassemblement du 1er juillet, étudiera avec les autres organisations les réponses à apporter aux propos publiés par La Dépêche. Mais que le CRIF le sache : notre combat pour l’abolition du régime d’apartheid contre les Palestinien.ne.s ne va pas faiblir.

BDS France Toulouse, le 6 juillet 2020




En interdisant la manifestation de BDS France Montpellier, la préfecture de Montpellier s’oppose à la décision de la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) en matière de liberté d’expression.

logoCEDH

COMMUNIQUÉ

La Campagne BDS France Montpellier a déclaré en bonne et due forme une manifestation pour le 27 juin 2020 à 16h30 au départ de la place de la Comédie.
L’objet de la manifestation mentionné dans la déclaration : « Stop à l’annexion de la Vallée du Jourdain et respect du droit international par Israël ».

L’appel à cette manifestation est co-signée par :

« AFPS 34 (Association France Palestine Solidarité), APLR (Association des palestiniens L.R), ATTAC Montpellier, BDS France Montpellier, CCIPPP34 (Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien), CIMADE, CNT ESS34, Ensemble 34FUIQP (Front Uni des Quartiers Populaires et de l’Immigration),Libre Pensée Montpellier,  MAN (Mouvement pour une Alternative Non-violente), NPA (Nouveau Parti Anticapitaliste), PG (Parti de gauche), UCL (Union Communiste Libertaire), UJFP (Union Juive Française pour la Paix) … »

La Campagne BDS France Montpellier, mouvement antiraciste, non violent et populaire est l’objet d’un harcèlement constant depuis 2015 par la Ville de Montpellier et la préfecture. Plus d’une quinzaine de PV, plus d’une vingtaine d’auditions au commissariat, rappels à la loi (pour des faits non fondés), plainte pour diffamation (classée sans suite), deux procès au tribunal de police (deux relaxes !), destruction du chapiteau BDS (17/10/2015), confiscation du chapiteau et de 2 tables, non rendus à ce jour (7 mars 2020)  – liste non exhaustive…

La dénonciation de l’apartheid israélien, des violations du droit international et des droits humains et l’appel au boycott d’Israël sont la cause de ce harcèlement.

Déjà la première interdiction de manifestation le 31 octobre 2015 reposait sur ce « considérant » principal :

Extrait :

extrait31àct2015

Nul ne saurait ignorer que le 11 juin 2020 la Cour Européenne des Droits de l’Homme (CEDH) a conclu que la condamnation de 11 militant.e.s pour leurs actions de campagne appelant au boycott des produits israéliens bafouait leur droit à la liberté d’expression. Elle a rétabli le droit d’appeler au boycott d’Israël et a condamné la France pour la violation de la liberté d’expression à verser plus de 7000€ par requérant.

On aurait pu penser que les services de la Préfecture de l’Hérault seraient attentifs à ce verdict. Il n’en est rien puisque l’arrêté d’interdiction de la manifestation de samedi 27 juin 2020 mentionne comme « considérant » spécifique à BDS France Montpellier que celui-ci diffuse (…) des « informations contenant des slogans hostiles à l’État d’Israël générant des troubles à l’ordre public ».(…)

xtrait arrêtépref26juin2020

La condamnation de militant.e.s qui ont mené des actions de boycott de produits israéliens dans un magasin a été sanctionnée d’atteinte à la liberté d’expression par la CEDH.

Après avoir interdit la manifestation, la préfecture de l’Hérault va t-elle poursuivre les manifestant.e.s dont le slogan « hostile » est : « Stop à l’annexion de la Vallée du Jourdain et respect du droit international par Israël » ?

Faut-il rappeler à la préfecture que l’annexion de la Vallée du Jourdain est unanimement condamnée par l’ONU, l’UE et la France.

 

Dernière minute :

La préfecture vient d’envoyer sa police notifier au domicile des 3 signataires de la déclaration de manifestation et à un militant habituellement ciblé ( !) l’interdiction de manifester en insistant sur les sanctions encourues (au pénal) en cas de transgression par toute personne présente sur les lieux.

Dans ces conditions ne voulant exposer personne à la répression policière et judiciaire, BDS France Montpellier a décider d’annuler la manifestation ce samedi 27 juin et fixera la date d’une nouvelle manifestation très prochainement soyez-en assuré.e.s.

Conférence de presse lundi 29 juin, 11h Café du Dôme (St Denis).




VICTOIRE DE LA CAMPAGNE BDS SUR LE BOYCOTT DES PRODUITS ISRAÉLIENS : LA FRANCE CONDAMNEE PAR LA CEDH 

Condamnation des autorités françaises : selon la CEDH, l’appel au boycott des produits israéliens est protégé par la liberté d’expression.

La Campagne BDS France, le 11 juin 2020

La campagne BDS France se réjouit de l’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme (affaire Baldassi et autres c. France, requêtes n°15271/16 et autres) rendu le 11 juin 2020 qui condamne la France pour avoir violé le droit à la liberté d’expression de militant-e-s associatif-ve ayant appelé au boycott de produits israéliens dans des magasins.

L’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme protège la liberté d’expression, qui peut être restreinte à certaines conditions. Les militant-e-s BDS affirmaient que ces conditions n’étaient pas remplies et que leur liberté d’expression avait été bafouée par la France. A l’unanimité, la Cour Européenne des Droits de l’Homme dit que la France a violé cet article 10.

 La France est donc condamnée pour violation de l’article 10 de la Convention Européenne des Droits de l’Homme : elle doit verser dans les trois mois 7 380 euros à chaque requérant (dommages matériel et moral) et 20 000 euros à eux tous pour rembourser les frais de justice.

La campagne BDS France relève également que la Cour a bien pris en compte les spécificités des appels au boycott des produits israéliens lancés par les militant-e-s associatif-ve-s engagé-e-s contre l’apartheid israélien. L’arrêt énonce que « les actions et propos reprochés aux requérants concernaient un sujet d’intérêt général, celui du respect du droit international public par l’État d’Israël et de la situation des droits de l’homme dans les territoires palestiniens occupés, et s’inscrivaient dans un débat contemporain, ouvert en France comme dans toute la communauté internationale » (§78).

Ces propos relèvent de la liberté d’expression dans un régime démocratique et sont ainsi protégés. L’appel au boycott des produits d’un régime d’apartheid est bien un droit pour les mouvements mobilisés en faveur du respect du droit international, droit qui avait été exercé par les mouvements pacifiques qui ont lutté en Inde, aux Etats-Unis et en Afrique du Sud contre le colonialisme et la discrimination. 

L’arrêt de la Cour européenne des droits de l’homme prouve, comme nous l’avons toujours dit, que les autorités françaises ont eu tort de vouloir criminaliser un mouvement non violent et responsable comme le nôtre, qui, tout en condamnant toute forme de racisme dont l’antisémitisme, réclame des mesures de boycott contre le régime israélien, ses entreprises et ses institutions, tant que cet Etat ne respecte pas le droit international. Cet arrêt met en lumière le caractère faux et malhonnête des tentatives de diffamation menées contre la campagne BDS, tentatives visant à museler celles et ceux qui demandent à agir contre l’apartheid israélien.

Conséquemment à l’arrêt de la CEDH, nous demandons aux autorités françaises d’abroger immédiatement les circulaires Alliot-Marie et Mercier afin de reconnaître la légalité et la légitimité de nos modes d’actions non violents et d’entamer un dialogue avec nous afin de contribuer ensemble à exercer une pression sur l’Etat d’Israël en vue d’obtenir que le droit international soit respecté. 

Nous invitons les entreprises françaises à désinvestir d’Israël et aux institutions françaises à cesser toute collaboration avec les institutions publiques israéliennes.

Nous sommes déterminé-e-s à continuer les actions de boycott des produits israéliens et des entreprises internationales complices de l’apartheid israélien. Nous réclamons également un boycott des universités et des institutions israéliennes complices, ainsi que des manifestations culturelles et sportives faisant la promotion de l’apartheid israélien.

Israël, pays de l’apartheid, ne pourra pas indéfiniment empêcher la justice et la liberté pour le peuple palestinien de triompher !

Nous invitons tou-te-s les citoyen-ne-s de bonne volonté et tous les mouvements attachés au respect des droits humains et de la légalité internationale à rejoindre la campagne BDS. Notre mobilisation est plus que jamais légitime et indispensable au moment où les autorités israéliennes envisagent, en violation du droit international, d’annexer une partie de la Cisjordanie, poursuivant ainsi la dépossession du peuple autochtone palestinien, entérinée par le plan Trump.

BDS pour la justice, la dignité et l’égalité !

Www.bdsfrance.org

campagnebdsfrance@yahoo.fr

 




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Pour la liberté d’expression de la Campagne BDS France Montpellier
Contre la répression judiciaire des militant.e.s BDS Montpellier

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Depuis 2015 nous résistons place de la Comédie pour INFORMER la population des crimes d’apartheid, des crimes de guerre, du blocus et du génocide progressif à Gaza commis par l’État d’Israël.  Mais aussi POUR TÉMOIGNER de l’héroïque résistance du peuple palestinien. Résistance au quotidien ou de façon collective comme dans les Grandes marches du Retour à Gaza.

Soucieux de notre indépendance nous ne sollicitons aucune aide institutionnelle, nous fonctionnons exclusivement grâce à vos petits sous, collectés sur notre stand.

La police a confisqué notre stand et nous sommes interdits de rassemblement place de la comédie au prétexte de la sécurité sanitaire.

NOUS AVONS BESOIN DE VOTRE SOUTIEN,

CE NE SONT PAS LES RICHES QUI NOUS SOUTIENNENT !

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La Campagne BDS France Montpellier est membre de la Campagne BDS France, composante de la Campagne BDS internationale sous direction palestinienne lancée en 2005 par 372 organisations palestiniennes. Les succès internationaux du BDS en ont fait la cible du gouvernement Netanyahu qui le considère comme « une menace existentielle pour Israël ». Cela a pour conséquence de multiples opérations bien orchestrées, de dénigrement et de poursuites judiciaires, de votes de motions ou lois amalgamant l’antisionisme à l’antisémitisme, en particulier en Europe et aux Etats-Unis.

C’est dans ce contexte que depuis 2015, BDS France Montpellier est devenu la cible du CRIF régional et de ses satellites dont la LICRA qui ont tout mis en œuvre pour interdire l’expression publique de BDS France Montpellier, en particulier Place de la comédie. Ce courant qui se revendique ouvertement du sionisme a trouvé un partenaire et allié en la personne du Maire de Montpellier qui depuis 2015 tente d’interdire à BDS la place de la Comédie en envoyant sa police municipale dresser des PV (près d’une vingtaine à ce jour), soutenu en cela par le Préfet qui envoie sa police et ses gendarmes confisquer le chapiteau et le matériel BDS et expulser ses militant.e.s.

En 2018 et 2019 à l’occasion des stands BDS de soutien aux grandes marches du Retour à Gaza, 13 PV nominatifs pour « occupation illégale de l’espace public » ont été dressés et 3 contraventions nominatives pour « bruit et nuisance sonores ». Depuis 2015, quatre militant.e.s totalisent plus de 20 auditions libres suite à des plaintes diverses du CRIF, de la Mairie…

1er Procès 16 octobre 2019 : RELAXE !

Suite à la contestation puis l’opposition au paiement de la première contravention la mairie a assigné au tribunal de police José-Luis Moraguès le 16 octobre 2019, pour « Émission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme » le 19 mai 2018 place de la Comédie à 16h01. Le tribunal a relaxé le militant BDS !

2ème procès : 3 juin 2020 8h au TGI, place Pierre Flotte Montpellier.

Suivant la même procédure la Mairie a assigné au tribunal de police le même militant pour « Bruit ou tapage nocturne troublant la tranquillité d’autrui » place de la Comédie le 16 juin 2018 à 19h39. La seule citation de 2 témoins pour le procès coûte 298€ ! Et nous aurons environ 700 pour l’avocat…

Le samedi 16 mai 2020, respectant scrupuleusement les consignes de sécurité sanitaires (en nombre, masques et distances) 10 militant.e.s BDS immobiles et aligné.e.s, portant pancartes contre le blocus de Gaza, l’annexion de la Palestine etc. et drapeaux palestiniens 6 d’entre nous ont reçu une contravention de catégorie 4 (135€) pour « manifestation interdite » soit 810€ …

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La police démonte et confisque le stand BDS place de la Comédie

COMMUNIQUÉ

La Campagne BDS France Montpellier est un mouvement de solidarité non-violent, antiraciste et populaire, adhérent de la Campagne BDS France. A Montpellier ce mouvement de solidarité avec la Palestine qui cible l’apartheid israélien, est l’objet depuis 2015 d’une offensive sans précédent de la part des organisations pro-israéliennes, CRIF et LICRA en tête. Celles-ci font pression sur la Ville et la Préfecture pour obtenir l’interdiction de toute expression publique de BDS. Elles ont obtenu du Maire de Montpellier qu’il interdise les stands BDS place de la Comédie.

Considérant que les violations du droit international et des droits humains par Israël constituent des crimes de guerre, voire des crimes contre l’humanité (apartheid, blocus de Gaza…), tels des lanceurs d’alertes, les militant.e.s BDS France Montpellier ont maintenu leur présence place de la Comédie pour informer la population, dénoncer ces crimes et exiger du gouvernement l’application du droit.

La réponse du maire de Montpellier a été l’intensification de la répression policière et judiciaire qui depuis début 2020 connaît de nouveaux sommets.

Le 49/3 donne des ailes à la répression policière et judiciaire …

Double verbalisation pour les mêmes faits : La police municipale aux ordres de M. Philippe Saurel dresse des PV pour occupation illégale de l’espace public et le même jour, pour les mêmes faits, aux mêmes motifs, la police nationale dresse des PV à l’encontre des militant.e.s BDS.

Confiscation du chapiteau et du matériel :. Samedi 7 mars à 15h la police municipale dresse un PV contre un militant BDS et à 15h10 une quarantaine de gendarmes et policiers interviennent et encerclent le stand afin d’éloigner les passants. La commissaire de la PJ qui commande le peloton dresse une contravention de 4ème catégorie à deux militants BDS France Montpellier et donne l’ordre de confisquer le matériel. La police a démonté le chapiteau, les tables et les a emportés. « Si vous êtes relaxés vous pourrez récupérer votre matériel » a déclaré la commissaire.

Pendant que les gendarmes démontaient le chapiteau, une collecte a récolté en moins de 10mn, 192 € pour l’achat d’un nouveau chapiteau, car les militants BDS ont annoncé qu’ils reviendraient avec ou sans chapiteau car le crime d’apartheid est un crime contre l’humanité et qu’il faut le combattre sans trêve.

 

Campagne BDS France Montpellier

8 mars 2020

chapiteau4

     Démontage du Chapiteau

policetable

 Démontage des tables

table3

Robocops contre petite table tapissière

bâche

Ils embarquent la toile, la structure métallique et les tables.




Le harcèlement de la Ville de Montpellier via sa police contre BDS France Montpellier et ses militant.e.s continue –

Après l’annonce de la relaxe lors du premier procès, 16 octobre 2019.

 Communiqué :

Après la convocation pour audition libre le 5 février 2020 suite à 4 plaintes supplémentaires contre BDS FRANCE Montpellier dont 3 nominatives contre José-Luis Moraguès (dont deux plaintes de Mme Perla Danan  présidente du CRIF L.R), plaintes pour lesquelles France 3 n’hésite pas à titrer : « Manifestation contre le harcèlement policier»,

et malgré la relaxe de José-Luis lors du précédent procès du 16 octobre 2019, pour :

« Emission de bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé  de l’homme » Place de la Comédie le 19 mai 2018 à 16h01.

SECOND PROCÈS CONTRE  José-Luis Moraguès 

CITÉ À COMPARAÎTRE LE 3 JUIN 2020 À 8h30  au tribunal de Police

POUR : « Bruit ou tapage nocturne troublant la tranquillité d’autrui »  place de la Comédie le 16 juin 2018 à 19h39..

Sur les photos il fait encore soleil à cette heure là !!

Ce procès s’inscrit dans le plan de harcèlement de la Ville de Montpellier contre BDS France Montpellier, plan activé par le CRIF et ses alliés pour interdire toute expression de BDS et donc toute expression de la dénonciation des crimes de l’État d’apartheid israélien.

On vous tient informé.e.s….
 
ON LÂCHE RIEN ! RÉSISTANCE ! 



STOP au harcèlement de la Ville et du CRIF contre BDS France Montpellier !

Les premier.e.s arrivé.e.s au rassemblement de soutien à José-Luis (BDS France Montpellier), mercredi 5 février 2020.

BNVCA, CRIF et Police municipale contre BDS France Montpellier : c’est du harcèlement caractérisé !

C’est une première, trois chefs d’incrimination groupés pour une seule convocation en audition libre à l’encontre de José-Luis (BDS France Montpellier). Faut dire que les PV et auditions qui se multiplient contre ce militant s’empilent dans les officines de la police et de la justice au point que la question d’un harcèlement ciblé se pose sérieusement.

France 3 , 5 février 2020 – JT du 12h/13h – Extrait.

La nature fallacieuse des PV et incriminations ont déjà conduit à une relaxe devant le tribunal de police . Deux autres PV au même motif (bruit ou tapage nocturne en plein jour, place de la comédie) sont entre les mains du parquet.

Le 5 février 2020 le militant était convoqué car : « Il est soupçonné d’avoir commis ou tenté de commettre l’infraction d’incitation à la violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique, occupation totale ou partielle du domaine public, provocation publique à la discrimination raciale, injure publique et provocation à la haine ».

Le BNVCA …

A l’arrivée l’officier de police judiciaire faisait état d’une quatrième plainte au dossier. Une Plainte du BNVCA (Bureau national de vigilance contre l’antisémitisme) dont c’est la spécialité d’encombrer la police judiciaire et les tribunaux de plaintes généralement classées sans suite et des procès perdus. José-Luis a été entendu le 28 août 2018 suite à une plainte du BNVCA pour les mêmes chefs d’incrimination que la plainte  pour « provocation publique à la discrimination raciale, injure publique et provocation à la haine  » visant une action de boycott de la marque HP (Hewlett Packard) à la FNAC en juillet 2019.

L’affaire de l’action de boycott en juillet 2019 a été rapidement réglée  puisque le militant n’avait pas participé à l’action .

La présidente du CRIF Languedoc-Roussillon

Des trois autres plaintes faisant l’objet de l’audition deux ont été déposées par Mme Perla Danan, présidente régionale du CRIF Languedoc-Roussillon. L’une concerne l’action menée contre l’Eurovision auprès de France 3 Montpellier le 26 janvier 2019 . Dans une lettre adressée au procureur la présidente du CRIF prétend qu’elle a été citée (ce qui est vrai) au cours de l’interview et que des propos de nature raciste  auraient été tenus à son égard (ce qui est faux). Ce sont des accusations faciles à vérifier puisque il y avait  6 personnes présentes lors de l’interview, dont le rédacteur en chef qui a été également auditionné suite à cette plainte directement adressée au procureur.

Le militant BDS a fourni les liens de l’article publié sur le site BDSF34 relatant l’action du 12 janvier 2019 à France 3 dans lequel deux longues vidéos rendent compte des questions et réponses. Chacun.e peut constater que la nature des propos tenus et des questions abordées sont bien loin des accusations portées.

Parmi les accusations les plus extravagantes portées contre  le comité BDS France Montpellier (puisque c’est BDS France qui est visé à travers ses militants), la présidente du CRIF dont l’imagination est débordante prétend que les militants BDS insultent les juifs qui passent devant le stand BDS sur la Comédie et annonce « (vidéo disponible) ». De même prétend-elle que les militants BDS ont projeté dans leur local des vidéos sur lesquelles ils désignent les juifs (!) et elle annonce également dans sa lettre au procureur « (vidéo disponible) ». Vidéos qui,  semble t-il , n’ont pas été versées au dossier (et pour cause !).

L’autre plainte de la présidente du CRIF vise directement José-Luis Moraguès accusé de l’insulter place de la Comédie « parce qu’elle est juive » et qu’il tient des propos de nature raciste concernant sa judéité. Le lien permettant de voir le compte rendu intégral du passage de la présidente du CRIF au stand BDS a déjà été publié. Il suffit de le revoir pour constater le caractère fallacieux des accusations.

La ville de Montpellier, via la police municipale

La troisième plainte a été déposée par la police municipale. Elle comporte deux chefs d’inculpation et se réfère à l’action du 12 janvier 2019.

Occupation illégale de l’espace public :

Il s’agit de l’occupation de l’espace public avec le stand BDS France Montpellier les samedis place de la comédie sans autorisation municipale. Cette question a fait l’objet de plusieurs auditions déjà. Le militant a réitéré l’historique des faits, la tolérance du stand pendant plus de 10 ans (sous G. Frêche, H. Mandroux et les débuts de P. Saurel). Sous la pression de groupes pro-israéliens la Ville, début juin 2015  a exigé des demandes d’autorisation pour le stand. 7 ont été déposées par 3 associations et toutes ont été refusées. La gravité des crimes commis en Palestine et à Gaza en particulier, crimes dénoncés par les grandes ONG internationales imposait d’informer la population place de la comédie.

« incitation à la violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique »

Le militant BDS a fermement récusé ce chef d’incrimination. Il a largement développé la stratégie et la philosophie  non -violente de la campagne BDS France Montpellier. Pas de violence physique ou verbale à l’égard des personnes, pas de violence physique à l’égard des biens et dans le cas ou  les les biens sont ciblés, les produits utilisés n’altèrent pas les supports. Et enfin, toutes les actions se font à visage découvert ce qui signifie que les militants BDS assument publiquement leurs actes. Les vidéos de cette action ont été remises à l’officier de police qui a pu constater le respect des principes non-violents ci-dessus.

José-Luis Moraguès remercie toutes celles et ceux qui se sont déplacé.e.s ou qui ont envoyé des messages de soutien.

 




Police et canon à eau contre le stand BDS France Montpellier.

Samedi 1er février 2020 , stand BDS France Montpellier contre le plan Trump/Netanyahu (Photo Daniel Bodin)

Contre le plan Trump/Netanyahu

Pour protester contre le plan Trump/Netanyahu la campagne BDS France Montpellier tenait son stand place de la Comédie.

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Ce samedi était un jour de manifestation nationale à Montpellier des Gilets Jaunes dès 9h du matin. L’après-midi la préfecture avait décidé d’empêcher toute manifestation et de faire le vide place de la Comédie.  Un déploiement de force exceptionnel, canon à eau  et usage massif de gaz lacrymogènes ont sévi tout au long de l’après-midi.

Saturer l’espace de drapeaux palestiniens en réponse à la volonté d’annexion de la Palestine et du nettoyage ethnique des Palestiniens et appeler à la solidarité, tel était l’objectif de la présence BDS ce jour-là.

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Le stand BDS avec son chapiteau en toile est situé au centre de la place de la Comédie. Habituellement soit il est plié dès les premiers gazages importants et les premières charges soit il se maintient si la police n’intervient pas.

Face à la gravité de l’attaque Trump/Netanyahu et la complicité du gouvernement français dont la première déclaration publique commence par « La France salue les efforts du président Trump (…)  » , le maintien de la présence des drapeaux palestiniens et du stand BDS s’imposaient ce jour là.

Dès 14h30 les CRS et la police ont occupé progressivement la Comédie, encerclé le stand BDS et tiré les premières grenades lacrymogènes sur les manifestants. Les militant.e.s BDS se sont alors déployé.e.s avec leurs drapeaux au milieu des CRS dans le périmètre proche du stand. Ces derniers ont semblé les ignorer dans un premier temps puis les ont repoussé.e.s

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Nous avons alors assisté à un mouvement de solidarité spontané et très émouvant quand les Gilets Jaunes à une cinquantaine de mètres du stand encadré par les forces de répression ont commencé à scander : « Vive la Palestine, Vive la Palestine… »

La réaction de la police a été immédiate, grenades et canon à eau sur les Gilets Jaunes et très vite les ordres sont arrivés demandant à BDS de plier son stand et d’évacuer les lieux.

L’acharnement policier et l’usage du canon à eau pour déloger une poignée de militant.e.s BDS avec drapeau palestinien qui, refusant de partir, occupaient la place du stand (que la police avait plié), n’ont fait que renforcer la solidarité et la sympathie des Gilets jaunes qui se sont reconnu.e.s dans cette volonté de résister et de ne rien lâcher : « On est lààààà ! même si Macron ne veut pas on est là… »

Voir ces moments sur la vidéo :

 

 




Nouvelles attaques contre la Campagne BDS France Montpellier

Communiqué

Cible de 12 PV de la police municipale et 8 fois auditionné en 2018 pour « Occupation illégale de l’espace public » (Stands BDS place de la comédie), José-Luis Moraguès est à nouveau convoqué le mercredi 5 février 2020 à 10h en vue d’une audition libre. « Il est soupçonné d’avoir commis ou tenté de commettre l’infraction d’incitation à la violence sur personnes dépositaires de l’autorité publique, occupation totale ou partielle du domaine public, provocation publique à la discrimination raciale, injure publique et provocation à la haine ».

Informations prises, ces chefs d’inculpations correspondraient à trois plaintes distinctes lors de trois événements qui ne justifient en rien de telles inculpations :

  •  Une action à FR3 contre l’Eurovision à Tel Aviv. Action du 28 janvier 2019, au cours de laquelle une délégation de BDS France Montpellier a été reçue quasi cordialement près de 40mn par le rédacteur en chef et qui a donné lieu à une brève dans le JT du soir.
  •  Un rassemblement (déclaré en préfecture) le 12 janvier place de la Comédie durant lequel une centaine de Gilets jaunes appelés par BDS Montpellier ont permis, par leur simple présence et sans aucun incident, l’installation du stand BDS que la police municipale refusait.
  •  Un rassemblement (déclaré en préfecture) le 9 mars 2019 place de la Comédie qui a vu le passage furtif de Mme Perla Danan, présidente du CRIF Languedoc-Roussillon également conseillère municipale et Métropole (majorité P. Saurel) qui s’est fait poliment interpeller.

 

Voici l’extrait intégral avec la présidente du CRIF :

 

 

SOLIDARITÉ CONTRE LA RÉPRESSION JUDICIAIRE

CONTRE LA RÉPRESSION ET POUR LA LIBERTÉ D’EXPRESSION DE BDS FRANCE MONTPELLIER

 

RASSEMBLEMENT LE MERCREDI 5 FÉVRIER 2020 À PARTIR DE 9H30

COMMISSARIAT CENTRAL

206 rue du Comté de Melgueil

comitebdsfrance34@gmail.com

 

 




Montpellier : la police municipale serait-elle aux ordres du CRIF ?

Samedi 21 décembre 2019, place de la Comédie Montpellier.

Depuis le 12 janvier 2019 la police municipale, aux ordres du premier magistrat de la Ville, ne s’est plus manifestée place de la Comédie pour demander aux militant.e.s de la Campagne BD France Montpellier de plier leur stand BDS, ni pour dresser de PV pour « occupation illégale de l’espace public » ou « Bruit et nuisances sonores ». En voiture ou à pied les policiers se contentaient de jeter un oeil et passaient sans rien dire. Rompant avec une tolérance  du stand BDS de 11 mois, suite à l’intervention d’une responsable d’une association communautaire juive pro-sioniste, samedi 21 décembre 2019, la police municipale brise la trève et  dresse un dix-septième PV à l’encontre du militant BDS, systématiquement ciblé : J.L Moraguès.

Le rapport direct entre l’intervention de cette personne et l’établissement du PV étant une évidence factuelle, on est en droit de se poser la question : la police municipale est-elle aux ordres du CRIF et de ses satellites ?

Une allégeance directe qui date d’au moins quatre ans

C’est au lendemain d’une manifestation de la LICRA et du CRIF du 30 mai 2015 prenant pour unique cible directe BDS Montpellier et exigeant l’interdiction de toute expression publique de BDS à Montpellier,  que cette allégeance s’est manifestée. Manifestation où la LICRA et le CRIF paradaient en tête avec à leur côtés le secrétaire fédéral du PS, un responsable de l’AJHL (Association pour un judaïsme laïque et humaniste), un directeur de théâtre  …

Dès le lendemain la mairie annonçait par voie de presse – sans en informer le comité BDS – que dorénavant la tenue d’un stand serait soumise à une autorisation dont la demande devrait être déposée deux mois avant. Cette décision rompait avec en quelque sorte « le droit coutumier » qui, depuis Georges Frêche le plus pro-israélien des maires suivi par  Hélène Mandroux et Philippe Saurel (maire depuis 2014), tous proches collaborateur.trice de G. Frêche, toléraient la présence du stand Palestine jusqu’en 2009 devenu stand BDS depuis 2009. Depuis mai 2015, la police municipale a reçu des ordres pour verbaliser la moindre apparition publique de BDS.

La préfecture également interpellée par la LICRA-CRIF n’est pas en reste qui a interdit une manifestation, fait détruire par sa police le stand BDS,   et convoqué  à trois reprises des membres du comité BDS France Montpellier en préfecture.

La police municipale aux ordres du CRIF ?

Depuis 11 mois le comité BDS a tenu 22 stands place de la Comédie sans être interpellé ni verbalisé par la police municipale. La pression des organisations pro-israéliennes n’a pas cessé puisque depuis trois mois, la préfecture qui jusque là se contentait d’accuser réception des déclarations de rassemblement déposées en bonne et due forme par le comité BDS, a ajouté sur le mail de réception :

pref

Mais jusqu’au 21 décembre la trêve du harcèlement a bien fonctionné, sans qu’évidemment aucun incident ni aucun trouble ne soit causé par la présence du stand, au contraire c’est un lieu d’affluence apprécié par les Montpelliérain.ne.s.

Que s’est-il passé le 21 décembre 2019 ?

Une responsable bien connue d’une association communautaire juive pro-sioniste, celle là même qui organise depuis plus de 40 ans la journée sioniste dite « de Jérusalem » qui commémore en présence du consul d’Israël, du Maire de Montpellier, des représentants de la Région , du Département et du PS,  « Jérusalem capitale une et indivisible de l’État d’Israël » s’est arrêtée devant le stand BDS. Après avoir lancé des regards courroucés et réprobateurs elle a ostensiblement  photographié les brochures, livres et autres documents exposés sur le stand. Son comportement  a attiré l’attention des militantes qui tenaient le stand si bien qu’elles l’ont suivie du regard et constaté qu’elle interpellait les policiers municipaux, ceux-là mêmes qui étaient passés auparavant à deux reprises devant le stand. Elle a commencé à leur parler en gesticulant à une quinzaine de mètres du stand.

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La représentante de l’association qui interpelle la police. (En haut de la roue on devine le drapeau palestinien)

… et quelques secondes après avoir parlé au téléphone, les policiers municipaux se sont dirigés vers un  militant (toujours le même) qui se trouvait de l’autre côté du globe (à 25m du stand) en train de photographier la roue avec le drapeau palestinien. Ils ont relevé son identité et établi un PV qu’il a refusé de signer et qu’ils n’ont même pas déposé sur le stand (ce qu’ils font d’habitude) et sont partis.

Chacun a pu constater que la police municipale à qui les nombreuses caméras avaient révélé la présence du stand BDS dès son installation une heure avant et dont les policiers sont passés à deux reprises à deux mètres du stand, n’avait rien trouvé à redire à cette présence du stand. Il a suffi de l’intervention d’une représentante du lobby pro-sioniste montpelliérain pour que la police intervienne et verbalise un militant.

C’est ce qui s’appelle : instrumentaliser la police municipale à des fins politiques et d’opinion.

C’est bien plus grave que de tenir un stand sans autorisation pour exiger, tels des lanceurs d’alerte, l’application du droit international et des droits humains par Israël en Palestine.

Echec d’une tentative similaire à l’Antigone des associations 2019

Déjà à l’Antigone des associations (foire aux associations), la même personne s’était agitée pendant plus d’une heure auprès des services municipaux pour faire plier le stand de la CCIPPP34 membre de BDS France et qui de ce fait diffuse le matériel BDS.

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Le stand CCIPPP34 à la foire aux associations en septembre dernier

Mais tout le réseau des amis d’Israël ainsi que ses élu.e.s ont été mobilisés (en vain!). Il faut dire que la présidente régionale du CRIF en première ligne de la manifestation contre BDS est également conseillère municipale (Majorité P. Saurel).

De même le conseiller municipal responsable de la voirie dont l’épouse est la présidente de France Israël Montpellier. Cet élu se distingue par son acharnement à faire arracher par les employés municipaux les affiches BDS et à dénigrer BDS sur les réseaux sociaux et bien sûr soutenir en coulisse et ouvertement toutes les initiatives pro-israéliennes et anti-BDS du CRIF et ses élus au sein de l’activité municipale.

On le voit ici s’affichant au repas de la journée sioniste, dite de « Jérusalem » en juin dernier.

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ON LÂCHE RIEN !!

 




Soutenez l’expression publique de BDS France Montpellier face aux interdictions et procès.

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En droite ligne de la Campagne internationale contre BDS lancée en 2014 par B. Netanyahu,  le CRIF et la LICRA ont déclenché en 2015 à Montpellier une opération d’envergure et dans la durée pour interdire toute expression publique de BDS France Montpellier. Portés par la vague d’intox pilotée par Israël sur le thème antisionisme = antisémitisme ils ont bénéficié du soutien immédiat de la Ville et de la préfecture.(1)

Grâce à l’appui du mouvement social montpelliérain puis de celui des Gilets jaunes la Ville et la Préfecture ont échoué a interdire le stand BDS place de la Comédie. Le mouvement social a ainsi prouvé que la bataille pour le droit d’expression se gagne aussi par les actions sur le terrain.

Alors la municipalité a décidé d’attaquer BDS Montpellier « au portefeuille ». Elle multiplie les PV et contraventions (17 au total). Après avoir payé une première fois le comité a décidé de contester et de faire opposition, d’où la convocation à un premier procès d’un de ses membres le 16 octobre 2019. La Ville a perdu son procès, le militant BDS a été relaxé. Malgré le silence complice des médias locaux, grâce à « Le poing » et au reportage de France 3, le mouvement social et  le grand public ont compris que c’était la liberté d’expression de BDS France qui était visée. Et de ce point de vue le choix du procès comme tribune pour BDS France a atteint sont but.

Mais les frais de procès avec avocat et témoins à la barre coûtent plus du double du prix de la contravention. Deux autres contraventions du même type sont en cours de procédure, nous ferons opposition et il devrait donc y avoir d’autres procès.

La fonctionnement de la « justice est tel que sans avocat il est difficile de gagner.  Or nous devons gagner ces procès ! pas seulement pour la tribune qu’ils nous offrent mais parce que le droit d’expression est un droit constitutionnel fondamental et que nous ne pouvons tolérer qu’il soit ainsi bafoué par ceux-là mêmes qui devraient le faire respecter !

 Pour les frais du premier procès et afin de pouvoir aller aux prochains procès nous avons besoin de votre soutien financier ! Aidez-nous à occuper le terrain !

Faites un don :  CLIQUEZ ICI

 

(1) La campagne internationale contre BDS qui frappe l’Europe n’a pas épargné la France. En plus des intimidations et judiciarisation de la répression comme à Montpellier et ailleurs, aujourd’hui le danger se profile également sous la forme d’un texte en cours de préparation au vote du Parlement qui vise à interdire toute critique de l’État d’Israël .




Montpellier : Relaxe totale et sans appel

 

8h15, avant le procès, une partie du soutien. Une cinquantaine de personnes passeront dans la matinée.

UN PROCÈS RÉVÉLATEUR

Mercredi 16 octobre 2019 un membre de la campagne BDS France Montpellier comparaissait devant le tribunal de police pour avoir fait opposition à une ordonnance pénale l’intimant de payer une amende de 99€. La contravention a été dressée le 19 mai 2018 à 16h01 (on notera le sérieux de la précision) place de la comédie. Motif de la contravention au nom de José-Luis Moragues : « Bruit portant atteinte à la tranquillité du voisinage ou à la santé de l’homme » selon divers articles du code de la Santé Publique.

Chacun sait aujourd’hui que le prévenu est membre du comité BDS France Montpellier. Que le comité avait déposé ce jour là une déclaration de manifestation en bonne et due forme en préfecture, que cette manifestation était autorisée et que de mémoire de manifestant.e on n’a jamais vu quiconque être accusé.e et poursuivi.e pour avoir fait du « bruit » lors d’une manifestation. Il y a pire puisque à 16h01 la manifestation partie de la comédie à 15h30 environ arrivait aux abords de la place Jean Jaurès et que sur place de la Comédie il ne restait que deux personnes qui discutaient avec les passant.e.s au stand BDS. Pas de quoi troubler la « tranquillité du voisinage » et encore moins la « santé » de quiconque.

Les explications du prévenu, le témoignage en présence, des deux personnes du stand et les attestations écrites de cinq autre personnes déclarant avoir vu le prévenu place Jean Jaurès à 16h ont eu raison de l’accusation. Le ministère public (un commissaire de police dans le cas du tribunal de police) a piteusement battu en retraite et Mme la juge a prononcé sur le champ la relaxe réclamée par l’avocat du prévenu.

Pris isolément et hors contexte on pourrait rire d’une nouvelle preuve de l’incompétence de la maréchaussée ou d’un fonctionnaire de la police municipale.

Mais rien ne serait plus réducteur et dangereux que de s’en tenir à cette lecture superficielle et anecdotique.

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Banderole des Gilets jaunes des Près d’Arènes-Montpellier

Cet événement révèle une évolution significative dans au moins trois domaine de la vie publique dans notre pays :

  • Une extension et généralisation des atteintes à la liberté d’expression et de manifester en particulier
  • L’instrumentalisation du judiciaire contre les libertés fondamentales
  • Le renforcement et l’extension de la place de la police dans l’exercice du pouvoir politique

Dans la « Bataille de la Comédie » BDS France Montpellier qui revendique le droit de se rassembler et d’exprimer sur les lieux publics la solidarité avec le peuple palestinien et notamment avec les grandes Marches du retour, se trouve confronté à ces évolutions du pouvoir. Cette évolution vers un État autoritaire et policier qui progresse derrière le masque du sécuritaire n’hésite pas à s’instruire de l’État spécialiste du contrôle des populations civiles : Israël. Si bien que les défenseurs de l’apartheid israélien trouvent facilement les moyens de faire adopter leur vision du monde et infiltrer les éléments de la campagne internationale contre le BDS lancée en 2014 par B. Netanyahu.

La collusion avec l’idéologie sioniste en général et contre BDS en particulier n’est pas seulement le résultat d’un opportunisme électoraliste et politicien local, elle est malheureusement plus que ça. Elle signe le partage le partage d’une vision du monde fondée sur le colonialisme et l’hégémonisme occidental.

Voir les commentaires sur le procès :

Reportage vidéo de France 3 Montpellier :
Vidéo de BDS France Montpellier :




Montpellier : Ensemble, ripostons à la répression policière et judiciaire !

 

les 24 signataires du rassemblement :

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Construire la riposte !

Riposter le plus largement à la répression policière et judiciaire qui frappe tous ceux et celles qui dans le mouvement social s’opposent fermement aux politiques néo-libérales et à leurs conséquences dans tous les domaines (social, climat, libertés etc.) tel était – par delà le soutien ponctuel à BDS France Montpellier – le but de ce rassemblement.

En effet, l’état a instrumentalisé le terrorisme pour faire passer les lois de l’État d’urgence et « anticasseurs » dans le code pénal. Les mesures de contrôle de la population civile expérimentées dans et contre les quartiers populaires sont  aujourd’hui banalisées et deviennent la norme quotidienne. Ces mesures sont destinées à contrôler la société civile, mâter la moindre velléité de révolte et de rébellion. Cette « force de dissuasion massive » s’exerce à deux niveaux : par les violences policières (blessures, coups, entraves à la liberté de manifester, arrestations arbitraires etc.) et la violence judiciaire via les lois scélérates, les abus de droit…etc.

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Banderole des Gilets jaunes (RP- Près d’arènes)

Un rapport de force global est nécessaire afin de mettre en évidence la nature politique de la répression, son ampleur et constituer une force de riposte et de résistance capable de bloquer et faire reculer la répression.

Avec d’autres, BDS France Montpellier, travaille activement et appelle à travailler à la création d’une liste d’information pour la mise en route de la solidarité face à la répression policière et judiciaire.

Se soumettre ou désobéir ?

Le rassemblement de ce 12 octobre a été déclaré en préfecture par BDS France dans les formes et délais. La préfecture a refusé « préventivement » de l’autoriser  au motif que les déclarants n’avaient pas d’autorisation municipale pour installer, tables, chapiteaux, stands…

Cet événement illustre parfaitement à la fois le contexte général d’atteinte aux libertés d’expression et l’alternative qui en résulte pour les mouvements sociaux : se soumettre aux atteintes à la liberté d’expression (aux injustices, aux politiques néo-libérales etc.) ou résister et riposter en optant pour la désobéissance civile.

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Stand du MAN (Mouvement pour une alternative non-violente)

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stand du MAN

Comble d’ironie (mais il n’y a pas de hasard), le matin même deux militants de BDS France recevaient par courrier un « Rappel à la loi » du Procureur de la République pour « Organisation d’une manifestation sur la voie publique sans déclaration ». On observera que la date de cette manifestation remonte au 3 décembre 2018, que c’est un lundi et que BDS France Montpellier n’a aucune trace de manifestation ce jour là.

Mais peu importent les faits réels pour un pouvoir qui  instrumentalise le droit et les règlements. José-Luis Moragues ne passe t-il pas en procès le 16 octobre pour avoir fait du « bruit pouvant porter atteinte à la santé de l’homme » en un lieu et une heure où il n’était pas (lors d’une manifestation déclarée (celle-là !) .

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Extinction Rébellion

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Les militant.e.s d’Extinction Rébellion

SUCCÈS DU RASSEMBLEMENT

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Dans la bonne humeur, de nombreuses discussions et l’avis plusieurs fois exprimé qu’il faut renouveler ce genre d’initiative…

Une centaine de personnes ont participé au rassemblement aux côtés d’une centaine de Gilets jaunes qui ont retardé leur départ en manifestation pour regarder la troupe  « Palestine »  invitée par l’Association des Palestiniens Languedoc-Roussillon. La troupe oeuvre pour le soutien aux enfants palestiniens emprisonnés. (troupe.palestine.dabkeh@gmail.com)

Une délégation de BDS France 30 était là qui a versé 100€ de soutien pour les frais de procès…

Plusieurs prises de parole ont eu lieu (vidéos en cours de montage) voir les « live » sur FB :

Campagne BDS France Montpellier 

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La troupe « Palestine »

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La police a fait quelques passages sans intervenir.

 




BDS Montpellier : Soutien à Gaza malgré les interdictions et intimidations !

 

Sous la protection des gilets Jaunes le chapiteau BDS est acheminé à sa place habituelle, au coeur de la place de la Comédie.

Double peine pour BDS France Montpellier :

Samedi 5 octobre 2019 c’est la double peine pour BDS Montpellier ! A l’interdiction permanente de la Mairie de tenir le stand BDS place de la Comédie, la préfecture, pour la première fois « n’autorise pas » le rassemblement. La préfecture qui le mardi  1er octobre avait accusé réception d’une déclaration de rassemblement BDS (ce qui vaut autorisation), se dédit et envoie un mail vendredi pour dire qu’elle n’autorise plus le rassemblement.

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Habitué de ce genre d’intimidations de la part de la préfecture et en désobéissance civile par rapport aux abus de droit de la Mairie qui refuse systématiquement toutes les demandes d’autorisation, pour appeler au soutien des marches du retour à Gaza et dénoncer l’assassinat d’un  jeune palestinien de 28 ans et les 54 blessés lors de la 77ème Marche du Retour vendredi 4 octobre, BDS France Montpellier avait décidé de maintenir sont stand place de la Comédie.

LA FORCE DE LA SOLIDARITÉ

Les samedis après-midi,  les Gilets Jaunes sont l’élément central de la place de la Comédie. Ils.elles sont habitué.e.s à y voir le stand BDS où de très nombreux d’entre eux-elles s’arrêtent, signent, discutent et saluent son maintien malgré les interdictions abusives.

Aussi, aller les voir, leur parler des interdictions, du procès de l’un d’entre eux et solliciter leur solidarité et leur appui semblait une évidence. C’est ce qu’ont fait les militant.e.s de BDS France Montpellier .

Une cinquantaine de Gilets Jaunes installent le stand à « sa place » sur la comédie. L’après-midi se passera sans présence policière et avec une très bonne affluence au stand où de nombreuses signatures ont été collectées contre le procès intenté à José-Luis Moragues.

MESSAGE DE SOLIDARITÉ AVEC BDS FRANCE MONTPELLIER DEPUIS GAZA

Soutien de Gaza sous blocus à BDS France-Montpellier et à José-Luis Moragues

Comme palestinien francophone de Gaza , j’apprécie beaucoup comme tous les Palestiniens la solidarité internationale avec notre cause de justice. Une solidarité qui se développe en France contre l’oppression et contre les mesures atroces de l’occupation israélienne à l’encontre du peuple palestinien qui résiste par tous les moyens pour sa liberté et pour la paix et la justice.

Parmi les associations très actives en France de la solidarité avec le peuple palestinien BDS-France –Montpellier qui organise le soutien depuis le début de la grande marche du retour dans la Bande de Gaza commencée le 30 mars 2018 et se poursuit dans nos jours malgré un bilan très lourd. Une initiative non-violente courageuse de la part de la société civile qui veut en finir avec le blocus israélien inhumain imposé d’une façon illégale aux Palestiniens de Gaza depuis plus de treize ans.

De Gaza l’enfermée, je soutien BDS-France-Montpellier et ses membres actifs comme José-Luis Moragues, qui se mobilisent tous les jours dans la ville de Montpellier au travers de rassemblements pacifiques pour dénoncer l’injustice en Palestine et pour expliquer à la population locale la situation dans la Bande de Gaza avec le blocus et la marche du retour.

Ziad Medouk

Professeur de français à l’université

Chercheur francophone de Gaza

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Stand BDS France Montpellier 5 octobre 2019