23/10/26

Stop aux livraisons militaires à Israël ! Des moyens pour les écoles, pas pour les génocides !

Appel au rassemblement le 31 octobre devant le ministère des Armées à 14h.

Plus de 60 organisations ont rejoint l’appel à mobilisation du mois d’octobre contre les livraisons d’armes françaises à Israël, à l’appel de l’AFPS, de la campagne BDS France, d’Urgence Palestine et de Stop Arming Israel France. Une multitude d’actions ont été organisées à travers la France pour dénoncer la complicité des entreprises, des universités, des compagnies de transport et du gouvernement dans le génocide contre le peuple palestinien.

Dans le même temps, et depuis plusieurs semaines, une colère légitime a gagné les lycées, les facultés, puis la rue tout entière. Lycéen·nes et étudiant·es ont bloqué leurs établissements, tenu des assemblées générales, pris la parole et crié leur colère. Ils et elles ont été réprimé·es. Le 17 octobre, le monde syndical, politique et salarié les a rejoint·es pour les soutenir et exprimer le même sentiment de révolte. 

Ces luttes ne sont pas nées au même endroit et ne portent pas les mêmes revendications. Pourtant, le drapeau palestinien a flotté sur tous les blocus et dans tous les cortèges. Pourtant, les organisations de solidarité avec la Palestine appellent elles aussi à faire cesser la répression et à soutenir les revendications des lycéen·nes et des étudiant·es. Ce n’est pas un hasard. Les gouvernements successifs suppriment des postes d’enseignant·es tout en faisant de l’effort militaire une priorité intouchable, et ils laissent des entreprises françaises fournir l’armée qui écrase Gaza. On nous répète qu’il n’y a pas d’argent pour remplacer les profs absent·es ou rénover les lycées. Il y en a pour la loi de programmation militaire. Il y en a pour une industrie qui arme un État génocidaire. C’est un choix, et nous le refusons.

La répression qui frappe aujourd’hui les mobilisations, des militant·es pour la Palestine aux lycéen·nes devant leurs blocus, procède de la même logique. Ce mois de mobilisations l’a montré : la violence coloniale n’est ni abstraite ni inévitable. Elle repose sur des armes et des composants qui se fabriquent, s’acheminent et se vendent, ici, en France. Les syndicats l’ont montré : il est possible d’agir concrètement pour briser cette chaîne d’approvisionnement.

Le 8 octobre dernier, nous étions encore alerté·es d’une livraison imminente de matériel militaire produit en France et destiné à Elbit Systems Land, via un vol Air France de Roissy Charles de Gaulle pour Tel Aviv. La mobilisation syndicale et populaire a permis de faire pression sur Air France, qui a annulé ce chargement, et sur le gouvernement. Nous poursuivons la mobilisation, car nous devons dénoncer chaque livraison, chaque maillon de la chaîne d’approvisionnement des crimes israéliens, et enrayer la machine de guerre israélienne. Ces livraisons sont autorisées par le gouvernement, en totale violation du droit international.  

Nous appelons à un rassemblement le 31 octobre à 14h devant le ministère des Armées, pour clôturer ce mois d’actions en exigeant :

  • l’arrêt immédiat de toute livraison d’armes et de composants militaires à Israël par des entreprises françaises ;
  • la transparence complète sur les licences d’exportation accordées ;
  • l’arrêt de la répression contre les mobilisations lycéennes, étudiantes et de solidarité avec la Palestine ;
  • des moyens à la hauteur des revendications lycéennes et étudiantes, pour l’école publique et l’université et non pour la guerre ;

Lycéen·nes, étudiant·es, personnels de l’éducation, syndicalistes, soutiens de la Palestine : venons ensemble, pacifiquement et massivement.

Ensemble, nous avons le pouvoir de faire cesser toute coopération militaire et tout commerce d’armement entre la France et Israël !

De l’argent pour l’éducation, pas pour l’industrie de la mort !

Appel du mois contre l’armement : UP, BDSF, SAIF, AFPS et plus de 60 organisations