La France doit mettre en place un embargo contre le régime génocidaire israélien, plutôt que d’offrir une vitrine à ses technologies militaires !
Du 15 au 19 juin prochain, le salon Eurosatory, l’un des plus grands salons de l’armement au monde, se tiendra de nouveau en région parisienne. Et de nouveau, une trentaine d’entreprises israéliennes du secteur comptent parmi les exposants. Comme elles s’en vantent elles-mêmes, ces rencontres représentent des opportunités économiques conséquentes pour ces industriels, qui mettent en avant des technologies « testées au combat » – c’est-à-dire dans le cadre de crimes de guerre et de crimes contre l’humanité commis contre les Palestinien·nes.
Alors qu’Israël poursuit son génocide à Gaza, maintient son régime d’apartheid et d’occupation militaire, accélère la colonisation de peuplement et le nettoyage ethnique des Palestinien·nes de Cisjordanie, ainsi que l’invasion et les massacres au Liban, comment peut-on justifier d’offrir une telle vitrine et un tel soutien aux industriels du génocide ?
La France doit au contraire, en vertu de ses obligations internationales, tout mettre en oeuvre pour prévenir ces actes de génocide, et donc cesser d’alimenter l’économie et la logistique de la machine de guerre israélienne contre le peuple palestinien. Elle doit cesser tout commerce, transfert et livraison d’équipements militaires et composants à double-usage vers Israël. En particulier, l’Assemblée générale de l’ONU, par sa résolution votée le 18 septembre 2024 par 147 États, dont la France, a enjoint aux États de prendre une série de mesures dont celle consistant à interdire « toute exportation d’armes ou de matériels connexes en direction d’Israël ».
Certes, des restrictions vis-à-vis de représentants du gouvernement israélien et d’entreprises israéliennes ont été annoncées ce lundi 1er juin. Mais nous avons l’habitude du « en même temps » qui caractérise la politique du gouvernement actuel. La rhétorique visant à distinguer les armes « offensives » de celles « défensives » ne tient pas, et c’est l’ensemble des technologies militaires et de surveillance israéliennes qu’il faut interdire, dès lors qu’elles fournissent l’armée et le régime israéliens, alimentent leur économie et la répression quotidienne du peuple palestinien. Ces technologies israéliennes servent aussi à réprimer les peuples à travers le monde, et notamment les personnes en exil, en équipant l’Agence européenne des gardes frontières Frontex.
La Campagne BDS France exige :
- L’annulation de toute participation israélienne à Eurosatory ;
- La fin de tout partenariat y compris dans le domaine de la recherche avec l’industrie de l’armement et de la surveillance israélienne ;
- La mise en place d’un embargo militaire total, contre tout commerce, livraison et transfert de matériel militaire et de biens à double usage depuis et vers Israël.
La Campagne BDS France rejoint les mobilisations citoyennes de la coalition Guerre à la Guerre contre Eurosatory, marché de la guerre et de la surveillance. Elle renouvelle son soutien et sa participation aux mouvements contre la tenue de ce salon de la guerre contre les peuples.
