Concert et Marche « Mehadrin dégage » 28-29 juin

BUS ET COVOITURAGE :
OÙ QUE VOUS SOYEZ CONTACTEZ : mehadrindegage@gmail.com

A Montpellier : bus (A/R) départ samedi 29/06, à 9h parking Géant Casino (av. du mas d’Argelliers).
10€ (inscrivez-vous : mehadrindegage@gmail.com)
A Marseille : bus (A/R) précisions : norabenameur@hotmail.fr

L’entreprise israélienne Agrexco a été liquidée en septembre 2011 et dans le port de Sète, depuis le 15 avril 2013, plus aucun bateau ne décharge des fruits et légumes en provenance d’Israël. La  bataille victorieuse contre Agrexco est la preuve que le boycott est l’arme – non violente – la plus efficace contre l’état d’Israël.

Le 9 février 2013, forts de la victoire contre Agrexco, les paysans palestiniens et la société civile palestinienne ont lancé un appel international et nous demandent de mener campagne contre le commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes.

Pour l’Europe ils désignent comme cible N°1 de cette campagne, l’entreprise Mehadrin (Jaffa) qui est devenue après la liquidation d’Agrexco le premier producteur et exportateur israélien de fruits et légumes.

Mehadrin est une entreprise pilote dans la colonisation de la Palestine. Elle chasse les palestiniens, leur vole la terre, l’eau et les fait travailler sur leurs propres terres comme des esclaves. Elle exporte illégalement les produits des colonies.

Le siège social et le centre d’emballage de Mehadrin se trouvent à la ZAC du Barret à Chateaurenard (à 10km d’Avignon) sans enseigne visible, dans la plus grande discrétion.

Nous manifesterons dans Avignon et nous marcherons sur Mehadrin pour exiger la fin du commerce avec Mehadrin et avec  toutes les entreprise agroalimentaires israéliennes. Comme le font les Palestiniens en Cisjordanie, nous planterons un village de tentes à Chateaurenard pour reprendre à Mehadrin les terres volées aux palestiniens et lui dire : Mehadrin dégage d’ici et de Palestine !


VOUS AUSSI

PARTICIPEZ À LA GRANDE MARCHE
« MEHADRIN DEGAGE!  »
DU 29 JUIN 2013
D’AVIGNON À CHATEAURENARD !

Vendredi 28/06 19h- 22h

Concert de solidarité
« Mehadrin dégage »
à Avignon

Avignon est la plus grande ville à proximité de Chateaurenard (siège social de Mehadrin).
Ce concert se tiendra dans un quartier populaire d’Avignon.
Il a pour objectif premier, d’informer les quartiers populaires qui ont joué un rôle déterminants dans les grandes mobilisations contre la guerre israélienne de l’hiver 2008-2009 contre Gaza et comme second objectif : mobiliser les haboitants de ces quartiers pour la marche du lendemain.
Salle MPT Champfleury
2 rue Marie Madeleine
84000 Avignon
CAMPAGNE CONTRE LE COMMERCE

AVEC LES ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES ISRAÉLIENNES

Après la victoire du BDS Européen contre Agrexco en septembre 2011, et après analyse de la situation, le BDS Européen, coordonné par le BNC, avait désigné Mehadrin comme cible principale du boycott dans le champ des entreprises agroalimentaires.
Sans perte de temps, dès le 22 novembre 2011 avait lieu, avec succès, la première journée européenne contre Mehadrin. Une seconde journée d’action européenne contre la même cible devait avoir lieu en novembre 2012.
La tenue du Forum Mondial sur la Palestine aux même dates a décalé de deux mois et demi la tenue de cette journée européenne. `

Entre temps, le BNC a rassemblé 16 organisations palestiniennes, dont toutes les organisations paysannes palestiniennes, qui ont lancé le 9 février 2013 l’Appel à une campagne internationale contre le commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes (CCEAI).

Cet appel du 9 février s’est accompagné d’une brochure de 30 pages « Farming Injustice » (*) qui précise les motifs de cette campagne, ses cibles et ses objectifs. Elle constitue bien évidemment, pour le mouvement de solidarité international,  le texte stratégique de référence pour cette campagne, laquelle inclue désormais les paysans et les pêcheurs de Gaza. 

(*) Commandes : mehadrindegage@gmail.com
Prix de vente en nombres  0,50€ + frais de port  – Prix public : 1€.
Brochure à lire sur le web  
http://www.protection-palestine.org/spip.php?article12355
Samedi 29/06,
12h30 gare d’Avignon:
Marche « Mehadrin dégage »
d’Avignon à Chateaurenard.


Cette « marche »  se décompose en trois parties :

-1- MANIFESTATION
Départ 12h30 devant la Gare (centre ville) d’une Manifestation (avec les marcheurs devant) qui parcourra en aller-retour l’avenue principale d’Avignon, de la Gare à la place de l’horloge. Le but étant d’informer la population de l’action, se faire voir, de faire du bruit et que la ville parle de l’événement (banderoles, drapeaux, tracts, slogans avec sono etc.. De là nous défilerons ensuite dans les quartiers populaires d’Avignon. En vue d’informer et de rallier à la marche les personnes sensibilisées la veille par le concert. Tous-tes les participants-tes sont invités à participer à la manifestation.

-2- LA MARCHE
Au sortir d’Avignon nous marcherons vers le sud en direction de Chateaurenard (12 km environ). L’idée de la Marche s’inspire des thèses de la non violence et des actions non violentes comme les marches d’hier ou d’aujourd’hui en Inde, des grèves de la faim ou des jeûnes.  Quand Gandhi faisait une marche (avec d’autres) ou une grève de la faim il démontrait sont refus de coopérer avec l’ordre en place et affirmait des valeurs pour lesquelles il était prêt à mettre sa vie en jeu. Quand les prisonniers palestiniens font grève de la faim, ils affirment dans le même esprit qu’ils sont prêts à mettre leur santé voire leur vie en jeu pour dénoncer et combattre la barbarie de l’occupant en vue de provoquer un mouvement de solidarité obligeant l’occupant à reculer. Ce faisant ils montrent qu’ils n’ont pas peur de l’occupant et que ce sont eux qui disposent de leur avenir et pas l’occupant …

Bien évidemment, nous n’en sommes pas là !! Mais il y a dans la Marche l’idée qu’on ne recule pas devant l’effort, qu’on est prêts à « payer » de sa personne pour une cause supérieure. On marche 12 ou 15 km, sous le soleil etc. C’est à dire que par une action physique demandant un effort on démontre collectivement notre détermination à mener la bataille contre Mehadrin.

-3-  LE « VILLAGE DE TENTES » AUTOUR DE MEHADRIN et MEETING
En arrivant devant l’entreprise nous monterons « un village de tentes » (une trentaine) en hommage et en écho aux actions palestiniennes (depuis janvier 2013) de récupération des terres (Bab Al Sham, Bab al Karamah, Al Manatir etc.)

Malgré les milliers de Km qui nous séparent de la Palestine, nous affirmerons ainsi symboliquement que Mehadrin doit« dégager » d’ici tout comme il doit dégager des terres volées en Palestine et que nous le pourchasserons jusqu’à ce qu’il « dégage » . Nous donnerons la parole en particulier à un représentant palestinien de la CCEAI palestinienne qui aura fait la marche avec nous.

A L’INITIATIVE DE BDS FRANCE DANS LE CADRE DE LA CAMPAGNE CONTRE LE COMMERCE AVEC LES ENTREPRISES AGROALIMENTAIRES ISRAÉLIENNES, CETTE MARCHE EST OUVERTE À TOUTES LES ORGANISATIONS MEMBRES OU NON DE BDS FRANCE QUI VOUDRONT BIEN LA SOUTENIR SUR LES BASES DE CET APPEL.
Une coordination générale sest en place pour la préparation et l’animation des 28/29 juin.
Pour y participer contacter :  mehadrindegage@gmail.com

Suivez les infos sur le site : www.mehadrindegage.org

Page FB :
https://www.facebook.com/MehadrinDegage?fref=ts

Evenement FB :  
https://www.facebook.com/events/399788423467148/400661890046468/?notif_t=plan_mall_activity

Une affiche de la Marche avec une meilleure définition pour tirages 35 X 50 sera envoyé à la demande :
mehadrindegage@gmail.com

 




Non à l’interdiction du concert de solidarité avec la Palestine

Campagne contre le commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes

COMMUNIQUÉ DE PRESSE 16/06/2013

Après avoir donné son accord, la Mairie d’Avignon vient de retirer le prêt d’une salle pour un concert de solidarité avec la Palestine le vendredi 28 juin 2013 à la Maison pour Tous de Champfleury.

La Mairie aurait-elle quelque chose à craindre d’un concert de 3h dans une salle de MPT de moins de 100 places avec un groupe Rap d’Avignon et un chanteur Kabyle de Marseille ?

Ou aurait-elle subi les pressions de l’entreprise agroalimentaire Mehadrin-Jaffa ?

Celle-ci basée, dans le plus grand incognito, à la ZAC du Barret à Chateaurenard craindrait-elle qu’on apprenne qui elle est, ce qu’elle fait en Palestine et d’où viennent ses produits !

Mehadrin Jaffa semble avoir peur de la campagne d’information lancée contre elle par la Campagne BDS France en réponse à l’appel du 9/02/2013 de 17 organisations palestiniennes, dont toutes les organisations paysannes : « Campagne contre le commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes ! » Elle a peur de la Marche du samedi 29 juin, d’Avignon à Chateaurenard.

Dans l’Appel du 9/02/2013, les Palestiniens déclarent :

« (…) Les sociétés d’exportation israéliennes telles que Mehadrin et Hadiklaim participent à la colonisation israélienne de la terre palestinienne en utilisant de l’eau palestinienne volée et en faisant pousser des cultures de rente pour l’exportation dans des colonies illégales établies sur des terres du territoire palestinien occupé d’où les fermiers palestiniens ont été chassés. Ces sociétés profitent aussi du siège de Gaza.

Le commerce international en plein essor avec des sociétés qui exportent les produits des colonies renforce la viabilité de l’entreprise de colonisation illégale d’Israël. Il encourage aussi et finance l’expansion des colonies et la dépossession continue des paysans palestiniens.(…) »

Mehadrin-Jaffa est une entreprise coloniale dont la production dans les colonies est illégale et dont l’entrée des produits devrait être interdite sur le marché Européen. Voilà l’information quelle tente d’étouffer et voilà ce que nous ferons savoir les 28/29 juin et au delà, quelles que soient les tentatives d’obstruction en France et en Europe de l’entreprise israélienne Mehadrin-Jaffa .

Nous demandons à la Mairie d’Avignon de rétablir l’autorisation qu’elle avait accordée pour le concert du 28 à la MPT de Champfleury.

Avec le soutien :

– Le Collectif Vaucluse pour une Paix Juste et durable entre Palestiniens et Israéliens

– Solidaires 84 – Avignon

– Sud-Education 84




Interview BDS dans « Le Courrier de l’Atlas »

« Boycott, Désinvestissement, Sanctions » : Non au régime d'apartheid israélien
Des militants mobilisés pour inviter Julien Clerc à refuser de cautionner l’apartheid en se produisant en Israël.

LCDL : Quand et pourquoi est né BDS ?

Imen HABIB : La campagne BDS a été initiée en 2005 par une coalition de 173 associations de la société civile palestinienne.
En effet, en juillet 2005, soit un an exactement après l’avis de la Cour Internationale de Justice demandant le démantèlement du mur de l’apartheid construit par la puissance occupante israélienne, ces diverses  organisations, forces syndicales et associations palestiniennes ont lancé l’appel au BDS, dont voici un extrait :
« Nous, représentants de la Société Civile Palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël, tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. Ces mesures de sanction non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international ».
Cette campagne s’est développée depuis lors à l’échelle internationale, dans d’innombrables opérations de « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » (BDS), contre le régime d’apartheid israélien en s’inspirant de la campagne victorieuse contre l’apartheid en Afrique du Sud.

En quoi consiste la Campagne BDS France ?

La Campagne BDS France (www.bdsfrance.org) est la plus large coalition pour le BDS en France. Elle regroupe environ une cinquantaine d’organisations, partis syndicats et comités locaux un peu partout en France.
Du boycott culturel, universitaire, à la Campagne contre le Commerce avec les Entreprises Agroalimentaires Israéliennes, en passant par la campagne contre l’Euro Espoirs en Israël, les activités et initiatives de la Campagne BDS France mais aussi des campagnes BDS au niveau international sont nombreuses.

Au temps de l’Afrique du Sud le boycott allait de soi, pourquoi ce n’est pas le cas quand il s’agit d’Israël ?

Effectivement,  il y a  là une forme d’hypocrisie à ce sujet. Certains appellent très librement au boycott de la Chine pour son non-respect des droits de l’Homme au Tibet, ou au boycott de l’Ukraine comme on l’a vu lors de l’ Euro 2012, mais dès lors qu’il s’agit d’Israël on cherche à enrober le discours.
On essaye de faire croire qu’il n’y a pas matière à BDS contre ce régime, comme si l’on voulait absolument ignorer ses innombrables exactions quotidiennes contre le peuple palestinien, ignorer l’occupation et la colonisations illégales, le régime de lois qui a créé des statuts différents pour les palestiniens, de citoyens de seconde zone en Israël, à résidents de Jérusalem, de non citoyens sous régime militaire d’occupation dans les territoires occupés, à assiégés sans aucun droit à Gaza.
Et avec tout  cela, l’Union Européenne, malgré sa condamnation de la colonisation, développe chaque année de nouveaux accords et partenariats avec Israël. C’est scandaleux, et c’est aussi contre cela entre autres que la Campagne se mobilise. Pour obtenir enfin que les sanctions légales prévues par l’UE soient enfin appliquées contre Israël, et qu’il cesse de bénéficier du régime d’exception dont il jouit.

Parlez-nous de vos prochaines actions.

Depuis des mois nous menons partout en France et aussi en coordination européenne une campagne d’information et de sensibilisation appelée « Carton Rouge pour Israël ».
Durant l’Euro Espoirs en Israël, nous organisons aussi  des mobilisations dans plusieurs villes pour dénoncer la décision de l’UEFA de maintenir l’Euro en Israël.
Au niveau culturel, la Campagne BDS France a écrit à de nombreux artistes qui étaient invités en Israël pour leur expliquer en quoi leur venue serait utilisée à cautionner le régime israélien et ses aspects revendiqués comme « démocratiques », et à dissimuler tous ses aspects sombres comme par exemple l’épuration en cours des Bédouins palestiniens citoyens d’Israël pour la judaïsation du Néguev.
Tout récemment elle s’est adressée à Julien Clerc qui a prévu de se produire en Israël en Juillet prochain. Pour l’en dissuader, des militants se sont mobilisés dans plusieurs villes où il s’y est produit pour l’inviter à refuser de cautionner l’apartheid en jouant là bas. Même s’il vient d’annoncer qu’il ira quand même, nous continuerons à l’interpeller, comme tout artiste français qui prévoira de se produire en Israël !
Au niveau de la Campagne contre le Commerce avec les Entreprises Agroalimentaires Israéliennes, une marche est prévue le 29 juin prochain au départ d’Avignon pour dire « Méhadrin dégage ! » (Méhadrin est le principal exportateur de produits agricoles israéliens qui bénéficie d’exemption de taxes et de tarifs douaniers préférentiels pour tous les produits qu’il importe dont des produits des colonies)
Le 8 juin prochain, un concert dans le cadre de la Campagne BDS France « Justice en Palestine » est organisé  à la Courveuve avec les artistes : …Toutes nos actualités sont publiées sur le site de la Campagne BDS France www.bdsfrance.org. Nous invitons toute les personnes motivées à développer la Campagne BDS en France à nous rejoindre !
Voir également l’interview de Nordin Idir qui nous parle de l’Euro Espoir de football.

Source : http://www.lecourrierdelatlas.com/490505062013-Boycott-Desinvestissement-Sanctions-Non-au-regime-d-apartheid-israelien.html




Les Palestiniens : un peuple que l’occupant aimerait tant pouvoir oublier

Lors des dernières élections israéliennes, aucun parti sioniste n’a voulu parler de la Palestine, comme si les lieux communs habituels (« Nous n’avons pas de partenaire pour la paix », « Les Palestiniens veulent continuer la Shoah et jeter les Juifs à la mer » …) faisaient consensus.

Les sionistes ont eux-mêmes détruit leur projet historique : un Etat juif « ethniquement pur » ou en tout cas largement hégémonique. Il y a aujourd’hui 50% de Palestiniens entre Méditerranée et Jourdain. Le projet historique du sionisme (le « transfert », c’est-à-dire l’expulsion des Palestiniens au-delà du Jourdain), ne semble plus possible, sauf guerre généralisée. Alors comment maintenir la domination ? Fragmenter la Palestine, la transformer en bantoustans éclatés. L’apartheid s’officialise. Comme une telle situation est difficile à terme à gérer, il est vital pour l’occupant d’internationaliser la guerre.

Les révolutions arabes : un processus inachevé

Quand Moubarak est tombé, les dirigeants israéliens ont eu peur. C’est l’époque où l’ancien ambassadeur israélien au Caire Zvi Mazel déclarait : « les révolutions arabes, une catastrophe pour les Juifs ! ». Jusque-là, vis-à-vis du monde arabe, les dirigeants israéliens étaient les meilleurs élèves de l’impérialisme américain dans le cadre du « choc des civilisations » et de la « guerre du bien contre le mal », le mal étant bien sûr les Arabes et plus généralement les musulmans.

En même temps, depuis l’arrivée des premiers colons sionistes, il y a toujours eu des accords avec des dirigeants arabes « compréhensifs » : dès le début du XXe siècle, des féodaux absents ont vendu leurs terres aux sionistes, provoquant l’expulsion des métayers palestiniens. Dans les années 30, les souverains hachémites (la future Jordanie) ont signé avec les dirigeants sionistes un plan de partage de la Palestine. En 1948, les armées des Etats arabes se sont battues pour leur propres intérêts et jamais pour les Palestiniens. D’ailleurs la Jordanie a annexé Jérusalem et la Cisjordanie tandis que l’Egypte annexait Gaza. Ils n’ont pas songé à la création d’un Etat palestinien. En 1970, le roi Hussein de Jordanie a écrasé les Palestiniens (septembre noir, 30000 morts) avec une aide militaire israélienne décisive. Pendant la guerre du Liban, les Israéliens se sont alliés aux Phalangistes pour écraser l’OLP (Sabra et Chatila). La Syrie de Assad, l’Irak de Saddam et la Lybie de Kadhafi ont voulu « domestiquer » l’OLP et leurs tueurs se sont spécialisés dans la liquidation de ses militants. L’Egypte de Sadate a signé une paix séparée avec Israël pour mieux abandonner les Palestiniens.

Moubarak était devenu le prototype du collabo, poussant l’Autorité Palestinienne à capituler et faisant construire des herses pour couper les tunnels à Gaza. Sa chute a été une rude perte pour le sionisme.

Tout d’un coup, les Arabes décrits quotidiennement comme des « terroristes » et des « intégristes » fanatiques sont descendus dans la rue pour revendiquer la justice sociale, la fin de la dictature et de la corruption ou la dignité.

Seulement voilà, les révolutions arabes sont inachevées. Les capitalistes, les affairistes et la nomenclature militaire se sont reconvertis sans problème dans le soutien à des partis islamistes et bourgeois (frères musulmans en Egypte, Ennahda en Tunisie …). Le seul modèle épargné par les révolutions (à l’exception de Bahreïn), ce sont les régimes féodaux, esclavagistes, patriarcaux, ultracapitalistes et pourris de fric des monarchies du Golfe. Avec ceux-là, les dirigeants israéliens ne se sentent pas menacés. Israël et les monarchies du Golfe sont les deux pièces maîtresses qui permettent à l’impérialisme américain de tenir le Proche-Orient.

En Egypte, le nouveau pouvoir a un peu desserré le blocus de Gaza, mais à peine. Ce territoire reste toujours une « entité hostile » où la « communauté internationale » a sanctionné collectivement tout un peuple coupable d’avoir « mal » voté. Jamais il n’a été question de revenir sur les accords de paix Begin-Sadate de 1979. Même quand cinq policiers égyptiens ont été tués par l’armée israélienne (août 2011) et qu’en riposte, l’ambassade israélienne au Caire a été attaquée par des manifestants, les relations diplomatiques ont été maintenues, même pas gelées.

La Jordanie qui a aussi « normalisé » ses relations avec Israël après les accords d’Oslo, a un traité commercial toujours très actif avec son voisin. Certes le régime a été ébranlé par des manifestations, des grèves et des émeutes dans un pays où la moitié de la population est palestinienne mais sa politique de collaboration reste inchangée.

Syrie, Iran ou comment internationaliser la guerre.

Le régime syrien n’a tiré aucun coup de feu contre Israël depuis 1973. Pendant la guerre civile du Liban, les régimes israéliens et syriens  ont partagé le pays en zones d’influence. Le symbole de cette alliance implicite, c’est en 1983 l’encerclement d’Arafat dans le Nord du Liban entre l’armée syrienne et les vedettes israéliennes. En Syrie, les camps palestiniens ont été confiés à des organisations totalement inféodées au régime : la Saïka et le FPLP-commandement général d’Ahmed Jibril.

Dès le début de la guerre civile en Syrie, la grande majorité des Palestiniens de Syrie s’est rangée dans le camp de la révolution. Le dirigeant du Hamas Khaled Mechaal a rompu avec le régime et a quitté Damas. Le camp de Yarmouk (plus de 100000 habitants dans la banlieue de Damas) s’est révolté et a été plusieurs fois bombardé ou occupé par les troupes du régime.

Pour Israël, la guerre civile en Syrie est une bénédiction. Comme ils l’ont déjà fait pour l’Irak ou la Libye, les dirigeants israéliens poussent à une intervention militaire occidentale en Syrie. La propagande sioniste déverse régulièrement la même propagande : « pourquoi parle-t-on sans arrêt des Palestiniens alors qu’on laisse des dizaines de milliers de Syriens se faire massacrer sans intervenir ? » Cette « solidarité » avec le peuple syrien est tout à fait bidon. L’intérêt israélien, c’est que cette guerre se poursuive sans vainqueur, cela permet en plus d’oublier la Palestine. Parmi les révolutionnaires syriens, il y a des dirigeants de gauche qui ont toujours manifesté un soutien sans faille à la cause palestinienne. C’est contre eux qu’Hafez al-Assad (le père de Bachar) avait réussi son coup d’Etat en 1970.

Sur la question iranienne, l’attitude israélienne est un peu la même. Le régime d’Ahmadinadjad est une théocratie brutale et meurtrière, haïe dans la région à cause des antagonismes sunnites/chiites et perses/arabes. Sur la question nucléaire, on est en plein délire. D’un côté l’Iran aurait, peut-être mais ce n’est pas sûr, les moyens, un jour, d’avoir la bombe atomique. Or il a signé le traité de non-prolifération. C’est un « menteur » et il est donc licite de déclencher la pire guerre contre lui. En face, Israël possède, de façon notoire 200 têtes nucléaires. Le pays s’est même permis d’emprisonner pendant 20 ans Mordechaï Vanunu qui avait donné des précisions sur le nucléaire israélien. Mais le pays n’a pas signé le traité de non-prolifération et il appartient à « l’axe du bien ». Du coup, la « communauté internationale » est bien silencieuse sur les menaces répétées « d’attaque préventive » israélienne contre les centrales iraniennes, attaque qui mettrait à feu et à sang la région. Chaque fois qu’on vote en Israël, les politiciens font campagne sur une attaque contre l’Iran. Le seul débat qui existe dans la classe politique israélienne se situe entre ceux qui sont prêts à attaquer quoi qu’il arrive et ceux qui ne veulent le faire qu’avec l’appui américain. Jusque-là Obama était réticent. Il semble qu’il se rallie à ce projet d’attaque et même qu’il cherche à convaincre la Jordanie et l’Arabie Saoudite d’ouvrir leur espace aérien. Conséquence supplémentaire d’une telle attaque si elle avait lieu : la mise en danger des Juifs iraniens. Ils ne sont plus que 30000. Ils voyagent (y compris en Israël) et ont un député censé les représenter au Majlis (le Parlement iranien). Mais les sionistes n’ont jamais hésité à mettre en danger les Juifs pour les pousser à l’émigration vers Israël.

Fatah et Hamas dans l’impasse

La Palestine n’a pas d’Etat, mais elle a deux gouvernements rivaux. Fatah comme Hamas tirent leur légitimité de la résistance à l’occupant mais l’un comme l’autre ont été piégés par l’occupant en exerçant une forme de pouvoir qui n’a plus rien à voir avec le rêve d’un Etat palestinien.

Pendant des années, l’Autorité Palestinienne a accepté tous les diktats (Camp David, Taba, Annapolis, la feuille de route, le quartet …) qui étaient de sinistres plaisanteries où l’Etat d’Israël avec son compère américain exigeait une capitulation palestinienne sur les revendications essentielles. En même temps, l’Autorité Palestinienne a accepté de jouer le seul rôle que lui ont dévolu les accords d’Oslo : celui d’assurer la sécurité de l’occupant. Depuis des années, l’Autorité Palestinienne déploie toute son énergie à combattre le Hamas au point d’avoir été étrangement silencieuse pendant le massacre de Plomb Durci à Gaza (2008-2009). Certains n’hésitent pas à la considérer comme une instance purement « collabo ». C’est sans doute exagéré mais sa raison d’être n’a rien d’évident d’autant qu’elle n’a même pas tout le pouvoir sur un territoire réduit à des bantoustans éclatés non-viables.

L’essentiel de l’économie palestinienne a été détruit par l’occupation. L’Autorité Palestinienne redistribue une manne financière importante venue de l’étranger à des dizaines de milliers de fonctionnaires et à leurs familles. Dans ce cadre-là, la corruption et le clientélisme sont inévitables. Depuis des années, sans aucune légitimité électorale, Salam Fayyad est le Premier ministre palestinien. Cet homme du FMI s’est acharné à donner la « bonne » gouvernance voulue par l’Occident : transformer Ramallah en une « bulle » couverte de grands hôtels et montrer qu’on peut faire des affaires sous occupation, sans Etat palestinien ni souveraineté. Ce fantasme de faire des affaires juteuses au Proche-Orient sans jamais chercher à résoudre ce qui est à l’œuvre (occupation, colonisation, apartheid) avait déjà surgi au moment des accords d’Oslo. Fayyad (haï par le Hamas) était considéré comme l’obstacle à une réunification palestinienne. Il a démissionné mais, alors que cette question est fortement voulue par la population, la réunification de la Palestine n’est toujours pas à l’ordre du jour.

Il existe d’authentiques résistants à l’intérieur du Fatah comme le prisonnier Marwan Barghouti. Il existe des groupes de lutte armée proches du Fatah. Mais c’est une bourgeoisie pro-occidentale et sans perspective qui continue de diriger le parti.

À Gaza, la situation n’est pas si différente. La population qui souffre énormément à cause du blocus et des incursions israéliennes meurtrières, a pu survivre grâce aux tunnels. Ces tunnels et la mainmise sur les seules formes de commerce qui ont pu survivre, ont enrichi de façon insolente quelques dizaines de familles proches du pouvoir. Le Hamas a pu briser l’isolement. Lors de la dernière grande attaque israélienne (novembre 2012), le ministre des affaires étrangères tunisien et le Premier ministre égyptien sont venus à Gaza. Les relations avec le Qatar sont bonnes et l’argent arrive. Le Hamas au pouvoir n’hésite pas à réprimer les autres partis (arrestations, manifestations interdites). Son côté « résistant » s’estompe au profit de son côté « islamiste ». Ainsi le marathon de Gaza été interdit, il y avait trop de femmes inscrites. Le régime a comme perspective principale sa propre survie … alors que le statu quo est insupportable.

L’admission de la Palestine comme « Etat non membre » à l’ONU aura juste montré qu’Israël ne peut plus « faire disparaître » la Palestine ou qu’une majorité de pays supporte mal cet Etat voyou. L’idée d’une solution diplomatique « à froid » et sans lutte n’est pas réaliste. Sur le terrain, rien n’a changé et les deux grands partis palestiniens n’ont pas de  perspective.

La résistance et le BDS

On aurait tort de limiter la société palestinienne au Fatah ou au Hamas. Il y a de très nombreuses associations dans tout le pays : des associations de producteurs (oliviers, céramique, artisanat …), des associations défendant les droits de l’homme, défendant les pauvres, assurant des formes de redistribution. Des associations gérant les camps de réfugiés, des associations de femmes (notamment contre les violences), des syndicats dont la plupart sont indépendants de l’Autorité Palestinienne, des comités populaires sur tout le tracé du mur de l’apartheid luttant contre les confiscations des terres, les arrachages d’oliviers et les destructions de maisons, des associations d’aide juridique, des associations défendant les prisonniers en lutte contre l’isolement, la torture ou la détention administrative.

Cette résistance est non-violente ou plutôt non armée. Elle est animée par les comités populaires. En fait, les Palestiniens ont tout essayé : la lutte armée, la diplomatie, la négociation. Cette résistance se concentre dans toutes les zones attaquées par le mur et les colonies. Elle subit une violence extrême de la part de l’occupant. En quelques années, les manifestant-e-s pacifiques ont eu plus de 40 mort-e-s.

En 2005, 172 associations de la société palestinienne, constatant l’impunité des dirigeants israéliens et la complicité des occidentaux avec le rouleau compresseur de la colonisation sioniste, ont lancé un appel mondial au BDS (boycott, désinvestissement, sanctions) contre l’Etat d’Israël sur trois revendications : l’égalité des droits, la fin de l’occupation et de la colonisation, le droit au retour des réfugiés palestiniens. Cet appel est une réponse à la fragmentation de la société palestinienne qui est à l’œuvre et à la division de la Palestine (Cisjordanie, Jérusalem, Gaza, Palestiniens d’Israël, réfugiés …) en des entités qui subissent toutes des formes différentes d’oppression.

Le jugement du tribunal Russell considérant que l’Etat d’Israël est un Etat d’apartheid qui pratique un sociocide vis-à-vis des Palestiniens a donné une base juridique à cet appel.

Le BDS est multiforme. Il y a bien sûr un BDS économique qui s’en prend à toutes les firmes israéliennes. Sont particulièrement visées la compagnie Agrexco (qui exportait les fruits et légumes vers l’Europe) qui a fait faillite et son successeur Mehadrin qui commercialise les pamplemousses Jaffa, les avocats Carmel … D’autres produits israéliens de consommation courante se retrouvent dans nos magasins : Sodastream, les médicaments Teva …

Il y a le BDS académique. Toutes les universités israéliennes participent activement à la colonisation et à l’industrie de l’armement. Dans cette économie de start-up, les universités font partie du complexe militaro-industriel. Il est significatif que le mouvement israélien « boycott de l’intérieur » regroupe des universitaires anticolonialistes. Même s’il est difficile d’obtenir en France une rupture des relations avec les universités israéliennes, il faut mener cette bataille. Dans les pays anglo-saxons, de nombreuses assemblées d’étudiant-e-s ont voté pour une telle rupture. Très récemment, l’astrophysicien Hawking a renoncé à une conférence en Israël.

Il y a le BDS culturel. Il s’agit d’inciter de nombreux artistes internationaux à renoncer à aller se produire en Israël et certains l’ont fait. On ne boycotte pas individuellement des cinéastes, écrivains ou chanteurs israéliens. On les boycotte dès que leur venue est parrainée par l’ambassade ou le consulat d’Israël.

Il y a le BDS sportif. Des manifestations ont lieu chaque fois qu’une équipe israélienne vient en Europe. Les Israéliens ont pulvérisé les installations sportives palestiniennes. Ils ont détenu et torturé sans jugement le footballeur Mahmoud Sarsak. Dans ces conditions, de nombreuses manifestations ont lieu contre l’Euro de football des moins de 21 ans en Israël. Rappelons-nous que l’expulsion de l’Afrique du Sud des jeux olympiques avait été décisive dans la décision de rompre avec l’apartheid.

Il y a le boycott syndical. Le syndicat israélien Histadrout est raciste. Il défend dans ses statuts le « travail juif » et ne syndique pas les Palestiniens ou les nombreux travailleurs immigrés (Asie du sud-est, Afrique de l’Est …) qui travaillent en Israël. Il a escroqué des centaines de milliers de travailleurs palestiniens qui ont dû cotiser chez lui et n’ont jamais reçu ni protection sociale, ni retraite. Son expulsion des instances syndicales internationales est une nécessité.

Le BDS a remporté de nombreux succès : la faillite d’Agrexco, les lourdes pertes financières de Veolia qui a construit le tramway de Jérusalem, le gel des relations avec divers pays (Venezuela, Bolivie, Turquie …) avec Israël, les décisions de nombreux syndicats ou universités de rejoindre le boycott, les pétitions d’artistes, de scientifiques ou de sportifs.

Pour l’instant, bien sûr, l’économie israélienne qui est une économie de « start-up » est peu affectée. Mais l’image du pays est très atteinte. N’oublions pas que 15% des Juifs israéliens vivent hors d’Israël et qu’ils sont très sensibles à ce qui se dit. Ce pays qui est très mondialisé ne parvient plus à se présenter comme un pays « normal ». Des films et des livres décrivant l’apartheid quotidien sont de plus en plus diffusés. Israël est rattrapé par un changement de l’opinion mondiale et par le syndrome sud-africain. Il faudra sûrement du temps pour que cette évolution se traduise en un affaiblissement politique et économique. Mais les choses sont en route.

Quelle issue ?

Le sionisme depuis plus d’un siècle fonctionne par le fait accompli et la légalisation ultérieure du fait accompli. Une majorité de l’opinion israélienne espère toujours que les Palestiniens deviendront les indigènes du Proche-Orient, résignés et incapables de réclamer leurs droits.

C’est de façon délibérée que l’occupant a totalement détruit le compromis très inégalitaire qui avait abouti aux accords d’Oslo. Pour créer un Etat palestinien sur 22% de la Palestine historique (Cisjordanie, Jérusalem-Est et Gaza), il faudrait que les 600000 Israéliens établis dans ces territoires s’en aillent ou acceptent de devenir citoyens palestiniens. On ne voit pas le gouvernement israélien qui tenterait d’y parvenir.

Dans les faits, la « ligne verte » (la frontière d’avant 1967) a totalement disparu. Il faut une carte française pour réaliser que l’autoroute Tel-Aviv-Jérusalem traverse les territoires occupés ou que l’usine Ahava (la plus grande usine de cosmétiques au bord de la Mer Morte) est en Cisjordanie. Le mur qui balafre la Cisjordanie ampute la Palestine d’une large partie de ses terres. La division du territoire en zones ayant toutes des statuts différents (zones A, B et C, Jérusalem …) accentue la « bantoustanisation ». Les colonies ne pillent pas seulement la terre et l’eau. Elles encerclent les villes palestiniennes dans le cadre d’une « colonisation spatiale ». Avec les routes de contournement pour colons, les check-points, les blocs de colonies qui isolent les agglomérations palestiniennes, les « zones franches » où les capitaux sont israéliens et la force de travail palestinienne, il est clair qu’un Etat palestinien n’est pas viable. D’ailleurs, quelle serait sa capitale ? Une bonne partie du « grand Jérusalem » a été confisquée par les colons et les quartiers palestiniens sont attaqués et « judaïsés » à marche forcée.

Les Occidentaux qui soutiennent à bout de bras la colonisation sioniste parce que l’Etat d’Israël, tel qu’il est, correspond totalement à leur rêve, feignent de réaliser tout d’un coup que la solution « deux peuples, deux Etats » n’est plus viable. De temps en temps, des diplomates américains ou certains Israéliens prennent conscience du caractère suicidaire (pour Israël) d’une voie choisie qui tourne le dos à un Etat palestinien.

De fait, l’Etat juif voulu par Herzl n’est plus ethniquement pur. Le « transfert » des Palestiniens est irréalisable. Alors, l’apartheid s’institutionnalise. C’est en multipliant les discriminations à la possession de la terre, au logement, au travail, à l’espace, au droit de se déplacer … que le système perdure. On est arrivé de fait à une situation de lutte pour l’égalité des droits sur un espace unique où les deux populations, la dominante et la dominée, sont inextricablement mélangées.

Bien sûr, l’écrasante majorité des Israéliens est persuadée que, sans « Etat juif », ils seront jetés à la mer. Le sionisme, c’est une théorie coloniale de la séparation qui décrète qu’un Juif ne doit pas et ne peut pas vivre avec « l’autre ». Sauf que la séparation est devenue impossible.

Il a fallu des décennies aux Noirs du Sud des Etats-Unis ou d’Afrique du Sud pour démolir en partie le système et les lois d’apartheid.

Les Palestiniens n’en sont qu’au début de leur lutte anti-apartheid. Contre eux les Israéliens essaient tout : falsifier l’histoire, agiter l’antisémitisme, fragmenter la Palestine, rendre la vie impossible aux Palestiniens.

Israël est dirigé durablement par une coalition de style OAS/intégriste. La partie « européanisée » de la population s’inquiète et sent bien qu’une domination sans limite n’est pas possible mais elle semble incapable  d’infléchir la voie  choisie.

L’issue la plus probable et en tout cas la plus souhaitable à terme reste le démantèlement du sionisme et l’égalité des droits pour tous les habitants de la région. Il est cocasse de constater que les dirigeants israéliens eux-mêmes ont éliminé les autres solutions.

Pierre Stambul (12 mai 2013)




28-29 juin à Avignon : Concert et marche « Mehadrin dégage »

mehadrin 


Appel à toutes les organisations

28-29 juin 2013 – Marche « Mehadrin dégage »


DANS LA CONTINUITÉ DE LA BATAILLE CONTRE AGREXCO…

Après la victoire du BDS européen contre Agrexco en septembre 2011, et après analyse de la situation, le BDS européen, coordonné par le BNC, avait désigné Mehadrin comme cible principale du boycott dans le champ des entreprises agroalimentaires. Sans perte de temps, dès le 22 novembre 2011, avait lieu, avec succès, la première journée européenne contre Mehadrin. Une seconde journée d’action européenne contre la même cible devait avoir lieu en novembre 2012. La tenue du Forum Mondial sur la Palestine aux même dates a décalé de deux mois et demi la tenue de cette journée européenne. Entre temps, le BNC a rassemblé 16 organisations palestiniennes, dont toutes les organisations paysannes palestiniennes, qui ont lancé le 9 février 2013 l’Appel à une Campagne internationale contre le Commerce avec les Entreprises Agroalimentaires Israéliennes (CCEAI). Cet appel du 9 février s’est accompagné d’une brochure de 30 pages « Farming injustice » (« Cultures d’injustice ») qui précise les motifs de cette campagne, ses cibles et ses objectifs. Elle constitue bien évidemment, pour le mouvement de solidarité international, le texte stratégique de référence pour cette campagne, laquelle inclut désormais les paysans et les pêcheurs de Gaza.

MARCHE « MEHADRIN DEGAGE ! »  28/29 juin 2013.

Après la journée du 9 février 2013, marquée par une douzaine d’actions dans des villes de France, la Campagne contre Mehadrin s’est transformée en Campagne contre le commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes (CCEAI) s’inscrivant ainsi pleinement dans l’Appel du 9/02/2013, tout en gardant Mehadrin comme cible centrale, comme mentionné dans l’appel.

Après l’action de protestation contre le siège social de Mehadrin en novembre 2011 nous avons décidé une nouvelle action pour les 28- 29 juin 2013 contre la même entreprise dont le siège social et les entrepôts d’emballage se trouvent à Chateaurenard (département des Bouches du Rhône (13), dans le sud de la France).

1- OBJECTIFS DE L’ACTION

1- Faire connaître la cible principale de la CCEAI en France : l’entreprise Mehadrin. Qui est-elle ? Où est-elle en France ? Que fait-elle en Palestine ? Quels sont ses produits, ses distributeurs ? etc. Bref, faire en sorte que lorsque on prononce le mot « Mehadrin », la population, la société civile, les médias, les élus, etc. sachent de quoi et de qui il s’agit. Comme on connaissait la cible Agrexco, il faut faire connaître la cible Mehadrin.

2- Faire connaître la CCEAI en tant que campagne palestinienne, appel palestinien adressé aux sociétés civiles. Faire connaître notre adhésion et soutien total à cette campagne dans les termes, les cibles et les objectifs énoncés par les signataires palestiniens.

3- Lancer une dynamique d’actions contre Mehadrin et ses distributeurs pour faire cesser tout commerce avec cette entreprise.

2- MODALITÉS DE L’ACTION

Cette action est en deux temps :

1- Vendredi 28/06 19h- 24h : Concert de solidarité « Mehadrin dégage » à Avignon

Avignon est la plus grande ville à proximité de Chateaurenard (siège social de Mehadrin). Ce concert se tiendra dans un quartier populaire d’Avignon. Il a pour objectif premier, d’informer les quartiers populaires qui ont joué un rôle déterminants dans les grandes mobilisations contre la guerre israélienne de l’hiver 2008-2009 contre Gaza et comme second objectif : mobiliser les habitants de ces quartiers pour la marche du lendemain.

2- Samedi 29/06, départ 12h30 gare d’Avignon: Marche « Mehadrin dégage » d’Avignon à Chateaurenard.

Cette « marche »  se décompose en trois parties :

-1- MANIFESTATION : Départ 12h30 devant la Gare (centre ville) d’une manifestation (avec les marcheurs devant) qui parcourra en aller-retour l’avenue principale d’Avignon, de la Gare à la place de l’horloge. Le but étant d’informer la population de l’action, se faire voir, de faire du bruit et que la ville parle de l’événement (banderoles, drapeaux, tracts, slogans avec sono, etc. De là, nous défilerons ensuite dans les quartiers populaires d’Avignon. En vue d’informer et de rallier à la marche les personnes sensibilisées la veille par le concert. Tous-tes les participants-tes sont invités à participer à la manifestation.

-2- LA MARCHE Au sortir d’Avignon nous marcherons vers le sud en direction de Chateaurenard (12 km environ). L’idée de la Marche s’inspire des thèses de la non-violence et des actions non violentes comme les marches d’hier ou d’aujourd’hui en Inde, des grèves de la faim ou des jeûnes. Quand Gandhi faisait une marche (avec d’autres), ou une grève de la faim, il démontrait sont refus de coopérer avec l’ordre en place et affirmait des valeurs pour lesquelles il était prêt à mettre sa vie en jeu. Quand les prisonniers palestiniens font grève de la faim, ils affirment dans le même esprit qu’ils sont prêts à mettre leur santé, voire leur vie, en jeu pour dénoncer et combattre la barbarie de l’occupant en vue de provoquer un mouvement de solidarité obligeant l’occupant à reculer. Ce faisant, ils montrent qu’ils n’ont pas peur de l’occupant et que ce sont eux qui disposent de leur avenir et pas l’occupant…

Bien évidemment, nous n’en sommes pas là ! Mais il y a dans la Marche l’idée qu’on ne recule pas devant l’effort, qu’on est prêts à « payer » de sa personne pour une cause supérieure. On marche 12 ou 15 km, sous le soleil, etc. C’est-à-dire que par une action physique demandant un effort, on démontre collectivement notre détermination à mener la bataille contre Mehadrin.

Les marcheurs auront un tee shirt distinct.

-3-  LE « VILLAGE DE TENTES » AUTOUR DE MEHADRIN et MEETING En arrivant devant l’entreprise nous monterons « un village de tentes » (une trentaine) en hommage et en écho aux actions palestiniennes (depuis janvier 2013) de récupération des terres (Bab Al Sham, Bab al Karamah, Al Manatir etc.)

Malgré les milliers de km qui nous séparent de la Palestine, nous affirmerons ainsi symboliquement que Mehadrin doit « dégager » d’ici tout comme il doit dégager des terres volées en Palestine et que nous le pourchasserons jusqu’à ce qu’il « dégage ». Nous donnerons la parole en particulier à un représentant palestinien de la CCEAI palestinienne qui aura fait la marche avec nous.

A l’initiative de la Campagne contre le Commerce avec les Entreprises Agroalimentaires Israéliennes dans le cadre de BDS France, cette marche est ouverte à toutes les organisations membres ou de non BDS France qui voudront bien la soutenir sur les bases de cet appel.

Pour tout contact :  mehadrin.degage@gmail.com

Une coordination générale sera mise en place dans la seconde quinzaine de mai, à laquelle seront associées des représentants des organisations souhaitant s’impliquer concrètement dans la préparation et l’animation des 28/29 juin.

Suivez les infos sur le site : www.mehadrindegage.org

mehadrin
Une affiche de la Marche en haute définition pour tirages 29,7 X 42 sera envoyée à la demande : mehadrindegage@gmail.com




Fin du commerce des entreprises agroalimentaires israéliennes avec le Port de Sète

Le 15 avril 2013 sonne le glas du commerce des entreprises agroalimentaires avec le port de Sète. Le Cala Pira, un des deux bateaux d’Agrexco, rebaptisé par Cosiarma, filiale du groupe italien Orséro (GF Group) a effectué son dernier débarquement de fruits et légumes en provenance d’Israël. Après la liquidation d’Agrexco en septembre 2011, Cosiarma avait repris une partie du trafic des fruits et légumes israéliens vers le terminal frigorifique Reefer Terminal Sète (RTS).

Construit pour Agrexco ce terminal ultramoderne de 23 200m2 frigorifiques, d’un coût de 26 millions d’€ et qui devait accueillir 200 000 tonnes de produits frais et créer 300 emplois est désormais désert.

Un choix doublement condamnable

C’est en janvier 2009, en pleine guerre israélienne contre Gaza que le président de Région G. Frêche avait annoncé l’arrivée à Sète de l’entreprise israélienne Agrexco/Carmel. Cette guerre (1450 morts palestiniens dont 450 enfants !) avait provoqué la condamnation unanime d’Israël dans le monde entier. Pour faire accepter cette entreprise israélienne à la population indignée de la région, G. Frêche a usé d’un montage mensonger : « Agrexco = Emplois ». Il a clamé dans tous les médias qu’Agrexco allait créer 300 emplois et présenté les opposants à Agrexco comme des opposants à la création d’emplois dans le port de Sète. Le tout accompagné d’annonces d’investissements fabuleux qui allaient faire du port de Sète le premier port français de la Méditerranée.

La Coalition contre Agrexco avait immédiatement doublement dénoncé le projet. D’une part de vouloir faire d’un état criminel le partenaire économique N°1 de la Région au mépris de toute morale et d’autre part de faire croire aux créations d’emplois et au développement du port de Sète au mépris des paysans de la Région.

En juillet 2011 à l’annonce de la faillite d’Agrexco la Coalition contre Agrexco avait déclaré :

« Nous avons dit combien l’argument de l’emploi était malhonnête et qu’il s’agissait avant tout de privatiser la main d’œuvre portuaire afin de la précariser au maximum et la mettre en concurrence pour en finir avec les restes du statut des dockers. 

Nous avons dit que le type de développement libéral choisit par la région allait à l’encontre non seulement des emplois salariés de Sète mais aussi des emplois paysans de la Région. G. Frêche était vraiment la « tête de pont » du sionisme dans la Région, son successeur a visiblement choisi de marcher dans ses pas. Dommage pour lui car l’entreprise disparue, il sera pour les opposants à Agrexco celui qui a collaboré jusqu’au bout avec Israël et pour ceux qui avaient cru aux promesses des emplois Agrexco, il sera celui qui trahit ses engagements. »

Les travailleurs du port, les paysans et les contribuables font les frais des cadeaux aux grosses entreprises du commerce portuaire.

En 2009 Agrexco avait quitté le port de Marseille où il travaillait avec l’entreprise Sea Invest. Jugeant les coûts de Sea Invest trop élevés Agrexco s’était tourné vers GF Group qui a été invité à s’installer à Sète par la Région L.R. Ce départ s’était soldé par de nombreux licenciements à Marseille et par la privatisation à Sète de nombreuses activités au détriment des dockers et des travailleurs du port de Sète.

Aujourd’hui le trafic des fruits et légumes repart vers Marseille. Plus exactement à Fos puisque les décideurs locaux, au grand mécontentement des dockers, ont dédié les bassins de Marseille-Est au tourisme et l’activité industrielle à Fos sur Mer. On assiste également au déplacement de Sète à Marseille des entreprises Zim et Cosmed, un temps présentées comme les « sauveurs » du port de Sète après la faillite d’Agrexco en 2011 et qui visiblement pourraient bien être les nouveaux bénéficiaires de l’opération.

Tout ceci n’empêche pas l’actuel président de Région de poursuivre dans la même logique mensongère les annonces médiatiques. Depuis le lancement à grand bruit du « Parlement de la mer » à l’annonce éhonté : « d’ici à 2020, la Région a prévu d’investir 300 millions d’euros dans la plateforme et de créer, ainsi, 3000 emplois » (L’accent du Sud N°24). Les surenchères continuent…mais il se garde bien de dire combien de travailleurs et dockers vont aller pointer au chômage à Sète.

Mehadrin dégage !

Pour le mouvement de solidarité à la Palestine et en particulier pour la Campagne BDS France (Boycott Désinvestissement Sanctions) le département des Bouches du Rhône (13) devient une zone prioritaire. En effet Marseille est l’unique lieu de débarquement maritime des entreprises agroalimentaires israéliennes et dans la zone artisanale du Barret à Chateaurenard se trouvent le siège social pour la France de l’entreprise agroalimentaire israélienne Mehadrin ainsi que ses entrepôts de reconditionnement des fruits et légumes. Mehadrin qui a su tirer partie de la liquidation d’Agrexco pour accéder à cette place est aujourd’hui le N°1 de la production et de l’exportation agroalimentaire israélienne.

Dans un appel lancé le 9 février 2013 par 17 organisations paysannes et comités populaires palestiniens « Campagne contre le Commerce avec les Entreprises Agroalimentaires Israéliennes (CCEAI)» Mehadrin est désignée comme la cible principale de cette campagne en Europe. Une Marche « Mehadrin dégage ! » d’Avignon à Chateaurenard est prévue le samedi 29 juin 2013 dans le cadre du démarrage de cette campagne contre les entreprises agroalimentaires israéliennes.

Campagne CCEAI (contre le Commerce avec les Entreprises Agroalimentaires Israéliennes)
dans le cadre de la Campagne BDS France




Résistance à l’agriculture coloniale en Palestine : rencontre avec Fayez Taneeb

Fayez Taneeb, agriculteur palestinien de Tulkarem, en Cisjordanie, entreprend une tournée européenne du 23/04 au 20/05 afin de présenter un projet de replantation massive d’oliviers et témoigner de la lutte des paysans palestiniens contre l’occupation.

 

Prisonnier sur sa terre entre le mur et les usines de pesticides de l’occupant, Fayez résiste à travers son acharnement à cultiver ses terres dans des situations extrêmement difficiles : terres spoliées, destruction des cultures par les colons, restrictions d’accès aux champs…

Il accueille des missions (CCIPPP – Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien -, Génération Palestine, etc) et s’implique dans les comités « Stop the wall » ou encore les campagnes de sensibilisation sur le boycott des produits de l’occupant auprès de la population palestinienne (porte à porte dans les villes avoisinantes)

 

Sa tournée est organisée par les associations nationales CCIPPP, CMF (Collectif des Musulmans de France), Génération Palestine, UCMF (Union Française des Consommateurs Musulmans), UJFP, par la Campagne BDS et par diverses associations locales de solidarité avec le peuple palestinien.

 

NOUS LE RECEVRONS LE SAMEDI 27 AVRIL A 17H30 AU CICP,

21 TER, RUE VOLTAIRE A PARIS 11EME

Il sera aussi dans d’autres villes, le programme:

24/04 Aulnay-sous-Bois – Aulnay Solidarité Palestine

AULNAY-SOUS-BOIS – Association Aulnay Palestine Solidarité
Cinema Jacques Prevers – Salle Méliés
134 Avenue Anatole France, 93600 Aulnay sous bois
de 18h30 à 23h.

26/04 Saint-Denis – CMF (Collectif des Musulmans de France)
Centre Tawhid  à 18h
39 rue de la Boulangerie
93 200 Saint-Denis
 
27/04 Paris – CCIPPP/GUPS/UFCM/CMF/UJFP/GP
à partir de 17h30 au CICP
21 ter rue Voltaire
75 011 Paris
 
28/04 Orléans – collectif BDS Orléans
Siège du PCF
5 rue Marcel Proust (à côté de la caserne des pompiers)
45 00O Orléans
10:00- 12:30 : Rappels historiques de la question palestinienne par les JC
12:30 – 14:00 : Pause – repas partagé
14:00 – 16:30 : Intervention de Fayez – Présentation de la Campagne BDS – Débat
16:30 – 18:00 : Visite Les Jardins de Cocagne d’Orléans (jardins maraîchers biologiques à vocation d’insertion sociale et professionnelle)


29/04 Tours – collectif Palestine 37

Fayez Taneeb sera accueilli par la confédération paysanne le 29 avril de 10h à 15h, il sera reçu dans une radio locale à 16h, il participera ensuite à un échange avec des jeunes d’un quartier de Tours et à 20h conférence débat

Le  Collectif Palestine 37 avec le soutien de plusieurs organisations dont le Ccfd Terres solidaires.
Contact 0677438597

mardi 30/04 au jeudi 02/05 – Notre-Dame-des-Landes / Bretagne

01/05 Dinan

02/05 Notre-Dame- Des-Landes

Fayeez Taneeb, agriculteur palestinien de Tulkarem, sera à Notre-Dame-Des-Landes le 2 mai prochain! : http://zad.nadir.org/spip.php?article1583 

03/05 Villefranche-sur-Saône – Collectif Caladois pour le Peuple Palestinien / CNT
19h à « La ruche des citoyens »
19 rue de Prony
69 400 Villefranche

04/05 Lyon – UFCM (Union Française des Consommateurs Musulmans)
19h

 
06/05 Genève
 
09/05 Marseille

Equitable Café, 54 cours Julien 13006 Marseille à 20h 

Deux hommes, deux parcours…

Fayez Taneeb est agriculteur dans le village d’Herta (région de Tulkarem), le long de la « Ligne verte » qui sépare Israël de la Cisjordanie. Fils de réfugiés – sa mère a été chassée en 1948 de sa maison de Netanya, au bord de la mer – il n’a jamais cessé d’être harcelé par les forces d’occupation israéliennes : militant communiste, il a connu plus de sept années les geôles israéliennes pendant la 1ère intifada ; plusieurs hectares de ses terres ont été confisquées pour construire une usine chimique polluante fin des années 80, puis pour ériger le mur de séparation. Il viendra nous parler de son combat au sein des comités populaires et du projet de replantation d’oliviers en Palestine.
Au pied du Luberon, Jean-Luc Danneyrolles cultive depuis plus de vingt ans un potager entièrement dédié à la curiosité et à la biodiversité. Des piments originaux cotoient des légumes étranges et des tomates de toutes les couleurs qui nous rappellent que la Nature peut être une incroyable coloriste. Ses légumes aux subtiles saveurs font le bonheur des chefs cuisiniers, des enfants et des amoureux de la diversité.

Une relation à la terre… RESISTANCE

L’équipe de Génération Palestine Marseille

 
10/05 Bordeaux – Collectif BDS 33 / Confédération Paysanne / Via Campesina
20h30
Conférence publique à la Maison Cantonale
42 Rue des Nuits à Bordeaux (Tram A: arrêt Jardin Botanique)

 




« Cultures d’injustice » : la brochure

Injustice agricole
Commerce international avec les compagnies agricoles israéliennes et destruction de l’agriculture palestinienne

Feuilletez la brochure en ligne ici.

Passez vos commandes !

Prix pour les comités : 0,50€ (Plus frais de port) à vendre au public 1€ Commandes à partir de 20. mehadrindegage@gmail.com

Sommaire :

Introduction

4

1.

L’agriculture à Gaza

6

 

Le siège israélien

7

 

Les « zones tampon »

7

 

La pêche

9

2.   L’agriculture en Cisjordanie

10

 

Dépossession et déplacement

11

 

Restrictions de mouvement

11

 

Apartheid hydrique

12

 

Violence

13

3.

Commerce international avec les compagnies israéliennes

14

 

Financer la colonisation

15

 

Soutien au siège de Gaza

16

 

Exploitation des fermiers palestiniens

16

 

Profils des compagnies

18

4.

Mettre fin à la complicité internationale

20

 

Etiquetage

21

 

Mettre fin à l’importation des produits des colonies

22

 

Mettre fin au commerce avec les compagnies complices 

23

Appel à faire cesser le commerce international

 

avec les compagnies agricoles israéliennes

24

Cartes: Gaza et la Cisjordanie

26

Références

28


Cette présentation est publiée par les organisations suivantes :

Agricultural Guiding and Awareness Society
Al Ahleya Society for Development of Palm and Dates
Al Sattar Garbee Association for Developing Countryside and Farmer Applied Research Institute – Jerusalem Society (ARIJ)
Arab Center for Agricultural Development
General Union of Palestinian Agricultural Cooperatives & Peasants Land Research Center
Palestinian Agricultural Relief Committees (PARC)
Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee Palestinian Farmers Association
Palestinian Farmers Union (PFU)
Palestinian NGO Network
Popular Struggle Coordination Committee
Stop the Wall
Union of Agricultural Work Committees (UAWC)
Union of Palestinian Agriculture Engineers

- Traduit de « Farming Injustice, International trade with israeli agricultural companies and the destruction of Palestinian farming », publié par les organisations palestiniennes agricoles et de la société civile.

- Traduit de « Farming Injustice, International trade with israeli agricultural companies and the destruction of Palestinian farming », publié par les organisations palestiniennes agricoles et de la société civile.



Mobilisations réussies pour la journée de la terre en soutien à la résistance palestinienne et à la campagne BDS

Orléans

Action des militant-e-s de la Campagne BDS France dans un supermarché de l’agglomération orléanaise, hier à l’occasion de la Journée de la Terre Palestinienne.
Devant les étals des fruits et légumes Jaffa/Mehadrin, le collectif BDS Orléans a distribué la liste des produits israéliens à boycotter à une clientèle très à l’écoute.
Plus que jamais, l’apartheid israélien, pas sur notre liste de courses !!

Nîmes
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Samedi matin 30 mars, pour marquer la « Journée de la Terre » à Nîmes, nous avons fait une action à l’Hyper Casino du centre commercial Cap Costières en ciblant Mehadrin. Nous n’étions pas nombreux, une douzaine, mais une partie de nos troupes était à Montpellier pour accueillir les jeunes footballeurs de Bil’in…
Nous avons déployé la banderole devant la gondole largement chargée d’avocats Mehadrin, affiché des panneaux, avons diffusé 200 tracts qui informaient sur la Journée de la Terre et sur Mehadrin.On continue !! on lâche rien !! Comité BDSF30
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Paris
ACTION BDS SAMEDI 30 MARS 2013 JOURNEE DE LA TERRE

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Marseille

Journée de la Terre à Marseille, organisée par la GUPS : Discours, poême de Mahmoud Darwish, Chant et Danse et repas palestinien !
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Villefranche

Metz
Rouen
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Malgré le froid glacial, Intifada 76 prenait la rue hier pour la journée de la Terre.
Des centaines de tracts distribués, un très bon accueil du boycott par des rouennais ouverts au dialogue et à l’information qui ont soutenu les palestiniens en signant la pétition demandant l’arrêt immédiat de tout commerce avec l’état sioniste.
Israël, le collectif ne lâche rien: à Rouen on invite au boycott et nous sommes entendus!
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Prochain rendez-vous Samedi prochain Saint Sever. A très vite!
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Lyon
Danse de dabké pour la journée de la terre avec Mahmoud Sarsak

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Dabké devant l’hôtel de ville – à Lyon Place des Terraux.
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Villeneuve d’Ascq

Roubaix




Manifestation devant le siège de Mehadrin à Olten en Suisse.

Environ vingt membres de la campagne BDS en Suisse ont manifesté ce samedi, 9 février devant le siège de la société israélienne MEHADRIN à Olten. Dans une action symbolique, ils ont déposé des fruits devant le siège, accompagné du slogan: «Nous ne voulons pas de ces fruits. Non au commerce avec Mehadrin» et «Pas de commerce avec des profiteurs de l’Apartheid israélien». Par ailleurs, des tracts ont été distribué au centre-ville, intitulés «Pas de commerce avec les entreprises pratiquant l’Apartheid».

MEHADRIN est l’un des principaux exportateurs d’agrumes de la marque Jaffa (oranges, pomelos, pamplemousses, kumquats, minéolas), de dates (Medjoul), d’avocats, de pommes de terre, de raisins, de litchis et de carottes. Cette société s’est installée à Olten en 2011 dans le but d’élargir le marché pour l’Europe centrale et la Suisse. MEHADRIN est également actif dans les colonies installées dans les territoires occupés et travaille en collaboration avec Mekorot, la société étatique israélienne qui gère l’eau.

16 organisations agricoles palestiniennes ont publié hier un appel et une brochure sur la situation des paysans palestiniens (http://www.bdsmovement.net/2013/palestinian-agricultural-org-call-10515 ). Ils y revendiquent le droit à la souverainté alimentaire et soulignent le rôle destructeur des exportateurs de produits agricoles israéliens pour l’agriculture palestinienne. Des supermarchés européens contribuent au maintien de cette situation illégale en proposant les fruits de l’Apartheid israélien dans leurs rayons.

P1020865 siege de Meheadrin Europe

D’autres manifestations ont eu lieu dans la bande de Gaza, en Cisjordanie et dans toute l’Europe : www.bdsmovement.net

Voir le site suisse BDS sous www.bds-info.ch/aktuell




Lancement réussi de la campagne contre l’agriculture coloniale

Ce 9 février 2013, lancement dynamique et réussi de la campagne internationale contre les sociétés agricoles israéliennes

Dans villes en France comme ailleurs dans le monde, ce samedi 9 février 2013, des militant-e-s de la Campagne BDS se sont mobilisés dans le cadre de la journée de lancement de la campagne contre l’agriculture coloniale israélienne. Cible prioritaire : l’entreprise israélienne Mehadrin.

A Villefranche au « Grand Frais »

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A Bagnolet
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Voir aussi des photos et vidéos sur la page Facebook spécifique

A Lille
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A Montpellier
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A Rouen par le collectif Intifada 76
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A Orléans
Photo
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A Strasbourg
Une action BDS ce samedi matin, où, malgré le froid vif, une douzaine de militants du Collectif Judéo  Arabe et Citoyen pour  la Palestine ont diffusé un tract devant deux magasins Simply à Neudorf.

A Marseille
plusieurs centaines de tracts distribués devant le carrefour.

A Nimes
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Et aussi : à Belfort, Lyon




Action des comités BDSF 30 et 34 à la Direction des Douanes

En prélude à la journée internationale contre l’agriculture coloniale israélienne : Action des comités BDSF 30 & 34 à la Direction des Douanes

Midilibre.fr

Les pro-palestiniens de Montpellier mènent une opération anti-Mehadrin

Parmi les manifestants figurait le pasteur Nunez. (JEAN-MICHEL MART)

Une trentaine de militants a investi ce jeudi matin, le hall des douanes de Montpellier.« > Lire l’article

 
Dans le journal Midi Libre Papier (très gros tirage)

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Dans L’Hérault du jour :
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En vidéo :

{youtube}VUVQ83BMv6Q{/youtube}



Mehadrin: De nouvelles preuves de produits des colonies mal étiquetés

 

 

 

 

 

Le 9 février prochain, une coalition de groupes de la société civile a appelé à une journée d’action internationale contre les entreprises agricoles israéliennes en phase avec le mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS) contre le militarisme, l’apartheid et la colonishttp://translate.google.fr/ation israéliens. Des chercheurs de Corporate Watch sont en Palestine pour collecter de nouvelles informations et, au cours des semaines à venir, Corporate Watch écrira une série d’articles et de blogs qui examineront les exportations agricoles israéliennes.

 

Il y a deux ans et demi Corporate Watch a visité la colonie illégale israélienne Beqa’ot dans la Vallée du Jourdain, où nous avons trouvé des usines d’emballage appartenant à l’entreprise d’exportation agricole Mehadrin Tnuport Export (MTEX). Les produits en cours de préparation pour l’exportation étaient mal étiquetés comme « produits d’Israël » malgré qu’ils proviennent de Cisjordanie occupée. Comme nous l’avions exposé à l’époque, les produits Mehadrin sont vendus via les magasins Tesco au Royaume-Uni. La semaine dernière, nous avons fait une autre visite dans la colonie pour savoir si les récents développements au Royaume-Uni et Israël avaient eu un effet sur la conduite de l’entreprise.

Mehadrin: De nouvelles preuves de produits des colonies mal étiquetés

Au cours des deux dernières années, deux changements importants affectant les produits agricoles israéliens d’exportation ont eu lieu: l’effondrement et la liquidation formelle de l’exportateur national de fruits et de légumes d’Israël Carmel Agrexco, et la décision du supermarché britannique Co-op de cesser de traiter avec des entreprises israéliennes qui opèrent dans les colonies illégales, y compris Mehadrin. Co-op a également cessé toutes ses relations commerciales avec Agrexco, Arava Export Growers et Adafresh.

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Étiquetage des dates Medjoul dans le règlement Beqa’ot dans la Vallée du Jourdain / Corporate Watch 2013

 

Alors que la liquidation d’Agrexco a été un grand succès pour le mouvement BDS, elle a signifié que l’ouverture à la concurrence du marché d’exportation pour les produits israéliens et à ce jour, il semble que ce soit Mehadrin, l’un des principaux concurrents d’Agrexco, qui en ait bénéficié le plus. Le rapport annuel 2011 de la société déclare que Mehadrin s’attendait à se développer et confirme également qu’il a signé des contrats avec certains producteurs d’agrumes, d’avocats, de kakis et de dates d’Agrexco. En août 2012, il a été rapporté dans la presse professionnelle agricole que Mehadrin est désormais le plus grand exportateur israélien de dates Medjoul, un marché en croissance au Royaume-Uni en particulier au cours de la période de Noël et du Ramadan.

Encore un mauvais étiquetage

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Maison de stockage d’emballages Mehadrin à Beqa’ot / Corporate Watch 2013

Une visite à Beqa’ot a rapidement montré que Mehadrin étiquette encore délibérément mal les produits exportés à partir de là. Le bâtiment de stockage des emballages Mehadrin était rempli jusqu’au toit avec des caisses qui indiquent que le contenu est un « produit d’Israël » au lieu de la Cisjordanie. C’est aussi le cas pour STM Ltd, un exportateur agricole détenu en partie par Mehadrin.

Selon le site de Mehadrin, la société a développé « l’un des systèmes de traçabilité du monde les plus avancés, qui prévoit la transparence et la reddition de comptes ». Toutefois, la preuve sur le terrain montre le contraire.

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Lorsqu’en avril 2012 la chaîne de supermarchés Co-op a adopté sa politique de ne pas travailler avec des entreprises qui opèrent dans les colonies, elle a souligné que cette décision ne constituait pas un boycott des produits israéliens, et que ses contrats iraient à d’autres entreprises à l’intérieur d’Israël qui pourraient garantir qu’ils n’exportent pas des colonies illégales. À l’heure actuelle, il ne semble y avoir aucun moyen de garantir cela, car il y a des preuves d’un mauvais étiquetage de produits agricoles dans toutes les grandes colonies de la Vallée du Jourdain occupée, et il est probable que le produit soit déplacé depuis les cultures de la vallée vers les usines d’emballage à l’intérieur d’Israël. Par conséquent, la seule façon d’agir est un boycott de tous les produits agricoles israéliens.

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Caisses STM pour l’exportation de produits agricoles mal étiquetées dans la colonie de Beqa’ot dans la Vallée du Jourdain occupée / Corporate Watch 2013

Selon l’avis du Département de l’environnement, de l’Alimentation et des affaires rurales du gouvernement britannique (DEFRA) sur l’étiquetage des produits des colonies, publié en décembre 2009, « le Gouvernement considère que les commerçants tromperaient les consommateurs, et donc commettraient certainement une infraction, s’ils devaient déclarer des produits des TPO (y compris de la Cisjordanie) comme «Produits d’Israël».

La question du mauvais étiquetage doit également être une préoccupation pour les magasins comme Tesco. La chaîne traite encore avec Mehadrin et est, selon une confirmation récente par email, la seule à stocker des produits Jaffa de l’entreprise au Royaume-Uni. Elle n’a pas encore adopté la décision de retirer les produits des colonies de la vente et, en faisant abstraction du comportement trompeur des entreprises avec qui elle travaille, elle est complice de leurs crimes.

Alors que les ventes à l’exportation de Mehadrin augmentent (voir ici), c’est maintenant le temps pour un effort international boycott.

Mehadrin agit dans de nombreux pays. On trouve une liste complète des contacts sur leur site web.

 

par Therezia Cooper

 http://www.association-belgo-palestinienne.be/infos/analyses/mehadrin-de-nouvelles-preuves-de-produits-des-colonies-mal-etiquetes/

Source : Corporate Watch, 22 janvier 2013

Trad. : NJO




Appel à campagne contre les sociétés agricoles israéliennes le 9 février

L’injustice agricole : Cessons tous les échanges avec les entreprises agricoles israéliennes

9 février : journée internationale d’action et lancement de la campagne.

Voir la carte des mobilisations en France : http://goo.gl/maps/7q3kS

Les organisations agricoles palestiniennes et le Comité national palestinien du BDS (le BNC) appellent au lancement de campagnes dans le monde entier, le 9 février, contre les sociétés d’exportation agricole israéliennes, au vu de leur profonde complicité avec les violations continuelles par Israël du droit international et des droits humains palestiniens. Après le succès de la campagne contre l’ancienne société israélienne leader  de l’exportation de produits agricoles Agrexco, et au regard du consensus international croissant sur le devoir d’imposer l’interdiction effective de commercer avec les colonies israéliennes illégales, nous invitons les mouvements sociaux, les organisations non gouvernementales, les syndicats et les militants des droits de l’Homme à prendre des initiatives créatives et efficaces le 9 février en soutien aux agriculteurs palestiniens qui défendent leurs terres et leurs ressources naturelles.

La vente et l’achat de biens d’entreprises agricoles israéliennes, comme Mehadrin et Hadiklaim, finance et récompense la continuelle exploitation et colonisation illégales israéliennes de la terre palestinienne, et minent encore plus les chances d’une paix juste fondée sur le droit international et le respect des droits humains universels. Comme cela a été démontré dans la lutte pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud et le large mouvement de solidarité internationale qui l’a soutenue, les citoyens peuvent faire la différence en s’abstenant d’acheter les produits des entreprises complices et en s’employant à convaincre leurs supermarchés de cesser de faire affaires avec eux.
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L’agriculture est une part vitale de l’économie palestinienne et du patrimoine national, mais les agriculteurs palestiniens sont chassés de leurs terres et empêchés d’y accéder. Israël exploite systématiquement les ressources naturelles palestiniennes en violation du droit international et met en œuvre une série de restrictions sur l’agriculture palestinienne dans les territoires occupés de Cisjordanie et la bande de Gaza, tout en permettant aux sociétés agricoles israéliennes de tirer profit de l’implantation des colonies illégales.

Comme les organisations palestiniennes agricoles l’ont noté, les entreprises israéliennes d’exportation de produits agricoles sont au cœur du système israélien de domination sur le peuple palestinien. Elles font partie intégrante du processus en cours de colonisation et de destruction environnementale de la terre et de l’agriculture palestiniennes, du vol de l’eau, et de l’abus des droits des travailleurs palestiniens, y compris des enfants travailleurs.

Les supermarchés devraient suivre l’exemple du Groupe Co-Operative au Royaume-Uni, qui s’est engagé à mettre fin à tout commerce avec une société exportant des produits des colonies illégales israéliennes. Les gouvernements doivent s’acquitter de leur obligation légale et morale d’agir en faveur de l’autodétermination palestinienne et d’interdire toutes les formes de commerce et de coopération avec les entreprises israéliennes d’exportations agricoles complices de l’entreprise de colonisation illégale. Les hommes et femmes de conscience du monde entier peuvent s’assurer que ces mesures soient prises. Nous comptons sur votre soutien pour mettre fin au « business as usual » avec les entreprises agricoles d’Israël en tant que contribution à notre lutte pour la liberté, la justice et l’égalité.

Approuvé par :

Le Bureau national de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC)
General Union of Palestinian Peasants and Cooperatives (Union Générale des Paysans et Coopératives Palestiniens)
Palestinian Agricultural Relief Committees (PARC)
Palestinian Farmers Union (Union des agriculteurs palestiniens)
Popular Struggle Coordination Committee  (Comité Populaire de coordination des luttes)
Stop the Wall
Union of Agricultural Work Committees (Union des comités du travail agricole)
Union of Palestinian Agriculture Engineers (Union des ingénieurs agricoles palestiniens)

Pour nous faire part des campagnes et actions que vous prévoyez ou pour discuter de vos idées, merci de contacter info@bdsmovement.net, ou, en France campagnebdsfrance@yahoo.fr

Source : site du BNC (original en anglais)




Une victoire de BDS en Grande Bretagne : Mehadrin touché

 

Communiqué de presse de Boycott Israel Network (BIN)

28 avril 2012

Co-operative Group met fin à ses liens commerciaux avec les compagnies israéliennes qui se procurent des produits des colonies illégales.

Les militants des droits humains pour la Palestine se réjouissent de l’annonce que le cinquième détaillant alimentaire de Grande-Bretagne, le Co-operative Group, « cessera de collaborer avec tout fournisseur de produits connu pour se fournir dans les colonies israéliennes ».

La décision de Co-op, notifiée par une annonce aux militants, touchera immédiatement quatre fournisseurs, Agrexco, Arava Export Growers, Adafresh et Mehadrin, premier exportateur israélien de produits agricoles. Mehadrin fournit des produits des colonies illégales, dont Beqa’ot dans la vallée du Jourdain occupé. Au cours de rencontres, les Palestiniens travaillant dans la colonie ont dit qu’ils ne gagnaient qu’11 € par jour. Les raisins et les dates empaquetées dans la colonie étaient tous marqués « produits d’Israël ».

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Le rôle de Mehadrin dans la fourniture d’eau aux fermes des colonies et son lien avec la compagnie israélienne des eaux Mekorot fait aussi de la compagnie une complice de la politique discriminatoire d’Israël sur l’eau. D’autres compagnies pourront être affectées par la nouvelle politique de Co-op, si l’on sait qu’elles se fournissent en produits des colonies israéliennes dans les territoires occupés.

Hillary Smith, membre de Co-op et coordinateur de la campagne sur le commerce agricole au Boycott Israel Network (BIN) a dit : « Nous nous réjouissons de cette décision importante de Co-op d’avancer vers la mise en place complète de sa politique de soutien aux droits de l’homme et au commerce éthique. Par cette décision historique, la Co-op a pris internationalement la tête pour rendre les corporations responsables pour leur complicité avec les violations israéliennes des droits humains palestiniens. Nous pressons vivement les autres détaillants à emboîter le pas et à agir similairement ».

L’annonce de la Co-op est venue juste avant ses assemblées générales régionales, qui doivent avoir lieu dans les deux prochaines semaines, où des motions sur cette question ont été soumises à la discussion. Pendant des mois, des membres de Co-op ont mis en avant leur préoccupation à propos du commerce avec des compagnies complices, par des envois coordonnés de lettres et par des discussions avec les directions locales.

Un porte-parole de l’Union of Agricultural Work Committees palestinienne, qui travaille à l’amélioration des conditions des communautés agricoles palestiniennes, a dit :

« Les sociétés israéliennes d’exportation agricole comme Mehadrin profitent et sont directement impliquées dans la colonisation en cours des terres palestiniennes et dans le vol de l’eau. Le commerce avec de telles compagnies est une forme majeure de soutien au régime d’apartheid d’Israël sur le peuple palestinien, aussi nous nous réjouissons vivement de cette décision motivée de la Co-op. D’autres supermarchés européens doivent maintenant prendre des décisions similaires pour terminer leur complicité avec les violations israéliennes du droit international. Le mouvement pour les boycotts, désinvestissements et sanctions (BDS) contre Israël jusqu’à ce qu’il se conforme au droit international fait la preuve qu’il est une forme d’action vraiment efficace pour soutenir des droits des Palestiniens ».

Les militants disent que cet élargissement de la politique commerciale et des droits humains de Co-op représente une victoire pour la campagne BDS, appelée en 2005 par plus de 170 organisations de la société civile palestinienne. Les actions en Europe pour souligner la question des compagnies agricoles complices ont inclus des boycotts populaires coordonnés, des piquets aux supermarchés, du lobbying et des blocages aux entrées des compagnies.

L’an dernier, Agrexco, précédemment premier exportateur agricole d’Israël, a été mis en liquidation après avoir connu des pertes record et échoué à payer ses créanciers. Shir Hever, économiste et commentateur israélien travaillant sur les aspects économiques de l’occupation israélienne des territoires palestiniens, a dit qu’une des raisons a été « le fait qu’Agrexco a été la cible d’une campagne de boycott international pour protester contre son rôle dans la répression des Palestiniens».

Tous les autres grands supermarchés du Royaume-Uni continuent de commercer avec les compagnies qui sont maintenant interdites par la politique commerciale et des droits humains de Co-op.

 

Note aux éditeurs:

24 avril 2012, Perpignan (66) : Action BDS du Collectif 66 Palestine et de la Campagne BDSFrance contre la présence d’Israël  » Méhadrin  » au salon du MEDFEL 2012. Lors des deux précédents Salon du Medfel (2010-2011) le Collectif Palestine 66 et la Campagne BDSFrance avaient manifesté pour protester contre la présence d’Agrexco au Salon. L’an dernier nous avions envahi le Salon, dénoncé la présence d’Israël et de l’invité du Salon Alexandre Adler. Cette année ils ont invité Pascal Boniface qui n’a pas eu l’air surpris de notre présence. Par contre en nous voyant un des responsable du Salon s’est exclamé :  » Vous avez coulé Agrexco, vous n’allez pas recommencer ?  » Eh bien oui, justement ! Aujourd’hui après la victoire du boycott d’Agrexco la Campagne BDSFrance contre Mehadrin est lancée dans toute la France et en Europe et nous espérons bien lui faire connaître le même sort qu’à Agrexco.

{youtubejw}H5jiq3BHjmY{/youtubejw}

1.      Boycott Israel Network (BIN)

www.boycottisraelnetwork.org, info@boycottisraelnetwork.org

Contact: John Snowdon, +44-7704567435

2.      Sur le Co-operative Group

http://www.co-operative.coop/corporate/aboutus/

3. Appel aux supermarchés et gouvernements européens pour retirer l’apartheid israélien du menu. Déclaration du Comité national du BDS

27 Novembre 2011

http://mehadrindegage.net/node/3

4. Profil du groupe Mehadrin

http://www.bdsmovement.net/2011/mehadrin-profile-8450#.T5uGZFKDmSp

5. Groupe Mehadrin – mise à jour par Who Profits?

Mars 2012

http://www.whoprofits.org/content/mehadrin-group-update

6. Pourquoi la banqueroute d’Agrexco? par Shir Hever

JNews, 7 octobre 2011

http://www.jnews.org.uk/commentary/why-did-agrexco-go-bankrupt

7.      Appel BDS de la société civile palestinienne

9 Juillet 2005

http://www.bdsmovement.net/call#French

8.      Co-operative Group et les colonies israéliennes illégales, 27 Avril 2012 :

Depuis 2009, le Co-operative Group conduit une politique commerciale et des droits humains qui établit les circonstances exceptionnelles dans lesquelles nous nous retirerons particulièrement du commerce avec un État, une région ou une colonie.

Une telle circonstance est lorsque l’illégalité d’une colonie donne lieu à un large consensus international.

Il n’y a que deux exemples de telles colonies : les colonies israéliennes dans les territoires palestiniens occupés et les colonies marocaines au Sahara occidental.

Sur cette base, notre politique a été précédemment de ne pas procurer des produits ou des marques spécifiques des colonies israéliennes (ou des colonies marocaines). Depuis son adoption, cette position a été sous-tendue par un processus de surveillance rigoureux.

Le 25 avril, le Conseil de direction de Co-op, allant de l’avant, a décidé que, de plus, nous ne traiterons plus avec tout fournisseur de produits connu pour se fournir dans les colonies israéliennes. Cette décision touchera quatre fournisseurs*, et environ 350 000 livres d’affaires.

En parvenant à cette décision, le Conseil avait en tête les coûts supplémentaires impliqués par le suivi et le contrôle de tous les produits fournis par ces entreprises.

En accord avec la décision du Conseil, nous avons audité notre chaîne de fournitures et identifié un petit nombre d’entreprises que nous ne pouvons plus référencer car il y a des preuves qu’elles se fournissent dans les colonies.

Cette position n’est pas un boycott des entreprises israéliennes, et nous continuons à avoir des accords de fourniture avec quelque 20 fournisseurs israéliens qui ne se fournissent pas dans les colonies, dont certains peuvent bénéficier d’un transfert commercial.

Nous continuerons aussi à travailler activement pour augmenter les liens commerciaux avec les entreprises palestiniennes dans les territoires occupés.

27 avril 2012

*Les quatre fournisseurs sont Agrexco, Arava Export Growers, Adafresh et Mehadrin

http://www.boycottisraelnetwork.org/?cat=48

Traduction : JPB-CCIPPP




Clôture de la 8ème semaine Internationale contre l’apartheid israélien de BDS France Sud (2-10/03/2012) par une action de boycott contre Mehadrin

Avignon, Nîmes, Montpellier et Perpignan, 6 projections-débats, stands sur la voie publique, deux actions boycott Mehadrin, plus de 300 personnes ont participé à la semaine contre l’apartheid israélien.

Stand BDSFrance 34, Place de la Comédie Montpellier

Trois documentaires vidéo et deux réalisateur-trice sont venus apporter des éléments à charge pour dévoiler les modalités de mise en place et la nature du régime d’apartheid : « La mécanique de l’orange » (Eyal Sivan), Journal d’une orange, aller simple »  (Jacqueline Gesta) et « La terre parle arabe » (Maryse Gargour qui en raison d’une jambe plâtrée n’a malheureusement pas pu se déplacer).Pierre Stambul, co-président de l’UJFP a animé les deux projections- débat de « La terre parle Arabe ».
La semaine a été clôturée par une action de boycott à Montpellier dans un géant Casino puisqu’il n’y avait aucun (!) produit Mehadrin dans le Carrefour ciblé initialement.

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Les enjeux politiques de la « semaine BDS France -Sud »
L’objectif principal de cette semaine était l’information. Faire comprendre  en quoi Israël est un régime d’apartheid à l’égard des palestiniens et de tous les palestiniens. Les événements abordés par les trois documentaires choisis ne se déroulent pas dans les colonies d’après 1967 (Cisjordanie et Bande de Gaza) mais en Israël et traitent spécifiquement de la question des palestiniens de 48 et des réfugiés de l’intérieur comme de l’extérieur. Le Tribunal Russel pour la Palestine a confirmé le contenu de l’appel BDS de 2005 des Palestiniens. En rappelant que le régime d’apartheid s’applique aux trois composantes du Peuple Palestinien, où qu’il se trouve : colonisé, Palestiniens de 48 et Réfugiés, le TRP remet en scène, aux côtes des palestiniens de Cisjordanie et Gaza la nécessaire solidarité à l’égard des Palestiniens de 48 et les réfugiés « oubliés » par les accords d’Oslo et le prétendu « processus de Paix ».
Nous espérons que cette semaine aura permis aux militants, aux sympathisants et au public intéressé de saisir le triple enjeu de la question de l’apartheid :
– A travers la gravité de l’oppression barbare des Palestiniens, prendre la mesure de l’écart entre ceux qui continuent d’affirmer cyniquement qu’Israël est une démocratie (!) et la réalité d’un système d’apartheid, qualifié par l’ONU de crime contre l’humanité. Du temps de l’apartheid en Afrique du Sud, ils étaient nombreux aussi à nier l’apartheid…
– Comprendre que l’essence de ce régime d’apartheid tient à l’idéologie coloniale sioniste et que tant qu’existera un « état juif »  fondé sur des bases raciste et d’apartheid aucune paix n’est envisageable sans justice et égalité et que le mouvement de solidarité ne saurait entretenir de telle illusions mystificatrices.
– Faire en sorte que, grâce à la question de l’apartheid qui touche les trois composantes du peuple Palestinien,  le mouvement de solidarité en France travaille  effectivement par ses analyses et ses actions, à la construction de l’unité du peuple Palestinien. Il ne saurait y avoir d’autodétermination du peuple Palestinien sans la satisfaction des droits fondamentaux des trois composantes du peuple Palestinien. La solidarité est engagée en ces termes :

(…) « Ces mesures punitives non-violentes (BDS ndr) devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israel honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international en :

• 1. Mettant fin à son occupation et à sa colonisation de toutes les terres Arabes et en démantelant le Mur

• 2. Reconnaissant les droits fondamentaux des citoyens Arabo-Palestiniens d’Israel à une égalité absolue; (et)

• 3. Respectant, protégeant et favorisant les droits des réfugiés palestiniens à revenir dans leurs maisons et propriétés comme stipulé dans la résolution 194 de l’ONU »

(extraits de l’appel BDS Palestinien de 2005)
BDS France SUD.




Comment Mehadrin incarne l’imaginaire sioniste au 21e siècle néo-libéral

Le 26 novembre 2011, plus de 60 actions de boycott ont eu lieu dans 13 pays européens contre le N°1 de la production et de l’exportation des agrumes (jaffa) et des avocats (TOP), l’entreprise israélienne : Mehadrin, sur le thème « pas d’apartheid au menu ! », «  Mehadrin hors d’Europe ! ». Dans le mois qui a suivi, le géant israélien accuse réception du lancement de cette campagne par un remaniement complet de son site web dont certaines pages sont encore en construction. Il ne fait aucun doute que la liquidation d’Agrexco déclenchée par la campagne BDS européenne a poussé Mehadrin à enlever toute trace concernant l’origine des produits et des phrases du genre « les dates medjoul sont cultivées en israël dans la vallée du Jourdain » ont disparu.

Mais en supprimant certaines informations concernant l’origine des produits, et donc la colonisation, et en renouvelant les illustrations, la nouvelle version du site réaffirme ostensiblement l’imaginaire d’un « Mehadrin nouveau », pionnier blanc de la modernité occidentale. Ce faisant Mehadrin reprend et illustre la métaphore raciste d’Ehud Barak : « Israël est une villa encerclée par la jungle ». Espérant neutraliser le boycott de ses produits, Mehadrin offre au BDS de nouvelles armes pour combattre, pas seulement les produits, l’entreprise mais le sionisme !

En voulant éradiquer toute trace de Palestinien et même d’arabité de l’imagerie de son site, Mehadrin efface tout élément humain et même contextuel pouvant évoquer la Palestine. La rupture est consommée avec la nostalgie des « paysages bibliques » comme référence « historique » aux origines d’un prétendu « peuple juif ». C’est un ciment trop contesté, qui se délite et dont l’avenir est compromis. L’acier des gratte-ciel (et des chars) est plus sûr.

L’espace du nouvel imaginaire sioniste en construction dans le très néo-libéral XXIème siècle est donc un espace nettoyé de tout contenu historique, culturel ou religieux moyen oriental. C’est un espace quasiment virtuel, sans frontière et en apparence illimité. Mais ici l’infini de l’horizon est ramené à la limite du champ, à un simple bornage. C’est donc un faux horizon, il est plat, sans perspective ni à-venir puisque limité. Nous entrons dans un espace artificiel, déshumanisé, dénaturalisé et clos. C’est l’espace de la serre ou mieux de la bulle géante, à l’image de ces espaces dits de loisirs où sous une cloche de verre géante on recrée un climat et une végétation tropicaux où on consomme du « loisir ».

Ici pas de « nouvelle alliance » possible avec la nature, la terre n’est plus que le substrat bio-chimique dont la composition est totalement fabriquée et contrôlée par la science qui saura en tirer le maximum. Le rapport humain, charnel et culturel à la terre est remplacé par un rapport au substrat qui trouve dans la « culture hors sol », c’est à dire en milieu totalement artificiel, son modèle idéal d’accomplissement.

Le nouvel imaginaire qui émerge du nouveau site de Mehadrin est intéressant à deux titres au moins :

- Il révèle l’horizon borné et indépassable du sionisme en tant que modèle de « culture hors sol » artificiel et exporté en Palestine. Du coup la métaphore raciste d’Ehud Barak : « Israël est une villa encerclée par la jungle » ne serait pas seulement à lire comme métaphore d’Israël entité victime d’un encerclement hostile mais plutôt comme accomplissement du sionisme en tant que projet d’enfermement…

- Il montre que malgré les changements de contenus, l’essence des idées sionistes est préservée : « une terre sans peuple », « des espaces vierges et illimités à développer », « une terre où des pionniers européens blancs feront fleurir le désert grâce à la technologie occidentale ». On notera que la conquête de nouveaux territoires (colonisation) est évacuée, pas de nouvelles terres à conquérir, mais des substrats disponibles, ni sauvages ni hostiles, dont il faut juste organiser et gérer le rendement.

Une constante cependant : l’existence des Palestiniens et la résistance du peuple palestinien sont totalement niées.

Voici les 4 images clés du « sionisme nouveau » selon Mehadrin :

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L’agriculture industrielle et la technologie au service de l’environnement et de « la bio » ( !)
Et partout l’horizon comme limite et bornage d’un espace maîtrisé

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Nouvelle version du : « Nous ferons fleurir le désert »
Il n’y a plus de désert à conquérir mais des espaces conquis à exploiter

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De grands espaces disponibles vides prêts à être rentabilisés
J’ai beau chercher, je ne vois rien, c’est vraiment une terre sans peuple !

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Jeunes cadres dynamiques à la pointe de la modernité occidentale faite de verre et d’acier !
Nous sommes blancs et occidentaux !

 

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José-Luis Moraguès, militant CCIPPP et BDS France




BDS France lance la bataille contre Mehadrin !

Vous avez bougé avec la Coalition contre Agrexco !

Vous allez super-bouger avec la campagne contre Mehadrin

Forte du succès contre Agrexco, la Coordination Européenne issue du Forum contre Agrexco (4/5 juin Montpellier) a décidé du maintien de la journée d’action européenne du 26 novembre 2011. Cette journée est renforcée par l’Appel du BNC Palestinien. Comme vous avez pu le lire dans le mail envoyé par Jean-Guy, c’est une  Journée européenne d’action contre les exportateurs israéliens de produits agricoles. (Vous noterez que la cible ce sont les entreprises israéliennes et pas les produits, les produits ne sont que sont le moyen de d’atteindre la cible).

Depuis la crise d’Agrexco, un groupe de travail BDSF, en lien avec la coordination européenne, a déterminé que pour BDSF, l’entreprise Mehadrin était une cible aussi importante et prioritaire que l’était Agrexco. (cf. fiche jointe, dernière version).  Cible nommément citée dans l’appel du BNC pour le 26/11, qui confirme la pertinence du choix. L’objectif est : « Mehadrin hors d’Europe ».

Comme vous le savez, le siège de Mehadrin est situé dans la petite ville de Chateaurenard (13), à une dizaine de kilomètres d’Avignon (84). Nous aurions voulu lancer la campagne contre Mehadrin le 26 novembre par un rassemblement devant l’entreprise. Mais l’agenda de nos amis avignonnais ne l’a pas permis. Aussi l’action devant l’entreprise Mehadrin s’est déroulé ce samedi 19 novembre.
Nous avions pris quelques précautions pour localiser l’action à Avignon, mais les renseignements de la police fonctionnent bien et dès le début de l’après midi les gendarmes et le directeur de Mehadrin étaient en faction devant l’entreprise.
Après avoir distribué le tract dans le centre commercial de la ville et tout le long du parcours aux passants et voitures, nous sommes allés en petite manifestation très animée, colorée et bruyante, jusque devant l’entreprise pour dire notre refus de Mehadrin. Installée depuis peu au 696 chemin du Barret de la ZA du Barret à Chateaurenard, Mehadrin a racheté les locaux de l’ancienne entreprise la Bonpasienne qui travaillait aussi dans les fruits et légumes. Une entreprise de très mauvaise réputation selon les voisins, qui a brûlé deux fois…

Il semble que les paysans du coin n’appréciaient pas les importations de la Bompasienne. C’est sans doute pour cette raison que le nom de Mehadrin n’est mentionnée ni sur les murs ni même à l’entrée. Visiblement, ils jouent dans la discrétion. En effet, il ne fait pas bon dire de s’afficher comme étant une entreprise israélienne d’importation de fruits et légumes, notamment après ce qui est arrivé à la Bonpasienne et à Agrexco !

C’est la raison pour laquelle nous avons voulu dire au directeur de Mehadrin, qu’il est inutile de se cacher car nous connaissons les activités manifestement illégales que son entreprise mène et il peut compter sur nous pour en informer la population et les paysans des environs. La « Confédération Paysanne » et « Solidaires » présents à l’action vont s’y employer également.

Le directeur de Mehadrin s’est montré arrogant, très grossier et vulgaire : « Va te faire enc… » est la première phrase qu’il a prononcée à l’encontre d’une personne qui lui demandait de se présenter et la raison pour laquelle il nous filmait.

La « bataille » contre Mehadrin est donc symboliquement déclenchée:  nous souhaiterions donc que le 26 novembres,  les nombreux comités en France répondent à l’appel du BNC et mènent des actions de Boycott contre Mehadrin dans les supermarchés (beaucoup de pamplemouses « Jaffa » et avocat « top » ont été repérés).
CETTE BATAILLE NE SE FERA PAS SANS VOUS !

Le comité de pilotage de la campagne contre Mehadrin s’est formé et se compose de membres de la campagne BDS originaires de Paris, Toulouse, Montpellier, Avignon. Il est indispensable que des représentants de 3 ou 4 grandes villes s’y joignent et que la Confédération paysanne et Solidaires y soient représentés.
Ce comité aura une fonction de réflexion, d’élaboration d’un plan de travail et d’un calendrier d’actions à court et moyen terme afin de proposer du matériel (tracts, logos, affiches, banderoles) de coordination avec la campagne européenne et le BNC et d’animation de la campagne en France. Il peut par ailleurs être envisagé la mise en route d’un site spécifique qui sera relayé sur le site national de la campagne.
Nous allons créer une liste de travail « Mehadrin hors d’Europe » ouverte à tous les comités, groupes et personnes (membres signataires ou non de BDSF)  qui souhaitent participer activement à cette campagne sur la base d’un Appel (en cours de rédaction).

Il serait souhaitable que  le maximum de comités soient géographiquement représentés dans cette liste de travail. Inscrivez-vous dès à présent.
L’atelier boycott du WE BDSF de janvier 2012 à Lyon permettra d’échanger et de coordonner les actions. Mais d’ores et déjà, vous pouvez vous inscrire (au comité de pilotage et à la liste Mehadrin hors d’Europe) pour s’organiser au mieux.

(Pour vous inscrire contactez : jlmoragues@gmail.com)

La vidéo de l’action sera mise en ligne après le 26 novembre.
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Quelques images et échos de l’action :

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signalé par l’alerte google « mehadrin »
Avignon | BDS France lance sa campagne contre Mehadrin
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