Plus de 100 syndicats, mouvements et associations de solidarité exigent l’inclusion de HPE dans la base de données de l’ONU sur la colonisation

4 novembre 2020 | par le Comité National BDS palestinien (BNC) | Source | Traduction : J. Ch. pour BDS France

HPE (Hewlett Packard Enterprises) fournit des serveurs pour la base de données de l’Autorité israélienne sur la Population et l’Immigration, qui comprend les Israéliens qui vivent dans les colonies illégales sur le territoire palestinien occupé.

 

Plus de cent syndicats, associations d’étudiants, mouvements et associations de solidarité à travers le monde se sont associées pour envoyer une lettre au Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies (OHCHR) Michelle Bachelet, exigeant que Hewlett Packard Enterprises (HPE) soit inclus dans la base de données des sociétés complices de l’entreprise coloniale d’Israël. HPE fournit des serveurs exclusifs pour le maintien de la base de données pour l’Autorité israélienne de la Population et de l’Immigration. Celle-ci comporte la ‘base de données Yesha’ des citoyens israéliens qui vivent dans les colonies illégales sur le territoire palestinien occupé.

 

Parmi les signataires on trouve Forsa, le plus grand syndicat irlandais de service public, ainsi que Sinn Fein et le Parti Communiste d’Irlande ; Central Unica dos Trabalhadores, centre national des Syndicats du Brésil, qui compte 7.5 millions de membres ; UNISON, le plus important syndicat du Royaume Uni avec plus de 1.3 million de membres, et la Fédération des Etudiants d’Inde, la plus grande association étudiante d’Inde avec plus de 4 millions de membres.

Vous trouverez ci-dessous la lettre envoyée à l’OHCHR, suivie des signataires.

 

Mme. Michelle Bachelet,

Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU

30 octobre 2020

 

En février 2020, le Bureau du Haut Commissaire aux Droits de l’Homme des Nations Unies (OHCHR) a publié sa très attendue base de données des sociétés complices de l’entreprise coloniale d’Israël. Il a listé 112 sociétés qui fournissent des équipements et des services pour entretenir, construire et étendre les colonies illégales israéliennes dans le Territoire Palestinien Occupé (TPO), y compris Jérusalem Est. La base de données est largement appréciée en tant qu’outil permettant de s’assurer que ces entreprises respectent les droits fondamentaux des Palestiniens. La Résolution 31/36 du Conseil aux Droits de l’Homme, qui a établi cette base de données, exige aussi qu’elle soit annuellement mise à jour.

Nous, organisations signataires, exhortons par conséquent l’OHCHR à inclure Hewlett Packard Enterprises (HPE) dans la prochaine mise à jour de la base de données des sociétés complices de l’entreprise coloniale illégale d’Israël.

HPE fournit des serveurs à l’Autorité Israélienne pour la Population et l’Immigration pour l’entretien du registre israélien informatisé de la population, qui comprend la ‘base de données Yesha’ des citoyens israéliens qui vivent dans les colonies illégales des TPO. Par conséquent, HPE joue un rôle conséquent dans l’entretien de l’entreprise coloniale israélienne.

Nous vous exhortons à inclure HPE dans la base de données pour sa complicité dans l’entreprise coloniale d’Israël et le profit qu’elle en tire, ce qui équivaut à la pratique du colonialisme de peuplement et de l’apartheid.

Au vu de l’annexion de facto continue et de l’annexion de jure projetée du territoire palestinien occupé par Israël, deux faits que vous avez fermement condamnés comme illégaux, il est plus urgent que jamais de s’assurer que les entreprises satisfont leurs obligations de respecter les droits de la personne humaine et ne soutiennent pas ce régime colonial illégal et criminel. La base de données du Conseil aux Droits de l’Homme est un outil efficace de responsabilité dans ce but, et l’inclusion de HPE, et autres entreprises également complices, est une démarche nécessaire dans la bonne direction.

Signataires :

Australia

Australian Friends of Palestine Association
Australians for Justice and Peace in Palestine
Australians For Palestine
Australia Palestine Advocacy Network
Australian Palestinian Professional Association (APPA)
BDS Australia
Byron Friends of Palestine
Casey Friends of Palestine
Christians for Peace, Newcastle
Coalition for Justice and Peace in Palestine
Federation of Italian Migrant Workers (FILEF) Sydney
Free Palestine,  Melbourne
Friends of Hebron Sydney
Friends of Palestine (Western Australia)
Palestine Israel Ecumenical Network
Sydney University Staff for BDS
Women For Palestine

 

Belgium

Belgian Campaign for Academic and Cultural Boycott of Israel (BACBI)

 

Brazil

Central Única dos Trabalhadores: National Trade Union Centre with ~7.5 million members

 

Canada

Academics for Palestine Concordia
Canada Palestine Association, Vancouver

 

Finland

Finnish-Arab Friendship Society

 

France

Campagne BDS France

 

Germany

BDS Berlin

 

India

All India Students’ Association
Badayl
Food Sovereignty Alliance
Indo-Palestine Solidarity Network
Janwadi Mahila Samiti (AIDWA, Delhi)
National Dalit Christian Watch
Student Christian Movement of India
Students’ Federation of India (SFI): Largest students association with over 4 million members

 

Ireland

Action from Ireland (Afri)
Administration Managers Branch, CWU
Belfast and District Trades Union Council
Brazilian Left Front
Castlebar & District Council of Trade Unions
Centre for Global Education
Communication Workers’ Union:
CWU Dublin No. 2 Branch
Communications Workers Union Sligo District Ireland
Cork Area Managers Branch
Dublin Mails Managers Branch, Communication Workers Union
Dublin Postal Clerks Branch
Galway District Branch
Limerick Branch
Mallow Postal Branch
Mullingar Managers Branch
Mullingar Postal Branch
Sligo Area Postal Managers Branch
Communist Party of Ireland
Dublin Mails Managers Branch, Communication Workers Union
Dublin Postal Clerks Branch, CWU
eir National Managers Branch
Fórsa: Ireland’s largest public service union with 80,000 members
Gaza Action Ireland
Global Solidarity Committee, Irish Congress of Trade Unions
Irish Freethinkers and Humanists
Irish National Teachers’ Organisation
Ireland-Palestine Solidarity Campaign
Justice for Palestine, Comhlámh
Mandate Trade Union
Newry & Mourne UNISON Branch 5091
Peace and Neutrality Alliance
People Before Profit
Sinn Féin
Students for Justice in Palestine DCU
The Workers’ Party of Ireland
Trade Union Friends of Palestine
UNISON Northern Ireland

 

Italy

BDS Italia
BDS Torino
Comitato No Nato
G.A.M.A.D.I
Nowaroma
Rete Romana di solidarietà con il Popolo Palestinese
Un Ponte Per

 

Malaysia

BDS Malaysia

 

New Zealand

Palestine Solidarity Network Aotearoa

 

Northern Ireland

Quaker Service

 

Norway

Akademisk og Kulturell Boikott av staten Israel (AKULBI)
The Palestine Committee of Norway

 

Slovenia

Gibanje za pravice Palestincev

 

South Africa

Palestine Solidarity Association UWC
Palestine Solidarity Campaign
South African BDS Coalition

 

Sri Lanka

National Fisheries Solidarity

 

Switzerland

Association Switzerland-Palestine
BDS Switzerland
Collectif Urgence Palestine-Vd
Gerechtigkeit und Frieden in Palästina

 

The Netherlands

Article 1 Collective
Breed Platform Palestina
DocP/BDS Netherlands
Stichting Groningen-Jabalya

 

United Kingdom

BRICUP (the British Committee for the Universities of Palestine)
Craigavon Council of Trade Unions
Jewish Network for Palestine
Omagh Trades Union Council
Palestine Solidarity Campaign
Scottish Palestine Solidarity Campaign
UNISON: UK’s largest union with more than 1.3 million members

 

United States of America

BDS and Palestine Solidarity Working Group of DSA
CODEPINK
Friends of Sabeel North America (FOSNA)
Green Mountain Solidarity With Palestine
Jewish Voice for Peace
National Students for Justice in Palestine
Vermonters for Justice in Palestine

 

International/ Inter-regional

ECCP – European Coordination of Committees and Associations for Palestine
World Beyond War

 

 

 




Boycotter l’apartheid israélien : un interview de Nasser Mashni, BDS Australie

 21/10/2020 par Paul Gregoire | Source | Traduction CG pour BDS France

De plus en plus, l’utilisation du mot apartheid concerne le système de gouvernance qui opère actuellement dans la nation connue comme Israël et les territoires palestiniens occupés — le pays de la Palestine historique.

Mi 2018, la Knesset (le parlement israélien) a voté la loi de l’état-nation, qui relègue officiellement les Palestiniens d’Israël au rang de citoyens de deuxième classe.

La législation stipule que seul le peuple juif a droit à l’auto-détermination, entérinant en loi un système préexistant.

Alors que le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a indiqué en juin que sa nation poursuivra l’annexion de jusqu’à 30 % de la Cisjordanie, et après une promesse récente aux nations du Golfe qu’il abandonnerait ce plan, Israël a affirmé qu’il l’avançait avec plus de 2000 nouvelles maisons pour des colons la semaine dernière.

Parallèlement, le troisième endroit le plus densément peuplé sur Terre, la Bande de Gaza, continue de fonctionner comme une prison à ciel ouvert, la région se trouvant sous un blocus israélien et égyptien renforcé, par terre, air et mer depuis 2007.

 

Le sang de la Palestine

Le mois prochain, le salon d’armement Electronic Warfare Europe 2020 devait avoir lieu dans la ville de Liverpool au Royaume-Uni. Et le plus grand fabriquant d’armes privé d’Israël, Elbit, était l’un des sponsors mondiaux du salon.

Une coalition d’organisations palestiniennes et de groupes anti-guerre, dont le mouvement BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions), a mené une campagne suivie contre le salon, ce qui a conduit le Conseil municipal de Liverpool à l’annuler et finalement à se mettre d’accord sur une politique d’interdiction de tels événements à l’avenir.

Elbit se spécialise dans le développement et la fabrication d’équipements électroniques militaires, de systèmes de surveillance, de drones et de systèmes de sécurité. La compagnie promeut le fait que ses armes et sa technologie ont été testées au combat, ce qui veut dire sur les populations palestiniennes.

Le mouvement BDS a appelé depuis longtemps les organismes du monde entier à boycotter les produits d’Elbit. Il remarque que la compagnie d’armement contribue à deux facettes de l’occupation israélienne : les assauts aveugles contre les civils et « la ghettoïsation toujours plus resserrée de la Cisjordanie ».

 

Une résistance internationale croissante

Etabli en 2005, Boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) est un mouvement mondial mené par les Palestiniens qui permet aux individus, aux entreprises et aux gouvernements de prendre position pour soutenir les droits humains des Palestiniens en retirant leur soutien financier à des organismes israéliens.

BDS Australie est la section locale de cette campagne mondiale qui emploie une stratégie basée sur celle utilisée par le mouvement anti-apartheid du siècle dernier, celui qui a exercé sur le gouvernement d’Afrique du Sud de De Klerk une telle pression qu’il a mis fin à son système raciste de ségrégation lourdement imposée.

Sydney Criminal Lawyers a parlé avec Nasser Mashni, membre du comité de BDS Australie, sur l’importance croissante de l’usage du terme apartheid en lien avec Israël, sur les raisons pour lesquelles Gaza continue d’être bombardée pendant la pandémie et sur l’impact très réel du mouvement de boycott.

 

Tout d’abord, cette année a vu le coronavirus déferler sur le globe, ce qui a conduit des nations entières à se confiner. 

Des systèmes de santé bien subventionnés ont lutté pour gérer la pandémie mais dans les territoires palestiniens occupés, les services de soin sont limités en premier lieu à cause des restrictions israéliennes. 

Nasser, comment les communautés palestiniennes dans les territoires occupés ont-elles affronté le COVID-19 ?

Comme dans le reste du monde la situation a été tragique, particulièrement pour les Palestiniens, parce qu’ils sont si proches de ce qui est sans aucun doute le monde développé, dans ce qu’ils peuvent voir en Israël.

C’est aussi vraiment dur pour eux parce qu’un énorme fragment des Palestiniens en Palestine historique orientale — la Cisjordanie — travaille en Israël ou est connecté à Israël et qu’Israël a fermé la frontière. Ils ne permettaient pas aux ouvriers de traverser. Donc, économiquement, cela a été un énorme marasme.

Un défi de l’occupation est que nos hôpitaux — les hôpitaux palestiniens — ont été sous-subventionnés et manquent de ressources depuis 70 ans.

Donc le meilleur service de soins est dans les hôpitaux palestiniens à Jérusalem Est, mais avec le mur d’apartheid, l’accès à ces hôpitaux est sévèrement restreint pour les Palestiniens de Cisjordanie.

C’est au point que l’un des visages palestiniens les plus connus sur la scène internationale, Saeb Erekat — notre chef négociateur avec l’Autorité palestinienne — se trouve dans une condition critique.

Il n’y a aucun hôpital palestinien qui a la capacité de gérer la situation où il se trouve : très près de la mort apparemment. Donc, il a été transféré dans un hôpital israélien pour recevoir les soins urgents dont il a besoin. Bien sûr, ce n’était pas bien accepté par certains membres de la Knesset israélienne. En fait, ces membres de la Knesset ont suggéré qu’il ne devrait pas recevoir d’aide médicale du tout.

Voilà pour la Cisjordanie. Si on regarde ce qui se passe à Gaza, heureusement, un des bénéfices d’être la plus grande prison à ciel ouvert du monde qu’est Gaza, est que cela a pris longtemps au virus d’y arriver et que les Gazaouis sont habitués à vivre en confinement.

Donc, au départ c’était resté sous contrôle, malheureusement le virus est maintenant arrivé. Il y a eu des rapports la nuit dernière selon lesquels il y avait 77 nouvelles infections. Le vrai défi pour Gaza est qu’il y a moins de 100 respirateurs. Et les hôpitaux y manquent déjà de médicaments un jour normal et n’ont de l’électricité que de manière intermittente à cause de la destruction par Israël de l’unique centrale électrique de Gaza.

La densité de population est de plus de 5500 personnes par km2 ; avec la même densité de population, l’Australie aurait 42 milliards d’habitants. Donc, si le virus arrive et n’est pas géré, il va déferler là comme nulle part ailleurs sur la Terre.

 

Fin juin, le Premier ministre Benjamin Netanyahou a indiqué qu’Israël poursuivra ses plans d’annexer jusqu’à 30% de la Cisjordanie occupée. 

Rien que la semaine dernière, Israël a donné le feu vert pour la construction de plus de 2100 nouvelles unités d’habitation dans la région. Quelles sont les implications de cette mesure ?

C’est la suite du statu quo. Israël, particulièrement sous Benjamin Netanyahou, n’a pas été intéressé par une solution à deux états. Le processus d’Oslo — tout le processus de paix jusqu’à maintenant — a été dévoilé comme tactique dilatoire.

L’établissement de 2000 unités d’habitation supplémentaires est un pouce enfoncé dans l’œil des Emirats arabes unis qui ont normalisé leurs relations avec Israël le mois dernier. C’était avec l’engagement d’Israël qu’il n’y aurait plus de constructions d’habitations et qu’il n’annexerait pas.

La réalité est que si vous construisez des maisons pour juifs seulement sur ce qui devrait être l’état de Palestine, c’est une annexion de jure.

C’est la perpétuation et la continuation de la Nakba palestinienne de 1948 : la catastrophe qui a vu le nettoyage ethnique de plus de 750000 Palestiniens et la destruction de plus de 400 anciens villages ancestraux.

Israël n’est pas intéressé par la paix. Et il est temps que nous commencions à appeler Israël pour ce qu’il est, un état d’apartheid.

En 2002, le monde arabe entier a offert à Israël la paix, basée sur les résolutions des Nations Unies : c’était l’initiative arabe de paix. C’était la paix totale — pas seulement la normalisation — avec chaque pays arabe et musulman sur terre si Israël revenait seulement à ses frontières de 1967, avec Jérusalem Est comme capitale de l’état de Palestine et une solution juste pour les réfugiés palestiniens.

C’est le manuel standard dont tout le monde parlait de Madrid à Oslo et aux pelouses de la Maison Blanche jusqu’à aujourd’hui.

A l’époque, le Premier ministre Ariel Sharon a dit : « Ce n’est pas un point de départ envisageable. Nous ne nous retirerons pas dans les frontières de 1967. »

C’était en 2002 et maintenant, 18 ans plus tard, nous sommes toujours en train de parler de solution à deux états, alors que Benjamin Netanyahou construit des maisons pour juifs seulement dans toute la Palestine.

 

La pandémie n’a pas empêché les forces israéliennes d’attaquer Gaza en août et septembre. Qu’est-ce qui s’est passé ?

Il y a quelques années, les Palestiniens de Gaza ont entamé ce que les gens décriront dans le futur comme l’une des plus sérieuses actions civiles non violentes de l’histoire.

Soixante-dix pour cent des deux millions de résidents de Gaza sont des réfugiés. Plus de 80% de ces personnes vivent à moins d’une journée de marche de leurs maisons ancestrales. Ils ont les titres de propriété et les clés de ces maisons. Beaucoup d’entre eux peuvent voir leurs terres et leurs maisons depuis Gaza.

Avec la Grande Marche du retour, ils ont dit : « Nous voulons rentrer chez nous ». Ils ont marché jusqu’à la clôture de la frontière. Ils ne pensaient pas qu’ils la passeraient, mais ils ne pensaient pas non plus qu’ils seront accueillis par des snipers, qui se vanteraient de leur ôter les genoux.

Un sniper s’est vanté d’avoir eu 42 genoux en un jour.

Nous entrons maintenant dans la 14e année du siège. Nous avons lu des choses à propos de sièges historiques mais nous n’avons vraiment pas un contexte des temps modernes pour un seul siège. C’est un terme médiéval. A l’époque, une armée d’invasion entourait un château et lui refusait nourriture et eau afin d’affamer les résidents jusqu’à ce qu’ils se soumettent — c’est ce qu’est un siège.

Gaza a été hermétiquement scellée et sous siège depuis 14 ans. Personne n’a été capable d’y entrer ou d’en sortir sans l’approbation d’Israël.

Des enfants qui ont besoin de chimiothérapie et ne peuvent être traités à Gaza sont souvent envoyés à Jérusalem-Est, sans être accompagnés par leurs parents.

Ces enfants ne sont pas envoyés sans être accompagnés parce que leurs parents ne veulent pas être à leurs côtés, mais parce qu’Israël refuse à leurs parents des permis pour voyager.

Tragiquement, quelques-uns des enfants sont morts sans un parent à leur côté. Ces parents ont ensuite reçu le corps de leur enfant mort à Gaza.

Rappelez-vous que dans ces hôpitaux à Jérusalem, ils ne peuvent même pas traiter notre Palestinien de la plus haute notoriété. Il doit aller dans un hôpital israélien.

Ces enfants sont envoyés sans leurs parents. C’est la brutalité du siège imposé par Israël, essayant de contraindre ces gens à se soumettre.

Il y a quelques années, ces Palestiniens ont commencé la Grande Marche du retour : une manifestation non violente. Ils voulaient que le monde sache qu’ils sont vivants et qu’ils sont étouffés.

Maintenant, cela a tristement tourné court, à cause de la violence qu’ils ont rencontrée à la frontière israélienne avec des snipers arrachant des jambes, tuant des journalistes, des infirmiers, etc.

Donc cela a tourné court. Ceci dit, la frustration continue à monter. Et récemment, les Palestiniens là-bas ont pris leur outil de combat le plus sophistiqué jusqu’alors, en gonflant un ballon avec un morceau d’étoffe en feu accroché.

Ils relâchent le ballon au-dessus de la clôture et quand il tombe du ciel, ce morceau de tissu enflammé déclenche un incendie. Les Israéliens les appellent « ballons terroristes ».

Donc la réponse naturelle à un ballon terroriste est, bien sûr, un avion de combat F-16 ou un hélicoptère Apache.

La réalité est que la violence envers les Palestiniens est bonne pour les sondages. Récemment il a fallu à Benjamin Netanyahou trois élections pour entrer dans un gouvernement de minorité. Il sait que c’est seulement une question de temps avant qu’il ne soit plus Premier ministre. Et les ramifications potentielles de cela sont qu’il sera inculpé et envoyé en prison pour corruption.

Netanyahou s’oriente probablement vers une quatrième élection, où il espère obtenir une majorité.

 

Vous êtes un membre de BDS (Boycott, désinvestissement et sanctions) Australie, un mouvement qui organise des campagnes pour boycotter les entreprises, les organisations et les individus impliqués avec le régime israélien. 

Quelles sortes de campagnes BDS mène-t-il actuellement ?

Depuis quelque temps, nous menons une campagne internationale demandant aux gens de boycotter Hewlett Packard.

Le boycott de Hewlett Packard concerne la technologie que la compagnie a créée, qui est impliquée dans la surveillance et le contrôle des Palestiniens par les forces de défense. Donc nous demandons aux gens de ne pas acheter HP.

Nous venons de lancer une campagne Puma contre le géant mondial du sportswear. Puma est un sponsor de l’Association israélienne de football (IFA).

L’association israélienne de football a des équipes juives israéliennes en Cisjordanie occupée qui participent effectivement aux compétitions de la Fédération israélienne de football.

Plus de 200 clubs palestiniens ont demandé à Puma de mettre fin à son contrat de sponsoring.

En 2018, Adidas a retiré son sponsoring de l’IFA, après une campagne de militants BDS. Donc nous espérons que Puma fera de même.

Localement, en Australie, Puma soutient le Carlton Football Club [NDLR : Le Carlton Football Club est une équipe (australienne) de football australien], qui me tient à cœur, parce que c’est l’équipe dont je suis supporter. Et il sponsorise aussi quelques autres équipes de football. Donc nous voudrions demander à Puma d’arrêter de sponsoriser l’IFA.

Notre impact a été croissant. Le mouvement a été établi en 2005 par la société civile palestinienne. Il a impliqué plus de 170 organisations palestiniennes : syndicats, églises, groupes de mosquées, etc.

Ils ont dit : «  Voyez, la violence n’a pas marché. Nous sommes contre la violence. La négociation n’a pas marché. La seule façon dont nous allons pouvoir faire rendre des comptes à Israël selon le droit international est d’utiliser le modèle inspiré par l’Afrique du Sud, en demandant aux pays, aux entreprises et aux personnes de faire ce qui est juste et de choisir de ne pas s’associer à l’apartheid israélien et aux actions israéliennes illégales. »

C’était il y a seulement 15 ans. Depuis, cela a eu un impact incroyable.

Je dis incroyable, parce que si nous n’avons pas obtenu qu’Israël respecte le droit international, le soutien pour les Palestiniens et le soutien pour la campagne de boycott, désinvestissement et sanctions ont augmenté.

La meilleure chose à propos de la campagne BDS est que cela donne une manière morale et éthique aux êtres humains, aux entreprises et aux pays de soutenir par votre choix les Palestiniens.

Nous vous demandons de faire quelque chose avec quelqu’un qui n’est pas complice des violations des droits humains palestiniens. Donc, si vous achetez une imprimante, achetez une Canon. Vous n’avez pas à acheter une Hewlett Packard.

Si vous faites un projet universitaire, nous vous demandons de faire le projet avec une université qui n’est pas sur une terre palestinienne volée, ni une université qui est subventionnée par de l’argent des systèmes de fabrication d’armes Elbit.

Elbit est un rejeton des Forces de défense israéliennes et il commercialise ses produits comme étant « testés en combat ».

Donc il dit aux régimes répressifs dans le monde entier : «  Nous avons les systèmes de contrôle, les scanners à reconnaissance d’iris, les drones contrôlés par radio, qui nous permettent de soumettre six millions de Palestiniens — de contrôler les vies quotidiennes de six millions de Palestiniens. »

Je ne suis pas un partisan du militarisme, mais si vous allez faire quelque chose, n’utilisez pas Elbit.

Un de nos grands succès localement était le Royal Flying Doctors Service [le service royal des médecins volants d’Australie] il y a quelques années. La compagnie Elbit a été sur le point de gagner le contrat pour entraîner les pilotes de nos médecins volants. Donc les pilotes et les simulateurs de vol qui avaient bombardé des enfants comme dans une partie de chasse dans la prison à ciel ouvert qu’est Gaza allaient importer ces compétences en Australie pour entraîner notre service de médecins volants.

A leur grand crédit — étant donné la vérité sur les antécédents d’Elbit, quand ils ont appris leurs compétences — le Royal Flying Doctors Service n’a pas continué [à envisager d’utiliser Elbit]. Cela a été une grande victoire.

De plus en plus, cela arrive dans le monde entier. L’Afrique du Sud a rétrogradé dans ses relations diplomatiques avec Israël. Elle a retiré son ambassade à Tel Aviv.

Dans toute l’Europe nous avons des syndicats majeurs qui ont conduit des entreprises à se retirer d’appels d’offres pour construire un système de tram que les Israéliens bâtissent à travers des terres palestiniennes volées.

De plus en plus, les votants démocrates aux Etats-Unis voient Boycott, désinvestissement et sanctions comme un moyen légitime pour que les Palestiniens obtiennent leurs droits nationaux.

Et nous avons plus d’artistes menant un boycott culturel d’Israël. Ils refusent de se produire là-bas.

 

BDS est modelé sur le mouvement anti-apartheid contre le système qui était à l’oeuvre en Afrique du Sud. 

Dans les années récentes, le mot apartheid a été de plus en plus appliqué à la situation à laquelle sont confrontés les Palestiniens dans leur patrie.

Pouvez-vous nous dire pourquoi l’utilisation de l’apartheid gagne en importance ?

Cela gagne plus d’importance parce que c’est ce que c’est, un apartheid. Mais nous n’avons pas la même optique.

En Afrique du Sud et dans le Sud profond de l’Amérique, vous aviez des robinets qui disaient « Pour personnes de couleur » et vous aviez des restaurants avec des signes disant « Blancs seulement ».

Nous n’avons pas cette optique en Palestine-Israël, parce que la différenciation n’est pas basée sur la couleur de peau.

De manière générale, c’est très facile de distinguer un Palestinien d’une personne juive en Europe. Mais la réalité est que plus de 60% des juifs en Israël sont en fait arabes, donc ils ont la même apparence que moi. Ils ont une peau mate, des cheveux noirs et des yeux noirs, donc ce n’est pas facile de les différencier.

Le différenciateur n’est pas la couleur de peau. C’est en fait quand vous célébrez Dieu. Si vous célébrez Dieu le samedi, vous êtes juif, vous avez les droits de l’état juif. Cela a été revalorisé dans la loi de la nation en 2018, celle qui a donné aux seuls juifs l’autodétermination sur la terre d’Israël.

La façon la plus facile de l’expliquer est le casse-tête qu’est le sionisme. Le sionisme veut tout le pays qui correspond à l’Israël antique, comme ils le croient. Et il le veut juif et une démocratie. Donc tout le pays, et il doit être juif et une démocratie.

Mais ils ne peuvent avoir que deux de ces choses. Juif et démocratie, mais pas avoir tout le pays. Ou vous pouvez avoir tout le pays et avoir une démocratie, mais vous n’allez pas l’avoir entièrement juif.

Ou, et c’est ce qu’ils ont maintenant, tout le pays et ils le veulent juif ; et ce n’est pas une démocratie.

Près de 40% de toute la population qu’Israël contrôle n’a pas le droit de voter parce qu’ils ne célèbrent pas Dieu le samedi, ils célèbrent Dieu le vendredi ou le dimanche, parce qu’ils ne sont pas juifs.

Pas tous, mais une immense portion des Palestiniens —70%, ceux de Cisjordanie, ceux de Gaza — n’a pas le droit de voter pour le régime qui contrôle le registre des naissances et des morts.

Nous utilisons tous la même monnaie. Tout le monde, à Gaza, à Jérusalem-Est, à Jérusalem-Ouest, en Cisjordanie, sur les Hauts de Golan, qui est une partie de la Syrie, et en Israël à proprement parler, si vous voulez —la Palestine de 1948— tout le monde utilise la même monnaie.

Tout le monde utilise les mêmes timbres. La même entité contrôle tous les impôts, toutes les frontières, les entrées et les sorties, mais seulement ceux qui célèbrent Dieu le samedi ont l’opportunité d’être impliqué complètement dans le processus démocratique.

Ceci est l’apartheid.

 

Et finalement, Nasser, la campagne internationale pour mettre fin à l’apartheid en Afrique du Sud a commencé dans les années 1960, dans les années 1980 elle avait un soutien étendu et le système d’apartheid s’est terminé au début des années 90. 

D’après l’opinion de BDS, quelle sorte de changement est nécessaire en termes d’opinion mondiale sur la Palestine? Et comment mettra-t-on fin au système israélien d’apartheid ?

Je suis certainement assez vieux pour avoir participé à quelques-unes des actions contre l’apartheid en Afrique du Sud. Et je me souviens de Margaret Thatcher et de Ronald Regan échangeant des poignées de main avec F. W. de Klerk.

Nelson Mandela était encore en prison et dans les grands halls du pouvoir, l’Afrique du Sud était chouchoutée et c’est la réalité d’Israël aujourd’hui.

De plus en plus, cependant, des gouvernements de partout se font dire par leurs électeurs qu’Israël est un état d’apartheid et cela est en train d’avoir un impact.

C’est en train d’avoir un impact pour des choses comme là où nous sommes aujourd’hui aux Etats-Unis, avec une élection arrivant dans les prochaines deux semaines et demi.

Alexandria Ocasio-Cortez est l’une des vedettes démocrates. Elle a été invitée à la 25e commémoration d’Yitzhak Rabin, qui a été assassiné par un Israélien de droite.

Elle a été invitée et a confirmé qu’elle viendrait. Alors, les Palestiniens et leurs supporters lui ont écrit et lui ont dit : « Alexandria, nous ne pensons pas que vous devriez y assister. Yitzhak Rabin n’était pas un pacificateur. C’était un féroce homme de droite avec un héritage teinté de sang. »

Alors, c’est une sénatrice américaine. Elle a écouté, entendu et a retiré sa réponse positive à l’invitation. C’est ce genre de choses qui était inouï il y a trois ans, cinq ans, vingt … Aucune chance.

Benjamin Netanyahou était supposé parler à un événement dans le Michigan avec beaucoup de représentants de différents états dans l’auditoire. Comme le lobby pro-Israël est enclin à le faire, ils ont envoyé des messages de remerciement en présumant que les gens avaient répondu positivement à l’invitation, parce que vous ne l’auriez jamais refusée venant d’eux.

Les Palestiniens et leurs supporters se sont mobilisés dans le Michigan et ont dit à leur représentant élu : « Pas en mon nom. Nous sommes des électeurs et si vous assistez à cela, je ne voterai pas pour vous. »

Miraculeusement, du jour au lendemain, un email a été envoyé, disant : « Dû à des circonstances imprévues, cet événement avec Benjamin Netanyahou a été annulé. »

En tant que Palestinien, en tant que progressiste, je suis quelqu’un qui comprend l’intersectionalité des luttes de chacun — que ce soit la lutte contre l’antisémitisme, l’islamophobie, la transphobie, les défis auxquels est confrontée notre communauté LGBTIQ et nos frères et soeurs autochtones en Australie et dans le monde entier.

Le parti d’Evo Morales a gagné une élection en Bolivie hier, contre le gouvernement installé et soutenu par les Etats-Unis qui a enlevé le pouvoir à Evo Morales. Je veux dire, c’est une victoire pour la démocratie et une victoire pour chacun.

A un moment, nous, le peuple, nous vaincrons en Palestine. Nous vaincrons en Papouasie occidentale. Nous vaincrons ici. Parce qu’en tant qu’être humains, nous avons de l’empathie et un sens d’humanité partagée et nous ne pouvons nous empêcher de nous en soucier. Le monde est tellement plus petit qu’il l’était avant et ils ne peuvent pas continuer à nous mentir.

Murdoch peut bien contrôler 70% de la presse en Australie ; de plus en plus, les gens obtiennent l’information d’ailleurs.

 

Paul Gregoire

Paul Gregoire est un journaliste et un écrivain, basé à Sydney. Ses centres d’intérêts sont les questions de droits humains, les empiètements sur les libertés civiles, la réforme de la législation sur les drogues, la diversité de genre et les droits des Premières nations. Avant Sydney Criminal Lawyers®, il a écrit pour VICE et a été le rédacteur des informations au Sydney’s City Hub.




Résistez à l’apartheid israélien : Boycottez les sociétés HP

31 août 2020 / Par le Comité National BDS palestinien (BNC)

HPE soutient l’enregistrement raciste de la population par Israël, pilier de l’apartheid contre les Palestiniens. Il faut l’ajouter à la base de données de l’ONU sur les sociétés complices de l’entreprise coloniale illégale d’Israël.

HP Inc et HP Enterprises (successeurs de la Compagnie Hewlett-Packard) aide Israël à renforcer son régime d’apartheid sur le peuple palestinien. La société civile palestinienne a appelé à boycotter et à se désinvestir de HP jusqu’à ce qu’il mette fin à sa complicité.

L’annexion officielle planifiée par Israël de parties de la Cisjordanie occupée et sa continuelle annexion de facto se font toutes deux en violation du droit international. Tandis que nous continuons à travailler à mettre fin à l’annexion israélienne, il est important de se souvenir que le régime israélien de colonialisme de peuplement, d’occupation et d’apartheid contre le peuple palestinien est vieux de plusieurs décennies. Des gouvernements comme des entreprises ont permis et soutenu cette oppression et ont aidé à nourrir l’impunité d’Israël.

HP Inc a été le fournisseur exclusif d’ordinateurs à l’armée israélienne pendant plus d’une décennie.

HPE fournit des serveurs au Aviv System, système informatisé de l’Autorité israélienne de la Population et de l’Immigration, dans lequel se trouve la base de données Yesha qui contient des informations sur les citoyens israéliens qui vivent dans les colonies illégales israéliennes en Cisjordanie palestinienne occupée. L’Autorité de la Population et de l’Immigration met en place un système de législation et de politique à trois niveaux, sur la citoyenneté, la résidence, le regroupement familial, la naturalisation et les cartes d’identité, qui privilégie la population juive, y compris celle des colonies illégales, tout en discriminant systématiquement la population autochtone palestinienne d’Israël, ainsi que dans Jérusalem Est occupée annexée par Israël.

Alors qu’un statut de deuxième classe prive les citoyens palestiniens d’Israël de droits civiques et politiques pleins et égaux, ainsi que d’un accès égal au logement, à l’emploi, à la santé et à l’éducation, le statut de troisième classe des « résidents permanents » prive même les Palestiniens de Jérusalem Est occupée de leur droit fondamental à vivre dans leur ville.

L’apartheid israélien s’étend des deux côtés de la Ligne Verte, ainsi qu’aux Palestiniens en exil. Avec son soutien à ce système institutionnalisé de discrimination raciale, HPE permet la politique israélienne d’apartheid et en profite, y compris l’annexion officielle de Jérusalem Est, ainsi que l’annexion continue de facto (et éventuellement de jure) des colonies de la Cisjordanie occupée.

HPE soutient également et profite de l’infrastructure IT du système carcéral d’Israël, qui détient 4.700 prisonniers politiques palestiniens, dont de nombreux enfants.

L’un des plus récents détenus politiques d’Israël était Mahmoud Nawajaa, défenseur des droits de l’être humain et coordinateur de BDS qui a été arrêté par les forces d’occupation israéliennes le 30 juillet 2020. Déclaré prisonnier de conscience par Amnesty International, il a été détenu sans charges par l’armée israélienne pendant 19 jours, soumis à de mauvais traitements et interdit d’accès à un avocat pendant 15 jours, avant d’être finalement libéré grâce à la pression internationale.

Les sociétés HP profitent de tous les aspects de l’apartheid israélien. Leur rôle est semblable à la complicité de Polaroid avec l’Afrique du Sud au temps de l’apartheid. Polaroid a fourni des photographies pour les livrets tristement célèbres que les Sud Africains noirs devaient détenir et qui leur déniait toute liberté de circulation. HP est le « Polaroid de notre époque ».

Le moyen le plus efficace pour contrer l’apartheid et le colonialisme de peuplement, ce sont les campagnes ciblées de Boycott Désinvestissement et Sanctions (BDS). HP Inc et HPE sont complices des crimes israéliens contre le peuple palestinien et doivent être tenues pour responsables, tout comme on a fait pression sur Polaroid pour qu’il mette fin à ses affaires avec l’Afrique du Sud grâce à une campagne de désinvestissement qui a en fait été initiée par les travailleurs de la société aux Etats Unis.

La campagne mondiale de boycott de HP travaille à tenir les sociétés HP pour responsables grâce à des boycotts et désinvestissements massifs jusqu’à ce qu’elles mettent fin à leur rôle dans les crimes israéliens contre les Palestiniens. Des églises se sont désinvesties de HP. Des syndicats, des associations de solidarité et des organisations étudiantes ont rejoint la campagne et la popularisent dans leurs régions respectives. Le Conseil Municipal de Dublin a voté en 2018 pour mettre fin à tous ses contrats avec les sociétés de la marque HP. La campagne a organisé des actions mondiales réussies au cours des années pour souligner la nécessité de tenir les sociétés HP pour responsables.

La base de données de l’ONU des sociétés permettant les colonies illégales d’Israël, émise en février 2020, est une étape importante en direction de mesures efficaces de responsabilisation contre la complicité des sociétés dans l’entreprise coloniale d’Israël qui constitue un crime de guerre. Nous demandons au Haut Commissaire aux Droits de l’Homme de l’ONU d’ajouter HPE dans la mise à jour de la base de données de l’ONU.

Nous réitérons notre appel à des boycotts massifs de HPE et de HP Inc. jusqu’à ce qu’elles mettent fin à leur complicité dans l’apartheid israélien et les crimes de guerre. C’est la seule posture morale à avoir face aux violations toujours intensifiées des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël et sa tentative actuelle de transformer son annexion de facto des territoires palestiniens occupés en annexion de jure.

Traduction : J. Ch. pour BDS France

Source : BNC




Stand Palestine et BDS au Congrès national de la FSU

 

Environ 800 délégués ont assisté au Congrès national de la FSU à Clermont-Ferrand. Cinq militant.e.s AFPS 63 et BDSF 63 ont tenu un stand le 11 décembre, et distribué 400 ex. d’un tract « Les enfants palestiniens dans le viseur de la répression israélienne », appelant au BDS. Le stand présentait aussi une expo photos commentées sur les enfants palestiniens (merci au GL de Versailles, ainsi qu’à Activestills), ainsi qu’une table de presse sur Gaza, sur les prisonniers, sur le « modèle israélien », et sur BDS (notamment AXA et HP). La petition sur AXA a recueilli 15 signatures et  la pétition « Trump c’est trop » , 21 signatures. De nombreux échanges ont eu lieu avec les congressistes, parfois membres du mouvement de solidarité d’autres villes, ainsi qu’avec des militants d’autres stands (Amnesty, ICAN pour l’interdiction des armes nucléaires, RESF, …)

  



BDS Montpellier: le soutien à la « Grande Marche du Retour », partie intégrante du mouvement social !

Le cortège BDS France Montpellier dans la manifestation de 2000 personnes

Conformément aux engagement de soutien à la Grande Marche du Retour initiée à Gaza, la Campagne BDS France appelait à un second rassemblement « 2ème Petite Marche pour Gaza » le samedi 14 avril 2018 place de la Comédie.

Personne ne nous empêchera de dénoncer les crimes israéliens place de la Comédie

A peine arrivés que la police municipale nous intimait l’ordre de plier bagages et quitter les lieux. Nous avons patiemment expliqué aux policiers que nous étions face à un abus de refus de liberté d’expression et que nous avions décidé de désobéir face à cette demande. En effet en 2017, trois associations 1901 dûment déclarées ont déposé 5 demandes d’autorisations pour tenir un stand « de solidarité avec la Palestine » place de la comédie. Ces 5 demandes ont été faites dans les délais et conformément à la règlementation en vigueur par le MAN (Mouvement pour une alternative Non-violente), PODEMOS Montpellier et CCIPPP34 (Campagne Civile pour la protection du peuple Palestinien). Chaque fois la Mairie a refusé l’autorisation de stand place de la Comédie. Cette interdiction fait suite à une campagne de la LICRA et des association pro-israéliennes (comme le CRIF , CCCJM…) demandant à la Mairie d’interdire toutes expression publique du BDS Montpellier notamment place de la comédie.

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Le Maire de la Ville a immédiatement satisfait la demande de la LICRA et des officines sionistes et depuis le mois de Mai 2015 il interdit toute expression de solidarité à la Palestine place de la Comédie. Vaine interdiction puisque la Campagne BDS France refuse de se plier à  cette privation de la liberté d’expression.

Il faut dire que le maire de Montpellier, M. Saurel,  en fervent héritier de  G. Frêche a un lourd passé (et présent!) de soutien à Israël. Avec son mentor G. Frêche, il a assidûment commémoré – et financé – durant des dizaines d’années, devançant D. Trump de 40 ans ! Jérusalem « une et indivisible capitale d’Israël », sans jamais s’émouvoir de la violation du droit international que représentait et représente toujours ce type de manifestation. Il approuve et soutient un régime qui colonise et occupe illégalement la Palestine depuis 70 ans, mais ne peut tolérer la tenue d’un stand et d’un chapiteau de soutien à la Palestine durant deux heures place de la comédie. Il se moque bien de l’affichage sauvage dans le quartier populaire de La Paillade laissé à l’abandon en de nombreux endroits, mais diligente ses éboueurs municipaux  pour nettoyer au karcher, à deux reprises toutes les affiches BDS appelant à boycotter un spectacle soutenu par le ministère de la culture israélien au théâtre municipal Jean Vilar.

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La lutte pour l’embargo militaire et pour le désinvestissement des entreprises (AXA, HP…) qui collaborent à la répression et aux crimes de l’apartheid israélien.

 

Sous la protection solidaire et chaleureuse des montpelliérains-nes la Campagne BDS France Montpellier dénonce les crimes israéliens commis dans la Bande de Gaza et organise la solidarité à la Grande Marche du retour.

 

 

Le BDS France Montpellier une composante de la convergences des luttes

Dans un appel international du 7 mars 2017, intitulé : »Le racisme et la discrimination raciale sont les antithèses de la liberté, de la justice et de l’égalité « ,  le BNC Palestinien (Comité national BDS Palestinien) déclarait, incluant l’exploitation économique, les questions sociales et environnementales dans les intersectionnalités habituelles :

« (…) nous sommes solidaires des personnes d’origine africaine, des peuples indigènes, des sans-terre, des réfugiés et des migrants, des personnes exploitées et opprimées pour le progrès économique de quelques-uns, et de celles qui sont discriminées et persécutées pour leurs croyances ou leur identité, incluant la caste. Nous soutenons leurs luttes respectives pour la justice raciale, économique, sexuelle, environnementale et sociale. »

C’est donc sans hésitation que BDS France Montpellier a répondu favorablement à l’appel des la coordination étudiante de faire converger vers la grande manifestation étudiante (2000 personnes) du samedi 14 avril les manifestations prévues ce jour là. Après un heure d’intervention place de la comédie et reçu un 5ème PV municipal pour occupation illégale(!) de l’espace public, le cortège BDS France Montpellier a traversé le coeur de ville et rejoint la grande manifestation.

Panorama de la manifestation fortement perturbée par les tirs de grenades lacrymogènes :

 

quelques images :

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Tract distribué pendant la manifestation (2000  diffusés)

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Dublin devient la première capitale européenne à soutenir le BDS en faveur des droits des Palestiniens et rejette Hewlett Packard pour complicité avec l’apartheid israélien

« Dublin a répondu de la manière la plus forte à ce jour aux massacres commis dernièrement par Israël contre des manifestants palestiniens sans armes dans la bande de Gaza, occupée et assiégée. C’est le succès le plus impressionnant du mouvement BDS depuis le début de 2018. »

Par Palestinian Boycott, Divestment and Sanctions National Committee (BNC)  / Irlande

11 avril 2018 — Lundi (9 avril) Dublin est devenue la première capitale européenne à soutenir le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BDS) en faveur des droits des Palestiniens. Mentionnant « le blocus et le siège inhumains infligés à Gaza » par Israël, le Conseil municipal de Dublin s’est engagé à mettre fin à tous ses contrats commerciaux avec Hewlett Packard (HP), ses sociétés de marque et entreprises dérivées, toutes ciblées par BDS, y compris DXC Technology, étant donné leur complicité dans les graves violations des droits humains des Palestiniens commises par Israël.

Hier (mardi 10 avril), Israël a essayé vainement d’empêcher le maire de Dublin d’entrer sur le territoire alors qu’il devait assister à des réunions à Ramallah. Les autorités israéliennes ont confondu son titre et son nom, suscitant les moqueries d’activistes des médias sociaux, palestiniens ou non. Le maire Mícheál MacDonncha participe à des rencontres avec des Palestiniens dans les territoires palestiniens occupés.

Des dizaines de milliers de Palestiniens se sont rassemblés pour manifester pacifiquement contre le siège et revendiquer les droits des réfugiés palestiniens, qui constituent la majorité à Gaza, à revenir dans le foyer originel dont ils ont été déplacés par la force, ces droits leur étant reconnus par les Nations unies.

Abdulrahman Abunahel, coordinateur à Gaza du BNC, coalition palestinienne qui impulse le mouvement mondial de BDS en faveur des droits des Palestiniens, s’est exprimé en ces termes :

Dublin a répondu de la manière la plus forte à ce jour aux massacres commis dernièrement par Israël contre des manifestants palestiniens sans armes dans la bande de Gaza, occupée et assiégée. C’est le succès le plus impressionnant du mouvement BDS depuis le début de 2018.

Alors que les gouvernements des États-Unis et de l’Europe sont totalement complices des crimes d’occupation et d’apartheid commis par Israël, le peuple irlandais, avec sa longue tradition de lutte contre le colonialisme, a montré que les hommes et les femmes de conscience se tiennent du bon côté de l’histoire, contre l’oppression et pour la liberté, la justice, l’égalité et la dignité humaine.

Au bout de 70 ans de dépossession, 50 ans d’autorité militaire, et un siège destructeur de 10 années qui nous asphyxie dans la plus grande prison à ciel ouvert du monde, nous avons besoin de cette solidarité authentique, surtout sous la forme du BDS. Rien que dans les deux dernières semaines, l’armée israélienne, appliquant une politique du « tirer-pour-tuer-ou-mutiler », a déjà tué à Gaza 30 civils palestiniens et en a blessé plus de 3 000.

La mesure prise par le Conseil municipal de Dublin en excluant les sociétés HP constitue un pas important vers la fin des liens en matière militaire et de sécurité avec Israël et des entreprises qui rendent possible son système d’oppression. L’exigence la plus importante présentée par les Palestiniens en réaction au dernier massacre commis par Israël consiste à demander un embargo militaire similaire à celui qui avait été mis en œuvre par les Nations unies contre l’Afrique du Sud de l’apartheid.

Grâce aux femmes et aux hommes de Dublin, aux partisans irlandais des droits palestiniens en d’autres lieux et au nombre croissant de militants du BDS dans le monde entier, nous, Palestiniens, dans nos heures les plus sombres, avons la certitude de ne pas être seuls, et de pouvoir, toutes et tous ensemble, incurver l’arc de l’histoire dans la direction de la justice. »

Cette victoire du soutien aux droits des Palestiniens s’inscrit dans le sillage de deux autres victoires récentes en Irlande. Au début de ce mois, l’Association nationale irlandaise des enseignants (Irish National Teachers Organisation, INTO), forte de plus de 40 000 membres, a adopté une résolution qui reflète la position sur la Palestine du Congrès irlandais des syndicats (Irish Congress of Trade Unions, ICTU), fort de 800 000 membres en accordant un plein soutien au mouvement BDS et à ses aspirations. Et, il y a moins d’une semaine, l’Union des étudiants d’Irlande (Union of Students in Ireland, USI), qui représente 374 000 étudiants de l’enseignement supérieur, a voté de la même manière.

Aujourd’hui même (11 avril), Cork, la troisième ville d’Irlande, a exhorté le gouvernement irlandais à « condamner » le « massacre récent » de civils palestiniens par l’armée israélienne à Gaza et à « prendre des mesures diplomatiques contre Israël en expulsant un certain nombre de ses diplomates et en reconnaissant l’État de Palestine. »

Les violations des droits humains des Palestiniens perpétrées par Hewlett Packard sont confirmées par de nombreux éléments. Non seulement HP fournit à l’armée israélienne des services et de la technologie qui permettent l’occupation militaire et le siège de Gaza par Israël ainsi que des technologies biométriques qui donnent au gouvernement israélien les moyens de mettre en œuvre son système de ségrégation raciale contre les Palestiniens, mais HP s’est montré complice d’Israël en équipant le système carcéral israélien, tristement célèbre pour sa pratique de la torture et d’autres atteintes aux droits humains.

Les campagnes de BDS pour les droits humains des Palestiniens ont déjà infligé à HP des dommages sur le plan financier et sur celui de la réputation. Plusieurs mouvements chrétiens des États-Unis ont déjà retiré leurs investissements chez HP au niveau national, et 26 églises chrétiennes, dans tout le pays, se sont engagées à être des églises sans HP qui refusent d’acheter le moindre produit HP. La campagne contre HP a suscité le soutien de groupes de croyants, d’associations étudiantes et de syndicats du monde entier. Face à une telle pression, HP a procédé à un remaniement de ses structures qui ne change rien au degré de complicité des sociétés impliquées et ne les protège pas contre les campagnes de BDS.

En prenant cette décision, Dublin rejoint des dizaines de collectivités locales en Espagne, en Norvège, en Suède, en France, au Royaume-Uni, en Belgique et en Australie qui ont adopté des résolutions de soutien au BDS ou ont pris l’engagement d’éviter de conclure des transactions avec des sociétés visées par le mouvement BDS en raison de leur complicité avec les violations des droits humains des Palestiniens commises par Israël.

Le Comité national palestinien du BDS (Palestinian BDS National Committee, BNC) est la coalition la plus vaste de la société civile palestinienne. Elle anime et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions pour les droits des Palestiniens.




MANIFESTactions ! pour Gaza

La mobilisation BDS France Montpellier du samedi 7 avril 2018 fera date à Montpellier. Plus de 250 personnes ont écouté les diverses interventions des militants-tes BDS France Montpellier place de la Comédie avec un pic plus important au moment de la prise de parole, en direct de GAZA, de Haider Eid, coordinateur BDS pour la Bande de Gaza, solennellement écouté et chaleureusement applaudi.

LA MANIFESTaction

Comme toutes les manifestations BDS, celle-ci a été combative. La colère, mais aussi l’enthousiasme et la solidarité explosent et s’expriment du début à la fin des manifestations. Déjà en 2014, BDS Montpellier avait ancré les manifestations dans l’activité BDS, en lien avec les campagnes en cours. Ainsi une manifestation de plus de 2000 personnes avait marché « sur la Mairie » pour protester contre la « Journée sioniste » dite de Jérusalem et contre le jumelage avec la ville israélienne de Tibériade.

Cette fois-ci, répondant à l’Appel du BNC palestinien qui cible l’embargo sur les armes et les entreprises qui collaborent aux programmes d’armement, à la surveillance dite « sécuritaire » et à la répression des populations civiles, le parcours de la manifestation a ciblé deux agences AXA.

Une première intervention faisant le point sur les massacres des 30 mars et 6 avril,

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Et en attendant l’heure du rendez-vous avec Haidar Eid, ont successivement été développées des interventions sur la désobéissance civile comme forme de résistance  aux complicités nationales et locales avec l’apartheid israélien,

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Et aussi de comment combattre ici l’apartheid israélien en visant toutes les représentations et présences israéliennes officielles, telles que les spectacles soutenus par Israël, comme le prochain festival « Montpellier Danse » qui a programmé deux spectacles dans le cadre de la « Saison France – Israël », véritable opération de propagande en faveur de l’État d’apartheid.

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Puis nous avons écouté Haidar Eid : (13mn45)

 

Et enfin la manifestation qui dans son tour de ville a ciblé deux agences AXA, complices de l’apartheid…

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Issoire (63), 10 mars : liberté pour les prisonniers palestiniens, renforçons le boycott

Participation de Clermont-Ferrand/Issoire le 10 mars 2018 aux actions mondiales pour la libération des prisonnierEs politiques palestiniens.

L’emprisonnement de longue durée est une composante structurelle de l’ordre colonial et du système d’apartheid israélien, afin d’obtenir la soumission d’un peuple qui réclame justice.

Depuis 1967, plus de 850 000 Palestiniens ont été emprisonnés (40 % des hommes).

La détention administrative : un déni de droit total  (par exemple, SALAH HAMOURI, avocat franco-palestinien ; KHALIDA JARRAR, parlementaire). La détention des enfants mineurs : un scandale inacceptable (AHED TAMIMI, 17 ans). La généralisation de la prison à vie : une chasse aux leaders  (MARWAN BARGHOUTI, un représentant légitime et reconnu du peuple palestinien).

Pour exprimer notre solidarité, renforçons le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre les entreprises et les intérêts de l’État colonial israélien. Sur l’aspect sécuritaire et carcéral, boycotter notamment les dérivées de Hewlett Packard, comme DXC, ainsi que les entreprises d’armement et leurs complices (dont la banque française AXA, partenaire de la société israélienne Elbit ) (voir détails dans le tract ci-joint).

Environ 1.200 exemplaires de ce tract ont été distribués aux nombreux visiteurs du marché d’Issoire (63) par 17 militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63, RESF, LDH, CGT, FSU, … de la Coalition BDS 63 (40 organisations). ChacunE d’entre nous portait deux placards en carton avec les photos de Ahed Tamimi, Salah Hamouri, Khalida Jarrar, Marwan Barghouti et/ou Munther Amira (voir photos).

De nombreux passants ont pris le tract, d’autres refusaient les tracts par principe. Le niveau d’information sur la question palestinienne nous est paru parfois faible, notamment auprès des populations rurales très présentes sur le grand marché de cette sous-préfecture, où nous intervenions pour la première fois. L’action a été bien visible, du fait du nombre de militant-e-s, des placards avec les photos des prisonnier-e-s, de notre banderole BDS, et des appels au boycott. Nous avons recueilli environ 70 signatures de la pétition pour la suspension de l’accord UE-Israël.

La matinée s’est terminée par un casse-croute partagé dans le café associatif La Gabare où de jeunes militant-e-s et sympathisant-e-s d’Issoire ont pu échanger avec celles/ceux de Clermont, notamment en vue de développer de futures actions BDS locales.




Action boycott HP à Paris le 3 mars

Le samedi après-midi 3 mars nous sommes intervenu.e.s devant un magasin Darty à Paris pour appeler à continuer à boycotter l’entreprise Hewlett Packard (HP) ou ses filiales, qui sont complices de l’apartheid israélien tant en ce qui concerne le contrôle des populations, que le blocus de Gaza et les colonies.
Nous y étions pendant une heure et demie avec un tract explicatif et des visuels.
Plus de photos ici
Il y a eu beaucoup de réactions positives.
Beaucoup de gens s’arrêtaient pour écouter nos explications et les approuvaient, manifestant clairement leur indignation face aux développements actuels de la politique israélienne.
Certaines personnes connaissaient déjà BDS, et d’autres ont découvert le mouvement.
Certaines nous ont dit aussi que face à HP nous nous attaquions à un géant.
La campagne internationale BDS a déjà remporté des victoires contre des sociétés géantes, ainsi Véolia ou Orange
NOUS NE LÂCHONS RIEN, JUSQU’À CE QUE HP SE CONFORME AU DROIT INTERNATIONAL !



Clermont-Ferrand, 4 février : liberté pour les prisonniers palestiniens, renforçons le boycott

Liberte pour prisonniers Palestiniens-Boycott 

Participation de Clermont-Ferrand le 4 février 2018 aux actions mondiales pour la libération des prisonnierEs politiques palestiniens.

L’emprisonnement de longue durée est une composante structurelle de l’ordre colonial et du système d’apartheid israélien, afin d’obtenir la soumission d’un peuple qui réclame justice.

Depuis 1967, plus de 850 000 Palestiniens ont été emprisonnés (40 % des hommes).

La détention administrative : un déni de droit total  (par exemple, SALAH HAMOURI, avocat franco-palestinien ; KHALIDA JARRAR, parlementaire). La détention des enfants mineurs : un scandale inacceptable (AHED TAMIMI, 17 ans). La généralisation de la prison à vie : une chasse aux leaders (MARWAN BARGHOUTI, un représentant légitime et reconnu du peuple palestinien).

 

 

Pour exprimer notre solidarité, renforçons le mouvement BDS (Boycott, Désinvestissement, Sanctions) contre les entreprises et les intérêts de l’État colonial israélien. Sur l’aspect sécuritaire et carcéral, boycotter notamment les dérivées de Hewlett Packard, comme DXC, ainsi que les entreprises d’armement et leurs complices – dont la banque française AXA, partenaire de la société israélienne Elbit  (voir détails dans le tract ci-joint ).

Environ 1.500 exemplaires de ce tract ont été distribués aux nombreux visiteurs du marché aux puces des Salins à Clermont-Ferrand (dont certains étaient aussi des participants au festival international du court-métrage, voisin) par plus de 15 militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63, UEC, RESF, LDH, CGT, … de la Coalition BDS 63 (40 organisations). ChacunE d’entre nous portait deux placards en carton avec les photos de Ahed Tamimi, Salah Hamouri ou Marwan Barghouti (voir photos).

De nombreux passants ont pris le tract, dont celles/ceux qui nous ont remerciés pour notre activité et quelques uns qui ont laissé leurs coordonnées. L’action a été bien visible, du fait du nombre de militantEs, des placards avec les photos des prisonniers (dont la photo d’Ahed Tamimi, reconnue par pas mal de passants) et des appels au boycott. Des exemplaires du tract ont par ailleurs été mis en libre service sur le stand du journal l’Humanité pendant la semaine du festival international du court-métrage.

 

 




Clermont-Ferrand contre Hewlett Packard complice de l’apartheid israélien

Participation de Clermont-Ferrand le 23 décembre 2017 à l’action BDS mondiale pour le Désinvestissement de  Hewlett Packard, à l’appel du BNC palestinien .

HP (Hewlett Packard) et/ou ses sociétés dérivées comme DXC contribuent à la colonisation, au blocus, à l’oppression, à l’emprisonnement et au contrôle du peuple palestinien par l’État israélien (voir explications dans le Tract HP )

Mille exemplaires de ce tract, appelant à ne pas acheter de produits HP comme cadeaux de Noël, ont été distribués aux clients du supermarché Auchan Nord (quartiers populaires) par 15 militant-e-s AFPS 63 et BDSF 63, NPA, RESF, CGT, FSU, LDH, PCF, de la Coalition BDS 63 (40 organisations). Nous avons en outre recueilli 75 signatures de la pétition pour la suspension de l’accord UE-Israël.

 

 

L’accueil des clients, souvent d’origine modeste, a été très bon, notamment de la part des jeunes. Certains nous ont remerciés pour notre activité et trois personnes ont demandé nos coordonnées pour participer éventuellement à nos prochaines réunions mensuelles.

 

 

 

 

 




La Campagne BDS France Montpellier contre les MURS !

Le samedi 11 novembre la Campagne BDS France Montpellier a répondu à l’appel de la journée internationale (9 novembre 2017) contre les murs en lançant une action de boycott contre HP (Hewlett Pakard) qui participe (entre autre) à la gestion du système de surveillance du mur de l’apartheid israélien en Palestine.

 

BOYCOTT HP CHEZ LA FNAC/DARTY

Troisième action 2017 de boycott contre HP.

28 AVRIL 2017 : Dans le cadre de la semaine de solidarité BDS France avec les prisonniers palestiniens, après Paris, Lyon et Strasbourg, les  Comités BDS France 30 et 34 (Nîmes et Montpellier) ont mené une action de boycott des produits HP diffusés par la FNAC de Montpellier. La police prévenue de notre intention d’entrer dans la FNAC nous attendait et nous a empêché de mener l’action dans le magasin. Pour autant nous avons parcouru les 3 niveaux du centre commercial pendant 1h30 et diffusé 800 tracts.
Lire l’article et voir la vidéo : https://bdsf34.wordpress.com/2017/04/24/stop-commerce-avec-lapartheid-boycott-hp-a-la-fnac-montpellier/
28 OCTOBRE 2017 : Nouvelle action de boycott de HP chez Darty (racheté par la FNAC) au centre commercial d’Odysseum à Montpellier. Malgré des vigiles rendus très agressifs par les consignes de leur hiérarchie l’action a été menée de bout en bout grâce à notre sang froid acquis lors des formations à l’action non-violente. 1000 tracts ont été distribués et nous avons reçu le soutien  de nombreux.ses passants et passantes qui sont resté quelque temps avec nous et dont certains ont interpellé les vigiles sur leur agressivité.

Lire l’article et voir la vidéo :  https://bdsf34.wordpress.com/2017/10/30/boycott-hp-action-de-la-campagne-bds-france-a-montpellier/

 

SAMEDI 11 NOVEMBRE A LA FNAC DU CENTRE COMMERCIAL « LE POLYGONE »:

Nous avons voulu faire de la journée internationale contre les Murs un moment de lutte en menant une action de boycott contre HP. Cette fois-ci la police ne nous attendait pas si bien que nous avons passé 45 mn dans la FNAC à prendre la parole, diffuser des tracts et discuter avec les clients. Après un moment d’agitation du à la surprise les vigiles de la FNAC nous ont laissé mener l’action, rassurés par les garanties que nous leur avons donné, notre sérieux et nos méthodes non-violentes. Bien sûr il y a toujours quelques personnes pro-israéliennes qui nous expriment leur hostilité mais c’est une infime minorité. Les gens étaient attentifs, s’arrêtaient un moment pour écouter les interventions qui avaient été très sérieusement préparées par les militants-tes. Nous avons reçu des encouragement et des même des applaudissements.

 

Ensuite nous sommes sorti.e.s et avons arpenté une quarantaine de minutes les niveaux du centre commercial. Visiblement les vigiles du polygone avaient reçu des consignes plus agressives à notre égard, mais comme nous étions 22, bien formés et que tout est filmé ils ont du réfréner leur agressivité. L’élément le plus important a été le courant de sympathie qui s’est exprimé à notre égard. Les gens qui fréquentent le centre ville le samedi commencent à nous connaître car ils nous voient place de la Comédie assez souvent. Les jeunes hommes et femmes des quartiers populaires sont sensibles à la Palestine, ils apprécient notre combattivité et avant tout ils sont solidaires de la Palestine. Aussi les signes de solidarité (les V de la Victoire) ont été nombreux, un homme nous a même donné spontanément un billet de 50€ (!).

Au total nous sommes restés un peu plus d’1h45 mn, distribué 1200 tracts et fait connaitre BDS et le boycott de HP à des centaines de personnes. Nous espérons que les clients de la FNAC feront d’autres choix dans leurs achats !

La prochaine fois, contre HP,  nous mènerons une action d’information place de la Comédie, juste avant les fêtes de fin d’année.

 

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Boycott HP ! action de la Campagne BDS France à Montpellier

EMBARGO MILITAIRE D’ISRAËL ET BOYCOTT D’HP

Voir la vidéo de l’action d’appel au boycott d’HP à Montpellier :

L’Embargo militaire contre Israël est une campagne internationale lancée par le BDS Palestinien. On sait que la Palestine est le laboratoire israélien  d’expérimentation des armes pour les massacres de masse (Cf. Gaza) des technologies  de surveillance, de contrôle et de répression des populations civiles. Les palestiniens sont les cobayes de ces expérimentations qui permettent à Israël de vendre son matériel avec le label  « testé en situation réelle ».

Depuis 1973 Israël n’a pas mené  de guerre conventionnelle. Il ne combat pas des avions, des chars etc. Il mène une guerre asymétrique contre les palestiniens c’est à dire contre des populations civiles, sans armée, sans avion et sans char.

La spécialité montante israélienne sur le marché de l’armement, nous dit Shir Hever (1) ce sont les produits militaires et sécuritaires, « la sécurité du territoire ». « (…) Ces technologies sont conçues moins  pour maximiser les pertes ennemies ou pour détruire leurs citadelles que pour contrôler les civils, pour envahir leur vie privée, pour les emprisonner, pour maîtriser et réduire au silence les populations non armées ou qui ne disposent que d’armes légères.(…) Caméras de surveillance, technologies de traque biométrique et de classification, moyens pour disperser des manifestatnts, systèmes d’analyse du comportement, équipements antiémeutes, menottes et entraves ainsi que des programmes informatiques pour l’exploitation des données ».

C’est là qu’intervient HP, ce créneau est aussi le sien. Et c’est en raison de la collaboration étroite entre l’entreprise étatsunienne HP et les entreprises de même type israéliennes qui ont amené le BDS Palestinien à faire de HP une cible du boycott international.

(1) Shir Hever , économiste de l’AIC (Alternative Information Center à Jérusalem et Bethléem) centre ses recherches sur les aspects économiques de l’occupation israélienne de la Palestine et leurs effets sur l’économie israélienne fortement militarisée comme on le sait.

Campagne BDS France Montpellier

 

 

 




Stand AFPS-BDSF et Palestine au festival La Belle Rouge 2017

Du vendredi 28 au dimanche 30 juillet, cinq militant(e)s AFPS 63 et BDSF 63 et un jeune visiteur palestinien d’Hébron ont participé au festival La Belle Rouge à St-Amant-Roche-Savine (63)    http://cie-joliemome.org/?p=5037  et tenu un stand centré sur Gaza et sur BDS (banderoles et pancartes ; table de presse, dont tracts Gaza, BDS culturel, … ; trois pétitions pour BDS Carrefour, contre la circulaire Alliot-Marie et contre l’accord UE-Israël : 136 signatures ; distribution-collages de stickers BDSF-carte vitale ; cartes postales embargo militaire ; vente solidaire de keffiehs, savons, t-shirts BDSF; discussions et contacts, y compris avec des militant-e-s d’autres organisations locales et nationales présentes sur le festival) (voir photos).

Outre ce stand, la Palestine a été présente à plusieurs niveaux durant le festival, et notamment comme chaque année depuis Gaza-2014 ( https://www.youtube.com/watch?v=frPg6E6T2bo ), une des grandes banderoles de la cour du collège (lieu de restauration et de concerts) disait « Vive la résistance palestinienne » (voir photo). Pour la libération de Georges Ibrahim Abdallah et des prisonniers politiques palestiniens, un tract était disponible sur le stand de Rouge Midi ; des ouvrages BDS et Palestine en vente sur le stand du NPA. Un spectacle très fort et émouvant sur les SDF (« Résist-tente ») par Myriam, qui a une origine palestinienne. Et durant le magnifique Cabaret de clôture « A contre-courant » par la Compagnie Jolie Môme, on a dénoncé (entre autres) les interventions militaires (« Etat d’urgence-sécurité-intervention-guerre ») et « humanitaires » (pour « qu’il n’y ait plus jamais de guerres sans amour » !)… une belle chanson (« Si loin, si proche ») a été consacrée à la Palestine, et il est rappelé dans le final que les Palestiniens résistent, avec les autres peuples du monde…

Le festival 2017 a donc une nouvelle fois rappelé aux participants (un public nombreux, souvent jeune, militant et combatif : plus de 1.000 personnes dont 600 ayant réservé la totalité des forfaits disponibles pour les 3 jours de spectacles et débats) l’oppression et de la résistance des Palestiniens, le mouvement BDS (t-shirts BDS dans l’assistance, présence de militants AFPS et BDSF) et l’importance de la convergence des luttes face à l’exploitation, l’injustice et la répression.

 

 




Action en soutien aux prisonniers palestiniens grévistes de la faim en convergence avec RESF/FCPE 63 (24 mai 2017)

Depuis le 17 avril, près de 1500 prisonniers politiques palestiniens ont entamé une grève de la faim. Cette grande action collective a été lancée par Marwan Barghouti, symbole de la résistance populaire contre l’occupation. L’emprisonnement massif est un mode majeur de répression par l’Etat israélien des Palestiniens qui résistent à la colonisation de leur pays et à l’apartheid en Palestine.

Devant l’intransigeance du gouvernement israélien, et les risques de déflagration en Palestine, l’AFPS 63 et BDSF 63 ont appelé (en concertation avec RESF 63) leurs militant-e-s à participer le 24 mai à un rassemblement de RESF/FCPE 63 soutenus par des associations et syndicats (LDH, CGT, FSU,…, près de 80 personnes) présentant une fresque dessinée par les parents et enfants de l’école Paul Bert de Clermont-Ferrand en soutien à Besnik, qui est sous le coup d’une OQTF et d’une IRTF.

Une douzaine de militant-e-s AFPS/BDSF ont participé, sur la place centrale de Clermont et à proximité de l’arrêt du tramway, portant des affiches de soutien aux prisonniers palestiniens et une banderole appelant au boycott d’HP, complice de l’apartheid et du système carcéral israélien. Plus de 40 signatures de la pétition AFPS en soutien aux grévistes de la faim ont été recueillies. Puis une prise de parole de l’AFPS 63 a rappelé le lien entre la situation des réfugiés Palestiniens et celle des migrants en Europe, la répression de la résistance populaire palestinienne et la situation carcérale en Israël, les revendications des prisonniers en grève de la faim, l’urgence humanitaire et les risques entrainés par l’intransigeance coloniale israélienne. Parmi nos moyens d’action pour les soutenir : les appels à notre gouvernement, mais aussi le boycott de l’Etat israélien et des entreprises complices, et notamment HP pour le système carcéral et sécuritaire colonial.




MONTPELLIER : 24h de jeûne pour les prisonniers Palestiniens en grève de la faim

A l’initiative de la Campagne BDS France Montpellier, samedi 20 mai, 16 personnes ont observé 24h de jeûne en solidarité avec les 1762 prisonniers Palestiniens en grève de la faim depuis 34 jours.

Rassemblés au coeur de Montpellier, place de la Comédie, de 13h à 17h30 sous le soleil des drapeaux palestiniens, les militants de la Campagne BDS France ont inlassablement expliqué la situation des prisonniers palestiniens et appelé au boycott de HP (Hewlett Packard), diffusé 1800 tracts et recueilli de nombreux témoignages de solidarité et de soutiens.

Ils ont expliqué les motifs de la grève de la faim des prisonniers Palestiniens, dénoncé le silence général des grands médias,  de l’ONU et de notre gouvernement, alarmé sur les risques encourus à partir d’un mois de grève de la fin, alerté sur la situation de Marwan Barghouti qui mis en isolement a refusé de boire de l’eau depuis 3 jours, dénoncé les multiple violations des droits humains et des conventions de Genève en matière des droits des prisonniers par l’Etat d’Israël et son système pénitentière : Détention administrative, transfert-déportation des prisonniers dans des prisons en Israël, tortures et persécutions des prisonniers, non respect du règlement des Services Pénitentiaires, emprisonnement des enfants, mépris et maltraitance des familles etc.

En milieu d’après midi une manifestation contre Monsanto et les OGM a donné l’occasion à la Campagne BDS France Montpellier d’exprimer sa solidarité et confirmé l’importance des convergences des luttes …

Voir la vidéo :

 

D’autres images d’une chaude et chaleureuse après midi place de la Comédie à quelques dizaines de mètres de la Comédie du Livre…

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C’était aussi l’occasion d’informer que la Nakba continue !

 

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Une partie de « jeûneurs », les autres militants BDS tiennent le stand et diffusent les tracts…

 

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Commentaire explicatif par rapport à l’article:

Même si  la cible centrale des manifestations de soutien aux prisonniers est bien évidemment l’Etat d’Israël et son système pénitentiaire, à  l’occasion de cette grève de la faim de 2017, s’est exprimé avec plus de force dans les manifestations en Palestine, la revendication de stopper la « coordination sécuritaire » passée entre l’Autorité palestinienne et Israël. Coordination qui amène la police de l’autorité palestinienne à collaborer avec Israël et donc participer à l’arrestation et à l’emprisonnement de nombreux palestiniens.




BDS 34 avec les prisonniers au 27ème jour de grève de la faim !

Le 13 mai 2017, pendant deux heures et demi, place de la Comédie le Comité BDS France a informé les montpelliérains-nes sur la situation des prisonniers palestiniens en grève de la faim depuis le 17 avril 2017.

 

Pour soutenir les prisonniers et dénoncer les nouvelles violations du droit par Israël, les militants du comité BDS France avaient choisi d’exposer leurs banderoles et de faire circuler sur toute la place de la Comédie devant les terrasses remplies de gens, un groupe de  » prisonniers » pendant qu’au micro une porte parole du comité BDS France 34 apportait de nombreuses explications sur l’état de la lutte et le soutien qui s’organise partout dans le monde…Plus de 800 tracts ont été distribués et un accueil toujours chaleureux des montpelliérains-nes ! Merci.

 

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Voir la vidéo :

 

Les passants ont été invités à boire le verre d’eau salée en solidarité avec les prisonniers. En effet, ils boivent de l’eau salée pour ralentir la déshydratation de leur organisme puisqu’ils n’ingurgitent rien d’autre.

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A cette occasion les prisonniers ont reçu le  le soutien du « Collectif Gabon-Occitanie » qui lutte lui aussi « contre l’impérialisme occidental et pour l’autodétermination des peuples ».

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En soutien aux prisonniers le Comité a appelé à boycotter les produits HP (Hewlett packard) à la FNAC (et Darty filiale de la FNAC)

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Action BDS-HP-FNAC Clermont en soutien aux prisonniers palestiniens grévistes de la faim

Depuis le 17 avril, près de 1500 prisonniers politiques palestiniens ont entamé une grève de la faim. Cette grande action collective a été lancée par Marwan Barghouti, symbole de la résistance populaire contre l’occupation. L’emprisonnement massif est un mode majeur de répression par l’Etat israélien des Palestiniens qui résistent à la colonisation de leur pays et à l’apartheid en Palestine.

Devant l’intransigeance du gouvernement israélien, et des risques de déflagration en Palestine, l’AFPS 63 a appelé tous les militant-e-s de la Coalition BDS 63, tous les ami-e-s de la Palestine, tous les défenseurs des droits humains et de la liberté, à participer à une action BDS en soutien aux prisonniers pour demander à la FNAC de retirer de la vente les produits Hewlett-Packard, en raison du soutien qu’apporte HP au système carcéral, sécuritaire et d’apartheid israélien (voir tract ci-joint, et appel du 9 mai 2017 du BNC palestinien .)

Près de trente personnes (AFPS, BDSF, CGT, RESF, JCF, NPA, PG, FSU, Solidaires, …) dont 3 élues de Clermont et Beaumont (EELV, Ensemble !, PCF) ont pénétré le 10 mai 2017, vers 17h00, dans la galerie marchande du Centre commercial Jaude 1 et se sont rassemblées devant le magasin de la FNAC, où elles ont déployé 2 banderoles BDS et portaient des affiches de soutien aux prisonniers palestiniens (voir photos). Une journaliste de La Montagne était présente.

Après une prise de parole de l’AFPS 63 (voir ci-dessous), et confirmation que la FNAC avait bien reçu notre courrier explicatif de cette action (copie ci-jointe), nous nous sommes rassemblés à l’entrée du centre commercial pour faire quelques prises de parole et distribuer 600 tracts aux nombreux passants et discuter avec certains d’entre eux. Une vingtaine de personnes de la Coalition BDS 63, non disponibles à 17h00, nous a ensuite rejoints pour tracter, notamment un élu de « Idées pour Beaumont », des femmes d’associations de quartiers ou d’associations culturelles, et une délégation UNEF. Près de 50 personnes de tous âges et d’horizons variés et 4 élu-e-s ont donc participé à cette mobilisation.

 

Après cette action, nous avons rejoint en cortège, à l’autre bout de la place de Jaude, un rassemblement (près de 200 personnes au total) d’un collectif autour de RESF 63 pour la régularisation des sans-papiers et le droit d’asile. Après les prises de parole des organisations sur les migrants, l’AFPS 63 a fait une intervention expliquant le lien entre les migrants en France, les réfugiés palestiniens, la grève de la faim des prisonniers et le BDS-HP-FNAC. Puis nous avons proposé aux participants de boire un verre d’eau salée, symbole de la grève de la faim des prisonniers palestiniens (#SaltWaterChallenge, initié par le fils de Marwan Barghouti sur les réseaux sociaux). Une vingtaine de personnes a participé.

Le succès de cette action BDS en soutien aux prisonniers en grève de la faim a été permis par l’indignation largement ressentie sur le sort des prisonniers, la convergence avec le mouvement du collectif RESF, et par la mobilisation des militant-e-s AFPS-BDSF, partagée avec la Coalition BDS 63 et ses nombreux contacts, y compris sur Facebook, et relayée notamment par l’UD CGT 63  et SOLIDAIRES Auvergne .

Prise de parole de l’AFPS 63 devant la FNAC : « Pourquoi une action de BOYCOTT devant la FNAC ?

Cette action est conduite en soutien à la grève de la faim entamée depuis le 17 avril à l’appel de Marwan Barghouti, par 1.000 à 1.500 prisonniers politiques palestiniens dans les prisons israéliennes. L’emprisonnement massif dans des conditions très dures est un des moyens utilisés contre la résistance à l’Etat colonial israélien qui vole la terre, l’eau et les maisons des Palestiniens, et impose un système d’apartheid depuis 70 ans. En Cisjordanie, plus de 40 % des hommes ont été emprisonnés depuis 1967, et toutes les familles sont touchées. Victimes de tortures, de traitements dégradants et de négligence médicale, les grévistes de la faim se battent pour leur dignité, pour le respect du droit international et humanitaire bafoué par l’Etat israélien. Alors que la santé des grévistes de la faim se dégrade, les dirigeants du mouvement sont placés en isolement, les organisations internationales comme la Croix-Rouge, les avocats et les familles sont interdits de visite aux prisonniers grévistes ! Une loi israélienne autorise l’alimentation forcée, mais les médecins refusent pour le moment car cet acte est assimilé à la torture. La FNAC vend nombre de produits de la société Hewlett Packard, qui collabore au système carcéral israélien, aux checkpoints, aux cartes biométriques, au blocus de Gaza et à la colonisation de la Palestine. A l’appel du mouvement non violent BDS, un large boycott de HP se développe depuis 2016 dans le monde, dans des centaines de villes de dizaines de pays. En France, nous demandons à la FNAC (et à d’autres distributeurs) de ne plus vendre ces produits. En effet, si la FNAC appliquait sa charte éthique, elle exigerait de ses fournisseurs qu’ils ne soient pas complices de violations des droits humains et du droit international. L’AFPS et la Coalition BDS 63 informeront les citoyens et reviendront s’il le faut.

LIBERTÉ EN PALESTINE ! POUR une FNAC sans HP ! »

 




Solidarité avec les prisonniers palestiniens et pour le boycott d’HP (Montpellier)

Les palestiniens de Gaza qui ont suivi en direct notre action du samedi 29 avril place de la Comédie à Montpellier, nous envoient une vidéo pour remercier les palestiniens présents, le BDS et nous encourager à poursuivre la mobilisation.

Le rassemblement était à l’initiative du Comité BDS France 34 et de l’APLR (Association des Palestiniens du Languedoc-Roussillon).

RASSEMBLEMENT DE SOLIDARITÉ POUR INFORMER LES MONTPELLIÉRAINS A L’APPEL DE BDSF34 ET APLR (Association des palestiniens en Languedoc-Roussillon)

Voir la vidéo de l’action place de la Comédie et l’intervention de Ahmed de Gaza.

 

L’emprisonnement est une composante structurelle de l’apartheid.

Pour l’Etat sioniste comme pour l’ancien Etat raciste d’Afrique du Sud, l’emprisonnement systématique est une composante structurelle du système colonial et d’apartheid. Depuis 1967 plus de 850 000 palestiniens sont passés par les prisons israéliennes. Quantitativement l’emprisonnement permet de démanteler des familles entières, de les plonger dans l’angoisse pour leurs proches emprisonnés, de mettre en danger l’équilibre de l’éducation familiale par l’absence prolongée d’un père ou d’une mère, de plonger dans le besoin les familles privées du salaire du père de la mère. L’emprisonnement perturbe le fonctionnement total de la société. Qualitativement l’emprisonnement permet de stopper l’activité résistante de centaines de militants aguerris et de cadres politiques. Avec la torture il est l’arme la plus féroce de la répression qui vise l’instauration d’un climat de terreur afin d’obtenir la soumission de tout un peuple.

Mais c’est compter sans la résistance légendaire des palestiniens et des prisonniers-res palestiniens-nes, leur courage et leur dévouement à la cause palestinienne.

La détention administrative est une torture psychique pour le détenu comme pour la famille.

Actuellement 6300 prisonniers palestiniens sont emprisonnés dont 500 en détention administrative qui est la forme la plus arbitraire et inhumaine de détention qui soit. En effet, par l’incertitude illimitée qu’elle instaure (la détention sans motif ni perspective de jugement) elle détruits toute possibilité de projet aussi bien pour le prisonnier que pour la famille. C’est une véritable torture psychologique dont Israël abuse avec sadisme.

La libération des prisonniers est une cause nationale pour le peuple palestinien

La question des prisonniers est l’une des dimensions les plus importantes du projet national palestinien, comme la défense de la terre et le refus de la colonisation, la libération de Jérusalem, le retour des réfugiés et l’égalité des palestiniens d’Israël. Dans un communiqué publié le 17 avril, le BNC engageait tout son soutien et appelait le mouvement BDS international à soutenir l’action des prisonniers.

 

 




Pour la Journée du Prisonnier Palestinien : solidarité avec les grévistes de la faim, boycottez HP & G4S !

Nous célébrons la Journée du Prisonnier Palestinien, nous soutenons la grève de la faim pour les droits des prisonniers et l’appel à accentuer le boycott contre Hewlett-Packard et G4S, sociétés qui tirent profit des torts faits aux prisonniers.

 17 avril 2017Aujourd’hui, Journée des Prisonniers Palestiniens, le Comité National palestinien de Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC) a émis le communiqué suivant :

Aujourd’hui, Journée des Prisonniers palestiniens, le Comité National du BDS palestinien (BNC), la plus grande coalition de la société palestinienne, est aux côtés des plus de 1.000 Palestiniens détenus dans les prisons et centres de détention israéliens qui se sont engagés dans une grève de la faim pour protester contre les graves et incessantes violations des droits fondamentaux des Palestiniens par Israël. Nous appelons à accentuer les campagnes BDS pour isoler le régime d’oppression israélien et faire pression sur les sociétés qui sont fortement impliquées dans les violations israéliennes de nos droits fondamentaux de prisonniers, et spécialement G4S et Hewlett Packard.

Les prisonniers politiques palestiniens en grève exigent la fin de la pratique bien documentée des abus d’Israël contre les prisonniers, le confinement à l’isolement, la torture, la négligence médicale, et le déni des droits garantis par le droit international – y compris le droit à un procès équitable et aux visites des familles et des êtres chers.

Dans les prisonniers palestiniens, il y a des hommes, des femmes et des centaines d’enfants. Il y a des parlementaires, des étudiants militants, des défenseurs des droits de l’Homme, des universitaires, des journalistes et beaucoup de passants. Israël utilise depuis des décennies l’incarcération pour essayer d’étouffer la résistance populaire palestinienne à son occupation militaire, au colonialisme de peuplement et à l’apartheid, et pour éteindre l’espoir des Palestiniens en une vie de liberté, de justice et de dignité.

Le Comité National BDS palestinien (BNC) soutient complètement le courageux combat des grévistes de la faim pour leurs droits et leur dignité. Nous appelons tous les gens de conscience dans le monde à faire croître les campagnes BDS contre le régime d’injustice d’Israël et à accentuer spécifiquement les boycotts contre Hewlett-Packard (HP) et G4S, sociétés complices de la brutalité du système israélien d’incarcération et d’abus sur les prisonniers politiques palestiniens.

La direction du mouvement des prisonniers palestiniens a écrit au BNC pour réaffirmer leur soutien au mouvement BDS et pour tous nous exhorter à intensifier nos campagnes contre G4S et les autres sociétés qui tirent profit des violations par Israël des droits fondamentaux des Palestiniens.

Nos campagnes contre HP et G4S ont déjà donné des résultats encourageants. Outre qu’elle fournit des services à l’armée d’occupation israélienne et une technologie biométrique qui permet à Israël de contrôler et d’appliquer son système de ségrégation raciale et d’apartheid contre les Palestiniens, HP participe pleinement à la l’efficacité technique du système carcéral israélien qui pratique la torture. Plusieurs églises américaines se sont déjà désinvesties de HP et la campagne contre cette société s’est déjà attiré le soutien de communautés de croyants, d’équipes dirigeantes d’étudiants et de syndicats à travers le monde.

Sous la forte pression des militants BDS qui participent à la campagne internationale Stop G4S, G4S a perdu ces quelques dernières années d’importants marchés et investissements dans le monde et a souffert de ce que le Financial Times appelle « atteinte à sa réputation ». En 2016, la société a été obligée de vendre la plupart de ses affaires en Israël et a été obligée de cesser d’aider Israël à gérer ses prisons abusives. Mais G4S a encore des contrats de formation de la police israélienne. Elle reste donc complice des violations israéliennes des droits fondamentaux des Palestiniens et, aujourd’hui, nous réaffirmons notre engagement à maintenir la pression sur cette société jusqu’à ce qu’elle mette complètement fin à sa complicité.

Au cours des 50 dernières années, plus de 800.000 Palestiniens ont été emprisonnés ou détenus par Israël, ce qui veut dire qu’environ 40 % des hommes palestiniens qui vivent sous occupation armée ont été privés de leur liberté. Presque chaque famille palestinienne a souffert de l’emprisonnement d’un être cher. Actuellement, Israël détient plus de 6.000 Palestiniens, dont plus de 500 « détenus administratifs » arrêtés sur des « preuves secrètes » que ni eux ni leurs avocats ne sont autorisés à voir ou à réfuter dans un tribunal. Ces personnes sont emprisonnées sans charges ni procès, et leur détention peut être indéfiniment renouvelée, selon un système kafkaïen qui devrait choquer la conscience du monde

C’est contre ce recul et cette réalité que les prisonniers palestiniens ont lancé aujourd’hui une grève massive de la faim et que les Palestiniens des principales villes palestiniennes ont organisé des rassemblements de soutien aux prisonniers et à leur grève de la faim.

Il est clair que la politique israélienne d’arrestations massives et de violations des droits des prisonniers politiques palestiniens cherche à « enterrer les aspirations légitimes d’une nation tout entière ». Mais nous savons que notre lutte collective et la solidarité massive internationale qu’elle inspire, et qui se manifeste dans le mouvement BDS, contrecarrent l’une et l’autre l’objectif brutal d’Israël et contribuent à la création d’un monde plus juste et plus beau.

Le Comité National BDS palestinien (BNC) est la plus large coalition de la société civile palestinienne. Il conduit et soutient le mouvement mondial de Boycott, Désinvestissement et Sanctions.

Allez sur www.bdsmovement.net et suivez le @BDSmovement

Source: bdsmovement

Traduction : J. Ch. pour BDS France