Sodastream : Communiqué du BNC

SodaStream a annoncé aujourd’hui son intention de retirer sa principale usine de la colonie israélienne illégale.

Réagissant à l’information, Rafeef Ziadah, porte-parole du Comité national palestinien du Boycott, Désinvestissement et Sanctions (BNC), large coalition d’organisations de la société civile palestinienne qui s’attache à soutenir le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), a déclaré :

« L’annonce de ce jour par SodaStream montre que le mouvement de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) est de plus en plus capable de tenir les criminels entrepreneurs responsables de leur participation à l’apartheid et au colonialisme israéliens. »

La pression de la campagne BDS a contraint la grande distribution à travers l’Europe et l’Amérique du Nord à laisser tomber SodaStream, et la valeur de l’action de la société a chuté au cours des derniers mois, notre mouvement ayant causé des dommages de plus en plus sérieux à la réputation de la marque SodaStream.

Même si cette fermeture annoncée se concrétise, SodaStream restera impliquée dans le déplacement des Palestiniens. Sa nouvelle usine Lehavim est proche de Rahat, un ghetto planifié dans le désert du Naqab (Néguev), où les Bédouins palestiniens vont être transférés contre leur volonté. SodaStream, à qui profite ce projet, se rend complice de cette violation des droits de l’homme.

Toute suggestion prétendant que ce serait par pure gentillesse que SodaStream emploie des Palestiniens dans une colonie israélienne illégale sur la terre palestinienne volée est grotesque.

Les travailleurs palestiniens sont payés en dessous de leurs équivalents israéliens et SodaStream a licencié récemment 60 Palestiniens à la suite d’un différend sur la nourriture à l’occasion de la rupture du jeûne du Ramadan. Les travailleurs avaient auparavant déclaré qu’ils étaient traités « comme des esclaves ».

C’est en raison de la destruction délibérée par Israël de l’économie palestinienne que les Palestiniens sont contraints de travailler à l’intérieur des colonies et dans des conditions inférieures aux normes. Il y a un besoin urgent de créer des emplois décents et dignes au sein de l’économie palestinienne.

Tous les grands syndicats palestiniens ont appelé au boycott et sont membres du Comité national palestinien du BDS, coalition de la société civile qui conduit le mouvement BDS et qui a contribué à lancer la campagne contre SodaStream.

Source:

https://www.facebook.com/permalink.php?story_fbid=862668540444674&id=115083011869901

Traduction : JPP pour BDS France



Action BDS 21/10/14 au salon SIAL

Communiqué de la Campagne BDS France :

SIAL 2014 : NON à l’innovation au service de l’apartheid !

Ce mardi 21 octobre 2014, des militant-es de la campagne BDS France « Boycott – Désinvestissement -Sanction » et des Désobeissant-e-s ont investi le pavillon israélien au salon international SIAL 2014 .

Les militant-es sont intervenus avec slogans, pancartes et prises de paroles à l’intérieur de ce salon international pour dénoncer la présence d’entreprises israéliennes et des collaborations complices dont elles bénéficient.

Deux sociétés étaient particulièrement malvenues pendant cet événement : « Achva LDT » et Adanim tea companies, qui participent et profitent de l’apartheid israélien et sont coupables de graves violations du droit international en Palestine occupée.

Comme l’indique l’ONG israélienne « Who Profits », l’entreprise « ACHVA LTD » a son siège et son usine situés dans la colonie israélienne de Barkan en territoire palestinien occupé ; tandis que « ADANIM TEA COMPANY » est une société qui utilise pour ses produits des herbes de la vallée du Jourdain, qui est un territoire palestinien illégalement occupé par Israël.

Cette action avait pour objectif d’interpeller les organisateurs et la direction du SIAL et leur demander de cesser à l’avenir d’accueillir des entreprises impliquées dans la colonisation, l’apartheid et les crimes de guerre israélien.

La Campagne BDS France avait déjà interpellé en septembre dernier la direction du SIAL :

http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3347%3Alettre-de-la-campagne-bds-france-a-la-direction-du-salon-sial-2014&catid=49%3Aactualites&lang=fr

PAS D’ACCORD COMMERSIAL AVEC L’APARTHEID !

NON A L’INNOVATION AU SERVICE DE L’APARTHEID !

ISRAEL DÉGAGE D’ICI, LE TEMPS DES COLONIES, C EST FINI !

BOYCOTT ISRAEL APARTHEID!

GAZA, GAZA : ON OUBLIE PAS !

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ANGLAIS:

BDS France Campaign Communique

SIAL 2014: NO to innovation in the service of apartheid!

 

Today, 21 October 2014, activists of the BDS France Campaign “Boycott-Divestment-Sanctions” and the Désobéissants (The Disobedient Ones) besieged the Israeli pavilion at the SIAL 2014 international trade fair being held in the Paris suburb of Villepinte.

The activists intervened with slogans and placards and took the floor inside the fair to denounce the presence of Israeli firms and the complicit collaboration granted to them.

The presence of two companies was particularly inappropriate at this event: Achva Ltd. and the Adanim Tea Company, which participate in and profit from Israeli apartheid and are guilty of serious violations of international law in occupied Palestine.
As indicated by the Israeli NGO “Who Profits”, Achva Ltd. has its headquarters and factory in the Israeli colony of Barkan in occupied Palestinian territory, and the Adanim Tea Company is a firm that makes its products with herbs from the Jordan Valley, a Palestinian territory illegally occupied by Israel.

This action aimed to challenge the SIAL organisers and management and demand that in the future they cease to accept the participation of companies involved in Israel’s colonisation, apartheid and war crimes.

The BDS France Campaign had already raised this matter with the SIAL management in September 2014:

http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3347%3Alettre-de-la-campagne-bds-france-a-la-direction-du-salon-sial-2014&catid=49%3Aactualites&lang=fr

 

NO COMMERSIAL DEALS WITH APARTHEID!

NO TO INNOVATION IN THE SERVICE OF APARTHEID!

ISRAEL GET OUT, THE DAYS OF THE COLONIES ARE OVER!

BOYCOTT ISRAELI APARTHEID!

GAZA, GAZA: WE DON’T FORGET!

 

Contact: campagnebdsfrance@yahoo.fr – www.bdsfrance.org




du BNC : « Cher sympathisant du BDS »

Cher sympathisant du BDS

Un mois a passé maintenant depuis la fin du massacre par Israël de la population assiégée de Gaza.

Vous ne verrez plus Gaza sur vos écrans de télévision, mais le siège médiéval est toujours en vigueur et Israël paraît plus déterminé que jamais à aller de l’avant dans l’expansion de ses colonies illégales.

Comme les organisations de la société civile de la bande de Gaza l’ont déclaré, il y a bataille maintenant pour veiller à ce qu’Israël ait des comptes à rendre. C’est l’issue de cette bataille qui déterminera si le dernier assaut d’Israël est une étape de plus dans le génocide incrémentiel perpétré par Israël contre les Palestiniens, ou s’il est le point de rupture qui mettra un terme au statut d’Israël en tant qu’entité au-dessus du droit. L’issue de cette bataille dépend de vous.

Les Palestiniens, où qu’ils soient, ont été inspirés par l’extraordinaire soutien international à la Palestine durant le massacre de Gaza. Des centaines de milliers de personnes à travers le monde ont été unies dans les manifestations du 9 août, Jour de Rage lancé par les organisations de Gaza. Des navires israéliens ont été empêchés d’accoster à Oakland et dans d’autres ports des États-Unis. Des usines d’armements israéliennes ont été fermées et des manifestations ont eu lieu dans le monde entier devant des centaines de grands magasins qui vendent des produits israéliens.

Et nous savons que BDS fonctionne : des exportateurs israéliens se plaignent qu’il leur devient difficile d’exporter des produits d’Israël. Des grandes entreprises comme G4S et Veolia sont en train de freiner leur implication dans les crimes israéliens. Des gouvernements d’Amérique latine ont réagi positivement à leur pression publique en rappelant leur ambassadeur en Israël.

Ce qui va se passer maintenant dépend de la force avec laquelle nous allons pouvoir construire le mouvement. Pour vous impliquer dans le mouvement BDS aujourd’hui :

  • Lisez notre page « Donner un impact » qui est remplie d’indications sur quels sont les produits à boycotter et comment être efficaces.
  • Consultez notre page « Impliquez-vous » qui donne des conseils sur la façon de lancer une campagne BDS.
  • Contactez-nous pour savoir comment rejoindre un groupe BDS dans votre région.
  • Suivez-nous sur Twitter et Facebook pour recevoir nos toutes dernières informations.

Nous attendons avec impatience de pouvoir agir avec vous pour construire un mouvement BDS capable de faire payer le prix fort à Israël pour son massacre de Palestiniens dans la bande de Gaza.

Le Comité national palestinien du BDS




Un appel de Gaza : Forcez Israël à rendre des comptes pour ses crimes à Gaza – Intensifiez BDS !

A Gaza occupée et toujours sous blocus, le 5 septembre 2014

Depuis les ruines de nos villes à Gaza, nous transmettons notre profonde gratitude à tous ceux qui se sont tenus à nos côtés et se sont mobilisés durant le dernier massacre israélien.
En Cisjordanie, Israël a entrepris l’une de ses plus grandes opérations d’accaparement illégal des terres en confisquant 400 hectares supplémentaires du territoire palestinien pour étendre ses colonies illégales. Maintenant notre bataille, pour qu’Israël rende des comptes pour ses récents crimes de guerre et crimes de l’humanité, a commencé.
L’issue de cette bataille pour mettre un terme à l’impunité israélienne déterminera si la dernière attaque d’Israël sera une étape de plus du « génocide progressif » d’Israël envers les Palestiniens, ou un tournant décisif qui mettra fin au statut « d’entité au-dessus des lois » d’Israël, le paria le plus dangereux du monde. L’issue de cette bataille dépend de vous.
Deux mois après ses massacres de 2008-09 à Gaza, le prix décerné à Israël a été un renforcement des relations commerciales avec l’union européenne. En 2012, les puissances occidentales en coopération avec le Secrétaire Générale de l’ONU, ont empêché toute investigation menée par les Nations Unies et la Cour Pénale Internationale sur les crimes de guerre et crimes contre l’humanité commis par Israël durant cette attaque.

Pendant le massacre le plus récent, le 2 Août 2014, trois jours après que les forces d’occupation aient bombardé l’abri humanitaire désigné des Nations Unies dans le camp de réfugiés de Jabalya, tuant 20 civils et blessant au moins 150 personnes pendant leur sommeil, le Congrès américain a approuvé 225 millions de dollars d’aide militaire supplémentaire à Israël. Le lendemain, les forces d’occupation ont bombardé un autre refuge de l’ONU à Rafah tuant dix civils et en blessant des dizaines. Également au cours du massacre, l’Allemagne a vendu à Israël un sous-marin d’attaque à capacité nucléaire, et la Grande-Bretagne a refusé de geler ses ventes d’armes à Israël. Ces formes, et d’autres, de complicité criminelle de gouvernements du monde entier et des organismes officiels ouvrent la voie aux attaques génocidaires d’Israël en cours.

Il appartient aux gens de conscience et à tous ceux qui recherchent la paix et la justice dans le monde entier de s’assurer que cette complicité cesse maintenant.

Nous vous exhortons à soutenir le peuple palestinien dans son ensemble et à exiger qu’Israël soit tenu responsable pour les crimes de guerre et crimes contre l’humanité qu’il a commis et continue de commettre contre le peuple palestinien partout. Nous vous exhortons à intensifier les campagnes de boycott, désinvestissement et sanctions (BDS) pour isoler davantage Israël sur les plans économique, militaire, culturel et académique.

Intensifiez BDS contre Israël dans tous les domaines, y compris en menant les actions suivantes :

1. Agir en vue d’obtenir des mandats d’arrêt délivrés contre les criminels de guerre israéliens et pour qu’ils soient jugés devant vos tribunaux.

2. Faire pression sur les gouvernements pour imposer un embargo militaire complet sur Israël.

3. Faire pression sur les gouvernements pour suspendre tous les accords de libre-échange et bilatéraux avec Israël jusqu’à ce qu’il respecte le droit international.

4. Construire des actions directes efficaces contre Israël et les entreprises israéliennes, tels que les de actions inspirantes Block The Boat qui ont empêché le déchargement des navires israéliens en Californie et à Seattle, et les occupations des usines de l’entreprise israélienne d’armement Elbit Systems au Royaume-Uni et en Australie.

5. Travailler au sein du milieu syndical afin de sensibiliser sur l’oppression du régime d’Israël et entreprendre dans des mesures BDS efficaces comme arrêter la manutention des marchandises israéliennes, retirer les fonds syndicaux d’Israël et des entreprises complices, boycotter les syndicats complices d’Israël. Le mouvement syndical peut être fier d’avoir mené une campagne pleine de victoires contre l’apartheid en Afrique du Sud, et le Confédération des syndicats sud-africains s’est joint à l’appel des syndicats palestiniens pour une action syndicale en vue de mettre fin à l’impunité d’Israël.

6. Tenir responsables ces sociétés et détaillants qui soutiennent et qui tirent un profit direct du régime israélien colonial d’occupation, et d’apartheid, y compris en boycottant leurs produits et en prenant des mesures directes et créatives. Le Comité national palestinien du BDS (BNC) a proposé une liste d’entreprises criminelles à cibler : http://www.bdsmovement.net/make-un-impact. /
en français : http://www.bdsfrance.org/index.php?option=com_content&view=article&id=3304%3Acode-barres-origine-des-produits-starbucks-mcdonalds-et-coca-cola-les-indications-du-comite-national-palestinien-de-la-campagne-bds-septembre-2014-&catid=49%3Aactualites&lang=fr

La majorité des habitants de la planète prennent conscience de la réalité du régime voyou israélien, d’oppression et de racisme. Pour le reste de ce qui est censé être l’année internationale de solidarité avec le peuple palestinien, exigez la fin de l’impunité criminelle d’Israël. Soutenez Gaza, et agissez pour la liberté, la justice et la paix en Palestine.

Publié par la Comité National Palestinien du BDS (BNC) et les organisations/unions de Gaza suivantes :

Palestinian General Federation of Trade Unions
University Teachers’ Association in Palestine
Palestinian Non-Governmental Organizations Network (Umbrella for 133 orgs)
Medical Democratic Assembly
General Union of Palestine Workers
General Union for Health Services Workers
General Union for Public Services Workers
General Union for Petrochemical and Gas Workers
General Union for Agricultural Workers
Union of Women’s Work Committees
Pal-Cinema (Palestine Cinema Forum)
Herak Youth Movement
Union of Women’s Struggle Committees
Union of Synergies—Women Unit
Union of Palestinian Women Committees
Women’s Studies Society
Working Woman’s Society
Palestinian Students’ Campaign for the Academic Boycott of Israel
Gaza BDS Working Group
One Democratic State Group

Source : http://www.bdsmovement.net/2014/a-call-from-gaza-make-israel-accountable-for-its-crimes-in-gaza-intensify-bds-12627




Le monde soutient l’appel des Palestiniens de Gaza pour faire pression sur Israël

Communiqué de presse : Le monde soutient l’appel des Palestiniens de Gaza pour faire pression sur Israël

9 août: Dans le monde entier, des centaines de milliers de manifestants, sont descendus dans la rue pour un jour de rage en réponse à un appel de la société civile palestinienne depuis la bande de Gaza occupée et assiégée ainsi que du Comité national de BDS (Boycott désinvestissements, sanctions contre Israël jusqu’à la fin de l’apartheid et de l’occupation en Palestine).

Ces mobilisations sont une pression des peuples sur les gouvernements occidentaux afin d’imposer un embargo militaire sur Israël. Ils sont une réponse commune à l’appel à manifester de la société civile palestinienne.

Le 31 juillet, l’Espagne a annoncé une suspension provisoire de toute exportation militaire vers Israël. Le 7 août, Evo Morales, président de la Bolivie, devenait le premier chef d’état à déclarer son support au BDS (Boycott désinvestissement sanctions contre Israël jusqu’à la fin de l’apartheid et de l’occupation en Palestine).

Le Dr Haidar Eid, un membre du comité de pilotage de la campagne palestinienne pour le boycott académique et culturel d’Israël, basé à Gaza, a déclaré que “les foules qui ont manifestées leur soutien pour les droits palestiniens aujourd’hui nous rappellent la contestation de l’Apartheid des années 80. Ceci est notre moment sud africain. Avec le soutien international, le mouvement africain anti-apartheid a mis fin au régime de l’Apartheid. Les Palestiniens, avec le soutien d’autres peuples éveillés dans le monde, mettront un terme au systeme israélien d’oppression. Les gouvernements, à travers le monde, doivent agir en accord avec la volonté de leurs peuples et sanctionner Israël, par l’imposition de sanctions et d’un embargo militaire dans le but de mettre un terme à son impunité criminelle.”

La société civile palestinienne basée a Gaza énonce dans son appel :

“Alors que nous faisons face au colossal arsenal militaire israélien, appuyé et alimenté par les Etats-Unis et l’Union Européenne, nous lançons un appel à la société civile et aux peuples éveillés à travers le monde pour qu’ils fassent pression sur leurs gouvernements pour sanctionner Israël et lui imposer un embargo complet sur les armes.

Prenons la rue ce samedi 9 août et réclamons unanimement des sanctions à l’encontre d’Israël.

 

Pour plus d’informations:

info@bdsmovement.org

 

Sources :

Appel de Gaza: Tous dehors, samedi 9 août Jour de rage

http://www.bdsmovement.net/2014/gaza-calling-all-out-on-saturday-9-august-day-of-rage-1242

Sur la suspension temporaire espagnole de ventes d’armes

http://thediplomatinspain.com/en/amnesty-international-praises-the-spanish-government-for-suspending-arms-sales-to-israel/

Déclaration d’Evo Morales pour soutenir BDS

http://www.bdsmovement.net/2014/evo-morales-redh-bds-12435

Images des démonstrations qui se sont déroulées jusqu’ à maintenant en ce Jour de Rage

http://www.odsg.org/co/index.php?option=com_content&view=article&id=3125:photos-worldwide-gazadayofrage&catid=31:general&Itemid=4

 

Aucun de nos enfants ne sont en sécurité dans un monde où les enfants de Gaza peuvent être emprisonnés et bombardés.




Appel de Gaza : Tous dehors samedi 9 août, #GazaDayofRage

Appel de Gaza: Tous dehors samedi 9 août, #GazaDayofRage

Rejoignez aujourd’hui le mouvement pour le Boycott, le Désinvestissement et les Sanctions (BDS). Demandez maintenant des sanctions contre Israël.

Alors que nous faisons face à la pleine puissance de l’arsenal militaire israélien, subventionné et fourni par les États-Unis et l’Union européenne, nous appelons la société civile et les personnes de conscience à travers le monde à faire pression sur les gouvernements pour sanctionner Israël et implémenter immédiatement un embargo complet des armes.

Allez dans les rues samedi 9 août avec une demande unie : des sanctions contre Israël.

À Gaza sous l’invasion, le bombardement et un siège continuel, l’horreur dépasse les mots. Les fournitures médicales sont épuisées. La mort a touché 1813 personnes (398 enfants, 207 femmes, 74 personnes âgées) et 9370 sont blessées (2744 enfants, 1750 femmes, 343 personnes âgées). Nos hôpitaux, nos ambulances et le personnel médical sont attaqués pendant leur travail. Les médecins et les infirmiers sont tués alors qu’ils évacuent les morts. Nos morts ne sont pas des chiffres et des statistiques à raconter ; ils sont des personnes que nous aimions, notre famille, nos amis.

Alors que nous devons survivre à cette agression, vous avez certainement le pouvoir de nous aider à y mettre fin, comme vous avez aidé à venir à bout de l’apartheid et d’autres crimes contre l’humanité. Israël n’est capable de mener cette attaque qu’avec le soutien sans faille de gouvernements — ce soutien doit s’arrêter.

Ceci est notre troisième massacre en six ans. Lorsque nous ne sommes pas massacrés, nous restons assiégés, une punition collective illégale d’une population entière. Les pêcheurs sont abattus et tués s’ils s’aventurent au-delà d’une limite de 3 km imposée unilatéralement par Israël. Les fermiers sont abattus lorsqu’ils moissonnent leurs récoltes dans une zone imposée unilatéralement par Israël. Gaza est devenu la plus grande prison à ciel ouvert du monde, un camp de concentration depuis 2006. Cette fois-ci, nous voulons la fin de ce crime sans précédent contre l’humanité commis avec la complicité et le soutien de vos propres gouvernements !

Nous ne demandons pas la charité. Nous demandons la solidarité, parce que nous savons que jusqu’à ce qu’Israël soit isolée et sanctionnée, ces horreurs se répèteront.

Agissez samedi prochain

  1. Faites de Boycott, Désinvestissement et Sanctions le message principal de chaque manifestation partout dans le monde. Prenez des bannières et des affiches appelant à des sanctions contre Israël à chaque manifestation. Twittez en utilisant le hashtag #GazaDayofRage. Envoyez-nous par email vos photos et les détails de vos actions à GazaDayofRage@gmail.com.
  2. Alors que les nouvelles de manifestations massives à l’extérieur des ambassades israéliennes partout dans le monde nous ont donné de l’espoir, après des semaines de protestations, nous vous exhortons à intensifier vos actions. Occupez les ambassades israéliennes, défiez les fonctionnaires israéliens et tous ceux qui soutiennent l’agression en cours contre Gaza chaque fois qu’ils apparaissent en public et organisez des sit-in dans les édifices gouvernementaux.
  3. Boycottez tous les produits israéliens et agissez contre les corporations profitant du système israélien de colonialisme, d’occupation et d’apartheid. Participez aux actions ciblées de boycott dans votre ville et informez le public de la complicité des compagnies dans l’assaut militaire actuel d’Israël et le siège illégal à Gaza.
  4. Les syndicats palestiniens appellent leurs frères et leurs soeurs du mouvement syndical international à cesser de traiter les biens importés d’Israël ou qui y sont exportés. Le mouvement syndical a une fière histoire d’action directe contre l’apartheid en Afrique du Sud, la Confédération des syndicats sud-africains nous a rejoints en appelant à une action directe pour mettre fin à l’impunité d’Israël.

 

De Gaza occupé et assiégé

Signé par

Palestinian General Federation of Trade Unions

General Union of Palestinian Women

University Teachers’ Association in Palestine

Palestinian Non-Governmental Organizations Network (Umbrella for 133 orgs)

Medical Democratic Assembly

General Union of Palestine Workers

General Union for Health Services Workers

General Union for Public Services Workers

General Union for Petrochemical and Gas Workers

General Union for Agricultural Workers

Union of Women’s Work Committees

Pal-Cinema (Palestine Cinema Forum)

Youth Herak Movement

Union of Women’s Struggle Committees

Union of Synergies—Women Unit

Union of Palestinian Women Committees

Women’s Studies Society

Working Woman’s Society

Palestinian Students’ Campaign for the Academic Boycott of Israel

Gaza BDS Working Group

One Democratic State Group

Palestinian Boycott, Divestment, Sanctions National Committee (BNC)

BNC includesCouncil of National and Islamic Forces in Palestine, Palestinian NGO Network (PNGO), Palestinian National Institute for NGOs, Global Palestine Right of Return Coalition, Palestinian Trade Union Coalition for BDS (PTUC-BDS), Federation of Independent Trade Unions, General Union of Palestinian Workers, Palestinian General Federation of Trade Unions, General Union of Palestinian Women, Union of Palestinian Farmers, General Union of Palestinian Teachers, General Union of Palestinian Writers, Palestinian Federation of Unions of University Professors and Employees (PFUUPE), Union of Professional Associations, General Union of Palestinian Peasants, Union of Public Employees in Palestine-Civil Sector, Grassroots Palestinian Anti-Apartheid Wall Campaign (STW), National Committee for Grassroots Resistance, Palestinian Campaign for the Academic and Cultural Boycott of Israel (PACBI), National Committee to Commemorate the Nakba, Civic Coalition for the Defense of Palestinian Rights in Jerusalem, Coalition for Jerusalem, Union of Palestinian Charitable Organizations, Palestinian Economic Monitor, Union of Youth Activity Centers-Palestine Refugee Camps, Occupied Palestine and Syrian Golan Heights Initiative

Traduction: Catherine G. pour BDS France

http://www.bdsmovement.net/2014/gaza-calling-all-out-on-saturday-9-august-day-of-rage-12423

Photo : Après une frappe aérienne israélienne sur un foyer palestinien à Gaza



Solidarité avec la Palestine : Non à la récupération de l’extrême-droite

Alors que les bombes de l’occupant frappent la Palestine, les mobilisations en France continuent de s’organiser en soutien au peuple palestinien et sa résistance face au colonialisme et aux crimes de guerres israéliens.

Le mouvement de solidarité avec  la Palestine connaît la menace que représente l’extrême-droite.  Il est donc vigilant quand certains de ces groupes tentent de récupérer la cause qu’il défend.

Les organisations pro-palestiniennes se démènent tout au long de l’année pour organiser des rassemblements et des manifestations unitaires en soutien à la Palestine. Sortie de nulle part et active uniquement sur les réseaux sociaux, une petite organisation inconnue appelée les « jeunes révolutionnaires français » a récemment appelé à manifester contre les crimes sionistes le 19 juillet prochain.En plus d’être opportuniste, cette organisation développe un discours proche d’Alain Soral, « essayiste » d’extrême-droite proche du Front National qui propage des idées islamophobes, antisémites, sexistes et racistes à travers la société. Sa prétendue solidarité avec le peuple palestinien ne lui sert qu’à propager ses clichés antisémites.

Si ce groupe se défend d’être d’extrême-droite, plusieurs éléments sur sa page Facebook suscitent des interrogations sur les valeurs qu’il défend : participation au jour de colère, racisme anti-roms, liens vers des pages Facebook de groupes d’extrême-droite…

La campagne BDS France dénonce ce genre de manipulations et s’oppose fermement à toutes récupérations du combat en soutien à la Palestine par une pareille organisation et appelle à participer à la manifestation le 13 juillet à 15h au métro Barbès.

Campagne BDS France




Des actions BDS efficaces plus importantes que jamais pour soutenir Gaza et faire rendre des comptes à Israël

En particulier, nous exhortons les gens de conscience à intensifier leur pression sur les gouvernements pour imposer un embargo militaire sur Israël et suspendre les accords de libre-échange et les accords bilatéraux avec lui jusqu’à ce qu’il remplisse ses obligations en vertu du droit international. Les gouvernements à travers le monde doivent être tenus responsables de leur complicité avec les crimes israéliens. Tout comme le lauréat sud-africain du prix Nobel, l’archevêque Desmond Tutu, l’a dit, « Si vous êtes neutre dans des situations d’injustice, c’est que vous avez choisi le camp de l’oppresseur ».

Cela fait exactement dix ans que la Cour internationale de Justice a jugé que la communauté internationale avait l’obligation juridique de mettre fin aux graves violations par Israël des règles impératives du droit international. Une décennie plus tard, les gouvernements continuent de favoriser un climat d’impunité pour Israël.

Ce manque de responsabilisation a encouragé Israël à déchaîner sa violence raciste contre les Palestiniens d’abord en Cisjordanie, plus particulièrement à Hébron et Jérusalem, puis maintenant à Gaza. Depuis mardi, les forces d’occupation israéliennes ont tué plus de 80 Palestiniens et en ont blessé des centaines d’autres dans la bande de Gaza occupée et assiégée. Les bombardements aveugles d’Israël, par air, terre et mer, sur la région la plus densément peuplée du monde, qui ont anéanti des familles entières et dévasté des maisons et des infrastructures civiles, constituent des crimes de guerre et de possibles crimes contre l’humanité.

Notre peuple dans l’enclave de Gaza fait front fermement à l’une des plus puissantes armées du monde, et les Palestiniens en Cisjordanie, surtout à Jérusalem, et dans tout Israël, sont de plus en plus nombreux à manifester contre le massacre auquel se livre Israël en ce moment.

Neuf années après l’appel historique des Palestiniens pour les boycotts, désinvestissements et sanctions (BDS), appel publié par une majorité écrasante de la société palestinienne le 9 juillet 2005, le mouvement BDS a ouvert l’espace le plus crucial et libérateur pour une solidarité internationale efficace avec la lutte du peuple palestinien pour la liberté, la justice et l’égalité.
Des récents développements d’importance à attribuer à BDS :

  • L’Église presbytérienne (USA) a voté le retrait de ses avoirs de chez HP, Motorola Solutions et Caterpillar en raison de leur complicité dans l’occupation et le déni israéliens des droits humains palestiniens.
  • L’entreprise de sécurité privée G4S a annoncé qu’elle envisageait de mettre fin à son rôle dans le système pénitentiaire d’Israël après qu’une campagne de terrain eut coûté à l’entreprise des millions de dollars en contrats et eut convaincu la Fondation Bill et Melinda Gates et l’Église méthodiste unifiée (USA) de se retirer de l’entreprise.
  • Le fond de pension géant néerlandais ABP s’est retiré de deux entreprises israéliennes d’armement, après des décisions similaires prises par d’autres grands investisseurs institutionnels à travers toute l’Europe et l’Amérique du Nord.
  • L’importante chaîne de grands magasins britannique John Lewis a arrêté de vendre SodaStream, et une boutique SodaStream à Brighton a fermé, suite à des campagnes de haut niveau sur le rôle de SodaStream dans les colonies illégales en Cisjordanie, et dans le nettoyage ethnique dans le désert du Néguev en Israël.
  • 17 gouvernements européens ont publié des lignes directrices mettant en garde les entreprises pour qu’elles évitent les liens avec les colonies illégales israéliennes et ce, grâce aux campagnes de la société civile.

Conscient de la façon dont BDS fait monter la prise de conscience sur les droits palestiniens et érode le soutien international dont son impunité dépend, Israël voit aujourd’hui en BDS une « menace stratégique majeure » pour son régime d’oppression. Même la Maison-Blanche prévient maintenant qu’Israël est confronté à un isolement de plus en plus grand.

Des actions de terrain et des campagnes stratégiquement évoluées BDS sont donc indispensables pour faire rendre des comptes à Israël et cesser cet assaut, comme les assauts futurs, contre le peuple palestinien, à Gaza et ailleurs.

 

Une solidarité internationale efficace avec la lutte palestinienne pour les droits s’écrit B. D. S. !

Il est temps que cesse l’impunité d’Israël !

Rejoignez le mouvement BDS, maintenant !

Mobilisez pour un embargo militaire immédiat et pour la fin des accords de libre-échange et des accords bilatéraux avec Israël !

 

BDS : http://www.bdsmovement.net/2014/effective-bds-actions-more-important-than-ever-to-support-palestinians-in-gaza-and-hold-israel-to-account-12235

Traduction : JPP pour BDS et CCIPPP




La multiplication de BDS aux quatre coins du monde sème la panique au gouvernement israélien

Comité national palestinien BDS – 17 février 2014

 

Ci-dessous, des passages d’une conférence de presse qui s’est tenue le matin du 17 février à la mairie d’Al Bireh, organisée par le Comité national palestinien BDS (BNC).

Omar Barghouti, cofondateur du mouvement BDS et représentant de la Campagne palestinienne pour le boycott universitaire et culturel d’Israël, membre du Comité national BDS (BNC) a déclaré :

« Au cours de la dernière année, le mouvement mondial BDS, dirigé par le BNC, est arrivé à un point charnière dans sa lutte pour l’ensemble des droits palestiniens relevant du droit international. Le gouvernement israélien est en train de paniquer car la récente et rapide expansion de BDS à travers le monde, et ce, surtout dans les pays considérés depuis toujours comme les alliés les plus proches d’Israël dans le monde : les USA, l’Allemagne, les Pays-Bas, entre autres.

« Que ce soit dans le domaine universitaire, culturel ou économique, BDS, mouvement pour les droits humains, non violent, antiraciste, a atteint une phase qualitativement nouvelle, de sorte que nos partenaires dans le monde sont d’importants mouvements populaires imposant des pressions efficaces sur les grandes banques, les fonds de pension, les entreprises et les associations universitaires pour le boycott d’Israël, à l’instar de ce qui a été fait contre le régime d’apartheid d’Afrique du Sud. Israël a officiellement reconnu BDS comme une « menace stratégique » pour son régime d’occupation, de colonialisme et d’apartheid. »

Haitham Arar, représentant de l’Union générale des femmes palestiniennes, membre du Comité national BDS (BNC) a déclaré :

« Les femmes palestiniennes et leurs syndicats représentatifs ont toujours été à la pointe des campagnes locales et internationales de boycott contre Israël pour la fin de l’occupation et l’application de tous nos droits relevant du droit international en tant que peuple. Nous travaillons aussi au niveau des Nations-Unies et avec les organisations de femmes dans le monde pour faire avancer le mouvement BDS comme la forme la plus efficace de solidarité avec le peuple palestinien. »

Mustafa Barghouti, représentant du Conseil des forces nationales et islamiques en Palestine, membre influent du Comité national BDS (BNC), a expliqué :

« En 2014, année proclamée par l’ONU année de solidarité avec le peuple palestinien, le mouvement BDS va encore s’intensifier, à l’intérieur comme à l’extérieur, à la poursuite de tous nos droits en vertu de la législation internationale. BDS appelle à un boycott total d’Israël et de ses institutions complices ; ceci est très semblable au mouvement, dont il s’est profondément inspiré, de boycott et de désinvestissement qui contribué à la fin de l’apartheid en Afrique du Sud.

« Une part très importante de la stratégie BDS est l’embargo militaire sur Israël, car Israël est l’un des premiers exportateurs militaires dans le monde et il tire profit des guerres et des crimes de guerre. Nous pouvons avoir un impact considérable sur cette partie de l’économie israélienne. »

Haidar Ibrahim, Union générale des travailleurs palestiniens, membre du Comité national BDS (BNC), a dit :

« Tous les syndicats palestiniens sont fiers d’être des membres fondateurs du mouvement BDS. Nous agissons avec les syndicats internationaux, notamment de plus en plus de syndicats arabes, pour propager BDS contre l’occupation d’Israël et ses violations des droits humains. »

À une question sur l’intérêt grandissant d’Israël de commercer avec l’ « Orient » comme la réponse au boycott qui monte en Occident, Mr Ibrahim a répondu :

« Les nations du Sud naturellement comprennent le colonialisme et la répression raciale et par conséquent soutiennent le peuple palestinien. Si Israël croit que son commerce qui monte avec la Chine, l’Inde, le Brésil et d’autres va continuer à se développer sans surveillance, il se trompe. Nous avons des partenariats sérieux avec de grands syndicats dans ces pays, et nous allons mobiliser davantage de soutiens populaires au BDS en 2014 pour contrecarrer les tentatives d’Israël  d’y développer son commerce. »

Rifat Kassis, Kairos Palestine, groupe de personnalités palestiniennes chrétiennes influentes, de toutes confessions, qui a adopté BDS en 2009, a déclaré :

« Les Églises jouent un rôle considérable, et qui se développe vite, pour qu’Israël soit tenu responsable de son occupation et son déni de nos droits fondamentaux par des pressions et des mesures contre les entreprises impliquées dans l’occupation et les violations du droit international. Quand le document Kairos Palestine a été publié en 2009, il a ouvert la porte de nombreuses Églises dans le monde pour le mouvement mondial BDS sous égide palestinienne.

« D’importantes Églises au Canada, aux USA, au Royaume-Uni, en Inde et ailleurs ont adopté des mesures BDS contre les entreprises qui profitent de l’occupation, et surtout des colonies illégales. Ce phénomène est sans aucun doute en train de se multiplier et de grandir. »

Nasfat Khuffash, du Conseil de coordination des ONG palestiniennes, qui coordonne les actions des trois principaux réseaux d’ONG dans le territoire palestinien occupé, toutes membres du BNC, a déclaré :

« Israël et ses groupes lobbyistes mènent actuellement une guerre ouverte contre les ONG palestiniennes et internationales qui adoptent BDS, en tentant de tarir nos sources de financements par l’intimidation, le harcèlement et les menaces directes.

 

« Nous allons contrecarrer leur « guerre juridique » annoncée contre BDS en mobilisant des appuis palestiniens, arabes, de pays du Sud et d’Occident pour la liberté d’expression et notre droit à recommander des stratégies d’une résistance non armée contre l’occupation d’Israël, son colonialisme et son apartheid.

« Israël est en train de criminaliser BDS, et c’est une attaque directe contre la liberté d’expression. Tous les citoyens épris de liberté dans le monde se lèveront contre cette nouvelle agression israélienne contre une expression libre. »

BDS Movement : http://www.bdsmovement.net/2014/bds-worldwide-spread-creates-israeli-government-panic-11764

Traduction : JPP pour BDS-France et Mehadrindegage




Déclaration sud-africaine du Cap pour le BDS

8 février 2014

 

La Commission parlementaire d’Afrique du Sud a organisé une « Conférence de solidarité pour soutenir les peuples de Palestine, du Sahara occidental et de Cuba » le jeudi 6 février 2014. La séance a été ouverte par une icône de la lutte anti-apartheid, Ahmed Kathrada. Qui fut suivi à la tribune par le vice-ministre sud-africain aux Relations internationales, Marius Fransman ; par le président de la Commission parlementaire des Relations internationales, Mr Tisetso Magama, député ; et les ambassadeurs de Cuba, de Palestine et du Sahara occidental.

L’organisation des droits de l’homme et de solidarité avec la Palestine, BDS Afrique du Sud, s’est félicitée des résolutions et recommandations de la Conférence. En particulier, cette organisation qui mène campagne pour les boycotts, désinvestissements et sanctions a été heureuse de voir qu’il a été recommandé de transmettre le rapport du Conseil de recherche en sciences humaines 2009 (HSRC), qui juge Israël responsable d’apartheid, à des organismes internationaux, comme l’Union parlementaire internationale, la Cour pénale internationale, les Nations-Unies et l’Union africaine.

À cette Conférence parlementaire participaient des députés ainsi qu’un large éventail d’organisations de la société civile, notamment des représentants du plus grand syndicat d’Afrique du Sud, le COSATU ; du Parti communiste sud-africain (SACP) ; du Congrès national africain (ANC) ; de la Ligue de la jeunesse du Congrès national africain (ANC Youth League) ; du Congrès du peuple (COPE) ; des Combattants pour la liberté économique (EFF) ; de la Coalition pour une Palestine libre (CFP) ; des Amis de la société cubaine (FOCUS) ; du Forum solidarité du Sahara occidental ; de Kairos Afrique du Sud ; de Media Review Network (MRN) ; du Parti chrétien démocrate africain (ACDP) ; du BDS Afrique du Sud, ainsi que quelques membres de la communauté juive sud-africaine qui s’identifient aux luttes pour la Palestine, Cuba et le Sahara occidental.

« La Conférence de solidarité est une première du genre au parlement » explique Mr Magama. « C’est l’aboutissement d’un travail considérable qui a été fourni… pour répondre à l’appel lancé par le Président Zuma dans ses discours sur l’état de la Nation depuis 2010, avec le message que la solidarité doit figurer comme un élément fort de l’internationalisme de l’Afrique du Sud…  Le premier objectif de la Conférence est de faire prendre conscience au peuple d’Afrique du Sud des défis communs auxquels sont confrontés les peuples de Cuba, de la Palestine et du Sahara occidental quant au déni des droits humains. »

Ci-dessous, la liste complète des recommandations et résolutions adoptées par la Conférence parlementaire pour la Palestine.

 

Conférence des Relations internationales du Parlement sud-africain : résolutions et recommandations concernant la Palestine

6 février 2014

 

1 – L’Afrique du Sud a l’obligation juridique de par le Statut de Rome d’instituer un tribunal spécial pour juger les crimes de guerre, ceci devant être fait de toute urgence. L’Afrique du Sud doit régler promptement la question du « Gaza Docket » (*) et des Sud-Africains qui servent dans les Forces de défense israélienne.

2 – Le rapport du Conseil de recherche en sciences humaines (HSRC) de 2009 qui juge Israël coupable d’apartheid doit être adopté par le Parlement d’Afrique du Sud et par le gouvernement sud-africain. Le rapport HSRC doit être également communiqué à des organismes internationaux, notamment l’Union parlementaire internationale, la Cour pénale internationale et l’Union africaine.

3 – L’Afrique du Sud a une obligation juridique de mettre fin à toutes transactions financières avec les entreprises coloniales israéliennes, de même qu’avec les banques et entreprises impliquées dans les colonies israéliennes. Ceci à l’instar des mêmes développements en Europe et en d’autres pays.

4 – Sur la scène internationale, l’Afrique du Sud doit faire pression soutenir notamment financièrement les Palestiniens pour un développement socio-économique après la fin de l’occupation illégale israélienne.

5 – Le gouvernement sud-africain doit aider les étudiants palestiniens, par un acte concret de solidarité, de la même manière que l’Inde, Cuba et d’autres pays ont soutenu l’Afrique du Sud dans les années 1980.

6 – L’entrée en Afrique du Sud pour les Palestiniens doit être facilitée.

7 – Le système de santé palestinien doit être soutenu au-delà de la capacité des personnes. L’infrastructure à Gaza, en Cisjordanie et dans les camps de réfugiés doit être aidée.

8 – La Conférence soutient la Déclaration de Robben Island pour la liberté de Marwan Barghouti et de tous les prisonniers politiques palestiniens. (**)

9 – La Conférence soutient l’appel des Palestiniens pour le boycott, désinvestissement et sanctions (BDS), lancé par la majorité des Palestiniens. Des sanctions complètes militaires, financières et politiques doivent être appliquées contre Israël jusqu’à ce qu’il se conforme aux résolutions des Nations-Unies et au droit international et qu’il mette fin à son occupation.

10 – Tous les partis politiques sud-africains doivent faire connaître clairement leur position sur la situation désespérée du peuple palestinien, et ce suffisamment tôt dans la période pré-électorale de 2014.

11 – Les visites de témoignages et de solidarité en Palestine doivent être encouragées, par exemple, à travers le programme EAPPPI (programme œcuménique d’accompagnement en Palestine et Israël) du Conseil œcuménique des Églises (COE).

12 – L’Afrique du Sud doit élaborer et fortifier un bloc diplomatique international en solidarité avec le peuple palestinien.

13 – Le gouvernement et le parlement sud-africains doivent faire campagne pour qu’Israël soit suspendu du réseau interbancaire SWIFT (Society for Worldwide Interbank Financial Telecommunication) (***).  

14 – Les efforts de réconciliation palestiniens doivent être encouragés et aidés.

15 – Notre gouvernement et notre parlement devront déposer les résolutions et recommandations ci-dessus auprès de l’Union africaine, des Nations-Unies et de l’Union interparlementaire (Assemblée nationale d’Afrique du Sud).

 

Notes du traducteur :

(*) « Gaza Docket » : Dossier contenant des preuves de l’implication de Sud-Africains dans les crimes de guerre lors de l’opération israélienne Plomb Durci de décembre 2008 contre la bande de Gazahttp://fr.slideshare.net/MuslimLawyers/gaza-docket

(**) Déclaration de Roben Island : http://kairossouthernafrica.wordpress.com/2013/10/28/full-text-of-historic-robben-island-declaration-for-the-freedom-of-marwan-barghouthi-and-all-palestinian-prisoners/

(***) http://www.memoireonline.com/03/07/403/m_gestion-credits-encaissements-documentaires-importation-amen-bank7.html

 

Media Review Network : http://mediareviewnet.com/2014/02/the-cape-town-declaration/

Traduction : JPP




Communiqué de la Campagne BDS France sur Dieudonné et Valls

Paris, le 06 janvier 2013

 

Depuis une semaine, de nombreux articles de presse et diverses interventions se multiplient pour commenter l’idéologie de Dieudonné et la décision de Valls d’étudier les possibilités d’interdire ses spectacles.

La Campagne BDS France (Boycott Désinvestissements Sanctions contre le régime d’apartheid israélien), tient à faire la déclaration suivante :

1. Depuis sa naissance, le mouvement BDS condamne toute forme de racisme et notamment l’idéologie et les agissements de la « dieudosphère » (Dieudonné, Soral et leurs divers amis), qui se compose de gens ouvertement racistes, antisémites, pour qui le monde est dominé par un « complot juif » qui serait coupable de tous les maux dont sont victimes les peuples, et en particulier le peuple de France.
Ces gens font partie de l’extrême droite, notamment l’extrême droite lepéniste. Contrairement à ce qu’ils prétendent, ils n’ont jamais agi en faveur de la cause du peuple palestinien, ne faisant qu’instrumentaliser celle-ci pour servir leurs délires complotistes. Leurs positions sont incompatibles avec les valeurs de la campagne BDS.

2. Nous condamnons également l’offensive actuelle de Valls, qui vise à amalgamer dans l’opinion publique, avec la bénédiction du CRIF (Conseil Représentatif des Institutions Juives de France) les antisémites et les militants antiracistes et antisionistes qui s’opposent fermement à la politique coloniale et d’apartheid de l’Etat d’Israël.

3. La Campagne BDS est un mouvement anti-raciste, éthique et citoyen, qui milite pour le respect du droit international et des droits humains. Lancée en 2005 à l’appel de la société civile Palestinienne, elle regroupe de nombreux citoyens et organisations civiles de pays du monde entier, parmi lesquels des citoyens palestiniens comme israéliens. Elle combat fermement l’actuelle politique raciste israélienne au nom de valeurs universelles, exemptes de tout racisme envers qui que ce soit en raison de ses origines.

4. Nous ne sommes pas dupes du contexte de l’opération politique anti-Dieudonné du gouvernement français, qui vise à ancrer un climat politique marqué à la fois par un racisme islamophobe, anti-roms, anti-immigrés, et par une complicité avouée avec la politique israélienne.

5. Face à cette situation, nous poursuivrons sans relâche notre campagne unitaire, qui a au cours de la dernière période remporté d’importants succès internationaux (dont témoigne notre site www.bdsfrance.org) et nous exigeons le retrait de la circulaire Alliot-Marie, qui encourage les parquets à poursuivre les militants qui participent à la campagne BDS.

La Campagne BDS France – www.bdsfrance.orgcampagnebdsfrance@yahoo.fr




« Israël n’est pas notre référence » : Communiqué de BDS Catalogne

« Israël n’est pas notre référence: Occupation, colonisation et apartheid ne sont pas nos modèles pour la Catalogne! »

Communiqué de  BDS CATALOGNE

Ces jours le Président de la « Generalitat » (= Gouvernement ) de la Catalogne Artur Mas, accompagné du maire de Barcelone Xavier Trias et le conseiller d’Économie et de Connaissance Andreu Mas-Colell, sont en visite officielle dans l’état d’Israël. Nous nous préoccupons énormément car notre gouvernement, nous présente Israël comme un « modèle » et un « référant » pour la Catalogne.

Ce qui est également inquiétant, c’est le fait qu’ils utilisent le domaine universitaire et de recherche, entre autres, comme outil pour essayer de forger une alliance étroite entre la Catalogne et Israël. Devant ces faits nous voulons préciser cinq considérations : 1. La visite et les mots d’Artur Mas montrent le positionnement indubitable du Gouvernement de « Convergència i Unió » en faveur de l’état d’Israël et contre les droits du peuple palestinien. Il implique, entre d’autres choses, appuyer une occupation militaire illégale et opposée au Droit international [1-4] 2.

Ce raffermissement des relations avec Israël va contre ce que la société civile palestinienne demande à la communauté internationale de forme insistante depuis 2005 : une campagne de Boycott, de Désinvestissements et de Sanctions (BDS) jusqu’à ce que cet état respecte les droits du peuple palestinien et le droit international [5] 3. La ligne adoptée par le Gouvernement de la Generalitat va à contre-courant de la communauté internationale.

Un exemple récent l’illustre clairement. La semaine dernière, le gouvernement de l’Afrique du Sud (un héritier des luttes contre le régime d’apartheid implanté dans ce pays) a annoncé qu’il réduisait au minimum ses relations institutionnelles avec Israël tant que ce dernier ne respectera pas les droits du peuple palestinien [6]. Pendant les dernières années du régime d’apartheid Sud-africain, certains gouvernements occidentaux ont appuyé le régime raciste.

Nous ne désirons pas que le Gouvernement de la Catalogne développe ce rôle vis-à-vis de l’avenir (et nous sommes sûrs que la citoyenneté de la Catalogne ne le permettra pas) 4. Le Gouvernement de la Generalitat n’a montré aucun intérêt à s’informer sur la réalité palestinienne durant la visite de ces jours. L’ignorance d’un peuple qui vit sous un régime d’occupation militaire et d’apartheid, est un mépris vers la souffrance de millions de personnes. 5. Finalement, les accords signés avec les universités et les centres israéliens de recherche vont aussi contre les temps qui courent dans ce domaine. En effet, l’Union Européenne a récemment décidé qu’elle ne collaborera pas avec les centres israéliens de recherche qui maintiennent des liens avec des centres et des institutions situés dans les colonies israéliennes des territoires occupés, en Cisjordanie et à Jérusalem-Est. Cette nouvelle, qui est passée pratiquement inaperçue dans les médias, est d’une énorme transcendance et a rendu furieux le gouvernement de Benjamin Netanyahu [7, 8].

Il faut remarquer que toutes les universités israéliennes maintiennent une collaboration étroite avec l’armée, l’industrie de l’armement et l’occupation des territoires palestiniens Devant ces faits, d’une part, nous levons une voix de protestation contre cette visite, d’autre part, nous annonçons que nous reprenons la campagne étatique de ramassage de signatures en faveur du boycott académique aux institutions universitaires israéliennes. Une campagne où nous avons déjà récupéré plus de 500 signatures du monde académique de tout l’État espagnol, et qui recevra sûrement une forte impulsion dans les semaines suivantes. Ici vous pouvez signer au cas où ne pas l’avoir encore fait : https: // spreadsheets.google.com/viewform ? Formkey=dFZOTjJWeFRUUFVkbXBSN3dEQ0pqX1E6MQ Une année avant la dernière campagne militaire nommée « Pilier de Défense », qui du 14 novembre au 21 novembre 2012 a causé la perte de 142 personnes dans la Bande de Gaza, selon des mots du secrétaire général de l’ONU [9], nous souhaitons réitérer notre appel à la société civile pour qu’elle se rallie à la campagne de Boycott, de Désinvestissements et de Sanctions (BDS) contre l’état d’Israël, le coup de lance en 2005 par plus de 170 organisations palestiniennes. En attendant il y a une occupation, tandis qu’Israël pratique d’une manière systématique l’apartheid contre la population palestinienne, nous demandons à nos gouvernements la rupture de n’importe quel accord avec Israël; qu’ils soient académique, commercial, culturel ou de tout autre type. L’occupation, la colonisation et l’apartheid ne sont pas un modèle pour la Catalogne.

Nous vous demandons de répandre ce communiqué à travers de vos réseaux sociaux et amitié.

Premiers signataires :

BDS Catalunya Junts (Associació Catalana de Jueus i Palestins) Comissió Universitària Catalana per Palestina (CUNCAP) Dones en Rebel·lia IJAN (International Jewish Antizionist Network) Red Solidaria contra la Ocupación de Palestina (RESCOP) Sodepau Ítaca (Organització Internacionalista dels Països Catalans) Revolta Global-Esquerra Anticapitalista BDS Païs Valencià Plataforma Aturem la Guerra Taula Palestina (Mallorca) ACSUR Catalunya Col·lectiu Antimilitarista de Sant Cugat (CASC) Federació d’Associacions Catalanes Amigues del Poble Saharauí

Traduction: Elyess pour la Campagne BDS France

source:
http://www.bdscatalunya.org/index.php/campanyes/legali/item/203-israel-is-not-a-reference-occupation-colonization-and-apartheid-are-not-our-model-for-catalonia
http://www.nodo50.org/causapalestina/spip.php?article324




Droit de réponse de la Campagne BDS France au Huffington Post

Voici ci-dessous le droit de réponse de la Campagne BDS France publié par le Huffington Post suite à un article mensonger de Brigitte Sitbon au sujet du boycott culturel et de Julien Clerc.
http://www.huffingtonpost.fr/brigitte-sitbon/le-boycott-culturel-_b_3519833.html?utm_hp_ref=franceMadame Brigitte Sitbon,

Votre article « Julien Clerc, Israël et les pressions du BDS » publié dans le Huffington Post du 5 juillet comportant des propos diffamatoires à notre égard et des informations erronées, nous tenons à rétablir la vérité.

Dans votre introduction, enveloppée de considérations soi-disant philosophiques , vous posez deux questions : la validité de l’équation « Israël = Afrique du Sud » et « Peut-on utiliser la culture comme arme de guerre ? ».Votre article est ensuite un mélange de propos sur les prétendues pressions de la Campagne BDS contre les artistes et le caractère soit-disant «ringard» du boycott culturel.

Vous avouez vers la fin de l’article, mais sans l’expliquer, que « les mobiles bédésiens [comprendre « de BDS »] peuvent certes être légitimement discutés », pour souligner ensuite que les méthodes employées relèveraient de « la ségrégation, la discrimination, la haine de l’autre, etc ». Et enfin vous concluez sur le rêve d’un festival façon Woodstock dans lequel artistes ou intellectuels israéliens et palestiniens se produiraient ensemble et sur une image idyllique de Tel-Aviv, « first capitale gay et festive du monde ».

Reprenons ces points.

L’équation « Israël = Afrique du Sud ? »

Vous ne manquez pas de qualifier Israël de « démocratie », sans doute selon cet adage courant comme quoi un pays où les gens votent librement bénéficie automatiquement du label démocratique. Pourtant, l’opinion publique internationale est de plus en plus consciente que le peuple palestinien subit partout, que ce soit dans les territoires occupés de Cisjordanie et de Gaza, ou en Israël, une vie quotidienne faite soit d’exclusion, de colonisation, d’apartheid, d’épuration ethnique, de déni des droits nationaux, d’humiliation, de répression, voire de blocus (ces termes relevant de réalités concrètes juridiquement étayées). Quelques exemples : Les Palestiniens de Cisjordanie et de Gaza ne peuvent pas se déplacer librement, ils ne pourront pas aller écouter Julien Clerc. Ceux de Cisjordanie vivent une situation d’apartheid qui leur impose un contrôle et une répression militaire permanents. Ceux d’Israël sont des citoyens de seconde zone : ainsi la récente loi Prawer, votée en première lecture à la Knesset, vise à expulser au moins 40 000 Bédouins du Néguev de leurs villages. Ainsi, la comparaison avec la situation sud-africaine de l’apartheid n’est pas exagérée, vous citez vous-mêmes le soutien en ce sens de Desmond Tutu, et le Tribunal Russel pour la Palestine l’a largement étayé juridiquement.

Tous les citoyens attachés aux droits humains, donc y compris les artistes, sont interpellés par cette situation. Celui que vous appelez « Juju » l’a lui-même chanté « A quoi sert une chanson si elle est désarmée ? ».
Peut-on utiliser la culture comme arme de guerre ?
C’est assurément ce que fait Israël, qui pour se donner une image de pays ouvert à toutes les cultures, se sert des artistes pour se blanchir de ses crimes. Des politiciens israéliens avouent eux-mêmes que cette manipulation de la culture permet de rehausser l’image de leur pays.

L’État d’Israël tient à sponsoriser de nombreux festivals dans d’autres pays, ainsi le festival « Jazz et Klezmer » en France. La « guerre » dont vous parlez est donc bien déclenchée par le régime israélien. Le boycott culturel ne fait qu’en parer les assauts en s’adressant aux artistes invités en Israël et en les invitant à refuser de servir de caution à une politique d’apartheid.

Contrairement à vos allégations mensongères, cela se fait sans aucun harcèlement, aucune menace ni injonction aucune interpellation de nature « féroce ». Julien Clerc l’avoue lui-même, nous qualifiant de « gentils ».

Nos interventions sont non-violentes, citoyennes, elles relèvent du débat démocratique.

Vous ne pouvez pas en dire autant des interventions d’Israël dans le domaine culturel quand elles concernent les Palestiniens. Année après année, le Jérusalem Festival palestinien, une manifestation parfaitement pacifique, est réprimé par des interdictions et des descentes de police, les dernières en date ont été rapportées ces jours derniers.

Concernant les nombreux artistes qui ont refusé d’aller se produire en Israël (vous auriez pu ajouter Roger Waters des Pinks Floyd, Elvis Costello, Annie Lennox, Nigel Kennedy, Santana, le dramaturge Peter Brook – et bien d’autres), faute d’arguments sérieux reconnaissant leurs motivations, vous déclarez qu’ils ont été victimes de nos « fourches caudines ».

Auriez-vous combattu les artistes qui ont refusé de se produire en Afrique du Sud à l’époque de l’apartheid ? Leur auriez-vous dit, comme vous l’écrivez, qu’ils n’ont pas lieu d’être « les acteurs d’un combat qui ne les concerne pas directement » ?

Vous vous efforcez d’essayer de déceler des incohérences dans nos positions (telles vos observations sur le film « Cinq caméras brisées ») et vous nous accusez d’utiliser des « moyens » relevant de la ségrégation, la discrimination, la haine de l’autre en jouant sur la confusion des mots.

En effet, nous soutenons explicitement les artistes israéliens et palestiniens qui diffusent un message anti-colonialiste : des cinéastes tels que le cinéaste israélien Eyal Sivan et les artistes palestiniens qui échappent courageusement au rouleau compresseur de la politique israélienne. Pour autant, la ligne du boycott culturel est extrêmement claire sur le fait que nous n’appelons pas au boycott des individus ni des films israéliens en tant que tels. Vous rappelez d’ailleurs vous-même cette position en citant Mona Baker, alors pourquoi nous accuser de créer des amalgames alors que nous précisons exactement la limite de notre action politique ?

Si un festival façon Woodstock (bizarre, vous ne qualifiez pas Woodstock de «ringard») devait se produire à Tel Aviv il devrait décemment commémorer l’expulsion massive qu’ont subie les Palestiniens du quartier de Jaffa lors de la création d’Israël, il devrait appeler au droit au retour des réfugiés palestiniens, à la fin de l’apartheid israélien, et déclarer Tel Aviv ville ouverte à tous les Palestiniens.

Mais il ne s’agit là que d’un vœu. Pour le réaliser nous continuerons, soyez-en assurée, à développer la campagne BDS et à encourager les artistes à ne pas accepter les invitations des chantres de l’apartheid israélien.

http://www.huffingtonpost.fr/imen-habib/reponse-au-billet-de-brig_b_3588651.html
Imen Habib
Animatrice de la Campagne BDS France




Le Comité palestinien BDS soutient la mobilisation “Mehadrin Dégage”

Palestine occupée, 14 juin

Le Comité national palestinien BDS (BNC), la plus large coalition de syndicats, campagnes, ONG et partis politiques palestiniens qui représente la référence palestinienne pour le mouvement global de boycott, désinvestissements et sanctions, soutient pleinement la mobilisation qui aura lieu en France les 28-29 juin 2013 contre Méhadrin, la première entreprise agroalimentaire israélienne exportatrice qui est profondément complice de l’occupation d’Israël et des colonies illégales.

Les boycotts des produits agricoles israéliens et les campagnes contre les entreprises agroalimentaires israéliennes exportatrices ont été un élément clé du mouvement BDS, en particulier en Europe. La production agricole est une des exportations israéliennes vers l’Europe les plus importantes et les plus visibles. La Coalition française contre Agrexco a joué un rôle central dans la campagne européenne contre Agrexco, et fut un facteur majeur dans l’effondrement de l’entreprise en 2011.

La complicité incessante des entreprises agroalimentaires israéliennes exportatrices dans la destruction de l’agriculture palestinienne et le potentiel d’une mobilisation de masse efficace contre l’agro-industrie israélienne ont conduit toutes les organisations agricoles palestiniennes à lancer un appel pour une nouvelle série d’actions de la société civile contre les entreprises agroalimentaire israéliennes le 9 février de cette année. La brochure qui accompagnait l’appel, « Cultures d’injustice », montre qu’alors qu’Agrexco n’est plus un acteur majeur, des entreprises agroalimentaires israéliennes continuent d’opérer sur la terre palestinienne volée, en se servant de l’eau palestinienne volée et sont constitutives de l’occupation et de la colonisation israéliennes ininterrompues.

Appelant à une interdiction totale du commerce avec les compagnies israéliennes complices des crimes d’Israël, les organisations agricoles et de fermiers palestiniennes ont déclaré :

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« La contribution la plus honnête et la plus efficace à notre lutte et à notre développement durable est de nous aider à briser les chaînes de la dépendance en exigeant que les sociétés israéliennes rendent des comptes et en travaillant avec nous pour que nous puissions exporter dans le monde via des compagnies socialement responsables et se conformant au droit international. »

A travers l’Europe, des groupes de la société civile mènent des actions en solidarité avec les fermiers palestiniens et en opposition au commerce européen avec les entreprises agroalimentaires israéliennes exportatrices. L’objectif des militants est de mettre en évidence la complicité de ces entreprises et de faire pression sur davantage de détaillants pour qu’ils suivent l’exemple de la chaîne de supermarché britannique Co-Operative, qui refuse de faire du commerce avec les entreprises agroalimentaires israéliennes qui opèrent dans les colonies israéliennes illégales. Bien que limité jusqu’à présent à l’étiquetage, des gouvernements commencent à agir pour modifier leur politique en matière de commerce avec des entreprises opérant dans les colonies, montrant l’impact que la pression des organisations de la base issues du mouvement BDS commence à avoir.

Nous saluons nos partenaires des réseaux français de solidarité, syndicats et ONG qui organisent cette mobilisation à grande échelle contre Mehadrin. Le BNC espère que cette mobilisation sera un succès et que les défenseurs des droits de l’homme et de la lutte palestinienne contre l’apartheid de toute la France s’y joindront. Alors que le mouvement BDS continue de croître, persuadant artistes, entreprises et institutions de modifier leurs attitudes envers le régime israélien d’occupation, de colonisation et d’apartheid, travaillons ensemble pour faire en sorte que cette mobilisation soit une étape décisive vers la construction d’une campagne forte et visible en solidarité avec les fermiers palestiniens et contre Mehadrin en France.

Comité national palestinien BDS




La réponse de BDS France au Nouvel Observateur et à Julien Clerc

j clercSuite à des erreurs et approximations dans l’article du Nouvel Observateur titré « Julien Clerc chantera en Israël malgré les pressions » et publié en date du 3 juin dernier, la Campagne BDS France tient à préciser plusieurs choses.

D’une part, il ne s’agit pas d’une « association créée par la société civile palestinienne au début des années 2000 », mais bien d’une campagne initiée en 2005 par une coalition de 173 associations de la société civile palestinienne et qui s’est développée depuis lors à l’échelle internationale. Cette campagne « Boycott, Désinvestissement, Sanctions » contre le régime d’apartheid israélien s’inspire de la campagne victorieuse contre l’apartheid en Afrique du Sud.

En effet, en juillet 2005, soit un an exactement après l’avis de la Cour Internationale de Justice demandant le démantèlement du mur de l’apartheid construit par la puissance occupante israélienne, 173 organisations, forces syndicales et associations palestiniennes ont lancé l’appel au BDS, dont voici un extrait :

« Nous, représentants de la Société Civile Palestinienne, invitons les organisations des sociétés civiles internationales et les gens de conscience du monde entier à imposer de larges boycotts et à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël tels que ceux appliqués à l’Afrique du Sud à l’époque de l’Apartheid. Ces mesures de sanction non-violentes devraient être maintenues jusqu’à ce qu’Israël honore son obligation de reconnaître le droit inaliénable des Palestiniens à l’autodétermination et respecte entièrement les préceptes du droit international ».

Loin de « menaces » que jamais aucun membre de la Campagne BDS n’a exercé à l’encontre d’artistes, notre démarche vise à informer et sensibiliser les artistes et intellectuels qui sont invités à participer à la vie culturelle israélienne, les incitant à la réflexion sur le sens de cette participation qui est aujourd’hui un acte politique.

Il aurait été ensuite juste au niveau factuel de préciser que Vanessa Paradis est très loin d’être la seule artiste à avoir annulé son concert à Tel Aviv.

De nombreuses artistes de premier plan ont refusé de jouer en Israël, dont Elvis Costello, Carlos Santana, Eric Clapton, U2, Coldplay, Bruce Springsteen, Cat Power, Roger Waters, Cassandra Wilson, Stanley Jordan, Devendra Banhart, Annie Lennox, Natacha Atlas, Brian Eno, Massive Attack, Gorillaz Sound System, The Pixies, Tuba Skinny, Pete Seeger, feu Gil Scott-Heron, Jello Biafra…

Dernièrement, c’est le célèbre physicien Stephen Hawking qui a refusé de participer à une conférence en Israël.

Cette liste de personnalités soutenant la campagne BDS est très loin d’être exhaustive, nombreux étant ceux qui ont choisi d’être du côté de la justice et du droit (cf. liste sur ce site).

 

La réponse de la Campagne BDS France aux explications de Julien Clerc :

Cher Julien Clerc,

Vous dites que vous irez chanter en Israël car le HCR à qui vous avez demandé conseil a indiqué « qu’il n’y avait pas d’obstacle institutionnel à aller chanter à Tel-Aviv ».

S’il n’y a pas « d’obstacle institutionnel », vous, le chanteur engagé, ne pouvez ignorer ce que signifiera votre concert à Tel Aviv en termes de caution donnée à la politique israélienne et de déni de la réalité de l’occupation, de la colonisation et du système de discriminations mis en place par cet État.

Israël se sert – et le revendique – des artistes étrangers pour tenter de blanchir ses crimes de guerre contre la population palestinienne sous sa domination.

Cher Julien Clerc, vous ne souhaitez probablement pas ségréguer votre audience et vos fans, mais Israël le fait. Nous ne pouvons imaginer que vous puissiez accepter cette situation… « A quoi sert une chanson si elle est désarmée ?

Vous dites aussi : « Pourquoi demander à un chanteur français de prendre parti dans un conflit que les chefs d’État des plus grandes nations n’ont pas réussi à régler ? »

Cher Julien Clerc, n’est-ce pourtant pas l’insuffisance de ces mêmes chefs d’État que votre rôle d’ambassadeur de bonne volonté au HCR vient suppléer ?

Les chefs d’État ne font pas tout et c’est précisément parce que dans ce conflit en particulier, la communauté internationale ne joue pas son rôle que la campagne citoyenne BDS a été initiée. Elle repose sur l’idée que chaque citoyen du monde peut, et doit agir, pour la justice et la paix sans attendre son chef d’État. C’est cette idée et la désillusion face à leurs dirigeants qui conduit aujourd’hui en Israël même, les anti-colonialistes à appeler à boycotter leur propre Etat et à vous écrire pour vous demander de ne pas venir jouer en Israël :

« Tel Aviv est la nouvelle Sun City, et nous demandons à des artistes comme vous de ne pas jouer dans cette ville. Comme l’Afrique du Sud de l’apartheid, le gouvernement israélien essaie d’exploiter les représentations et concerts internationaux en Israël, comme le vôtre, pour faire passer le pays pour un ‘lieu cool, amical et démocratique’. Au vu de ce qui précède, nous voudrions vous demander de ne pas vous produire en Israël pour l’instant.

Nous avons tous un rôle à jouer et surtout vous, qui en tant qu’ambassadeur au HCR ne pouvez ainsi dire : « De ma fenêtre, je ne peux que prêcher la tolérance mutuelle et souhaiter qu’israéliens et Palestiniens arrivent un jour à vivre ensemble. »

Desmond Tutu, prix nobel de la Paix, fervent soutien de la Campagne citoyenne BDS déclarait : « Rester neutre face à l’injustice, c’est avoir choisi son camp. »

Resterez vous neutre face à l’injustice cher Julien Clerc ?
Nous espérons sincèrement que non, et nous vous réitérons notre demande de rencontre.
Article du Nouvel Obs :http://tempsreel.nouvelobs.com/culture/20130603.OBS1728/info-obs-julien-clerc-chantera-en-israel-malgre-les-pressions.html

Voir tout le dossier sur Julien Clerc




Communiqué du BNC sur le boycott de personnes

Petit rappel nécessaire face à ceux qui se plaisent à salir BDS en l’accusant à tort :

Le Comité national palestinien (BNC) de la campagne BDS, la plus vaste coalition palestinienne de syndicats, d’organisations de masse, de réseaux de réfugiés et d’ONG, qui dirige et établit les directives pour le mouvement Boycott, Désinvestissement et Sanctions, soutient toutes les actions justifiées de solidarité avec la lutte palestinienne pour la liberté, la justice et l’égalité qui sont en accord avec les droits humains universels et le droit international.

Dans son appel BDS de 2005, la société civile palestinienne a appelé à un boycott d’Israël, de ses institutions complices, des compagnies internationales qui entretiennent l’occupation, la colonisation et l’apartheid israéliens, ainsi que des représentants officiels de l’Etat d’Israël ou de ses institutions complices. Le BDS n’appelle pas au boycott d’une personne parce qu’il ou elle se trouve être israélien/ne ou exprime certains points de vue. Bien sûr, n’importe qui est libre de décider d’avec qui il/elle dialogue ou non.

Le mouvement BDS mondial a constamment adopté une approche basée sur les droits humains et une plateforme antiraciste qui rejette toute forme de racisme, y compris l’islamophobie et l’antisémitisme.

Ces directives et le fait que le BDS a été engagé et est dirigé par la société civile palestinienne, constituent des raisons majeures de la croissance rapide et du succès que le mouvement BDS a rencontré autour du monde.

http://www.bdsmovement.net/2013/bds-movement-position-on-boycott-of-individuals-10679




4e rencontre nationale de la Campagne BDS France

4e week-end national de formation et d’échanges de la Campagne BDS France
Une campagne de citoyens ici, pour la justice là-bas
Communiqué final de la Campagne

Les 19 et 20 janvier 2013, se sont réunis à Bègles (33) une centaine de militants de la Campagne BDS France, actifs dans une quarantaine d’organisations et une vingtaine de comités locaux différents. Le fort taux de nouveaux venus a confirmé le succès d’une campagne en plein développement. Etaient réunis des femmes et hommes d’âges et d’origines très divers, engagés dans d’autres réseaux, qu’ils soient syndicaux, associatifs, politiques ou étudiants, ou simplement des citoyens se sentant concernés par la justice dans le monde, qu’ils soient ou non déjà allés en Palestine.

Ainsi, débats de plénières et ateliers ont permis d’affiner nos stratégies de boycotts institutionnel, culturel, universitaire, économique, et sportif, en échangeant de nouvelles idées, souvent à partir d’expériences menées dans d’autres pays comme par exemple la campagne « Artists against apartheid » présentée par Stefan Christoff de Montréal. Les discussions sur le plan judiciaire ont pu ouvrir de nouvelles perspectives d’utilisation du droit en France au-delà de notre défense contre des attaques uniques au monde.

Quatre ans après son lancement, la Campagne a assis sa légitimité et son efficacité par de nombreuses victoires en terme de mobilisation militante, d’impact médiatique, de refus d’artistes de se produire en Israël, de désinvestissements économiques et de sanctions mises en œuvre par quelques pays.

Bien qu’Israël n’ait pas besoin des autres pour détruire sa propre image à l’extérieur à travers une politique toujours plus extrême et inique, les militants BDS peuvent revendiquer leur contribution à une destabilisation notoire de l’Etat israélien et un appui croissant de l’opinion publique. Pour preuves concrètes les actions de terrain dans les supermarchés qui recueillent de plus en plus de soutien explicite du public, et les buzz internet suscités par des interpellations ou soutiens d’artistes ou de sportifs.  Désormais, comme l’a dit Rafeef Ziadah du BNC (Comité national palestinien de BDS), « c’est le moment de mettre encore plus de pression dans l’opinion publique pour consolider le statut de paria d’Israël« .

Prochain rendez-vous national : le 9 février, pour la journée d’action internationale et le lancement d’une campagne spécifique contre l’agriculture coloniale israélienne. L’occasion de rappeler la cible prioritaire européenne de la campagne qu’est la société d’exportation de produits agricoles Mehadrin.

A mille lieux de l’image de haine que des lobbys à gros sabots renvoient de la Campagne, cette rencontre de citoyens engagés a marqué le vrai visage de la Campagne : une œuvre collective, déterminée, non-violente et vivante déclinée dans la diversité pour la promotion de la justice pour tous les Palestiniens et d’une Paix véritable pour tous dans la région.
Jusqu’à ce qu’Israël cède et change.

En 2013, dénonçons la politique israélienne persistante de colonisation, d’apartheid et d’épuration ethnique. Respectons et encourageons le boycott !

Boycott Désinvestissement Sanctions

Campagne BDS France –  www.bdsfrance.orgcampagnebdsfrance@yahoo.fr



2012 : Une année de succès pour BDS dans le monde

Des actions de boycott et des victoires ont eu lieu dans le monde entier, en 2012 (Nedal Eshtayah / APA images)

 

Janvier :

Février :

  • La chanteuse américaine Cat Power a annulé son spectacle en Israël.
  • Au Canada, le corps estudiantin de l’Université de Regina a adopté une motion BDS « en tant que moyen d’exercer des pressions sur Israël afin qu’il se plie aux lois internationales et aux droits de l’homme ».
  • La chanteuse de jazz américaine Cassandra Wilson a annulé son spectacle à Holon. Elle a déclaré : « En tant qu’activiste des droits de l’homme, je m’identifie au boycott culturel d’Israël. »
  • Les produits de la firme israélienne de cosmétiques Ahava — qui pille les ressources de la mer Morte en Cisjordanie occupée et produit des cosmétiques dans une colonie illégale tout en les étiquetant « made in Israel » — ont été retirés des rayons partout au Japon. DaitoCrea, le distributeur japonais de la ligne de cosmétiques d’Ahava, a annoncé qu’il cesserait immédiatement de stocker les produits d’Ahava en raison de la politique frauduleuse de cette société en matière d’étiquetage.
  • Un juge a rejeté un procès intenté par un groupe de pression israélien contre Olympia Food Co-op à Washington, aux États-Unis, protégeant ainsi la décision de la coopérative de ne pas stocker de produits israéliens et de maintenir le boycott.

Mars :

  • Des étudiants en licence de l’Université de Carleton à Ottawa, au Canada, ont adopté par une majorité écrasante une résolution de soutien des désinvestissements dans les sociétés tirant profit de l’occupation israélienne et des violations des droits de l’homme.
  • L’Université de Glasgow n’a plus repris l’eau Eden Springs (une firme israélienne) dans ses cafeterias.
  • L’organisation mondiale de justice pour l’eau, Blue Planet, a officiellement adopté les BDS et a condamné la discrimination sur le plan de l’eau et les mesures d’inaccessibilité à l’égard des Palestiniens appliquées par Israël.
  • Les tentatives du gouvernement israélien de promouvoir Israël en tant que havre d’« accueil pour les homosexuels » tout en nouant des liens avec les communautés LGBT aux États-Unis et ailleurs dans le monde (ce qu’on appelle communément le « pinkwashing ») ont échoué à Seattle, Tacoma et Olympia, Washington.
  • Les produits Ahava ne sont plus distribués par une importante chaîne de magasins en Norvège. 
  • M.E.Ch.A., la plus importante association de la jeunesse latino-américaine (Latin@) aux États-Unis, a décidé par une majorité écrasante de répondre favorablement à l’appel palestinien aux BDS (Latin@ est un terme neutre pour Latino – masculin – et  Latina – féminin.) L’annonce a été faite le 30 March, qui marque à la fois la Journée palestinienne de la Terre — commémorant les assassinats, les blessures et les arrestations massives de Palestiniens qui, en 1976, avaient protesté contre les confiscations de terre — et la Journée César Chávez, célébrant le dirigeant mexicain des droits civiques mexicain qui avait mené des actions de boycott et de grève pour les droits des travailleurs agricoles.

Avril :

  • L’association des étudiants en candidature de l’Université du Massachusetts, à Boston, a adopté une résolution afin de désinvestir chez Boeing, une société américaine qui tire profit des violations des droits de l’homme par l’armée israélienne.
  • Le deuxième Mediterranean Delight International Belly Dance Festival (danse du ventre), qui devait se tenir à Marrakech, a été annulé en raison d’une intervention manifeste des autorités marocaines, qui ont subi des pressions de groupes palestiniens de solidarité dans l’ensemble des milieux religieux et culturels du Maroc. En outre, le Festival de danse du ventre était sponsorisé en partie par la société israélienne Sea of Spa, qui entretient des liens avec Ahava.
  • L’Association égyptienne de football a boycotté Adidas du fait que la société sponsorisait le marathon de Jérusalem.
  • La chaîne britannique de supermarchés The Co-op a décidé d’étendre son boycott des marchandises produites dans les colonies israéliennes des territoires palestiniens occupés à un boycott total des sociétés israéliennes qui se procurent la moindre marchandise dans les colonies.
  • Le groupe de musiciens irlandais Dervish a annulé une série de spectacles en Israël, déclarant qu’il ne souhaitait pas rompre le boycott.

Mai :

Juin :

Juillet :

L’Église presbytérienne des États-Unis a décidé de boycotter les produits des colonies israéliennes, même si sa résolution en faveur du désinvestissement total a échoué à deux votes près seulement.

Août :

Septembre :

Octobre :

Novembre :

Décembre :

On peut trouver d’autres succès des BDS et de l’activisme sur cette excellente liste, très complète, établie par Don’t Play Apartheid Israel, et nous encourageons nos lecteurs à la consulter.
2012 a été une année de développement important, pour le mouvement de boycott dirigé par les Palestiniens.

A coup sûr, 2013 construira du solide sur ces victoires dans le monde entier.

 

Publié sur The Electronic Intifada le 2/1/2013. Traduction pour ce site : JM Flémal.




Communiqué de presse BDS, les 7 prévenus doivent être relaxés !

Communiqué de presse :

Nous, organisations politiques, syndicales, associatives et citoyens soutenons les sept militant-es ( Laurent Alcini : PCF, Front de gauche ; Alima Boumédiene-Thiery : FASE, ex-sénatrice EELV ; Serge Grosvak : FASE ; Nicolas Shahshahani : Europalestine ; Omar Slaouti : NPA, Gauche Anticapitaliste ; Sylvette Amestoy : EELV ; Sylvain De Smet : EELV), amené-es à comparaître le 12 octobre au TGI de Pontoise, pour avoir appelé au boycott d’Israël en juin 2010 au Carrefour de Montigny.

Nous réaffirmons au détour de ce procès la légitimité de la campagne internationale lancée par la société civile palestinienne : Boycott, Désinvestissement, Sanctions à l’encontre d’Israël, tant que les droits du peuple palestinien seront bafoués, tant que le droit international sera piétiné.

Nous exigeons que la justice puisse fonctionner en toute indépendance, loin des pressions de quelques officines pro-israéliennes, et fasse respecter la liberté d’expression.

Nous vous donnons rendez-vous le 12 octobre au tribunal de Grande Instance, 3 rue Victor Hugo à Pontoise, dès 9H30.

Argenteuil, le 8 octobre 2012.

Signataires :FSU95-ATMF 95 – BDS 95 – EELV 95 – Europalestine – FASE 95 – Femmes Plurielles – Gauche Anticapitaliste 95 – NPA 95 – PCF 95 – PG 95 – UJFP 95 – PIR – BDS FRANCE-CCIPPP

Contacts : Alima Boumédienne : 0608321942 Omar Slaouti : 0698299792 Nicolas Shashahani : 0673382484 Pierre Mirsalis : 0683591244

AU TRIBUNAL DE PONTOISE LE 12 OCTOBRE 2012, LES 7 PREVENUS DOIVENT ETRE RELAXES !

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Peter Brook décline l’invitation du théâtre Cameri en Israël

La Campagne BDS France a appris avec satisfaction la décision du metteur en scène franco-britannique Peter Brook de décliner l’invitation du théâtre israélien Cameri de Tel-Aviv où il devait présenter en décembre prochain la pièce « The Suit ».

La Campagne BDS France, le Pacbi (campagne palestinienne pour le boycott culturel et universitaire), et aussi des membres   du mouvement israélien du boycott de l’intérieur « Boycott from within » avaient en effet tenu à alerter Peter Brook de ce que pourrait signifier sa présence dans ce théâtre israélien, en termes de caution donnée à la « démocratie israélienne » et de déni de la réalité de l’occupation, de la colonisation et du système légal de discriminations mis en place par cet État. Un certain nombre d’acteurs et metteurs en scène du Cameri avaient même signé, il y a quelques mois, un texte signifiant leur refus d’aller jouer dans les colonies des Territoires Palestiniens Occupés.

Certes la décision de Peter Brook est singulière et répond à ses analyses et conclusions personnelles, ne recoupant pas forcément l’ensemble de nos points de vue. Mais notre propos et notre rôle est précisément de maintenir un niveau d’information sérieux auprès des artistes et intellectuels qui sont invités à participer à la vie culturelle israélienne, les incitant à la réflexion sur le sens de ce qui est aujourd’hui un acte politique.

Pour preuve, le quotidien israélien Yediyot Aharonot fait part de l’intention du théâtre Cameri d’attaquer Peter Brook en justice. L’invitation du Cameri était donc bien une convocation. Nous nous  réjouissons donc de la décision éthique de Peter Brook qui, par sa  réputation, servira d’exemple à tout artiste placé dans une situation  analogue.

LA CAMPAGNE BDS FRANCE